INITIATIVE DU SAHEL POUR LA PAIX – SAHEL PEACE INITIATIVE (SPI)

Forum Régional de Plaidoyer et de Mobilisation des Ressources pour la Paix, Bamako, 26-27 mars 2026

APPEL DES LEADERS RELIGIEUX ET TRADITIONNELS DU BURKINA FASO, DE LA COTE D’IVOIRE, DU GHANA, DU MALI ET DU NIGER POUR LA PAIX ET LA COHESION SOCIALE AU SAHEL ET EN AFRIQUE DE L’OUEST A TRAVERS L’INITIATIVE DU SAHEL POUR LA PAIX

Une crise profonde et multidimensionnelle persistante

La crise que traverse le Sahel et la sous-région ouest-africaine depuis plus d’une décennie est multidimensionnelle et est alimentée par de nombreux facteurs. Elle est à la fois sécuritaire, humanitaire, socio-politique, géopolitique et forcément économique. Elle trouve un terreau fertile dans la vulnérabilité économique structurelle des populations, l’effritement des cadres de transmission des valeurs favorisant le vivre ensemble, les déficiences du fonctionnement de l’Etat (mauvaise qualité de la gouvernance entrainant entre autres, la corruption, les inégalités sociales et économiques), les conflits d’accès aux ressources naturelles, les conflits entre communautés, l’instrumentalisation des identités culturelles, religieuses et socio-politiques.

Initialement circonscrite au Sahel central (Burkina Faso, Mali et Niger), cette crise s’étend aujourd’hui aux pays côtiers du Golfe de Guinée, exposant des régions auparavant stables à de nouvelles formes de violences. Dans le Sahel central, en particulier, la crise continue de se traduire, en autres, par des atteintes aux personnes et à leurs biens : assassinats ciblés et enlèvements, fermeture de nombreuses écoles et de services de santé, destruction de milliers de foyers de responsables communautaires, déplacements massifs de populations et autres atteintes graves aux droits humains dont la liberté de conscience, de parole et de religion, etc.

Au regard de tout ce qui précède, nous, leaders religieux et traditionnels du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Mali et du Niger, lançons cet appel :

Aux auteurs des attaques et des massacres, à y mettre fin au nom du respect de la vie qui est un don sacré de Dieu dont personne ne saurait disposer, quels que soient son ressenti, son ambition, son appartenance ethnique, culturelle, politique ou religieuse.

Aux pouvoirs publics, à faire de la protection des populations et de leur développement humain intégral, la priorité absolue, à promouvoir par des actes concrets une gouvernance par l’exemplarité empreinte de justice sociale, d’intégrité, de redevabilité et de recherche du bien commun, au-delà de leurs aspirations légitimes à la souveraineté dans le contexte actuel de reconfiguration géopolitique du monde. A cet effet, leur soutien multiforme aux efforts des leaders religieux et coutumiers en matière de construction de la paix et de la cohésion sociale est vivement attendu, car là où leur légitimité administrative peine à atteindre les cœurs, l’autorité morale de ces derniers peut ouvrir des portes. Pour faire face à la crise sécuritaire, la coopération transfrontalière et régionale est une nécessité, car aucun pays n’est suffisamment fort pour y faire face tout seul.

L’initiative du Sahel pour la Paix (SPI) est un instrument au service de la paix dans les pays du sahel et en Afrique de l’Ouest. Elle demande à être soutenue afin de porter d’autres initiatives et mobiliser les leaders religieux et coutumiers pour des actions collectives en faveur du bien commun.

Aux leaders des communautés coutumières et religieuses, à user de leur autorité morale dans une approche interreligieuse pour éduquer au respect de la dignité humaine, à préserver la liberté religieuse, les valeurs humaines et spirituelles communes à tous les hommes, créés par Dieu, et à promouvoir le dialogue interreligieux fondé sur la bienveillance et la recherche de la paix par la compréhension mutuelle, la prière, les discours et les actes empreints de respect et orientés vers la recherche du bien commun.

Aux acteurs internationaux, à jouer un rôle positif dans la reconfiguration géopolitique actuelle du monde, en respectant le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et de leurs ressources naturelles locales pour leur propre développement, en soutenant les Etats pour faire face aux défis transnationaux (prolifération nucléaire, changements climatiques, crises migratoires, pauvreté, insécurité, etc.), en mettant fin aux accords injustes qui plombent le développement des pays, en mettant fin à la prolifération des armes et en cessant la création et l’alimentation des conflits.

Aux partenaires techniques et financiers, à soutenir toutes les initiatives de paix. La paix a besoin de ressources, d’un investissement réel, concret, patient, cohérent, durable. Soutenir les efforts de paix, c’est renforcer la prévention, c’est appuyer la cohésion sociale, c’est soutenir la médiation, l’écoute, la résilience locale, la reconstruction de la confiance au plan local et international.

Aux représentations diplomatiques dans nos pays respectifs, à promouvoir une coopération sincère, soucieuse des intérêts des peuples et respectueuse du Droit international.

Aux hommes et femmes de médias, à choisir chaque jour le récit qui éclaire et construit la confiance entre les hommes et les femmes de nos sociétés, plutôt que le scoop qui enflamme, et à s’impliquer dans les réseaux engagés pour SPI et pour transformer le regard sur le Sahel et l’Afrique de l’Ouest.

