Category: Lettres de Serge


Nous tenons à exprimer, ce jour, notre immense gratitude à l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie qui vient de se réunir à Québec du 5 au 10 juillet 2018 pour sa Résolution sur l’importance de l’éducation sur les droits des personnes vivant sans mélanine, et spécialement à deux Grandes Dames de Cœur: Mme Carole Poirier, députée d’Hochelaga-Maisonneuve (Montréal) pour avoir écouté avec émotion les doléances des personnes vivant sans mélanine et promis d’en parler avec ses collègues parlementaires, et Mme Ibro Na-Alla Aoua, députée du Niger et trésorière de la CECAC qui a présenté la Résolution à la 44e Session de l’AFP.

LA DÉCLARATION UNIVERSERSELLE DES DROITS HUMAINS DES PERSONNES VIVANT AVEC ALBINISME
44e Session de l'AFP 00Se fondant sur notre Déclaration du 13 juin 2018, l’APF, Assemblée parlementaire de la Francophonie réunie à Québec (Canada) du 5 au 10 juillet 2018, a adopté la Résolution sur l’importance de l’éducation sur les droits des personnes vivant sa mélanine. Cette Résolution a une importance capitale pour la cause que nous défendons.

Elle DÉCLARE que les personnes vivant avec amélanisme sont des êtres humains et doivent bénéficier de toutes les dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’homme;

Elle ENCOURAGE les États et gouvernements de l’espace francophone à poursuivre leurs efforts pour protéger et préserver le droit à la vie, le droit à la dignité et le droit à la sécurité des personnes vivant sans mélanine, notamment en fournissant les ressources nécessaires afin de veiller au respect et à la promotion des droits humains des personnes sans mélanine;

Elle INCITE à introduire l’enseignement de l’amélanisme dans les systèmes éducatifs de l’espace francophone afin d’éduquer tant le personnel enseignant que les enfants et adolescents, et de faciliter l’intégration des élèves et des étudiants sans mélanine;

Elle DEMANDE la substitution du mot albinos par celui d’amélanique et d’albinisme par amélanisme, termes dénués de connotation péjorative et dégradante afin de désigner les personnes vivant sans mélanine;

Elle DEMANDE aux États et gouvernements de l’espace francophone d’introduire l’enseignement de l’amélanisme dans leurs systèmes éducatifs et invite l’UNESCO à inciter ses États membres à faire de même;

Elle S’ENGAGE à diffuser cette déclaration auprès des instances de l’UNESCO.

44e Session de l'AFP 01À TOUT SEIGNEUR TOUT HONNEUR! Nous sommes arrivé au présent résultat grâce à l’écoute et au soutien de Madame Carole Poirier, députée d’Hochelaga-Maisonneuve, Montréal, à qui nous disons ici grand merci: c’est à sa demande que le Niger a présenté la résolution à la plénière. Nous restons reconnaissant à toutes les personnes de bonne volonté qui font ce qu’elles peuvent pour secourir les amélaniques d’ici et d’ailleurs, et notamment Peter Ash de l’ONG Under the Same Sun, l’artiste musicien Salif Keita, Fatou Toureau Mali, la mannequin Adina Ntankeu de l’asbl ANIDA, le chanteur Jhony Chancel du Congo-Brazzaville, le catcheur Mwimba Texass et la bienfaitrice Pauline Musawu Bukasa du Congo-Kinshasa, Touré Eugenie Epse BiniKabinet Albi CamaraBlanchard L’albinosPavillon BlancAlbinos De MauritanieSimon KalonjiMwanaluPanda Ene AhaaAdama DiabateCadou HaindzyRebecca MpianaBenjamin CardozoSummer JayJa JamSerge St-ArneaultLola BantuMajambu MbikayBalaiIsmene ToussaintDephill LipoHelene Queen NzabandoraLine BantyAnnie Mokto, et tant d’autres cœurs sensibles au sort des amélaniques. Par bonheur, cette liste n’est pas exhaustive.

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Mgr Ignatius KaigamaPar Serge St-Arneault, M.Afr

Le 14 juin dernier, j’ai assisté à une conférence de Mgr Ignatius Kaigama, l’archevêque de Jos au Nigéria, au sujet de la violence qui se passe dans son pays. De fait, nous avons constaté au Centre Afrika une augmentation de ressortissants nigérians qui viennent au Canada pour fuir les persécutions.

Selon la dépêche publiée par l’Aide de l’Église en Détresse, section Canada, la ville de Jos où siège Mgr Kaigama depuis l’an 2000 a été le théâtre d’affrontements en 2004. Depuis, celui qui préside actuellement la Conférence des évêques catholiques du pays est devenu un ardent défenseur du dialogue entre chrétiens et musulmans. Si le fondamentalisme religieux est l’une des raisons principales des violences, l’évêque ne se gêne pas pour dénoncer régulièrement le manque de moyens pour lutter efficacement contre la montée des extrémismes, non seulement par la défense effective des minorités, mais également parce qu’il n’existe pas de système d’éducation digne de ce nom et que le chômage est endémique, plus de 14 %.

