Une neuvaine en ligne à la bienheureuse Dina Bélanger sous le thème « Tous appelés à la sainteté »

Québec, août 2026 — 

Du 26 août au 3 septembre prochain, les fidèles de partout sont invités à vivre une neuvaine en ligne consacrée à la bienheureuse Dina Bélanger, accessible gratuitement sur la WebTV diocésaine ECDQ.tv.

Cette année, la neuvaine sera animée par Mgr Juan Carlos Londoño, évêque auxiliaire du diocèse de Québec, qui proposera une réflexion spirituelle autour du thème : « Tous appelés à la sainteté ».

À travers neuf (9) jours de prière et de méditation, les participants seront invités à approfondir la vie, le message et la spiritualité de cette grande figure spirituelle québécoise. Née à Québec, dans le quartier Saint-Roch, en 1897, Dina Bélanger a marqué son époque par son parcours de musicienne, d’enseignante, d’écrivaine et de mystique. Religieuse de Jésus-Marie, elle a consacré sa vie à Dieu et au service des autres. Surnommée la « Petite Thérèse de l’Enfant-Jésus du Canada » en raison de la profondeur de sa vie spirituelle et de sa confiance absolue en Dieu, elle a été béatifiée par le pape Jean-Paul II le 20 mars 1993.

Cette neuvaine permettra de découvrir différentes facettes de son chemin de foi, notamment l’appel à la sainteté dans la vie ordinaire, l’Eucharistie comme cœur de toute vie spirituelle, l’abandon à la volonté de Dieu, la souffrance offerte avec amour, la vie religieuse et la consécration, l’humilité joyeuse, l’amour filial envers la Vierge Marie, l’apostolat par la prière et le sacrifice ainsi que la joie dans l’espérance du ciel.

Chaque jour, les participants pourront approfondir un aspect de la spiritualité de Dina Bélanger et se laisser accompagner par son témoignage lumineux sur le chemin de la sainteté.

« La vie de Dina Bélanger nous rappelle que la sainteté est accessible à tous et qu’elle se construit dans les gestes simples du quotidien, par l’amour, la confiance en Dieu et le don de soi », souligne Mgr Londoño.

La neuvaine sera diffusée quotidiennement du mercredi 26 août au jeudi 3 septembre 2026 sur la WebTV diocésaine : https://ecdq.tv/

Tous sont invités à participer à cette démarche spirituelle qui permettra de mieux connaître cette bienheureuse québécoise et de s’inspirer de son message toujours actuel. Pour information n’hésitez pas à communiquer avec :

Louis-Martin Lanthier, Directeur général du Centre Dina-Bélanger, 2049, Chemin Saint-Louis, Québec, Québec, G1P 1T2. Bureau: (418) 687-9260. Mobile : (418) 440-5760

www.dinabelanger.com

Père Serge St-Arneault, Pères Blancs – Missionnaires d’Afrique

🌍 Après des années en Afrique, le père Serge revient à Québec avec un cœur marqué par la rencontre et la mission.

🙏 Du Malawi à Saint‑Roch, il témoigne d’un Évangile vivant qui unit les cultures et les peuples.

✨ Et toi, où te sens‑tu appelé à vivre la mission aujourd’hui ?

https://www.facebook.com/share/p/14kzZJBirUx

Rassemblement des Bertrand dit St-Arnaud le 29 août 2026

L’association de famille de Paul Bertrand dit St-Arnaud se rassemblera à Ste-Geneviève de Batiscan le 29 août 2026. Notre précédente réunion remonte à 2024 lorsque le rassemblement a eu lieu à Gatineau.

HORAIRE DU RASSEMBLEMENT ANNUEL 2026 DE L’ADBStar

  • 10h30 Arrivée des participants et remise de la nouvelle revue La Missive.
  • 11h30 Assemblée générale annuelle 2026.
  • 12h30 Dîner – repas sur place / tirage de prix de présences.
  • 14h30 Visite de la terre ancestrale.
  • 16h00 Mot de remerciement et départ.

ORDRE DU JOUR DE LA RÉUNION

  1. Ouverture de l’assemblée par le président
  2. Présentation des membres du conseil d’administration
  3. Choix d’un président(e) d’assemblée ainsi que d’un(e) secrétaire
  4. Lecture et adoption de l’ordre du jour
  5. Lecture et adoption du procès-verbal de l’AGA 2024
  6. Rapport du président pour l’année écoulée
    • La Missive.
  7. Rapport de la trésorière et états financiers
  8. Rapport du vérificateur financier.
  9. Nomination d’un(e) vérificateur(trice)
  10. Mise en nomination et élection des nouveaux membres du C.A.
  11. Varia
  12. Période de questions (l’avenir de l’Association).
  13. Levée de l’assemblée

Formulaire d’inscription

Où est la détermination habituelle de Mark Carney ?

Contrôle des armes à feu

Sylvie Haviernick et Serge St-Arneault, qui ont tous deux perdu une sœur dans la tragédie de Polytechnique, expliquent ce que le gouvernement fédéral peut faire pour mettre en place un véritable contrôle des armes à feu semi-automatiques, y compris le SKS, qui a causé la mort récemment à Montréal.

