Archive for octobre, 2019


OPINIONS / L’auteur, Serge St-Arneault, est originaire de La Tuque. Il est le frère d’Annie, une des victimes de la tuerie de Polytechnique.

Une culture des armes à feu existe bel et bien au Canada, qui se classe au cinquième rang mondial pour le nombre d’armes à feu en circulation. L’organisme «Small arms Survey» estime que ce nombre à 13 millions d’armes à feu soit 35 armes par 100 habitants.

Une précision s’impose. Il y a trois catégories d’armes à feu: les carabines et fusils de chasse classés sous l’appellation «sans restriction», les armes de poing ou pistolets et les armes d’assaut «à autorisation restreinte» et les armes automatiques et certaines armes d’assaut «prohibées».

Les statistiques montrent que 60 % des homicides sont commis par les armes de poing et que leur nombre a augmenté de 100 % entre 2013 et 2017, en plus de celles qui sont illégales. Le trafic de ces armes provient de deux principales sources: des États-Unis et celles volées de propriétaires légaux canadiens.

Le contrôle des armes à feu est de fait un enjeu incontournable dans la campagne électorale qui a cours en ce moment. En parler ne relève pas de la propagande politique. En effet, il s’agit avant tout d’un enjeu de santé et de sécurité publique. Les médecins dénoncent de plus en plus les conséquences dévastatrices des blessures causées par les projectiles d’armes à feu, toutes catégories confondues.

Les armes semi-automatiques de style militaires sont particulièrement dangereuses. En fait, leurs mécanismes peuvent parfois être modifiés de manière à les transformer en fusil automatique ou capable de tirer 20, 30 et même 50 balles en rafale.

À bien y penser, les chasseurs et fermiers ont intérêt eux aussi à demander la mise au rancart des armes d’assaut si destructrices. Leurs armes d’utilité sportive, bien entreposées et manipulées de manière responsable, ne représentent pas un risque déraisonnable pour la sécurité publique et peuvent donc rester entre les mains de citoyens responsables. La plupart des propriétaires d’armes sont des chasseurs et, selon les sondages, n’endossent pas l’accès légal aux armes d’assaut de type militaire.

Quelle était donc la position des partis politiques sur ce sujet?

Basé sur leur bilan et leurs promesses électorales, le Parti conservateur entendait continuer à démanteler la loi sur le contrôle des armes conformément aux vœux du lobby des armes à feu.

Le Parti populaire aurait augmenté l’accès aux armes d’assaut et leurs accessoires et légiférerait pour protéger les intérêts des propriétaires d’armes.

Le Nouveau Parti démocratique et le Bloc québécois sont généralement en faveur d’un contrôle plus strict des armes à feu et appuieraient l’instauration d’une interdiction des armes d’assaut ainsi que des chargeurs modifiables.

Or, la proposition du Parti libéral d’interdire les armes d’assaut sans clauses «grand-père» et attachée à un budget substantiel pour racheter les modèles existants représente l’engagement le plus complet et le plus solide quant à cette mesure, attendue depuis 30 ans par les familles des victimes de la tuerie à Polytechnique.

Il faut maintenant espérer que le Parti libéral, qui forme maintenant un gouvernement minoritaire, passe de la parole aux actes concernant la question critique de l’accessibilité des armes d’assaut de type militaire encore légalement vendues au Canada. Souhaitons, si le gouvernement présente des mesures de contrôle plus strict, qu’il puisse compter sur l’appui des partis qui se disaient favorables à de telles mesures.

