Comment les communautés de foi peuvent-elles contribuer aux projets de société du Québec d’aujourd’hui et de demain ?

J’ai participé avec beaucoup d’intérêt au quatrième forum Foi et Espace Public 2026 le 26 octobre dernier. L’événement avait lieu dans une ancienne église reconvertie en salle multifonctionnelle nommée La Nef et située au 190, rue Saint-Joseph Est, Québec.

L’événement rassemblait une centaine de personnes provenant d’aussi loin que Montréal. La matinée a débuté avec un travail de groupe pour discuter des défis que doivent affronter les communautés de foi au Québec. L’effacement des signes religieux dans l’espace public, le relativisme, l’ignorance et la non-transmission de la foi sont de nature économique, politique, sociale et culturelle. Est-il alors possible de réinventer la vitalité des communautés de foi ?

Je relève quelques points de vue des nombreux panélistes et spécialistes qui ont pris la parole. Tous s’entendent pour dire que les croyants sont aujourd’hui marginalisés, citoyens de seconde zone avec un risque croissant de discrimination.

Selon Christelle Landherr-Cieslak1, « la laïcité devient la nouvelle identité juridique comportant des contraintes, telles que l’abolition des signes religieux et l’interdiction des visages couverts. Sous neutralité apparente, l’État promeut les « valeurs québécoises » structurantes construites sur la notion d’égalité entre tous les citoyens, particulièrement entre les hommes et les femmes ».

Crédit photo : Marie Laliberté

Selon Francis Denis2, contrairement au discours largement répandu concernant la Révolution tranquille des années 60, il n’y a pas vraiment eu de rupture. Le clergé a lui aussi collaboré à cette transformation sociale. La dissidence interne du clergé se concentrait sur le rejet de l’ultramontanisme qui prônait la construction d’une nation au service de l’Église, et non l’inverse.

Crédit photo : Marie Laliberté

Or, l’État providence a instauré ses nouveaux dogmes sociaux à la manière des curés. Rien n’a réellement été renversé. Il n’y a pas eu véritablement d’émancipation. Simplement, le gouvernement a remplacé le clergé. La question est de savoir si l’Église peut devenir un guide d’émancipation pour l’aujourd’hui.

L’exposé de Gérard Larose3 a tout simplement été magistral. Il a brossé un tableau historique du Québec avec lucidité et talent. Le pôle central des Québécois a toujours été la société civile. Celle-ci a son origine dans l’encyclique du pape Léon XIII Rerum novarum4. Ce document a été la réponse de l’Église au socialisme et au capitalisme. Le pape Léon XIII a fortement encouragé la société civile à s’organiser et s’émanciper. Il est documenté que le clergé s’est opposé aux évêques lors de la grève des travailleurs d’Asbestos en 19495. Ce fut une première rupture annonciatrice de plusieurs autres.

Selon Gérard Larose, le modèle québécois s’est avéré technocratique entre 1960 et 1981. Il a évolué vers un partenariat pour finalement devenir un modèle marchand à l’époque de Jean Charest et Philippe Couillard. Et maintenant, qu’en est-il ?

Crédit photo : Marie Laliberté

Il note cinq basculements récents :

  • Les supers riches deviennent les nouveaux maîtres du monde.
  • Nous assistons à une marche arrière au niveau de la protection de l’environnement.
  • Notre État social est à bout de souffle, en pleine décomposition.
  • Les guerres provoquent l’effondrement de la diplomatie.
  • Le dialogue social affronte directement la polarisation politique.

Il note aussi que la société civile ne se décourage pas. Les combats se poursuivent au niveau de l’accès aux logements sociaux, de l’économie circulaire, du recyclage, de l’environnement de proximité pour créer des lieux de convivialité, et finalement pour les cantines pour tous les affamés.

Gérald Larose a terminé son exposé avec une coloration nettement spirituelle. Il a toujours été inspiré par la théologie de l’incarnation et de la libération. Sa foi est basée sur la liberté et la responsabilité. Le plus scandaleux, dit-il, est la victoire de Jésus sur la mort. Il est ressuscité pour construire un monde d’amour. Des morts violentes, il en pleut, dit-il encore. Mais, il y a toujours de petites résurrections. Nous pouvons nous relever. Le Royaume de Dieu est en marche.

Renze Nauta

Renze Nauta6 a poursuivi le forum en énonçant les liens de solidarité comme principes fondamentaux de l’Église Catholique. Ses principes sont basés sur la dignité humaine ainsi qu’une subsidiarité7 étroitement associée à la solidarité.

En guise de conclusion, je souligne quelques éléments de la pensée de Johathan Pageau8 qui soutient que l’avenir est religieux malgré une laïcité agressive vouée à construire une société stérile. Il en a pour preuve le déclin démographique qui prend sa source à la rupture provoquée par le mouvement du Refus Global9.

Le danger, dit-il, réside dans un retour potentiel d’un conservatisme religieux sujet à la manipulation construit sur un fond de colère. Il prône une ouverture constructive au religieux. Dans la perspective d’un retour du « religieux » dans nos Églises, comment pouvons-nous nous préparer ? Plus concrètement, quelle place donnons-nous aux nouveaux arrivants et aux femmes ? Nous devons sans cesse avoir un regard critique sur nous-mêmes.