Aux organisations locales et communautaires, à prendre davantage conscience de leur rôle de veille, de sentinelle dans les communautés et à prendre précocement soin des situations de détresse, en gardant allumée la lampe de l’espérance là où beaucoup ne voient plus d’issue. Qu’elles soient toujours sel et levain dans la pâte, et s’engagent à compter d’abord sur elles-mêmes !

Aux familles, cellules de base et d’avenir de la société, à jouer pleinement leur rôle de promotrices de la vie et des valeurs humaines.

Aux pères, appelés à être avec leurs épouses les piliers de la famille, à travailler au respect de la dignité de tous, à s’ouvrir à la collaboration avec toutes les composantes de la cellule familiale, et à transmettre aux générations futures les valeurs de paix, de cohésion sociale et de la crainte de Dieu.

Aux femmes, qui portent souvent l’essentiel sans bruit, tiennent les familles, portent la mémoire, soutiennent la vie, empêchent parfois que le tissu humain ne se déchire complètement, à jouer un rôle d’équilibre, à favoriser la paix et la cohésion sociale grâce à leur capacité à écouter, à concilier et à créer du lien.

Aux jeunes, à ne pas se laisser influencer négativement par les réseaux sociaux, embrigader par les groupes armés ou terroristes, à prendre suffisamment conscience qu’ils ne sont pas condamnés à hériter seulement des crises de notre région. Ils sont des acteurs importants de la société de demain, appelés à devenir des bâtisseurs lucides d’un avenir plus juste et plus fraternel.

Aux acteurs des organisations non-étatiques et à toutes les personnes de bonne volonté, à accompagner les initiatives, pour un monde réconcilié dans la justice et la paix véritable.

Aux populations victimes des violences, aux familles qui ont perdu des êtres chers, aux personnes qui gardent en elles des séquelles des violences, à prendre courage, à rester dignes et à garder confiance sans céder ni à la haine ni à la vengeance malgré l’adversité et tous les facteurs qui incitent au désespoir.

La paix étant un don de Dieu mais aussi le fruit de l’effort des hommes, nous, leaders religieux, traditionnels et coutumiers réunis à Bamako les 26 et 27 mars 2026 autour du thème « la paix au sahel et en Afrique de l’Ouest : un appel des leaders religieux et traditionnels à la cohésion sociale par l’action collective ! », réaffirmons notre engagement à collaborer avec toutes les personnes de bonne volonté. Et ce, pour que cessent toutes les formes de violence et que leurs causes profondes soient éradiquées. Dans cette marche pour la reconquête de la Paix au Sahel, en Afrique de l’Ouest et ailleurs que nous accompagnons de notre prière, l’engagement et la contribution de tous seront précieux et déterminants !

Sur les pays du Sahel, sur l’Afrique de l’Ouest et sur le monde entier, nous implorons la bénédiction de Dieu.

Ont signé :

Le représentant de la Communauté musulmane,

Sheikh Dr. Hazic Hussein ZAKARIA au Ghana

Le représentant de la chefferie coutumière

Sa Majesté Ousmane DICKO, Emir du Liptako au Burkina Faso

Le représentant de la Communauté protestante

Révérend Dr NOUH AG INFA ATTARA, Délégué Général AGEMPEM au Mali

Le représentant de la Communauté catholique

Philippe Cardinal OUEDRAOGO, Archevêque Emérite de Ouagadougou au Burkina Faso

Bureau de Coordination Régionale – SPI 11 BP 1261 CMS, sis au Centre Cardinal Paul Zoungrana, Quartier Dagnoen

SPI – Regional Coordination Office Within the Cardinal Paul Zoungrana Center, Dagnoen District

Site web : https://spiafrica.org/

Email : secretariat@spiafrica.org; Tel : +226 03850022

Le Communautaire à Boutte, Québec, le 2 avril 2026

Depuis le 23 mars 1882, 1882 organisations communautaires de tout le Québec mènent une grève pour une justice sociale équitable. Le 2 avril 2026, elles ont convergé vers le Parlement de Québec, représentant plus de 10 000 personnes. Il est à noter que 80-85 % de ces personnes sont des travailleuses.

Je me suis rendu devant le parlement vers 11 h. Cela m’a permis de mieux comprendre les raisons pour lesquelles les gens sont venus d’aussi loin que les Îles-de-la-Madeleine.

Leurs revendications

Le 2 avril est également la commémoration Jeudi Saint lorsque Jésus lave les pieds de ses disciples. Quelle belle coïncidence ! La bénévole au kiosque d’accueil m’a expliqué que la couleur rouge signifiait l’URGENCE. Le rouge représente aussi l’élément vital du sang. J’ai donc accroché un ruban rouge à mon poignet. Ce ruban échiqueté représente le FILET SOCIAL EN TRAIN DE S’ÉFRITER, de TOMBER EN MORCEAU, de se DÉCHIRER comme le sang de Jésus versé sur la croix. C’est dramatique !

