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La question du voile 02Par Serge St-Arneault, M.Afr

Le 29 mai dernier, le Carrefour Foi et Spiritualité a favorisé la rencontre de jeunes musulmans et de chrétiens dans le cadre des échanges animés par le groupe ‘InterFoi’. Ils étaient vingt-deux jeunes adultes composés de dix-sept musulmans, dont six filles voilées et six filles non voilées, ainsi que de cinq chrétiens, dont quatre filles.

Le but ce cet échange était de leur permettre d’identifier leurs rêves et les défis auxquels ils font face. Cela devait aussi les aider à préciser les valeurs spirituelles requises pour rendre la société plus solidaire et plus juste. De ce groupe, un seul était Québécois de souche; le garçon chrétien catholique.

Tous ces jeunes, sans distinction, s’identifiaient comme croyants vivant dans une société laïque. Les comptes rendus des discussions de groupes pointaient vers la même direction : le respect mutuel. Ce même point a d’ailleurs été renforcé par un soufi adulte qui était comme moi témoin de cet échange. « Reconnaissons, dit-il, que les chrétiens du Québec ne seraient pas aussi bien accueillis dans nos pays d’origine comme les Québécois nous ont accueillis et nous accueillent encore ici. Nous avons tous la chance d’être nous-mêmes dans cette société d’accueil où nous pouvons vivre librement nos différences. »

La question du voile 03La soirée s’est terminée avec la levée du ramadan autour de 20h34. Chacun a eu sa pointe de pizza et quelques morceaux de fruits.

La question du voile 04Je disais donc qu’il y avait six musulmanes voilées et six autres non voilés. Pourtant, elles partageaient exactement la même vision ou les mêmes rêves que les chrétiennes. De plus, cet aspect vestimentaire n’a pas été soulevé et n’a semblé poser aucun problème dans la qualité des échanges. À les entendre en fermant les yeux, nul n’aurait su laquelle était voilée.

Pourquoi sommes-nous donc troublés par le voile musulman?

Le récent livre d’Osire Glacier[1] clarifie cette question. « Les versets coraniques qui portent sur le voile, dit-elle, s’inscrivent dans le contexte historique patriarcal que connaissent les civilisations de l’époque » (page 21).

Le voile, dans l’ordre patriarcal, signifie donc que les femmes voilées sont sous la tutelle d’un ou de plusieurs membres masculins de sa famille. Conséquemment, le voile protège contre l’agressivité masculine dans la rue. Ainsi, même au Canada, le voile est perçu par celles qui le portent comme un instrument qui garantit leur dignité contre le regard dégradant de certains hommes.

Or, la perception générale des gens d’ici est que cette tenue vestimentaire représente la subordination des femmes, ce qui porte atteinte au principe de l’égalité des sexes. En plus, les fondamentalismes musulmans font du voile la bannière la plus visible de leur idéologie. Le voile tout comme la réclusion des femmes, selon eux, découlerait d’une loi divine. Conséquemment, le féminisme arabe est considéré par eux comme un phénomène occidental qui menacerait la religion musulmane.

Osire Glacier met en lumière un mécanisme de contrôle d’une élite politique qui ne se soucie guerre du bien commun de leur population, mais cherche avant tout à se maintenir au pouvoir. Les exemples des gouvernants de pays musulmans sont éloquents.

Aussi, les médias occidentaux polarisent deux figures : les musulmanes qui revendiquent le droit de porter le voile et celles qui rejettent l’islam. Or, la conscience féministe dans les pays musulmans, qu’elle soit laïque ou basée sur la foi musulmane, remet en question cet état de fait. Le monde musulman a une voix plurielle où les femmes jouent un rôle très important. Tout en affirmant leur appartenance à l’islam en tant que spiritualité, les féministes suggèrent des lectures contextuelles, et donc plus souples, du Coran. « À présent, le mouvement féministe constitue l’un des principaux acteurs du processus de démocratisation au Maroc » (page 64).

La loi islamique

Il est bien de se rappeler que le voile, la réclusion et l’invisibilité dans la sphère publique étaient des valeurs importantes dans la Grèce antique et l’époque de Byzance, donc tout autour du bassin de la Mer Méditerranée. C’est un fait historique global qui est plus large que le monde musulman. Le voile que les religieuses catholiques ont longtemps porté, centaines le portent encore, est de la même origine.

Historiquement, avec la conquête musulmane, s’est imposée une nouvelle réalité. Les élites dirigeantes ont adopté les pratiques des autres cultures. Les guerres ont ramené captives des femmes qui sont devenues des esclaves sexuelles et vendues sur le marché des esclaves. Or, « les juristes de cour, qui ont élaboré la loi islamique, entretenaient avec les femmes un rapport de maître à esclaves. D’où une loi islamique défavorable à l’égard des femmes » (page 86).

C’est dans cet environnement qu’une distinction est également apparue entre les femmes voilées, mais protégées, par rapport aux esclaves sexuelles non voilées.