Liste des autres intervenants :

Roselyne Mavungu10
Maxime Huot-Couture11
et Benjamin Gagné12

Lien :

Cardus : un think tank chrétien dans le débat sur la laïcité

L’Institut Cardus est un institut de recherche non partisan qui se consacre à clarifier et à renforcer, par la recherche et le dialogue, les moyens par lesquels les institutions de la société peuvent travailler ensemble pour le bien commun.


  1. Christelle Landheer-Cieslak est professeure titulaire à la Faculté de droit de l’Université Laval et membre du Barreau du Québec. Spécialisée en droit civil comparé, en philosophie et en théorie du droit, elle étudie notamment les rapports entre le droit civil, les droits fondamentaux et le pluralisme, ainsi que la place de l’éthique dans la pratique juridique. Elle a siégé au Comité national d’éthique sur le vieillissement de 2020 à 2026. Elle a codirigé La personne humaine, entre autonomie et vulnérabilité (2015) et cosigné avec Mathilde Philip Laïcité versus multiculturalisme ? Le droit à l’épreuve des sociétés plurielles (2025). ↩︎
  2. Francis Denis est auteur, réalisateur, documentariste et vidéo-journaliste. Formé en philosophie à l’Université Laval et en théologie à l’Université pontificale de la Sainte-Croix, à Rome, il œuvre aujourd’hui au sein de Libre Média. Il a réalisé plusieurs documentaires et produit de nombreux reportages, entrevues et projets télévisuels. Dans son essai Une révolution pour rien : la permanence religieuse dans l’histoire du Québec moderne, paru aux Éditions Liber en 2022, il propose une relecture originale de la Révolution tranquille, envisagée moins comme une rupture avec le passé religieux du Québec que comme le transfert vers l’État d’une même ambition de transformation collective. ↩︎
  3. Gérald Larose est une figure importante du mouvement syndical et de la société civile québécoise. Il a présidé la Confédération des syndicats nationaux (CSN) de 1983 à 1999. Titulaire d’une maîtrise en théologie et d’une maîtrise en service social de l’Université de Montréal, il a enseigné pendant 22 ans à l’École de travail social de l’UQAM, où il est aujourd’hui professeur associé. Ses travaux et ses engagements portent notamment sur les mouvements sociaux, l’économie sociale et solidaire, le modèle québécois de développement, la langue et la citoyenneté. Son parcours lui permet de poser un regard privilégié sur l’évolution de la société civile québécoise et sur ses rapports avec l’État. ↩︎
  4. L’encyclique Rerum novarum (« Des choses nouvelles »), publiée le 15 mai 1891 par le pape Léon XIII, est le texte inaugural de la doctrine sociale de l’Église catholique. L’encyclique rejette à la fois le socialisme marxiste (qui supprime la propriété privée) et les excès du capitalisme libéral (qui exploitent les travailleurs). ↩︎
  5. La grève de l’amiante de 1949 a débuté le 14 février 1949 (déclenchée le 13-14 février) dans les mines d’amiante d’Asbestos et de Thetford Mines au Québec, marquant l’un des conflits de travail les plus durs et les plus importants de l’histoire québécoise ↩︎
  6. Renze Nauta dirige le programme Travail et économie de Cardus. Avant de rejoindre l’institut, il a été directeur des politiques auprès de deux chefs de l’opposition officielle fédérale et a occupé différentes fonctions au Cabinet du premier ministre. Diplômé en économie et en philosophie, il a publié notamment dans le Globe and Mail, le National Post, The Hub, Policy Options et le Financial Post. ↩︎
  7. La subsidiarité est un principe politique et social selon lequel une autorité centrale ou supérieure ne doit intervenir que pour les tâches que les échelons inférieurs (individus, collectivités locales, États membres) ne peuvent pas accomplir par eux-mêmes. ↩︎
  8. Jonathan Pageau est un intellectuel public franco-canadien influent, connu pour ses analyses des structures profondes et du symbolisme qui sous-tendent la culture, la foi et la société contemporaines. Grâce à sa chaîne YouTube très suivie, à son podcast, à son blog et à sa plateforme de cours en ligne, « The Symbolic World », il anime des discussions avec des centaines de milliers d’abonnés sur la manière dont les récits intemporels et les symboles anciens éclairent la vie moderne. ↩︎
  9. Le Refus global est un manifeste artistique et social publié le 9 août 1948 à Montréal par le peintre Paul-Émile Borduas et signé par 15 autres artistes Automatistes. ↩︎
  10. Roselyne Mavungu est directrice générale de Villes sans violence, anciennement Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence, et membre du Comité consultatif ministériel externe sur le racisme anti-Noirs des Forces armées canadiennes.
    Titulaire d’une maîtrise en droit des affaires de l’Université Paris XII, elle détient également un double diplôme de troisième cycle de la Sorbonne, en anthropologie juridique et en histoire de l’Afrique, ainsi qu’un diplôme de gestion et résolution des conflits octroyé par l’Université Paris V – René Descartes. Elle a récemment obtenu une certification en gouvernance de société de l’Université Laval.
    Madame Mavungu a exercé différentes fonctions de gestion et cumule un bagage d’expertise en matière de sécurité publique, d’innovation sociale, de microfinance, d’entrepreneuriat féminin et de gouvernance inclusive.
    Ainsi, elle a été directrice générale de Compagnie F, premier organisme montréalais dédié à l’entrepreneuriat féminin, présidente-directrice générale du Réseau MicroEntreprendre, regroupement des fonds de microcrédit québécois, ainsi que conseillère principale en développement et gestion auprès de l’organisation Oxfam-Québec. Aujourd’hui, elle siège au conseil d’administration de cette organisation de développement international.
    Elle a aussi occupé la fonction de présidente du conseil d’administration du fonds féminin Femmessor Montréal, renommé Évol, et a fait partie du Conseil des Montréalaises, instance consultative de la Ville de Montréal sur tout dossier ayant un impact sur les conditions de vie des Montréalaises.
    De plus, elle a fait partie du Conseil consultatif sur l’innovation sociale du gouvernement du Canada et a également été membre du Groupe directeur de cocréation de la stratégie canadienne d’innovation sociale et de finance sociale. Par ailleurs, elle a été membre du comité d’investissement du Fonds Afro, fonds dédié à la communauté noire du Québec, membre du conseil d’administration du Chantier de l’économie sociale, réseau regroupant des représentants de promoteurs d’entreprises d’économie sociale, secrétaire-trésorière de CAP Finance, réseau de la finance solidaire et responsable, puis membre du comité de sélection des projets de la Fondation Béati.
    Roselyne Mavungu a siégé comme experte aux comités aviseurs nationaux de la Fondation canadienne des femmes ainsi que du Conseil économique des femmes.
    En 2013, il lui a été décerné le prix « Reconnaissance » en tant que modèle de femme immigrante par l’organisme Place aux femmes et le prix « Excellence » dans la catégorie Gestion au féminin par l’organisme Horizon Nord Sud.
    Ce qui la motive est simple : comprendre les gens, bâtir des ponts et aider les sociétés à progresser vers une plus grande cohésion. ↩︎
  11. Maxime est père de famille et membre d’une fraternité laïque dominicaine. Il œuvre comme organisateur communautaire dans la région de Québec et coordonne un projet local de lutte contre la pauvreté. Il a été formé aux études supérieures en philosophie politique à l’Université de Montréal et à l’UQAM, en plus de stages à l’Assemblée nationale et comme NextGen fellow avec l’Institut Cardus. ↩︎
  12. Benjamin Gagné est doctorant en cotutelle en théologie pratique à l’Université de Montréal et en sciences religieuses à l’Université de Strasbourg. Sa thèse porte sur les églises évangéliques dans les villes du Québec et sur le brouillage des frontières entre le religieux et le municipal comme facteur de vitalité urbaine. Il coordonne le projet Municipalités, Religions et Laïcité (MUREL), dirigé par Solange Lefebvre, qui examine la gestion concrète de la diversité religieuse par les municipalités québécoises. Croisant sociologie des religions, théologie empirique et socioanthropologie, ses recherches examinent notamment la zone frontière entre l’action religieuse et l’action communautaire, et l’amènent à dialoguer autant avec les milieux ecclésiaux qu’avec les acteurs municipaux et communautaires. Ses travaux sont soutenus par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH) et le Fonds de recherche du Québec – Société et culture (FRQSC). ↩︎