Depuis 1996, l’Australie a interdit catégoriquement l’utilisation d’armes de guerre, telles que des fusils d’assaut, des fusils à pompe et des fusils semi-automatiques, dans le domaine civil. De plus, le gouvernement australien a lancé un programme national obligatoire et financé par une taxe spéciale pour racheter et détruire environ 650 000 armes illégales.

À cela s’est ajoutée, depuis 2021, une amnistie nationale permanente permettant aux citoyens de remettre à la police, sans crainte de poursuites, les armes non enregistrées ou illégales.

Cette mesure a eu des effets positifs : le taux de criminalité liée aux armes à feu est nettement inférieur à celui du Canada. De plus, l’Australie a connu une baisse significative des fusillades de masse et une diminution de 80 % des suicides par arme à feu.

Il est indéniable que la géographie insulaire de l’Australie constitue un atout en matière de contrôle des frontières, en particulier par rapport à celles avec les États-Unis. Cependant, cela ne devrait pas servir d’excuse pour expliquer la réticence persistante du gouvernement fédéral canadien à réglementer strictement les armes à feu de type militaire, y compris les SKS, qui sont toujours légales à ce jour.

Néanmoins, le gouvernement fédéral a élargi l’interdiction de plusieurs armes à feu semi-automatiques, prolongé les périodes de grâce, mis en place un programme d’indemnisation et renforcé la réglementation pour limiter leur circulation et leur utilisation dans un contexte civil. Alors, qu’est-ce qui cloche ?

Fusillade dans Côte-des-Neiges

Après la fusillade du 22 juin dans le quartier de Côte-des-Neiges, l’opinion de Mark Carney sur la décision du gouvernement d’interdire le SKS, une arme semi-automatique, est restée floue. Il admet « qu’il faut faire plus », mais ajoute que « c’est un enjeu complexe ».

La formation « d’un groupe consultatif élargi » correspond à une sorte d’inertie volontaire quasi chronique qui entrave la réalisation législative d’une politique ferme et résolue.

Les consultations interminables nécessaires à ce processus retardent toujours davantage la mise en œuvre de la loi C-21.

Bien que cette loi ait entraîné des avancées, son application reste malheureusement limitée. Pour tirer pleinement parti de son potentiel, il est crucial d’assurer une application rigoureuse de mesures concrètes et une coopération étroite entre les services de police, les tribunaux et les organismes de santé publique.

Que devrions-nous faire ?

Comme il s’agit de sa décision, le gouvernement devrait s’empresser d’organiser des consultations plus rapides. Les consultations menées précédemment par le ministre de la Sécurité publique, Bill Blair, n’ont jamais abouti à un consensus avec les agriculteurs, les organisations de chasse, les communautés autochtones et les clubs de tir sportif. Il est grand temps d’agir résolument dans ce dossier, comme le gouvernement le fait actuellement pour faire face au nouvel ordre politique et économique instauré par nos voisins américains.

À ce propos, à la différence des Australiens, la perméabilité de notre frontière est une réalité inéluctable. Toutefois, notre nation a la capacité de renforcer la sécurité des frontières, l’immigration et la lutte contre la criminalité transnationale, comme l’a démontré la Loi visant une sécurité rigoureuse à la frontière déposée en juin 2025 par le gouvernement libéral.

Cela souligne l’importance cruciale que les forces policières canadiennes doivent appuyer toutes les décisions du gouvernement en matière de collecte ou de saisie d’armes d’assaut illégales.

La mise en place de mesures de sécurité publique relève principalement de la compétence des autorités fédérales. À l’heure actuelle, ce sont les municipalités qui se sont engagées dans cette voie. Toutefois, elles manquent de ressources financières pour atteindre leurs objectifs. Elles ne peuvent pas obliger les détenteurs d’armes à feu à se délester de leurs armes.

Le gouvernement Carney s’engage avec détermination et efficacité dans de multiples domaines, en adoptant une perspective à long terme visant à renforcer le pays. Une grande majorité de Canadiens soutiennent ces initiatives. Nous tenons à souligner que pas moins de 80 % de la population canadienne approuvait en 2018 la demande de PolySeSouvient d’interdire totalement les armes d’assaut de type militaire1.

Être là où il se doit au nom du Christ ressuscité

Éditorial de l’édition du mois de juin 2026 de la Lettre aux Amis, numéro 73

Que ce soit à Jérusalem, dans le quartier Saint-Roch de Québec ou là où vous vous trouvez en ce moment, nous sommes au bon endroit en raison du Christ ressuscité.

Le révérend Gilles Routhier, théologien éminent de renommée mondiale affilié au diocèse de Québec, expert du concile Vatican II et de la synodalité, enseignant à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l’Université Laval depuis 1992, a mis l’accent sur la nécessité de préserver l’unité ou «l’esprit de corps» en valorisant la variété des dons spirituels au sein de la communauté sacerdotale lors de la réunion générale du clergé de l’archidiocèse de Québec qui s’est déroulée le 6 mai 2026.