Atwater_Library_of_the_Mechanics_Institute_of_Montreal_02Nous n’étions pas nombreux ce soir-là du 14 juin à l’étage de cette antique librairie Atwater fondé en 1828 et situé à Westmount. Étrange lieu en effet; très ‘british’ avec de vieilles photos de Georges V, Roi du Royaume-Uni, sur les murs de la mezzanine qui offre une vue plongeante sur des étagères de livres venant d’une autre époque.

Bref, j’admire ce paisible évêque aux larges sourires. « J’ai établi, dit-il, de très bonnes relations avec les musulmans qui vivent dans le diocèse de Jos. J’ai de fréquents contacts avec des imams qui me considèrent comme un père et me demandent souvent conseil. Malgré tous les problèmes d’insécurité que nous connaissons, j’ai espoir de construire un jour une large cathédrale. »

L’espoir n’est-il pas souvent plus puissant de la peur!

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Conférence front page

 

Mario Bard2

Source : Mario Bard, Information, AED Canada
(514) 932-0552, poste 224, ou sans frais, au 1-800-585-6333
Cell. : 514-967-8340
com@acn-canada.org

 

Last June

Un livre condensé des travaux et des discussions qui ont eu lieu lors de 1re Journée Internationale de Sensibilisation à l’Albinisme de Montréal (JISAM-2018), le 13 juin 2018 au Centre Afrika de Montréal, est maintenant disponible.

Intitulé La mélanine épinglée. De l’albinisme à l’amélanisme ce livre est l’œuvre du Dr Mbikayi Majambu ainsi que d’André-Man Mbombo et il est disponible à la Galerie Espace Mushagalusa, 533 rue Ontario Est à Montréal. Outre les travaux et les discussions, le livre contient aussi la Déclaration de Montréal par laquelle la JISAM donne son approche et son regard sur l’amélanisme.

MÉLANINE ÉPINGLÉE - Couverture - Avant

 

MÉLANINE ÉPINGLÉE - Couverture - Endos

 From Albinism to melamine

Adina NtankeuFrères et sœurs humains, aimez-nous !

Aidez-nous à nous aimer et à vous aimer !

Nous sommes nous aussi des êtres humains.

Adina Ntankeu

Déclaration de la première Journée Internationale de Sensibilisation à l’Albinisme de Montréal (JISAM) du 13 juin 2018

Nous participantes et participants à la Première Journée Internationale de Sensibilisation à l’Albinisme de Montréal,

  • Vu les résolutions du Conseil des droits de l’homme 23/13, du 13 juin 2013, sur les agressions et la discrimination à l’encontre des personnes atteintes d’albinisme 1, 24/33, du 27 septembre 2013, sur la coopération technique en vue de prévenir les agressions contre les personnes atteintes d’albinisme 2 et 26/10, du 26 juin 2014, sur la Journée internationale de sensibilisation à l’albinisme,
  • Vu le rapport préliminaire sur les personnes atteintes d’albinisme que le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a présenté au Conseil des droits de l’homme à sa vingt-quatrième session,
  • Vu également la résolution 263, du 5 novembre 2013, de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, sur la prévention des agressions et de la discrimination à l’égard des personnes souffrant d’albinisme,
  • Considérant que les agressions qui sont commises, souvent en toute impunité, contre des personnes atteintes d’albinisme, y compris des femmes et des enfants,
  • Prenant note les efforts déployés par les États pour éliminer toute forme de violence et de discrimination à l’encontre des personnes atteintes d’albinisme,
  • Prenant note également l’intérêt de la communauté internationale de plus en plus à la situation des droits de l’homme des personnes atteintes d’albinisme et l’action menée par le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme et la Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la question de la violence à l’encontre des enfants,
  • Souhaitant que les États Membres poursuivent les efforts qu’ils sont censés faire pour protéger et préserver le droit à la vie, le droit à la dignité et le droit à la sécurité des personnes atteintes d’albinisme, ainsi que leur droit de ne pas être soumises à la torture et à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, et pour leur garantir l’égalité d’accès à l’emploi, à l’éducation et à la justice et la jouissance du meilleur état de santé possible,
  • Constatant qu’il faut impérativement que la communauté internationale s’attache de toute urgence à promouvoir et protéger l’ensemble des droits de l’homme, notamment les droits économiques, sociaux et culturels,
  • Notant que, dans de nombreuses régions du monde, la sensibilisation à la situation des droits de l’homme des personnes atteintes d’albinisme reste limitée et considérant qu’il importe de mieux faire connaître et comprendre l’albinisme afin de lutter contre la discrimination et la stigmatisation ces personnes font l’objet,
  • Se félicitant que les acteurs de la société civile ait décidé de faire du 13 juin la Journée internationale de sensibilisation à l’albinisme,
  • Considérant que tous ces efforts de la communauté internationale et de la société civile qui ont abouti à la résolution 69/170 adoptée par l’Assemblée générale le 18 décembre 2018 proclamant le 13 juin Journée internationale de sensibilisation à l’albinisme, risquent de reste lettre morte si l’approche actuelle de la problématique de l’albinisme n’est pas modifiée,
  • Considérant que ni la communauté internationale ni les États Membres ne sont intéressés au problème de fond de l’albinisme et se contentent de soigner les symptômes,
  • Considérant que le terme albinisme qu’utilisent les textes et les documents des Nations Unies, de l’Assemblée générale et des États Membres, est péjoratif et dégradant à tous égards,
  • Considérant que le nom albinos employé également comme adjectif d’où est tiré le nom albinisme a été inventé au XVIIe siècle dans le contexte de négation de l’humanité des personnes dites sauvages avec le poids des ethnocentrismes européen et africain,
  • Considérant que le nom amélanisme, dénué de toute connotation péjorative et dégradante, est approprié pour désigner les amélaniques, c’est-à-dire, des personnes vivant sans mélanine, abusivement appelées albinos,
  • Considérant que toute forme de violence et des discriminations dont les personnes sans mélanine sont victimes découlent de l’ignorance et que l’ignorance engendre la peur et entretient les superstitions,
  • Considérant que l’introduction de l’enseignement de l’amélanisme dans les systèmes éducatifs des États Membres de la maternelle aux secondaires est capable de permettre l’intégration des élèves et des étudiants sans mélanine,
  • Considérant que qu’un élève qui a appris que l’amélanisme n’est pas mystique ni sorcier peut partager ses cacahouètes avec son camarade amélanique,