Un prêtre maronite retrouvé assassiné chez lui au Liban

Père Samir Daou, prêtre libanais de l’Église maronite

29 octobre 2026

Par Julien Cormier, M.Afr

Devant l’annonce de la mort d’un ami de notre maison de Montréal, le Père Samir Daou, prêtre libanais de l’Église maronite, Église orientale et arabe rattachée à Rome, je ne peux que garder un temps de silence. C’est bouleversant, poignant. Nous le connaissons. Nous connaissons sa femme et deux de ses enfants, dont une docteure dentiste, qui vivent à Montréal.

L’annonce nous en a été faite par notre médecin de famille et ami depuis plus de 30 ans, le Docteur Waghib Tannous, lui-même arabe d’origine égyptienne, qui officie le dimanche comme sous-diacre dans une église maronite de Montréal. Comme de coutume, dans cette église, des hommes mariés sont ordonnés prêtres. Le Père Samir Daou avait fait ses études en théologie à Ottawa. Lui, sa femme et ses enfants ont la nationalité canadienne.

Nous sommes profondément touchés dans notre maison, car notre confrère hôtelier chargé des visiteurs avait déjà préparé le carton avec son nom pour occuper une chambre le 6 novembre prochain.

Le Père Samir m’avait demandé en octobre 2025, à Montréal, de le prendre en photo avec le cardinal Gérald-Cyprien Lacroix de Québec lors de la fête du 200e anniversaire de la naissance du Cardinal Lavigerie, archevêque d’Alger, fondateur de notre Société des Missionnaires d’Afrique (Pères Blancs).

Cardinal Gérald-Cyprien Lacroix et le père Samir Daou, octobre 2025 à Montréal
Le père David Gnadouwa, M.Afr et le père Samir Daou, octobre 2025, Montréal

Le cri du père Samir

QU’AVONS-NOUS FAIT DE LA BIENVEILLANCE?

26 octobre 2026

Ma première promenade à Montréal remonte à au moins vingt ans. Malgré le ciel gris et la température glaciale, la courtoisie réchauffait les rues. Je me remémore les riverains qui nous souriaient et le sympathique accueil des commerçants. Au fil de mes passages à Montréal, à Trois-Rivières et à Sherbrooke, j’en venais toujours à une même conclusion : les Québécois étaient polis et bienveillants.

