L’artiste peintre Gabriel Landry présente une exposition sous le thèmePASSERELLE DE LA PAIX visant à souligner la 7ème édition de la Journée Internationale du Vivre Ensemble en Paix (JIVEP 2024), l’exposition PASSERELLE DE LA PAIX se tiendra sous la Présidence d’honneur de Raymond Chrétien, ancien diplomate et Président de l’Observatoire international des maires sur le Vivre Ensemble
Gabriel Landry
Longueuil, le 13 mai 2024 – Originaire de Natashquan et habitant à Longueuil, l’artiste peintre Gabriel Landry, sur invitation de AISA ONG Internationale, initiatrice et porteuse de la Journée Internationale du Vivre Ensemble en Paix (JIVEP), a accepté de réaliser un tableau qu’il dédie à la 7ème édition de la JIVEP qui se tiendra le 16 mai 2024.
Monsieur Raymond Chrétien
Cette œuvre, à laquelle il a donné le titre de PASSERELLE DE LA PAIX et qui lui a été inspirée du thème L’ÉDUCATION À LA CULTURE DE PAIX associé à la JIVEP, sera dévoilée officiellement le jeudi 16 mai prochain, lors du vernissage de l’exposition du même titre qui se tient sous la Présidence d’honneur de Monsieur Raymond Chrétien, ancien diplomate et Président de l’Observatoire international des maires sur le Vivre Ensemble. L’exposition aura lieu du 16 mai au 2 juin prochains, au Centre Afrika situé au 1644, rue Saint-Hubert à Montréal.
Parmi la vingtaine d’œuvres présentées dans le cadre de l’exposition PASSERELLE DE LA PAIX, si Gabriel Landry, pour quelques-unes de ces œuvres, puise son inspiration dans ses souvenirs d’enfance à Natashquan, son village natal, on y retrouve aussi plusieurs tableaux qui lui ont été inspirés de divers sujets provenant, comme il l’exprime ici, « de cette belle universalité et ce Vivre-Ensemble que nous tous.tes comme humains sommes appelé.e.s à vivre ». C’est dans ce même esprit d’ailleurs que l’artiste résume son art et sa démarche artistique : « Je me définis comme « libre-pensart ». Mon œuvre, dit-il, « est un kaléidoscope dirigé vers un monde sans frontières, un monde de rêve, réfléchissant à l’infini ma passion pour la peinture et la mise en symbole de la pensée et des valeurs humaines, par la ligne droite, par la ligne courbe et par la couleur pure. »
Dans les jours qui suivront son dévoilement, il est prévu que le tableau PASSERELLE DE LA PAIX soit mis en valeur sur le site 16mai.org ainsi que les réseaux sociaux, et diffusé lors de certaines activités qui se tiendront à Genève, la ville mise à l’honneur à l’occasion de la JIVEP 2024.
L’exposition PASSERELLE DE LA PAIX est annoncée au : www.16mai.org On peut aussi visiter le site de l’artiste au : www.gabriellandry.com
Pour la toute première fois depuis sa création, plus de 80 personnes se sont rassemblées le 25 avril dernier au pavillon Lassonde de l’École Polytechnique de Montréal pour une levée de fonds en faveur de PolySeSouvient.
Dès l’arrivée dans la salle, quatre tableaux commémoratifs avec photos illustrent quelques-uns des moments importants du combat de PolySeSouvient.
Après un mot d’accueil par Stéphane Glorieux, Heidi Rathjen a pris la parole pour le remercier ainsi que Josée Dupuis qui ont rendu cet événement possible. Elle a aussi salué ses amis de la 113e et 114e promotion.
Mot d’accueil parStéphane Glorieux
Puis, Nathalie Provost a pris la parole pour souligner la solidarité entre les membres de PolySeSouvient. Des représentants de familles des victimes étaient présents ainsi que des survivants et des rescapés.
Parmi les familles des victimes, gravite aussi un petit noyau qui s’implique plus activement dont Suzanne Edward, Serge St-Arneault et Jean-François Larivée. Dès le moment tragique en 1989, Suzanne Edward a soulevé la flamme ardente du combat en parcourant tout le pays pour accorder plus de 2,000 entrevues en mentionnant sans cesse les noms de chacune des quatorze victimes et parler du contrôle des armes. Par hasard, la couleur rouge vif de la salle allouée pour l’événement illustrait à merveille la chaleur de ses propos.
Pour sa part, Serge St-Arneault a insisté sur le fait que nous avions tous adopté une nouvelle identité. Nous sommes la sœur, le frère, la mère, le père, l’ami ou l’amie de l’une des 14 femmes victimes de la Poly. Comme famille, dit-il, nous avons souvent pris la route pour assister aux commémorations. Nous avons donné des entrevues, publié des articles en solidarité avec PolySeSouvient. Nous l’avons fait par amour pour celles qui nous ont quittés. Nous avons constamment trouvé des soutiens et nous nous sommes liés d’amitié avec d’autres personnes lourdement meurtries par un drame semblable au nôtre. C’est tout particulièrement le cas avec notre frère Boufeldja Benabdallah, porte-parole de la Grande Mosquée de Québec.
Nathalie Provost, Josée Dupuis, Stéphane Glorieux et Heidi RathjenHeidi Rathjen avec Flora Dommanget et Gabriel Comby de l’Association des Étudiants de Polytechnique
Ainsi donc, avec de modestes moyens, PolySeSouvient conserve une importante influence dans l’opinion publique pour une simple et primordiale raison : nous menons un juste combat pour assurer la sécurité publique, tout particulièrement la protection des femmes.
(…) Les libéraux affirment poursuivre les pourparlers et être à la recherche d’une autre solution. Mais à cinq jours du quatrième anniversaire de l’annonce en grande pompe de cette interdiction — qui demeure théorique puisque, bien que prohibées, ces armes d’assaut n’ont pas été récupérées —, le gouvernement semble surtout toujours aussi embourbé. En effet, il vient ainsi de perdre l’avenue qu’il jugeait la plus efficace (Postes Canada a déjà pignon sur rue partout sur le territoire) et la moins coûteuse (la rémunération de ces employés est bien en deçà de celle des agents de police).
