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Rassemblement des Bertrand dit St-Arnaud le 29 août 2026

L’association de famille de Paul Bertrand dit St-Arnaud se rassemblera à Ste-Geneviève de Batiscan le 29 août 2026. Notre précédente réunion remonte à 2024 lorsque le rassemblement a eu lieu à Gatineau.

HORAIRE DU RASSEMBLEMENT ANNUEL 2026 DE L’ADBStar

  • 10h30 Arrivée des participants et remise de la nouvelle revue La Missive.
  • 11h30 Assemblée générale annuelle 2026.
  • 12h30 Dîner – repas sur place / tirage de prix de présences.
  • 14h30 Visite de la terre ancestrale.
  • 16h00 Mot de remerciement et départ.

ORDRE DU JOUR DE LA RÉUNION

  1. Ouverture de l’assemblée par le président
  2. Présentation des membres du conseil d’administration
  3. Choix d’un président(e) d’assemblée ainsi que d’un(e) secrétaire
  4. Lecture et adoption de l’ordre du jour
  5. Lecture et adoption du procès-verbal de l’AGA 2024
  6. Rapport du président pour l’année écoulée
    • La Missive.
  7. Rapport de la trésorière et états financiers
  8. Rapport du vérificateur financier.
  9. Nomination d’un(e) vérificateur(trice)
  10. Mise en nomination et élection des nouveaux membres du C.A.
  11. Varia
  12. Période de questions (l’avenir de l’Association).
  13. Levée de l’assemblée

Formulaire d’inscription

Où est la détermination habituelle de Mark Carney ?

Contrôle des armes à feu

Sylvie Haviernick et Serge St-Arneault, qui ont tous deux perdu une sœur dans la tragédie de Polytechnique, expliquent ce que le gouvernement fédéral peut faire pour mettre en place un véritable contrôle des armes à feu semi-automatiques, y compris le SKS, qui a causé la mort récemment à Montréal.

Depuis 1996, l’Australie a interdit catégoriquement l’utilisation d’armes de guerre, telles que des fusils d’assaut, des fusils à pompe et des fusils semi-automatiques, dans le domaine civil. De plus, le gouvernement australien a lancé un programme national obligatoire et financé par une taxe spéciale pour racheter et détruire environ 650 000 armes illégales.

À cela s’est ajoutée, depuis 2021, une amnistie nationale permanente permettant aux citoyens de remettre à la police, sans crainte de poursuites, les armes non enregistrées ou illégales.

Cette mesure a eu des effets positifs : le taux de criminalité liée aux armes à feu est nettement inférieur à celui du Canada. De plus, l’Australie a connu une baisse significative des fusillades de masse et une diminution de 80 % des suicides par arme à feu.

Il est indéniable que la géographie insulaire de l’Australie constitue un atout en matière de contrôle des frontières, en particulier par rapport à celles avec les États-Unis. Cependant, cela ne devrait pas servir d’excuse pour expliquer la réticence persistante du gouvernement fédéral canadien à réglementer strictement les armes à feu de type militaire, y compris les SKS, qui sont toujours légales à ce jour.

Néanmoins, le gouvernement fédéral a élargi l’interdiction de plusieurs armes à feu semi-automatiques, prolongé les périodes de grâce, mis en place un programme d’indemnisation et renforcé la réglementation pour limiter leur circulation et leur utilisation dans un contexte civil. Alors, qu’est-ce qui cloche ?

Fusillade dans Côte-des-Neiges

Après la fusillade du 22 juin dans le quartier de Côte-des-Neiges, l’opinion de Mark Carney sur la décision du gouvernement d’interdire le SKS, une arme semi-automatique, est restée floue. Il admet « qu’il faut faire plus », mais ajoute que « c’est un enjeu complexe ».

La formation « d’un groupe consultatif élargi » correspond à une sorte d’inertie volontaire quasi chronique qui entrave la réalisation législative d’une politique ferme et résolue.

Les consultations interminables nécessaires à ce processus retardent toujours davantage la mise en œuvre de la loi C-21.

Bien que cette loi ait entraîné des avancées, son application reste malheureusement limitée. Pour tirer pleinement parti de son potentiel, il est crucial d’assurer une application rigoureuse de mesures concrètes et une coopération étroite entre les services de police, les tribunaux et les organismes de santé publique.

Que devrions-nous faire ?

Comme il s’agit de sa décision, le gouvernement devrait s’empresser d’organiser des consultations plus rapides. Les consultations menées précédemment par le ministre de la Sécurité publique, Bill Blair, n’ont jamais abouti à un consensus avec les agriculteurs, les organisations de chasse, les communautés autochtones et les clubs de tir sportif. Il est grand temps d’agir résolument dans ce dossier, comme le gouvernement le fait actuellement pour faire face au nouvel ordre politique et économique instauré par nos voisins américains.

À ce propos, à la différence des Australiens, la perméabilité de notre frontière est une réalité inéluctable. Toutefois, notre nation a la capacité de renforcer la sécurité des frontières, l’immigration et la lutte contre la criminalité transnationale, comme l’a démontré la Loi visant une sécurité rigoureuse à la frontière déposée en juin 2025 par le gouvernement libéral.

Cela souligne l’importance cruciale que les forces policières canadiennes doivent appuyer toutes les décisions du gouvernement en matière de collecte ou de saisie d’armes d’assaut illégales.

La mise en place de mesures de sécurité publique relève principalement de la compétence des autorités fédérales. À l’heure actuelle, ce sont les municipalités qui se sont engagées dans cette voie. Toutefois, elles manquent de ressources financières pour atteindre leurs objectifs. Elles ne peuvent pas obliger les détenteurs d’armes à feu à se délester de leurs armes.

Le gouvernement Carney s’engage avec détermination et efficacité dans de multiples domaines, en adoptant une perspective à long terme visant à renforcer le pays. Une grande majorité de Canadiens soutiennent ces initiatives. Nous tenons à souligner que pas moins de 80 % de la population canadienne approuvait en 2018 la demande de PolySeSouvient d’interdire totalement les armes d’assaut de type militaire1.

