Archives pour la catégorie Articles de journal

Revue de presse pascale : Une Église vivante, ici et maintenant !

Par Service des communications, Église Catholique de Québec, 7 avril 2026

La joie se prolonge, car nous voilà dans l’Octave de Pâques ! Voici une revue de presse rassemblant plusieurs reportages parus récemment dans les médias. Vous y découvrirez des articles qui mettent en lumière des femmes et des hommes engagés au sein de notre diocèse, dont la parole, l’action et le témoignage parlent au cœur. Des baptisés qui y partagent leur expérience avec authenticité, témoignant d’une foi incarnée, enracinée dans l’espérance pascale.

À travers ces reportages se dessine une Église bien vivante, attentive aux personnes et en dialogue avec la société. Ces articles et reportages audio ou télévisuels sont de belles occasions de reconnaître le travail pastoral accompli sur le terrain et de rendre visible tout ce qui se vit de beau, de vrai et de porteur de sens dans nos communautés chrétiennes. Laissez-vous inspirer par ces voix qui, chacune à leur manière, annoncent une Bonne Nouvelle toujours actuelle !

  • Trois religieux s’installent dans Saint-Roch – Radio Canada
    • Trois religieux des Missionnaires d’Afrique, deux Québécois et un Africain, viennent de s’établir dans le quartier Saint‑Roch. Après avoir œuvré sur le continent africain, ils tenteront de redonner vie à cette paroisse et d’aider les plus démunis. Guylaine Bussière les a rencontrés.
  • Au Québec, l’immigration redynamisme les églises catholiques – Radio Canada
    • Plus du quart des nouveaux arrivants au Canada sont de confession catholique, provoquant une transition dans une Église délaissée par de nombreux Québécois. Dans la paroisse de Limoilou, une rencontre multiculturelle se prépare. Les abbés Paolo Maheux et Martin Lortie accompagnent régulièrement ces nouveaux arrivants.
  • Jeunes et religion, entre espoir et quête identitaire – Radio Canada Ohdio (14 min)
    • La génération Z semble plus croyante que ses aînés et s’oriente parfois vers une pratique plus fervente de sa foi. Selon un rapport d’Angus Reid, les Canadiens de moins de 25 ans sont le groupe d’âge le plus susceptible d’être classé comme « religieusement engagés » (24 %), dépassant toutes les autres tranches d’âge. Gilles Routhier, professeur titulaire à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l’Université Laval, décrypte ce phénomène.

INITIATIVE DU SAHEL POUR LA PAIX – SAHEL PEACE INITIATIVE (SPI)

Forum Régional de Plaidoyer et de Mobilisation des Ressources pour la Paix, Bamako, 26-27 mars 2026

APPEL DES LEADERS RELIGIEUX ET TRADITIONNELS DU BURKINA FASO, DE LA COTE D’IVOIRE, DU GHANA, DU MALI ET DU NIGER POUR LA PAIX ET LA COHESION SOCIALE AU SAHEL ET EN AFRIQUE DE L’OUEST A TRAVERS L’INITIATIVE DU SAHEL POUR LA PAIX

Une crise profonde et multidimensionnelle persistante

La crise que traverse le Sahel et la sous-région ouest-africaine depuis plus d’une décennie est multidimensionnelle et est alimentée par de nombreux facteurs. Elle est à la fois sécuritaire, humanitaire, socio-politique, géopolitique et forcément économique. Elle trouve un terreau fertile dans la vulnérabilité économique structurelle des populations, l’effritement des cadres de transmission des valeurs favorisant le vivre ensemble, les déficiences du fonctionnement de l’Etat (mauvaise qualité de la gouvernance entrainant entre autres, la corruption, les inégalités sociales et économiques), les conflits d’accès aux ressources naturelles, les conflits entre communautés, l’instrumentalisation des identités culturelles, religieuses et socio-politiques.