Le risque de division est bel et bien réel dans un monde polarisé, tel que nous le vivons chaque jour. Ce danger, c’est le retour aux « tribus » sociales, unies par des intérêts communs et dominées par des leaders d’opinion.

Dans l’Église, il est crucial d’écarter les conflits en se concentrant sur l’essence même de notre foi chrétienne : l’amour du Christ. C’est cela qui constitue notre choix essentiel.

Au-delà de nos sensibilités ou de nos colorations spirituelles, qui sont les manifestations de notre diversité, nous appartenons avant tout à une communauté de croyants en Église. Le piège à éviter est l’isolement, qui consiste à agir seul.

Notre mission commune est de promouvoir l’unité en embrassant notre diversité. C’est là l’œuvre de l’Esprit-Saint.

L’édition de La Lettre aux Amis que vous tenez entre vos mains nous emmène à Jérusalem et dans le diocèse de Québec, mais nous proclamons tous le même message : l’Évangile.

Bonne lecture,

Document PDF de l’édition de la revue La Lettre aux Amis du mois de juin 2026, numéro 73.

Soutenez le projet 83 :

INSTALLATION D’UN SYSTÈME SOLAIRE AU COLLÈGE SAINT FRANCIS DE KYANAMIRA, DANS LE DIOCÈSE DE KABALE EN OUGANDA

Ce projet consiste à produire de l’électricité à partir d’un système solaire. En effet, l’approvisionnement en électricité fourni par la compagnie publique n’est pas stable. C’est pourquoi, compte tenu des besoins en électricité du collège Saint-Francis de Kyanamira, nous avons pris conscience de la nécessité absolue de disposer d’une alimentation solaire capable d’assurer le bon fonctionnement de l’établissement, en particulier pour les élèves. En cas de coupure de courant, ceux-ci ne peuvent plus accéder à la salle informatique pour leurs travaux pratiques. De plus, la nuit, lorsque l’électricité fournie par le gouvernement est coupée, les élèves ne peuvent pas étudier.

De plus, le collège de Saint-Francis de Kyanamira est le seul établissement secondaire de notre nouvelle paroisse du diocèse de Kabale : la paroisse SaintFrançois-d’Assise de Kyanamira. Cet établissement est situé dans une zone semi-rurale, non loin de la ville de Kabale, dans l’ouest de l’Ouganda.

Il s’agit d’un établissement mixte proposant à la fois un enseignement de niveau ordinaire et un enseignement supérieur, en internat et en externat. Il s’inscrit aussi dans le cadre de l’enseignement secondaire universel et de l’enseignement et de la formation post-secondaires universels.

L’établissement compte six bâtiments, à savoir le bâtiment principal abritant les bureaux administratifs et la salle informatique, le laboratoire, le foyer pour garçons et le foyer pour filles.

En ce qui concerne les effectifs, l’établissement compte actuellement trois cent quatre-vingts élèves qui sont encadrés par 34 enseignants diplômés et 18 membres du personnel de soutien.

La population locale, en particulier le comité des parents d’élèves, participe à ce projet en apportant sa contribution locale. À ce jour, quatre millions de shillings ougandais (4 000 000 UGX) ont été collectés à cette fin. Cela correspond à mille quatre cent quatre-vingt-sept dollars canadiens (1 487 CAD).

Toutefois, le montant que nous sollicitons grâce à votre générosité s’élève à vingt-six mille dollars canadiens (26 000 CAD).

Mille fois merci pour votre aide.

Père Grace B. Baltazar , M.Afr Père Armel Somda, M.Afr

Contrôle des armes à feu semi-automatiques: ce que le gouvernement fédéral peut faire

LA PAROLE AUX LECTEURS

6 juillet 2026

Depuis 1996, l’Australie a interdit catégoriquement l’utilisation d’armes de guerre, telles que des fusils d’assaut, des fusils à pompe et des fusils semi-automatiques, dans le domaine civil. De plus, le gouvernement australien a lancé un programme national obligatoire et financé par une taxe spéciale pour racheter et détruire environ 650 000 armes illégales.

À cela s’est ajoutée, depuis 2021, une amnistie nationale permanente permettant aux citoyens de remettre à la police, sans crainte de poursuites, les armes non enregistrées ou illégales.

Cette mesure a eu des effets positifs: le taux de criminalité liée aux armes à feu est nettement inférieur à celui du Canada. De plus, l’Australie a connu une baisse significative des fusillades de masse et une diminution de 80 % des suicides par arme à feu.

Il est indéniable que la géographie insulaire de l’Australie constitue un atout en matière de contrôle des frontières, en particulier par rapport à celles avec les États-Unis. Cependant, cela ne devrait pas servir d’excuse pour expliquer la réticence persistante du gouvernement fédéral à réglementer strictement les armes à feu de type militaire, y compris les SKS, qui sont toujours légales à ce jour.

Néanmoins, le gouvernement fédéral a élargi l’interdiction de plusieurs armes à feu semi-automatiques, prolongé les périodes de grâce, mis en place un programme d’indemnisation et renforcé la réglementation pour limiter leur circulation et leur utilisation dans un contexte civil. Alors, qu’est-ce qui cloche ?