Capture

  1. Demandons aux Nations Unies et à l’Assemblée générale de déclarer l’amélanisme un problème de santé publique ;
  2. Demandons à l’UNESCO d’instruire tous les États Membres d’introduire l’enseignement de l’amélanisme dans leurs systèmes éducatifs ;
  3. Prions le Secrétaire général et tous les organismes des Nations Unies de conditionner certaines aides bilatérales et multilatérales avec tous les États Membres au respect et à la promotion des droits humains des personnes sans mélanine.
  4. Sollicitons le concours de toutes les personnes sans mélanine et de toutes les personnes sensibles à l’amélanisme d’ici et d’ailleurs de diffuser largement la présente Déclaration et de la transmettre par tous les moyens aux Nations Unies et à l’UNESCO.

JISAM 2018 – 13 JUIN 2018

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Declaration First Inter Day Albinism

 

La question du voile 02Par Serge St-Arneault, M.Afr

Le 29 mai dernier, le Carrefour Foi et Spiritualité a favorisé la rencontre de jeunes musulmans et de chrétiens dans le cadre des échanges animés par le groupe ‘InterFoi’. Ils étaient vingt-deux jeunes adultes composés de dix-sept musulmans, dont six filles voilées et six filles non voilées, ainsi que de cinq chrétiens, dont quatre filles.

Le but ce cet échange était de leur permettre d’identifier leurs rêves et les défis auxquels ils font face. Cela devait aussi les aider à préciser les valeurs spirituelles requises pour rendre la société plus solidaire et plus juste. De ce groupe, un seul était Québécois de souche; le garçon chrétien catholique.

Tous ces jeunes, sans distinction, s’identifiaient comme croyants vivant dans une société laïque. Les comptes rendus des discussions de groupes pointaient vers la même direction : le respect mutuel. Ce même point a d’ailleurs été renforcé par un soufi adulte qui était comme moi témoin de cet échange. « Reconnaissons, dit-il, que les chrétiens du Québec ne seraient pas aussi bien accueillis dans nos pays d’origine comme les Québécois nous ont accueillis et nous accueillent encore ici. Nous avons tous la chance d’être nous-mêmes dans cette société d’accueil où nous pouvons vivre librement nos différences. »

La question du voile 03La soirée s’est terminée avec la levée du ramadan autour de 20h34. Chacun a eu sa pointe de pizza et quelques morceaux de fruits.

La question du voile 04Je disais donc qu’il y avait six musulmanes voilées et six autres non voilés. Pourtant, elles partageaient exactement la même vision ou les mêmes rêves que les chrétiennes. De plus, cet aspect vestimentaire n’a pas été soulevé et n’a semblé poser aucun problème dans la qualité des échanges. À les entendre en fermant les yeux, nul n’aurait su laquelle était voilée.

Pourquoi sommes-nous donc troublés par le voile musulman?

Le récent livre d’Osire Glacier[1] clarifie cette question. « Les versets coraniques qui portent sur le voile, dit-elle, s’inscrivent dans le contexte historique patriarcal que connaissent les civilisations de l’époque » (page 21).

