Archive for mai, 2019


Les Missionnaires d’Afrique, frères, sœurs et pères, étaient les hôtes de la cathédrale catholique d’Ottawa les 11 et 12 mai dernier pour célébrer leur 150e anniversaire de fondation. En effet, le Cardinal Lavigerie a fondé la Société des Missionnaires d’Afrique en 1868 et la Congrégation des Sœurs Missionnaires Notre-Dame d’Afrique en 1869.

« Ils sont partis,  sans connaître ce qui les attendait, ils ont signé un chèque en blanc et ils l’ont fait avec leur cœur et  pour la vie. Forts de la parole du Christ : « Je suis avec vous tous les jours… » Ils ont fait confiance! Et ils n’ont pas été déçus. » Ces paroles prononcées par Sœur Jacqueline Picard ont retenti dans l’enceinte de la cathédrale dès le début de la célébration eucharistique. « Nous disons aussi MERCI  à l’Afrique qui nous a beaucoup apporté, qui nous a enrichis de ses valeurs humaines incroyables. L’Afrique nous a aimés et transformés, a-t-elle ajouté. »

La raison principale du témoignage des missionnaires était de remercier l’Église d’Ottawa, les chrétiens et les autorités ecclésiastiques, « pour leur support matériel et spirituel  pendant toutes ces années. Nous les missionnaires nous avons la joie de réaliser notre rêve en partant, mais pour les parents, c’est un sacrifice qu’ils referont à chaque fois que nous repartirons après un congé », d’ajouter sœur Jacqueline. 

Voici ce qu’écrivait le Cardinal Lavigerie aux premières religieuses : « malgré le zèle des missionnaires (hommes), leurs efforts ne produiront jamais des fruits suffisants s’ils ne sont aidés par des femmes-apôtres auprès des femmes. Les femmes doivent être les plus puissantes missionnaires du peuple africain. »

Les pères Serge St-Arneault et Gilles Barrette ont animé les liturgies tout en appréciant la décoration appropriée dont une bannière illustrant les différents pays où les missionnaires œuvrent en Afrique. La mission se poursuit grâce à la venue de jeunes filles et garçons, principalement africains, qui poursuivent leur formation en vue de suivre les traces de leurs prédécesseurs, toutes et tous engagés pour témoigner de leur foi au nom de Jésus-Christ.

Un grand merci à l’Archevêque du diocèse d’Ottawa Mgr Terrence Prendergast, s.j. pour son hospitalité.

Notons la présence remarqué du père Walter Vogels, M.Afr de passage à Ottawa. Le père Vogels a enseigné au-delà d’une quarantaine d’années dans les universités d’Ottawa. Il réside maintenant en Belgique.

Entrevue exclusive avec Mgr Christian Lépine et le père Réal Doucet, Provincial des Missionnaires d’Afrique.

Source : https://diocesemontreal.org/fr/actualites/nouvelles/150e-anniversaire-missionnaires-dafrique

Nombreux étaient les pères, frères, sœurs et laïcs venus, le mardi 30 avril dernier, souligner le 150e anniversaire des Missionnaires d’Afrique à la cathédrale Marie-Reine-du-monde, au cours duquel Mgr Lépine a célébré l’Eucharistie avec environ 30 prêtres.

« Comme dans toutes les fêtes africaines, le chef du village est là! », a lancé le Père Réal Doucet, supérieur provincial des Amériques, au moment d’accueillir Mgr Lépine.

Devant une assemblée en grande partie composée de sœurs missionnaires, c’est ensuite la sœur supérieure des Sœurs Missionnaires Notre-Dame d’Afrique qui a pris la parole et présenté un mot d’accueil plein de reconnaissance. Après être revenue sur l’histoire de la Société des Missionnaires d’Afrique (Pères Blancs) et des Sœurs Missionnaires Notre-Dame d’Afrique (Sœurs Blanches), Sœur Elisabeth Villemure a fait part de sa joie et de sa reconnaissance à Dieu « qui nous a envoyés en Afrique et nous a faits aimer d’elle ». S’adressant à de nombreux pères et sœurs désormais établis au Canada, elle leur a souhaité d’embrasser l’avenir avec espérance : « De par notre vocation, l’Amour de Jésus-Christ doit être visible et vécu durant toutes les étapes de notre vie. »

Faisant référence aux nombreux Africains réfugiés au Canada, Sœur Elisabeth a rappelé la mission de chacun et de chacune auprès de ces populations : « où que ce soit, le monde a besoin de personnes qui vivent avec les populations défavorisées et dévalorisées, afin de leur dire qu’elles sont aimées ; c’est la racine même de notre vocation. »

Sœur Elisabeth a terminé son mot d’accueil en chantant Allez je vous envoie porter la bonne nouvelle accompagnée de toutes les Sœurs Missionnaires Notre-Dame d’Afrique présentes.