Initialement circonscrite au Sahel central (Burkina Faso, Mali et Niger), cette crise s’étend aujourd’hui aux pays côtiers du Golfe de Guinée, exposant des régions auparavant stables à de nouvelles formes de violences. Dans le Sahel central, en particulier, la crise continue de se traduire, en autres, par des atteintes aux personnes et à leurs biens : assassinats ciblés et enlèvements, fermeture de nombreuses écoles et de services de santé, destruction de milliers de foyers de responsables communautaires, déplacements massifs de populations et autres atteintes graves aux droits humains dont la liberté de conscience, de parole et de religion, etc.

Au regard de tout ce qui précède, nous, leaders religieux et traditionnels du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Mali et du Niger, lançons cet appel :

Aux auteurs des attaques et des massacres, à y mettre fin au nom du respect de la vie qui est un don sacré de Dieu dont personne ne saurait disposer, quels que soient son ressenti, son ambition, son appartenance ethnique, culturelle, politique ou religieuse.

Aux pouvoirs publics, à faire de la protection des populations et de leur développement humain intégral, la priorité absolue, à promouvoir par des actes concrets une gouvernance par l’exemplarité empreinte de justice sociale, d’intégrité, de redevabilité et de recherche du bien commun, au-delà de leurs aspirations légitimes à la souveraineté dans le contexte actuel de reconfiguration géopolitique du monde. A cet effet, leur soutien multiforme aux efforts des leaders religieux et coutumiers en matière de construction de la paix et de la cohésion sociale est vivement attendu, car là où leur légitimité administrative peine à atteindre les cœurs, l’autorité morale de ces derniers peut ouvrir des portes. Pour faire face à la crise sécuritaire, la coopération transfrontalière et régionale est une nécessité, car aucun pays n’est suffisamment fort pour y faire face tout seul.

L’initiative du Sahel pour la Paix (SPI) est un instrument au service de la paix dans les pays du sahel et en Afrique de l’Ouest. Elle demande à être soutenue afin de porter d’autres initiatives et mobiliser les leaders religieux et coutumiers pour des actions collectives en faveur du bien commun.

Aux leaders des communautés coutumières et religieuses, à user de leur autorité morale dans une approche interreligieuse pour éduquer au respect de la dignité humaine, à préserver la liberté religieuse, les valeurs humaines et spirituelles communes à tous les hommes, créés par Dieu, et à promouvoir le dialogue interreligieux fondé sur la bienveillance et la recherche de la paix par la compréhension mutuelle, la prière, les discours et les actes empreints de respect et orientés vers la recherche du bien commun.

Aux acteurs internationaux, à jouer un rôle positif dans la reconfiguration géopolitique actuelle du monde, en respectant le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et de leurs ressources naturelles locales pour leur propre développement, en soutenant les Etats pour faire face aux défis transnationaux (prolifération nucléaire, changements climatiques, crises migratoires, pauvreté, insécurité, etc.), en mettant fin aux accords injustes qui plombent le développement des pays, en mettant fin à la prolifération des armes et en cessant la création et l’alimentation des conflits.

Aux partenaires techniques et financiers, à soutenir toutes les initiatives de paix. La paix a besoin de ressources, d’un investissement réel, concret, patient, cohérent, durable. Soutenir les efforts de paix, c’est renforcer la prévention, c’est appuyer la cohésion sociale, c’est soutenir la médiation, l’écoute, la résilience locale, la reconstruction de la confiance au plan local et international.

Aux représentations diplomatiques dans nos pays respectifs, à promouvoir une coopération sincère, soucieuse des intérêts des peuples et respectueuse du Droit international.

Aux hommes et femmes de médias, à choisir chaque jour le récit qui éclaire et construit la confiance entre les hommes et les femmes de nos sociétés, plutôt que le scoop qui enflamme, et à s’impliquer dans les réseaux engagés pour SPI et pour transformer le regard sur le Sahel et l’Afrique de l’Ouest.

Aux organisations locales et communautaires, à prendre davantage conscience de leur rôle de veille, de sentinelle dans les communautés et à prendre précocement soin des situations de détresse, en gardant allumée la lampe de l’espérance là où beaucoup ne voient plus d’issue. Qu’elles soient toujours sel et levain dans la pâte, et s’engagent à compter d’abord sur elles-mêmes !

Aux familles, cellules de base et d’avenir de la société, à jouer pleinement leur rôle de promotrices de la vie et des valeurs humaines.