Ces gestes silencieux n’attendaient aucune récompense et malgré les milliers de kilomètres qui nous séparaient de notre terre d’origine, ils nous rappelaient l’essentiel : nous n’étions pas seuls. Cette solidarité spontanée nous a suffi pour embrasser presque instantanément cette grande nation qui nous accueillait. Ce n’est pas seulement la beauté de la province qui nous a séduits, mais aussi la convivialité avec laquelle elle sait recevoir l’autre.

Aujourd’hui, mon constat est partagé. L’attention, qu’en est-il désormais ? Plusieurs personnes souffrantes décèdent sans personne à leurs côtés, les amitiés ne s’entretiennent plus que par texto et les aînés pleurent leur solitude. La dépression s’est banalisée au point de ne plus la questionner. Nous semblons tous défendre un intérêt personnel, plutôt que de partager l’espace commun qui nous unit. Ces éléments devraient nous interpeller. Sommes-nous en train de perdre quelque chose de plus profond, comme le réflexe de considérer l’autre ?

Il est alarmant de constater qu’au Québec, parmi les personnes qui se sentent souvent isolées des autres, seules 35,4 % affirment ne presque jamais manquer de compagnie.1 Derrière ces chiffres, des personnes portent trop souvent le sentiment douloureux de ne pas trouver leur place, tant le culte de l’égocentrisme nous a enfermés dans un tête-à-tête permanent avec notre propre reflet.

Pourtant, toute organisation sociale est née d’une rencontre, et ce sont ces gestes élémentaires, qui tissent nos liens, qui font de la bienveillance une force active. Dans son ouvrage Oser la bienveillance, Lytta Basset définit ceci comme le désir de « vouloir du bien à l’autre sans chercher à le maîtriser » et d’« ouvrir un espace où l’autre peut exister sans peur. »2

Notre époque promeut l’obsession de l’immédiateté et semble désormais se bâtir sur l’injonction de l’efficacité. Constamment sollicités et pressés de produire, nous vivons avec le risque ultime de perdre ce qui fait notre humanité alors que nos outils technologiques ne pourront jamais se substituer à notre responsabilité de faire société. Le vivre-ensemble demeure entre nos mains, nourri par notre capacité à cultiver des rapports authentiques. Emmanuel Levinas formule cette exigence éthique dans Totalité et Infini (1971), où la rencontre avec le visage d’autrui se révèle comme un appel à la responsabilité : « Le visage que j’accueille me fait passer du phénomène à l’être dans un autre sens : dans le discours je m’expose à l’interrogation d’Autrui et cette urgence de la réponse pointe aiguë du présent m’engendre pour la responsabilité. »3

La bienveillance ne peut se limiter à un concept abstrait, alors qu’elle répond concrètement aux maux de notre société contemporaine. En effet, nous souhaitons tous être écoutés et valorisés, et cette attitude ne nécessite pas de grands sacrifices. À l’inverse, la courtoisie ne demande qu’une attention sincère, sans rien bousculer de nos journées.

Mon propos m’amène à rappeler que la bienveillance est une valeur ancienne au Québec, mais qu’elle n’est pas acquise. De nos jours, la pratique religieuse se fait plus discrète, voire symbolique, mais son influence sur nos valeurs demeure une évidence. Ici, les communautés fondatrices ont offert soutien, structure et ont rendu accessible un message d’amour. Cet engagement mérite d’être reconnu à sa juste mesure et transmis tel que nous l’avons reçu.

Depuis des siècles, les différentes sociétés ont compris que leur solidité dépendait de la manière dont elles prenaient soin des plus vulnérables. Les communautés, les écoles et les diverses institutions ont porté cette responsabilité. Des générations d’enseignants, de professionnels de la santé, de travailleurs sociaux et de personnes engagées ont consacré leur temps à accompagner ceux qui en avaient besoin. Au Québec, cette histoire est particulièrement riche et les exemples en sont nombreux. Qu’aurions-nous pu devenir sans la bienveillance de Jeanne Mance, d’Émilie Tavernier-Gamelin, de François de Laval ou encore de Marguerite Bourgeoys ?

Alors que chacun semble protéger d’abord ses intérêts, je me demande ce que pourrait devenir une société dans laquelle ces priorités prennent le dessus. Qu’allons-nous transmettre aux générations à venir ? Sera-t-il possible de concilier le progrès avec la considération de l’autre ? Ces questions sont légitimes, car elles nous ramènent à la définition même de la bienveillance. Faire preuve d’humanité ne signifie pas être naïf, tout accepter ou s’effacer. Il est possible de rester rigoureux, de défendre la paix et de prendre des décisions difficiles. Au fil des années, j’ai rencontré diverses personnes pour qui la bienveillance est un mode de vie. J’ai toutefois constaté qu’elle ne peut reposer uniquement sur la générosité de quelques individus ; c’est tout un système qui doit la rendre possible.

Au Grand Séminaire de Montréal, c’est cette vision que nous faisons vivre. Notre mission d’enseignement forme des personnes capables d’accompagner et de servir, mais aussi de communiquer, reconnaître et promouvoir la dignité de chacun. Nous contribuons à bâtir une société où toute personne peut trouver des repères vers lesquels se tourner au besoin.

Après une telle réflexion, je me demande ce que nous avons fait de la bienveillance. Je ne pense pas qu’elle ait disparu, mais qu’elle doit être entretenue. Elle s’estompe quand nous cessons d’y prêter attention, et renaît chaque fois que quelqu’un écoute, aide sans rien attendre ou regarde l’autre avec considération. La bienveillance devrait être le socle d’une société qui reconnaît l’existence, l’authenticité et les droits de chacun.