Être là où il se doit au nom du Christ ressuscité

Éditorial de l’édition du mois de juin 2026 de la Lettre aux Amis, numéro 73

Que ce soit à Jérusalem, dans le quartier Saint-Roch de Québec ou là où vous vous trouvez en ce moment, nous sommes au bon endroit en raison du Christ ressuscité.

Le révérend Gilles Routhier, théologien éminent de renommée mondiale affilié au diocèse de Québec, expert du concile Vatican II et de la synodalité, enseignant à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l’Université Laval depuis 1992, a mis l’accent sur la nécessité de préserver l’unité ou «l’esprit de corps» en valorisant la variété des dons spirituels au sein de la communauté sacerdotale lors de la réunion générale du clergé de l’archidiocèse de Québec qui s’est déroulée le 6 mai 2026.

Le risque de division est bel et bien réel dans un monde polarisé, tel que nous le vivons chaque jour. Ce danger, c’est le retour aux « tribus » sociales, unies par des intérêts communs et dominées par des leaders d’opinion.

Dans l’Église, il est crucial d’écarter les conflits en se concentrant sur l’essence même de notre foi chrétienne : l’amour du Christ. C’est cela qui constitue notre choix essentiel.

Au-delà de nos sensibilités ou de nos colorations spirituelles, qui sont les manifestations de notre diversité, nous appartenons avant tout à une communauté de croyants en Église. Le piège à éviter est l’isolement, qui consiste à agir seul.

Notre mission commune est de promouvoir l’unité en embrassant notre diversité. C’est là l’œuvre de l’Esprit-Saint.

L’édition de La Lettre aux Amis que vous tenez entre vos mains nous emmène à Jérusalem et dans le diocèse de Québec, mais nous proclamons tous le même message : l’Évangile.

Bonne lecture,

Document PDF de l’édition de la revue La Lettre aux Amis du mois de juin 2026, numéro 73.

Soutenez le projet 83 :

INSTALLATION D’UN SYSTÈME SOLAIRE AU COLLÈGE SAINT FRANCIS DE KYANAMIRA, DANS LE DIOCÈSE DE KABALE EN OUGANDA

Ce projet consiste à produire de l’électricité à partir d’un système solaire. En effet, l’approvisionnement en électricité fourni par la compagnie publique n’est pas stable. C’est pourquoi, compte tenu des besoins en électricité du collège Saint-Francis de Kyanamira, nous avons pris conscience de la nécessité absolue de disposer d’une alimentation solaire capable d’assurer le bon fonctionnement de l’établissement, en particulier pour les élèves. En cas de coupure de courant, ceux-ci ne peuvent plus accéder à la salle informatique pour leurs travaux pratiques. De plus, la nuit, lorsque l’électricité fournie par le gouvernement est coupée, les élèves ne peuvent pas étudier.

De plus, le collège de Saint-Francis de Kyanamira est le seul établissement secondaire de notre nouvelle paroisse du diocèse de Kabale : la paroisse SaintFrançois-d’Assise de Kyanamira. Cet établissement est situé dans une zone semi-rurale, non loin de la ville de Kabale, dans l’ouest de l’Ouganda.

Il s’agit d’un établissement mixte proposant à la fois un enseignement de niveau ordinaire et un enseignement supérieur, en internat et en externat. Il s’inscrit aussi dans le cadre de l’enseignement secondaire universel et de l’enseignement et de la formation post-secondaires universels.

L’établissement compte six bâtiments, à savoir le bâtiment principal abritant les bureaux administratifs et la salle informatique, le laboratoire, le foyer pour garçons et le foyer pour filles.

En ce qui concerne les effectifs, l’établissement compte actuellement trois cent quatre-vingts élèves qui sont encadrés par 34 enseignants diplômés et 18 membres du personnel de soutien.

La population locale, en particulier le comité des parents d’élèves, participe à ce projet en apportant sa contribution locale. À ce jour, quatre millions de shillings ougandais (4 000 000 UGX) ont été collectés à cette fin. Cela correspond à mille quatre cent quatre-vingt-sept dollars canadiens (1 487 CAD).

Toutefois, le montant que nous sollicitons grâce à votre générosité s’élève à vingt-six mille dollars canadiens (26 000 CAD).

Mille fois merci pour votre aide.

Père Grace B. Baltazar , M.Afr Père Armel Somda, M.Afr

Contrôle des armes à feu semi-automatiques: ce que le gouvernement fédéral peut faire

LA PAROLE AUX LECTEURS

6 juillet 2026

Depuis 1996, l’Australie a interdit catégoriquement l’utilisation d’armes de guerre, telles que des fusils d’assaut, des fusils à pompe et des fusils semi-automatiques, dans le domaine civil. De plus, le gouvernement australien a lancé un programme national obligatoire et financé par une taxe spéciale pour racheter et détruire environ 650 000 armes illégales.

À cela s’est ajoutée, depuis 2021, une amnistie nationale permanente permettant aux citoyens de remettre à la police, sans crainte de poursuites, les armes non enregistrées ou illégales.

Cette mesure a eu des effets positifs: le taux de criminalité liée aux armes à feu est nettement inférieur à celui du Canada. De plus, l’Australie a connu une baisse significative des fusillades de masse et une diminution de 80 % des suicides par arme à feu.

Il est indéniable que la géographie insulaire de l’Australie constitue un atout en matière de contrôle des frontières, en particulier par rapport à celles avec les États-Unis. Cependant, cela ne devrait pas servir d’excuse pour expliquer la réticence persistante du gouvernement fédéral à réglementer strictement les armes à feu de type militaire, y compris les SKS, qui sont toujours légales à ce jour.

Néanmoins, le gouvernement fédéral a élargi l’interdiction de plusieurs armes à feu semi-automatiques, prolongé les périodes de grâce, mis en place un programme d’indemnisation et renforcé la réglementation pour limiter leur circulation et leur utilisation dans un contexte civil. Alors, qu’est-ce qui cloche ?

Fusillade dans Côte-des-Neiges

Après la fusillade du 22 juin dans le quartier de Côte-des-Neiges, l’opinion de Mark Carney sur la décision du gouvernement d’interdire la SKS, une arme semi-automatique, au Canada est restée floue. Il admet « qu’il faut faire plus », mais ajoute que « c’est un enjeu complexe ».

