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Les Missionnaires d’Afrique, frères, sœurs et pères, étaient les hôtes de la cathédrale catholique d’Ottawa les 11 et 12 mai dernier pour célébrer leur 150e anniversaire de fondation. En effet, le Cardinal Lavigerie a fondé la Société des Missionnaires d’Afrique en 1868 et la Congrégation des Sœurs Missionnaires Notre-Dame d’Afrique en 1869.

« Ils sont partis,  sans connaître ce qui les attendait, ils ont signé un chèque en blanc et ils l’ont fait avec leur cœur et  pour la vie. Forts de la parole du Christ : « Je suis avec vous tous les jours… » Ils ont fait confiance! Et ils n’ont pas été déçus. » Ces paroles prononcées par Sœur Jacqueline Picard ont retenti dans l’enceinte de la cathédrale dès le début de la célébration eucharistique. « Nous disons aussi MERCI  à l’Afrique qui nous a beaucoup apporté, qui nous a enrichis de ses valeurs humaines incroyables. L’Afrique nous a aimés et transformés, a-t-elle ajouté. »

La raison principale du témoignage des missionnaires était de remercier l’Église d’Ottawa, les chrétiens et les autorités ecclésiastiques, « pour leur support matériel et spirituel  pendant toutes ces années. Nous les missionnaires nous avons la joie de réaliser notre rêve en partant, mais pour les parents, c’est un sacrifice qu’ils referont à chaque fois que nous repartirons après un congé », d’ajouter sœur Jacqueline. 

Voici ce qu’écrivait le Cardinal Lavigerie aux premières religieuses : « malgré le zèle des missionnaires (hommes), leurs efforts ne produiront jamais des fruits suffisants s’ils ne sont aidés par des femmes-apôtres auprès des femmes. Les femmes doivent être les plus puissantes missionnaires du peuple africain. »

Les pères Serge St-Arneault et Gilles Barrette ont animé les liturgies tout en appréciant la décoration appropriée dont une bannière illustrant les différents pays où les missionnaires œuvrent en Afrique. La mission se poursuit grâce à la venue de jeunes filles et garçons, principalement africains, qui poursuivent leur formation en vue de suivre les traces de leurs prédécesseurs, toutes et tous engagés pour témoigner de leur foi au nom de Jésus-Christ.

Un grand merci à l’Archevêque du diocèse d’Ottawa Mgr Terrence Prendergast, s.j. pour son hospitalité.

Notons la présence remarqué du père Walter Vogels, M.Afr de passage à Ottawa. Le père Vogels a enseigné au-delà d’une quarantaine d’années dans les universités d’Ottawa. Il réside maintenant en Belgique.

Entrevue exclusive avec Mgr Christian Lépine et le père Réal Doucet, Provincial des Missionnaires d’Afrique.

Source : https://diocesemontreal.org/fr/actualites/nouvelles/150e-anniversaire-missionnaires-dafrique

Nombreux étaient les pères, frères, sœurs et laïcs venus, le mardi 30 avril dernier, souligner le 150e anniversaire des Missionnaires d’Afrique à la cathédrale Marie-Reine-du-monde, au cours duquel Mgr Lépine a célébré l’Eucharistie avec environ 30 prêtres.

« Comme dans toutes les fêtes africaines, le chef du village est là! », a lancé le Père Réal Doucet, supérieur provincial des Amériques, au moment d’accueillir Mgr Lépine.

Devant une assemblée en grande partie composée de sœurs missionnaires, c’est ensuite la sœur supérieure des Sœurs Missionnaires Notre-Dame d’Afrique qui a pris la parole et présenté un mot d’accueil plein de reconnaissance. Après être revenue sur l’histoire de la Société des Missionnaires d’Afrique (Pères Blancs) et des Sœurs Missionnaires Notre-Dame d’Afrique (Sœurs Blanches), Sœur Elisabeth Villemure a fait part de sa joie et de sa reconnaissance à Dieu « qui nous a envoyés en Afrique et nous a faits aimer d’elle ». S’adressant à de nombreux pères et sœurs désormais établis au Canada, elle leur a souhaité d’embrasser l’avenir avec espérance : « De par notre vocation, l’Amour de Jésus-Christ doit être visible et vécu durant toutes les étapes de notre vie. »

Faisant référence aux nombreux Africains réfugiés au Canada, Sœur Elisabeth a rappelé la mission de chacun et de chacune auprès de ces populations : « où que ce soit, le monde a besoin de personnes qui vivent avec les populations défavorisées et dévalorisées, afin de leur dire qu’elles sont aimées ; c’est la racine même de notre vocation. »

Sœur Elisabeth a terminé son mot d’accueil en chantant Allez je vous envoie porter la bonne nouvelle accompagnée de toutes les Sœurs Missionnaires Notre-Dame d’Afrique présentes.