Et si nous commencions à la cultiver chaque jour, à travers un regard attentif, un salut chaleureux, la visite d’un proche seul, une main tendue à une personne en difficulté, quelques mots d’encouragement, un geste de réconciliation ou simplement un peu plus de courtoisie ? Car c’est souvent dans ces gestes les plus simples que se révèle notre humanité.

Alexandrina Diac
Directrice générale
Fondation du Grand Séminaire de Montréal
www.fgsm.org

  1. Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise – Coup d’oeil sur la santé, 2025. ↩︎
  2. Lytt Basset, Oser la bienveillance (Éditions Albin Michel, 2014) ↩︎
  3. Emmanuel Levinas, Totalité et infini : Essai sur l’extériorité (1961 ; réimpr., La Haye : Martinus Nijhoff, 1971) ↩︎

Invitation pour le 125e anniversaire de l’arrivée des Missionnaires d’Afrique à Québec, 18 octobre 2026

https://www.facebook.com/share/v/19UyAcze6t/

Déclaration du conseil municipal de la Ville de Montréal du 21 septembre 2026 soulignant l’importance de renforcer le rachat et le retrait des armes de type d’assaut

Attendu que des données de la GRC démontrent que la plupart des armes utilisées pour commettre des crimes, dont des fusillades de masse, sont des armes d’épaule et non des armes de poing illégales;

Attendu qu’une ou des armes de type d’assaut ont été impliquées lors du féminicide de masse à Polytechnique, ainsi que lors des fusillades de masse au Collège Dawson et à la mosquée de Québec;

Attendu que la majorité des policières et policiers tués dans l’exercice de leurs fonctions au Canada l’ont été à l’aide d’armes longues, typiquement de grande puissance, comme ce fut le cas à Côte-des-Neiges en juin 2026, ainsi que dans plusieurs autres villes canadiennes où ont eu lieu des tragédies au cours desquelles des policières et policiers ont été atteints par balle;

Attendu que, malgré les demandes insistantes de divers groupes de personnes victimes ou survivantes de fusillades de masse, notamment PolySeSouvient et les Familles de Dawson pour le contrôle des armes, il est toujours légal d’acheter et de posséder une ou des armes d’assaut de type militaire au Canada avec un permis de possession et d’acquisition canadien (PPA);

Attendu qu’il est de la responsabilité des gouvernements d’adopter des lois qui contribuent à protéger la population civile ainsi que les membres des corps policiers partout au pays, ces derniers acceptant quotidiennement de s’exposer au danger afin d’assurer la sécurité et le bien-être des citoyennes et citoyens;

Attendu qu’après la fusillade de masse de 2020 en Nouvelle-Écosse, Ottawa a interdit 1 500 modèles d’armes de type militaire, et a ajouté des modèles supplémentaires sur la liste des armes prohibées en 2024 et 2025, sans toutefois interdire le SKS, une arme militaire de conception soviétique qui a été le modèle le plus utilisé lors de fusillades de masse et de meurtres de policières et policiers au cours des dernières années au pays;

Attendu qu’en 2022, le gouvernement canadien a tenté, en vain, d’interdire le SKS au moyen de l’amendement G-46 apporté à l’ancien projet de loi C-21;

Attendu que la Nouvelle-Zélande a racheté et retiré les armes d’assaut de la circulation civile moins de six mois après la tuerie à Christchurch et que l’Australie a fait de même dans l’année qui a suivi la tuerie à Port Arthur, alors qu’il y a plus de six ans que le processus a été entamé au Canada.

Il est proposé par Stéphanie Valenzuela, mairesse de l’arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce et responsable du rayonnement international et de l’attractivité, et appuyé par Dimitrios Jim Beis, responsable de la sécurité et de la prévention au comité exécutif de la Ville de Montréal, et Émilie Brière, conseillère de la Ville du district Côte-des-Neiges et vice-présidente du conseil municipal,

Et résolu :

Que le conseil municipal exprime tout son soutien aux victimes, aux familles et aux proches des personnes civiles et des policières et policiers ayant été tués ou blessés lors de fusillades de masse, et offre toutes ses condoléances aux personnes affectées par le deuil;

Que le conseil municipal se joint aux groupes de personnes victimes et survivantes de fusillades de masse pour affirmer que les armes conçues pour la guerre n’ont pas leur place entre les mains de personnes civiles, et que le gouvernement doit poser des gestes concrets afin de privilégier la sécurité publique;

Que le conseil municipal exhorte le gouvernement du Canada à concrétiser ses promesses électorales visant à compléter l’interdiction des armes de type d’assaut, à les retirer de la circulation civile et à limiter l’accès aux chargeurs à grande capacité, et ce, le plus rapidement possible.

Les élus ayant pris la parole sont les suivants :

  • Soraya Martinez Ferrada – Mairesse de Montréal
  • Stéphanie Valenzuela – Mairesse de Côte des Neiges Notre-Dame de Grâce
  • Carla Beauvais – Conseillère de Ville dans Ahuntsic-Cartierville
  • Émilie Brière – Conseil de Ville dans Côte-des-Neiges Notre-Dame-de-Grâce
Stéphanie Valenzuela, Mairesse de l’arrondissement Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce d’Ensemble Montréal – Équipe Soraya, Stéphane Rouillon, Sylvie Haviernick, Serge St-Arneault, Soraya Martinez Ferrada, Mairesse de la Ville de Montréal, Arrondissement Ville-Marie d’Ensemble Montréal, Heidi Rathjen et Meaghan Hennegan.