La formation « d’un groupe consultatif élargi » correspond à une sorte d’inertie volontaire quasi chronique qui entrave la réalisation législative d’une politique ferme et résolue.

Les consultations interminables nécessaires à ce processus retardent toujours davantage la mise en œuvre de la loi C-21.

Bien que cette loi ait entraîné des avancées, son application reste malheureusement limitée. Pour tirer pleinement parti de son potentiel, il est crucial d’assurer une application rigoureuse de mesures concrètes et une coopération étroite entre les services de police, les tribunaux et les organismes de santé publique.

Que devrions-nous faire ?

Comme il s’agit de sa décision, le gouvernement devrait s’empresser d’organiser des consultations plus rapides, qui sont actuellement retardées de manière alarmante. Les consultations menées précédemment par le ministre de la Sécurité publique, Bill Blair, n’ont jamais abouti à un consensus avec les agriculteurs, les organisations de chasse, les communautés autochtones et les clubs de tir sportif.

Il est grand temps d’agir résolument dans ce dossier, comme le gouvernement le fait actuellement pour faire face au nouvel ordre politique et économique instauré par nos voisins américains.

À ce propos, à la différence des Australiens, la perméabilité de notre frontière est une réalité inéluctable. Toutefois, notre nation a la capacité de renforcer la sécurité des frontières, l’immigration et la lutte contre la criminalité transnationale, comme l’a démontré la Loi visant une sécurité rigoureuse à la frontière déposée en juin 2025 par le gouvernement libéral.

Cela souligne l’importance cruciale que les forces policières canadiennes doivent accorder à l’appui sans faille de toutes les décisions du gouvernement en matière de collecte ou de saisie d’armes d’assaut illégales.

La mise en place de mesures de sécurité publique relève principalement de la compétence des autorités fédérales. Cependant, à l’heure actuelle, ce sont les municipalités qui se sont engagées dans cette voie. Toutefois, elles manquent de ressources financières pour atteindre leurs objectifs. Elles ne peuvent pas obliger les détenteurs d’armes à feu à se délester de leurs armes.

Le gouvernement Carney s’engage avec détermination et efficacité dans de multiples domaines, en adoptant une perspective à long terme visant à renforcer le pays. Une grande majorité de Canadiens soutiennent ces initiatives. Nous tenons à souligner que pas moins de 80 % de la population canadienne approuve la demande de PolySeSouvient depuis la tragédie de la Poly en 1989, réclamant l’interdiction totale sur le territoire national des armes d’assaut de type militaire.

Sylvie Haviernick, sœur de Maude Haviernick, victime de la tragédie de Polytechnique du 6 décembre 1989

Serge St-Arneault, frère d’Annie St-Arneault, victime de la tragédie de Polytechnique du 6 décembre 1989

LIENS

Dialogue interreligieux, interculturalité et laïcité. Regard contemporain au Québec.

Chaque année, la Fédération pour la paix universelle du Québec confère le titre d’« Ambassadeur de paix » à personnalités exemplaires qui vivent pour les autres et se dévouent à des activités afin de promouvoir des valeurs morales universelles, une vie de famille solide, la coopération interreligieuse, l’harmonie entre les nations, le renouveau de l’Organisation des Nations unies, des médias responsables et l’établissement d’une culture de paix.

En transcendant les frontières raciales, nationales et confessionnelles, les ambassadeurs de la paix contribuent à la réalisation d’un rêve ancien de l’humanité : un monde uni et paisible où les dimensions matérielles et spirituelles de la vie s’harmonisent.

C’est dans cet esprit que la Fédération pour la paix du Québec a décerné à six personnes, dont moi-même, le titre d’Ambassadeur de paix.

Cet événement s’est déroulé le 18 avril 2026 à l’Hôtel Ruby Foo’s situé au 7655 du boulevard Décarie, près du métro Namur. Le thème principal était le regard contemporain sur le dialogue interreligieux, l’interculturalité et la laïcité.

Le principal conférencier était Pierre LeBel, chercheur associé à l’IERTIMM (Institut d’étude et de recherche théologique en interculturalité, migration et mission).

Voici les éléments clés de son discours :

  • L’INTER encourage une relation marquée par la courtoisie et le respect dans les échanges interconfessionnels et interculturels.
  • Il est crucial pour une société laïque de fournir des espaces neutres qui favorisent la rencontre et la coopération au bénéfice de l’ensemble de la communauté.
  • Une société laïque est une société démocratique qui permet à chacun de se valoriser mutuellement.
  • La déférence invite à l’humilité en évitant de devenir ‘LA’ référence. Cette posture imprégnée de respect mutuel contribue à l’édification d’un lien social marqué par la confiance réciproque. Elle s’oppose à la fragmentation et aux rivalités.
  • Il est révélateur de noter que 92 % des Canadiens font confiance à leurs voisins, tandis que ce taux est inférieur à 50 % aux États-Unis.
  • Une sereine intériorité et une profonde spiritualité favorisent une humanité entièrement tournée vers le respect de la vie, les lieux de liberté et une plus grande assurance grâce à une attitude attentive aux autres.
  • Il est crucial de tirer parti du potentiel humain pour un épanouissement collectif. Cela amène l’humanité à se concentrer sur l’abondance de vie en Dieu, sur cette nature divine qui nous habite tous.
  • Dans le paysage politique québécois actuel, la laïcité ne permet pas aux communautés de foi de participer à la restructuration du monde, car elle écarte les valeurs religieuses axées sur l’unité et la réconciliation. La référence est celle de la plénitude de la relation de Jésus avec son Père, dans l’Esprit saint, lui permettant d’être entièrement disponible aux autres.
  • L’accueil des étrangers, des immigrants, des réfugiés, des personnes sans papiers et des travailleurs temporaires se trouve au cœur de la déférence et du respect de chaque individu, sans distinction.
  • La question fondamentale est de savoir si notre société laïque a la capacité collective de bien accueillir et de fournir les ressources nécessaires pour intégrer les différences religieuses et culturelles.