Un « oui » inconditionnel

Dans son homélie, Mgr Lépine est revenu sur ces 150 ans de fidélité à Dieu, à l’Afrique et à la mission. Il s’est dit émerveillé par cette capacité qu’ont les missionnaires d’Afrique à dire « oui » sans connaître ce qui les attend. Ce « oui » inconditionnel, c’est exactement ce qu’incarne le Père Prosper, vêtu d’une colorée chemise africaine, lequel de retour d’Afrique raconte en souriant : « je ne sais pas ce que je vais faire après, mais je suis quelqu’un depuis 60 ans et Lui me dira ce que je dois faire. J’ai confiance en Lui. »

Comme le rappelait Mgr Lépine, la seule chose que nous connaissons dans la mission, c’est que nous sommes appelés par le Seigneur : « Dieu est présent dans l’appel, mais il est aussi toujours présent dans la mission. »

Un « oui » pour toujours et partout

« La mission est devenue mondiale, et les pères, frères et sœurs de la mission africaine sont appelés en mission partout », rappelait l’archevêque. À la fin de la célébration, le Père Doucet exhortait ainsi ses frères et sœurs à continuer leur mission dans ce village un peu particulier qu’est Montréal : « comme le disait le chef de notre village, nous avons signé un chèque en blanc, mais nous l’avons signé avec le cœur, alors continuons ici malgré l’éloignement de cette Afrique qui nous est si chère ».

Nombreux sont ceux et celles qui effectivement continuent leur mission. Après avoir connu la guerre et la famine en Éthiopie pendant tant d’années, une sœur de retour au Canada s’occupe désormais de ses sœurs malades ; c’est un exemple parmi d’autres. Dans leur sillage, les Missionnaires d’Afrique entraînent de nombreux laïcs, comme Francine et Jacques, lesquels étaient présents à la célébration et aux festivités qui ont suivi. « Nous avons été formés par les sœurs, car nous avions le désir de faire du bénévolat en Afrique avec une foi chrétienne », ont-ils dit. En 2003, de retour au Canada après avoir passé un an en Tanzanie, ils forment une association avec d’autres missionnaires : les Laïcs Missionnaires de Notre-Dame d’Afrique au Canada. Cette association leur permet d’être indépendants financièrement et de partager la même spiritualité que les Sœurs Blanches. Chaque année Francine et Jacques retournent en Tanzanie pour s’occuper d’enfants handicapés dans une clinique sur le lac Victoria, dans un contexte de partage, de don, de convivialité et de prière.

« Et si la mission change, l’Évangile ne change pas; le cœur humain qui aime ne change pas », rappelait Mgr Lépine. La joie de l’Afrique ne change pas non plus, comme en ont témoigné les sœurs, lesquelles n’ont pas hésité à la fin de la célébration à danser au son du djembé et des chants de la chorale Afrika Instshiyetu.

Lundi  6 mai 2019. Le projet de loi C-71, résultat de la promesse électorale des Libéraux en faveur du contrôle des armes, est toujours devant le Sénat. Il a franchi les première et deuxième lectures et a été étudié en comité (PolySeSouvient a témoigné aux côtés de nos collègues de la Mosquée de Québec et du mouvement étudiant Pas_ICI : voici notre mémoirenotre témoignage ainsi qu’un extrait de ce dernier concernant la violence conjugale).

Malheureusement, les sénateurs conservateurs sur ce comité ont proposé une série d’amendements qui ont affaibli le projet de loi, lui qui était déjà assez timide dans sa forme originale. Heureusement, tout juste avant la troisième lecture (vote final), le Sénat peut rejeter les amendements si suffisamment de sénateurs votent contre le rapport du comité. Le projet de loi, dans sa forme initiale, contenait plusieurs mesures significatives qui méritent d’être adoptées et, ce, le plus rapidement possible, au plus tard avant les vacances d’été (sinon elles seront perdues à cause des élections).

Le débat en lien avec cette dernière étape du processus législatif a débuté la semaine dernière (le jeudi 2 mai) et le vote du Sénat sur les amendements aura vraisemblablement lieu plus tôt que tard cette semaine, ce qui fait qu’il est urgent pour les sénateurs de recevoir des messages venant d’experts, d’intervenants ou de citoyens ordinaires leur demandant de rejeter les amendements et de voter en faveur du projet de loi sous sa forme originale — surtout étant donné que les sénateurs sont présentement inondés de lettres et courriels contre le projet de loi, grâce au lobby des armes bien financé et organisé.

MERCI D’UTILISER CE MODULE EN LIGNE POUR INTERPELLER LES SÉNATEURS afin qu’ils votent contre les amendements affaiblissant le projet de loi C-71 : http://bit.ly/2J0Yblj

Merci encore une fois pour votre appui! HeidiNathalie, Jeff, Serge, Louise et Boufeldja

Les conservateurs ont affaibli le projet de loi sur les armes à feu, déplore le sénateur Pratte.

Radio-Canada nouvelle, Publié le lundi 8 avril 2019, La Presse canadienne

Le projet de loi devant resserrer le contrôle des armes à feu a été si affaibli par les sénateurs conservateurs qu’il n’est « plus que la moitié de ce qu’il était », a dénoncé le sénateur québécois André Pratte.