LIENS :

7,4 millions pour améliorer la qualité de vie des jeunes. Lutte contre la violence armée

Fusillades à Montréal. Une équipe intégrée pour lutter contre les armes à feu

Armes à feu et violence conjugale : Ensemble Montréal, PolySeSouvient et Halte-Femmes Montréal-Nord unissent leur voix 

Motion adoptée par la Ville de Montréal pour l’interdiction des armes d’assaut et de poing.

FUSSILLADES DE MASSE

Le nombre de décès enregistrés chaque année aux États-Unis.

Ce graphique présente l’évolution du nombre annuel de décès liés aux armes à feu aux États-Unis. Après avoir atteint un sommet au début des années 1990 puis diminué pendant deux décennies, ce nombre a connu une forte hausse pour atteindre de nouveaux sommets dans les années 2020.

https://www.facebook.com/reel/1616806473360478

Sources : CDC, Giffords Law Center

Nombre annuel de décès par arme à feu aux États-Unis par rapport au Canada

Ce graphique présente le nombre total de décès par arme à feu chaque année aux États-Unis par rapport au Canada. Les données comprennent les homicides, les suicides et les décès accidentels. Les chiffres révèlent des tendances à long terme très différentes entre ces deux pays voisins. Les projections pour les dernières années indiquent que ces tendances se maintiennent.

https://www.facebook.com/reel/997115716754351

Sources : CDC, Statistique Canada, IHME

Autres liens :

L’ADBStar survit !

Les descendants de Paul Bertrand, plus connu sous le nom de St-Arnaud, se sont réunis pour leur 25e assemblée générale annuelle le 29 août dernier sur le site historique du village de Sainte-Geneviève-de-Batiscan.

En soi, c’est un exploit, même si le nombre de participants était d’une quinzaine de personnes seulement. Fondée en 2001, notre association a produit une mine d’informations et suscité de grands rassemblements, notamment au village de Batiscan, où se trouvent les ruines de la première église, là où Gabrielle Baribeau et Paul Bertrand se sont mariés le 2 juin 1697. Nos publications intitulées La Missive contiennent des détails historiques uniques ainsi que de nombreux arbres généalogiques. Le site Web de l’ADBStar illustre une partie de ces trouvailles. Malheureusement, les ressources manquent pour le rendre de nouveau fonctionnel.

Qu’en est-il des autres associations de famille ?

Dans un texte signé en date du 15 novembre 2025 par Michel Bérubé, président sortant, celui-ci explique que la Fédération des associations de familles du Québec (FAFQ) est maintenant dissoute et ce qui restait de ses avoirs ont été distribués. Il est intéressant de voir la progression du nombre d’associations au cours des années.

Tableau du nombre de familles souches membres de la FAFQ depuis 1983.

AnnéeNombre de familles souches
Total en 198312 associations
Total en 198427 associations
Total en 198539 associations
Total en 198657 associations
Entre 1986 et 2007Un nombre de 271 associations sont devenues membres de l’association, mais 87 ont cessé leurs activités pendant la même période
Total en 2007184 associations
Total en 202572 associations

« Ce n’est pas rien. Mais, ce n’est pas non plus le facteur qui a le plus influencé le choix de dissoudre la fédération à l’occasion de son assemblée générale annuelle en mai 2025. En réalité, les besoins de base qui ont généré la création d’un secrétariat commun en 1983 ont progressivement perdu de leur importance, à cause notamment des moyens techniques dont disposent maintenant les associations grâce aux technologies de l’information. En matière de généalogie, la recherche a également beaucoup évolué avec l’apparition d’entreprises spécialisées, ce qui peut même affecter les sociétés de généalogie présentes en région. On est loin des premiers temps alors que les bénévoles devaient travailler sur des dactylos et reproduire des bulletins sur des photocopieuses. Les chercheurs couchaient les résultats de leurs recherches par des écrits à la main alors que l’on travaille le plus souvent maintenant sur un micro-ordinateur. » Michel Bérubé

Des éléments supplémentaires ont entravé le bon fonctionnement de la FAFQ, tels que la pénurie de bénévoles pour le conseil d’administration, la suspension de la subvention gouvernementale, les relocalisations de l’espace de travail à deux reprises, le licenciement du personnel, la fermeture permanente des bureaux et l’influence de la pandémie de Covid-19.

Qu’en est-il de nous ?

L’ADBStar est une petite association familiale qui a toujours réussi à susciter beaucoup d’intérêt pour la recherche généalogique. Plusieurs voyages chez nos cousins de France ont permis de créer des liens inimaginables. Puis la Covid-19 est arrivée et a interrompu cet élan. Malgré une tentative de relance avec les descendants de notre ancêtre commun qui résident dans la région de Gatineau, nous sommes finalement revenus à notre point de départ.

Signes des temps

Les associations de familles visaient à rassembler les gens et à créer des liens entre les descendants d’un même ancêtre. Aujourd’hui, les réseaux sociaux sur internet offrent une multitude d’options de connexion, permettant aux gens de se rassembler virtuellement sans avoir à se réunir physiquement en même temps. Comme le souligne Michel Bérubé ; grâce aux technologies de l’information (…) En matière de généalogie, la recherche a également beaucoup évolué avec l’apparition d’entreprises spécialisées.