Aux pères, appelés à être avec leurs épouses les piliers de la famille, à travailler au respect de la dignité de tous, à s’ouvrir à la collaboration avec toutes les composantes de la cellule familiale, et à transmettre aux générations futures les valeurs de paix, de cohésion sociale et de la crainte de Dieu.

Aux femmes, qui portent souvent l’essentiel sans bruit, tiennent les familles, portent la mémoire, soutiennent la vie, empêchent parfois que le tissu humain ne se déchire complètement, à jouer un rôle d’équilibre, à favoriser la paix et la cohésion sociale grâce à leur capacité à écouter, à concilier et à créer du lien.

Aux jeunes, à ne pas se laisser influencer négativement par les réseaux sociaux, embrigader par les groupes armés ou terroristes, à prendre suffisamment conscience qu’ils ne sont pas condamnés à hériter seulement des crises de notre région. Ils sont des acteurs importants de la société de demain, appelés à devenir des bâtisseurs lucides d’un avenir plus juste et plus fraternel.

Aux acteurs des organisations non-étatiques et à toutes les personnes de bonne volonté, à accompagner les initiatives, pour un monde réconcilié dans la justice et la paix véritable.

Aux populations victimes des violences, aux familles qui ont perdu des êtres chers, aux personnes qui gardent en elles des séquelles des violences, à prendre courage, à rester dignes et à garder confiance sans céder ni à la haine ni à la vengeance malgré l’adversité et tous les facteurs qui incitent au désespoir.

La paix étant un don de Dieu mais aussi le fruit de l’effort des hommes, nous, leaders religieux, traditionnels et coutumiers réunis à Bamako les 26 et 27 mars 2026 autour du thème « la paix au sahel et en Afrique de l’Ouest : un appel des leaders religieux et traditionnels à la cohésion sociale par l’action collective ! », réaffirmons notre engagement à collaborer avec toutes les personnes de bonne volonté. Et ce, pour que cessent toutes les formes de violence et que leurs causes profondes soient éradiquées. Dans cette marche pour la reconquête de la Paix au Sahel, en Afrique de l’Ouest et ailleurs que nous accompagnons de notre prière, l’engagement et la contribution de tous seront précieux et déterminants !

Sur les pays du Sahel, sur l’Afrique de l’Ouest et sur le monde entier, nous implorons la bénédiction de Dieu.

Ont signé :

Le représentant de la Communauté musulmane,

Sheikh Dr. Hazic Hussein ZAKARIA au Ghana

Le représentant de la chefferie coutumière

Sa Majesté Ousmane DICKO, Emir du Liptako au Burkina Faso

Le représentant de la Communauté protestante

Révérend Dr NOUH AG INFA ATTARA, Délégué Général AGEMPEM au Mali

Le représentant de la Communauté catholique

Philippe Cardinal OUEDRAOGO, Archevêque Emérite de Ouagadougou au Burkina Faso

Bureau de Coordination Régionale – SPI 11 BP 1261 CMS, sis au Centre Cardinal Paul Zoungrana, Quartier Dagnoen

SPI – Regional Coordination Office Within the Cardinal Paul Zoungrana Center, Dagnoen District

Site web : https://spiafrica.org/

Email : secretariat@spiafrica.org; Tel : +226 03850022

Les Missionnaires d’Afrique au coeur de la revitalisation de l’église Saint-Roch

Rencontre avec Jean-Paul Guibila

 Par Hugo Saez,  23 février 2026 dans Actualité religieuse

Originaire du Burkina Faso et membre de la société des Missionnaires d’Afrique, Jean-Paul Guibila vient de poser ses valises à Québec afin de participer au nouvel élan entrepris pour relancer l’église Saint-Roch. Présence est allé à sa rencontre pour faire le point sur les dessous de sa venue et sur son implication dans le projet de revitalisation de l’une des plus anciennes paroisses de la Province.

C’est sur le parvis de l’église de Saint-Roch que nous lui avons donné rendez-vous. D’emblée, il faut reconnaître que les températures glaciales des dernières semaines n’ont pas facilité l’installation du père Jean-Paul Guibila. «J’ai quitté un four pour rentrer dans un congélateur», plaisante celui qui a passé les sept dernières années à la maison généralice de Rome.

