Latest Entries »

Témoignage de Serge St-Arneault.

J’étais un peu perdu en sortant du métro Atwater. Cette sortie mène à un vaste centre d’achat souterrain. Je finis par trouver la sortie qui mène au Square Cabot. Il y a déjà une foule autour du monument de Jean Cabot, navigateur et explorateur vénitien au service de l’Angleterre en 1497. Ce n’est pas étonnant. Après tout, le square est situé du côté ouest de la ville de Montréal.

Marche pour nos vies MTL 04Les messages transmis sur des pancartes sont surtout rédigés en anglais. L’un d’eux est retentissant : « Depuis les cinq dernières années, le nombre de décès par armes à feu (aux États-Unis) est de 156,993 alors que celui des jeunes qui croquent par défi des capsules de détergent Tide est de 8, dû à l’empoisonnement. Le défi Tide (Tide Pods) est interdit, mais ce n’est pas le cas de la prolifération d’armes d’assaut. »

Les organisateurs de la marche, Phil Lord et Sophie Rose Saidmehr ont pris la parole en évoquant la grande solidarité qui mobilise plus de 800 rassemblements semblables un peu partout dans le monde. Un étudiant de l’école secondaire de Parkland, en Floride, a évoqué le drame qu’il a vécu. De même qu’une mère de famille.

Plus près de nous, plusieurs étudiants de la Polytechnique de Montréal ont voulu témoigner de leur soutien indéfectible qui se transmet d’une génération d’étudiants à l’autre depuis la tragédie du 6 décembre 1989. Le message est le même partout : « Protégeons nos enfants. Pas les armes à feu. »

Pour moi, l’entrevue qu’Heidi Rathjen a accordée à l’Associated Press est d’une clarté limpide. Elle a rappelé que son combat se poursuit puisque les armes d’assaut demeureront légales au Canada malgré le projet de loi C-71 déposé le mardi 20 mars 2018 à la Chambre des communes.

Marche pour nos vies MTL 10«La plupart des tueurs de masse qu’on connaît — à Concordia, à Dawson, à Moncton, la soirée des élections, à la mosquée — étaient des propriétaires légaux d’armes restreintes. Ce n’est pas parce qu’elles sont restreintes qu’elles sont plus difficiles à obtenir. Elles devraient être prohibées».

Beaucoup d’Américains ont encore l’impression que les lois canadiennes sont plus efficaces qu’aux États-Unis. On oublie trop souvent que nous avions au Canada un registre d’armes qui, malgré ses lacunes, distinguait notre pays des autres pour son haut niveau de sécurité en faveur des citoyens. Cela a été détruit par le gouvernement Harpeur en 2012. L’annonce du prochain projet de loi C-71 réintroduit des mesures sans pour cela interdire les armes d’assaut ‘non restreinte’ tel que le Kel-Tec RDB.

Marche pour nos vies MTL 18Finalement, j’ai rattrapé en courant la foule de 700 personnes qui s’était mise en marche en empruntant les rues Sainte-Catherine, Saint-Mathieu et le boulevard René-Lévesque jusqu’à la rue St-Alexandre où se trouve le Consulat général des États-Unis, tout juste derrière l’église du Gesu.

Nous entrerons demain dans la Semaine sainte avec la messe des Rameaux qui commémore la passion de Jésus. Soudainement, je vois une similarité avec la « Marche pour nos vies ». En effet, la passion de Jésus a aussi été une marche jusqu’au calvaire. Celle-ci n’est-elle pas aujourd’hui nos propres douloureuses marches vers l’exigence de lois qui protègent les enfants de tueries effroyables dans les écoles? Avec un peu plus d’imagination, on pourrait même associer les clous qui ont transpercé la chair de Jésus aux balles tirées par des armes à feu qui causent d’effroyables blessures et pertes de vie.