Fusillade dans Côte-des-Neiges

Après la fusillade du 22 juin dans le quartier de Côte-des-Neiges, l’opinion de Mark Carney sur la décision du gouvernement d’interdire la SKS, une arme semi-automatique, au Canada est restée floue. Il admet « qu’il faut faire plus », mais ajoute que « c’est un enjeu complexe ».

La formation « d’un groupe consultatif élargi » correspond à une sorte d’inertie volontaire quasi chronique qui entrave la réalisation législative d’une politique ferme et résolue.

Les consultations interminables nécessaires à ce processus retardent toujours davantage la mise en œuvre de la loi C-21.

Bien que cette loi ait entraîné des avancées, son application reste malheureusement limitée. Pour tirer pleinement parti de son potentiel, il est crucial d’assurer une application rigoureuse de mesures concrètes et une coopération étroite entre les services de police, les tribunaux et les organismes de santé publique.

Que devrions-nous faire ?

Comme il s’agit de sa décision, le gouvernement devrait s’empresser d’organiser des consultations plus rapides, qui sont actuellement retardées de manière alarmante. Les consultations menées précédemment par le ministre de la Sécurité publique, Bill Blair, n’ont jamais abouti à un consensus avec les agriculteurs, les organisations de chasse, les communautés autochtones et les clubs de tir sportif.

Il est grand temps d’agir résolument dans ce dossier, comme le gouvernement le fait actuellement pour faire face au nouvel ordre politique et économique instauré par nos voisins américains.

À ce propos, à la différence des Australiens, la perméabilité de notre frontière est une réalité inéluctable. Toutefois, notre nation a la capacité de renforcer la sécurité des frontières, l’immigration et la lutte contre la criminalité transnationale, comme l’a démontré la Loi visant une sécurité rigoureuse à la frontière déposée en juin 2025 par le gouvernement libéral.

Cela souligne l’importance cruciale que les forces policières canadiennes doivent accorder à l’appui sans faille de toutes les décisions du gouvernement en matière de collecte ou de saisie d’armes d’assaut illégales.

La mise en place de mesures de sécurité publique relève principalement de la compétence des autorités fédérales. Cependant, à l’heure actuelle, ce sont les municipalités qui se sont engagées dans cette voie. Toutefois, elles manquent de ressources financières pour atteindre leurs objectifs. Elles ne peuvent pas obliger les détenteurs d’armes à feu à se délester de leurs armes.

Le gouvernement Carney s’engage avec détermination et efficacité dans de multiples domaines, en adoptant une perspective à long terme visant à renforcer le pays. Une grande majorité de Canadiens soutiennent ces initiatives. Nous tenons à souligner que pas moins de 80 % de la population canadienne approuve la demande de PolySeSouvient depuis la tragédie de la Poly en 1989, réclamant l’interdiction totale sur le territoire national des armes d’assaut de type militaire.

Sylvie Haviernick, sœur de Maude Haviernick, victime de la tragédie de Polytechnique du 6 décembre 1989

Serge St-Arneault, frère d’Annie St-Arneault, victime de la tragédie de Polytechnique du 6 décembre 1989

LIENS

Messe de la nativité de saint Jean Baptiste, 24 juin 2026 à la Grotte Notre-Dame-de-Grâce, Québec

Le lieu est magnifique. La Grotte Notre-Dame-de-Grâce, située au bout de la rue de Mazenod dans le quartier Saint-Sauveur à Québec, offre de l’ombre sous les arbres feuillus. La brise est légère et les nuages se dispersent.

Nous sommes une quarantaine de personnes à nous rassembler pour commémorer la nativité de saint Jean Baptiste. Le seul saint d’ailleurs, dont l’Église souligne la date de naissance. Tout a été organisé par l’équipe presbytérale de la nouvelle entité de l’unité pastorale missionnaire Limoilou/Basse-Ville/Vanier. Celle-ci m’a demandé de présider la messe et de prononcer l’homélie.

J’ai retrouvé des écrits des années passées relatif à la fête nationale de la Saint-Jean. Je me suis donc inspiré de ses écrits avec une mise à jour que j’espère appropriée.

PREMIER LIEN : En l’honneur du Saint Patron des Canadiens français et/ou du Québec

Bref résumé de mes notes passées

Les fêtes de la Saint-Jean ont une longue histoire. C’est le 24 juin 1834 que sera chanté pour la première fois le « Ô Canada » de Georges-Étienne Cartier. Cette date a été choisie par Ludger Duvernay, fondateur de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal. L’histoire montrera que cet événement suscitera un symbole identitaire très puissant.

Une grande procession religieuse s’est ajoutée en 1842, qui a inauguré le défilé traditionnel de la Saint-Jean où un enfant aux cheveux bouclés, accompagné d’un mouton, le clôturait. Il faut se rappeler que la rébellion des Patriotes de 1837-38 s’est déroulée entre 1834 et 1842. La fête de la Saint-Jean s’est alors associée à une revendication d’ordre politique, avec la bénédiction de l’Église catholique.

