Category: Lettres de Serge


En début d’après-midi du 9 septembre, je me mets en marche pour explorer la ville de Rome. Mon ambition est modeste. Quelques rues suffiront. Il ne fait pas trop chaud. C’est un temps idéal.

Notre maison est située sur Via Aurelia (1). Cette rue mène directement aux murs du Vatican pour bifurquer vers la droite. En passant, photo de la porte Pertusa (2) et une autre qui longe le mur d’où on aperçoit le dôme de la Basilique Saint-Pierre (3).

Après une douce descente, il est assez facile de se rendre à la grande place (4) et de poursuivre la route (5) vers le Château Saint-Ange (Castel Sant’Angelo 6-7). Le pont du même nom qui enjambe le Tibre permet de prendre des photos sous un autre angle (8-9-10).

Autres prises de vue (11-12-13) le long de la rivière jusqu’au pont Umberto 1 en direction sud vers la place Navona (14-15-16-17-18). Des rues étroites envahies de touristes (18) mènent à l’incontournable Panthéon (20-21-22-23-24). D’autres ruelles font apparaître les colonnes abîmées du Temple d’Hadrien (25) et finalement la fontaine de Trévi (26-27), un autre lieu incontournable.

Une autre rue étroite (29) débouche sur une grande esplanade, celle de Quirinal (30-31) avec l’impressionnant obélisque du même nom (32). Finalement, une rue en pente laisse apparaître la Torre delle Milizie ainsi que l’église Santa Caterina a Magnanapoli (32). Je me suis alors dirigé vers les marchés de Trajan, un ensemble de forums romains restauré (34-35-36-37-28-39). J’y suis resté plusieurs heures. Au sujet de cet endroit, j’ai écrit sur ‘Google Map’ que « J’oserais dire que c’est un lieu de méditation sur l’effondrement du super centre d’achat de la Rome antique. Cela devait certainement être très beau et impressionnant à en juger par la qualité des vestiges. »

Ma marche prend fin devant le monumental monument d’un blanc immaculé dédié au premier roi d’Italie ( Victor Emmanuel II (40). Tout juste à côté de là, j’ai pris l’autobus 46 pour retourner à Via Aurelia.

Une réflexion en passant

Pour avoir séjourné à Rome pendant quatre mois il y a presque vingt ans de cela, j’avais été troublé par l’omniprésence des signes papaux représentés par la tiare, symbole de l’autorité, du pouvoir pétrinien. Ma perception a cependant changé. Cette fois-ci, je suis plutôt surpris de reconnaître la marque des institutions de l’Église sur les vestiges de l’antiquité réduits à bien peu de chose comparativement à la splendeur de la Rome impériale d’y il a 2000 ans.

Le Panthéon est une bonne illustration de ce que je veux dire. Construite à l’origine pour vénérer les divinités de la religion antique, ce lieu a été transformé en église au VIIe siècle. Avec le temps, l’Église a de plus en plus laissé sa marque sur les lieux laissés vacants en ajoutant ses propres symboles ; statues, croix, églises, etc. J’ai le sentiment qu’il en est de même au niveau de nos identités individuelles et collectives. Nous nous édifions en premier lieu dans un « espace » récent ou ancien. Nous nous élevons à partir d’une référence physique. Après tout, on ne vit pas dans le vide !

Cela étant dit, l’Église de Rome, enracinée sur les vestiges de l’antiquité romaine, ne me fait plus scandale. Je comprends maintenant que le « temps » est plus crucial que « l’espace ». Dans son aspect évolutif, le « temps » libère « l’espace » de sa fixation. J’associe l’espace à l’histoire et le temps au mouvement.

Les « espaces » qu’occupaient le Panthéon tout comme les marchés de Trajan, pour ne citer que ces deux exemples, ont été relativement ou profondément transformés ou modifiés. Ainsi en sera-t-il de nos « espaces » d’aujourd’hui. Le « temps » fera son œuvre malgré nos efforts pour maintenir nos acquis. L’Esprit du Seigneur agit constamment dans le « temps » qui remodèle sans cesse les « espaces » qui … passent !