Pour nous, croyants, la croix de Jésus est un étendard et une source d’espérance, car, par elle, au-delà de la mort, pointe une promesse de vie éternelle. Celle-ci sera possible dans la mesure où dès maintenant nous décidions de marcher, c’est-à-dire de nous engager, pour un monde meilleur exempt d’armes d’assaut légalement en vente ici au Canada pour quiconque a les moyens financiers d’en acheter.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Liens : Journal Métro, 24 mars 2018 : Une «March for Our Lives» montréalaise.

Également sur Huffingtonpost.ca

PolysesouvientCOMMUNIQUÉ DE PRESSE

Montréal, 20 mars 2018 – Les témoins, survivants et familles des victimes des tueries à l’École Polytechnique, au Collège Dawson et à la Mosquée de Québec appuient prudemment le dépôt du projet de loi C-71, la réforme de la Loi sur les armes à feu promise lors de la dernière campagne électorale par le Parti libéral. Un examen préliminaire du projet de loi révèle un ensemble de mesures inutilement faibles.

armes d'assaut« Bien que le gouvernement semble respecter la lettre de ses engagements électoraux, il n’en a pas respecté l’esprit. Les mesures contenues dans le projet de loi ne consistent qu’en un strict minimum afin de remplir ‘techniquement’ ses promesses. Il nous semble très clair que l’objectif premier n’est pas de maximiser la sécurité publique, mais de minimiser le mécontentement du lobby des armes à feu tout en donnant l’impression de passer à l’action », explique Heidi Rathjen, diplômée de Polytechnique et porte-parole de PolySeSouvient. Au cours des derniers jours, des reportages 2 médiatiques ont relaté comment la législation sur les armes à feu « donnait une sacrée trouille au caucus libéral » (“scaring the hell out of the Liberal caucus”) en raison de leur crainte du lobby des armes à feu.

Meaghan Hennegan, qui a survécu à la tuerie de masse au Collège Dawson, ajoute: «Nous sommes particulièrement déçus de l’échec du gouvernement Trudeau à aborder la disponibilité légale des armes d’assaut. L’arme qui a été utilisée pour tirer sur moi et nombreux de mes camarades de classe est plus facilement accessible qu’alors. C’est totalement ridicule! Les Libéraux ont été élus majoritaires sur la base d’une plateforme pro-contrôle et la grande majorité des Canadiens est en faveur d’une interdiction des armes d’assaut, y compris la majorité des propriétaires d’armes à feu! Les seuls qui s’opposent au retrait de ces machines à tuer sont une bruyante minorité d’amateurs d’armes. Sur l’enjeu des armes d’assaut, il semble bien clair que le gouvernement Trudeau se soit rangé du côté du lobby des armes à feu et non de l’intérêt public.»

Un récent sondage d’Environics Research[i] commandé par PolySeSouvient a révélé que 81% des Canadiens sont d’accord que «la propriété privée d’armes d’assaut semi-automatiques à des fins récréatives ne devrait pas être légale au Canada», avec un soutien identique dans les régions urbaines et rurales ainsi que 63% parmi les propriétaires d’armes à feu. Un autre sondage, publié par Policy Options, constatait que 85% des Canadiens soutiennent «l’interdiction de la possession privée d’armes d’assaut militaires et de fusils de tireur d’élite par des civils».

Boufeldja Benabdallah, vice-président du Centre culturel islamique de Québec : « Nous avons vu les dégâts que les armes à feu peuvent causer lorsqu’ils tombent entre de mauvaises mains. Six veuves et 17 enfants pleurent toujours le massacre de leur mari et de leur père. Comment le gouvernement peut-il répliquer avec un projet de loi aussi timide? »

Registres de ventes et inventaires

Le groupe est également choqué par l’approche timide avec laquelle le ministre Goodale a choisi de se pencher sur les registres de ventes, afin de concrétiser la promesse des Libéraux d’obliger les vendeurs à tenir « un inventaire de leurs armes à feu et un registre de leurs ventes afin d’aider la police dans ses enquêtes sur le trafic et autres crimes impliquant des armes. » Plusieurs autorités provinciales et policières avaient témoigné par le passé quant à l’importance de ces registres et inventaires.