Ottawa prévoit maintenant attendre l’année électorale de 2025 pour procéder au rachat obligatoire d’armes à feu de type militaire, après que la mise en place du programme a été ralentie par le refus de Postes Canada d’y participer, a appris Radio-Canada. (…)
Une survivante de cet attentat du 6 décembre 1989, Nathalie Provost, insiste sur le fait que le programme de rachat doit être en branle au moment des prochaines commémorations de la tuerie qui a emporté la vie de 14 femmes.
« Vous savez, en décembre, c’est le 35e anniversaire des événements de Polytechnique. Pour nous, que le programme de rachat soit en place et qu’on puisse déjà parler d’un programme actif et pas qui est en implantation, c’est nécessaire », a-t-elle souligné la semaine dernière.
De Le téléjournal Mauricie avec Sophie Bernier du lundi au jeudi et Sarah Désilets-Rousseau du vendredi au dimanche.
Le chœur Notre-Dame d’Afrique accompagne la messe une fois par mois à l’église Saint-Laurent, à Trois-Rivières, au grand plaisir des paroissiens et des membres de la chorale. Le reportage d’Alexandre Painchaud.
Je vous invite à visionner ce reportage en cliquant sur le lien suivant :
J’ai eu la chance d’assister à cette messe en compagnie de mon confrère Francis Bomansaan, originaire du Ghana, en visite au Canada. Il est retourné à Rome le 15 décembre. Il est le premier assistant du Supérieur Général des Missionnaires d’Afrique. Cette chorale a aussi animé la messe de Noël le soir du 25 décembre. La nombreuse assistance a régulièrement applaudi la chorale.
Dans le cadre des questions de justice sociale et environnementale, je me suis rendu le 20 mai dernier à l’université Concordia, pavillon Hall, pour assister à un débat présenté par un panel autour du comportement et de l’imputabilité de nos entreprises à l’international, notamment la responsabilité des minières en République démocratique du Congo et les risques sur les chaînes d’approvisionnement des compagnies canadiennes.
Ce panel était composé d’Alice Chipot, directrice générale du Regroupement pour la responsabilité sociale des entreprises (RRSE), de Denis Côté (Analyste des politiques à l’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI) et de Jacques Nzumbu (Jésuite de la République démocratique du Congo et spécialiste de l’exploitation minière et des technologies vertes). Ceux-ci ont participé à la série de conférences de La Grande Transition(1) qui avait pour thème : Lutter en temps de crise globale.
Voici la synthèse de l’équipe du RRSE dans le journal Pivot ainsi qu’une présentation visuelle de Jacques Nzumbu, jésuite congolais et spécialiste des minières, sur les pratiques des minières canadiennes.
L’imputabilité des grandes entreprises canadiennes à l’international : un statu quo à déconstruire
La coalition du Réseau canadien sur la reddition de compte des entreprises (RCRCE) s’est rendue le 25 avril dernier à Ottawa afin d’obtenir la mise en place d’une loi visant à prévenir les abus commis par les entreprises canadiennes à l’égard des personnes à l’échelle mondiale.
Une pétition de 43 000 signatures, adressée aux député·es du Parlement canadien, a été déposée en signe du soutien massif de la population envers un meilleur encadrement des grandes entreprises. Inspirée par les législations française, allemande et norvégienne, entre autres, la pétition demande l’adoption d’un cadre obligatoire sur la « diligence raisonnable » en matière de droits humains et d’environnement.
La diligence raisonnable en matière de droits humains est l’obligation pour les entreprises de gérer et prévenir de manière proactive les incidences négatives et réelles de leurs activités sur les droits de la personne. En cas de défaillance, un cadre « complet » de diligence raisonnable donne la possibilité de sanctionner l’entreprise pour son manquement et de la forcer à réparer les préjudices causés aux victimes et à l’environnement.
À l’heure actuelle, il faut rappeler qu’il est très complexe – voire impossible – pour les communautés souffrant des conséquences environnementales (contamination, pollution, accès à l’eau, etc.) ou sociales (exploitation, travail forcé, expropriation, etc.) des activités d’entreprises canadiennes d’obtenir l’arrêt de ces activités et encore plus de recevoir des réparations pour les dommages causés.
Le système favorise l’absence d’imputabilité des grandes entreprises.
C’est en réaction à ce statu quo, où tout le système favorise l’absence d’imputabilité des grandes entreprises, que de nombreuses organisations de la société civile et acteurs du milieu politique ont mis de l’avant une approche globale de diligence raisonnable. Celle-ci permettrait de prémunir, identifier et stopper les abus quand ils existent, mais aussi de sanctionner et réparer les dommages causés par les pratiques d’affaires problématiques sur le plan social et environnemental.
C’est uniquement par ce mécanisme exhaustif, qui accorderait une place aux tribunaux, que les comportements corporatifs canadiens s’amélioreront.
Mettre en place des mécanismes correctifs efficaces
Le 3 mai 2023, la loi fédérale S-211 sur le travail forcé et le travail des enfants dans les chaînes d’approvisionnement a été adoptée. Cette loi envoie un signal positif, qui vise à reconnaître l’importance d’éradiquer le travail forcé des enfants. Malheureusement, les mécanismes concrets pour assurer l’imputabilité de nos entreprises y brillent une fois de plus par leur absence.
En effet, le texte ne propose qu’une logique de transparence et de reddition de compte et non de sanction réelle des mauvaises pratiques.
De plus, elle dissocie les droits des travailleur·euses sur les chaînes d’approvisionnement des autres droits connexes des communautés concernées. Or, comme l’a démontré le triste anniversaire de l’effondrement du Rana Plaza (voir à ce sujet cette bande dessinée explicative), on tarde encore à apporter les mesures correctives nécessaires et de nombreuses dimensions, comme le droit des femmes ou les droits syndicaux ne sont pas suffisamment protégés.