Le voile, dans l’ordre patriarcal, signifie donc que les femmes voilées sont sous la tutelle d’un ou de plusieurs membres masculins de sa famille. Conséquemment, le voile protège contre l’agressivité masculine dans la rue. Ainsi, même au Canada, le voile est perçu par celles qui le portent comme un instrument qui garantit leur dignité contre le regard dégradant de certains hommes.

Or, la perception générale des gens d’ici est que cette tenue vestimentaire représente la subordination des femmes, ce qui porte atteinte au principe de l’égalité des sexes. En plus, les fondamentalismes musulmans font du voile la bannière la plus visible de leur idéologie. Le voile tout comme la réclusion des femmes, selon eux, découlerait d’une loi divine. Conséquemment, le féminisme arabe est considéré par eux comme un phénomène occidental qui menacerait la religion musulmane.

Osire Glacier met en lumière un mécanisme de contrôle d’une élite politique qui ne se soucie guerre du bien commun de leur population, mais cherche avant tout à se maintenir au pouvoir. Les exemples des gouvernants de pays musulmans sont éloquents.

Aussi, les médias occidentaux polarisent deux figures : les musulmanes qui revendiquent le droit de porter le voile et celles qui rejettent l’islam. Or, la conscience féministe dans les pays musulmans, qu’elle soit laïque ou basée sur la foi musulmane, remet en question cet état de fait. Le monde musulman a une voix plurielle où les femmes jouent un rôle très important. Tout en affirmant leur appartenance à l’islam en tant que spiritualité, les féministes suggèrent des lectures contextuelles, et donc plus souples, du Coran. « À présent, le mouvement féministe constitue l’un des principaux acteurs du processus de démocratisation au Maroc » (page 64).

La loi islamique

Il est bien de se rappeler que le voile, la réclusion et l’invisibilité dans la sphère publique étaient des valeurs importantes dans la Grèce antique et l’époque de Byzance, donc tout autour du bassin de la Mer Méditerranée. C’est un fait historique global qui est plus large que le monde musulman. Le voile que les religieuses catholiques ont longtemps porté, centaines le portent encore, est de la même origine.

Historiquement, avec la conquête musulmane, s’est imposée une nouvelle réalité. Les élites dirigeantes ont adopté les pratiques des autres cultures. Les guerres ont ramené captives des femmes qui sont devenues des esclaves sexuelles et vendues sur le marché des esclaves. Or, « les juristes de cour, qui ont élaboré la loi islamique, entretenaient avec les femmes un rapport de maître à esclaves. D’où une loi islamique défavorable à l’égard des femmes » (page 86).

C’est dans cet environnement qu’une distinction est également apparue entre les femmes voilées, mais protégées, par rapport aux esclaves sexuelles non voilées.

Les califats ou les monarchies se sont imposés par l’épée, la répression et l’exploitation de la foi. Cette réalité est encore d’actualité. Conséquemment, le pouvoir politique favorise l’immobilisme social, culturel et religieux pour maintenir son hégémonie aliénante.

Il s’agit d’une instrumentalisation de « la culture, (des) traditions et (de) la religion officielle dans le but de se maintenir au pouvoir » (page 120).

Or, il ne faut pas oublier que « la spiritualité relève de la foi personnelle, alors que les politiques d’islamisation colonisent les espaces privés et publics » (page 122).

Le port du hijab

Soit parce qu’un membre de la famille les y a contraints, soit pour ne pas s’exposer à la violence dans la rue « le port du voile en Égypte est le résultat de pressions sociales » (page 140).  C’est pourquoi Osire Glacier préconise le respect des libertés individuelles et le principe de l’égalité des sexes comme un principe universel, et non comme une provenance exclusivement occidentale.

Au Québec, la couverture médiatique insistant sur les femmes qui veulent porter le voile là où elles vivent et travaillent contribue à alimenter les discours populistes de droite ou d’extrême droite. Cela a pour résultat de marginaliser des individus issus des pays musulmans vivants en Occident, notamment en matière de protection des migrants et des réfugiés.

La solution réside dans un effort accru d’éducation et d’une « couverture médiatique des productions artistiques, culturelles et intellectuelles des pays arabo-musulmans pour révéler les identités plurielles et les préoccupations universelles des individus issus de ces pays » (page 148).

Conclusion

Je reviens donc à l’échange des jeunes du 29 mai dernier. J’ai le sentiment que ces jeunes filles musulmanes voilées et non voilées vivent les mêmes aspirations, le même goût de contribuer positivement au bien commun collectif sans référence explicite aux religions.

Il serait intéressant de connaître les motivations des unes et des autres. Y a-t-il encore au Québec une pression familiale ou d’un imam qui pousse certaines à porter le voile? Se sentent-elles plus en sécurité ou protégé du regard des hommes en portant un voile comme cela était à l’époque du Prophète? Cela présumerait que les hommes d’ici sont tout aussi dangereux dans les rues que dans certains pays musulmans! Or, il me semble injuste de penser que tous les hommes soient des prédateurs sexuels, ici comme ailleurs.