Nomination de nouveaux Ambassadeurs de paix 2026 du Québec

Autres intervenants

Louise Royer et Pierre LeBel

Louise Royer1, directrice de l’Office de la pastorale sociale, Archidiocèse catholique romain de Montréal

Robert Duffy, secrétaire-général – Fédération pour la paix universelle, Canada

Denitsa Tsvetkova2, Ph.D., co-directrice du Centre canadien d’œcuménisme

Père Tiburtius Fernandez, curé des paroisses Saint Augustine of Canterbury, NDG et St. Edward the Confessor, Pointe-Claire

Père Serge St-Arneault

Son engagement missionnaire commence en 1980 – 1981 alors que Serge fait son noviciat chez la Société des missionnaires d’Afrique à Fribourg, Suisse, après une année d’étude en missiologie à l’université St-Paul à Ottawa.

De 1981 à 1983, il est en stage apostolique au zaïre où il étudie le kiswahili.

De 1985 à 1987, il étudie en missiologie (anthropologie) au Missionary Institute of London, England.

Il est ordonné prêtre le 28 juin 1987 à La Tuque, Canada, et s’engage comme missionnaire au Zaïre jusqu’en 1996. Là, au cœur d’un pays en plein conflit, parce qu’avec ses confrères ils n’avaient pris position pour aucune des factions en conflits, ils ont pu faciliter les pourparlers de paix.

Puis en 2001 il est nominé missionnaire au Malawi où il étudie le chichewa et s’engage au Centre d’études sur les questions de justices sociales et collabore au centre culturel et artistique Kungoni situé à Mua.

En 2011, il reçoit une nouvelle nomination en Zambie pour la coordination des communications en Afrique australe.

En 2017 il est nommé directeur du Centre Afrika de Montréal.

Récemment, il a joint une nouvelle équipe pastorale missionnaire dans le quartier St-Roch de Québec.

Depuis le 6 décembre 1989, père St-Arneault est engagé avec Polysesouvient, sa sœur Annie étant l’une des 14 victimes de cette tragédie. Depuis plus de 36 ans, Polysesouvient tente d’interdire la possession et la vente d’armes semi-automatiques de type militaire. Il considère son engagement pour la protection des femmes, trop souvent victimes de féminicide, et aussi des enfants, comme un prolongement de sa vocation consacrée au Royaume de Dieu.

Bref témoignage

Mon engagement pour la paix a été particulièrement significatif lorsque j’étais au Zaïre. Le génocide au Rwanda a eu des répercutions jusque-là où je visais, soit dans un vaste territoire au sud de la ville de Bunia dans le nord-est du pays, près de la frontière avec l’Ouganda. Gety, ce territoire, est peuplé de différentes tribus dont les plus importantes sont celles des Hémas et des Ndruna. Au même moment, le pays traversait des moments de troubles sociaux accompagnés d’émeutes dans les principales villes du pays, une économie dévastée par une inflation de 8000 %. Les rivalités historiques ont refait surface.

L’insécurité était omniprésente au point où tous les expatriés ont fui le pays, à la demande de leur pays respectif, dont le Canada. Le plus grand danger venait des paracommandos qui incendiaient les villages pour, soi-disant, rétablir la paix. J’ai été personnellement menacé à une reprise.

Pourtant, nous sommes restés. Avec mes confrères, nous avons mis en place des convois pour amener les populations menacées en des lieux plus sécuritaires. Parallèlement, nous avons essayé de rétablir les faits pour contredire des rumeurs de massacres, quoiqu’il y en ait eu à quelques reprises.

Finalement, nous avons facilité les pourparlers de paix entre les tribus en conflit sous un manguier situé dans un ‘no man’s land’. Nous pouvions le faire car n’avions pris position pour aucune des fractions en conflits. Néanmoins, pendant plusieurs mois, nous ne savions pas si nous allions survivre ou non.

PolySeSouvient

Je suis engagé avec PolySeSouvient depuis le 6 décembre 1989. Ma sœur Annie est l’une des 14 victimes de cette tragédie qui a profondément marqué les Canadiens. Le souvenir de cet événement est toujours présent. Depuis plus de 36 ans, PolySeSouvent tente d’interdire la possession et la vente d’armes semi-automatiques de type militaire. Ces armes de guerre n’ont pas leur place entre les mains de simples citoyens. Ces mêmes armes sont souvent utilisées dans les tueries de masse.

Mon principal rôle est de témoigner au nom des familles éprouvées. J’ai accordé de nombreuses entrevues et rédigé des articles pour la presse francophone et anglophone. Je considère mon engagement pour la protection des femmes, trop souvent victimes de féminicide, et aussi des enfants, comme un prolongement de ma vocation consacrée au Royaume de Dieu.

Father Serge St-Arneault

His missionary work began in 1980–1981, when Serge completed his novitiate with the Society of Missionaries of Africa in Fribourg, Switzerland, following a year of study in missiology at St. Paul University in Ottawa.

From 1981 to 1983, he was on an apostolic internship in Zaire, where he studied Kiswahili.

From 1985 to 1987, he studied missiology (anthropology) at the Missionary Institute of London, England.

He was ordained a priest on June 28, 1987, in La Tuque, Canada, and served as a missionary in Zaire until 1996. There, in the midst of a country in the throes of conflict, because he and his fellow priests had not taken sides with any of the warring factions, they were able to facilitate peace talks.

Then, in 2001, he was assigned as a missionary to Malawi, where he studied Chichewa and worked at the Center for Studies on Social Justice Issues, while also collaborating with the Kungoni Cultural and Arts Center in Mua.

In 2011, he received a new assignment in Zambia to coordinate communications in Southern Africa.

In 2017, he was appointed director of the Centre Afrika in Montreal.

Recently, he joined a new missionary pastoral team in the St-Roch neighborhood of Quebec City.

Since December 6, 1989, Father St-Arneault has been involved with Polysesouvient, as his sister Annie was one of the 14 victims of that tragedy. For more than 36 years, Polysesouvient has been working to ban the possession and sale of military-style semi-automatic weapons. He views his commitment to protecting women—who are all too often victims of femicide—and children as an extension of his vocation dedicated to the Kingdom of God.