Rendre la pareille

À l’heure du 125e anniversaire de l’arrivée des Missionnaires d’Afrique à Québec (autrefois connus comme les Pères Blancs), Jean-Paul Guibila a reçu le mandat d’assurer une présence pastorale à temps plein à l’église Saint-Roch avec ses confrères Serge St-Arneault et Denis Walsh.

Serge St-Arneault, Jean-Paul Guibila et Denis Walsh

«Nous avons beaucoup reçu de l’Église canadienne spirituellement, humainement, moralement, et je dirais même matériellement. Maintenant, l’évangélisation ne va pas seulement du Nord au Sud, mais aussi du Sud au Nord. Si nous avons été capables de recevoir, nous pouvons apporter quelque chose à l’Église de Québec. Mes supérieurs hiérarchiques, qui sont le provincial des Amériques et le supérieur général, m’ont demandé si j’accepterais de venir à Québec pour relancer l’église Saint-Roch. Et me voici !», relate le père Guibila sans cacher une pointe d’appréhension et faisant écho à une certaine «peur de l’inconnu».

Dans un contexte où l’église Saint-Roch n’a bénéficié que d’une présence par intermittence dans les dernières années, ce renfort est une excellente nouvelle pour l’archevêque de Québec, le cardinal Lacroix. «Déjà, des prêtres et des communautés venus d’ailleurs collaborent à notre mission pastorale ; ils sont une réponse à nos prières, et nous les recevons avec une profonde gratitude et une grande joie. Par leur visite et leurs paroles, les Missionnaires d’Afrique nous ont manifesté leur désir sincère de se mettre au service des besoins de notre communauté diocésaine», a-t-il réagi par courriel.

Selon l’archevêque de Québec, ces arrivées viendront pallier «le manque de ministres ordonnés dont nous disposons pour répondre adéquatement aux besoins pastoraux de notre archidiocèse» tout en permettant une diversité qu’il qualifie de «don précieux» pour l’Église.

Être une présence dans Saint-Roch

Définitivement installé dans la capitale nationale depuis le 2 février, Jean-Paul Guibila poursuit ce qu’il appelle sa «période de stage», où la découverte du quartier et de ses enjeux est essentielle pour sa prise de repères. «En lisant un dépliant, j’ai vu que Saint-Roch est le patron des exclus. J’ai mis cela en lien avec la présence importante d’itinérants dans le quartier», fait remarquer celui qui est originaire du diocèse de Ouahigouya.

Pour le moment, il est encore trop tôt pour savoir comment s’articulera concrètement cette présence à temps plein à l’église Saint-Roch. Néanmoins, le père Guibila est sûr d’une chose : «Qu’est-ce que je vais apporter de neuf ? Rien. Le plus important pour moi, c’est d’aller à la rencontre de l’autre, de l’accueillir tel qu’il est, de tendre une oreille, de sourire, d’adresser une parole chaleureuse au milieu de cet hiver.»

Sous une nouvelle rafale d’un vent saisissant, il reprend une inspiration avant d’enchaîner : «Dans l’article d’une revue, j’ai lu que des touristes étaient venus pour visiter l’église. Ils sont repartis déçus, parce qu’ils n’ont pas pu y avoir accès. Ce genre de situation ne devrait pas se produire dans ce quartier historique, où l’église est un symbole».

Dans cette optique, le cardinal Lacroix espère que le virage qui s’amorce aura pour effet de conduire à une «relance sociale et humaine» pour l’ensemble de la population, qui s’appuie sur la proximité et la solidarité. «Fidèle à sa vocation d’accueil, de charité et de promotion de la dignité de toute personne, la paroisse peut devenir un véritable point d’ancrage en offrant écoute, accompagnement, aide matérielle et orientation vers les ressources communautaires», adresse ce dernier en misant sur la présence de l’équipe missionnaire au cœur du quartier.