Un chauffeur de taxi d’origine algérienne immigré au Québec depuis plus de vingt ans me partageait sa fierté d’avoir trois jeunes filles épanouies qui ne portant pas le voile. « Je ne comprends pas celles qui en Algérie revendiquaient leur droit de ne pas être voilé, mais qui, une fois ici, se voilent, m’a-t-il confié. Comme moi, elles ont fui la ‘police des mœurs islamiques’, mais pour adopter le voile une fois rendu ici. C’est à n’y rien comprendre ».  S’agit-il d’un esprit rebelle inversé mal compris? Ou bien, est-ce une incapacité de s’adapter à un autre environnement culturel en revendiquant le droit d’exercer une liberté nouvellement acquise, mais mal intégrée? Sont-elles conscientes de l’instrumentalisation du voile manipulée par l’idéologie du fondamentalisme musulman?

D’un autre côté, il me semble également judicieux de clamer que le féminisme laïque n’est pas un phénomène strictement occidental. « Les pays musulmans abritent une multitude de voix et une pensée plurielle en matière d’égalité entre les sexes » (page 83). Parallèlement, la foi islamique a intérêt à être vécue par ses adeptes en tant que spiritualité pour contrecarrer l’avancée des intégrismes religieux.

Tout compte fait, cela s’applique également aux chrétiens, quelle que soit leur dénomination. La religion, en tant que structure sociale, court constamment le danger d’imposer des règles et des mécanismes de contrôle au détriment de la conscience personnelle et de la véritable conversion du cœur. C’est mon souhait que les rencontres interreligieuses entre jeunes se multiplient pour enrichir le collectif humain que nous formons.

[1] Osire Glacier (Hadouche), Femmes, Islam et Occident, Essai, Collection « Regards solidaires », Éditions de la Pleine Lune, Lachine, Canada, 2018.

Femmes, Islam et Occident

Osire Glacier (Hadouche) réfute la croyance selon laquelle le féminisme serait une idéologie strictement occidentale et montre qu’une telle croyance se base sur une image figée et méprisante des cultures d’ailleurs. À l’instar de toutes les sociétés humaines, les pays musulmans abritent une multitude de voix et une pensée plurielle, notamment en matière d’égalité entre les sexes.

Dans Femmes, Islam et Occident, elle retrace l’historique du port du voile et nous fait découvrir des féministes arabo-musulmanes qui se sont penchées sur la question du statut des femmes dans l’islam, montrant l’importance des luttes de ces femmes et leur contribution à l’avancement des droits humains dans leur société et dans le monde.

Ce livre invite à une réflexion sur des sujets tels que les signes religieux dans l’espace public, la neutralité de l’État, les accommodements raisonnables et un vivre-ensemble harmonieux qui serait fondé sur des principes universels.

OSIRE GLACIEROsire Glacier. Née à Agadir dans les années 1960, Osire Glacier a vécu au Maroc jusqu’à l’âge de 17 ans. Après quelques années en France et aux États-Unis, elle a déménagé au Québec pour y réaliser une maîtrise à l’Université Laval, puis un doctorat à l’université McGill. Spécialiste de l’histoire des femmes et des droits de la personne au Maroc et dans le monde arabe, conférencière et professeure d’histoire et de sciences politiques à l’Université Bishop’s de Sherbrooke, elle tente, par ses travaux et ses recherches, d’apporter sa contribution à la connaissance du Maghreb et souhaite collaborer à un meilleur vivre-ensemble en offrant un éclairage constructif au dialogue québécois.

Lien : http://etudesmarocaines.com/

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17 Journées Africaines 2018 06Pour la première fois, les Journées Africaines du Centre Afrika ont été inaugurées cette année à l’Espace Mushagalusa. Animées avec brio par la griotte Djely Tapa et les musiciens Jean-Claude R9 à la guitare et Adama Daou aux balafons,  l’atmosphère était réellement festive.

Le Musée du fier monde a de nouveau accueilli les Journées Africaines. Le directeur René Binette en était ravi. Une panoplie d’artistes s’est succédé en plus des ateliers de création, la présence d’artisans et de créateurs. Il y en avait pour tout le monde et tous les goûts.

Le Marché Saint-Jacques situé en face du musée a aussi permis d’offrir de bons repas préparés par le service Bijoux Fusion.

La journée du dimanche a laissé place à l’exposition des œuvres des peintres de la Réminiscence. À cela s’est ajouté le don du livre d’Or, œuvre de création collective des citoyens de la circonscription Sainte-Marie-Saint-Jacques. Ce don a été signé entre la députée Manon Massé et le directeur du Musée du fier monde, René Binette.