Le Centre Canadien de Sensibilisation à l’Amélanisme (CCSAM-OBNL) et le Centre Afrika de Montréal ont eu l’honneur de recevoir ce vendredi 25 octobre 2019 de 12h00 à 14h00 l’épidémiologiste de réputation mondiale, le Dr J.-J. MUYEMBE, venu parler de la problématique de la maladie d’Ébola à la diaspora congolaise et africaine, en présence des scientifiques du Canada dont les Professeurs Dr Michel CHRÉTIEN et Dr Majambu Mbikay de l’IRCM, et des médecins congolais membres de la délégation dont le Dr Sele YEMBA SELEMANI, Conseiller du Chef de l’État. La salle de conférence était pleine des docteurs en médecine et en sciences de l’éducation, condisciples du Dr MUYEMBE à l’Université Lovanium : Rémi BIAKABUTUKA, Ndia-Bintu KAYEMBE, TSHIBEMBA, Paul KANAMBI, Charles KASANGANA, Gustave KIYANDA. Dr Akier ASSANDJA, Dr NKANU et l’épidémiologiste TSHIENDE ainsi que tous les participants ont eu des réponses à toutes leurs questions même celles concernant la situation sécuritaire dans la partie du pays touchée par l’épidémie.

Toutes les questions ont été abordées sans tabou et en toute transparence. Le Dr YEMBA SELEMANI, représentant du Chef de l’État a eu des mots justes sur les questions sanitaires, sécuritaires et politiques du pays de Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO.

Le Dr Michel CHRÉTIEN a précisé la contribution que la RDC est en droit d’attendre du Canada et a souligné les ententes conclues entre l’Institut Nationale de Recherche Biomédicale (INRB) de Kinshasa et l’Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM).

Serge ST-ARNEAULT, M.Afr, directeur du Centre Afrika de Montréal et André-Man MBOMBO, président du Centre Canadien de Sensibilisation à l’Amélanisme (CCSAM) remercient le Prof Dr Jean-Jacques MUYEMBE et sa délégation, le Prof Dr Michel CHRÉTIEN et le Prof Dr Majambu Mbikay pour leur générosité de cœur et d’esprit pour ce moment d’échange et de partage.

Ebola en RDC : Jean-Jacques Muyembe plus mobilisé que jamais

Pionnier dans les années 70 de la lutte contre Ebola, le Dr Jean-Jacques Muyembe se bat pour éviter la propagation du virus dans la ville de Goma à l’est du pays. Nommé par le président Félix Tshisekedi, l’épidémiologiste souhaite mettre en place des campagnes de vaccination d’ampleur, et sensibiliser les populations aux mesures d’hygiènes indispensables pour prévenir la transmission de la maladie.

Par Serge St-Arneault

Une culture des armes à feu existe bel et bien au Canada qui se classe au cinquième rang mondial pour le nombre d’armes à feu en circulation. L’organisme ‘Small arms Survey’ estime que ce nombre à 13 millions d’armes à feu soit 35 armes par 100 habitants.

Une précision s’impose. Il y a trois catégories d’armes à feu : les carabines et fusils de chasse classés sous l’appellation ‘sans restriction’, les armes de poing ou pistolets et les armes d’assaut ‘à autorisation restreinte’ et les armes automatiques et certaines armes d’assaut ‘prohibées’.

Les statistiques montrent que 60% des homicides sont commis par les armes de poing et que leur nombre a augmenté de 100% entre 2013 et 2017, en plus de celles qui sont illégales. Le trafic de ces armes provient de deux principales sources : des États-Unis et celles volées de propriétaires légaux canadiens.

Le contrôle des armes à feu est de fait un enjeu incontournable dans la campagne électorale qui a cours en ce moment. En parler ne relève pas de la propagande politique. En effet, il s’agit avant tout d’un enjeu de santé et de sécurité publique. Les médecins dénoncent de plus en plus les conséquences dévastatrices des blessures causées par les projectiles d’armes à feu, toutes catégories confondues.

Les armes semi-automatiques de style militaires sont particulièrement dangereuses. En fait, leurs mécanismes peuvent parfois être modifiés de manière à les transformer en fusil automatique ou capable de tirer 20, 30 et même 50 balles en rafale.