Collaboration avec le milieu culturel

Notons que ce projet pastoral s’ajoute à l’installation, en décembre dernier, de l’expérience AURA. Il s’agit d’un spectacle immersif produit par le studio Moment Factory, où son et lumière s’entremêlent pour mettre en valeur l’architecture et l’histoire de l’église Saint-Roch. Le spectacle sera présenté au moins durant les cinq prochaines années et vient avec son lot de promesses vis-à-vis de l’attractivité touristique et économique du quartier. «Cette initiative ouvre la voie à une vision renouvelée, où tradition et innovation peuvent se renforcer mutuellement», affirme l’archevêque de Québec.

Au moment de nos échanges avec Jean-Paul Guibila, nombreux sont les visiteurs qui montent d’ailleurs les marches du parvis pour assister à une représentation de l’expérience AURA. «J’en ai entendu parler et je suis curieux de la découvrir», fait-il remarquer.

«L’avenir de l’église Saint-Roch peut ainsi s’envisager comme celui d’un lieu hybride : avant tout espace de foi, fidèle à sa vocation première, mais également lieu de rencontre, de culture et de dialogue. En conciliant la mission des Missionnaires d’Afrique avec des initiatives innovantes telles qu’AURA, Saint-Roch pourrait devenir un véritable symbole de renouveau, démontrant qu’une église peut rester profondément ancrée dans son identité tout en s’adaptant aux réalités et aux besoins d’aujourd’hui», espère pour sa part le cardinal Lacroix.

Un leadership plus fort est nécessaire pour éviter un échec coûteux du programme de rachat

« La mise en œuvre inefficace de ce programme gouvernemental de 742 millions de dollars va à l’encontre de la promesse électorale du Premier ministre Mark Carney de ‘relancer rapidement’ et ‘compléter’ le rachat des armes de type militaire et expose les communautés à un risque accru de fusillades de masse. »

MONTRÉAL, le 26 mars 2026 – À l’approche de la fin de la période d’enregistrement du programme de rachat, PolySeSouvient émet la déclaration suivante :

« La faible participation au programme de rachat destiné à retirer de la circulation les armes d’assaut prohibées détenues par des particuliers, tel qu’a signalé lundi dernier le ministre fédéral de la Sécurité publique, Gary Anandasangaree, témoigne d’un manque de leadership politique et d’une réaction timide face à la désinformation généralisée diffusée par le lobby des armes ainsi qu’aux manigances juridiques et politiques de certaines provinces.

Le gouvernement fédéral a estimé qu’environ 150 000 armes à feu existantes sont concernées par l’interdiction et a alloué près de 250 millions de dollars pour indemniser leurs propriétaires. Cependant, moins d’une semaine avant la date limite (le 31 mars), seules 51 000 armes à feu ont été enregistrées en lien avec une demande d’indemnisation.

Communication inefficace pour contrer la désinformation et les manœuvres provinciales

Si le lobby des armes à feu se félicite du nombre important de propriétaires d’armes qui, jusqu’à présent, se sont abstenus d’enregistrer leurs armes prohibées, y voyant une sorte de victoire, il n’en reste pas moins que le refus de participer au programme de rachat n’exempte personne de la loi. Cela signifie simplement que les propriétaires qui ne participent pas ne recevront aucune compensation financière pour les armes dont la détention sera illégale après le 30 octobre 2026 – quel que soit le taux de participation au programme de rachat.

L’Alberta, le Manitoba et la Saskatchewan ont fait part de leur « refus » de contribuer à la mise en œuvre du programme de rachat, la Saskatchewan allant jusqu’à proposer de délivrer des ‘certificats d’exemption’ aux propriétaires d’armes interdites afin qu’ils puissent les conserver et entreposer ‘au nom de la province’. De telles manœuvres ont sans doute induit en erreur de nombreux propriétaires d’armes, notamment en leur faisant croire qu’ils seront exemptés de la loi – ce qui contribue à une faible participation.

En effet, le ministre Anandasangaree n’a pas fourni aux propriétaires d’armes une perspective réaliste de la faisabilité ou de la constitutionnalité de telles manœuvres politiques et juridiques. Il devrait, à tout le moins et sans délai, s’engager à ce qu’Ottawa conteste toute mesure législative qui porterait atteinte au pouvoir fédéral d’interdire la détention privée de certaines armes à feu.