Les califats ou les monarchies se sont imposés par l’épée, la répression et l’exploitation de la foi. Cette réalité est encore d’actualité. Conséquemment, le pouvoir politique favorise l’immobilisme social, culturel et religieux pour maintenir son hégémonie aliénante.

Il s’agit d’une instrumentalisation de « la culture, (des) traditions et (de) la religion officielle dans le but de se maintenir au pouvoir » (page 120).

Or, il ne faut pas oublier que « la spiritualité relève de la foi personnelle, alors que les politiques d’islamisation colonisent les espaces privés et publics » (page 122).

Le port du hijab

Soit parce qu’un membre de la famille les y a contraints, soit pour ne pas s’exposer à la violence dans la rue « le port du voile en Égypte est le résultat de pressions sociales » (page 140).  C’est pourquoi Osire Glacier préconise le respect des libertés individuelles et le principe de l’égalité des sexes comme un principe universel, et non comme une provenance exclusivement occidentale.

Au Québec, la couverture médiatique insistant sur les femmes qui veulent porter le voile là où elles vivent et travaillent contribue à alimenter les discours populistes de droite ou d’extrême droite. Cela a pour résultat de marginaliser des individus issus des pays musulmans vivants en Occident, notamment en matière de protection des migrants et des réfugiés.

La solution réside dans un effort accru d’éducation et d’une « couverture médiatique des productions artistiques, culturelles et intellectuelles des pays arabo-musulmans pour révéler les identités plurielles et les préoccupations universelles des individus issus de ces pays » (page 148).

Conclusion

Je reviens donc à l’échange des jeunes du 29 mai dernier. J’ai le sentiment que ces jeunes filles musulmanes voilées et non voilées vivent les mêmes aspirations, le même goût de contribuer positivement au bien commun collectif sans référence explicite aux religions.

Il serait intéressant de connaître les motivations des unes et des autres. Y a-t-il encore au Québec une pression familiale ou d’un imam qui pousse certaines à porter le voile? Se sentent-elles plus en sécurité ou protégé du regard des hommes en portant un voile comme cela était à l’époque du Prophète? Cela présumerait que les hommes d’ici sont tout aussi dangereux dans les rues que dans certains pays musulmans! Or, il me semble injuste de penser que tous les hommes soient des prédateurs sexuels, ici comme ailleurs.

Un chauffeur de taxi d’origine algérienne immigré au Québec depuis plus de vingt ans me partageait sa fierté d’avoir trois jeunes filles épanouies qui ne portant pas le voile. « Je ne comprends pas celles qui en Algérie revendiquaient leur droit de ne pas être voilé, mais qui, une fois ici, se voilent, m’a-t-il confié. Comme moi, elles ont fui la ‘police des mœurs islamiques’, mais pour adopter le voile une fois rendu ici. C’est à n’y rien comprendre ».  S’agit-il d’un esprit rebelle inversé mal compris? Ou bien, est-ce une incapacité de s’adapter à un autre environnement culturel en revendiquant le droit d’exercer une liberté nouvellement acquise, mais mal intégrée? Sont-elles conscientes de l’instrumentalisation du voile manipulée par l’idéologie du fondamentalisme musulman?

D’un autre côté, il me semble également judicieux de clamer que le féminisme laïque n’est pas un phénomène strictement occidental. « Les pays musulmans abritent une multitude de voix et une pensée plurielle en matière d’égalité entre les sexes » (page 83). Parallèlement, la foi islamique a intérêt à être vécue par ses adeptes en tant que spiritualité pour contrecarrer l’avancée des intégrismes religieux.

Tout compte fait, cela s’applique également aux chrétiens, quelle que soit leur dénomination. La religion, en tant que structure sociale, court constamment le danger d’imposer des règles et des mécanismes de contrôle au détriment de la conscience personnelle et de la véritable conversion du cœur. C’est mon souhait que les rencontres interreligieuses entre jeunes se multiplient pour enrichir le collectif humain que nous formons.

[1] Osire Glacier (Hadouche), Femmes, Islam et Occident, Essai, Collection « Regards solidaires », Éditions de la Pleine Lune, Lachine, Canada, 2018.

Femmes, Islam et Occident

Osire Glacier (Hadouche) réfute la croyance selon laquelle le féminisme serait une idéologie strictement occidentale et montre qu’une telle croyance se base sur une image figée et méprisante des cultures d’ailleurs. À l’instar de toutes les sociétés humaines, les pays musulmans abritent une multitude de voix et une pensée plurielle, notamment en matière d’égalité entre les sexes.

Dans Femmes, Islam et Occident, elle retrace l’historique du port du voile et nous fait découvrir des féministes arabo-musulmanes qui se sont penchées sur la question du statut des femmes dans l’islam, montrant l’importance des luttes de ces femmes et leur contribution à l’avancement des droits humains dans leur société et dans le monde.