Par Serge St-Arneault, M.Afr

Inspiré par une résolution du dernier chapitre, l’atelier sur la vie en communautés interculturelles comme témoignage apostolique a réuni 18 confrères, incluant les animateurs Freddy Kyombo, Andreas Göpfert ainsi que le secrétaire Jean-Paul Guibila, du 1er au 8 septembre 2019 à la Maison Généraliste.

L’objectif global de ce rassemblement était de définir une spiritualité interculturelle avec comme objectif d’aider nos communautés M.Afr à améliorer leur témoignage communautaire. C’est à ce niveau que l’hospitalité solidaire apparaît être la notion qui définit le mieux le fondement de nos communautés interculturelles.

Grâce à une construction progressive de nos communautés internationales inspirée dès sa fondation par la parole du Cardinal Lavigerie insistant sur « l’esprit de corps » pour témoigner du Christ et des valeurs du Royaume de Dieu, nous sommes à même d’évaluer périodiquement notre identité. Plus que jamais, nous tenons compte de notre diversité culturelle perçue non pas comme une menace, mais plutôt comme une richesse. Notre désir profond est de témoigner notre unité dans la diversité.

Cela pose un sérieux défi. En effet, la préservation de l’unité dans la pluralité exige un effort constant. Cet esprit d’unité fait référence à une prise de conscience de nos différentes façons de réfléchir ou de prendre ensemble des décisions. Un double mouvement oscillant entre une appartenance à un groupe et le sentiment subjectif d’unicité, cette altérité donc, permet l’acceptation de la dépendance réciproque. Notre identité se construit sur la base de notre diversité.

Ainsi donc, notre identité doit demeurer plurielle. En cas contraire, il y a un risque du refus de l’autre au détriment de la vie communautaire, un danger d’assimilation culturelle menant à des formes d’aliénation et un danger de développement de zones conflictuelles. Par contre, la consolidation de l’identité est atteinte dans un climat de dialogue.

Risques qui menacent le développement de l’identité communautaire

Une intoxication du climat relationnel s’accroît avec une exagération des différences ethniques et leur manipulation et instrumentalisation. Une purification des perceptions est donc nécessaire avec le développement d’un sens critique. Celle-ci évitera la violence.

L’identité de la personne ou d’un groupe est une composition multiple soutenue par une ouverture mentale. C’est dans ce cadre que la pluralité est source du développement identitaire qui relie les individus comme les peuples à l’exemple d’un pont. En toute chose, il faut éviter la pensée unique.

Un autre risque ou danger est la propagation de stéréotypes ou étiquettes discriminatoires. En tant que personnes consacrées au Royaume de Dieu, nous sommes particulièrement choisis pour lutter contre cela. La démarche à privilégier est celle d’une spiritualité de la communion fraternelle respectueuse des différences. Être disciple du Christ est d’affirmer que nous sommes tous complémentaires des uns des autres.

Une forte identité, individuelle et collective, est à la fois exigeante et tout à fait compatible avec une spiritualité de la communion. En effet, elle repose sur la volonté affichée d’acquérir une nouvelle vision de soi basée sur le concept de l’interculturalité. C’est dans ce sens que l’interculturalité est perçue par certaines personnes ou groupes comme une grande provocation.

Difficultés liées aux changements constants

Les stéréotypes et préjugés reposent sur des codes culturels liés sur le rapport que l’homme a établi avec la nature, le temps, l’espace, la maladie et la mort, le pouvoir. La variété des comportements culturels est presque infinie. De nos jours, nous devons ajouter la présence de la culture numérique qui pose de nouveaux défis. Une différence notable se fait sentir entre les nouvelles générations et les aînés. Ces derniers ont plus de difficulté à suivre le rythme des nouveautés numériques.

Vers une spiritualité interculturelle

Comment pouvons-nous intégrer la spiritualité de l’interculturalité dans notre quotidien ?