Une autre date à retenir est celle de 1908 lorsque le Pape Pie X a proclamé Saint-Jean-Baptiste patron des Canadiens français, peu importe où ils sont. Le 24 juin 1924, des fêtes grandioses de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal ont ajouté une procession patriotique mettant en vedette l’œuvre de la race française en Amérique. Les chars allégoriques rendent hommage à Marguerite Bourgeois, une religieuse, et un héros national du nom de Pierre Le Moyne d’Iberville, explorateurs. Voilà une autre illustration de l’amalgame entre le religieux et le politique.

C’est ainsi qu’en 1925, le gouvernement québécois fera de cette date une journée fériée. Finalement, le 11 mai 1977, le 24 juin devient officiellement le jour de la Fête nationale du Québec.

Je vous laisse le soin de lire le DEUXIÈME LIEN qui relate mes découvertes au parc Maisonneuve en 2024. Fête nationale : un divorce assumé et prometteur 

Néanmoins, je souligne l’importance d’assumer le divorce du lien historique entre l’esprit patriotique et la religion catholique. Le catholicisme n’est plus ce qu’il a été en ce coin du monde. Le processus de décroissance et la liquidation des actifs immobiliers se poursuivent même après une chute plutôt vertigineuse du nombre d’églises détruites, fermées ou reconverties. On observe une diminution de l’influence sociale du catholicisme et la perte de son rang de religion majoritaire.

Pourtant, nous assistons à l’émergence de nouvelles structures communautaires avec l’apport de nouveaux immigrants qui favorise l’émergence d’un nouveau catholicisme.

En perspective, nous assistons progressivement à une participation des chrétiens en tant que partenaires du vivre-ensemble harmonieux construit sur les prémices d’un accueil mutuel respectueux des diversités ethniques et religieuses. Cela contribue à un enrichissement collectif.

Tel que formulé par Jean-François Nadeau du journal Le Devoir du 19 août 2024, « le catholicisme, au-delà de la foi réelle de ses adeptes, fut sans doute un mécanisme de défense nationale, une manière de tempérer une réalité difficile qu’il fallait adoucir sur le plan psychologique. Sans surprise, cette passion religieuse s’est évanouie dès lors que la situation politique et matérielle du monde changea. » Le divorce a eu lieu et c’est tant mieux !

Et Jean-Baptiste dans tout ça !

Sa mission est de désigner le Christ; « C’est lui ! » Il lui rend témoignage jusqu’au don de sa vie. Il dénonce l’injustice. Il insiste sur la vérité et la justice dans un monde superficiel et souvent cruel. Il prépare les cœurs par un baptême de conversion.

Reprenant le message du prophète Isaïe, celui qui a été façonné dès le sein de sa mère, celui qui a fait de sa bouche une épée tranchante, le Seigneur a fait de lui la lumière des nations. Saint-Paul ajoute que « c’est à nous (aujourd’hui) que la parole du salut a été envoyée. »

Message final

Libéré d’un catholicisme agissant comme un mécanisme de défense national, nous pouvons enfin nous engager dans un nouveau catholicisme imprégné de valeurs universelles basées sur l’accueil de l’étranger et la construction de ponts, non pas de murs. LA DIVERSITÉ (sous toutes ses formes) EST UNE RICHESSE.

Tragédie du 23 juin 2026

La fusillade qui a eu lieu à Côte-des-Neiges où un policier du nom de Mohamed Lamine Benredouane et un passant du nom de Michael Moshe Mizrahi. Le premier est musulman et le second est juif. Tous les deux, selon les nombreux témoignages, étaient très appréciés dans la communauté. Ces deux Québécois ont sacrifié leur vie pour en sauver d’autres.

Voilà un parfait exemple du vivre-ensemble harmonieux dans notre société québécoise laïque, ouverte et inclusive.

Prions pour que leur sacrifice porte de bons fruits pour notre société. Et dénonçons, à l’exemple de Jean-Baptiste, l’idéologie destructrice dite incel1 du tireur venu de l’Alberta.

  1. Les incels cultivent un discours agressif envers les femmes, trouvent qu’elles prennent « trop de place » ; mais ils ne tirent pas profit de la masculinité toxique : ce machisme-là les désigne aussi comme des losers. Source : Sur l’« idéologie » d’un tueur ↩︎

Fusillade dans Côte-des-Neiges

Des souvenirs liés à Polytechnique à vif après la fusillade de Montréal

Selon l’article de Marianne Langlois publié dans le Journal de Montréal en ce 23 juin 2026, « La fusillade qui s’est déroulée dans Côte-des-Neiges lundi fait rejaillir de douloureux souvenirs en lien avec Polytechnique à plusieurs personnes qui ont été touchées de près par la tragédie. »

De ma conversation téléphonique avec cette journaliste, celle-ci a retenu ce qui suit :

Cliquer ICI pour ouvrir le document PDF de PolySeSouvient

À la suite de la fusillade survenue lundi dans Côte-des-Neiges, Valérie Beaudoin s’entretient avec Heidi Rathjen, survivante du drame de Polytechnique et coordonnatrice du collectif PolySeSouvient.