« La mesure proposée est plus faible que les exigences qui existaient depuis les années ‘70 et qui n’étaient considérées problématiques par personne. Il n’y avait pas d’obligation pour les policiers d’obtenir une autorisation judiciaire. Même les États-Unis exigent des vendeurs commerciaux qu’ils enregistrent leurs ventes et ces données étant plus facilement accessibles aux autorités. Une mesure véritablement efficace aurait aussi pris en compte tous les transferts d’armes d’individu à individu, non seulement les ventes commerciales, et aurait rendu ces informations accessibles à la police sans obstacles procéduraux, » a expliqué Mme Rathjen.

« Dans quel but veut-on soustraire les données sur les ventes contre la vue du gouvernement? Comment la police est-elle alors censée détecter la constitution d’arsenaux? Comment saura-t-elle dans quel commerce enquêter pour retracer une arme trouvée sur les lieux d’un crime?

« Si l’on se fie à ces dispositions édulcorées, il est difficile de croire que le gouvernement veut vraiment aider la police dans ses enquêtes criminelles et ses efforts pour contrer les ventes illégales. La législation proposée vise clairement à protéger les intérêts de quelqu’un, mais certainement pas ceux du public. »

 En novembre dernier, une importante délégation de survivants et de membres de la famille de victimes de violence armée s’était déplacée jusqu’à la Colline parlementaire pour demander aux députés et au ministre de la Sécurité publique Ralph Goodale d’instaurer un ensemble exhaustif de mesures de contrôle des armes à feu, généralement conforme à la plateforme électorale des Libéraux, en plus de l’interdiction des armes d’assaut. Depuis lors, la dernière tuerie dans une école, à Parkland en Floride, a fait émerger un mouvement populaire aux États-Unis qui réclame lui aussi à l’interdiction des armes d’assaut.

Nathalie Provost, qui a survécu au massacre de Polytechnique malgré quatre blessures par balle, conclut: « Malgré notre déception, nous ne voulons pas que ce projet de loi échoue. Bien qu’il soit extrêmement faible, il demeure un pas dans la bonne direction. Nous espérons qu’au cours des jours et semaines à venir, nous pourrons travailler avec le ministre et les membres du Comité permanent de la sécurité publique pour améliorer considérablement le projet de loi C-71, au point où nous pourrons, sincèrement et avec soulagement, féliciter le gouvernement d’avoir enfin fait le nécessaire. »

* Une analyse préliminaire des mesures sera disponible ici au courant de la journée: http://polysesouvient.ca/Documents/DOCU_18_03_20_PreliminaryAnalysisBill.pdf

[i] Environics Research, pour PolySeSouvient, mené en ligne du 6 au 8 mars 2018 parmi 1510 Canadiens de 18 ans et plus.

Résultats :  http://polysesouvient.ca/Documents/STATS_18_03_08_Environics_Poll_Results.pdf ; méthodologie :  http://polysesouvient.ca/Documents/1_ERG_Online_Methodology_n1510_March%208_2018.pdf

Gilles Barrette PNGPar Serge St-Arneault, M.Afr

Une cinquantaine de personnes, incluant catéchistes, religieuses et prêtres, se sont réunies au Sanctuaire Marie-Reine-des-Cœurs à Montréal pour participer à un échange-conférence sur l’islam organisé par l’Office d’Éducation à la foi du diocèse de Montréal. L’animateur d’origine laotienne, Lamphone Phonevilay, du Service au Catéchuménat, a introduit Evelyn Candia, d’origine chilienne et musicienne liturgique, pour un moment de prière avant de donner la parole à Gilles Barrette, M.Afr.

Les cinq heures d’échange-conférence ont permis de réitérer la conviction chrétienne que toute personne, quelle que soit sa religion,  est un tremplin pour tout chrétien pour atteindre Dieu. L’essentiel est l’ouverture à l’autre à la manière de Jésus pour nous approcher de l’Autre.