  1. Nous devons être prêts à changer notre regard et nos modes de perception.
    • En développement une démarche constructive.
    • En considérant l’autre personne ou l’autre groupe comme une source de complémentarité.
    • En appréciant l’autre comme un don pour moi, non pas une menace.
    • Ainsi, une communauté interculturelle devient un don pour tous.
  2. Nous devons valoriser la diversité qui est voulue par Dieu.
    • À l’exemple de Moïse qui doit se déchausser pour pénétrer dans le lieu sacré de la rencontre, nous aussi, nous nous déchaussons de nos préjugés pour prioriser la spiritualité de l’interculturalité.
    • Nous sommes tous les enfants d’un même créateur.
    • La diversité est un don de Dieu.
    • La diversité est suscitée par l’Esprit de Dieu.
  3. Nous devons chercher à atteindre ou tendre vers la spiritualité de communion.
    • Pour bien jouer son rôle, l’Église devrait avant tout être la maison ou l’école de la communion.
    • À privilégier : le regard du cœur, l’attention à l’autre, la capacité de voir le positif chez l’autre (personne ou groupe) et partager les fardeaux.
  4. Nous devons construire la fraternité (référence : 1 Jean, 4,20).
    • En élargissant notre « cercle de fraternité »
    • En devenant des LIEUX D’HOSPITALITÉ SOLIDAIRES en privilégiant le vrai dialogue et la construction progressive d’une spiritualité interculturelle dans l’accueil de l’autre.

Conclusion

Nous avons accordé beaucoup d’attention à l’hospitalité depuis notre fondation. La solidarité fait aussi partie de notre façon de vivre en communauté. Sur ce point, il n’y a rien de nouveau. Par contre, en conjuguant plus intimement ces deux dimensions, nous parvenons à incorporer l’interculturalité au sein de nos communautés. C’est alors que l’interculturalité se définit comme une spiritualité, c’est-à-dire un lieu d’expression de l’Esprit, don de Dieu.

Participants à l’atelier « Vivre en communauté interculturelles comme témoignage apostolique aujourd’hui », Rome du 1 au 8 septembre 2019. 1: Freddy Kyombo. 2: Paul Makambi Kitha. 3: Andreas Göpfert. 4: Michael Mpindo. 5: Robert Ubemu. 6: Georges Jacques. 7: Robert Ubemu. 8: Armand Galay. 9: Daniel Nana. 10:  Paul Johnston. 11: Benjamin Jigeesh. 12: Hans Joachim Lohre. 13: Serge St-Arneault. 14: Serge Boroto. 15: Emmanuel Noufé. 16: Robbin Simbeye. 17: Bonaventure Bwanakweri. 18: Alex Manda.

Au nom de la Société des Missionnaires d’Afrique, le père Jesus Marie Velasco a pris possession de la trilogie « L’albinos avatar » écrit par André-Man Mbombo (Éditions Solstice Austral, 2017, 2018, 2019). Ces livres font maintenant partie de la collection officielle de la bibliothèque des Missionnaires d’Afrique à Rome, Italie.

Le tome 1 fait découvrir les errances d’une albinos aux humeurs colorées qui échappe aux sacrifices rituels et dresse un tableau de la condition humaine dans l’Afrique traditionnelle.

Le tome 2 est un plaidoyer contre les croyances sur l’albinisme à travers les témoignages des albinos et fait apparaître une lueur d’espoir.

Le tome 3 qui sort en janvier 2019 présente une albinos épanouie qui s’est prise en charge qui fait de la défense des droits de la personne de ses semblables un sacerdoce.

Avec les mots et l’écriture, l’auteur veut apporter sa modeste contribution à la stigmatisation des discriminations des albinos.

À cette trilogie s’ajoute aussi la publication de la première édition de la Journée Internationale de Sensibilisation à l’albinisme à Montréal tenue au Centre Afrika le 13 juin 2018 intitulée « La mélanine épinglée, de l’albinisme à l’amélanisme », avec la participation d’André-Man Mbombo, LL.M. et du Dr Mbikay Majambu, Phd.

Sur la photo :

Debout; Serge St-Arneault, M.Afr, Secrétaire général du Centre Canadien de Sensibilisation à l’Aménalisme,

Assis; Jesus Maria Velasco, M.Afr

Par Serge St-Arneault, M.Afr

C’est mon quatrième séjour à Rome. La fois dernière, je n’ai pas eu la patience de faire la queue pour entrer dans la basilique Saint-Pierre. Cette longue chaîne humaine était de nouveau interminable il y a deux jours et j’ai laissé tomber.