À l’heure actuelle, il est très complexe – voire impossible – pour les communautés souffrant des conséquences environnementales ou sociales des activités d’entreprises canadiennes d’obtenir des réparations.
Enfin, il est important de souligner un dernier mécanisme canadien défaillant du point de vue des défenseurs des droits humains : le Bureau de l’ombudsman canadien de la responsabilité des entreprises (OCRE). Créé en 2019, ce bureau s’avère être un organe consultatif impuissant, qui ne réalise aucune enquête et n’a sanctionné aucune entreprise malgré les nombreux dossiers déposés décrivant des situations alarmantes en lien avec des entreprises canadiennes.
Mieux protéger les communautés dans un contexte de transition écologique
Au-delà de la nécessité d’imposer des sanctions, déployer une approche globale implique aussi de proposer une loi adaptée aux nouveaux défis qui se présentent à nous. Les besoins de transition énergétique et de décarbonation de l’économie nous incitent à envisager le développement de technologies vertes très gourmandes en « minéraux stratégiques », souvent exploités sur des territoires à l’étranger, principalement en Afrique ou en Amérique du Sud.
La République démocratique du Congo, par exemple, est hôte du plus important gisement de cobalt, un minerai crucial pour les technologies de la transition énergétique mondiale. Or sur place, les minières canadiennes continuent de bafouer les droits des communautés, de contaminer les sols et de fermer les yeux sur le travail des enfants.
Une réputation canadienne entachée, mais la possibilité d’œuvrer pour un meilleur avenir
Quant à la perspective de poursuivre en justice les entreprises canadiennes actives à l’étranger, elle est presque inenvisageable, alors même que sont régulièrement documentés les cas de destruction environnementale, de pillage, de contrebande, de crimes fiscaux et d’expropriation.
Les défis climatiques vont nous forcer à repenser nos pratiques d’affaires et notre gouvernance économique.
Sur la base de ces éléments, il nous semble essentiel de moderniser au plus vite la législation canadienne pour rendre imputables les entreprises canadiennes sur l’ensemble de leur chaîne de valeur et d’approvisionnement internationale.
De même, il est contreproductif de dissocier les impacts sociaux des impacts environnementaux, ceux-ci étant totalement imbriqués. Les défis climatiques vont nous forcer inévitablement à repenser la configuration de nos pratiques d’affaires et de notre gouvernance économique.
Ces efforts de transformation structurelle ne peuvent se faire sans la protection et la participation actives des populations des Suds.
Alice Chipot est directrice générale du Regroupement pour la responsabilité sociale des entreprises (RRSE). Abir Samih est chargée de projet au RRSE.
(1) Afin de passer de la résistance à une transformation sociétale, il faut un véritable projet de transition hors du capitalisme, en s’appuyant sur les savoirs critiques produits tant à l’université que dans les mouvements sociaux. On invite donc les citoyens-nes de divers horizons à réfléchir à cette question avec nos invité.es internationaux, ainsi qu’une centaine de panels et d’activités de conférencier.ères du monde entier.
Photo Serge St-Arneault : vue du parlement canadien de la fenêtre de l’édifice Wellington.
Par Serge St-Arneault, M.Afr
Encore une fois[i], je me suis retrouvé à l’édifice Wellington à Ottawa pour accompagner Heidi Rathjen, Nathalie Provost et Boufeldja Benabdallah qui étaient invités à faire partie d’un groupe de témoins et à comparaître lors de la 57eséance du Comité permanent de la sécurité publique et de la sécurité nationale (SECU) de la Chambre des Communes pour l’étude sur les effets des amendements retirés (G-4 et G-46) au projet de loi C-21, Loi modifiant certaines lois et d’autres textes en conséquence (armes à feu).
Selon Francis Langlois, membre associé à l’observatoire des États-Unis de la chaire Raoul-Dandurand et professeur d’histoire au Cégep de Trois-Rivières, le gouvernement a fait deux erreurs dans le dépôt de son projet de loi C-21. Il a tout d’abord déposé le retrait des deux amendements visant à interdire les « armes d’assaut de style militaire » en fin de deuxième lecture et surtout, la définition qu’il entendait utiliser était plutôt complexe. Afin d’éclaircir le débat, il faut, une définition ancrée dans la réalité technique des armes à feu (AAF), ce qui évitera les dérapages sémantiques que sont les expressions « armes d’assaut » et « armes de chasse ».
« Si l’objectif du gouvernement est de diminuer le risque de futures tueries de masse en sortant de telles armes du marché canadien, il doit les catégoriser en fonction de leur mécanisme de tir plutôt que par des définitions contestables et contournables. Une telle catégorisation évitera également d’avoir à tenir à jour une longue liste de modèles, l’industrie ayant toujours joué sur le pointillé de la loi pour vendre sa production éventuelle.[ii] »
Désinformation
PolySeSouvient ainsi que le Centre culturel islamique de Québec (CCIQ) avaient d’ailleurs réclamé que les amendements retirés du projet de loi C-21[iii] soient réintroduits, voire clarifiés, et simplifiés, pour mettre fin à la désinformation qui, selon eux, a fait dérailler l’adoption de la pièce législative.
Selon le reportage d’Émilie Bergeron de La Presse canadienne, « À cause de l’absence de définition globale et permanente dans la loi, de nouveaux modèles d’armes d’assaut ont progressivement envahi le marché canadien (depuis des interdictions mises en place). Sans définitiondans la loi, les manufacturiers vont continuer à introduire des modèles et un retour en arrière sera beaucoup plus facile sous un gouvernement qui ne partagerait pas les mêmes valeurs de sécurité publique », a déclaré mardi Nathalie Provost, porte-parole de PolySeSouvient et survivante de la fusillade de Polytechnique, en témoignant devant le comité parlementaire de la sécurité publique[iv].