Le père Barrette a par la suite présenté quelques jalons de base de l’Islam. Puis, après un bon repas, un autre échange a eu lieu sur les approches pastorales essentielles pour favoriser le dialogue; tout ce qui fait partie de notre commune humanité est une bonne base pour un dialogue fécond.

BandeFM logoLa prochaine conférence du père Barrette aura lieu à 19h le 16 mai 2018 à la rencontre du mercredi de La Bande FM, l’École Foi et Mission, situé au 4240 rue Drolet à Montréal. Ce groupe s’adresse aux jeunes adultes entre 18 et 35 ans.

 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Sanctuaire

PolysesouvientAppel à l’action pour les citoyens du Québec
MERCI DE RÉCLAMER DES DÉPUTÉS DU QUÉBEC QU’ILS DÉFENDENT NOTRE DROIT À LA SÉCURITÉ

Après deux ans et demi de pressions et d’attente, nous pouvons enfin nous réjouir face au dépôt imminent d’un projet de loi fédéral sur les armes à feu, sans doute la semaine prochaine!

En annonçant la nouvelle, le gouvernement a dit qu’il révisera la loi d’une manière « cohérente » avec ses promesses électorales. Or, bien que la plateforme électorale contienne des mesures positives, ces dernières sont rédigées de manière très générale : leur force ou faiblesse ultime sera déterminée par les libellés spécifiques dans le texte de loi. Nous avons de bonnes raisons pour nous inquiéter …

En effet, les membres du Caucus rural des Libéraux, qui subissent d’énormes pressions des groupes pro-armes, s’opposent activement au resserrement de la loi par peur du lobby des armes, selon certains reportages médiatiques. Il importe donc pour les citoyens du Québec se mobiliser pour qu’au moins nos députés défendent la sécurité des citoyens québécois.

MERCI d’envoyer un message aux membres québécois du Caucus rural des Libéraux, en plus de votre député, afin qu’ils défendent NOS intérêts et PAS ceux des groupes pro-armes. 
Cela ne vous prendra que 2 à 3 minutes en utilisant ce module Internet:

http://polysesouvient.ca/appui-controle-des-armes/deputes-quebec-mars-2018/

Le dépôt du projet de loi est maintenant sur l’agenda législatif, le lobby des armes entamera sous peu sa campagne d’opposition et, nous, citoyens majoritaires qui appuient un meilleur contrôle, devons aussi nous faire entendre.

Merci pour votre appui! Heidi, Nathalie, Jeff, Kathlene, Meaghan, Louise

PolySeSouvient est un groupe de citoyens bénévoles, dont de nombreux témoins, survivants et familles des victimes du massacre du 6 décembre 1989, qui œuvrent pour un meilleur contrôle des armes et dont les objectifs sont endossés par l’Association des Étudiants de Polytechnique, l’Association des étudiants aux cycles supérieurs de Polytechnique, le CA de l’Association des diplômés de Polytechnique, l’Ordre des ingénieurs du Québec, le Réseau des ingénieurs du Québec, l’École Polytechnique, l’École de technologie supérieure et plusieurs associations étudiantes de génie.

A/S:   info@polysesouvient.ca ; téléphone : 514-816-7818 @polysesouvient; www.polysesouvient.ca 

Par Serge St-Arneault, M.Afr

Le dimanche 18 mars, la paroisse Notre-Dame d’Afrique accueillait les Archevêques Marcel Utembi[1] et Fridolin Ambongo[2] ainsi que l’abbé Tshole[3] dans le cadre de leur campagne de sensibilisation sur la situation critique que traverse actuellement la République Démocratique du Congo (RDC).

La communauté chrétienne rassemblée en grand nombre a prié pour les chrétiens qui ont été tués à bout portant par les forces policières qui ont mâté violemment les marches pacifiques de protestation organisées par le Comité laïc de coordination (CLC) [4].