En vérité, lors de mon homélie à la messe du soir, j’ai mis en évidence l’importance de l’engagement communautaire et son caractère profondément évangélique. Ce matin-là, une foule de 10 000 personnes, majoritairement composée de jeunes, s’est rassemblée dans un esprit de solidarité. Elles consacrent leur temps et leurs efforts à aider les personnes dans le besoin. Si l’on additionne tous ces pieds, on obtient un total de 20 000 paires. Ce sont ces pieds-là qui méritent d’être nettoyés en ce Jeudi Saint.

LIENS :

Le communautaire à boutte. Mouvement national de grève et de revendications du milieu communautaire

Plus de 10 000 personnes mobilisées pour le milieu communautaire

Dans le quartier Saint-Roch, l’Association coopérative d’économie familiale (ACEF) de Québec 

Vidéo du 2 octobre 2025 :

Ce jeudi, le 2 octobre 2025, une trentaine de personnes issues d’une cinquantaine de groupes communautaires de Québec et de Chaudière-Appalaches se sont rassemblées devant l’Assemblée nationale. Leur message : exiger un meilleur financement pour la défense collective des droits sociaux, un secteur fragilisé par l’absence d’indexation et la montée des besoins liés à la crise économique, au logement et aux services publics.

Le communautaire (et le Québec) à boutte

Table nationale des Corporations de développement communautaire

Ligne d’écoute pour tout le Québec | Obtenir des ressources d’aide

Maison des jeunes Capitale-Nationale

Les Missionnaires d’Afrique au coeur de la revitalisation de l’église Saint-Roch

Rencontre avec Jean-Paul Guibila

 Par Hugo Saez,  23 février 2026 dans Actualité religieuse

Originaire du Burkina Faso et membre de la société des Missionnaires d’Afrique, Jean-Paul Guibila vient de poser ses valises à Québec afin de participer au nouvel élan entrepris pour relancer l’église Saint-Roch. Présence est allé à sa rencontre pour faire le point sur les dessous de sa venue et sur son implication dans le projet de revitalisation de l’une des plus anciennes paroisses de la Province.

C’est sur le parvis de l’église de Saint-Roch que nous lui avons donné rendez-vous. D’emblée, il faut reconnaître que les températures glaciales des dernières semaines n’ont pas facilité l’installation du père Jean-Paul Guibila. «J’ai quitté un four pour rentrer dans un congélateur», plaisante celui qui a passé les sept dernières années à la maison généralice de Rome.

Rendre la pareille

À l’heure du 125e anniversaire de l’arrivée des Missionnaires d’Afrique à Québec (autrefois connus comme les Pères Blancs), Jean-Paul Guibila a reçu le mandat d’assurer une présence pastorale à temps plein à l’église Saint-Roch avec ses confrères Serge St-Arneault et Denis Walsh.

Serge St-Arneault, Jean-Paul Guibila et Denis Walsh

«Nous avons beaucoup reçu de l’Église canadienne spirituellement, humainement, moralement, et je dirais même matériellement. Maintenant, l’évangélisation ne va pas seulement du Nord au Sud, mais aussi du Sud au Nord. Si nous avons été capables de recevoir, nous pouvons apporter quelque chose à l’Église de Québec. Mes supérieurs hiérarchiques, qui sont le provincial des Amériques et le supérieur général, m’ont demandé si j’accepterais de venir à Québec pour relancer l’église Saint-Roch. Et me voici !», relate le père Guibila sans cacher une pointe d’appréhension et faisant écho à une certaine «peur de l’inconnu».

Dans un contexte où l’église Saint-Roch n’a bénéficié que d’une présence par intermittence dans les dernières années, ce renfort est une excellente nouvelle pour l’archevêque de Québec, le cardinal Lacroix. «Déjà, des prêtres et des communautés venus d’ailleurs collaborent à notre mission pastorale ; ils sont une réponse à nos prières, et nous les recevons avec une profonde gratitude et une grande joie. Par leur visite et leurs paroles, les Missionnaires d’Afrique nous ont manifesté leur désir sincère de se mettre au service des besoins de notre communauté diocésaine», a-t-il réagi par courriel.

Selon l’archevêque de Québec, ces arrivées viendront pallier «le manque de ministres ordonnés dont nous disposons pour répondre adéquatement aux besoins pastoraux de notre archidiocèse» tout en permettant une diversité qu’il qualifie de «don précieux» pour l’Église.

Être une présence dans Saint-Roch

Définitivement installé dans la capitale nationale depuis le 2 février, Jean-Paul Guibila poursuit ce qu’il appelle sa «période de stage», où la découverte du quartier et de ses enjeux est essentielle pour sa prise de repères. «En lisant un dépliant, j’ai vu que Saint-Roch est le patron des exclus. J’ai mis cela en lien avec la présence importante d’itinérants dans le quartier», fait remarquer celui qui est originaire du diocèse de Ouahigouya.

Pour le moment, il est encore trop tôt pour savoir comment s’articulera concrètement cette présence à temps plein à l’église Saint-Roch. Néanmoins, le père Guibila est sûr d’une chose : «Qu’est-ce que je vais apporter de neuf ? Rien. Le plus important pour moi, c’est d’aller à la rencontre de l’autre, de l’accueillir tel qu’il est, de tendre une oreille, de sourire, d’adresser une parole chaleureuse au milieu de cet hiver.»