A Brief Account

My commitment to peace was particularly significant during my time in Zaire. The genocide in Rwanda had repercussions even in the area where I was stationed—a vast territory south of the city of Bunia in the northeast of the country, near the border with Uganda. Gety, this territory, is populated by various tribes, the largest of which are the Hema and the Ndruna. At the same time, the country was experiencing social unrest accompanied by riots in the country’s major cities, with an economy devastated by 8,000% inflation. Historical rivalries resurfaced. Insecurity was so pervasive that all expatriates fled the country at the request of their respective governments, including Canada. The greatest danger came from paracommandos who set villages on fire, supposedly to restore peace. I was personally threatened on one occasion.

Yet we stayed. Together with my colleagues, we organized convoys to bring threatened populations to safer locations. At the same time, we tried to set the record straight to counter rumors of massacres, although there had indeed been a few on occasion.

In the end, we facilitated peace talks between the warring tribes under a mango tree located in a “no man’s land.” We were able to do this because we had not taken sides with any of the warring factions.

Nevertheless, for several months, we didn’t know whether we would survive or not.

PolySeSouvient

I have been involved with PolySeSouvient since December 6, 1989. My sister Annie is one of the 14 victims of this tragedy that deeply affected Canadians. The memory of this event is still very much alive.

For over 36 years, PolySeSouvient has been working to ban the possession and sale of military-style semi-automatic weapons. These weapons of war have no place in the hands of ordinary citizens. These same weapons are often used in mass shootings.

My primary role is to speak out on behalf of the bereaved families. I have given numerous interviews and written articles for both French- and English-language media. I view my commitment to protecting women—who are all too often victims of femicide—and children as an extension of my vocation dedicated to the Kingdom of God.

  1. Louise Royer est directrice de l’Office de la pastorale sociale de l’archidiocèse catholique romain de Montréal depuis juillet 2018. Elle a été l’agente de pastorale sociale de Côte-des-Neiges de 2002 à 2007; adjointe au secrétaire général de l’Assemblée des évêques catholiques du Québec de 2008 à 2013; et secrétaire générale de l’Institut séculier Les Oblates missionnaires de Marie Immaculée de 2013 à 2018.
    Bachelière en administration (UQTR, 1981), elle a complété un certificat en pastorale, option missionnaire, à la Faculté de théologie de l’Université Laval en 1995 et un diplôme d’études supérieures en développement économique communautaire à l’Université Concordia en 2006. ↩︎
  2. Dr. Denitsa Tsvetkova est co-directrice du Centre canadien d’œcuménisme. Elle est fondatrice et coordinatrice du Forum interreligieux pour la paix. En 2019, elle a terminé son doctorat en théologie pratique à l’Université de Montréal. Sa thèse s’intitulée « Les communautés des immigrants orthodoxes d’origine d’Europe de l’Est à Montréal à la rencontre de la diversité culturelle » fait étude empirico-herméneutique des communautés bulgare, moldave et roumaine et pose les questions de l’isolement communautaire et du rôle des communautés de foi dans le processus d’intégration des nouveaux-arrivants. Elle fait une étude croisée de la théologie trinitaire et de l’interculturalité.
    Denitsa a aussi obtenu une maîtrise en théologie et une maîtrise en sciences européennes et sciences sociales. Son mémoire de maîtrise est intitulé « L’identité orthodoxe (chrétienne) et l’identité européenne culturelle ».
    Elle travaille au Centre canadien d’œcuménisme depuis 2013, où, entre autres, elle est éditrice de la revue Œcuménisme. Elle est membre de plusieurs groupes de dialogue. Elle donne des conférences et avec les membres du Forum interreligieux pour la paix organise le Festival interreligieux. ↩︎

Le Communautaire à Boutte, Québec, le 2 avril 2026

Depuis le 23 mars 1882, 1882 organisations communautaires de tout le Québec mènent une grève pour une justice sociale équitable. Le 2 avril 2026, elles ont convergé vers le Parlement de Québec, représentant plus de 10 000 personnes. Il est à noter que 80-85 % de ces personnes sont des travailleuses.

Je me suis rendu devant le parlement vers 11 h. Cela m’a permis de mieux comprendre les raisons pour lesquelles les gens sont venus d’aussi loin que les Îles-de-la-Madeleine.

Leurs revendications

Le 2 avril est également la commémoration Jeudi Saint lorsque Jésus lave les pieds de ses disciples. Quelle belle coïncidence ! La bénévole au kiosque d’accueil m’a expliqué que la couleur rouge signifiait l’URGENCE. Le rouge représente aussi l’élément vital du sang. J’ai donc accroché un ruban rouge à mon poignet. Ce ruban échiqueté représente le FILET SOCIAL EN TRAIN DE S’ÉFRITER, de TOMBER EN MORCEAU, de se DÉCHIRER comme le sang de Jésus versé sur la croix. C’est dramatique !

En vérité, lors de mon homélie à la messe du soir, j’ai mis en évidence l’importance de l’engagement communautaire et son caractère profondément évangélique. Ce matin-là, une foule de 10 000 personnes, majoritairement composée de jeunes, s’est rassemblée dans un esprit de solidarité. Elles consacrent leur temps et leurs efforts à aider les personnes dans le besoin. Si l’on additionne tous ces pieds, on obtient un total de 20 000 paires. Ce sont ces pieds-là qui méritent d’être nettoyés en ce Jeudi Saint.

LIENS :

Le communautaire à boutte. Mouvement national de grève et de revendications du milieu communautaire

Plus de 10 000 personnes mobilisées pour le milieu communautaire

Dans le quartier Saint-Roch, l’Association coopérative d’économie familiale (ACEF) de Québec 

Vidéo du 2 octobre 2025 :

Ce jeudi, le 2 octobre 2025, une trentaine de personnes issues d’une cinquantaine de groupes communautaires de Québec et de Chaudière-Appalaches se sont rassemblées devant l’Assemblée nationale. Leur message : exiger un meilleur financement pour la défense collective des droits sociaux, un secteur fragilisé par l’absence d’indexation et la montée des besoins liés à la crise économique, au logement et aux services publics.