La conférence s’est tenue dans le sous-sol de l’église bondé pour l’occasion. Mgr Ambongo a récapitulé les principaux événements depuis l’accord de la St-Sylvestre[5] qui avait suscité beaucoup d’espoir et de confiance dans l’avenir. Malheureusement, l’application des arrangements particuliers pour la mise en œuvre des accords a été perturbée à la suite du décès d’Étienne Tshisekedi le 1er février 2017 en Belgique, mais surtout la mauvaise foi des politiciens peu soucieux des soucis du peuple.

Des pressions ont été déployées pour exiger un calendrier menant à des élections. C’est dans ce cadre que trois manifestations pacifiques[6] ont été organisées ou le peuple s’est tenu debout malgré la répression. Des églises ont été profanées, des prêtres ont été brutalisés pour avoir exigé l’application des accords de la St-Sylvestre. Dans ce contexte, le peuple a évolué. Il a acquis plus de maturité politique et il est devenu plus courageux en surmontant les peurs.

Conséquemment, la classe politique, dont la majorité présidentielle, a acquiescé à la tenue d’élection. Par contre, il est à craindre une manipulation avec l’introduction de « machine à voter »[7]. Osons espérer que les intérêts supérieurs de la nation prévaudront sur ceux des acteurs politiques.

 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

[1] Président de la Conférence Épiscopale Congolaise

[2] Capucin – Vice Président de la Conférence Épiscopale Congolaise – l’actuel Coadjuteur de l’Archidiocèse de Kinshasa

[3] Secrétaire de la Conférence Épiscopale Congolaise

[4] Les manifestations pacifiques organisées par le Comité laïc de coordination (CLC), un collectif de laïcs de l’Église catholique de la RD-Congo, les 31 décembre 2017 et 21 janvier 2018, ont donné lieu à de nombreuses violations des droits de l’homme, selon un rapport publié samedi 10 mars.

[5] L’opposition et le pouvoir ont signé le 31 décembre au soir un compromis pour la gestion du pays. Trouvé sous l’égide de l’Église catholique, cet accord apporte un répit à la crise congolaise.

[6] En RDC, le Comité laïc de coordination, un collectif des laïcs catholiques  a appelé à des marches à Kinshasa et dans tout le pays ce dimanche 21 janvier pour exiger l’application de l’accord politique de la Saint-Sylvestre. Cette manifestation intervient  après celle du 31 décembre 2017 qui avait fait au moins cinq morts à Kinshasa, selon le bilan de l’ONU. Pour la marche de ce dimanche, la police avait déjà déployé un important dispositif la veille.

[7] Les autorités congolaises ont présenté leur « machine à voter », mercredi. Une nouveauté qui, avant même sa présentation, a provoqué de nombreuses polémiques. Les États-Unis ont notamment laissé entendre que le système pourrait fausser les résultats des élections prévues le 23 décembre 2018.

Au moins 60 000 machines doivent être déployées dans les bureaux de vote aux quatre coins du pays d’ici décembre 2018. La RDC affirme qu’elle finance seule ce processus électoral titanesque, sans l’aide de ses partenaires étrangers.

Voir aussi le lien suivant: La Conférence Épiscopale Nationale de la R. D. Congo à Montréal

En l’espace de deux semaines, j’ai participé à deux émissions de radio sur les ondes de Radio VM. La première était animée par Mario Bard et intitulée ‘Vues d’Ailleurs’.  Mario est très sympathique. Voici ce qui est dit à son sujet sur le site internet de Radio VM; Après une formation en théâtre qui l’a ouvert à la culture, à la recherche, à la communication et à l’être humain, Mario Bard a laissé son intérêt envers la théologie et la religion le mener vers ses premières animations radiophoniques, à Radio VM en 1998. Il y a été journaliste-animateur pendant trois ans, avant de devenir responsable des communications à l’Aide à l’Église en détresse, où il est toujours pigiste, et d’assurer l’animation culturelle et pastorale au Relais Mont-Royal.