Sandra Cerdy, Présidente Directrice Générale de TV7D, la Télé de la Diversité, a récemment reçu Serine Bentaya à l’émission « Le Point Final »  pour présenter la genèse de son premier film court métrage intitulé « immiGRANDS ». Cette entrevue est disponible sur le site Web de TV7D qui a commencé sa diffusion depuis quelques mois seulement.

Une entrevue à ne pas manquer!

Du métro ‘Université de Montréal’, trois niveaux d’escaliers roulants mènent à la tour emblématique de l’Université. Le temps était gris, maussade et frileux avec des résidus de neige. Une marche contournant les principaux bâtiments me conduit alors au pied d’un long escalier qui aboutit à l’entrée de Polytechnique aux allures imposantes, massives.

En ce 28 mars 2019, j’avais presque oublié cet épisode où je m’y suis trouvé vers le mois de février 1990 en compagnie de mes parents. Je ne sais plus comment nous étions venus. Une maquette de l’Université est visible à l’entrée, au premier étage. Derrière se trouvent la cafétéria et les escaliers roulants. Six étages plus haut, je suis l’un, sinon le premier, invité à me présenter.

Un grand écran annonce le but de la soirée : cérémonie annuelle de remise de bourses de Polytechnique Montréal. Un orchestre jazz de deux musiciens occupe l’espace sonore. Les invités arrivent progressivement et la cérémonie débute avec quelques minutes de retard. Je suis content d’être avec Sylvie Haviernick, sœur de Maud, l’une des 14 victimes de Poly. Nous représentons le Fonds des Victimes du 6 décembre 1989.

Nos cinq lauréates sont assissent à nos côtés. Elles ont à peu près l’âge d’Annie… il y a trente ans. Malheureusement, nous n’avons pas la chance de mieux nous connaître avec la succession de plus de deux heures de remise de bourses. Au moins, il restera une photo!

Nos cinq bourses ont été attribuées à cinq jeunes étudiantes de 1er Cycle. Les lauréates de cette année sont Anne-Julie Avoine-Blondin (Génie industriel), Rosalie Lévesque (Génie électrique), Caroline Safi (Génie chimique), Wendy Sieu (Génie industriel) et Mihaela Talpos (Génie électrique). Chacune a reçu un montant de $2 000.

Au total, ce sont plus de 480 bourses d’une valeur de plus d’un million trois cent mille dollars qui ont été distribués à des centaines de lauréats et lauréates gracieusement offertes par des fondations et entreprises.

Il est bien de mentionner que la mission de la Fondation et Alumni de Polytechnique Montréal est d’œuvrer au rayonnement et au développement de Polytechnique Montréal, comme université d’excellence internationale en génie. Elle comporte deux axes :

  • Relations avec les diplômés de Polytechnique Montréal : Rassembler et mobiliser les diplômés et futurs diplômés pour renforcer le sentiment d’appartenance, multiplier les relations, élargir le rayonnement et soutenir le développement de Polytechnique Montréal.
  • Développement philanthropique : Initier et entretenir des relations durables avec les donateurs et mécènes pour atteindre les objectifs philanthropiques d’appui au positionnement et à l’essor de Polytechnique Montréal.

Soutenir Polytechnique Montréal, c’est contribuer à bâtir aujourd’hui  le génie de demain! C’est contribuer à changer le monde!

Les Canadiens attendent depuis de nombreuses années une action réelle et concrète dans ce domaine.

AP PHOTO/MARK BAKER. Les émotions sont fortes lors d’un service commémoratif national à Hagley Park en l’honneur des victimes de l’attaque terroriste perpétrée contre la mosquée à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, le vendredi 29 mars 2019.

Ce texte est l’allocution présentée par l’auteur, M.Afr, membre de PolySeSouvient, lors de la conférence de presse organisée le 3 avril 2019, à l’hôpital général de Montréal, par un regroupement de médecins, de partout au Canada, favorable à un contrôle plus strict des armes à feu.

J’ai vécu en zone de guerre en République Démocratique du Congo (à l’époque le Zaïre) dans les années 1990. Le chaos s’était progressivement propagé dans tout le pays avec son lot de pillages et de conflits tribaux.

Dans la brousse où j’étais, on avait déjà eu la visite de militaires pour intervenir dans un conflit entre chefs coutumiers. Ce jour-là, revenant à la maison, j’ai été directement menacé par un militaire. Il m’a simplement dit: «Lors du prochain conflit, c’est moi qui vais te tuer.» («Siku y vita ingine, miye nitawa weye»).

J’ai immédiatement senti comme un boulet me tomber dans l’estomac. Je m’en rappelle très bien. De fait, les rivalités tribales se sont accélérées. Les paramilitaires sont revenus, soi-disant pour rétablir la paix, en brûlant les villages. La plupart des expatriés avaient déjà quitté le pays. Quant à moi, je suis resté avec mes confrères pratiquement jusqu’au moment de la chute du régime dictatorial du président Mobutu.