Au plaisir de se retrouver pour la 15e édition 2019.

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01 Ottawa 22 mai 2018Les belles tulipes étalées sur les parterres longeant les rues de la capitale n’ont pas modifié le ciel gris d’Ottawa qui se reflétait dans le local du Comité Permanent de la Sécurité Publique et Nationale situé au 197 rue Sparks. En présence des parlementaires qui représentaient leurs partis politiques d’affiliation, la Commission nous avait convoqués pour 11h00 le 22 mai 2018 afin d’entendre notre point de vue dans la foulée du projet de loi C-71 sur le contrôle des armes à feu.

Les armes d’assaut ont non seulement été les principales armes à feu récemment utilisées dans les fusillades de masse au États-Unis, mais il en fut de même lors des tragédies que nous avons connues au Canada tel qu’à la Polytechnique en 1989, au Collège Dawson en 2006, au Métropolis à Montréal en 2012, sans oublier la tuerie à la mosquée de Québec l’année dernière.

Malgré le fait que 80% des Canadiens, y compris la majorité des propriétaires d’arme à feu, sont en faveur d’une interdiction de la vente d’armes d’assaut au Canada, le projet de loi C-71 n’aborde pas cette question. Clairement, aux dires du ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, un autre projet de loi différent du C-71 devra être présenté aux Communes pour traiter du bannissement des armes d’assaut.

«S’il vous plaît, s’il vous plaît. Aidez-nous, aidez-nous, et aidez la société à ce que ce genre d’arme d’assaut, de guerre ne soit pas dans ce pays. C’est pour le bien de toute la société.» Ce cri du cœur lancé par Boufeldja Benabdallah aux élus aura-t-il été inutile?

Contre les armes d'assaut Radio-Canada nouvelles

Daniel Thibeault, journaliste

Le lobby des armes à feu au Canada est politiquement influent. Les députés sont, semble-t-il, inondés de messages provenant de leurs sympathisants. Le plus troublant est de constater que le public présuppose que notre pays est mieux protégé qu’aux États-Unis en ce qui concerne la vente d’armes à feu. Pourtant, aux dires d’Hélène Buzzetti dans un long article publié dans le journal Le Devoir du 4 mai; obtenir un permis d’armes à feu est d’une facilité désarmante. Les autorités se fient à la bonne foi des demandeurs et croisent les doigts en espérant que les médecins leur signaleront les cas à risque.

En vérité, il est légalement possible d’acheter dans notre pays une arme d’assaut de type militaire sans restriction, c’est-à-dire sans qu’il soit possible de retrouver leurs propriétaires. Le projet de loi C-71 n’aborde pas ce point précis, mais s’adresse seulement à des considérations techniques secondaires telles que le rôle de la Gendarmerie Nationale et l’application de la loi.

Ironiquement, au même moment où se tient ce débat, selon un article publié par Olivier Robichaud dans le Huffpost le 23 mai, le Service de police de la Ville de Laval et de Longueuil est en voie d’offrir des armes d’assaut à leurs patrouilleurs. Cela ne semble pas encore être le cas pour le SPVM à Montréal où seuls les groupes d’intervention tactiques en possèdent une quarantaine.

Sommes-nous en train de créer une psychose sociale aux allures étasuniennes? Le danger accroît avec l’usage du tabac, c’est connu. La prolifération des armes à feu de type militaire n’annonce rien de bon pour les Canadiens incluant les honnêtes propriétaires d’armes à feu consciencieux, responsables dans le maniement de leurs armes et respectueux des lois. Ceux-ci n’utilisent pas d’armes d’assaut pour la chasse au gibier!

La raison ne semble pas prévaloir à ce chapitre. La question de l’accessibilité d’armes d’assaut doit se restreindre aux militaires. C’est pourtant simple! Qu’est-ce qui nous empêche en tant que société qui aspire à vivre en sécurité de mettre hors la loi la vente libre d’armes de guerre? Ce n’est certainement pas la prolifération de ces armes qui assurera une plus grande protection civile. L’exemple de nos voisins américains n’est-il pas suffisant?

Sans trop nous en rendre compte, assistons-nous à une forme lente et sournoise d’acceptabilité sociale de vente libre d’armes d’assaut sans mécanisme de contrôle?