Sous une nouvelle rafale d’un vent saisissant, il reprend une inspiration avant d’enchaîner : «Dans l’article d’une revue, j’ai lu que des touristes étaient venus pour visiter l’église. Ils sont repartis déçus, parce qu’ils n’ont pas pu y avoir accès. Ce genre de situation ne devrait pas se produire dans ce quartier historique, où l’église est un symbole».

Dans cette optique, le cardinal Lacroix espère que le virage qui s’amorce aura pour effet de conduire à une «relance sociale et humaine» pour l’ensemble de la population, qui s’appuie sur la proximité et la solidarité. «Fidèle à sa vocation d’accueil, de charité et de promotion de la dignité de toute personne, la paroisse peut devenir un véritable point d’ancrage en offrant écoute, accompagnement, aide matérielle et orientation vers les ressources communautaires», adresse ce dernier en misant sur la présence de l’équipe missionnaire au cœur du quartier.

Collaboration avec le milieu culturel

Notons que ce projet pastoral s’ajoute à l’installation, en décembre dernier, de l’expérience AURA. Il s’agit d’un spectacle immersif produit par le studio Moment Factory, où son et lumière s’entremêlent pour mettre en valeur l’architecture et l’histoire de l’église Saint-Roch. Le spectacle sera présenté au moins durant les cinq prochaines années et vient avec son lot de promesses vis-à-vis de l’attractivité touristique et économique du quartier. «Cette initiative ouvre la voie à une vision renouvelée, où tradition et innovation peuvent se renforcer mutuellement», affirme l’archevêque de Québec.

Au moment de nos échanges avec Jean-Paul Guibila, nombreux sont les visiteurs qui montent d’ailleurs les marches du parvis pour assister à une représentation de l’expérience AURA. «J’en ai entendu parler et je suis curieux de la découvrir», fait-il remarquer.

«L’avenir de l’église Saint-Roch peut ainsi s’envisager comme celui d’un lieu hybride : avant tout espace de foi, fidèle à sa vocation première, mais également lieu de rencontre, de culture et de dialogue. En conciliant la mission des Missionnaires d’Afrique avec des initiatives innovantes telles qu’AURA, Saint-Roch pourrait devenir un véritable symbole de renouveau, démontrant qu’une église peut rester profondément ancrée dans son identité tout en s’adaptant aux réalités et aux besoins d’aujourd’hui», espère pour sa part le cardinal Lacroix.

Trois religieux s’installent dans Saint-Roch

Trois religieux de la communauté des Missionnaires d’Afrique, deux Québécois et un Africain, viennent de s’établir dans le quartier Saint-Roch. Après avoir œuvré sur le continent africain, ils tenteront de redonner vie à cette paroisse et d’aider les plus démunis. Guylaine Bussière les a rencontrés.

De Le téléjournal Québec, 2 avril 2026 

LIEN :

Extrait d’une vidéo produite par le créateur numérique Jay Vail sur Facebook au sujet des armes à feu aux États-Unis

Début à 4 minutes 17 secondes

Une autre question concerne le problème des fusillades. Il s’agit évidemment d’un sujet très triste. Je ne m’étendrai donc pas trop dessus Tout le monde sait que les États-Unis sont confrontés à un problème par rapport aux autres pays du monde développé. En grandissant, on enseigne très clairement aux Américains que le deuxième amendement, le droit de porter des armes, est l’un de nos principaux droits constitutionnels. (Il est communément compris que) seules les personnes qui souhaitent un gouvernement tyrannique voudraient nous priver de ce droit.

On vous apprend donc dès le départ à vous méfier de quiconque voudrait, faute d’une meilleure expression, vous retirer vos armes. Mais la réalité, comme je l’ai appris au fil des ans, c’est que tous les pays du monde développé dotés d’une législation stricte sur les armes à feu constatent que le taux de décès et d’homicides par arme à feu y est très faible. Or, parmi ces pays du monde développé, les États-Unis affichent les pires statistiques.

Mais encore une fois, quand on vous inculque cela dès l’enfance, il est difficile de se défaire de cette croyance. C’est presque comme une secte. Et cela vaut aussi pour ce que j’appelle l’exceptionnalisme américain ou l’ultra-patriotisme. On peut même parler de nationalisme quand on en arrive là. Chaque matin à l’école, nous récitions le serment d’allégeance. Et même si je ne pense pas que ce soit une mauvaise chose d’être patriote, je trouve formidable d’aimer son pays et d’aimer le drapeau de son pays.

Quand on commence à croire que son pays est supérieur à tous les autres, on en vient à considérer les frontières invisibles du monde comme bien plus importantes qu’elles ne le sont en réalité, et on s’aventure alors en terrain dangereux. C’est quelque chose qui a radicalement changé depuis que j’ai quitté les États-Unis.

Je partage la conviction d’Einstein selon laquelle le nationalisme est une maladie infantile. Je ne vois plus le patriotisme de la même manière qu’à l’époque où je vivais aux États-Unis. Pour moi, le patriotisme, c’est se soucier de son pays et vouloir ce qu’il y a de mieux pour lui. Cela implique de le critiquer. Mais quand on est aveuglé par le nationalisme, au point de considérer la critique d’un pays comme une attaque, on n’est pas patriote. C’est du nationalisme.