Un « oui » inconditionnel

Dans son homélie, Mgr Lépine est revenu sur ces 150 ans de fidélité à Dieu, à l’Afrique et à la mission. Il s’est dit émerveillé par cette capacité qu’ont les missionnaires d’Afrique à dire « oui » sans connaître ce qui les attend. Ce « oui » inconditionnel, c’est exactement ce qu’incarne le Père Prosper, vêtu d’une colorée chemise africaine, lequel de retour d’Afrique raconte en souriant : « je ne sais pas ce que je vais faire après, mais je suis quelqu’un depuis 60 ans et Lui me dira ce que je dois faire. J’ai confiance en Lui. »

Comme le rappelait Mgr Lépine, la seule chose que nous connaissons dans la mission, c’est que nous sommes appelés par le Seigneur : « Dieu est présent dans l’appel, mais il est aussi toujours présent dans la mission. »

Un « oui » pour toujours et partout

« La mission est devenue mondiale, et les pères, frères et sœurs de la mission africaine sont appelés en mission partout », rappelait l’archevêque. À la fin de la célébration, le Père Doucet exhortait ainsi ses frères et sœurs à continuer leur mission dans ce village un peu particulier qu’est Montréal : « comme le disait le chef de notre village, nous avons signé un chèque en blanc, mais nous l’avons signé avec le cœur, alors continuons ici malgré l’éloignement de cette Afrique qui nous est si chère ».

Nombreux sont ceux et celles qui effectivement continuent leur mission. Après avoir connu la guerre et la famine en Éthiopie pendant tant d’années, une sœur de retour au Canada s’occupe désormais de ses sœurs malades ; c’est un exemple parmi d’autres. Dans leur sillage, les Missionnaires d’Afrique entraînent de nombreux laïcs, comme Francine et Jacques, lesquels étaient présents à la célébration et aux festivités qui ont suivi. « Nous avons été formés par les sœurs, car nous avions le désir de faire du bénévolat en Afrique avec une foi chrétienne », ont-ils dit. En 2003, de retour au Canada après avoir passé un an en Tanzanie, ils forment une association avec d’autres missionnaires : les Laïcs Missionnaires de Notre-Dame d’Afrique au Canada. Cette association leur permet d’être indépendants financièrement et de partager la même spiritualité que les Sœurs Blanches. Chaque année Francine et Jacques retournent en Tanzanie pour s’occuper d’enfants handicapés dans une clinique sur le lac Victoria, dans un contexte de partage, de don, de convivialité et de prière.

« Et si la mission change, l’Évangile ne change pas; le cœur humain qui aime ne change pas », rappelait Mgr Lépine. La joie de l’Afrique ne change pas non plus, comme en ont témoigné les sœurs, lesquelles n’ont pas hésité à la fin de la célébration à danser au son du djembé et des chants de la chorale Afrika Instshiyetu.

Lundi  6 mai 2019. Le projet de loi C-71, résultat de la promesse électorale des Libéraux en faveur du contrôle des armes, est toujours devant le Sénat. Il a franchi les première et deuxième lectures et a été étudié en comité (PolySeSouvient a témoigné aux côtés de nos collègues de la Mosquée de Québec et du mouvement étudiant Pas_ICI : voici notre mémoirenotre témoignage ainsi qu’un extrait de ce dernier concernant la violence conjugale).

Malheureusement, les sénateurs conservateurs sur ce comité ont proposé une série d’amendements qui ont affaibli le projet de loi, lui qui était déjà assez timide dans sa forme originale. Heureusement, tout juste avant la troisième lecture (vote final), le Sénat peut rejeter les amendements si suffisamment de sénateurs votent contre le rapport du comité. Le projet de loi, dans sa forme initiale, contenait plusieurs mesures significatives qui méritent d’être adoptées et, ce, le plus rapidement possible, au plus tard avant les vacances d’été (sinon elles seront perdues à cause des élections).

Le débat en lien avec cette dernière étape du processus législatif a débuté la semaine dernière (le jeudi 2 mai) et le vote du Sénat sur les amendements aura vraisemblablement lieu plus tôt que tard cette semaine, ce qui fait qu’il est urgent pour les sénateurs de recevoir des messages venant d’experts, d’intervenants ou de citoyens ordinaires leur demandant de rejeter les amendements et de voter en faveur du projet de loi sous sa forme originale — surtout étant donné que les sénateurs sont présentement inondés de lettres et courriels contre le projet de loi, grâce au lobby des armes bien financé et organisé.

MERCI D’UTILISER CE MODULE EN LIGNE POUR INTERPELLER LES SÉNATEURS afin qu’ils votent contre les amendements affaiblissant le projet de loi C-71 : http://bit.ly/2J0Yblj

Merci encore une fois pour votre appui! HeidiNathalie, Jeff, Serge, Louise et Boufeldja

Les conservateurs ont affaibli le projet de loi sur les armes à feu, déplore le sénateur Pratte.

Radio-Canada nouvelle, Publié le lundi 8 avril 2019, La Presse canadienne

Le projet de loi devant resserrer le contrôle des armes à feu a été si affaibli par les sénateurs conservateurs qu’il n’est « plus que la moitié de ce qu’il était », a dénoncé le sénateur québécois André Pratte.