Autres liens :

 » (…) son propos (du tueur) est carrément déshumanisant. Les femmes sont pour lui une ressource à gérer, comme le pétrole ou le blé, qu’on peut attribuer à qui on veut en actionnant les manivelles économiques d’une société. Elles n’ont pas leur mot à dire.  » Jeff Yates, journaliste.

Trente mois se sont écoulés où plus de 350 femmes et filles ont été assassinées

MONTREAL, June 18, 2026

Le Premier ministre Carney est exhorté à renforcer les mesures de protection contre les menaces et féminicides liées aux armes à feu de l’ancien projet de loi C-21 et à les mettre en œuvre cet été.

Trente mois après l’adoption par le Parlement de mesures vitales pour prévenir la violence conjugale par arme à feu, le gouvernement fédéral ne les a toujours pas mises en œuvre et semble même prêt à les affaiblir. Une coalition de groupes favorables au contrôle des armes exhorte donc le premier ministre Mark Carney à s’engager immédiatement à adopter la réglementation habilitante qui reflète fidèlement la protection que le Parlement a adoptée en décembre 2023 en modifiant la Loi sur les armes à feu par l’ancien projet de loi C-21.

Les données de l’Observatoire canadien du fémicide pour la justice et la responsabilisation montrent que depuis l’adoption de ces changements législatifs il y a 30 mois, plus de 350 femmes et filles ont été victimes de féminicide au Canada, dont 30 en date du 15 mars de cette année. Historiquement, environ le tiers des homicides conjugaux impliquent une arme à feu.

La violence conjugale avec arme à feu est 12 fois plus susceptible d’entraîner la mort que les incidents similaires sans arme à feu. En 2023, l’intention du Parlement était claire : les personnes faisant l’objet d’une ordonnance de protection ne devaient pas être autorisées à détenir un permis pour possession d’armes. Sur la recommandation de l’Association nationale Femmes et Droit (ANFD), les députés ont amendé le projet de loi afin de définir les ordonnances de protection de la manière la plus large possible de sorte que toutes les personnes à risque soient protégées. Pour que la mesure entre en vigueur, le gouvernement fédéral devait simplement confirmer cette définition large par voie réglementaire.

À l’opposé, un projet de règlement publié dans la Gazette du Canada en mars 2025 indique plutôt l’intention du gouvernement de faire le contraire : limiter la révocation automatique du permis à certaines catégories d’ordonnances de protection et non à toutes. Le projet de règlement définit une « ordonnance de protection » comme toute ordonnance civile rendue dans l’intérêt de la sécurité d’une personne. Ce seul mot – « civile » – englobe les ordonnances de protection des tribunaux de la famille, mais exclut les engagements de ne pas troubler l’ordre public prévus à l’article 810 du Code criminel, de même que les conditions de mise en liberté sous caution, les ordonnances de probation et autres interdictions de contact imposées par voie pénale. Il a fallu une année entière à Sécurité publique Canada pour lancer une nouvelle consultation, proposant cette fois d’inclure les engagements de ne pas troubler l’ordre public mais non les autres ordonnances criminelles.

Le Parlement a rédigé l’article 15 de l’ancien projet de loi C-21 afin de viser « toute ordonnance contraignante rendue par un tribunal ou une autre autorité compétente dans l’intérêt de la sécurité d’une personne ».

Les groupes suivants appuient l’analyse juridique présentée par ANFD dans ses mémoires: PolySeSouvient, les Familles de Danforth pour des communautés sécuritaires, les Médecins canadiens pour la protection contre les armes à feu, l’Observatoire canadien du fémicide pour la justice et la responsabilisation, l’Association canadienne des médecins d’urgence, la Mosquée de Québec, l’Association des Étudiants de Polytechnique, le mouvement étudiant PAS_ICI, les Familles de Dawson pour le contrôle des armes, Angie’s Angels et des défenseurs des victimes comme Alison Irons et Tara Graham.

Parliament wrote section 15 of former Bill C-21 with the intent on capturing ‘any binding order made by a court or other competent authority in the interest of the safety or security of a person’.

« Alors que la vie des femmes est littéralement en jeu — et que les féminicides sont en hausse au Canada — il n’y a aucune justification acceptable pour que le nouveau gouvernement révise la législation du Parlement par la porte arrière de la réglementation, de manière à faire remettre le fardeau du risque sur les femmes et les enfants », a déclaré Heidi Rathjen, coordonnatrice de PolySeSouvient.