Et encore une fois, je tiens à préciser que tout le monde aux États-Unis n’est pas comme ça. Il est facile de se focaliser sur l’administration actuelle et de se rappeler que 70 millions de personnes ont voté pour elle. On pourrait croire que tous les Américains se situent à l’extrême droite de l’échiquier politique et font partie de la secte de Trump. Ce n’est tout simplement pas vrai. (…)

Vidéo produite par le créateur numérique Jay Vail sur Facebook

From a video produced by digital creator Jay Vail on Facebook regarding firearms in the United States

It starts at 4 minutes and 17 seconds

Another issue is the problem with shootings. Obviously, this is a very sad topic, so I won’t go too deep into it, but everybody around the world knows that the US has a problem compared to other First World countries. Growing up as Americans are very much so taught that the Second Amendment, the right to bear arms, is one of our main constitutional rights. (It is understood that) only people who want a tyrannical government would want to take that right away from us.

So, you’re taught from the beginning to mistrust anybody who would want to, for lack of a better term, take your guns away. But the reality, as I have learned over the years, is that every First World nation that has strict gun laws finds that the rate of deaths and murders by guns is very low. Whereas with First World countries, the US has the worst of any of those nations.

But again, when you are taught this growing up, it is hard to get out of that belief. It is almost like a cult. And that goes for, what I call, American exceptionalism or ultra patriotism. And you even can call it nationalism at the point where it comes to that. Every single morning at school, we would say the Pledge of Allegiance. And although I do not think it is a bad thing to be patriotic, I think it is great to love your country and love the flag of your country.

When you start to believe that your country is superior to all others. You start to look at the invisible borders of the world as far more important than they actually are, then you get into some dangerous territory. This is something that has changed drastically since I left the US.

I stand with the belief of Einstein that nationalism is an infantile disease. I no longer look at patriotism the same way I did when I was in the US. Patriotism, to me, is caring about your country and wanting what is best for it. That includes critiquing it. But, when you are blinded by nationalism, to where you look at critiquing a country as an attack, you are not being patriotic. That is nationalism.

And again, just to make sure I put this in here, not everyone in the US is this way. It is easy to see the current administration and knowing that 70 million people voted for it. To think that everyone in the US is super far right on the political spectrum, and all belong to the cult of Trump. This is simply not true. (…)

AUTRES LIENS :

Les origines racistes du deuxième amendement

L’épineuse question du contrôle des armes à feu aux États-Unis d’Amérique.

Un leadership plus fort est nécessaire pour éviter un échec coûteux du programme de rachat

« La mise en œuvre inefficace de ce programme gouvernemental de 742 millions de dollars va à l’encontre de la promesse électorale du Premier ministre Mark Carney de ‘relancer rapidement’ et ‘compléter’ le rachat des armes de type militaire et expose les communautés à un risque accru de fusillades de masse. »

MONTRÉAL, le 26 mars 2026 – À l’approche de la fin de la période d’enregistrement du programme de rachat, PolySeSouvient émet la déclaration suivante :

« La faible participation au programme de rachat destiné à retirer de la circulation les armes d’assaut prohibées détenues par des particuliers, tel qu’a signalé lundi dernier le ministre fédéral de la Sécurité publique, Gary Anandasangaree, témoigne d’un manque de leadership politique et d’une réaction timide face à la désinformation généralisée diffusée par le lobby des armes ainsi qu’aux manigances juridiques et politiques de certaines provinces.

Le gouvernement fédéral a estimé qu’environ 150 000 armes à feu existantes sont concernées par l’interdiction et a alloué près de 250 millions de dollars pour indemniser leurs propriétaires. Cependant, moins d’une semaine avant la date limite (le 31 mars), seules 51 000 armes à feu ont été enregistrées en lien avec une demande d’indemnisation.

Communication inefficace pour contrer la désinformation et les manœuvres provinciales

Si le lobby des armes à feu se félicite du nombre important de propriétaires d’armes qui, jusqu’à présent, se sont abstenus d’enregistrer leurs armes prohibées, y voyant une sorte de victoire, il n’en reste pas moins que le refus de participer au programme de rachat n’exempte personne de la loi. Cela signifie simplement que les propriétaires qui ne participent pas ne recevront aucune compensation financière pour les armes dont la détention sera illégale après le 30 octobre 2026 – quel que soit le taux de participation au programme de rachat.

L’Alberta, le Manitoba et la Saskatchewan ont fait part de leur « refus » de contribuer à la mise en œuvre du programme de rachat, la Saskatchewan allant jusqu’à proposer de délivrer des ‘certificats d’exemption’ aux propriétaires d’armes interdites afin qu’ils puissent les conserver et entreposer ‘au nom de la province’. De telles manœuvres ont sans doute induit en erreur de nombreux propriétaires d’armes, notamment en leur faisant croire qu’ils seront exemptés de la loi – ce qui contribue à une faible participation.

En effet, le ministre Anandasangaree n’a pas fourni aux propriétaires d’armes une perspective réaliste de la faisabilité ou de la constitutionnalité de telles manœuvres politiques et juridiques. Il devrait, à tout le moins et sans délai, s’engager à ce qu’Ottawa conteste toute mesure législative qui porterait atteinte au pouvoir fédéral d’interdire la détention privée de certaines armes à feu.