Serge avec MarioL’objectif de cette émission radio est d’informer les auditeurs sur la situation difficile des chrétiens d’ailleurs et donne l’occasion d’écouter des témoignages poignants. En partenariat avec l’Aide à l’Église en Détresse, Mario Bard donne une voix aux sans-voix du monde entier, et prend la parole pour nous sensibiliser et nous interpeller. Mario anime aussi une autre émission intitulée ‘Questions d’Aujourd’hui’.

Cliquer sur le lien audio suivant pour écouter l’émission.

La deuxième émission était animée par Jean-Philippe Trottier et intitulée ‘En Dialogue’. J’ai aussi eu beaucoup de plaisir à répondre à ses questions qui portaient sur mon expérience en Afrique, mon engagement comme directeur du Centre Afrika et le christianisme africain. Voici ce qui est dit de lui sur le site internet de Radio VM; Jean-Philippe Trottier a étudié la musique à McGill et au Conservatoire de Montréal ainsi que la philosophie à La Sorbonne (Paris IV). Journaliste et essayiste polyglotte, il a écrit trois ouvrages : Le Grand Mensonge du féminisme (Michel-Brûlé, 2007), Lettres au fils (Liber, 2012) et La Profondeur divine de l’existence (Médiaspaul, préface de Charles Taylor, 2014). Il a aussi écrit notamment pour Liberté, L’Agora et Philo & Cie. Ses séjours à l’étranger l’ont familiarisé avec les particularismes culturels et la nécessité de donner un sens aux choses et aux événements.

Serge avec Jean-PhilippeSon émission, ‘En Dialogue’, est vouée aux questions œcuméniques et interreligieuses qui interrogent également l’athéisme purificateur et l’art en tant que manifestation d’un Beau qui transcende les clivages doctrinaux. À une époque où les différences religieuses se manifestent de plus en plus, les passerelles sont de plus en plus nécessaires. Jean-Philippe anime aussi une autre émission de grande écoute intitulée ‘Questions d’actualité’.

Cliquer sur le lien audio suivant pour écouter l’émission.

Radio VM logo

Serge PNGMercredi 14 mars 2018 dès 19 h, le père Serge Saint-Arneault, Père blanc d’Afrique, communauté qui célèbre ses 150 ans cette année! (https://mafr.net/)

Missionnaire pendant de nombreuses années au Malawi, en Zambie et en République Démocratique du Congo, il nous parle de l’importance de la présence du missionnaire.
Une présence qui ne peut être qu’amoureuse et accompagnatrice d’un peuple. Il est aujourd’hui directeur du Centre Afrika de Montréal.

Rendez-vous dès 19 h, mercredi le 14 mars, à Radio VM (www.radiovm.comet en rediffusion le vendredi à 16 h, le dimanche à 22 h, et le mercredi suivant à 13 h 30.
Vues d’ailleurs : parce que l’Église habite et sert dans le monde entier!

Autre lienhttps://acn-canada.org/fr/radio-vues-dailleurs-mercredi-14-mars-2018/

floride-tuerie-capitole-tallahassee

Par Serge St-Arneault, M.Afr

Dix-sept élèves ont été assassinés dans une école secondaire en Floride par un jeune homme qui s’est procuré légalement une arme à feu de type militaire. Cette fois-ci, un mouvement galvanisé par la jeunesse américaine semble ébranler les partisans du puissant lobby américain des armes, la National Rifle Association (NRA), dont le patron, Wayne LaPierre, a dénoncé ce qu’il appelle la « politisation honteuse de la tragédie » par les militants anti-armes.

wayne-lapierre-national-rifle-association-nra-lobby-armes« Leur but, dit-il, est d’éliminer le second amendement et notre liberté de porter des armes pour qu’ils puissent éradiquer toutes les libertés individuelles », en référence au droit constitutionnel à porter des armes.