Serge St-Arneault, Membre de Polysesouvient

07 Ottawa 22 mai 2018

Membres présents lors de l’audience au local du Comité Permanent de la Sécurité Publique et Nationale : Heidi Rathjen, Coordonatrice de PolySeSouvient, Michel LeRoux, père du policier Thierry LeRoux abattu à Lac-Simon, Boufeldja Banabdallah, président et cofondateur du Centre culturel islamique de Québec, Nizar Ghali et Mohamed Khabar, survivants de la tragédie à la Mosquée de Québec, Nathalie Provost, survivante de la Polytechnique le 6 décembre 1989, Serge St-Arneault, frère d’Annie St-Arneault assassinée à la Polytechnique de Montréal, Alison Irons, mère de Lindsay qui a été tuée par une arme à feu à Bracebridge, Ontario, en avril 2013, Manuel Klassen, président de l’Association des Étudiants de Polytechnique, Wendy Vasquez, présidente de la Confédération pour le Rayonnement des Étudiants en Ingénierie au Québec, Jade Karim, Coordonnateur à la mobilisation de l’union Étudiante du Québec, Alexandra Laberge, représentante de la Fédération des Femmes du Québec (vidéo conférence), Hélène Thibault, diplômée de Polytechnique et membres de PolySeSouvient, Jérôme Goudreault, directeur, Association Québécoise de prévention du Suicide, et plusieurs autres étudiants de la Polytechnique de Montréal.

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Assault weapons in Canada

Armes d'assaut dans le journal Le Soleil

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Témoignage de Serge St-Arneault.

J’étais un peu perdu en sortant du métro Atwater. Cette sortie mène à un vaste centre d’achat souterrain. Je finis par trouver la sortie qui mène au Square Cabot. Il y a déjà une foule autour du monument de Jean Cabot, navigateur et explorateur vénitien au service de l’Angleterre en 1497. Ce n’est pas étonnant. Après tout, le square est situé du côté ouest de la ville de Montréal.

Marche pour nos vies MTL 04Les messages transmis sur des pancartes sont surtout rédigés en anglais. L’un d’eux est retentissant : « Depuis les cinq dernières années, le nombre de décès par armes à feu (aux États-Unis) est de 156,993 alors que celui des jeunes qui croquent par défi des capsules de détergent Tide est de 8, dû à l’empoisonnement. Le défi Tide (Tide Pods) est interdit, mais ce n’est pas le cas de la prolifération d’armes d’assaut. »

Les organisateurs de la marche, Phil Lord et Sophie Rose Saidmehr ont pris la parole en évoquant la grande solidarité qui mobilise plus de 800 rassemblements semblables un peu partout dans le monde. Un étudiant de l’école secondaire de Parkland, en Floride, a évoqué le drame qu’il a vécu. De même qu’une mère de famille.

Plus près de nous, plusieurs étudiants de la Polytechnique de Montréal ont voulu témoigner de leur soutien indéfectible qui se transmet d’une génération d’étudiants à l’autre depuis la tragédie du 6 décembre 1989. Le message est le même partout : « Protégeons nos enfants. Pas les armes à feu. »

Pour moi, l’entrevue qu’Heidi Rathjen a accordée à l’Associated Press est d’une clarté limpide. Elle a rappelé que son combat se poursuit puisque les armes d’assaut demeureront légales au Canada malgré le projet de loi C-71 déposé le mardi 20 mars 2018 à la Chambre des communes.

Marche pour nos vies MTL 10«La plupart des tueurs de masse qu’on connaît — à Concordia, à Dawson, à Moncton, la soirée des élections, à la mosquée — étaient des propriétaires légaux d’armes restreintes. Ce n’est pas parce qu’elles sont restreintes qu’elles sont plus difficiles à obtenir. Elles devraient être prohibées».

Beaucoup d’Américains ont encore l’impression que les lois canadiennes sont plus efficaces qu’aux États-Unis. On oublie trop souvent que nous avions au Canada un registre d’armes qui, malgré ses lacunes, distinguait notre pays des autres pour son haut niveau de sécurité en faveur des citoyens. Cela a été détruit par le gouvernement Harpeur en 2012. L’annonce du prochain projet de loi C-71 réintroduit des mesures sans pour cela interdire les armes d’assaut ‘non restreinte’ tel que le Kel-Tec RDB.

Marche pour nos vies MTL 18Finalement, j’ai rattrapé en courant la foule de 700 personnes qui s’était mise en marche en empruntant les rues Sainte-Catherine, Saint-Mathieu et le boulevard René-Lévesque jusqu’à la rue St-Alexandre où se trouve le Consulat général des États-Unis, tout juste derrière l’église du Gesu.

Nous entrerons demain dans la Semaine sainte avec la messe des Rameaux qui commémore la passion de Jésus. Soudainement, je vois une similarité avec la « Marche pour nos vies ». En effet, la passion de Jésus a aussi été une marche jusqu’au calvaire. Celle-ci n’est-elle pas aujourd’hui nos propres douloureuses marches vers l’exigence de lois qui protègent les enfants de tueries effroyables dans les écoles? Avec un peu plus d’imagination, on pourrait même associer les clous qui ont transpercé la chair de Jésus aux balles tirées par des armes à feu qui causent d’effroyables blessures et pertes de vie.