À ces résultats décevants du programme de rachat s’ajoute le refus du gouvernement à mettre fin à la vente du SKS

Cette arme est actuellement classée comme arme sans restriction, et sa vente et sa détention demeurent légales au Canada, même si sa létalité est sur le radar du gouvernement depuis des années. Le SKS figurait sur la liste des armes que le gouvernement Trudeau cherchait à interdire par le biais du projet de loi C-21 en 2023 (sans y parvenir). Il y a plus d’un an, le ‘Comité consultatif d’experts sur les armes à feu’ a signalé au gouvernement que le SKS peut ‘servir à causer des dommages considérables à la population et aux forces de l’ordre’. En effet, c’est le modèle le plus souvent utilisé dans les fusillades de masse et les meurtres de policiers au Canada. L’auteure de la tragédie à Tumbler Ridge avait accès à un SKS et a exprimé un attachement particulier pour cette arme (nous ne savons toujours pas si elle a été utilisée lors de la fusillade, car la GRC continue de refuser de divulguer cette information).

Afin de garantir que le programme atteigne ses objectifs en matière de sécurité publique, PolySeSouvient et d’autres associations militant pour le contrôle des armes à feu ont préconisé des mesures de compromis, tel que l’arrêt immédiat des ventes de nouveaux fusils SKS, tout en exemptant les modèles actuellement utilisés par les chasseurs autochtones.

Si l’on ne met pas un terme aux nouvelles ventes de SKS, les propriétaires qui remettent leurs armes à feu prohibées pourraient utiliser l’argent du rachat pour acheter de nouvelles armes d’assaut SKS. Il s’agit là d’une politique publique irrationnelle et contre-productive qui mènera inévitablement à l’échec de l’interdiction des armes d’assaut. De plus, les fabricants d’armes d’assaut SKS bénéficieront vraisemblablement d’une forte augmentation de leurs ventes – gracieuseté des contribuables – ce qui renforcera davantage le lobby des armes. En d’autres mots : une gestion déplorable de fonds publics qui va à l’encontre des objectifs de sécurité publique du gouvernement.

Depuis plus de 35 ans, les Canadiens se sont prononcés en faveur d’une interdiction totale des armes d’assaut, soit depuis le massacre à l’École Polytechnique en 1989 jusqu’à la fusillade de Tumbler Ridge cette année. Alors que nous pleurons ces victimes, les survivants de fusillades de masse, aux côtés des associations de femmes, des médecins d’urgence et des associations étudiantes, se battent depuis des décennies pour faire interdire les armes conçues pour tuer des humains en grand nombre.

La plupart des Canadiens rejettent catégoriquement la culture des armes à feu à l’américaine, qui entraîne plus de fusillades de masse qu’il n’y a de jours dans une année. À ce jour, cependant, la mise en œuvre inefficace de ce programme de 742 millions de dollars va à l’encontre de la promesse électorale du Premier ministre Mark Carney de ‘relancer rapidement’ et ‘compléter’ le rachat des armes de type militaire, et expose les communautés à un risque accru de telles tragédies. Si les ventes de SKS ne cessent pas d’ici le déblocage des fonds destinés à compenser les propriétaires d’armes d’assaut, le Premier ministre risque d’échouer dans sa mission déclarée d’assurer la sécurité de la population canadienne.

Publication de Valérie et l’Encéphalomyélite Myalgique (EM), ma vie avec une maladie orpheline

Parler peut sembler banal… mais pour les personnes vivant avec l’Encéphalomyélite Myalgique (EM), une simple conversation peut être un effort énergétique considérable.

Pourquoi ?

L’EM affecte le système nerveux autonome, provoque une dysfonction mitochondriale et altère la production d’énergie cellulaire. Chaque mot, chaque phrase, chaque échange social demande donc une dépense énergétique disproportionnée, invisible pour l’entourage.

Concrètement :

– 30 minutes de discussion peuvent consommer autant d’énergie que 15 à 20 minutes de marche active.

– Après la conversation, la récupération peut durer des heures ou des jours.

– Des symptômes physiques et cognitifs peuvent apparaître : fatigue intense, troubles de concentration, vertiges, malaise post-effort.

Le coût cognitif d’une interaction sociale est réel et biologique, pas psychologique. Ce n’est pas un manque de volonté, ni de motivation ; c’est un effort physiologique concret.

Reconnaître et accepter ce coût permet :

– de déculpabiliser

– de protéger son énergie

– et d’adapter les interactions sans se sentir jugé(e)

Pour les proches : écouter, ralentir le rythme et comprendre que « parler peut être fatigant » est déjà un soutien précieux.

L’EM n’est pas visible, mais elle impose des limites biologiques réelles. Comprendre le coût cognitif d’une conversation est un pas vers plus de respect, d’empathie et d’autonomie pour les personnes concernées.

#EncéphalomyéliteMyalgique #EM #MaladieInvisible #FatigueChronique #PEM #Dysautonomie #SantéChronique #CoûtCognitif #MaladieChronique #HandicapInvisible #Vulnérabilité #RespectDesLimites

LIEN : https://www.facebook.com/share/p/183WqbKXhM/

Autre lien : L’Encéphalomyélite Myalgique sévère (EM)

Public Safety Requires Transparency from RCMP re Guns Used in Tumbler Ridge Mass Shooting

March 10, 2026.