─ « La messe débutera à 9h00 demain matin à la basilique », de dire Martin Grenier.

Voilà qui est intéressant. D’autant plus qu’il n’y aura pas de file d’attente. Les priants ont en effet directement accès aux lieux de culte le dimanche.

─ « Départ de notre maison à Via Aurelia à 8h00 », d’ajouter Martin.

J’étais au rendez-vous en compagnie de Paul Makambi Kitha, un jeune confrère malawien nouvellement ordonné, et de Paul Johnston, un confrère canadien et recteur de notre maison de formation en Inde.

La fraîcheur du matin est bienvenue pour notre marche vers le Vatican. Nous y étions une demi-heure plus tard. D’un même pas, nous nous dirigeons vers l’immense porte d’entrée. Le gigantisme du bâtiment de plus de 15 000m2 et d’une capacité pouvant accueillir 60 000 personnes ne cesse encore de m’impressionner. Pourtant, les proportions sont d’un si bel équilibre que, tout compte fait, je ne me sens pas écrasé comme ce fut le cas la première fois par l’une ou l’autre de ces énormes sculptures accrochées aux parois. Ma perception de cet endroit a ainsi changé.

Je garde pourtant ce souvenir d’être un moucheron prêt à être écrasé par un géant. L’énormité des colonnades et surtout les formes géométriques du plafond doré m’impressionnaient tellement que machinalement je me levais les mains au-dessus de la tête pour me protéger d’un danger imaginaire. Rien de tel, cette fois-ci.

L’allée centrale était pour ainsi dire complètement dégagée. Les détails du monumental baldaquin de Saint-Pierre de Bernini, une œuvre baroque impressionnante, se précisaient à mesure que je m’y approchais. La foule n’était pas si nombreuse. Au signal donné par les membres de la sécurité, nous avons contourné le baldaquin pour nous rendre en face de « la chaire de Saint-Pierre » où la messe allait être célébrée en Italien. Cette chaire est l’expression symbolique de l’autorité exercé par l’évêque de Rome.

La première lecture tirée du livre de Ben Sira le Sage invite à l’humilité pour trouver grâce devant le Seigneur. « L’idéal du sage, c’est une oreille qui écoute. (Si 3,29) » C’est aussi ce thème que développe Jésus dans l’évangile en nous suggérant de prendre la dernière place lorsqu’invité à une noce pour éviter d’être ‘remis à sa place’, la dernière, en s’accaparant de la première (Lc 14, 7-14). Ça tombe bien, je me suis assis au dernier banc sans même y penser. Mes confrères m’ont rejoint au même endroit… et nous sommes resté là !

Toutes les nationalités du monde étaient représentées. Foule plus nombreuse qu’au début, silencieuse comme moi qui ne parle pas la langue des autochtones. Qu’à cela ne tienne, le Seigneur est présent pour tous même si ce n’est pas le meilleur endroit pour prier. Attention ! Je parle pour moi.

Bref, la messe était terminée après 40 minutes. Une messe normale, quoi ! À la sortie, il n’a pas fallu beaucoup de temps pour perdre la trace de mes confrères. Errant, je me suis mis à suivre un mouvement de foule se dirigeant vers la droite.

─ « Qu’est-ce qui attire les gens de ce côté-là ? » me suis-je demandé.

Une porte, une petite porte cette fois-ci enfin, mène à la sacristie où se trouve des médailles, bouquins et autres objets pieux à vendre ainsi qu’un musée, celui de Saint-Pierre. Il suffit de cinq EUROS pour y entrer. Cela donne droit à un écouteur conçu pour expliquer aux visiteurs les différents objets numérisés qui s’y trouvent : tombeau d’un pape dont j’ai oublié le nom qui couvre pratiquement tout l’espace du plancher, immenses chandeliers du XVIe siècle, des reliques incluant un fragment de la croix de Jésus, des vêtements liturgiques brodés d’or confectionnés il y a des centaines d’années et j’en passe. C’est ce qui a été rescapé après le sac de Rome en 1527 et surtout le pillage des troupes de Bonaparte lors de leur invasion de l’Italie entre 1796 et 1800. C’est documenté !