L’identité et le patrimoine humain des Québécois connaissent une transformation accélérée. Des aspects qui nous définissaient autrefois en tant que société disparaissent peu à peu. La fermeture des églises et des couvents constitue un bel exemple de la façon dont ces institutions disparaissent.

La composition culturelle de la société québécoise est elle aussi transformée et embellie par l’apport de nouvelles populations. Dans un proche avenir, la généalogie évoluera pour inclure la richesse de la diversité culturelle. Finalement, nous découvrirons que nos ancêtres communs remontent à une époque bien antérieure à l’arrivée des premiers explorateurs français sur ce coin du continent qu’on appelle « Américain ».

LIENS

Fédération des Associations de Familles du Québec (FAFQ)

Dissolution de la Fédération de 2026

Société d’histoire et généalogie Maria Chapdelaine

Fédération Histoire Québec

Conférence sur la laïcité 

Lois sur la laïcité, réactions suscitées et avenir

  • Présentation des principales dispositions de la Loi sur le renforcement de la laïcité.
  • Points de vue sur les changements apportés par rapport au projet de loi.
  • Réactions de groupes chrétiens et des conférenciers.
  • Évocation des actions qui pourraient être entreprises pour contrer les éléments négatifs de la loi.

Conférenciers :

Jean-Christophe Jasmin, essayiste, analyste en affaires publiques, directeur pour le Québec de Cardus et également pasteur ordonné dans l’Union des églises baptistes francophones du Canada. Son travail porte principalement sur les rapports entre foi, culture, politique et institutions dans les sociétés postchrétiennes

Louis-André Richard, professeur de philosophie au Cégep de Sainte-Foy et chargé de cours à la faculté de philosophie de l’Université Laval.  Il a édité le livre collectif. La nation sans la religion – le défi des ancrages au Québec en 2009. Il travaille aussi présentement sur un autre collectif portant sur la question du catholicisme et de la philosophie.

Période d’échanges et de questions animée par l’abbé René Tessier

Lieu : Centre Montmartre, 1669, chemin Saint-Louis, Québec G1S 1G9

Date : 9 septembre 2026

Heures : de 19h15 à 21h30

Organisée par l’Unité pastorale missionnaire Montcalm-Vieux Québec en partenariat avec Le Montmartre

Entrée libre, contribution volontaire

La mission ici et maintenant !

Depuis leur fondation en 1868 sous l’égide du cardinal Charles Lavigerie, archevêque d’Alger, la vocation des Soeurs Blanches et des Pères Blancs canadiens a toujours été d’étendre la foi en Afrique. C’est une tradition historique profondément enracinée dans leur identité et leur engagement envers la mission.

Des centaines de Canadiennes et de Canadiens, en grande partie du Québec, ont consacré leur vie à cette mission. L’Afrique occupe une place centrale dans leur vie. Leur dévouement a contribué à l’émergence d’une Église africaine, aujourd’hui en plein essor sur tout le continent.

De nos jours, les Missionnaires d’Afrique se sont diversifiés avec l’incorporation de nombreuses filles et de nombreux fils de Lavigerie issues de différents pays africains. Pour ne pas associer l’appellation ‘Soeurs Blanches’ et ‘Pères Blancs’ avec une couleur de peau, en fait pour éviter l’appellation ‘Soeurs Blanches-Noires’ ou ‘Pères Blancs-Noirs’, nous avons adopté l’appellation ‘Missionnaires d’Afrique’. En réalité, les religieuses sont connues sous le nom de « Soeurs Missionnaires Notre-Dame d’Afrique ».

Cependant, il est important de noter que l’Afrique ne se limite pas à son continent d’origine. En effet, grâce à l’immigration, l’Afrique est désormais présente dans le monde entier. Cette présence accrue d’Africains dans divers endroits, que ce soit dans nos quartiers, nos villes ou même nos églises, a un impact positif sur notre communauté. Elle apporte une nouvelle vitalité et un enrichissement pour tous.

Par conséquent, il est crucial de continuer la mission en dehors du continent africain, dans les endroits où les Africains bâtissent leur avenir, comme à Oshawa en Ontario et dans l’unité pastorale missionnaire de Limoilou, Basse-Ville et Vanier à Québec. Les Missionnaires d’Afrique forment une seule et même famille spirituelle au-delà de leurs origines culturelles et ethniques.

Dorénavant engagés dans des paroisses d’ici, ils font vivre la vision missionnaire de leur fondateur.

Projet 84 : AU SECOURS DES ENFANTS DE GOMA

Depuis plusieurs années, la République Démocratique du Congo vit une crise sociale majeure, en grande partie causée par la guerre qui sévit à sa frontière avec le Rwanda. Les effets de ce conflit entrainent un désastre humanitaire qui touche en particulier les enfants, les populations les plus vulnérables.

Pour remédier à la situation, des missionnaires d’Afrique, en partenariat avec des organismes locaux, ont fondé une association vouée aux enfants en situation précaire. Votre aide est cruciale et peut sauver des vies.

Le père Yves-Michel Ezih, facilitateur et guide spirituel, ainsi que Jean-Claude Tegera, coordonnateur du projet, et Raphael Nduwayo, directeur, lancent un cri du cœur au nom de l’association Secours aux Enfants Vulnérables (SEV) située dans le quartier Mabanga-Nord à Goma.