Commissioner Mike Duheme Royal Canadian Mounted Police

Dear Commissioner Duheme,

Today marks one month since the tragic mass shooting at the school in Tumbler Ridge which took the lives of eight innocent people, including six children. As leading advocates for gun violence prevention in Canada, we are alarmed and disappointed that the RCMP has not yet disclosed basic information about the models and legal status of the firearms used, given the potential for this information to strengthen public safety and prevent more mass shootings in Canada.

As gun control historian R. Blake Brown wrote in this recent opinion piece, published in The Globe and Mail on March 9, 2026, “keeping this information from the public prevents important debates about Canada’s gun control regime”.

The RCMP’s reputation and public trust were significantly damaged by the force’s handling of the 2020 Nova Scotia mass shooting. Among the failures by the force cited in the Mass Casualty Commission final March 2023 report was an institutional mindset that “undervalues community relationships” as well as “senior leadership’s initial refusal to admit mistakes”.

We urge you and all members of the RCMP to demonstrate that the lessons learned from Nova Scotia are being applied to the Tumbler Ridge investigation, that is, by being transparent with the public about the guns used in this school shooting – information Canadians expect and deserve.

Respectfully, we ask you to confirm:

  1. When will the RCMP release information about the models of guns used in the Tumbler Ridge mass shooting? The RCMP has this information and there is no discernible reason to not immediately disclose it.
  2. When will the RCMP release what they know about the legal status and source of the guns used in the Tumbler Ridge mass shooting? Unlike the model of the guns used, precise information regarding the trajectory of non-restricted firearms is likely not readily available, given the 2012 dismantling of the long gun registry and the obstacles associated with access to commercial sales records that accompanied their reintroduction in 2019 under (former) Bill C-71. This being said, the validity of someone’s PAL (Possession and Acquisition Licence) is a worthy indicator of the legality of nonrestricted firearms under the licensee’s control.
  3. If this information is not disclosed by the end of this month, what is the public safety rationale for further delaying the release of this essential information?

Details related to the reasons that firearms were removed from the home and the justifications to return them are also of great interest to the victims’ families and the public.

Releasing verified information now – at the very least regarding the firearms used – will strengthen citizens’ trust and confidence in the RCMP. Also, it may well help prevent more mass shootings and gun violence in communities across Canada.

Respectfully,

Heidi Rathjen, PolySeSouvient

with Brian Sweeney, Angies Angels

Dr Najma Ahmed, Canadian Doctors for Protection Against Guns

Ken Price, Danforth Families for Safe Communities

Boufeldja Benabdallah, Quebec Mosque

La laïcité québécoise – suite

Référence : La laïcité québécoise : La réaction québécoise face à la religion. Un regard historique et sociologique

Lors de sa conférence du lundi 16 février, tenue au pavillon Laurentienne de l’Université Laval, les orateurs ont examiné l’évolution historique de la Révolution tranquille, tout en analysant les défis contemporains liés à la laïcité au Québec.

Jean-Samuel Lapointe

Jean-Samuel Lapointe situe la Révolution tranquille entre le décès du premier ministre Maurice Duplessi, en 1959, et la fin de l’État-providence, en 1983. Cet épisode est cependant intimement lié à toute l’histoire du Québec. De la Nouvelle-France, identifiée à « Une foi, une loi, un Roi », à la guerre de la Conquête, puis au traité de Québec (1774), à l’Acte d’Union (1840) et, finalement, à l’Acte de l’Amérique du Nord britannique (1867), l’Église catholique a joué un rôle important, allant même jusqu’à s’immiscer dans les affaires sociales et culturelles.

D’autres moments historiques ont pavé le chemin du peuple canadien-français : la survivance, la revanche des berceaux, la Jeunesse étudiante catholique (JEC), le Refus global, pour aboutir à la réforme de l’éducation avec l’apparition des polyvalentes, des Cégeps et du réseau de l’Université du Québec. Sans oublier la Loi 101 sur la Charte de la langue française et l’émancipation des femmes.

Jean-Philippe Perreault

Jean-Philippe Perreault pose une question cruciale : « Que manque-t-il dans les débats actuels sur la laïcité ? » La réponse est simple : on évite soigneusement de mentionner la « religion ». Le gouvernement légifère sans considérer les groupes religieux comme des interlocuteurs légitimes.

Cela me fait penser au commentaire du rabbi Reuben Poupko, qui soulignait qu’au Québec, cela (la séparation de l’Église et de l’État) en Amérique du Nord, à l’exception du Québec, signifie que nous protégeons la religion de l’intervention du gouvernement. » « Au Québec, cela signifie que nous protégeons le gouvernement de l’intervention de la religion1. »

Selon Perreault, la laïcité ne se définit pas comme un concept impartial. Elle est plutôt une entité concrète qui prend forme dans un contexte culturel donné. Elle constitue un élément central des sociétés et une réponse à l’absence de sens. Il est crucial que la laïcité accueille favorablement d’autres quêtes de sens, telles que celles proposées par les croyances religieuses. La laïcité doit assurer la diversité.

