Archives pour la catégorie Livres de Serge

Fête de maman Marie, fête de toutes nos mamans.

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Madame Petronella Chisanga

J’ai célébré la messe à l’école de Chudleigh à Lusaka le 8 décembre dernier à l’invitation de Madame Petronella Chisanga, la directrice et fondatrice de cette école. J’y étais déjà allé le 23 octobre pour bénir les enfants (voir le lien : Bénédiction des enfants de l’école de Chudleigh). La prière s’est tenue dans l’une des salles de classe. Animée par une chorale, l’ambiance était à la fête puisqu’elle soulignait aussi la fête de l’Immaculée Conception.

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J’en ai profité pour insister sur l’importance de remercier Dieu pour le don de la vie que nous avons reçu de nos mamans. Célébrer la fête de maman Marie, mère de Jésus, c’est aussi la fête de toutes les mamans. Les fruits et légumes encerclaient l’autel. J’ai donc demandé de prier pour notre mère terre qui nous nourrit. Nous devons en prendre soin, car nous dépendons tous d’elle.

Fête de commémoration des 25 ans d’existence de l’école, fête de maman Marie, fête de toutes nos mamans et fête de notre terre nourricière, la joie nous a envahis. Une petite réception nous attendait après la messe et j’ai reçu un beau cadeau : des fruits et un gâteau dont le crémage était une toile de Marie.

Communiqué de presse, samedi 19 septembre 2015 – Bibliothèque Annie-St-Arneault

C’est en présence de plusieurs membres de la famille, dont ses parents, ses deux frères et sa sœur, d’amis et de nombreux citoyens réunis pour l’occasion, que les dirigeants de Ville de La Tuque ont procédé aujourd’hui à une cérémonie spéciale pour rebaptiser l’édifice de la bibliothèque à la mémoire d’Annie St-Arneault. Cette Latuquoise qui aimait l’art, la poésie, ainsi que tout ce qui entoure le savoir et la connaissance, est l’une des 14 victimes de la tragédie du 6 décembre 1989 à l’École Polytechnique de Montréal. Par ce geste, le conseil municipal de La Tuque désire lui rendre hommage et s’assurer que son histoire traversera le temps.

« Nous avons travaillé ce projet en étroite collaboration avec la famille, parce que c’était important pour nous de poser un geste significatif qui aurait leur approbation. Il y avait plusieurs options possibles pour lui rendre hommage, mais il nous est vite apparu que la bibliothèque était le lieu le plus approprié pour le faire, étant donné qu’elle aimait la poésie et qu’elle avait une grande soif d’apprendre. Le conseil municipal est très fier, car nous vivons aujourd’hui un beau moment dans l’histoire latuquoise, même si ce geste est relié à une tragédie. Comme sa poésie, son nom sur cet édifice de La Tuque pourra traverser le temps, afin de perpétuer sa mémoire et rappeler à tous que la violence envers les femmes n’a pas lieu d’être dans le monde. Nous remercions les membres de sa famille qui ont généreusement accepté que cet hommage lui soit rendu », a souligné le maire de La Tuque, M. Normand Beaudoin dans le cadre de cette cérémonie.

Le nouvel affichage de l’édifice a été dévoilé à l’extérieur de la bibliothèque. Sur l’affiche, le mot municipale a laissé sa place à Annie-St-Arneault. Il y a aussi maintenant un espace à l’intérieur de la bibliothèque dédié à la mémoire de cette étudiante en génie mécanique décédée à 23 ans en assistant à son dernier cours avant l’obtention de son diplôme. En 2011, son frère, le Père Serge St-Arneault missionnaire en Afrique, a publié un recueil de poèmes qu’elle avait rédigé à l’âge de 11 ans et à l’âge de 23 ans. Ce recueil fait partie des objets exposés à sa mémoire à la Bibliothèque Annie-St-Arneault de La Tuque. Le logo, ainsi que le signet de la bibliothèque ont aussi été modifiés. Les gens présents à la cérémonie ont reçu le nouveau signet en guise de souvenir de cette journée très spéciale.

Pour voir la version originale et imprimable de ce communiqué, cliquez ici.

Source : Hélène Langlais, directrice des communications, Ville de La Tuque.