Le public vise est compose de 80 enfants, dont 60 ont perdu leurs parents. Les filles représentent 80 % de ces jeunes vulnérables. Outre la nourriture, la SEV assure également des séances psychosociales et s’occupe de leur éducation.

Cette demande a été reçue le 13 juillet 2026. Votre contribution aura un impact positif immédiat sur la vie de ces enfants. Nous vous exprimons notre profonde gratitude pour votre générosité.

Notre objectif est de collecter 15 000 dollars.

Merci de tout cœur. (Vous pouvez offrir votre don en cliquant ICI.)

CALENDRIER DES MISSIONNAIRES D’AFRIQUE 2027

Mon quartier Saint-Roch, deuxième chapitre, août 2026

Le premier chapitre remonte au début du mois de juin. Les chantiers de construction se poursuivent avec plus d’ardeur que jamais. Même notre rue est maintenant bloquée par des travaux de voiries.

Aujourd’hui, nous nous aventurons en direction du monastère des Augustines situé au 260, Boulevard Langelier à Québec. À vrai dire, j’ai eu besoin de m’y rendre deux fois avant de bien réaliser l’importance historique de ce lieu.

La première fois, j’ai présidé l’eucharistie dans la magnifique chapelle Notre-Dame des Anges. C’est à ce moment-là que j’ai pris connaissance du départ des religieuses qui se faisait progressivement et qui aboutira définitivement au mois de septembre. La présence de ces religieuses remonte à 333 ans.

https://www.facebook.com/reel/924328107415071

Les Augustines étaient là pendant la guerre de 1759. Elles ont soigné les soldats blessés des deux camps ennemis. Des fosses communes de ces années de guerre sont visibles dans le cimetière adjacent. Il y a beaucoup d’informations historiques que je vous laisse découvrir dans les liens ici-bas.

J’aimerais me concentrer sur un point, celui de la disparition progressive et inévitable des couvents et monastères. C’est particulièrement saisissant à Québec. En fait, c’est un reflet de la perte de visibilité des institutions de l’Église Catholique. Des centaines d’églises ont été vendues ou démolies depuis quelques décennies. Ici même, dans notre unité pastorale missionnaire Limoilou, Basse-Ville, Vanier, plusieurs églises ont été ou sont sur le point d’être vendues. Comment demander à quelques centaines de Chrétiens de maintenir des lieux de cultes conçus pour des milliers de fidèles ?

Mausolée de Champlain

Étonnamment, j’ignorais totalement l’emplacement du mausolée de Samuel de Champlain. Il est juste là, dans le même cimetière où sont enterrés ses soldats.

À LOUIS-JOSEPH MARQUIS DE MONTCALM 1712-1759

COMMANDANT DES FORCES FRANÇAISES EN AMÉRIQUE PENDANT LA GUERRE DE SEPT ANS, LE LIEUTENANT GÉNÉRAL LOUIS-JOSEPH MARQUIS DE MONTCALM SUCCOMBA LE 14 SEPTEMBRE 1759 AUX BLESSURES REÇUES LA VEILLE À LA BATAILLE DES PLAINES D’ABRAHAM.

SA DÉPOUILLE FUT INHUMÉE LE SOIR MÊME DANS LA CHAPELLE DU MONASTÈRE DES URSULINES DE QUÉBEC.

LE 11 OCTOBRE 2001, LES RESTES DE MONTCALM FURENT SOLENNELLEMENT TRANSFÉRÉS DANS CE MAUSOLÉE.

IL REPOSE DÉSORMAIS AUPRÈS DE SES SOLDATS TOMBÉS AVEC LUI DEVANT QUÉBEC POUR LA DÉFENSE DE LA NOUVELLE-FRANCE

Samuel Dubois

C’est une histoire plutôt complique que Samuel Dubois vous permettra de mieux comprendre. Je vous souhaite de belles découvertes avec les liens suivants.

Visites guidées Samuel Dubois

Le monastère de l’Hôpital général de Québec

Établi par les Augustines en 1693 sur un site d’abord occupé par les Récollets dès 1620, le monastère de l’Hôpital général de Québec est sans contredit l’un des joyaux du patrimoine québécois. Après 333 ans de présence, les Augustines quitteront en septembre le monastère de l’Hôpital général de Québec. Une page d’histoire se tourne. Lire l’article du Journal de Québec sur le départ historique des Augustines.

AUTRE LIEN :

Laissez-nous vous raconter 400 ans d’histoire par des personnes qui ont marqué ce lieu occupé depuis les origines de la ville de Québec.

Sujets abordés : L’installation des Récollets, la fondation de l’Hôpital général de Québec, la guerre de la Conquête, l’hébergement et les soins, au cœur de la vie de quartier. Le monastère des Augustines de l’Hôpital général de Québec est sans contredit l’un des joyaux du patrimoine québécois. Encore aujourd’hui résidence des sœurs et pour cette raison peu accessible, il reste méconnu du grand public. Ce site Internet vous invite à y faire une incursion sur les pas des experts qui, par leurs travaux, révèlent peu à peu les richesses insoupçonnées de ce lieu occupé depuis les débuts de l’aventure française en Amérique.

Monastère des Augustines de l’Hôpital général de Québec, 19e siècle

Évolution architecturale, 1620 à aujourd’hui.

Missionnaire sans frontières