Ce livre invite à une réflexion sur des sujets tels que les signes religieux dans l’espace public, la neutralité de l’État, les accommodements raisonnables et un vivre-ensemble harmonieux qui serait fondé sur des principes universels.

OSIRE GLACIEROsire Glacier. Née à Agadir dans les années 1960, Osire Glacier a vécu au Maroc jusqu’à l’âge de 17 ans. Après quelques années en France et aux États-Unis, elle a déménagé au Québec pour y réaliser une maîtrise à l’Université Laval, puis un doctorat à l’université McGill. Spécialiste de l’histoire des femmes et des droits de la personne au Maroc et dans le monde arabe, conférencière et professeure d’histoire et de sciences politiques à l’Université Bishop’s de Sherbrooke, elle tente, par ses travaux et ses recherches, d’apporter sa contribution à la connaissance du Maghreb et souhaite collaborer à un meilleur vivre-ensemble en offrant un éclairage constructif au dialogue québécois.

Lien : http://etudesmarocaines.com/

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L’albinisme est une anomalie métabolique héréditaire due au défaut d’un pigment, la mélamine, il n’est pas mystique ni sorcier. La persécution des albinos est tributaire de l’ignorance et de la superstition.

C’est dans ce cadre que le Centre Afrika accueille la toute première Journée Internationale de Sensibilisation à l’Albinisme à Montréal qui se déroulera le 13 juin. C’est un jour important pour notre ami André-Man Mbombo qui s’est donné la mission de changer nos perceptions sur les albinos. Venez vous joindre à nous!

Thème : le défi de vivre sans mélamine. Célébration scientifique et culturelle avec la participation du professeur Majambu Mbikay, Ph.D., biologiste moléculaire et auteur du livre La Couleur des Gènes ainsi que l’auteur de la trilogie L’Albinos avatar André-Man Mbombo, M.A., LL.M.

Un mot du directeur - 13 juin 2018À lire le mot du directeur du Centre Afrika à l’occasion de cet événement.

Tome 1 Albinos

La trilogie L’Albinos avatar est une série de trois romans.

Le tome 1 fait découvrir les errances d’une albinos aux humeurs colorées qui échappe aux sacrifices rituels et dresse un tableau de la condition humaine dans l’Afrique traditionnelle.

Tome 2 AlbinosLe tome 2 est un plaidoyer contre les croyances sur l’albinisme à travers les témoignages des albinos et fait apparaître une lueur d’espoir.

Le tome 3 qui sort en janvier 2019 présente une albinos épanouie qui s’est prise en charge qui fait de la défense des droits humains de ses semblables un sacerdoce.

Avec les mots et l’écriture, l’auteur veut apporter sa modeste contribution à la stigmatisation des discriminations des albinos.

Lettre aux amis No 41, juin 2018. Par Serge St-Arneault, M.Afr

SergeLa Mission de Notre-Dame d’Afrique située près du Parc olympique à Montréal était littéralement ‘noire de monde’ à la messe des Rameaux que je présidais au mois de mars dernier. Cette église ouvre ses portes à toute la communauté africaine de l’île de Montréal. Débutée vers 11h00, cette célébration liturgique s’est terminée à 13h30 sans que personne ne s’en étonne. Il est vrai que la lecture de la passion de Jésus-Christ ce jour-là était longue.

Néanmoins, malgré le caractère dramatique des lectures, les chants et leurs rythmes ont ravivé les ferveurs. J’ai vécu de nombreuses fois ce genre de célébration tout au long de mes années en Afrique. Le temps alloué n’est jamais minuté à la seconde comme c’est souvent la réalité dans notre société d’ici. En effet, nous insistons sur la bonne utilisation de notre temps en citant le proverbe: « le temps, c’est de l’argent ». Le temps devient une commodité précieuse. C’est le cas lorsque nous l’offrons pour un ami, un membre de la famille, voire même un étranger. Et que dire de la louange ou de la prière offerte au Seigneur?

NDD'AfriqueC’est ce que mes sœurs et frères africains m’ont enseigné. Là réside la forme du soutien communautaire qui s’exprime aussi bien dans le deuil qu’au moment des réjouissances. Je leur serai éternellement reconnaissant. Ce jour-là, à la messe des Rameaux, je me suis surpris moi-même à leur dire que je me sentais être « un Africain de race blanche ». Et pourquoi pas? La couleur de la peau n’est qu’un accident de la nature. Mais ce qui construit l’identité est d’un autre ordre, celui du cœur. Ce rapprochement des cœurs se vit depuis 150 ans au sein des Missionnaires d’Afrique.

Nous le célébrerons plus particulièrement dans les prochains mois. Notre joie est de savoir qu’une autre célébration aura lieu dans 150 ans grâce à la croissance de notre Société missionnaire qui forme présentement 500 jeunes qui désirent vivre le même charisme missionnaire que celui de nos prédécesseurs. Réjouissons-nous et bon anniversaire!