Arrêt à Washington DC – 22 août 2015

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La ville de Washington est peuplée de nombreuses statues, les unes plus fameuses que les autres. Mais les quelques heures que j’y ai passées le 22 août dernier en route vers Montréal m’ont seulement permis de croiser les moins connues; celles d’Andrew Jackson (7e Président des États-Unis) et de l’Amiral David G. Farragut (érigée par le Président James A. Garfield, 20e Président Américain).

Elles sont situées sur les quelques rues séparant notre maison à celle de la Maison Blanche de l’actuel Président Américain Barack Obama. Au passage, nous nous sommes arrêtés à la Cathédrale de l’Apôtre St-Mathieu qui est le siège épiscopal de l’Archevêque de Washington, Mgr. Donald Wuerl. Un grand merci au père Barthélémy Bazemo, M.Afr, qui m’a accompagné.

Pensées Sapientiales

Pensées Sapientiales

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Né le 27 décembre 1980, Jean-Claude Mayeba Nkonde a grandi et terminé ses études pré-universitaires aux établissements primaires et secondaires de Kavida à Kansenia, une mission catholique de l’Archidiocèse de Lubumbashi en République Démocratique du Congo, province du Katanga. Il obtient son diplôme d’ingénieur civil métallurgiste en 2008 à l’Université Officielle de Lubumbashi, faculté de Polytechnique.

Il est engagé la même année chez Tenke Fungumure Mining, une filiale de l’entreprise internationale Freeport McMoran où il travaillera pendant quatre ans au sein du département de formation et de développement en tant que superviseur général chargé de la formation technique. Marié en novembre 2010 avec Huguette Betu, il est depuis 2012 employé de la compagnie Frontier S.P.R.L, une autre entreprise minière dans laquelle il exerce la fonction de directeur de formation et de développement.

Éditeur : Serge St-Arneault, M.Afr, 2014erge St-

Disponible sur B

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L’arbre fièrement enraciné
Ce livre est un hommage à mon père Bastien. Il est comme un arbre fièrement enraciné dont les racines remontent au premier ancêtre à fouler le sol de la Nouvelle-France en 1687, Paul Bertrand dit St-Arnaud. Une dizaine de générations ont trimé dur dans ce coin de pays forestier. De marmiton dans les chantiers forestiers en passant par l’usine de papier de La Tuque, mon père nous lègue un héritage de valeurs sures basées sur un don de soi généreux et loyal.

Une parole pour traverser le temps
Ce recueil de poésie est un hommage à ma sœur Annie. Son tragique décès nous prive de la présence d’une femme exceptionnelle. Cette poésie, la sienne, nous montre une âme profonde, parfois tourmentée. C’est notre souhait que ce recueil lui redonne un droit de parole qui lui a été injustement enlevé.
En plus de nos souvenirs, il y a ces mots, ce rythme … de vie.

Lorsque le sable devient cristal
Le centre culturel et artistique de Kungoni situé à Mua au Malawi recèle de beautés historiques, architecturales et muséales en plein cœur d’un vaste jardin botanique.
Le mystère de la société secrète des Gulé wamkulu du peuple Chéwa est légèrement dévoilé pour rehausser la profondeur de la spiritualité africaine.
Abondamment illustré, ce livre est un hommage au père Claude Boucher qui a consacré 40 ans de sa vie à ce projet.

Rivière de diamants
Comme la rosée du matin étale ses perles sur une toile d’araignée en évoquant une rivière de diamants sous les rayons du soleil, ainsi les lettres du Malawi se transforment en une rivière de diamants sur la vaste toile d’Internet.
Ce journal de voyage d’une décennie au Malawi évoque les expériences, les découvertes, les difficultés et les joies vécues dans ce petit pays d’Afrique australe.
Suivant les inspirations du moment, le père Mbéwé, ainsi connu au Malawi, vous invite à entreprendre non seulement un voyage, mais aussi le sentier intérieur où Jésus sans cesse guide nos pas.
Mettons-nous en route vers l’inconnu avec confiance. Inutile de savoir d’avance où la route mène. Allons!

Salon du livre : un fort sentiment d’appartenance

Gabriel Delisle, Le Nouvelliste, 30 juin 2011

(La Tuque) Les ambassadeurs culturels qui font rayonner La Tuque au Québec étaient à l’honneur hier lors de la huitième journée des Fêtes du centenaire.

Des auteurs de tous les styles comme Gaston Croisetière, Odette Leclerc, Jacques Bronsard, Mathieu Fortin, Yvan Savignac, Serge St-Arneault, Roger Côté, Gaston Hamel et Françoise Bélanger étaient sur place avec leurs oeuvres.