Extraits lors de la séance
Depuis plus de trois décennies, PolySeSouvient et d’autres victimes de tueries de masse commis par des armes de type militaire militent pour leur interdiction. Moi, j’ai honte qu’après 33 ans de lutte, nous n’arrivions pas dans notre pays à nous mettre d’accord. Bien que toutes nos démarches soient appuyées par la majorité des Canadiens, nous devons encore venir devant vous pour faire valoir l’importance d’interdire les armes d’assaut. Pourquoi ces armes n’ont-elles pas été interdites immédiatement après la tragédie de Polytechnique en 1989 ?
Avec une définition, les manufacturiers ne pourront pas mentir. Cette stratégie permettra d’ajuster la liste des armes prohibées selon les critères établis plutôt qu’être constamment à courir après le danger de la mise en marché de nouvelles armes plus puissantes que nous ne voulons pas reconnaître (comme acceptables) au Canada. Notre objectif est une DÉFINITION PERMANENTE. Nous n’en pouvons plus de refaire ce chemin de croix. Il faut décortiquer les amendements retirés (G-4 et G-46) de manière que les Canadiens comprennent bien leur véritable nature et leur impact. C’est sur un fondement scientifique et rationnel, encré sur des faits, que de nouveaux amendements clairs et améliorés pourront être adoptés. Nous y tenons !
Nous espérons aujourd’hui que ces consultations spéciales viseront avant tout à clarifier les véritables impacts des amendements G-4 et G-46 car tout nouvel amendement doit être fondé sur des préoccupations réelles et légitimes. (…) Le manque de clarté des amendements constitue un défi majeur. Nous soutenons pleinement le langage dans les deux amendements afin de le rendre plus simple et plus facile à comprendre pour les profanes. (…) Nous reconnaissons que des questions spécifiques liées aux droits de chasse des peuples autochtones doivent être abordées. Nous continuons d’appuyer la définition évolutive proposée dans le document G-4. Mais, nous suggérons de modifier cette définition évolutive pour éviter que les fabricants ne contournent l’interdiction des armes semi-automatiques de style militaire.
L’intention du projet de loi n’était pas de retirer le droit des nations autochtones de chasser. Nous ne voulons pas non plus avoir une incidence adverse sur les chasseurs. Mais, il ne faut pas perdre de vue le souvenir des victimes. Il est nécessaire de s’assurer qu’il n’y aura plus de massacres semblables comme celui de la Polytechnique de Montréal et de la mosquée de Québec. Taleeb Noormohamed
« Au sujet des nouveaux modèles d’arme à feu (produit par) des manufacturiers qui utilisent des échappatoires pour trouver des façons de contourner la liste existante (d’armes prohibées), PolySeSouvient est souvent obligé d’en informer le gouvernement et la GRC des nouveaux modèles (d’armes à feu). Cela montre qu’il y a quelque chose de mal organisé (au niveau gouvernemental et de la GRC). » Peter Julian
DÉFINITION PERMANENTE
Une DÉFINITION PERMANENTE, comprenant une liste, permettrait de répertorier et d’interdire les nouveaux modèles d’armes d’assaut qui entreraient sur le marché. Cette définition devrait comprendre les éléments suivants :
Capacité d’armes semi-automatiques de conception militaire pouvant tirer en rafale avec des chargeurs de plus de cinq balles et incompatibles pour la chasse.
Les armes à feu qui ont une énergie initiale extrêmement puissante qui dépasse tout usage citoyenne normale.
Ma conclusion
« Petit train va loin ! » dit-on. Justement, j’ai voyagé en train ce jour-là au prix de $155, aller-retour Montréal-Ottawa. C’est dispendieux pour un confort plutôt modeste et pour éviter le stress de la conduite automobile.
Bref, pour une rare fois, j’ai eu le sentiment que les échanges ont, de part et d’autre, été constructifs et respectueux, comme l’a souligné la députée Raquel Dancho qui avait pourtant, en novembre dernier, déclaré que la définition proposée était « la plus importante interdiction des fusils de chasse au Canada. »
Lors de l’audience, les affirmations techniques présentées par PolySeSouvient étaient basées sur des faits scientifiques et l’avis des experts. Bien sûr, nous sommes émotifs face à la violence et la souffrance qui en résulte, mais les vrais intervenants émotionnels et irrationnelssont les membres du lobby des armes dont l’identité semble reposer entièrement sur la possession d’armes de poing ou d’assaut et qui déforment la réalité pour appuyer leur propagande qui s’est avérée mensongère[v][vi].
Le jour de la Saint-Valentin de 2023 ne sera pas pour moi la commémoration du saint patron des amoureux, mais celui d’une énième tentative pour aboutir à une déclaration courageuse, mais nécessaire pour bannir une fois pour toutes la prolifération d’armes d’assaut de type militaire des mains de simples citoyens canadiens. Cela ne doit pas être un enjeu d’idéologie politique partisane, mais le fruit d’un consensus global.
Envers et contre tout, je garde espoir que notre pays adoptera une vision prophétique en clarifiant une définition permanente qui satisfera les chasseurs ainsi que les citoyens des Premières Nations et assurera une plus grande sécurité pour la majorité des canadiens. Nous le devons pour la mémoire des toutes les personnes, surtout enfants et femmes, victimes de meurtre par armes à feu.
À gauche : Serge St-Arneault, Heidi Rathjen, Nathalie Provost et Boufeldja Benabdallah. À droite : Nathalie Provost en entrevue dans les studios de TVA Nouvelles à Ottawa
Bloc Québécois : Le Bloc déposera un projet de loi pour corriger le tir. Les peines avec sursis devraient être interdites dans la majorité des cas d’agression sexuelle, selon le député Rhéal Fortin. Il compte déposer un projet de loi au cours des prochaines semaines afin de revenir aux peines minimales pour ces crimes et ceux commis avec des armes à feu.