À ces résultats décevants du programme de rachat s’ajoute le refus du gouvernement à mettre fin à la vente du SKS

Cette arme est actuellement classée comme arme sans restriction, et sa vente et sa détention demeurent légales au Canada, même si sa létalité est sur le radar du gouvernement depuis des années. Le SKS figurait sur la liste des armes que le gouvernement Trudeau cherchait à interdire par le biais du projet de loi C-21 en 2023 (sans y parvenir). Il y a plus d’un an, le ‘Comité consultatif d’experts sur les armes à feu’ a signalé au gouvernement que le SKS peut ‘servir à causer des dommages considérables à la population et aux forces de l’ordre’. En effet, c’est le modèle le plus souvent utilisé dans les fusillades de masse et les meurtres de policiers au Canada. L’auteure de la tragédie à Tumbler Ridge avait accès à un SKS et a exprimé un attachement particulier pour cette arme (nous ne savons toujours pas si elle a été utilisée lors de la fusillade, car la GRC continue de refuser de divulguer cette information).

Afin de garantir que le programme atteigne ses objectifs en matière de sécurité publique, PolySeSouvient et d’autres associations militant pour le contrôle des armes à feu ont préconisé des mesures de compromis, tel que l’arrêt immédiat des ventes de nouveaux fusils SKS, tout en exemptant les modèles actuellement utilisés par les chasseurs autochtones.

Si l’on ne met pas un terme aux nouvelles ventes de SKS, les propriétaires qui remettent leurs armes à feu prohibées pourraient utiliser l’argent du rachat pour acheter de nouvelles armes d’assaut SKS. Il s’agit là d’une politique publique irrationnelle et contre-productive qui mènera inévitablement à l’échec de l’interdiction des armes d’assaut. De plus, les fabricants d’armes d’assaut SKS bénéficieront vraisemblablement d’une forte augmentation de leurs ventes – gracieuseté des contribuables – ce qui renforcera davantage le lobby des armes. En d’autres mots : une gestion déplorable de fonds publics qui va à l’encontre des objectifs de sécurité publique du gouvernement.

Depuis plus de 35 ans, les Canadiens se sont prononcés en faveur d’une interdiction totale des armes d’assaut, soit depuis le massacre à l’École Polytechnique en 1989 jusqu’à la fusillade de Tumbler Ridge cette année. Alors que nous pleurons ces victimes, les survivants de fusillades de masse, aux côtés des associations de femmes, des médecins d’urgence et des associations étudiantes, se battent depuis des décennies pour faire interdire les armes conçues pour tuer des humains en grand nombre.

La plupart des Canadiens rejettent catégoriquement la culture des armes à feu à l’américaine, qui entraîne plus de fusillades de masse qu’il n’y a de jours dans une année. À ce jour, cependant, la mise en œuvre inefficace de ce programme de 742 millions de dollars va à l’encontre de la promesse électorale du Premier ministre Mark Carney de ‘relancer rapidement’ et ‘compléter’ le rachat des armes de type militaire, et expose les communautés à un risque accru de telles tragédies. Si les ventes de SKS ne cessent pas d’ici le déblocage des fonds destinés à compenser les propriétaires d’armes d’assaut, le Premier ministre risque d’échouer dans sa mission déclarée d’assurer la sécurité de la population canadienne.

Public Safety Requires Transparency from RCMP re Guns Used in Tumbler Ridge Mass Shooting

March 10, 2026.

Commissioner Mike Duheme Royal Canadian Mounted Police

Dear Commissioner Duheme,

Today marks one month since the tragic mass shooting at the school in Tumbler Ridge which took the lives of eight innocent people, including six children. As leading advocates for gun violence prevention in Canada, we are alarmed and disappointed that the RCMP has not yet disclosed basic information about the models and legal status of the firearms used, given the potential for this information to strengthen public safety and prevent more mass shootings in Canada.

As gun control historian R. Blake Brown wrote in this recent opinion piece, published in The Globe and Mail on March 9, 2026, “keeping this information from the public prevents important debates about Canada’s gun control regime”.