À bien y penser, les chasseurs et fermiers ont intérêt eux aussi à demander la mise au rancart des armes d’assaut si destructrices. Leurs armes d’utilité sportive, bien entreposées et manipulées de manière responsable, ne représentent pas un risque déraisonnable pour la sécurité publique et peuvent donc rester entre les mains de citoyens responsables. La plupart des propriétaires d’armes sont des chasseurs et, selon les sondages, n’endossent pas l’accès légal aux armes d’assaut de type militaire.

Quelle est donc la position des parties politiques à ce sujet dans le débat électoral qui a cours présentement?

Basé sur leur bilan et leurs promesses électorales, le Parti conservateur continuerait de démanteler la loi sur le contrôle des armes conformément aux vœux du lobby des armes à feu.

Le Parti populaire augmenterait l’accès aux armes d’assaut et leurs accessoires et légiférerait pour protéger les intérêts des propriétaires d’armes.

Le Nouveau Parti démocratique et le Bloc québécois sont généralement en faveur d’un contrôle plus strict des armes à feu et appuieraient l’instauration d’une interdiction des armes d’assaut ainsi que des chargeurs modifiables.

Or, la proposition du Parti libéral d’interdire les armes d’assaut sans clauses « grand-père » et attaché à un budget substantiel pour racheter les modèles existants représente l’engagement le plus complet et le plus solide quant à cette mesure, attendue depuis 30 ans par les familles des victimes de la tuerie à Polytechnique.

À chacun maintenant de faire son choix électoral en tenant compte de la position des Partis politiques concernant la question critique de l’accessibilité des armes d’assaut de type militaire encore légalement vendues au Canada.

Des familles des victimes de tueries au Québec estiment que voter pour le Parti conservateur, le 21 octobre, équivaudra à voter pour le lobby des armes.

La Presse.ca, Mis à jour le 15 octobre 2019 à 14h15

LIA LÉVESQUE, LA PRESSE CANADIENNE

Si le Parti conservateur gagne lors du scrutin de lundi prochain, le lobby des armes aura gagné, estime Heidi Rathjen, coordonnatrice de PolySeSouvient et diplômée de l’École polytechnique de Montréal en 1980.

Presque 30 ans après la tuerie de Polytechnique, en 1989, des familles des victimes et des survivants de tueries ont rencontré la presse, mardi dans l’institution universitaire, pour expliquer la lecture qu’ils font des engagements des partis politiques quant au contrôle des armes à feu.

« Ce que nous disons aux Canadiens, c’est qu’un vote pour les conservateurs, c’est un vote pour le lobby des armes. Si les conservateurs rentrent, le lobby des armes va avoir gagné au niveau du contrôle des armes », a lancé Mme Rathjen.

À ses côtés se trouvaient d’autres victimes, parmi lesquelles Nathalie Provost, qui avait été blessée lors de la tuerie de Polytechnique, Suzanne Laplante-Edward, qui a aujourd’hui 80 ans et qui se bat encore, au nom de sa fille Anne-Marie, morte lors de la même tuerie, et Boufeldja Benabdallah, président de la Grande Mosquée de Québec. Une troisième génération se trouvait à leurs côtés, des jeunes en faveur d’un meilleur contrôle des armes à feu.

« Un gouvernement conservateur va sonner le glas du contrôle des armes ; ça va être fini », s’est exclamée Mme Laplante-Edward, la gorge nouée en rappelant la mémoire de sa fille.

« Nous connaissons les conséquences d’un faible contrôle. Et tout ce que nous souhaitons, c’est empêcher que d’autres vivent la même terreur que Polytechnique a connue, que Dawson (le Collège) a connue, que la Grande Mosquée de Québec a connue », a lancé à son tour M. Benabdallah.

Après 30 années de combat, Mme Rathjen estime que « c’est vraiment un moment critique pour le contrôle des armes à feu. Trente ans plus tard, avec les cycles électoraux, on recule, on n’avance pas — même avec le peu de progrès qu’on a fait la dernière fois ».