Le communautaire (et le Québec) à boutte

Table nationale des Corporations de développement communautaire

Ligne d’écoute pour tout le Québec | Obtenir des ressources d’aide

Maison des jeunes Capitale-Nationale

La laïcité québécoise – suite

Référence : La laïcité québécoise : La réaction québécoise face à la religion. Un regard historique et sociologique

Lors de sa conférence du lundi 16 février, tenue au pavillon Laurentienne de l’Université Laval, les orateurs ont examiné l’évolution historique de la Révolution tranquille, tout en analysant les défis contemporains liés à la laïcité au Québec.

Jean-Samuel Lapointe

Jean-Samuel Lapointe situe la Révolution tranquille entre le décès du premier ministre Maurice Duplessi, en 1959, et la fin de l’État-providence, en 1983. Cet épisode est cependant intimement lié à toute l’histoire du Québec. De la Nouvelle-France, identifiée à « Une foi, une loi, un Roi », à la guerre de la Conquête, puis au traité de Québec (1774), à l’Acte d’Union (1840) et, finalement, à l’Acte de l’Amérique du Nord britannique (1867), l’Église catholique a joué un rôle important, allant même jusqu’à s’immiscer dans les affaires sociales et culturelles.

D’autres moments historiques ont pavé le chemin du peuple canadien-français : la survivance, la revanche des berceaux, la Jeunesse étudiante catholique (JEC), le Refus global, pour aboutir à la réforme de l’éducation avec l’apparition des polyvalentes, des Cégeps et du réseau de l’Université du Québec. Sans oublier la Loi 101 sur la Charte de la langue française et l’émancipation des femmes.

Jean-Philippe Perreault

Jean-Philippe Perreault pose une question cruciale : « Que manque-t-il dans les débats actuels sur la laïcité ? » La réponse est simple : on évite soigneusement de mentionner la « religion ». Le gouvernement légifère sans considérer les groupes religieux comme des interlocuteurs légitimes.

Cela me fait penser au commentaire du rabbi Reuben Poupko, qui soulignait qu’au Québec, cela (la séparation de l’Église et de l’État) en Amérique du Nord, à l’exception du Québec, signifie que nous protégeons la religion de l’intervention du gouvernement. » « Au Québec, cela signifie que nous protégeons le gouvernement de l’intervention de la religion1. »

Selon Perreault, la laïcité ne se définit pas comme un concept impartial. Elle est plutôt une entité concrète qui prend forme dans un contexte culturel donné. Elle constitue un élément central des sociétés et une réponse à l’absence de sens. Il est crucial que la laïcité accueille favorablement d’autres quêtes de sens, telles que celles proposées par les croyances religieuses. La laïcité doit assurer la diversité.

En réalité, au Québec, la religion est souvent considérée comme une affaire personnelle et intime, reléguée à la sphère privée. Cependant, la religion est avant tout un phénomène social qui façonne une vision particulière du monde. Même dans un contexte de sécularisation croissante, la religion ne peut pas être réduite à une relique insignifiante et marginale. Sinon, la laïcité perd son caractère de neutralité et devient elle-même une sorte de religion.

Il est donc essentiel de protéger la liberté de conscience des croyants et des non-croyants. Or, au Québec, on observe un paradoxe : la laïcité est utilisée comme un outil de propagande politique.

LIENS : La laïcité

  1. “One of the difficulties of this conversation is that when you use the expression ‘separation of church and state’ anywhere in North America, besides Quebec, it means we will protect religion from the intervention of government,” Poupko said. “In Quebec, it means we will protect the government from the intervention of religion.” Rabbi Reuben Poupko ↩︎

30ème Rallye Expos Vues d’Afrique – 2026  

Sous la présidence d’honneur du peintre Gabriel Landry originaire de Natashquan et résident de Longueuil

Longueuil, le 16 février 2026

Lancée à l’occasion du Mois de l’histoire des Noirs, c’est le samedi 7 février dernier qu’avait lieu, à Montréal, le vernissage de l’exposition collective Divers Cités.

Tout en favorisant le dialogue interculturel et la visibilité des artistes issus de la diversité, cette exposition collective vise également à souligner le lancement d’une dizaine d’autres expositions d’arts visuels, qui seront présentées d’ici le 30 juin prochain dans des galeries d’art et des musées de Montréal.

Ces expositions ont lieu dans le cadre du 30 ème Rallye-Expos Vues d’Afrique 2026, lequel se déroule cette année sous la présidence d’honneur du peintre Gabriel Landry, originaire de Natashquan et résident de Longueuil. Présentée par le collectif Nouvim-Arts Expos, l’exposition Divers Cités à laquelle Gabriel Landry participe également comme artiste exposant et qui regroupe une vingtaine d’autres artistes, se poursuit jusqu’au 14 mars prochain, au Centre NA-RIVÉ situé au 6971 de la rue Saint-Denis à Montréal (QC) H2S 2S5.

L’exposition Divers Cités est ouverte au public les vendredis et samedis de 11:00h à 17:00h.

Le vernissage de l’exposition Divers Cités auquel ont assisté quelque 125
personnes, s’est déroulé en présence de plusieurs des artistes exposant.e.s ainsi que du commissaire de l’exposition, Bousmaha Seddiki et du président-fondateur du festival de cinéma Vues d’Afrique, Gérard Le Chêne. S’adressant à titre de président d’honneur du Rallye-Expos aux personnes présentes au vernissage, Gabriel Landry a tenu à souligner que l’honneur qu’on lui attribue dans le cadre de cet événement, revenait avant tout à chacun.e des artistes exposant.e.s ainsi qu’aux visiteur.euse.s de l’exposition.

À cela il ajoutait : « dans l’esprit de toute cette belle diversité d’humains dont nous faisons tous.tes partie, je profite de l’occasion pour citer ce proverbe africain dont l’humanité, à mon sens, a tant besoin qu’on se rappelle : « seul.e on va plus vite, ensemble on va plus loin » ».

