Archive for août, 2018


Théâtre Espace Libre conviait la population aujourd’hui sur la rue Poupal pour sa grande épluchette annuelle de maïs avec spectacles et rencontres avec les artistes et artisans qui font vivre le théâtre. Le Centre Afrika était présent avec son kiosque animé par Cathy et Anne de Styl’Afrique Coop et leurs étalages de plantes médicinales, chenilles pour dégustation, extraits d’huile et vêtements de style africain. Aussi, le percussionniste Adama a ajouté sa gaieté musicale avec ses balafons à la plus grande joie des enfants.

Ambiance festive qui coïncide avec la première journée officielle de la campagne électorale provinciale. Lieu approprié pour les candidats et candidates de se faire connaître. À ce propos, j’ai eu un échange très agréable avec la candidate du Parti Québécois dans Sainte-Marie-Saint-Jacques, Jennifer Drouin, 40 ans, anglophone originaire de la Nouvelle-Écosse, mais qui habite au Québec depuis 1998. Trois-Rivières a été sa première ville d’accueil.

EspaceLibre_fête_de_quartier_23-08-2018_22Mais ce n’est pas tout, la candidate de Québec-Solidaire, Manon Massé, 55 ans, s’est également jointe à l’événement avec son autobus orange qui nous rappelle la ‘vague orange’ du NPD de Jack Layton lors des élections fédérales de 2011. S’agit-il seulement d’une coïncidence? Bref, elle jouit d’un capital de sympathie très enviable. Elle a de fortes chances de remporter son deuxième mandat comme député de sa circonscription.

Félicitation à toute l’équipe du Centre Afrika pour leur présence à cette fête de quartier, particulièrement Jean-François Bégin et Marie Mousenga qui n’a pas manqué l’occasion de se faire prendre aussi en photo avec Manon Massé.

Au retour, le long de la rue Ontario, mon œil de photographe à noter des affiches et des points de vue inhabituels; dessins muraux, l’Ordre Bouddhique Vietnamien Mondial et une cheminée qui semble d’une autre époque, coin Ontario Ouest et rue de la Visitation, mais qui abrite le Centre de création et de diffusion national et international.

 

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Serge St-Arneault et Papa Diop devant la porte d’entré du Centre Afrika.

Par Serge St-Arneault

À Montréal, la fête du sacrifice Aïd al-Adha débute dans la soirée du 21 août. Elle coïncide avec le point culminant du pèlerinage à La Mecque. Pour ceux qui n’accomplissent pas le pèlerinage, cette fête est marquée par une prière suivie par le sacrifice d’un animal ; pour ceux qui se trouvent à La Mecque, le sacrifice constitue le rite final du pèlerinage.

Au Sénégal, cette fête porte le nom de Tabaski. Je me suis donc rendu au restaurant sénégalais ‘Chez Khady’ situé au 850 Décarie à Ville Saint-Laurent, à deux pas du métro Côte Vertu à l’invitation de Papa Diop, un ami et collaborateur du Centre Afrika depuis plus de 20 ans.

Au menu; viande de chèvre, riz et banane plantain avec sauce piquante. Opportunité d’échanger cordialement en visionnant des photos prises au Sénégal.

En sortant du restaurant, moi habillé avec une gandoura algérienne et un burnous et Papa Diop avec son boubou, nous avons rencontré deux policiers en vélo sur la rue Décarie. Sans hésiter, Papa Diop leur a adressé la parole.

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Serge St-Arneault et Papa Diop célébrant la tabaski.

─ « Vous voyez! Nous militons pour le dialogue interreligieux. Lui est catholique et moi musulman. Nous fêtons la Tabaski ensemble. »

Et eux de répondre :

─ « Nous vous souhaitons bonne fête. »

C’est ce que nous partageons avec tous nos frères et sœurs sénégalais ainsi que leurs familles et amis.

Notez que le 15 septembre se tiendra la première édition du forum des compétences de la Diaspora Canado-Sénégalaise au Centre Afrika. À cette occasion, sera projeté un film intitulé « Comme un caillou dans la botte » narrant la dure réalité des migrants sénégalais dans la fabuleuse ville de Florence en Italie. Bienvenue!