[iii] Outre la définition des armes d’assaut prohibées qui a été retirée, le C-21 prévoit des mesures qui renforceraient le gel des armes de poing. La législation permettrait également de retirer les permis d’armes à feu des personnes commettant de la violence conjugale ou se livrant à du harcèlement criminel, ainsi que d’augmenter les peines maximales pour la contrebande et le trafic d’armes à feu de 10 à 14 ans.
Les familles, survivants et témoins de fusillades de masse, dont les tragédies à Polytechnique, Dawson et la Mosquée de Québec, sont heureux de voir enfin des progrès législatifs concrets vers une interdiction complète des armes de type assaut au Canada, soit à la suite de la première séance du Comité permanent de la sécurité publique et nationale (SECU).
Comme l’avait promis le ministre de la Sécurité publique, Marco Mendicino, lors de la conférence de presse annonçant le projet de loi C-21 en mai dernier, un membre libéral du SECU (Paul Chiang) a déposé un amendement visant à introduire une nouvelle définition pour les armes prohibées dans le Code criminel, laquelle semble couvrir la plupart des armes d’assaut semi-automatiques conventionnelles, sinon toutes.
Nathalie Provost, diplômée de Polytechnique et survivante, déclare : « Aujourd’hui marque une autre étape critique vers une interdiction complète et permanente des armes d’assaut au Canada. Bien que nous devions encore analyser la mesure ainsi que son impact réel sur le marché des armes d’assaut, notre évaluation préliminaire est que la définition est simple et explicite (comme la loi de la Nouvelle-Zélande) et qu’elle couvre la plupart, sinon toutes les armes d’assaut conventionnelles, y compris le SKS par exemple.
L’amendement modifie la définition des armes prohibées au paragraphe 84(1) du Code criminel en ajoutant les critères suivants (notre traduction de la transcription de l’amendement lu lors de la séance du SECU) : « est capable de décharger un projectile dont l’énergie est supérieure à 10 000 joules », « a un diamètre d’alésage de 20 mm ou plus » et « est capable de décharger des munitions à percussion centrale de manière semi-automatique et est conçue pour accepter un chargeur de cartouches amovible d’une capacité supérieure à cinq cartouches du type pour lequel l’arme à feu a été originalement conçue ». Il ne semble pas y avoir d’exemptions pour les armes qui ne sont pas « de conception moderne » ou qui ne se retrouvent pas « en grand nombre sur le marché canadien » — exemptions qui existaient dans les décrets de mai 2020.
PolySeSouvient est optimiste quant à l’adoption éventuelle de l’amendement par le Comité SECU et par la Chambre des Commues, étant donné que le NPD et le Bloc Québécois se sont tous deux engagés lors de la dernière campagne électorale à appuyer une nouvelle définition d’armes prohibées afin d’interdire l’ensemble des armes d’assaut. Le Bloc Québécois a même déposé aujourd’hui son propre amendement en ce sens, qui a été rejeté afin de laisser la place à l’amendement libéral.
Dans une rare sortie publique, le gardien du Canadien, dont la carrière est indéfiniment en suspens à cause d’une blessure, Carey Price a joint sa voix à celle d’un lobby proarmes plongé dans la controverse en critiquant le projet de loi remanié du gouvernement Trudeau sur le contrôle des armes à feu.
Extrait : » Dans la foulée, Carey Price a aussi affirmé soutenir la Coalition canadienne pour le droit des armes à feu. Cette organisation a semé la controverse ces derniers jours pour avoir offert jusqu’à récemment des rabais grâce au code promotionnel « Poly », faisant référence à la tuerie de la Polytechnique de Montréal qui avait fait 14 victimes – toutes des femmes – en 1989.
Une promotion qui a fait bondir Nathalie Provost, survivante de la tuerie. « C’est odieux. C’est comme si la tragédie de Poly était une farce », s’est-elle indignée en entrevue vendredi.«
« Lorsqu’il s’agit du débat sur la manière de lutter contre la violence armée, les faits comptent. D’abord, l’arme à feu illustrée dans la publication de Carey Price n’est pas interdite en ce moment et restera légale », a écrit dans un courriel l’attachée de presse du ministre, Audrey Champoux.
« Notre législation ne cible pas les armes à feu couramment utilisées pour la chasse, et nous respectons entièrement les traditions des chasseurs et des peuples autochtones », a-t-elle ajouté, accusant au passage les politiciens conservateurs et des groupes proarmes de « semer la peur » plutôt que de « participer au débat ».
La délégation de PolySeSouvient composée de témoins et victimes de la tuerie de l’École polytechnique de Montréal du 6 décembre 1989, de représentants de familles et de rescapés, de diplômés de Polytechnique et bénévoles et de représentants d’associations étudiantes a été reçue à Ottawa par le Comité permanent de la sécurité publique et nationale, une commission de la Chambre des communes.
Celle-ci a écouté les principales propositions de la délégation de PolySeSouvient sur des amendements sur les lois concernant la détention, par les civils, d’armes à feu létales (fusils d’assaut et armes de poing).
Les membres de la commission, composés de différents représentants de partis politiques fédéraux, ont posé de nombreuses questions et écouté attentivement l’argumentation des représentants de PolySeSouvient, puis celle de détaillants d’armes à but sportif qui ne souhaitent pas être frappés par des mesures restrictives qui affecteraient les sportifs et leur industrie. Après examen, les propositions de la commission seront acheminées à la Chambre des Communes.
Freddy Kyombo et Serge St-Arneault lors des audiences du Comité permanent de la sécurité publique et nationale dans l’édifice Wellington à Ottawa le 1er novembre 2022.
Aux amis de PolySeSouvient et aux partenaires du contrôle des armes
Le projet de loi C-21 continue d’aller bon train. Après avoir été déposé le 30 mai dernier, il a été adopté en principe par la Chambre des Communes le 23 juin et fait maintenant l’objet de l’étude détaillée devant le Comité permanent de la sécurité publique et nationale.