The RCMP’s reputation and public trust were significantly damaged by the force’s handling of the 2020 Nova Scotia mass shooting. Among the failures by the force cited in the Mass Casualty Commission final March 2023 report was an institutional mindset that “undervalues community relationships” as well as “senior leadership’s initial refusal to admit mistakes”.

We urge you and all members of the RCMP to demonstrate that the lessons learned from Nova Scotia are being applied to the Tumbler Ridge investigation, that is, by being transparent with the public about the guns used in this school shooting – information Canadians expect and deserve.

Respectfully, we ask you to confirm:

  1. When will the RCMP release information about the models of guns used in the Tumbler Ridge mass shooting? The RCMP has this information and there is no discernible reason to not immediately disclose it.
  2. When will the RCMP release what they know about the legal status and source of the guns used in the Tumbler Ridge mass shooting? Unlike the model of the guns used, precise information regarding the trajectory of non-restricted firearms is likely not readily available, given the 2012 dismantling of the long gun registry and the obstacles associated with access to commercial sales records that accompanied their reintroduction in 2019 under (former) Bill C-71. This being said, the validity of someone’s PAL (Possession and Acquisition Licence) is a worthy indicator of the legality of nonrestricted firearms under the licensee’s control.
  3. If this information is not disclosed by the end of this month, what is the public safety rationale for further delaying the release of this essential information?

Details related to the reasons that firearms were removed from the home and the justifications to return them are also of great interest to the victims’ families and the public.

Releasing verified information now – at the very least regarding the firearms used – will strengthen citizens’ trust and confidence in the RCMP. Also, it may well help prevent more mass shootings and gun violence in communities across Canada.

Respectfully,

Heidi Rathjen, PolySeSouvient

with Brian Sweeney, Angies Angels

Dr Najma Ahmed, Canadian Doctors for Protection Against Guns

Ken Price, Danforth Families for Safe Communities

Boufeldja Benabdallah, Quebec Mosque

Éditorial de la revue La Lettre aux Amis du mois de décembre 2025

REPORTAGE SUR LES COMMÉMORATIONS DU BICENTENAIRE DE LA NAISSANCE DU CARDINAL CHARLES LAVIGERIE 2025.

Chères lectrices et chers lecteurs, amies et amis de longue date des Missionnaires d’Afrique,

L’édition de votre revue est exceptionnelle à plusieurs égards. Elle vous parvient avec un peu de retard car nous avons pensé vous partager en exclusivité un reportage sur les différentes commémorations qui se sont récemment déroulées pour souligner le bicentenaire de la naissance du Cardinal Charles Lavigerie.

Nous vous invitons à un périple qui nous mènera dans trois pays. Le premier reportage est celui de Brooklyn, New York, le second est à Québec, le troisième à Querétaro, Mexique, et finalement Montréal.

L’année 2025 a donc été pour tous les Missionnaires d’Afrique, Pères Blancs et Sœurs Blanches, une redécouverte de notre appel missionnaire. Nous vous partageons à la fois notre enthousiasme pour la mission, ici et maintenant, ainsi que nos sincères remerciements pour votre soutien inconditionnel à cette même mission.

Nous prions avec vous pour que 2026 soit une année de bénédiction et de renouveau dans un esprit d’espérance.

Nous vous invitons également à soutenir le projet 81 : EAU SOURCE DE VIE, TANZANIE

Hilaire Guinko, un Burkinabé âgé de 49 ans, Elysée Bama, un autre Burkinabé de 34 ans, et Théogène Nibogora, un Burundais de 40 ans, s’efforcent de répondre aux besoins spirituels et humains de l’ensemble de la population de Kasota, en Tanzanie, qui compte environ 30 000 habitants, principalement des agriculteurs. Ces trois jeunes missionnaires de l’Afrique partagent leur quotidien avec les habitants de cette ville.

L’Église catholique Notre-Dame, Reine d’Afrique, est l’unique lieu de culte de cette ville. Malheureusement, la seule source d’eau disponible est la rivière, ce qui rend son accès et son transport difficiles, nécessitant l’utilisation de bidons et un effort physique considérable.

Pendant la période de sécheresse, l’approvisionnement en eau devient encore plus ardu. Comment survivre sans eau, pas seulement pour boire et cuisiner, mais également pour se laver, laver le linge et prendre soin des animaux ?