Qualifiant son art de « symbolisme-cloisonniste », Gabriel Landry, à travers les tableaux qu’il présente à l’exposition Divers Cités, a tenu entre autres à rappeler cette belle universalité qui lui est si chère et à laquelle il associe son art.

De Natashquan, ce pays de neige et son village d’origine, aux déserts de sables; en passant par le Vivre-Ensemble et la Paix dans le monde, on peut y voir une association entre ces différents thèmes et les tableaux qu’il présente à cette exposition.

Trois de ces œuvres, à titre d’exemples, ont pour titre :

LES GALETS DE MON ENFANCE (un tableau rappelant l’hiver et son enfance à Natashquan).

LA ROSE DU TEMPS (faisant ainsi référence au désert et sa rose des sables)

et PASSERELLE DE LA PAIX (tableau associé au 16 mai – Journée Internationale du Vivre-Ensemble en Paix (JIVEP- 2024)

Un documentaire sur le parcours artistique de Gabriel Landry

Pendant le vernissage de l’exposition Divers Cités, la bande-annonce d’un documentaire était présentée aux visiteurs. Réalisé et produit par Akim Kermiche (AK Médias), ce documentaire, qui a pour titre C’EST DANS LE NOIR QUE LA LUMIÈRE EST LA PLUS BELLE et porte sur le parcours artistique Gabriel Landry, sera présenté à compter de mars prochain dans des endroits tels que : des maisons de la culture, des bibliothèques et autres. Ce même documentaire sera entre autres projeté lors du Festival Portugal International de Montréal (FPIM) 2026 qui se tiendra les 10, 11 et 12 juillet prochains, au 60 de la rue Rachel Ouest, coin Saint-Urbain à Montréal. Pour visionner la bande-annonce, cliquer ici :

À la projection de la bande-annonce du documentaire, s’en est suivi une conférence sur l’art africain contemporain, présentée par DR Fatih BOUZIDA.

Pour plus d’information :

Bousmaha Seddiki, Commissaire aux expositions et Leila Lyadini, Chargée de Projets artistiques

Gabriel Landry, Artiste peintre

La laïcité québécoise : La réaction québécoise face à la religion. Un regard historique et sociologique

Conférence ce lundi 16 février 2026 de 20h à 22h à la salle Jean-Paul-Tardif (LAU-1334) du pavillon La Laurentienne de l’Université Laval situé au 1030 Av. du Séminaire, Québec, QC G1V 0A6.

Le Dialogue islamo-chrétien de Québec est un groupe citoyen créé à la suite de l’attentat du 29 janvier 2017 à Québec. Dans un contexte marqué par la douleur, l’incompréhension et la peur, des citoyens musulmans et chrétiens ont choisi de se rencontrer, de dialoguer et de bâtir ensemble des ponts durables.

Depuis sa création, notre groupe œuvre à promouvoir le vivre-ensemble, la compréhension mutuelle et le respect entre personnes de différentes confessions. Ces échanges ont permis de tisser des liens solides entre musulmans et chrétiens de la ville de Québec, mais aussi au-delà. Ils ont surtout montré que, malgré nos différences, nous partageons des préoccupations communes, notamment face aux récentes lois sur la laïcité adoptées par le gouvernement du Québec, qui touchent à la fois les citoyens musulmans, chrétiens et d’autres croyants.

Dans un souci de mieux informer la population, en particulier les personnes nouvellement immigrantes, notre comité organise une soirée de conférences intitulée : la laïcité québécoise incluant :

La réaction québécoise face à la religion

Un regard historique et sociologique

Deux conférenciers universitaires y proposeront :

• un éclairage sur la Révolution tranquille et la transformation du rapport des Québécois à la religion ;

• une analyse sociologique des enjeux actuels de la laïcité au Québec.

Cette activité s’adresse tout particulièrement :

• aux personnes issues de l’immigration,

• aux étudiants et étudiantes internationaux,

• aux jeunes adultes,

• et à toute personne qui s’interroge sur la place de la religion dans la société québécoise.

Au plaisir de vous rencontrer, Bernard Westerveld & Imed Jarras, au nom du Dialogue islamo-chrétien de Québec

Un repas d’adieu avec témoignages en l’honneur de Serge St-Arneault, M.Afr.

10 février 2026

Nous sommes à Québec depuis une semaine environ, Denis, Jean-Paul et moi. Je vous en reparlerai. Pour le moment, je tiens avant tout à remercier toutes les personnes qui sont venus au Centre Afrika le 27 janvier dernier. Vos récits m’ont profondément ému. Cinquante d’entre vous ont répondu à mon invitation, et je vous remercie du fond du cœur d’avoir été présents. Des personnes ont fait le déplacement depuis Trois-Rivières, comme ma sœur Lucie et son mari Daniel, ainsi que mon cher ami Gervais et sa conjointe Nancy. D’autres ont fait un long trajet depuis Châteauguay, tels que Mouna, Assou et leur fils Adam. D’autres encore sont arrivés de la rive nord, comme Sylvie de Deux-Montagnes, ou de Laval, comme Krysteen et Jean-François. Bien sûr, il y avait une grande représentation de Montréal. Je tiens à remercier chaleureusement Julien Cormier et Franck Billaud pour leurs magnifiques clichés, ainsi que Jay, le fils de mon cher ami André-Man, pour la superbe vidéo.

Julien Cormier, M.Afr, a partagé cet article sur sa page Facebook. Je suis profondément reconnaissant envers Julien pour notre rencontre à l’UQTR en 1976, qui m’a fait connaître les Missionnaires d’Afrique.

3 février 2026. Par Julien Cormier, M.Afr

Cela fait déjà quelques jours que cela traîne, mais, ce soir, une bénévole du Centre Afrika me dit : « Nous n’avons pas encore vu les photos de la fête organisée pour remercier et dire au revoir à Serge ? »

Effectivement, Serge St-Arneault, en collaboration avec Denis Walsh et Jean-Paul Guibila, va s’éloigner de Montréal pour une nouvelle aventure dans le quartier Saint-Roch, à Québec La mission rayonnera dans d’autres quartiers voisins (Vanier et Limoilou) et quelques églises encore ouvertes.