En 2010, Marc Rochette, un journaliste pour le Nouvelliste de Trois-Rivières, m’a demandé dans une interview s’il y avait des risques à vivre dans la brousse africaine. Ce à quoi j’ai répondu: «Qu’est-ce qui est le plus dangereux: être missionnaire en Afrique dans un pays en guerre ou être étudiante à l’École Polytechnique de Montréal?»

Le rapport d’investigation du coroner indique que le décès est attribué à de multiples lésions graves au niveau du crâne, du cerveau, en plus de l’aorte sectionnée, des hiles pulmonaires et l’éclatement du foie; le tout secondaire au passage dans la tête et dans le thorax de trois projectiles d’arme à feu.

Vous êtes médecins et professionnels de la santé. Vous comprenez mieux que moi de quoi il s’agit. Nous sommes réunis ici pour une cause commune. Nous voulons, de fait nous exigeons des lois plus sévères sur les armes à feu au Canada.

Une journée nationale d’action a eu lieu le 3 avril dans 13 villes du pays. Tous s’entendent pour dire que les armes à feu représentent une menace croissante pour la santé publique. Selon Statistique Canada, le nombre de crimes violents commis avec une arme à feu a augmenté de 43% depuis 2013, soit depuis l’abolition du registre national des armes à feu par le gouvernement de Steven Harper en 2012, suivi par l’affaiblissement d’une série d’autres mesures en 2015.

À peine une semaine après la tragédie de Christchurch en Nouvelle-Zélande, la première ministre Jacinda Ardern a annoncé l’interdiction imminente de «toutes les armes semi-automatiques de style militaire», de «tous les fusils d’assaut», de «tous les chargeurs à grande capacité» et de «tous les accessoires ayant la capacité de convertir une arme à feu en arme semi-automatique de type militaire». Elle a également émis une ordonnance de reclassification pour les armes semi-automatiques afin de dorénavant empêcher leur vente à la plupart des détenteurs de permis actuels.

Voilà une preuve de leadership politique.

Soulignons aussi l’action du Gouvernement du Québec qui a instauré son propre registre des armes en réaction à l’abolition du registre fédéral. Le Québec est maintenant l’une des trois seules juridictions en Amérique du Nord (avec Hawaï et le District de Columbia, aux États-Unis) qui enregistrent les armes sur son territoire — bien que ce soit la norme en Europe et la plupart des pays industrialisés.

Mais qu’en est-il du gouvernement Trudeau?

Les Canadiens attendent depuis de nombreuses années une action réelle et concrète dans ce domaine.

Tout ce que ce gouvernement offre aux Canadiens pour corriger la quasi-destruction de l’ensemble des gains législatifs par le gouvernement antérieur, c’est le projet de loi C-71. D’ailleurs, celui-ci ne rétablit que quelques faibles mesures comparativement à ce qu’elles étaient avant leur élimination. Ceci dit, ce projet de loi C-71 est un pas dans la bonne direction et nous l’appuyons. Malheureusement, son adoption avance à pas de tortue au Sénat.

Combien de fois encore faudra-t-il rappeler que le même type d’armes légalement accessible, c’est-à-dire des armes semi-automatiques de type militaire, a été utilisé lors de la tragédie à la Mosquée de Québec et récemment à Christchurch où 50 Néo-Zélandais innocents ont été assassinés?

Je réitère les paroles que j’ai prononcées à Ottawa au début du mois de décembre 2018 que j’adressais au premier ministre Justin Trudeau: «Ne faites pas de compromis. Montrer aux Canadiens comment on se tient debout quand on n’a pas peur du lobby des armes».

Ouvrez le lien YouTube pour voir cette entrevue : https://youtu.be/nZKSaZWRw1k

UGO GIGUÈRE, La Presse Canadienne – GABRIEL DELISLE, Le Nouvelliste

MONTRÉAL — Chaque semaine, l’équipe de traumatologie du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) doit traiter au moins un patient victime d’une blessure par arme à feu. Mercredi, les médecins et autres professionnels de la santé sont sortis dans la rue pour joindre leur voix à celles de leurs collègues de 13 hôpitaux à travers le Canada afin de dire haut et fort qu’ils en ont assez. À leurs côtés, on retrouvait le père Serge St-Arneault, le frère d’Annie St-Arneault de La Tuque, une des victimes de la tuerie de la Polytechnique.

D’après la coalition «Doctors for protection from guns», les armes à feu représentent un grave problème de santé publique au pays.

Des chirurgiens traumatologues, chefs de départements, infirmières et préventionnistes du CUSM ont tenu une conférence de presse pour réclamer l’interdiction complète des armes de poing et des fusils d’assaut au Canada. Un message relayé d’un océan à l’autre.