Le 1er novembre, une délégation de PolySeSouvient s’est rendue à Ottawa pour témoigner. Merci à Nathalie et Heidi pour leur témoignage (qui peut être visionné ici), à Serge (frère d’Annie St-Arneault) pour avoir représenté les familles, à Stéphane et Hélène pour avoir représenté les rescapés, diplômés de Poly et bénévoles, et à William et Juliette pour avoir représenté les associations étudiantes en génie du Québec (CRÉIQ) et le mouvement étudiant PAS_ICI.
Et un grand merci spécial à Meaghan, survivante de la tuerie à Dawson, qui a témoigné par téléconférence avec son père Ken et ses deux jeunes enfants en arrière-plan! Rappelons que sa mère, Kathlene Dixon, est décédée en mars dernier sans avoir été en mesure de constater l’aboutissement de ses 15 années de plaidoyer sans relâche pour un meilleur contrôle des armes (en collaboration avec PolySeSouvient). Kathlene a été une alliée critique dans cette lutte et elle nous manque à tous les jours.
En tant que témoins et victimes d’une fusillade de masse commise à l’aide d’une arme à feu légale, c’est à la prévention de ce phénomène que nous avons accordé la priorité – d’où l’importance d’interdire les armes et accessoires qui sont conçus pour permettre de tuer rapidement et efficacement.
Le projet de loi C-21 est un projet de loi fort qui introduit de nombreuses mesures importantes, mais il manque toujours l’interdiction des armes d’assaut. On se rappelle que PolySeSouvient a appuyé le C-21 lors de son dépôt uniquement sur la base de la promesse du ministre Mendicino d’amender le projet de loi en ce sens.
De plus, certains articles devraient être renforcés et des affaiblissements bloqués. La prochaine étape, c’est justement le processus « article-par-article » qui déterminera quels amendements seront retenus…
Voici deux bons articles de la presse canadienne (en français et en anglais) qui couvrent notre témoignage. Bonne nouvelle : les Libéraux confirment que l’amendement interdisant toutes les armes d’assaut s’en vient !
Vous trouverez ici-bas les principales recommandations que nous avons présentées aux députés. Vous pouvez aussi voir notre mémoire détaillé ici : la version française (traduction) et la version en anglais. Pour tout nouveau développement, suivez-nous sur Twitter.
Comme toujours, nous apprécions énormément chaque petit don pour nous aider à poursuivre la lutte… (via le bouton rose PayPal sur notre site web ou par virement Interact au info@polysesouvient.ca).
Solidairement,
Heidi, Nathalie, Serge, Meaghan, Stéphane et Hélène
Ce vendredi 23 septembre 2022, à 09h04, l’automne s’installe lentement mais sûrement! Profitons-en et à son exemple, sachons aussi prendre notre temps…
LA LENTE HEURE
Tableau de Gabriel Landry (huile sur toile 30 x 30 po.) À l’éphémère qui exige la rapidité, si on choisissait plutôt cette lenteur dans laquelle les choses se font mieux, le monde dans lequel nous vivons, lui, ne s’en porterait-il pas mieux? C’est l’esprit qui m’habitait en réalisant ce tableau que je vous soumets avec l’automne qui s’installe. Dans la lenteur… je vous souhaite un merveilleux automne! Un texte avec photo et portant sur la symbolique du tableau LA LENTE HEURE, vous est également présenté dans le fichier PDF ci-joint. Gabriel Landry Artiste peintre
Hélène Savard, nièce du père Louis-Philippe Girard, MAfr
Retraité et âgé de 98 ans, le père Louis-Philippe Girard habite à Chicoutimi depuis son retour de la Zambie en 2010 où il a vécu 68 ans. Les membres de sa famille ont souligné son jubilé de platine en lui préparant une fête surprise. Hélène Savard, sa nièce, nous partage un compte-rendu de cette belle rencontre.
Paddy, jeune prêtre
J’ai appris du Père Armand Galay que Paddy fêtait cette année 70 ans de vie sacerdotale. J’ai pensé qu’une rencontre familiale s’imposait. J’ai contacté mes sœurs ainsi que des cousines pour leur soumettre ce projet. Cette idée a été acceptée avec enthousiasme et nous nous sommes partagé les tâches : choisir une date, réserver une salle et un traiteur, penser à la décoration, procéder aux invitations, trouver dans les archives familiales des photos, des articles de journaux et des entrevues relatant la vie de notre oncle.
Paddy vient d’une fratrie de dix frères et sœurs, tous décédés à l’exception de Micheline, âgée de 95 ans. Ayant été déclarée positive à la COVID-19, elle n’a pu assister à l’événement. Ce sont ces neveux et nièces et leur descendance qui constituent la continuité, comme Paddy aime si bien nous le répéter.
La date du 13 août 2022 a été retenue en fonction de la présence, au Québec, de son neveu demeurant en Nouvelle-Zélande et de son cousin des États-Unis.
Or, Paddy a été hospitalisé le 27 juillet. Nous devions nous assurer qu’il obtiendrait son congé de l’hôpital pour assister à la fête. Le 10 août, nous avons été soulagés d’apprendre que notre oncle obtiendrait une permission de sortie temporaire. Puis, son médecin nous a informés que Paddy obtiendrait son congé définitif de l’hôpital le 13 août au matin, soit le jour même de sa fête.
Des recommandations nous ont cependant été faites; déplacement en fauteuil roulant, porter un masque et limiter sa consommation d’alcool à une seule bière. En fait, il a pu en consommer un peu plus, car mon frère Pierre avait prévu d’acheter de la bière sans alcool.
Pour qu’il puisse retourner à sa résidence, Paddy devait toutefois renouveler sa prescription de médicaments. Or, il était déjà 11h30 et la pharmacie fermait à midi, au moment même où commençait la fête. J’ai délégué ma sœur Dominique pour aller les chercher. La pharmacienne s’est dévouée en travaillant sur son dossier médical jusqu’à 14h00. Il faut croire que la Providence était de notre côté.