En réalité, au Québec, la religion est souvent considérée comme une affaire personnelle et intime, reléguée à la sphère privée. Cependant, la religion est avant tout un phénomène social qui façonne une vision particulière du monde. Même dans un contexte de sécularisation croissante, la religion ne peut pas être réduite à une relique insignifiante et marginale. Sinon, la laïcité perd son caractère de neutralité et devient elle-même une sorte de religion.

Il est donc essentiel de protéger la liberté de conscience des croyants et des non-croyants. Or, au Québec, on observe un paradoxe : la laïcité est utilisée comme un outil de propagande politique.

LIENS : La laïcité

  1. “One of the difficulties of this conversation is that when you use the expression ‘separation of church and state’ anywhere in North America, besides Quebec, it means we will protect religion from the intervention of government,” Poupko said. “In Quebec, it means we will protect the government from the intervention of religion.” Rabbi Reuben Poupko ↩︎

30ème Rallye Expos Vues d’Afrique – 2026  

Sous la présidence d’honneur du peintre Gabriel Landry originaire de Natashquan et résident de Longueuil

Longueuil, le 16 février 2026

Lancée à l’occasion du Mois de l’histoire des Noirs, c’est le samedi 7 février dernier qu’avait lieu, à Montréal, le vernissage de l’exposition collective Divers Cités.

Tout en favorisant le dialogue interculturel et la visibilité des artistes issus de la diversité, cette exposition collective vise également à souligner le lancement d’une dizaine d’autres expositions d’arts visuels, qui seront présentées d’ici le 30 juin prochain dans des galeries d’art et des musées de Montréal.

Ces expositions ont lieu dans le cadre du 30 ème Rallye-Expos Vues d’Afrique 2026, lequel se déroule cette année sous la présidence d’honneur du peintre Gabriel Landry, originaire de Natashquan et résident de Longueuil. Présentée par le collectif Nouvim-Arts Expos, l’exposition Divers Cités à laquelle Gabriel Landry participe également comme artiste exposant et qui regroupe une vingtaine d’autres artistes, se poursuit jusqu’au 14 mars prochain, au Centre NA-RIVÉ situé au 6971 de la rue Saint-Denis à Montréal (QC) H2S 2S5.

L’exposition Divers Cités est ouverte au public les vendredis et samedis de 11:00h à 17:00h.

Le vernissage de l’exposition Divers Cités auquel ont assisté quelque 125
personnes, s’est déroulé en présence de plusieurs des artistes exposant.e.s ainsi que du commissaire de l’exposition, Bousmaha Seddiki et du président-fondateur du festival de cinéma Vues d’Afrique, Gérard Le Chêne. S’adressant à titre de président d’honneur du Rallye-Expos aux personnes présentes au vernissage, Gabriel Landry a tenu à souligner que l’honneur qu’on lui attribue dans le cadre de cet événement, revenait avant tout à chacun.e des artistes exposant.e.s ainsi qu’aux visiteur.euse.s de l’exposition.

À cela il ajoutait : « dans l’esprit de toute cette belle diversité d’humains dont nous faisons tous.tes partie, je profite de l’occasion pour citer ce proverbe africain dont l’humanité, à mon sens, a tant besoin qu’on se rappelle : « seul.e on va plus vite, ensemble on va plus loin » ».

Qualifiant son art de « symbolisme-cloisonniste », Gabriel Landry, à travers les tableaux qu’il présente à l’exposition Divers Cités, a tenu entre autres à rappeler cette belle universalité qui lui est si chère et à laquelle il associe son art.

De Natashquan, ce pays de neige et son village d’origine, aux déserts de sables; en passant par le Vivre-Ensemble et la Paix dans le monde, on peut y voir une association entre ces différents thèmes et les tableaux qu’il présente à cette exposition.

Trois de ces œuvres, à titre d’exemples, ont pour titre :

LES GALETS DE MON ENFANCE (un tableau rappelant l’hiver et son enfance à Natashquan).

LA ROSE DU TEMPS (faisant ainsi référence au désert et sa rose des sables)

et PASSERELLE DE LA PAIX (tableau associé au 16 mai – Journée Internationale du Vivre-Ensemble en Paix (JIVEP- 2024)

Un documentaire sur le parcours artistique de Gabriel Landry

Pendant le vernissage de l’exposition Divers Cités, la bande-annonce d’un documentaire était présentée aux visiteurs. Réalisé et produit par Akim Kermiche (AK Médias), ce documentaire, qui a pour titre C’EST DANS LE NOIR QUE LA LUMIÈRE EST LA PLUS BELLE et porte sur le parcours artistique Gabriel Landry, sera présenté à compter de mars prochain dans des endroits tels que : des maisons de la culture, des bibliothèques et autres. Ce même documentaire sera entre autres projeté lors du Festival Portugal International de Montréal (FPIM) 2026 qui se tiendra les 10, 11 et 12 juillet prochains, au 60 de la rue Rachel Ouest, coin Saint-Urbain à Montréal. Pour visionner la bande-annonce, cliquer ici :

À la projection de la bande-annonce du documentaire, s’en est suivi une conférence sur l’art africain contemporain, présentée par DR Fatih BOUZIDA.

Pour plus d’information :

Bousmaha Seddiki, Commissaire aux expositions et Leila Lyadini, Chargée de Projets artistiques

Gabriel Landry, Artiste peintre

Missionnaire sans frontières