Par son expression « dernière fois », elle fait référence au mandat du gouvernement Trudeau, pendant lequel il a fait adopter la loi C-71, qui a notamment permis de renforcer la vérification des antécédents et d’exiger des vendeurs qu’ils vérifient la validité du permis d’armes à feu avant de vendre une arme sans restriction.

Elle juge donc le dernier mandat de M. Trudeau « positif mais décevant » en la matière. Il a franchi quelques pas, mais pas suffisamment, a-t-elle résumé.

Aux yeux du groupe, c’est le Parti libéral du Canada qui a maintenant les engagements les plus précis en la matière, comme une interdiction totale des armes d’assaut, sans clause grand-père, avec un engagement de racheter les modèles existants qui ont été acquis légalement.

Bien qu’il n’ait pas mis ces engagements précis en vigueur durant ses quatre années de pouvoir, Mme Rathjen estime que son engagement d’aujourd’hui est sincère.

Mme Rathjen relève que le Bloc québécois, le Nouveau Parti démocratique et le Parti vert appuient aussi un meilleur contrôle des armes en général et interdiraient les armes d’assaut.

« Les autres partis, le Parti libéral, le Nouveau Parti démocratique, le Bloc québécois et le Parti vert sont tous en appui au contrôle des armes, mais la plateforme libérale est la plus forte », a résumé Mme Rathjen.

Quant au Parti populaire de Maxime Bernier, elle estime qu’il augmenterait l’accès aux armes d’assaut et légiférerait pour protéger les intérêts des propriétaires d’armes.

Le Forum interreligieux pour la Paix a commencé jeudi soir 10 octobre au Centre des Dominicains avec une conférence animée par 5 intervenants.es appartenant à des religions ou mouvements spirituels différents : Nicole Bomsawin, autochtone Abénakis, Sébastien Amedeo, Bahaï, Aishwarya Nair, Hindouisme, Fabien Torres, Justice réparatrice et Franco Famularo, Unificationisme.

La présentation de chacun.e et les échanges qui ont suivi ont clairement montré comment les grands défis actuels liés à l’écologie et à la paix mondiale nécessitent une nouvelle conscience  commune qui transcende les réalités matérielles et tienne compte de la dimension spirituelle.

Les religions peuvent grandement aider à saisir l’interconnexion qui est au cœur de toute la création et  à entrer dans les changements de valeurs et de comportements indispensables à la survie de la planète et à la paix mondiale.

À cette occasion, une œuvre artistique produite par Marisel Segui Zavagno a été dévoilée. Elle se définit comme suit :

Pour les peuples indigènes des Andes, Pachamana représente la terre-mère et une déesse. Ce beau nom englobe tout autant l’aspect religieux qu’une composante écologique. Cette œuvre d’art conceptuel a été exécutée dans le cadre du Festival d’art « Paix maintenant. Sauvons ensemble notre planète ».

Des symboles religieux sont représentés dans cette œuvre, mettant en évidence leurs liens avec la nature. Le tronc d’arbre au centre représente la terre-mère. Un réseau de fils l’entourent symbolisant les interconnections et le dialogue entre les religions. Les fils de coton reposent sur des feuilles, avec l’intention de rappeler aux communautés religieuses notre responsabilité pour la protection de notre planète, et notre rôle partagé pour la promotion d’une croissance écologique.

La lumière, porteuse d’une signification importante dans toutes les religions, brille au travers de la structure translucide du tronc, et vise à apporter une dimension d’espoir à cette image. Enfin la colombe, symbole universel de paix, réunit toutes les communautés dans notre quête pour la sauvegarde de notre planète.

Matériaux : fil de coton, broderie réutilisée, tissus rustique. Technique : broderie, crochet.

Prochain rendez-vous le jeudi 17 octobre 2019 à 18h00 chez les Dominicains au 2715 Chemin de la Côte-Sainte-Catherine pour entendre le point de vue des religions abrahamiques sur leur pratiques écologiques.