«On voit depuis 2013 une augmentation de 42 pour cent de la mortalité liée à des blessures par armes à feu au Canada. À Montréal, on voit une augmentation du nombre de patients blessés ou morts par des armes à feu. Il est temps qu’on change notre façon de parler des armes à feu. C’est un enjeu de santé publique et il faut qu’on le dise», a déclaré le chirurgien traumatologue Jeremy Grushka.

«Quand on regarde la manière dont on gère cette problématique d’un point de vue de santé publique, je pense qu’on pourrait faire mieux», poursuit le chef du département de traumatologie Tarek Razek.

Celui-ci ne croit pas que le Canada soit allé assez loin pour appliquer les meilleures pratiques de sécurité afin de réduire au minimum les risques que représentent les armes à feu dans la société.

«D’un point de vue de santé publique, c’est comme les voitures. Est-ce qu’il y a toujours des accidents de voiture? Oui. Mais est-ce qu’on réduit le risque au minimum d’avoir des accidents?», compare-t-il.

Le père Serge St-Arneault, qui est membre de Poly se souvient, était aux côtés des médecins lors de la manifestation. Même si chaque présence publique pour réclamer un meilleur contrôle des armes à feu est très difficile pour lui, Serge St-Arneault affirme qu’il ne pouvait refuser l’invitation des médecins.

«L’enjeu est tellement capital. En mémoire de celles qui ont été victimes d’armes à feu, c’est un devoir de continuer ce combat. C’est comme un appel», affirme en entrevue le frère d’Annie St-Arneault, une des étudiantes assassinées lors de la tuerie de la Polytechnique.

Pour le prêtre originaire de La Tuque, il est «indéniable» que les armes à feu représentent une crise de santé publique. «Compte tenu du nombre élevé de personnes qui sont atteintes d’armes à feu, qui sont handicapées pour leur vie, c’est évident qu’il s’agit d’une question de santé publique», a précisé Serge St-Arneault lors du point de presse tenu en marge de la manifestation de Montréal.

«Le projet de loi C-71 [pour le contrôle des armes à feu] est un pas dans la bonne direction, mais c’est loin d’être suffisant.»

Le père Serge St-Arneault, le frère d’Annie St-Arneault, une des victimes de la tuerie de la Polytechnique, a pris la parole publiquement en marge de la manifestation.

Serge St-Arneault prône le bannissement pur et simple des armes d’assaut et des armes de poings. «L’exemple de la Nouvelle-Zélande et de sa première ministre est extraordinaire et remarquable. On devrait le suivre au Canada.»

Militant au sein du regroupement Poly se souvient, Jean-François Larrivée a salué l’appui des médecins dans ce combat pour restreindre l’accès aux armes. Celui-ci a perdu sa jeune épouse dans la tuerie survenue à Polytechnique Montréal en 1989.

«Je milite depuis 30 ans pour le souvenir de Maryse et des autres filles. Les médecins ont une voix qui porte. Ils sont pragmatiques, ils ont une influence intellectuelle, ils ont un leadership», se réjouit-il.

«Je veux aider les autres femmes à ne pas subir le même drame et si on peut sauver une vie ça aura valu la peine», souligne M. Larrivée.

Le personnel soignant du CUSM est exaspéré au point où l’équipe de prévention commence à enseigner au public les techniques de premiers soins en cas de blessures par balles.

Tara Grenier, coordonnatrice du programme de prévention des blessures au CUSM, transmet aux élèves du secondaire, à des employés d’usine et au public en général des méthodes pour stopper l’hémorragie causée par une balle ou une arme blanche.

«Ce sont des techniques de guerre qu’on emploie dans le monde civil. On est rendu là. Peut-être qu’on pourra sauver des gens au lieu qu’ils meurent au bout de leur sang», mentionne la thérapeute sportive.

Ottawa tend l’oreille

Le Dr Tarek Razek espère sincèrement que sa voix et celles de ses collègues soient entendues. Selon lui, le fait qu’ils soient en première ligne pour constater les ravages causés par les armes donne du poids à leurs arguments.

Sur la colline parlementaire à Ottawa, le ministre de la Sécurité frontalière et de la Réduction du crime organisé, Bill Blair, a dit tendre l’oreille aux revendications des médecins.

«J’ai rencontré plusieurs fois des regroupements de médecins. Leur point de vue est pertinent, ils sont en première ligne pour traiter des victimes de blessures par armes à feu. Je crois qu’il y a des choses que l’on doit faire pour protéger nos communautés et nous sommes prêts à considérer des mesures qui empêcheraient les gens mal intentionnés de se procurer des armes pour blesser ou tuer», a-t-il commenté.

Le ministre n’a cependant pas l’intention d’accélérer le processus comme l’ont fait les élus de Nouvelle-Zélande à la suite de la tuerie de Christchurch.

«Je pense que les Canadiens s’attendent à ce qu’on écoute les différentes opinions de la population afin de trouver le meilleur moyen de rendre nos communautés plus sécuritaires», a mentionné M. Blair.