Pour nous, croyants, la croix de Jésus est un étendard et une source d’espérance, car, par elle, au-delà de la mort, pointe une promesse de vie éternelle. Celle-ci sera possible dans la mesure où dès maintenant nous décidions de marcher, c’est-à-dire de nous engager, pour un monde meilleur exempt d’armes d’assaut légalement en vente ici au Canada pour quiconque a les moyens financiers d’en acheter.

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Liens : Journal Métro, 24 mars 2018 : Une «March for Our Lives» montréalaise.

Également sur Huffingtonpost.ca

Commémoration citoyenne 29-01-2017 01Commémoration citoyenne 29-01-2017 11 bJe reviens du site près de la Mosquée de Québec où un grand rassemblement avait lieu pour commémorer l’attentat du 29 janvier 2017 à la Mosquée de Québec. Nous étions un millier à braver un froid polaire pour écouter les témoignages des familles des six hommes qui ont été tués l’année dernière. Il y a eu plusieurs discours, mais ne retiendrai que deux. Le témoignage de Nathalie Provost restera gravé dans nos mémoires tant pour ses paroles évoquant le souvenir de la tragédie de la Polytechnique que par le dévoilement de son cœur. Nathalie nous a partagé sa lente montée vers le pardon. Elle a évoqué combien le témoignage de la communauté musulmane la touchait. Il y avait en elle une fraîcheur spirituelle qui lui permettait d’aller au-delà de la lecture de son texte, car elle parlait avec son cœur, son âme, son être tout entier. Même le président du Centre culturel islamique de Québec, Mohamed Labidi, sur les ondes de TVA, a été profondément ému par les paroles de Nathalie.

Ensuite, il y a le discours du Premier Ministre Justin Trudeau qui a été remarquable. Je n’ai trouvé qu’un bref passage sur Internet qui, à mon avis, ne transmet pas l’essentiel de son allocution. Justin a beaucoup insisté sur les peurs qui nous paralysent. Il a fait appel à l’esprit d’accueil des Québécois et Canadiens dans le respect de nos différences.

Justin Trudeau discour commémoration 29-01-2017. bSelon le Journal de Québec, Justin Trudeau a été le premier à prendre la parole et il s’est montré plutôt cinglant envers La Meute. «C’est facile de condamner le racisme, l’intolérance, des discriminations contre la communauté musulmane. On sait c’est qui les racistes, c’est l’autre, c’est les nonos qui se promènent avec des pattes de chien sur le t-shirt.»

Le premier ministre est également revenu sur la réflexion qui dure depuis un an.

«On est unis dans une réflexion de comment, comment on va continuer de construire une société ouverte, généreuse, respectueuse de nos différences, qui célèbre nos différences. Cette réflexion continue.»

Autres liens : Hommage aux victimes de la grande mosquée à QuébecUn an plus tard, un appel au vivre-ensemble et  Attentat à la mosquée : communion à Québec.

Je remercie Gabrielle, bénévole qui nous a accueillis, et je salue Michel Leroux, Heidi Rathjen et Benoit Laganière qui représentaient avec moi Polysesouvient.

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Rassemblement Québec janvier 2018 01Animé par Éve-Marie Lortie et Khadija Saïd, un recueillement spirituel en mémoire des victimes de l’attentat de la Grande Mosquée de Québec a eu lieu le 28 janvier 2018 au Pavillon de la Jeunesse, ExpoCité. Ce rassemblement spirituel ouvert à tous a permis à plusieurs membres des familles touchées par ce drame de témoigner des six hommes qui ont perdu leur vie le soir du 29 janvier 2017. C’était des hommes de grande valeur qui, pour plusieurs, vivaient à Québec depuis de nombreuses années. L’ironie du sort a voulu que certains d’entre eux meurent tragiquement alors qu’ils avaient fui leur pays en guerre.

Rassemblement Québec janvier 2018 26Une composition intitulée ‘Papa tout bas’ a été interprétée par les élèves de l’école Jeunes musiciens du monde. Puis, un moment de prière a été introduit un discourt du Grand Chef Konrad Sioui et un chant des membres des Premières Nations intitulé ‘Le chant de l’eau’. Après quoi, accompagné de sa guitare, Mgr Louis Corriveau a chanté un magnifique chant intitulé ‘Ta nuit sera lumière de midi’. Ont suivi une prière de Mgr Bruce Myers de l’Église Anglicane de Québec ainsi qu’un chant du quatuor anglican de Québec. Finalement, monsieur Yacov Weil, le nouveau rabbin de la communauté juive de Québec, a chanté l’El Male Rahamim.

La soirée s’est terminée avec un discourt de monsieur Boufeldja Benabdallah, cofondateur du Centre culturel islamique de Québec ainsi que de monsieur David Weiser. Le chant final sur la mélodie Allelujah de Leonard Cochen interprété par madame Nancy Lapointe, monsieur Daniel L Moisan accompagné par tous les participants de la soirée et les enfants dont certains sont maintenant les orphelins de ces hommes qui ont été assassinés.

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