Ce fut une réelle surprise pour Paddy, car nous lui avons dit que nous l’amenions simplement dîner avant de le reconduire chez lui. J’étais accompagné de deux de mes frères. C’est donc avec étonnement qu’il a constaté que nous étions si nombreux pour le fêter.
La salle a été décorée en fonction des années que Paddy a passées en Zambie. Nous avons ajouté des sculptures africaines en ébène, sa gandoura et des photos de Paddy à la pêche, lui qui aime tant la nature. Ma sœur Marie a fait une allocution en lui rappelant l’affection que nous lui portons et l’impact qu’il a eu dans notre famille; mariages, baptêmes, messes en famille, funérailles et autres moments festifs.
Marie avait préparé deux vidéos sur la vie de Paddy. Plusieurs d’entre nous ont pleuré en voyant les images des autres membres de la famille maintenant décédés; nos pères et mères, des cousines, neveux, belle-sœur…
Vidéo 1 : famille Girard
Vidéo 2 : famille Girard
Une fois Paddy de retour à sa résidence, il s’est exclamé : je crois que je suis aimé et cela fait du bien.
Nous nous considérons chanceux d’avoir rendu hommage à notre oncle de son vivant et sommes assurés que ce souvenir allégera sa fin de vie.
Les invités à la fête
Un cousin, une belle-sœur, des ami·es, six Missionnaires d’Afrique, deux religieuses de la congrégation des Sœurs Antoniennes et 23 neveux et nièces ainsi que leurs conjoints ont participé à la fête. Ils provenaient de Chicoutimi, Falardeau, Lévis, Québec, Montréal, Saint-Jean-sur-Richelieu, Boucherville, Saint-Féréol-les-Neige, Chertsey, Nouvelle-Zélande et de la Floride.
Liste partielle de la famille : Pierre Savard et Suzanne Tremblay, Jean-François Savard et Joseph Gelineau. Sylvie Girard, Fabien Gagnon et le conjoint de Sylvie, Bruno Chantelois. Jérôme Tremblay, François Leprévost, Liliane Girard, Suzanne Tremblay et John Kidd. Roch Tremblay et Claude Tremblay. Pierre et Marie Savard. Hélène Savard.
Autres invités : Religieuses de la congrégation des Sœurs Antoniennes : France Crousette, Rose-Hélène Boily. Missionnaires d’Afrique : Réal Doucet, Jacques Caron, Jacques Bédard, André Savard, Bernard Tremblay, Yvon Bouchard.
Bref curriculum Vitae de Paddy
Lieu de naissance
St-Xavier, Chicoutimi
Date
25 septembre 1924
Entré au noviciat
2 août 1948
Entré au scolasticat
14 août 1949
Date du serment missionnaire
26 juin 1952
Date de la prêtrise
30 janvier 1954
Première nomination en Zambie
30 juillet 1954
Lieux d’apostolat
Nsakuluba, Kabunda, Mapula, Kawamba, Twingi, Lubwe, Samfya, Mufulira, Lua Luo et Kasamba
Roger Adirodu, journaliste couvrant les événements à La Chefferie de Walendu-Bindi en République Démocratique du Congo, m’a fait parvenir d’intéressantes nouvelles au sujet de la paroisse de Gety où j’ai écu entre 1987 et 1996.
Église de Gety dédiée à la Sainte Famille, le presbytère où j’ai habité en compagnie de nombreux confrères dont Thierry Cornet, Hervé Hamel et Frans Steven, tous décédés, et les bâtiments de la mission.
À cette époque, je me suis impliqué dans la promotion de l’éducation en soutenant la construction d’écoles primaires ainsi que la création de l’institut Abaka, école secondaire professionnelle axé sur les études commerciales et admiratives. Ce projet a nécessité cinq années de travaux dans des conditions très difficiles. Le salaire des enseignants provenait de la cotisation des élèves qui, de plein droit, exigeaient une performance académique de leur part. Les gens se prenaient en main en sachant qu’ils ne pouvaient pas espérer une aide gouvernementale pour assurer une bonne éducation à leurs enfants.
Il est remarquable de constater que le niveau d’éducation a sans cesse progressé malgré la perturbation du calendrier scolaire à la suite de conflits armés dans la région, surtout au tournant de l’an 2000. Le niveau d’alphabétisation est aujourd’hui estimé à environ 60%.
Bonne nouvelle
Je viens d’apprendre qu’un Institut pédagogique nommé l’Institut Supérieur Pédagogique de Gety (ISP/GETY) a ouvert ses portes il y a deux ans. Les bâtiments se trouvent à Karatsi, une localité voisine de l’agglomération de Gety. Cent-dix étudiants sont inscrits cette année.
Les premiers lauréats ont obtenu leur certificat en novembre 2020. Photo prise devant l’église de Gety.
Reportage adressé au père Serge et rédigé par Jean-Claude Loba Mkole, O.P., professeur et directeur général de l’ISP/Gety.
Brève historique
Les premières écoles ont vu jour dans le sud du territoire d’Irumu vers les années 1940 avec l’arrivée des premiers missionnaires catholiques. Dès lors, le nombre d’écoles ne cesse de croître au même rythme que l’accroissement démographique de la population qui, pour la seule Chefferie des Walendu-Bindi, où se situe l’ISP/Gety, est estimé à 258 écoles dont 166 écoles primaires, 84 écoles secondaires et 8 écoles maternelles avec un effectif de 64,763 élèves répartis comme suit : 452 écoliers au niveau de la maternel, 52,352 au primaire et 11,959 au secondaire.
Cependant, dans la majorité des écoles secondaires, la plupart des enseignants sont sous-qualifiés. En dehors de cette problématique, la région de Gety est restée pendant plus de deux décennies dans une zone en perpétuelle insécurité dont les conséquences sont assez fâcheuses sur les tissus socioéconomiques de la population.
C’est dans ce contexte que le projet de création de l’Institut Supérieur Pédagogique de Gety a été initié par quelques membres de l’Association des Jeunes pour le Développement Communautaire (AJEDEC).