Avec la collaboration de Gabriel Delisle

Allocution présenté par Serge St-Arneault, M.Afr, Directeur du Centre Afrika, Montréal, lors de la conférence de presse organisée par les médecins et autres professionnels de la santé à l’Hôpital Général de Montréal aujourd’hui à 12h00. Les médecins réclament une interdiction complète des armes de poing et armes d’assaut ainsi que l’adoption du projet de loi C-71 qui renforce l’encadrement des armes à feu.

J’ai vécu en zone de guerre en République Démocratique du Congo (à l’époque le Zaïre) dans les années 1990. Le chaos s’était progressivement propagé dans tout le pays avec son lot de pillages et de conflits tribaux.

Dans la brousse où j’étais, on avait déjà eu la visite de militaires pour intervenir dans un conflit entre chefs coutumiers. Ce jour-là, revenant à la maison, j’ai été directement menacé par un militaire. Il m’a simplement dit :

  • « Siku y vita ingine, miye nitawa weye ».

Traduction littérale :

  • « Lors du prochain conflit, c’est moi qui vais te tuer. »

J’ai immédiatement senti comme un boulet me tomber dans l’estomac. Je m’en rappelle très bien. De fait, les rivalités tribales se sont accélérées. Les paracommandos sont revenus, soi-disant pour rétablir la paix, en brulant les villages. La plupart des expatriés avaient déjà quitté le pays. Quant à moi, je suis resté avec mes confrères pratiquement jusqu’au moment de la chute du régime dictatorial du Président Mobutu.

En 2010, Marc Rochette, un journaliste du journal Le Nouvelliste de Trois-Rivières, m’a demandé dans une interview s’il y avait des risques de vivre dans la brousse africaine. Ce à quoi j’ai répondu :

  • « Qu’est-ce qui est le plus dangereux? Être missionnaire en Afrique ou étudiante à l’École Polytechnique de Montréal ».

Ma sœur Annie a été l’une des premières victimes du drame de la Poly du 6 décembre 1989. Le rapport d’investigation du coroner indique que le décès est attribué à des lésions multiples graves au niveau du crâne, du cerveau, section de l’aorte et des hiles pulmonaires et éclatement du foie, le tout secondaire au passage dans la tête et dans le thorax de trois projectiles d’arme à feu.

Vous êtes médecins et professionnels de la santé. Vous comprenez mieux que moi de quoi il s’agit. Nous sommes réunis ici pour une cause commune. Nous voulons, de fait nous exigeons des lois plus sévères sur les armes à feu au Canada. Une journée nationale d’action a lieu aujourd’hui dans 13 villes du pays. Tous s’entendent pour dire que les armes à feu représentent une menace croissante pour la santé publique. Selon Statistique Canada, le nombre de crimes violents commis avec une arme à feu a augmenté de 43% depuis 2013, soit depuis l’abolition du registre national des armes à feu par le gouvernement de Steven Harper en 2012, suivi par l’affaiblissement d’une série d’autres mesures en 2015.

À peine une semaine après la tragédie de Christchurch en Nouvelle-Zélande, la première ministre Jacinda Ardern a annoncé l’interdiction imminente de « toutes les armes semi-automatiques de style militaire », de « tous les fusils d’assaut », de « tous les chargeurs à grande capacité » et de « tous les accessoires ayant la capacité de convertir une arme à feu en arme semi-automatique de type militaire ». Elle a également émis une ordonnance de reclassification pour les armes semi-automatiques afin de dorénavant empêcher leur vente à la plupart des détenteurs de permis actuels.

Voilà une preuve de leadership politique.

Soulignons aussi l’action du Gouvernement du Québec qui a instauré son propre registre des armes en réaction à l’abolition du registre fédéral. Le Québec est maintenant l’une des trois seules juridictions en Amérique du Nord (avec Hawaï et le District de Columbia) qui enregistrent les armes sur son territoire – bien que c’est la norme en Europe et la plupart des pays industrialisés.

Mais qu’en est-il du gouvernement Trudeau?

Les Canadiens attendent depuis de nombreuses années une action réelle et concrète dans ce domaine.

Tout ce que ce gouvernement offre aux Canadiens pour corriger la quasi-destruction de l’ensemble des gains législatifs par le gouvernement antérieur, c’est le projet de loi C-17. D’ailleurs, celui-ci ne rétablit que quelques faibles mesures comparativement à ce qu’elles étaient avant leur élimination. Ceci dit, ce projet de loi C-71 est un pas dans la bonne direction et nous l’appuyons. Malheureusement, son adoption avance à pas de tortue au Sénat.

De plus, ce projet de loi ne modifie en rien l’accès légal aux armes de poing et aux armes d’assaut. Nous le savons, celles-ci sont conçues pour tuer efficacement et rapidement.

Combien de fois encore faudra-t-il rappeler que le même type d’armes légalement accessible, c’est-à-dire des armes semi-automatiques de type militaire,  a été utilisé lors de la tragédie à la Mosquée de Québec et tout récemment à Christchurch où 50 Néo-Zélandais innocents ont été assassinés?