«C’est formidable de rencontrer nos lecteurs et d’avoir leurs commentaires sur le livre. Nous sommes une petite maison d’édition et je n’ai pas la chance de faire les gros salons. J’apprécie l’expérience», explique Odette Leclerc, auteure et éditrice du roman Le pelican.

Outre le salon du livre, deux films sur des artistes d’origine latuquoise étaient également projetés hier. Les visiteurs ont eu la chance de visionner le film sur la pianiste Rachel Martel intitulé Et que la musique continue… Frédéric Chopin sur toile et au piano ainsi que le documentaire Mon ami Pierrot, Le dernier homme libre sur la vie du chansonnier latuquois Pierre Rochette des réalisatrices Véronique Leduc et de Geneviève Vézina-Montplaisir. Les deux documentaristes et Rachel Martel étaient d’ailleurs sur place pour présenter les deux productions.

La grande pianiste Rachel Martel a reçu tout un accueil mercredi à La Tuque. Émus, de nombreux spectateurs l’ont chaleureusement saluée après la présentation du film. «L’accueil est formidable», a-t-elle lancé.

L’arrêt d’un autobus avec à son bord une cinquantaine de personnes de la MRC des Chenaux a, pour quelques minutes, fait bondir substantiellement le nombre de visiteurs. «Nous sommes venus pour le centenaire de La Tuque. Nous visitons tout ce qu’il y a aujourd’hui», souligne une des responsables de l’Association québécoise des retraités (AQDR) de la MRC des Chenaux.

L’organisatrice du salon du livre Lynn Bérubé était très satisfaite de la fréquentation des visiteurs mercredi. «On sent que les Latuquois ont un fort sentiment d’appartenance envers les auteurs d’ici», précise-t-elle.

La directrice générale de la Corporation de développement des arts et de la culture de La Tuque aimerait que davantage d’activités dédiées à la poésie et à la littérature aient lieu au Complexe culturel Félix-Leclerc.

«Nous voulons qu’il y ait plus de lancements ainsi que plus de rencontres et d’ateliers littéraires», souligne Christiane Giguère.

Les poèmes d’une victime de Polytechnique publiés

Gabriel Delisle, Le Nouvelliste, 29 juin 2011

(La Tuque) « Je veux redonner à Annie son droit de parole qu’on lui a enlevé lorsqu’on l’a assassinée », affirme son frère Serge St-Arneault. « Son oeuvre poétique est très touchante et profonde. Ces textes sont bouleversants et mettent en valeur ses sentiments, ses pensées, sa personnalité, sa spiritualité. »
L’œuvre d’Annie St-Arneault, une des quatorze victimes de la tuerie de l’École Polytechnique, vivra plus de 20 ans après sa mort. Son frère, Serge St-Arneault, réunit quelques-uns des poèmes qu’elle a écrits de son adolescence à ses études universitaires.

Une découverte qui a tout changé

Serge St-Arneault avait déjà, il y a une dizaine d’années, réalisé un recueil des poèmes de sa sœur Annie retrouvés ici et là dans ses affaires. Ce livre n’était toutefois destiné qu’à des membres de la famille et à des proches. Toutefois, la récente découverte faite par hasard de nouveaux textes a changé les choses.

« Il y avait d’autres poèmes dans un cahier que nous n’avions jamais vu », dit-il toujours émerveillé et profondément touché par cette découverte.

« J’ai eu envie de me pencher sur l’ensemble de son œuvre et de la partager avec le public », avoue Serge St-Arneault. « Je n’aurais jamais été en mesure de publier un livre semblable il y a dix ans, mais les années passent et on prend du recul sur les évènements. »

Un travail d’écriture exigeant

En tout, Serge St-Arneault a plongé dans une cinquantaine de poèmes de sa sœur. Il a voyagé au plus profond de son intimité. Il avoue que ce travail l’a profondément bouleversé.

Annie a écrit de la poésie dès l’âge de 11 ans. Les thèmes abordés sont ceux d’une adolescente qui construit son identité, qui découvre la beauté et l’angoisse. « Dès 15 ans, elle plonge dans le secret du cœur. » Les derniers textes ont été écrits alors qu’elle terminait ses études universitaires avant d’être assassinée à l’âge de 23 ans.