La Province des Amériques : une Province – quatre Secteurs

En décembre 2018, la Société des Missionnaires d’Afrique célèbrera le 150e anniversaire de sa fondation. Plusieurs d’entre vous se demande peut-être à quand remonte la présence des Pères Blancs au Canada et comment nous sommes arrivés à parler aujourd’hui d’une Province des Amériques et de quatre Secteurs. Voici quelques éléments de réponse :

1875 : à cette époque, Mgr Lavigerie (notre Fondateur) envoie des Pères Blancs au Québec pour parler du projet missionnaire africain et pour sensibiliser les gens aux besoins de sa nouvelle fondation.

1886 : le 12 août 1886, John Forbes, né à l’Île Perrot (Montréal), quitte le Canada pour Alger afin de commencer sa formation missionnaire chez les Pères Blancs. Il a 22 ans. Le 25 septembre 1888, il prononce son serment missionnaire. Il est ordonné prêtre le 6 octobre 1888.

1900-1901 : premier Père Blanc canadien, le Père Forbes est envoyé par la Société au Canada. En mars 1901, Mgr Bégin, archevêque de Québec, lui donne l’autorisation d’ouvrir une maison. Elle sera la première maison de formation des futurs Pères Blancs canadiens. Le Père John Forbes quittera le Canada pour l’Afrique en 1914. D’autres maisons seront ouvertes à Québec, Montréal, Sherbrooke, St-Boniface, Ottawa, Toronto, etc.

1929 : Mgr Joseph Shrembs, évêque du diocèse de Cleveland (Ohio-USA), ami de Mgr Forbes, accepte de recevoir les Pères Blancs dans son diocèse.

1943 : le Canada devient officiellement la Province de la Société des Missionnaires d’Afrique en Amérique.

1948 : la Province des États-Unis est créée. Jusqu’en 1997, se succéderont sept provinciaux.

1984 : la Société des Missionnaires d’Afrique s’implante au Mexique et au Brésil. Ces nouvelles fondations dépendent directement du Conseil général à Rome.

1997 : les effectifs diminuant, les Missionnaires d’Afrique décident d’unifier le Canada et les États-Unis en une seule Province. Le 1er juillet 1997, la Province du Canada et celle des États-Unis deviennent une seule entité appelée la Province de l’Amérique du Nord.

2006 : le 1er juillet, le Mexique est officiellement rattaché à la Province de l’Amérique du Nord.

2008 : Pour plus d’efficacité, le Conseil général décide d’intégrer les fondations du Mexique et du Brésil au Canada et aux États-Unis en créant une nouvelle entité appelée la Province des Amériques. Elle comprend alors 3 secteurs : le Canada, les États-Unis et le Mexique-Brésil.

2012 : le Brésil, est détaché du Mexique et devient le 4e secteur. Chez les Missionnaires d’Afrique les structures ne sont pas un absolu. Elles sont toujours au service de la mission et du bien-être des membres. Elles sont donc appelées à s’ajuster aux réalités du moment. Que nous réserve l’avenir ?

L’Équipe responsable de la « Lettre aux Amis », Jacques Poirier, Marc Beaudry et Serge St-Arneault

Article tirée du site internet des Missionnaires d’Afrique en Amérique

A get

Translation into English: A get closer of hearts lived for 150 years

10 Colloque Immigrants et réfugiés mai 2018Par Serge St-Arneault, M.Afr

J’ai eu l’opportunité de participer à un colloque organisé par l’Archdiocese de Montréal du 14 au 16 mai dernier. Ce colloque a été rendu possible en collaboration avec le Grand Séminaire de Montréal sur les enjeux sociaux et ecclésiologiques de l’accueil des migrants et réfugiés dont le thème était : « Plus de ponts moins de Murs ».

Le discours qui se propage autour de nous est souvent celui-ci : accueillons les migrants tant qu’ils sont utiles et productifs. Cela laisse sous-entendre qu’ils seront expulsés ou rejetés après usage comme à la manière d’un objet qui a perdu son utilité ou sa valeur.

Pourtant, nous bénéficions largement par l’accueil des migrants et des réfugiés bien au-delà des craintes alimentées par certains courants idéologiques et par certains politiciens. Cette peur est régulièrement associée à notre perte ou appauvrissement identitaire. Cela est particulièrement le cas ici au Québec.

Or, le Pape François milite pour la « globalisation des solidarités » en prenant comme principe qu’il n’y a pas d’amour sincère sans une part de sacrifice. L’esprit chrétien incite à offrir un espace d’accueil aux peuples étrangers et à leurs expressions culturelles. C’est cette attitude qui permet une croissance bénéfique de sa propre identité appelée à se transformer, à mûrir, à s’épanouir.

En effet, aucune identité culturelle n’est statique. Chaque identité, personnelle et collective, s’enrichit par l’accueil de l’autre. Étrangement, c’est la société d’accueil qui s’enrichit le plus.