Il est temps de sortir. Ce que je fais à pas lent, car je suis fatigué. D’autant plus que je n’ai pratiquement pas dormi de la nuit. Je ne me suis pas encore ajusté au décalage horaire de six heures qui sépare Montréal de Rome. Ça aussi, c’est documenté !

Je suis sorti en prenant une dernière photo des Gardes suisse pontificaux en fonction avec leur bel habit coloré si caractéristique. J’avais hâte de retourner à la maison. J’espérais reprendre un gelato en route, mais le comptoir était fermé. Après tout, nous sommes dimanche.

Il me reste quinze minutes avant le début de la session sur la vie en communauté interculturelle comme témoignage apostolique aujourd’hui pour laquelle je suis venu à Rome. À la prochaine.

J’ai quitté Montréal le mardi soir 27 août sur un vol d’Air Transat. L’avion a décollé avec environ 45 minutes de retard. Comme d’habitude, impossible de dormir sur l’avion. Je suis arrivé directement à l’aéroport Fiumicino de Rome le lendemain vers 11h00, heure locale. En tout, huit heures de vol.

J’ai pris un taxi pour me rendre à notre maison générale située sur la Via Aurelia où j’étais attendu. Quelques souvenirs de mes précédents séjours me sont revenus en mémoire. La première fois, c’était en 1981, tout juste avant de me rendre en Afrique pour la première fois. Vous avez bien compté, cela fait 38 ans.

J’ai pris quelques clichés de la terrasse. Le dôme de la Basilique Saint-Pierre est nettement visible au loin. Hier, jeudi, j’ai fait le tour complet des fortifications du Vatican. Le soleil d’après-midi était très chaud. Au retour, j’ai pris un « gelato », une crème glacée artisanale selon la méthode traditionnelle italienne.

Ce matin, j’y suis retourné pour visiter le fameux musée du Vatican. Il suffit de vingt minutes à pied pour s’y rendre. Heureusement, il n’y avait pas de file d’attente malgré la foule de touristes qui commençait déjà à entrer. Un billet d’entrée coûte 16 EUROS. Une large spirale permet aux visiteurs de se rendre au sommet qui donne directement accès aux jardins. Le musée est en fait composé de douze musées selon des domaines spécifiques : période de l’antiquité, l’art grec ou les trésors égyptiens, arts antiques, arts médiévaux, arts de la renaissance et art moderne. À cela s’ajoute 7 km de salles et couloirs et 1 400 salles. Beaucoup trop en un seul jour!

À retenir une reproduction de la « Pieta » de Michelangelo (1475-1564), une immense toile datant de 1520 représentant la transfiguration, une autre illustrant le couronnement de la Vierge qui date du début du XIe siècle. Le reste, vous verrez sur les photos suivantes, donne un aperçu des couloirs savamment enrichi par des plafonds peints. Quelques fenêtres permettent d’avoir un autre coup d’œil sur les jardins.

Une autre toile qui couvre un mur entier représente la cérémonie de la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception. Cela remonte au 8 décembre 1854. Finalement, des escaliers nous mènent à la fameuse chapelle Sixtine où il est interdit de photographier. La foule, je vous l’assure, est si nombreuse qu’il est difficile de circuler. Les fresques ont été rénovées il y a quelques années. J’ai trouvé une illustration de la grande murale du jugement dernier ainsi que la renommée image où Dieu pointe le doigt vers Adam.

Est-ce une toile ou une photo? Je n’en suis pas certain. C’est une représentation du Vatican faite par Weeser-Krell (Trier-Berlin-Rom) de 1887/88. Vous remarquerez qu’à cette époque, il n’y avait aucune construction à l’arrière de la Basilique. Les dernières photos montrent l’un des douze musées ainsi que la spirale pour redescendre, différente de la première, vers la sortie.

Ma visite au musée du Vatican est faite. Plus de six millions de visiteurs visitent ces lieux chaque année, provenant de partout à travers le monde.

Prochaine étape; une session qui débute lundi prochain sur le thème des communautés interculturelles. Nous sommes une quinzaine de participants venant de toute l’Afrique, d’Amérique, d’Europe et même de l’Inde. À suivre!