Je réitère les paroles que j’ai prononcées à Ottawa au début du mois de décembre 2018 que j’adressais au premier ministre Justin Trudeau;

  •  « Ne faites pas de compromis. Montrer aux Canadiens comment on se tient debout quand on n’a pas peur du lobby des armes ».

Membres de PolySeSouvient présent lors de la marche pour soutenir les médecins dans leur manifestation contre les armes à feu.

Photo : André-Mam Mbombo

Lien YouTube : https://youtu.be/nZKSaZWRw1k

Mercredi, un regroupement de médecins de partout au Canada favorable à un contrôle plus strict des armes à feu organise une journée d’action. Au Québec, un rassemblement se tiendra à l’Hôpital général de Montréal. Entrevue avec le Dr Andrew Beckett, chirurgien traumatologue qui a décidé de monter au front.

Par CAROLINE TOUZIN, LA PRESSE

L’été dernier, en opérant une jeune femme atteinte au cou par un projectile d’arme à feu à Montréal, le Dr Andrew Beckett a eu une prise de conscience.

« Elle a eu la vie sauve, mais elle restera paralysée jusqu’à la fin de ses jours. Elle avait seulement 17 ans. Tout ça parce que dans son entourage, il y avait de mauvaises personnes avec un accès à des armes à feu », déplore le chirurgien spécialisé en traumatologie en entrevue à La Presse.

Les ravages causés par les armes à feu ne sont pas toujours médiatisés, souligne le médecin. Or, le Centre de traumatologie de l’Hôpital général de Montréal, où le chirurgien pratique, reçoit en moyenne un patient par semaine blessé par balle.

« Il faut voir les blessures et les morts par arme à feu comme une crise de santé publique. Cette crise est de plus en plus grave au Canada, mais totalement évitable. »

— Le Dr Andrew Beckett, chirurgien traumatologue à l’Hôpital général de Montréal

Ainsi des médecins d’un peu partout au Canada – appuyés par d’autres professionnels de la santé – viennent de former une coalition baptisée Médecins canadiens pour un meilleur contrôle des armes à feu (Canadian Doctors for Protection from Guns en anglais), qui se bat pour l’adoption de lois plus strictes sur le contrôle des armes à feu, notamment l’interdiction des armes de poing et de toutes les armes d’assaut.

Le groupe auquel s’est joint le Dr Beckett organise une journée nationale d’action le 3 avril pour demander un contrôle plus strict des armes à feu. Un rassemblement est prévu sur l’heure du dîner ce jour-là sur les terrains de l’Hôpital général de Montréal.

Au moment de notre entrevue réalisée la semaine dernière, le chirurgien de 49 ans – qui n’avait jamais milité avant aujourd’hui – a apporté sa pancarte, qu’il compte bien brandir mercredi.

UN ENCADREMENT PLUS STRICT RÉCLAMÉ

« Oui pour C-71. On peut faire mieux », pouvait-on y lire, un slogan qui fait référence au projet de loi visant à encadrer plus strictement la commercialisation et la possession d’armes à feu au Canada, actuellement à l’étude au Sénat. Ce projet de loi fédéral propose, entre autres, des mesures comme une vérification plus fouillée des antécédents d’une personne qui demande un permis d’arme à feu, ou encore l’obligation pour les commerçants de garder la trace de toutes les ventes d’armes.

Aussi chirurgien dans les Forces armées canadiennes, le Dr Beckett a été déployé en Afghanistan et en Irak. « J’ai vu les ravages des armes d’assaut et des armes de poing en temps de guerre », dit-il. 

« Je ne vois aucune raison pour laquelle une personne, ici, dans un pays en paix, devrait posséder une arme de poing ou une arme d’assaut. Ça ne fait qu’infliger des souffrances. »

— Le Dr Andrew Beckett, chirurgien traumatologue à l’Hôpital général de Montréal

Annoncer à une famille que son enfant a été tué par balle est la pire chose qu’il ait dû faire dans sa carrière, dit-il. Et il l’a fait beaucoup « trop de fois ».

« J’ai moi-même un jeune garçon. Je ne voudrais jamais qu’il soit blessé par balle en raison d’un accident ou d’un acte de violence », poursuit-il, d’où sa motivation à militer pour un contrôle plus strict des armes à feu au Canada.

Le chirurgien énumère des données qui, à ses yeux, prouvent qu’il y a une crise de santé publique : selon Statistique Canada, le nombre de crimes violents commis avec une arme à feu a augmenté de 42 % depuis 2013 ; le Canada a le cinquième taux de mortalité par arme à feu parmi les pays de l’OCDE ; selon l’Observatoire canadien du fémicide pour la justice et la responsabilisation, 34 % des femmes et des filles tuées en 2018 ont été victimes d’armes à feu ; un récent énoncé publié par la Société canadienne de pédiatrie indique que l’accessibilité des armes à feu augmente le risque de suicide.