La question que nous devrions nous poser est celle-ci : comment puis-je faciliter l’accueil de l’étranger? Agir ainsi, c’est un peu comme court-circuiter le langage alarmiste et négatif d’une fictive invasion migratoire. La préoccupation du croyant devrait être celle du bien commun pour tous où le « vivre ensemble » inclut tout le monde.

Cela nécessité le courage de réviser nos modèles économiques pour favoriser l’intégration des immigrants et réfugiés. Ce problème est avant tout mental et spirituel. Les croyants doivent se rappeler sans cesse que tout être humain, de quelque horizon culturel il provient, est un enfant de Dieu.

L’enjeu migratoire est une question difficile. La Bible en relate de nombreux exemples. Jésus lui-même a dû réajuster son identité juive dans ses nombreuses rencontres avec les non-juifs. L’épisode de la Sino-Phénicienne (Jn, 4, 1-42) montre finalement que Jésus a consenti à changer son regard vers cette femme et envers les Samaritains. Il a fait preuve d’universalité.

L’avenir de nos communautés chrétiennes au Québec, et dans une certaine mesure pour l’ensemble des Québécois que l’on nomme « de souche », réside dans leur capacité à élargir l’espace d’accueil pour favoriser l’éclosion de « communautés en mouvement ». Là est la vie. Là se trouvent des lieux d’espérance. Il n’y a plus alors de place pour une pensée sclérosée, repliée par la peur, paralysée par les discours trompeurs des alarmistes de tout genre. Pratiquer l’hospitalité est fondamentalement un signe sacramentel. Cela veut dire que le Christ se dévoile dans le visage de l’étranger accueilli.

QUESTIONS :

  1. Comment pourrions-nous mieux respecter la dignité humaine sous toutes ses formes, incluant l’immigrant et le réfugié.
  2. Comment devrions-nous promouvoir le bien commun pour les gens d’ici et ceux qui viennent d’ailleurs?
  3. Comment militer pour une meilleure répartition des richesses planétaires pour permettre à tous de vivre décemment là où ils habitent?
  4. Pouvons-nous ici et ailleurs militer en faveur de l’option préférentielle pour et avec les pauvres?
  5. Comment soutenir les principes démocratiques de toutes les sociétés en soutenant une action citoyenne engagée?
  6. Comment enraciner la solidarité au plan moral où « tous deviennent responsables de tous » dans la lutte pour la justice sociale qui inclut la dénonciation des abus des personnes en autorité et la lutte contre la traite humaine.

La réponse à toutes ces questions émerge d’un seul principe : la rencontre respectueuse, l’accueil juste et sincère de l’autre, particulièrement de l’étranger et du réfugié.

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Extrait du site internet de l’Archidiocèse de Montréal :

Grâce à la présence du Père Fabio Baggio, sous-secrétaire de la Section « Migrants et Réfugiés » du Dicastère pour le Service de développement humain intégral, de nombreux prêtres et participants ont eu la possibilité de réfléchir sur les 4 verbes que le pape François nous propose face aux défis complexes que représentent les flux migratoires contemporains pour les autorités politiques, la société civile et l’Église, qui exigent que l’on réponde de façon encore plus urgente et de manière coordonnée et efficace.

Ces verbes sont :

ACCUEILLIR : 

Signifie avant tout offrir aux migrants et aux réfugiés un accès sécuritaire et légal dans les pays d’accueil. Un changement d’attitude est urgent, pour surmonter l’indifférence et préférer aux craintes une attitude généreuse d’accueil envers ceux qui frappent à nos portes.

PROTÉGER : 

Désigne une série d’actions pour la défense des droits et de la dignité des migrants ainsi que des réfugiés, indépendamment de leur statut migratoire. Protéger ces frères et sœurs est un impératif moral à traduire en adoptant des instruments juridiques, internationaux et nationaux, clairs et pertinents.

PROMOUVOIR : 

Veut dire la mise en place d’un environnement où les migrants, les réfugiés ainsi que les communautés d’accueil peuvent s’épanouir selon toutes les dimensions composant l’humanité voulue par le Créateur. La promotion humaine des migrants et de leurs familles commence par les communautés d’origine, là où doit être garanti, avec le droit de pouvoir émigrer, également le droit de ne pas devoir émigrer, c’est-à-dire le droit de trouver dans sa patrie des conditions qui permettent une réalisation digne de l’existence.

INTÉGRER : 

Corresponds à l’occasion d’enrichissement interculturel présenté par les migrants et les réfugiés. L’intégration n’est pas l’assimilation qui conduit à supprimer ou à oublier sa propre identité culturelle. Le contact avec l’autre doit au contraire viser à en découvrir le «secret», à s’ouvrir à lui pour en accueillir les aspects valables et contribuer ainsi à une plus grande connaissance de chacun.

La migration est un phénomène pas un problème. Nous ne pouvons pas ignorer les défis, mais nous pouvons reconnaître les opportunités. Les migrants et les réfugiés nous aident à renouveler notre mission et la mission de nos communautés !

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See the translation of this article here: Symposium about migrants and refugees.