L’Assemblée générale de cette année a eu lieu au Centre communautaire de Sainte-Geneviève dans la même localité. Trente personnes étaient présentes dont dix en provenance de Gatineau. Ces derniers venaient pour la première fois. Le président, André St-Arnaud, leur a souhaité la bienvenue. Leur présence a apporté un élan d’enthousiasme pour l’avenir de l’Association.

Il a été noté cette année qu’une seule publication de La Missive a été publiée. La venue de nouveaux membres permettra d’augmenter le nombre de publications avec l’apport de nouveaux articles et photos d’archives de la grande famille issue de notre ancêtre commun; Paul Bertrand dit St-Arnaud.

D’autres projets sont à prévoir : mise à jour du site Internet, nouveau lieu d’entreposage de nos archives, consolidation de nos finances avec l’apport d’abonnement de type familial de $100 en ajout aux abonnements individuels de $25, création d’une zone de l’Association à Gatineau, préparation d’un programme d’activités pour souligner notre 20e anniversaire en 2021 et, finalement, la planification d’un voyage aux sources en France en 2022.

Nos remerciements vont tout spécialement à Johanne St-Arnaud qui s’est assurée de nouveau cette année de la logistique en prévision de notre assemblée générale. Johanne s’est retirée du Conseil d’administration. Encore une fois merci pour tout ton dévouement.

Rendez-vous l’année prochaine à Gatineau pour l’Assemblée générale de l’ADBStar 2020.

Membres du Conseil d’administration 2019

Johanne St-Arnaud, Carolyn Bruskiewich, Alain St-Arnaud, Lionel St-Arnaud, Nathalie Racicot, André St-Arnaud et Serge St-Arneault

Le Centre Afrika est établi à Montréal depuis maintenant plus de trente ans. Fondé par les Missionnaires d’Afrique, notre Centre répond à de nombreux besoins émanant du monde africain largement présent à Montréal en tenant compte à la fois des demandes, de ses capacités financières et de son personnel. Le Centre Afrika, partie intégrale de la maison des Missionnaires d’Afrique située rue St-Hubert, a ouvert ses portes pour accueillir de nouveaux arrivants dans le but de faciliter leur intégration dans leur société d’accueil. Depuis le début, nous privilégions les valeurs de respect, d’ouverture et de solidarité. La renommée du Centre Afrika est bien connue. Depuis 2011, notre Centre a ajouté un volet important dans sa mission grâce au soutien financier du Service de la diversité de la Ville de Montréal qui lui a permis de développer de nouveaux projets d’animation par la création du Carrefour Socioculturel du Centre Afrika. La présence de deux intervenants sociaux a ainsi permis de mieux orienter de nombreux arrivants vers les ressources dont ils avaient besoin et de soutenir les organismes engagés dans l’intégration des immigrants. Le Carrefour a aussi joué un important rôle dans le domaine de l’interculturel. Au début 2019, la Ville de Montréal, par le canal du BINAM, a cependant cessé le financement du projet.

Dans la mouvance d’une nécessaire restructuration de nos services, tenant compte de nos capacités financières et en personnel, nous sommes donc dans l’obligation de mettre fin aux activités du Carrefour Socioculturel du Centre Afrika. Cette situation oblige aussi les Missionnaires d’Afrique à mettre un terme au poste de coordinateur que M. Jean-François Bégin a si admirablement rempli depuis près de 25 ans, et avec lequel il est associé depuis plus de 30 ans.

Cela dit, le Centre Afrika est résolu à poursuivre sa route avec vous. Une nouvelle équipe composée de Missionnaires d’Afrique, femmes et hommes, prendra progressivement la relève avec enthousiasme. Sachez que nous estimons votre précieux soutien. Plus que jamais, nous comptons sur votre appui pour nous aider à animer notre centre communautaire dédié au monde africain de Montréal.

Des mises à jour d’information au sujet de la nouvelle structure seront annoncées au cours des prochains mois. Nous vous invitons également à suivre nos actualités sur notre site internet.
Je vous remercie.