Selon Suzanne Zaccour, directrice des affaires juridiques de la NAWL : « Il est absurde que certaines survivantes bénéficient d’une protection tandis que d’autres en soient privées, non pas en fonction du niveau de danger auquel elles sont confrontées, mais en raison de subtilités procédurales. La violence ne devient pas moins mortelle parce qu’elle est traitée à une autre étape du système judiciaire. Une définition incomplète compromettrait une mesure essentielle de sécurité publique de la Loi sur les armes à feu et serait vraisemblablement invalide1. Car les règlements qui contrediraient la définition large adoptée par le Parlement seraient susceptibles d’être contestés devant les tribunaux et plus important encore, laisseraient des femmes sans protection entre-temps. »

Ces groupes exhortent le Premier ministre Carney et le Gouvernement fédéral à :

  • respecter la loi adoptée par le Parlement en adoptant des règlements qui définissent « ordonnance de protection » comme toute ordonnance de protection, conformément aux modifications apportées en 2023 à la Loi sur les armes à feu,
  • mettre en œuvre sans plus tarder les mesures relatives à la violence conjugale afin que la révocation du permis soit systématique pour toute ordonnance de protection visant une personne considérée comme une menace pour la sécurité publique.

Citations supplémentaires :

« Chaque retard a des conséquences. Chaque affaiblissement de la loi crée des failles à travers desquelles des femmes et des enfants peuvent tomber. Et chaque fois qu’on ne retire pas les armes à feu aux personnes dangereuses, le risque que les violences conjugales deviennent mortelles s’accroît. Ma fille a perdu la vie parce que le système n’a pas su lui offrir une protection adéquate. Combien d’autres femmes doivent payer de leur vie? » — Alison Irons, ancienne agente de la GRC et mère de Lindsay Wilson (1986-2013), victime d’un féminicide par arme à feu (1986-2013)

« Trente mois et plus de 350 féminicides après le vote du Parlement visant à retirer les armes à feu des mains des conjoints dangereux, les femmes canadiennes attendent toujours que ces protections entrent en vigueur. La solution ne saurait résider dans des règlements qui modifient discrètement la loi pour protéger un nombre réduit de victimes. La sécurité d’une femme ne devrait pas dépendre du nom du tribunal où son agresseur a été jugé. » — Myrna Dawson, Directrice de l’Observatoire canadien des féminicides pour la justice et la responsabilisation

« De nombreuses études montrent que la simple présence d’une arme à feu au domicile augmente le risque de violence à l’égard des femmes. Si un tribunal estime qu’une personne est suffisamment dangereuse pour justifier une ordonnance de protection, celle-ci ne devrait en aucun cas être titulaire d’un permis de possession d’arme. Le Parlement a eu raison de le préciser clairement dans la loi de 2023. Le gouvernement ne devrait plus tarder à mettre en œuvre cette modification. » — Dr Najma Ahmed, cofondatrice de Médecins canadiens pour la protection contre les armes à feu.

« Lorsqu’un gouvernement met 30 mois (et ce n’est pas fini) pour mettre en œuvre une mesure vitale et qu’il utilise ce temps pour en limiter la portée, le message envoyé aux femmes victimes de violence conjugale est dévastateur. Le Premier ministre Carney a le pouvoir de remédier à cette situation par une simple décision : confirmer par voie réglementaire que l’expression ‘ordonnance de protection’ désigne toute ordonnance de protection, conformément à l’intention du Parlement. » — Tara Graham, fille de Brenda Tatlock-Burke, victime de féminicide en Nouvelle-Écosse (1964-2024)

Pour plus d’information : suzanne.zaccour@nawl.ca ; 438.345.7445

  1. Le Guide du gouvernement du Canada sur l’élaboration des lois et règlements fédéraux précise clairement que : « L’exercice du pouvoir réglementaire est en outre assujetti à la loi habilitante, le règlement devant être pris dans le cadre du pouvoir conféré par celle-ci. Il ne peut la contredire, ni en restreindre ou étendre la portée. » ↩︎

Ce gouvernement tiendra-t-il JAMAIS ses promesses ?

La prolongation de l’amnistie pour des milliers d’armes d’assaut prohibées compromet la sécurité publique ainsi que la primauté du droit.

Le recours des groupes pro-armes contre deux décisions antérieures ne devrait pas empêcher le retrait de la circulation des armes à feu prohibées

Montréal, 9 juin, 2026

Voici la déclaration de PolySeSouvient en réponse à l’annonce faite aujourd’hui concernant la quatrième prolongation de la période d’amnistie initiale de 2020 pour les détenteurs d’armes prohibées :

« PolySeSouvient est profondément déçue par la décision du gouvernement fédéral de prolonger la période d’amnistie en lien avec les armes de type assaut prohibées jusqu’à trois mois après que la Cour suprême se sera prononcée sur un recours introduit par des groupes pro-armes.

Cette prolongation signifie que des armes hautement meurtrières et prohibées resteront entre les mains de particuliers pendant encore de nombreux mois. Aucune justification n’a été avancée pour étayer cette décision, autre que donner « l’assurance aux particuliers et aux entreprises qu’ils continueront d’être protégés contre toute responsabilité criminelle pendant que la Cour suprême entend l’appel et rend sa décision ».