J’aurais aimé fournir plus de détails sur cet engagement de notre société missionnaire, mais je n’ai pas tous les renseignements nécessaires et c’est pourquoi j’ai reporté la publication des photos.

Voici quelques informations sur les trois confrères de l’équipe des Pères Blancs qui s’installeront au 345 rue Monseigneur-Gauvreau, dans une maison construite pour les ouvriers d’une usine de la basse-ville vers 1910-1920 :

— Jean-Paul Guibila, né en 1971 au Burkina Faso, a œuvré en tant que missionnaire au Congo, au Mexique et à Rome.

— Denis Walsh (1958) est originaire de Valleyfield. Il est revenu au pays en juillet dernier après une vingtaine d’années passées en mission au Burkina Faso.

— Serge St-Arneault (1955) est originaire de La Tuque et de Trois-Rivières. Il a été missionnaire en République démocratique du Congo, au Malawi et en Zambie. Pendant les dernières années, il a occupé le poste de directeur du Centre Afrika et a tissé de nombreux liens à Montréal.

Tous et toutes du Centre Afrika se sont donné rendez-vous pour une « dernière cène », un repas d’adieu où chacun a pu témoigner de son affection pour Serge.

L’initiative de fonder une résidence pour les Missionnaires de l’Afrique à Québec vient combler un manque que nous avons ressenti depuis la vente de notre maison du 110, chemin Sainte-Foy, il y a près de décennie. Cette communauté s’établit dans un quartier diversifié et animé, où, tout comme dans le reste du Québec, la présence du monde africain est tangible et où notre société missionnaire compte de nombreux alliés et proches.

Les Pères Blancs ont établi leur première résidence au Canada à Québec en 1901. Depuis, plus de 1000 missionnaires d’Afrique, dont plusieurs provenaient du Québec, sont partis pour l’Afrique. Des « Pères Blancs » et des « Sœurs Blanches » (officiellement connues sous le nom de Sœurs Missionnaires de Notre-Dame d’Afrique, SMNDA)

Notre « supérieur provincial », Bathélémy Bazémo, a signé une entente avec le cardinal Gérald Cyprien Lacroix, ce qui assure une base solide à notre engagement dans la pastorale du diocèse de Québec.

À Québec, une nouvelle manière d’être ÉGLISE est en train de naître, s’inspirant de l’enseignement du Pape François. Cette ÉGLISE ne se limite pas à la diffusion de l’enseignement de Jésus et à l’administration des sacrements pour ceux qui les demandent. Elle vise à incarner le mode de vie du Seigneur Jésus et à accueillir tous ceux qui viennent à l’église pour dire « merci mon Dieu », pour célébrer la vie (action de grâces, eucharistie). Elle se distingue en offrant une écoute attentive et un accueil solidaire à tous les membres de la communauté, qu’ils soient chrétiens, musulmans ou non croyants. Cette approche s’inspire de l’expérience réussie de l’Église en Afrique depuis 150 ans et au Centre Afrika de Montréal depuis plus de trente ans.

Un bail immobilier a été conclu avec les Religieuses de Jésus-Marie, qui, pendant plusieurs décennies, ont assuré une mission éducative et sociale dans le voisinage de Saint-Roch.

À Montréal, au Centre Afrika, l’équipe a été relancée après l’interruption de la Covid-19. Elle est composée des Missionnaires d’Afrique Freddy Kyombo, directeur (Congolais RDC, ancien du Mali), assisté de Rita Toutant (du Manitoba, Sœur Blanche, missionnaire infirmière en Tanzanie), de David Gnadouwa (Togolais, ancien de Tunisie), de Francisco Javier Ambrosio Vargas, dit Pako (Mexicain, ancien du Congo). Vous les voyez tous dans les photographies ci-dessous.

Photos de Franck Billaud

Photos de Julien Cormier, M.Afr

Hommage à Serge St-Arneault, M.Afr, appelé à un nouveau projet pastoral à Québec

Le Centre Afrika de Montréal a rendu un hommage émouvant et authentique à son directeur Serge St-Arneault, M.Afr, appelé à un nouveau projet pastoral dans le quartier Saint-Roch, à Québec. De Trois-Rivières à Québec en passant par Malawi, République Démocratique du Congo et Montréal, le Révérend Père Serge St-Arneault est un prêtre de la congrégation des Missionnaires d’Afrique ou Pères Blancs.

Vidéo réalisée par Jay Mombo (mombofilm@gmail.com) et Bella Nasrallay (bellanasrallah7@gmail.com).

Publication de Saphir optimiste

Merci Serge !

Que d’émotions !

Un touchant et un bien bel hommage était adressé à Serge St-Arneault au Centre Afrika le 27 janvier dernier. En effet, Serge va s’éloigner de Montréal pour une nouvelle aventure dans le quartier Saint-Roch avec les Missionnaires « Pères Blancs » d’Afrique.

Toutes celles et ceux qui ont été touché par sa chaleur, sons sens de l’accueil et de l’humour, sa sagesse, son écoute… sont venus saluer Serge.

Parmi ses qualités et spécificités, il y a aussi cette capacité à surmonter tous les défis possibles avec une déconcertante sérénité et confiance. Oui Serge dispose d’une sorte de flegme teinté d’humour qui lui est propre. Chaque témoignage soulignait les présents de sa présence et de tout ce qu’il a apporté à tous ceux qui l’ont côtoyé. Ce qui m’a toujours épaté chez Serge est cette douceur enrobée de détermination ou l’inverse ? Quoi qu’il en soit Serge a su donner avec sa dévouée équipe une belle impulsion de renouveau au Centre Afrika après 2020.

Après dix ans d’absence, les Missionnaires d’Afrique (Pères Blancs) ouvrent une nouvelle résidence à Québec, au cœur d’un quartier reflétant la diversité africaine actuelle. Cette implantation marque le retour aux sources d’une congrégation établie au Canada depuis 1901, et qui a déjà envoyé plus de 1 000 missionnaires sur le continent africain.

Il ne fait aucun doute que Serge va continuer à œuvrer et faire rayonner sa joie autant que les actions des missionnaires. Merci pour tout Serge et à bientôt !