Serge St-Arneault, M.Afr, Directeur du Centre Afrika – direction@centreafrika.com

Par André-Man Mbombo

Le Centre Canadien de Sensibilisation à l’Amélanisme – OBNL a reçu ce mercredi 21 août 2019, à son siège sis au Centre Afrika de Montréal, la visite de Madame Perpétue Sudila Tambu, Présidente de la Fondation Léonard Mashako Mamba, venue de Kinshasa pour s’enquérir de la lutte que nous menons à partir du Canada pour la promotion des droits de la personne des personnes vivant sans mélanine.
La Fondation Léonard Mashako Mamba s’occupe des enfants défavorisés notamment ceux atteints de VIH-Sida et de trisomie 21.
Convaincue de la vulnérabilité des enfants vivant sans mélanine en RDC, la Présidente a émis le vœu d’établir un partenariat avec le Centre Canadien de Sensibilisation à l’Amélanisme à toutes fins utiles. 
Les échanges sur les expériences et les actions en faveur des personnes vulnérables dont les deux institutions s’occupent se sont passés cordialement.
Le Président du Centre Canadien de Sensibilisation à l’Amélanisme, André-Man Mbombo, a expliqué à la Présidente en quoi consiste l’École de Montréal qui lutte pour une solution durable et permanente de la problématique des amélaniques, des personnes vivant sans mélanine appelées péjorativement albinos.
Au nom du Centre, le Secrétaire général, Serge St-Arneault, a remis à Madame la Présidente, l’ouvrage « Je ne suis pas un exilé » de Guy V. Amou (Éditions Grenier, 2017) et la trilogie « L’Albinos avatar » d’André-Man Mbombo (Éditions Solstice Austral, 2017, 2018, 2019) ainsi que le texte de la Résolution de l’APF « sur l’importance de l’éducation sur les droits des personnes vivants sans mélanine » de 2018.
Il s’agit d’une résolution importante pour le sort ses amélaniques que nous avons obtenu à l’issue la 1e Journée Internationale de Sensibilisation à l’Albinisme de Montréal (JISAM-2018).
Nous souhaitons succès et longue vie à la Fondation Léonard Mashako Mamba.

Le Centre Afrika et les organismes partenaires organisent la 15e édition des Journées Africaines au Centre Afrika, les 27 et 28 septembre 2019. Les Journées Africaines sont un concept unique à Montréal qui offre aux artistes, artisans et créateurs issus de la diversité une tribune d’expression afin de montrer aux montréalais leurs talents cachés.

Cette formule originale engendre un dynamisme qui produit un effet d’entraînement encourageant d’autres artisans d’intégration à vouloir découvrir les organismes et les regroupements sur lesquels ils peuvent compter dans leur processus d’intégration à la société québécoise.

À travers des kiosques, des activités interactives, des spectacles et des bouchées aux saveurs africaines, nous convions la population montréalaise à se laisser séduire par le dynamisme et la créativité de ces artisans d’intégration. Cette année, l’édition marque un retour aux sources puisque l’événement sera organisé au Centre Afrika, lieu de présentation des trois premières éditions.

Au programme de la 15e édition des Journées Africaines

Le vendredi sera dédié à une soirée de lancement des Journées Africaines. Le samedi, la fête au village procurera aux participants une multitude d’activités interactives et de capsules artistiques divertissantes.

La 15e édition sera tournée vers l’avenir tout en soulignant le riche passé qui a tracé des chemins d’intégration pour les nouveaux arrivants. C’est un rendez-vous avec le monde africain au cœur de la diversité montréalaise!

Vendredi 27 septembre de 18h à 21h

Samedi 28 septembre de 10h à 18h

Serge St-Arneault, directeur du Centre Afrika, 514 843-4019 poste 151

De 1986 à Londres, Angleterre, lors de notre ordination diaconale, jusqu’au Malawi, puis la Zambie, la communauté francophone de Lusaka, l’ouverture officielle de la bibliothèque Annie St-Arneault à La Tuque, la deuxième Journée Internationale de sensibilisation à l’Albinisme tenue au Centre Afrika, l’accueil de PolySeSouvient à l’Hôtel de Ville de Montréal et finalement la conférence de presse de PolySeSouvient pour soutenir les médecins canadiens en faveur d’un meilleur contrôle des armes à feu. Vraiment, tout un bout de chemin ensemble.