Cela est pure fabulation. Les libertés individuelles font partie du fondement de la société américaine et, en passant, de la nôtre aussi. Il serait bon de rappeler l’origine de ce fondement qui a pris naissance avec l’émancipation des États-Unis d’Amérique du joug colonial anglais il y a un peu plus de 200 ans. Même après tant d’années, nos sociétés ne permettront jamais de compromis aux libertés individuelles. La déclaration de Wayne LaPierre met simplement en évidence la logique de la NRA qui pousse le droit de posséder une arme à feu comme si cela était un « droit divin ».

D’ailleurs, une citation est incrustée dans la maçonnerie du bâtiment de la NRA à Washington et elle fait directement référence au fameux deuxième amendement de la Constitution américaine. On peut y lire que « …, le droit constitutionnel américain de posséder et de porter une arme à feu, ne peut être violé. » Cependant, les trois petits points de suspension au début de la citation suggèrent que des mots ont été intentionnellement omis.

La phrase complète dit ceci : « une milice régulière est nécessaire pour la sécurité de l’État. Ainsi, le droit constitutionnel américain de posséder et de porter une arme à feu ne peut être violé. » La condition indispensable pour exercer ce droit est donc conditionnelle au besoin de former une milice là où les conditions l’exigent. Cela avait certainement un sens à l’époque où ce texte a été écrit. Par contre, une milice est-elle nécessaire dans un pays qui détient aujourd’hui le titre de la plus grande puissance militaire au monde?

Que cela leur plaise ou non, les partisans du droit américain de posséder et de porter une arme à feu ont figé dans le béton un droit constitutionnel rédigé en 1781 et complété six ans plus tard avec l’ajout de la Déclaration des Droits (Bill of Rights). En effet, la vente et la libre possession d’armes à feu prôné par la NRA sont basées sur une interprétation tendancieuse et partielle du deuxième amendement. Ils l’ont transformée en une idéologie antidémocratique qui, paradoxalement, va à l’encontre des idéaux fondateurs des fondateurs des États-Unis d’Amérique.

La constitution canadienne n’a jamais accordé un droit de posséder ou de porter une arme à feu. Il s’agit d’un privilège accordé, par exemple, aux amateurs de chasse sportive. Il est donc faux de prétendre, comme l’affirme la NRA, que toute tentative d’instaurer un contrôle des armes à feu est une conspiration pour interdire toutes les armes ou, pire encore, d’éradiquer toutes les libertés individuelles. Il est plus juste de dire que la NRA exerce démesurément son influence sur les politiciens, américains tout autant que canadiens, afin d’imposer leur idéologie.

Il faut dire les choses clairement. Le contrôle des armes à feu n’est pas simplement une question de sécurité publique, mais un défi de société attachée à des valeurs partagées et transmises. Bien que pertinent, l’encadrement technique des armes à feu ne peut pas suffire à créer un sentiment de sécurité. Les gens qui possèdent des armes à feu sont ou doivent faire partie de la solution. En plus des fonds financiers alloués pour la mise en place d’un registre des armes, il faut aussi miser sur l’éducation, sur les valeurs de tolérance dans notre agir collectif et sur le soutien moral et psychologique offert aux victimes d’acte criminel causé par des armes à feu.

Jalons historiques du peuple québécois copieDans le cadre du Mois de l’Histoire des Noirs, rencontre conviviale sur le thème : Jalons historiques du peuple québécois depuis la Nouvelle-France jusqu’à nos jours.

Vendredi 23 février 2018 de 11h00 à 15h00 au Centre Afrika, 1644, rue Saint-Hubert, Montréal (Métro Berri-UQAM).

Les nouveaux arrivants ont parfois de la difficulté à comprendre la culture québécoise; mœurs, valeurs, traditions, références religieuses, modernité, etc. Ce n’est pas facile de s’y retrouver sans une connaissance générale de l’histoire qui façonne « les gens de ce pays ».