Le gouvernement ne semble pas avoir appliqué les critères habituellement utilisés par les tribunaux pour déterminer s’il est justifié ou non de prononcer une injonction – notamment ‘la prépondérance des inconvénients’ et le poids du ‘préjudice irréparable’ potentiel que subirait les propriétaires (qui risquent d’être poursuivis pour la possession illégale d’armes ayant été prohibées dans l’éventualité que la Cour suprême venait à renverser les décisions rendues en 2023 et 2025 par les tribunaux inférieurs confirmant le pouvoir du gouvernement d’interdire certaines armes) versus le ‘préjudice irréparable’ que pourraient subir de possibles victimes futures de fusillades de masse – femmes, enfants, policiers et autres membres du public qui pourraient être abattus par l’une de ces armes.

La protection de la sécurité publique ne devrait jamais être subordonnée aux intérêts d’individus, dont ceux qui refusent de se conformer à la loi. Une loi ne devrait pas être suspendue simplement parce qu’elle fait l’objet d’une contestation. C’est pourquoi les injonctions sont rarement accordées en matière pénale.

Avec cette décision, le gouvernement protège les propriétaires qui refuseraient de remettre leurs armes prohibées contre des accusations criminelles – au détriment de futures victimes potentielles de fusillades de masse au Canada. Le fait de continuer à permettre l’accès à ces armes accroît le risque de ce type de violence extrême.

Pourquoi ne pas laisser la Cour suprême se prononcer sur le bien-fondé d’une injonction ?

Il est particulièrement préoccupant que le ministre de la Sécurité publique, Gary Anandasangaree, ait choisi de devancer toute décision judiciaire — avant même que le lobby des armes n’ait déposé de demande d’injonction, et bien avant toute décision de la Cour suprême. Ou bien le ministre assume que la Cour suprême aurait accordé au lobby pro-armes une mesure extraordinaire que les tribunaux n’accordent que dans des circonstances très limitées – soit lorsque le préjudice causé par l’application de la loi l’emporte sur l’intérêt public – ou bien il prend une décision politique déconnectée de la jurisprudence, vraisemblablement en vue d’apaiser des propriétaires d’armes.

Cette décision porte atteinte non seulement à la sécurité publique, mais aussi à la primauté du droit.

Retarder l’application de lois qui ont déjà été validées à deux reprises par les tribunaux risque d’ébranler la confiance du public dans la primauté du droit.

Alors que les recours judiciaires font partie intégrante du processus judiciaire, le fait de les utiliser comme prétexte pour suspendre des mesures de sécurité publique dûment adoptées revient à laisser les litiges des opposants l’emporter sur l’autorité légitime du gouvernement. Les gouvernements appliquent couramment les lois qui font l’objet de contestations constitutionnelles.

La suspension par anticipation d’une mesure de sécurité publique — lorsque celle-ci est clairement dans l’intérêt public et que les contestataires sont des opposants motivés par leur intérêt individuel — est contraire à la norme RJR-MacDonald établie par la Cour suprême, qui exige que les tribunaux accordent un poids significatif à l’intérêt public dans la mise en balance des inconvénients (et que cet intérêt public soit présumé1). Cette extension s’écarte de cette norme et suggère que les tactiques contentieuses de groupes de pression bien financés peuvent être utilisées pour retarder la mise en œuvre de protections adoptées démocratiquement pour l’intérêt général. Ceci n’est pas une gouvernance prudente. C’est une décision politique déguisée en prudence procédurale.

L’interdiction des armes à feu de type militaire a été instaurée pour réduire le risque et l’ampleur des fusillades de masse. Prolonger l’amnistie revient à maintenir en circulation ces armes à haut risque, en privilégiant les questions procédurales associées à la conformité individuelle au détriment de la sécurité collective et en sapant l’objectif protecteur de la loi.

La primauté du droit exige que les lois soient appliquées de manière cohérente, rapide et équitable. Cette quatrième prolongation de l’amnistie fait exactement le contraire : elle retarde l’application de la loi, crée des incohérences et affaiblit la confiance du public dans la mise en œuvre des mesures de sécurité essentielles.

Pour plus d’information: info@polysesouvient.ca

  1. “Si la nature et l’objet affirmé de la loi sont de promouvoir l’intérêt public, le tribunal des requêtes ne devrait pas se demander si la loi a réellement cet effet. Il faut supposer que tel est le cas.” https://decisions.scc-csc.ca/scc-csc/scc-csc/fr/item/1111/index.do ; “When the nature and declared purpose of legislation is to promote the public interest, a motions court should not be concerned whether the legislation has in fact this effect. It must be assumed to do so.” ; https://decisions.scc-csc.ca/scc-csc/scc-csc/en/item/1111/index.do ↩︎

Lien :

11 juin 2026

La Presse canadienne a publié de nouvelles données de la GRC montrant que, contrairement à la désinformation véhiculée par le lobby des armes à feu, la plupart des armes utilisées pour commettre des crimes proviennent du marché intérieur, ce qui confirme la nécessité de mettre en place des contrôles stricts sur le marché légal, en plus de lutter contre la contrebande.

La grande majorité des armes à feu utilisées pour commettre des crimes et dont l’origine a pu être retracée en 2023 et 2024 provenaient du Canada et n’avaient pas été introduites clandestinement depuis l’étranger, selon des rapports internes de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Missionnaire sans frontières