La famille d’Annie St-Arneault n’accordait plus d’entrevues depuis plusieurs années sur le drame de la Polytechnique. La douleur était encore vive. Toutefois, après mures réflexions, la famille accepte la publication des poèmes d’Annie.

« On se donne le droit d’éveiller la douleur de son absence même si cela nous bouleverse encore. Nous avons comme famille le devoir de cheminer dans notre deuil », dit-il. « Je découvre en travaillant sur le recueil que je n’ai pas terminé le mien. »

Serge St-Arneault est prêtre catholique et membre des missionnaires d’Afrique. Il œuvre depuis plusieurs années comme prêtre missionnaire au Malawi. Le pardon est bien sûr une valeur centrale dans sa foi. Il estime même qu’il n’y a nulle guérison sans pardon. « Le pardon est associé à la guérison physique et intérieur. Le souvenir et la blessure demeurent. Il ne s’agit absolument pas d’évacuer le meurtre », dit-il.

L’auteur

Serge St-Arneault célèbre aujourd’hui son 56e anniversaire de naissance, au lendemain de l’anniversaire de son ordination le 28 juin 1987 à La Tuque. Il sera de 10h30 à 21h aujourd’hui au Salon du livre des ambassadeurs culturels tenu au Complexe culturel Félix-Leclerc. Il y présentera ses deux précédents ouvrages qu’il a écrits, édités et publiés.
Le premier Lorsque le sable devient cristal, un guide vers Mua et le centre artistique et culturel de Kungoni au Malawi-Afrique australe, s’intéresse à la culture et à l’art traditionnel du Malawi particulièrement des masques alors que le second, Rivière de diamants, Journal d’une décennie au Malawi, est le récit de l’œuvre missionnaire.

« La tuerie de l’École Polytechnique est un drame national »

Le drame de l’École Polytechnique de Montréal est un événement qui a marqué profondément la société québécoise. Le 6 décembre 1989 peu après 17 h, un homme armé fait éruption dans l’école. Le bilan est lourd. Marc Lépine a assassiné ce jour-là 14 femmes.

«La tuerie de l’École Polytechnique est un drame national. C’est un événement qui a bouleversé tout le Canada et qui a éveillé les consciences. On s’attaquait aux femmes juste parce qu’elles étaient des femmes», lance Serge St-Arneault, le frère d’Annie, une des victimes de Marc Lépine.

« Vous êtes une gang de féministes. J’haïs les féministes », avait alors dit le meurtrier.

« C’est un point de référence. Il y a avant et il y a après la polytechnique », souligne Serge St-Arneault.

« La tragédie a eu des impacts positifs notamment sur le contrôle des armes à feu bien que le registre sera vraisemblablement modifié par le gouvernement de Stephen Harper », souligne Serge St-Arneault qui ajoute que la situation est bien mieux que celle de nos voisins du sud où le droit à la possession d’arme à feu est un droit protégé par la constitution.

Depuis 1989, le massacre de l’École polytechnique est commémoré par des groupes qui luttent contre la violence faite aux femmes.

« Nous espérons que cela aura permis de sauver la vie d’autres femmes », avoue M. St-Arneault.

La famille d’Annie croit que la publication du recueil de ses poèmes en septembre prochain pourra aider d’autres personnes à cheminer dans leur deuil. L’auteur prévoit consacrer quelques pages à la fin de ce recueil sur les évènements de l’École Polytechnique.

« On peut peut-être aider des gens à surmonter ainsi leur deuil. C’est pour cela que nous partageons les poèmes de ma soeur. C’est pour apporter de l’espoir. »

Rivières de Diamants

Vous pouvez visionner les 15 premières pages du livre Lorsque le sable devient cristal en cliquant sur le lien suivant : RIVIÈRE DE DIAMANTS

Journal d'une décennie au Malawi
Page couverture

Comme la rosée du matin étale ses perles sur une toile d’araignée en évoquant une rivière de diamants sous les rayons du soleil, ainsi les lettres du Malawi se transforment en une rivière de diamants sur la vaste toile d’Internet.

Ce journal de voyage d’une décennie au Malawi évoque les expériences, les découvertes, les difficultés et les joies vécues dans ce petit pays d’Afrique australe.

Le père Mbéwé, ainsi connu au Malawi, vous invite à entreprendre non seulement un voyage, mais aussi le sentier intérieur où Jésus sans cesse guide nos pas. Mettons-nous en route vers l’inconnu avec confiance. Inutile de savoir d’avance où la route mènera. Allons!