« UNE PERSPECTIVE DE SANTÉ PUBLIQUE »

Le médecin n’y voit pas un combat politique : « C’est une prise de position dans une perspective de santé publique comme celles qui ont mené au port obligatoire de la ceinture de sécurité en voiture ou à celui du casque à vélo. Ce sont des mesures qui sauvent des vies. »

N’empêche, l’implication de médecins dans le débat ne plaît pas à tout le monde. La coprésidente du regroupement, la Dre Najma Ahmed, fait l’objet de pressions d’une association de propriétaires d’armes à feu.

La chirurgienne torontoise, qui a soigné les victimes de la fusillade de l’avenue Danforth l’été dernier, a publié plusieurs messages sur les réseaux sociaux depuis en faveur de l’adoption rapide du projet de loi C-71. Elle se prononce aussi contre la possession d’armes de poing et d’armes d’assaut.

Or, un groupe de propriétaires d’armes à feu reproche à la Dre Ahmed d’user de sa crédibilité de médecin pour alimenter un débat strictement politique. 

Des membres de la Coalition canadienne pour le droit aux armes à feu ont récemment déposé près de 70 plaintes contre la chirurgienne auprès de son ordre professionnel – plaintes que l’ordre a refusé de trancher, jugeant qu’on avait ici affaire à un désaccord politique, non à des reproches liés aux soins cliniques ou au comportement professionnel du médecin.

Ce genre de pressions n’intimide pas le Dr Beckett. « Comme médecins, nous sommes en première ligne pour constater les ravages causés par les armes à feu, dit-il. On soigne les blessures par balle, et la prévention des blessures fait aussi partie de notre travail. »

MOUVEMENT #THISISOURLANE AUX ÉTATS-UNIS

Cette mobilisation de médecins canadiens pour un meilleur contrôle des armes à feu fait écho au mouvement #thisisourlane ou #thisismylane lancé l’an dernier aux États-Unis. Des centaines de médecins américains se sont mis à publier des photos saisissantes sur les réseaux sociaux de salles d’opération ensanglantées, de matériel chirurgical rougi ou encore de vêtements tachés par le sang de leur patient blessé par balle, après avoir été piqués au vif par la National Rifle Association (NRA).

La NRA avait publié un tweet discréditant une récente série de recommandations de l’American College of Physicians qui fait du contrôle des armes à feu aux États-Unis un enjeu de santé publique. 

« Quelqu’un devrait dire à ces “importants” médecins anti-armes de rester dans leur domaine [to stay in their lane]. »

— La NRA, lobby américain pro-armes, sur Twitter, en novembre dernier

« Avez-vous une idée du nombre de balles que je retire de cadavres chaque semaine ? Ce n’est pas seulement ma voie [lane], c’est ma putain d’autoroute ! », a répondu sur le même réseau social la Dre Judy Melinek, pathologiste en Californie, alors qu’une nouvelle fusillade venait de survenir dans un bar de cet État, faisant 12 morts. Ce gazouillis a lancé le mouvement qui tente d’infléchir le débat sur le contrôle des armes à feu chez nos voisins du Sud.

La « crise de santé publique » est toutefois plus importante aux États-Unis qu’au Canada, nuance le Dr Beckett, qui ne voit pas la nécessité de répondre aux critiques de propriétaires d’armes à feu d’ici avec des moyens aussi saisissants.

« Je souhaite ne plus jamais avoir à retirer des balles du corps d’un enfant, conclut le chirurgien. Je ne vois pas comment des gens pourraient être d’avis contraire. »

MÉDECINS CANADIENS POUR UN MEILLEUR CONTRÔLE DES ARMES À FEU

L’ADOPTION RAPIDE D’UNE LOI DEMANDÉE

Le groupe de médecins demande l’adoption d’une législation et d’autres outils visant à réduire la prévalence des armes à feu, à savoir des restrictions en matière de possession d’armes à feu, un programme d’amnistie permettant la récupération des armes à feu actuellement en circulation et une approche stratégique visant à réduire leur vente illégale et leur importation en provenance d’autres compétences territoriales.

FINANCEMENT DE LA RECHERCHE

Le groupe demande aussi le financement et une infrastructure pour soutenir la recherche sur l’épidémiologie des blessures et morts par arme à feu, notamment sur le rôle de déterminants sociaux comme la pauvreté, la maladie mentale, la discrimination raciale et l’isolement social, ainsi que sur l’efficacité des stratégies visant à réduire les blessures et les décès liés aux armes à feu.

APPUI DE PLUSIEURS ORGANISMES MÉDICAUX

Ce groupe de médecins a récolté l’appui d’organismes médicaux nationaux et provinciaux tels que le Collège des médecins de famille du Canada, l’Association canadienne des chirurgiens généraux, l’Association canadienne des médecins d’urgence, l’Ontario Medical Association, l’Association canadienne de traumatologie, la Société canadienne de soins intensifs, la Société canadienne des anesthésiologistes, la Société canadienne de neurochirurgie ainsi que les Jeunes médecins pour la santé publique.