Autres liens sur les images du grand séminaire de Montréal:

Les Vestiges de l’un des bastions de l’ancien fort de la Montagne.

La chapelle

Le 10 février dernier avait lieu la conférence sur les masques Gule Wamkulu à la galerie d’art Espace Mushagalusa présentée par Serge St-Arneault. La vidéo de cette conférence est maintenant disponible en cliquant sur le lien YouTube suivant :

Le langage des masques Gule Wamkulu conférence Mushagalusa 2018

https://www.youtube.com/watch?time_continue=19&v=xJizijV5vnc ou mieux encore sur le site suivant : https://espacemushagalusa.com/education-populaire/ sous le titre : « Espace Mushagalusa présente Le Langage des masques GULE WAMKULU »

D’une durée d’une heure 46 minutes, vous assisterez à la conférence comme si vous y étiez… ou presque.

Vous pouvez aussi voir quelques photos sur le lien https://sergestarno.com/2018/02/12/le-langage-des-masques/

Un grand merci à toute l’équipe d’Espace Mushagalusa pour cette réalisation. Vous trouverez aussi d’autres conférences sur les masques africains. À ne pas manquer!

17 Journées Africaines 2018 06Pour la première fois, les Journées Africaines du Centre Afrika ont été inaugurées cette année à l’Espace Mushagalusa. Animées avec brio par la griotte Djely Tapa et les musiciens Jean-Claude R9 à la guitare et Adama Daou aux balafons,  l’atmosphère était réellement festive.

Le Musée du fier monde a de nouveau accueilli les Journées Africaines. Le directeur René Binette en était ravi. Une panoplie d’artistes s’est succédé en plus des ateliers de création, la présence d’artisans et de créateurs. Il y en avait pour tout le monde et tous les goûts.

Le Marché Saint-Jacques situé en face du musée a aussi permis d’offrir de bons repas préparés par le service Bijoux Fusion.

La journée du dimanche a laissé place à l’exposition des œuvres des peintres de la Réminiscence. À cela s’est ajouté le don du livre d’Or, œuvre de création collective des citoyens de la circonscription Sainte-Marie-Saint-Jacques. Ce don a été signé entre la députée Manon Massé et le directeur du Musée du fier monde, René Binette.

Au plaisir de se retrouver pour la 15e édition 2019.

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01 Ottawa 22 mai 2018Les belles tulipes étalées sur les parterres longeant les rues de la capitale n’ont pas modifié le ciel gris d’Ottawa qui se reflétait dans le local du Comité Permanent de la Sécurité Publique et Nationale situé au 197 rue Sparks. En présence des parlementaires qui représentaient leurs partis politiques d’affiliation, la Commission nous avait convoqués pour 11h00 le 22 mai 2018 afin d’entendre notre point de vue dans la foulée du projet de loi C-71 sur le contrôle des armes à feu.

Les armes d’assaut ont non seulement été les principales armes à feu récemment utilisées dans les fusillades de masse au États-Unis, mais il en fut de même lors des tragédies que nous avons connues au Canada tel qu’à la Polytechnique en 1989, au Collège Dawson en 2006, au Métropolis à Montréal en 2012, sans oublier la tuerie à la mosquée de Québec l’année dernière.

Malgré le fait que 80% des Canadiens, y compris la majorité des propriétaires d’arme à feu, sont en faveur d’une interdiction de la vente d’armes d’assaut au Canada, le projet de loi C-71 n’aborde pas cette question. Clairement, aux dires du ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, un autre projet de loi différent du C-71 devra être présenté aux Communes pour traiter du bannissement des armes d’assaut.

«S’il vous plaît, s’il vous plaît. Aidez-nous, aidez-nous, et aidez la société à ce que ce genre d’arme d’assaut, de guerre ne soit pas dans ce pays. C’est pour le bien de toute la société.» Ce cri du cœur lancé par Boufeldja Benabdallah aux élus aura-t-il été inutile?

Contre les armes d'assaut Radio-Canada nouvelles

Daniel Thibeault, journaliste

Le lobby des armes à feu au Canada est politiquement influent. Les députés sont, semble-t-il, inondés de messages provenant de leurs sympathisants. Le plus troublant est de constater que le public présuppose que notre pays est mieux protégé qu’aux États-Unis en ce qui concerne la vente d’armes à feu. Pourtant, aux dires d’Hélène Buzzetti dans un long article publié dans le journal Le Devoir du 4 mai; obtenir un permis d’armes à feu est d’une facilité désarmante. Les autorités se fient à la bonne foi des demandeurs et croisent les doigts en espérant que les médecins leur signaleront les cas à risque.

En vérité, il est légalement possible d’acheter dans notre pays une arme d’assaut de type militaire sans restriction, c’est-à-dire sans qu’il soit possible de retrouver leurs propriétaires. Le projet de loi C-71 n’aborde pas ce point précis, mais s’adresse seulement à des considérations techniques secondaires telles que le rôle de la Gendarmerie Nationale et l’application de la loi.