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unanimité l'interdiction des armes de poing et d'assaut 04bPar Serge St-Arneault

Présenté par le conseiller Alex Norris, les élus municipaux de la Ville de Montréal ont adopté à l’unanimité une motion pour demander au gouvernement fédéral de bannir la vente d’armes d’assaut ainsi que les armes de poing. Il ne s’agit pas d’établir un meilleur encadrement, mais un bannissement pur et simple de leur possession sauf pour les militaires et, au besoin, les forces policières. De fait, il s’agit aussi d’une question de santé publique. En effet, les armes d’assaut sont des armes de guerre. De plus, d’un simple point de vue économique, il a maintes fois été démontré que les coûts sociaux reliés aux blessures et décès causés par des armes à feu sont considérables[1].

Ceci dit, les adeptes de la chasse sportive ne sont nullement affectés par cette motion. Les chasseurs sont des citoyens responsables, consciencieux et respectueux de la loi. D’ailleurs, ceux-ci n’utilisent pas d’armes d’assaut. Qui imaginerait chasser avec une telle arme? C’est un non-sens.

Les statistiques montrent aussi que 80% des Canadiens, aussi bien dans les centres urbains que dans les zones rurales, désapprouvent la vente libre d’armes d’assaut comme c’est encore le cas au Canada en ce moment. «Qui a besoin d’un fusil d’assaut de type militaire de toute façon?» a déclaré le conseiller de l’opposition Marvin Rotrand.

C’est avec un sentiment de fierté que j’ai accompagné les délégués de Polysesouvient qui militent pour un meilleur contrôle des armes à feu partout au Canada depuis 1989. La tragédie de la Polytechnique demeure encore présente dans notre mémoire collective. Heureusement, plusieurs représentants étudiants de la Polytechnique de Montréal ont également assisté à la motion présentée à l’Hôtel de Ville de Montréal[2]. Nous avons le sentiment d’assister à un mouvement de masse qui provoquera un réel changement dans notre attitude envers l’utilisation responsable des armes à feu et le bannissement pur et simple d’armes de type militaire aux mains de simples citoyens.

D’autres défis sont à prévoir. Un enjeu de taille est la confiscation d’armes illégales généralement utilisées par les groupes criminels. Parallèlement, une attention plus grande doit être donnée pour venir en aide aux personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale qui, trop souvent, agissent dangereusement ou catastrophiquement avec une arme à feu sous l’impulsion du moment ou en état de détresse psychologique.

L’accueil du conseil de Ville en cet après-midi du 20 août 2018 a été très touchant. Un regain d’espoir renaît après l’absurde démantèlement du registre des armes à feu aboli par le gouvernement Harper en 2012.

Il est à espérer que d’autres villes canadiennes suivront l’exemple des motions adoptées dans les villes de Toronto et de Montréal pour inciter le gouvernement fédéral à doter le projet de loi C 71 d’une armature plus vigoureuse qu’une simple loi modifiant certaines lois et règlements relatifs aux armes à feu.

[1] La violence armée coûte 6,6 milliards de dollars canadiens par année. Ce sont les victimes qui assument 47 % de ces coûts. Trois millions de dollars année pour enregistrer toutes les armes à feu représentent un coût dérisoire. Une seule enquête entourant un meurtre coûte 500 000 $, sans compter tous les autres coûts.

[2] Liste des représentants de Polysesouvient et étudiants de Polytechnique : Jim Edward, frère d’Anne-Marie (décédée à Polytechnique), Serge Saint-Arneault, frère d’Annie (décédée à Polytechnique), Louise de Sousa, mère d’Anastasia  (décédée à Dawson), Meaghan Hennegan, survivante de la tuerie à Dawson, Kathleen Dixon, mère de Meaghan, Guillaume Lecorps, Président de l’union étudiante du Québec, Bryan Gingras, Vice-président aux affaires externes de l’Association des Étudiants de l’École de Technologie supérieure, Léandre Tarpin-Pitre, Secrétaire général de l’Association des Étudiants de Polytechnique (AEP), Belange Nohra, Vice-présidente à l’éducation de l’AEP, Mathieu Bélanger, Vice-président aux affaires internes de l’AEP, Hélène Thibeault, diplômée de Polytechnique (témoin), Heidi Rathjen, diplômée de Polytechnique (témoin) et coordonnatrice de PolySeSouvient.

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Également sur: quebec.huffingtonpost.ca-hotel-Ville-armes