L’ISP/Gety est maintenant légalement autorisé à fonctionner depuis le 14 novembre 2018 et officiellement admis par un arrêté ministériel datant du 31 mai 2021.
Le premier bâtiment temporaire a été érigé grâce aux moyens de bord : les sticks d’eucalyptus offert par la paroisse Sainte Famille de Gety, les roseaux et cordes apportées par l’ensemble de la population, etc.
Travaux de construction de l’Institut
Par sa structure, l’ISP/Gety comprend deux sections :
A) Section des sciences exactes avec les filières de biologie-chimie, géographie et gestion de l’environnement ; mathématique-physique ainsi que l’agronomie et protection des terres agricoles.
B) Section des lettres et sciences humaines avec quatre filières : le français-langues africaines, l’anglais et culture africaine, histoire et sciences sociales et les sciences commerciales et administratives. Le projet de construction du premier bâtiment en blocs de ciment de quatre auditoires est l’initiative de la communauté locale Bindi, c’est-à-dire les parents d’élèves, les enseignants, les professionnels de la santé, les opérateurs économiques et les églises locales. Cela représente un budget de $21,000 dont 30% provient de la contribution des membres de la communauté et 70% du soutien de l’AJEDEC.
L’ouverture de l’année académique 2022 et l’inauguration du premier bâtiment a eu lieu en date du 5 janvier 2022.
La cérémonie pour la bénédiction de bâtiment a été dirigée par l’Abbé Léon Malobhi Kpasini, actuel Curé de la paroisse Sainte Famille de Gety.
Initialement prévu pour une durée de six mois, les travaux de construction ont pris plus de quatre ans pour être achevé. Avec l’appui de l’Association des Jeunes pour le Développement Communautaire (AJEDEC), les travaux de finition, notamment la fixation des plafonds, le revêtement du sol, les crépissages, la peinture et le carrelage en vitre ont été entrepris et achevé en décembre 2021.
Pour cette année académique 2021-2022, l’ISP/Gety compte 93 étudiants et 17 étudiantes dont la majorité proviennent de l’Institut ABAKA de Gety.
Les premiers diplômés de l’ISP/Gety sont déjà engagés comme enseignants au sein des écoles secondaires du milieu. Il s’agit de dix lauréats à qui les grades de graduat ont été conférés en date du 30 octobre 2021 ; en voici la liste selon les options.
Option Français :
1) Mme LASI NEEMA Joséphine, Ressortissante de l’Institut ABAKA de Gety.
2) Mme ODUDHU GAYASI Germaine, Ressortissante de l’Institut ABAKA de Gety.
3) Mme PELUYI APBOSI, Ressortissant de l’Institut ABAKA de Gety.
4) M. OZOBA LEMA, Ressortissant de l’Institut de Badjanga.
5) Mme DUTI WARASI Anne Marie, Ressortissante de l’Institut de Badjanga.
6) M. WARA ADJITSU, Ressortissant de l’Institut de Singo/Bavi.
Option Biologie-chimie :
1) ANDROZO KAGORO, Ressortissant de l’Institut de SUKISA/Bunia.
2) ANDROZO KANDADHU, Ressortissant de l’Institut ABAKA de Gety.
Option Anglais culture africaine :
1) BAHATI KABONA Adeodatus, Ressortissant de l’Institut de Gety/Isura.
2) NDODHU MAGO, Ressortissant de l’Institut de Gety/Isura.
Jusqu’à présent l’ISP/Gety ne bénéficie d’aucune subvention publique. La charge entière de l’Institution revient aux parents des étudiants et au gestionnaire principal qui est l’Association des Jeunes pour le Développement Communautaire (AJEDEC).
L’actuel chef de chefferie des Walendu Bindi, sa Monsieur Fidèle Mongaliema Bangadjuna a étudié à l’Institut ABAKA de Gety. Photo prise lors de son assermentation. Les feuilles couvrants les têtes sont des kokido, généralement utilisées lors des cérémonies traditionnelles et en temps de conflits.
Les défis majeurs de l’ISP/Gety pour sa viabilité demeurent :
a) la construction en dure de trois bâtiments contenant quatre auditoires chacun pour augmenter la capacité d’accueil des étudiants ;
b) la construction et équipement d’un bâtiment pour la bibliothèque ;
c) la construction d’un bloc administratif et son équipement,
d) la construction de campus pour le logement des étudiants venant de loin et enseignants visiteurs.
Nous sommes reconnaissants pour les œuvres inoubliables que vous avez rendues à toute la communauté de Gety. Nous pensons tout particulièrement à la construction de l’l’institut Abaka de Gety et la création d’une bibliothèque paroissiale.
Professeur Jean Claude LOBA MKOLE O.P., directeur général de l’ISP/Gety.
Mes remerciements
Je remercie le journaliste Roger Adirodu et le professeur Loba Mkole pour ce reportage. Je suis émerveillé de constater l’énorme progrès qui a eu lieu depuis mon départ de Gety en 1996. Connaissant bien cette région, je suis conscient des énormes défis qui ont été relevés depuis plus de 25 ans au niveau de l’éducation. Je suis fier de vous, cher Gétiens et Gétiennes. Vous avez toujours fait preuve de courage et de détermination. Votre exemple m’inspire encore aujourd’hui. Que Dieu vous bénisse!
Père Serge St-Arneault, M.Afr, Gétien de coeur pour toujours.
AZUNA MUKEE, assistant à la rechercheChristine TEMANYA BYARUHANGA, administratriceMonsieur BIRIDO TSATSI Aimé
À partir de la gauche : madame TEMANYA BYARUHANGA Christine, administratrice du budget et originaire de la chefferie Bahema Boga, Professeur Jean-Claude LOBA MKOLE O.P., Monsieur BIRIDO TSATSI Aimé, promoteur et président du comité de gestion et directeur exécutif de L’AJEDEC et Professeur Ozunga, secrétaire général académique.