Ironiquement, au même moment où se tient ce débat, selon un article publié par Olivier Robichaud dans le Huffpost le 23 mai, le Service de police de la Ville de Laval et de Longueuil est en voie d’offrir des armes d’assaut à leurs patrouilleurs. Cela ne semble pas encore être le cas pour le SPVM à Montréal où seuls les groupes d’intervention tactiques en possèdent une quarantaine.

Sommes-nous en train de créer une psychose sociale aux allures étasuniennes? Le danger accroît avec l’usage du tabac, c’est connu. La prolifération des armes à feu de type militaire n’annonce rien de bon pour les Canadiens incluant les honnêtes propriétaires d’armes à feu consciencieux, responsables dans le maniement de leurs armes et respectueux des lois. Ceux-ci n’utilisent pas d’armes d’assaut pour la chasse au gibier!

La raison ne semble pas prévaloir à ce chapitre. La question de l’accessibilité d’armes d’assaut doit se restreindre aux militaires. C’est pourtant simple! Qu’est-ce qui nous empêche en tant que société qui aspire à vivre en sécurité de mettre hors la loi la vente libre d’armes de guerre? Ce n’est certainement pas la prolifération de ces armes qui assurera une plus grande protection civile. L’exemple de nos voisins américains n’est-il pas suffisant?

Sans trop nous en rendre compte, assistons-nous à une forme lente et sournoise d’acceptabilité sociale de vente libre d’armes d’assaut sans mécanisme de contrôle?

Serge St-Arneault, Membre de Polysesouvient

07 Ottawa 22 mai 2018

Membres présents lors de l’audience au local du Comité Permanent de la Sécurité Publique et Nationale : Heidi Rathjen, Coordonatrice de PolySeSouvient, Michel LeRoux, père du policier Thierry LeRoux abattu à Lac-Simon, Boufeldja Banabdallah, président et cofondateur du Centre culturel islamique de Québec, Nizar Ghali et Mohamed Khabar, survivants de la tragédie à la Mosquée de Québec, Nathalie Provost, survivante de la Polytechnique le 6 décembre 1989, Serge St-Arneault, frère d’Annie St-Arneault assassinée à la Polytechnique de Montréal, Alison Irons, mère de Lindsay qui a été tuée par une arme à feu à Bracebridge, Ontario, en avril 2013, Manuel Klassen, président de l’Association des Étudiants de Polytechnique, Wendy Vasquez, présidente de la Confédération pour le Rayonnement des Étudiants en Ingénierie au Québec, Jade Karim, Coordonnateur à la mobilisation de l’union Étudiante du Québec, Alexandra Laberge, représentante de la Fédération des Femmes du Québec (vidéo conférence), Hélène Thibault, diplômée de Polytechnique et membres de PolySeSouvient, Jérôme Goudreault, directeur, Association Québécoise de prévention du Suicide, et plusieurs autres étudiants de la Polytechnique de Montréal.

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Assault weapons in Canada

Armes d'assaut dans le journal Le Soleil

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Plus de 75 personnes déplorent que le nouveau projet de loi du gouvernement libéral n’interdise pas les armes d’assaut comme celle qu’a utilisée le tireur de la mosquée, Alexandre Bissonnette.

The Canadian Press/Jacques Boissinot – 07/05/2018 (HUFFPOST.COM)

des victimes de la mosquée de Québec écrivent à TrudeauDes gens tiennent des photographies des victimes de la tuerie de la mosquée de Québec à l’occasion du premier anniversaire de la tragédie, le 29 janvier 2018.

Des blessés de l’attentat de la mosquée de Québec, ainsi que les familles des victimes, demandent à Justin Trudeau d’interdire les armes d’assaut.

Dans une lettre envoyée au premier ministre Trudeau, plus de 75 personnes déplorent que le nouveau projet de loi du gouvernement libéral n’interdise pas les armes d’assaut comme celle qu’a utilisée le tireur de la mosquée, Alexandre Bissonnette.

« Mais dans quelle société vivons-nous pour tolérer qu’un citoyen ordinaire puisse se donner un pouvoir aussi destructeur et profiter de la faiblesse de nos lois sur la possession d’armes à feu? », écrivent-ils.

Bissonnette, âgé de 28 ans, a plaidé coupable en mars à six accusations de meurtre au premier degré et six accusations de tentative de meurtre.

En janvier 2017, Alexandre Bissonnette est arrivé sur les lieux de la mosquée avec une arme longue semi-automatique « Small Arms VZ58 Sporter », qui est légale et non restreinte, ainsi qu’avec deux chargeurs de 30 balles qui, eux, sont illégaux. Lorsque l’arme longue s’est enrayée en tirant sa première balle, le tireur a eu recours à un pistolet et à cinq cartouches de dix balles.

Dans leur lettre, les blessés et les familles des victimes se demandent ce qui aurait pu arriver si l’arme du jeune homme ne s’était pas enrayée.