Le Centre Afrika vous convie à une présentation des principaux jalons historiques du Québec afin de vous permettre de saisir un peu mieux l’identité de ce peuple qui traverse une période d’incertitude identitaire. Quelle contribution « les nouveaux arrivants » sauront apporter à leur société d’accueil?
Conférencier : Serge St-Arneault, M.Afr. Directeur du Centre Afrika.

Activité gratuite, dégustation sur place. Pour inscription : contacter les intervenants au Centre Afrika, 514 843-4019 poste 221 ou intervention@centreafrika.com

Cette activité est réalisée grâce à la contribution de nos partenaires que sont la ville de Montréal et le ministère de l’Immigration, Diversité et Inclusion du gouvernement du Québec dans le cadre du projet : Accompagnement des personnes issues de l’immigration pour une intégration durable.

gilles_barette PNGRésumé du message du père Gilles Barrette :

Ce sont les évêques d’Algérie qui ont publié un communiqué commun. J’ai plus d’une fois mentionné la solidarité entre les béatifiés catholiques et les nombreux musulmans qui ont été tués parce qu’ils étaient fidèles à leur conscience.

Au-delà des martyrs catholiques, leur béatification béatifie le martyre des hommes et femmes, catholiques, musulmans, qui, en solidarité, ont vécu ensemble la même tragédie humaine et sociopolitique, en fidélité à leur conscience. C’est un des aspects inattendus du dialogue islamo-chrétien. C’est non plus quelques personnes catholiques qui sont béatifiées, mais une attitude de conscience, très proche de ce que propose l’évangile: pour la justice, pour la vérité, pour la défense de la personne humaine et de sa dignité. D’où le terme que j’ai employé : solidarité dans la fidélité à la conscience personnelle. Tel était aussi le sens de la présence en terre algérienne de ces catholiques aujourd’hui béatifiés. Non pas convertir, mais aider les gens à se tourner, corps et âme, vers Dieu, de toute leur conscience, de tout leur cœur. Gilles

Quelques extraits de l’entrevue :

Gilles Barrette Radio VM a copie« Notre présence en milieu musulman est avant tout d’être des artisans du dialogue de la vie quotidienne partagée. »

«Certes, les 19 religieux chrétiens martyrs sont une toute petite fraction par rapport aux 200,000 musulmans qui ont perdu leur vie lors de la guerre civile qui a secoué l’Algérie il y a une vingtaine d’années. Par contre, leur béatification est en accord avec leur conscience personnelle tout autant que celle de leurs 200,000 frères et sœurs musulmans qui ont été martyrisés en fidélité avec leur conscience personnelle pour la justice, pour la vérité. »

 « Les béatifiés catholiques d’Algérie sont semblables à une lumière qui éclaire les peuples au milieu desquels ils ont vécu. (…)  La lettre des Évêques est un constat des l’évolution des relations entre les musulmans et les catholiques. (…) Les Évêques n’ont pas voulu isoler les 19 martyrs du peuple martyr au milieu duquel ils ont vécu. »

« Nous assistons à un dialogue interreligieux dans le sang versé en faisant et continuant de faire UN sous le regard de Dieu. »

« On ne convertit pas, on témoigne! On est présent, sensible. Il s’agit d’une présence d’amitié et de compassion, une sorte d’entré en matière humaine, d’homme à homme, d’homme à femme, de femme à femme sur le plan de l’humanité. »

« Tous les efforts qui se poursuivent actuellement dans le dialogue interreligieux mettent en évidence, de la part du christianisme catholique, la rencontre que Jésus a faite avec ses contemporains. Être à l’image de Jésus c’est être attentif par compassion, sans condescendance, aux situations dans lesquelles les gens vivent. »

Réalisée le 12 février 2018. Durée de 18 minutes 25 secondes.

Écoutez cet entretien en cliquant sur cet audio:

Communiqué des évêques; cliquer ICI pour ouvrir le document.

Écoutez Radio VM en direct en cliquant sur le logo suivant:


Radio VM logo