« Armé uniquement d’un pistolet et de cinq chargeurs, le tueur a pu tirer jusqu’à 10 coups en rafale, d’une telle force que les projectiles ont traversé les murs et d’une telle dangerosité qu’il a ainsi fait 6 morts, 5 blessés graves, et 39 personnes, dont 4 enfants, traumatisées à vie en moins de deux minutes », soulignent-ils dans leur missive.

Les signataires jugent qu’il est « regrettable » que le gouvernement « ignore complètement » les armes d’assaut dans son projet de loi, et ce, « malgré les pertes en vies humaines à la mosquée, l’assassinat de trois agents de la GRC à Moncton, la tuerie

à Dawson et celle au soir des élections québécoises , toutes impliquant des armes et accessoires d’assaut légalement acquis ».

Un projet de loi critiqué

Le projet de loi présenté en mars est jugé trop timide par les partisans du contrôle des armes à feu, alors que certains propriétaires estiment qu’il s’agit d’une tentative masquée pour ressusciter le registre des armes à feu.

Si elle est adoptée, la loi élargirait l’étendue des vérifications d’antécédents pour toute personne qui voudrait acheter une arme à feu. En outre, l’ensemble des antécédents d’un potentiel acheteur seraient révisés, plutôt que ceux des cinq dernières années seulement.

Selon le gouvernement, ces nouvelles mesures permettront d’éloigner les armes à feu des mauvaises mains.

Le projet de loi édicte que les vendeurs d’armes devraient garder les registres de leur inventaire et de leurs ventes pendant au moins 20 ans afin d’aider la police dans ses enquêtes.

La lettre envoyée au premier ministre laisse entendre que le gouvernement a plié devant le lobby des armes à feu.

« Monsieur le premier ministre, pourquoi agir ainsi? Découragés de voir les choses s’envenimer, nous sommes tentés de dire, est-ce parce qu’une minorité d’amateurs d’armes qui se considèrent « victimes » d’une législation « draconienne » font peur à vos députés en vue des prochaines élections? », demandent-ils.

« Corrigez nos sérieux sentiments quant à la question électoraliste qui freine les gouvernements successifs à prendre au sérieux le dossier des armes à feu. Il est pourtant question de « vie et de mort ». »

Une priorité «urgente»

Les signataires disent avoir fait part de leurs inquiétudes au secrétaire parlementaire du ministre de la Sécurité publique, Mark Holland, sur l’implantation de groupes d’extrême-droite qui pourraient vouloir s’en prendre aux musulmans.

Holland a tenté de les rassurer en leur parlant des programmes gouvernementaux pour contrer la radicalisation, selon la lettre.

« Nous avons dû respectueusement l’interrompre pour insister sur le fait que, malgré notre appui évident et enthousiaste à la lutte contre la radicalisation, la priorité la plus urgente devrait être de limiter le pouvoir destructeur que détiennent les milices actuelles ainsi que tout autre citoyen ordinaire », indiquent-ils.

Scott Bardsley, le porte-parole de Ralph Goodale, a récemment dit que le ministre avait hâte d’entendre l’opinion des différents groupes sur son projet de loi.

Le ministre « est ouvert aux propositions constructives pour renforcer la loi », a-t-on dit.

Ralph Goodale doit comparaître devant le comité de la sécurité publique de la Chambre des communes, mardi.

Crise Congo N-D Afrique MTLPar Julien Cormier, M.Afr

Nous avons des confrères M.Afr à Kinshasa, au Katanga, au Kivu. Et à Montréal, au début de reportage on entrevoit notre confrère Serge St-Arneault, parmi les prêtres à la Mission Notre-Dame d’Afrique (25 mars 2018). Où est la place de l’Église congolaise quand le puissant massacre les petits? Quand les forces de l’état tirent sur la foule après la messe du dimanche? Quand les enfants meurent en travaillant à mains nues dans les mines de cobalt et de coltan (nécessaires pour nos appareils électroniques, iPhone, iPad, iPod, pour nos futures voitures électriques)? Et que font les gouvernements du Canada et du Québec pour soutenir le retour à la bonne gouvernance, le départ des dictateurs, l’exploitation légale des richesses naturelles en toute équité au profit du peuple congolais (infrastructures, santé, éducation) et non pas de la famille présidentielle ou de celles des ministres vendus aux intérêts des pays étrangers?

Voir les liens suivants sur le compte Twitter de Céline Galipeau en date du 1er mai 2018 : Les violences politiques reprennent de plus belle en République démocratique du Congo. Les détails avec @SRCLanglois au #tj22h

 

Ce recueil de poésie est un hommage à ma sœur Annie. Son tragique décès nous prive de la présence d’une femme exceptionnelle.

Cette poésie, la sienne, nous montre une âme profonde, parfois tourmentée. C’est notre souhait que ce recueil lui redonne un droit de parole qui lui a été injustement enlevé.

Une parole pour traverser le temps - cover