Bien que la paroisse dispose d’une réserve d’eau d’un millier de litres, celle-ci se révèle insuffisante pour subvenir aux besoins urgents de la communauté lorsqu’elle organise des séminaires de formation pour les dirigeants des communautés chrétiennes. En outre, la paroisse se trouve près de la route et accueille régulièrement un grand nombre de voyageurs ainsi que l’ensemble de la population lors des jours de marché hebdomadaires.

Nos missionnaires demandent votre aide afin de creuser un puits qui subviendra à leurs besoins en eau potable, et à ceux d’une centaine de fermes domestiques environnantes. Cette démarche vise également à favoriser une harmonie entre les résidents, dont environ 45 % sont chrétiens, 55 % sont musulmans ou pratiquent la religion traditionnelle africaine.

Donnez

Découvrez finalement le magnifique calendrier 2026 des Missionnaires d’Afrique.

Bienvenue à Serge Cazelais

Nous abordons avec enthousiasme ce début d’année, d’autant plus que nous avons pu recruter les services d’un coordonnateur pour l’association.

L’AMéCO est heureuse d’annoncer l’arrivée de Serge Cazelais à titre de coordonnateur. Son rôle consistera essentiellement à traiter la correspondance courriel, offrir une assistance aux membres, rédiger et mettre en ligne du contenu pour le blogue, les réseaux sociaux et l’infolettre de l’AMéCO. Son contrat est d’une durée de 100 heures, au total, répartis entre janvier et octobre 2026.

Titulaire d’un baccalauréat en Études anciennes de l’Université de Montréal et d’une maîtrise en Science des religions de la Faculté de théologie de l’Université Laval, Serge mène depuis plusieurs années une carrière de communicateur, de formateur et de gestionnaire.

Journaliste en Outaouais, il a aussi contribué à des journaux, revues et magazines nationaux dans des domaines aussi diversifiés que la spiritualité, l’agriculture et le sport amateur. Depuis 2012, sa voix s’est fait entendre sur les ondes de Radio VM, d’abord comme co-animateur d’une série consacrée à l’histoire de l’Église, puis comme chroniqueur sur l’actualité.

Il a aussi enseigné dans diverses universités québécoises et ontariennes et a également œuvré au sein du service de la pastorale de l’Archidiocèse d’Ottawa.

En outre, Serge bénéficie d’une solide expérience en communication et en marketing. Il a réalisé plusieurs audits et a rempli divers mandats d’attaché de presse, de rédacteur de contenu web et de rédacteur publicitaire auprès de personnalités publiques et d’entreprises privées.

Nous lui souhaitons la bienvenue alors qu’il débute sa formation pour être pleinement actif rapidement.

Au plaisir de vous réécrire bientôt au sujet du lancement des travaux des diverses équipes de travail !

Le Conseil d’administration 2026 de l’AMéCO :

Valérie Roberge-Dion, présidente

Francis Daoust, administrateur

Simon Bournival, trésorier

Renaude Grégoireadministratrice

Serge St-Arneaultadministrateur

Marie-Claude Lalondeadministratrice

LIEN :

Conseil d’Administration de l’AMéCO

Les « Pères Blancs » d’Afrique redonnent vie à une église historique de Québec.

Article traduit et publié avec autorisation. Source : Religious News Services — RNS

Les Missionnaires d’Afrique reprendront la gestion de Saint-Roch alors que la communauté catholique de Québec connaît un regain de ferveur religieuse.

Le cardinal Gérald Cyprien Lacroix, à gauche, préside une célébration interculturelle diocésaine annuelle à l’église catholique Saint-Roch, le 12 janvier 2025, à Québec. Cet événement annuel vise à promouvoir l’intégration des nouveaux arrivants. (Photo de Daniel Abel)

Par Victor Gaetan, le 17 décembre 2025

(RNS) — L’église Saint-Roch, la plus grande de Québec, donne son nom à un quartier branché situé au bord du fleuve Saint-Laurent. Autrefois, les chantiers navals attiraient une population catholique ouvrière dans ce secteur. La quatrième église à occuper ce site a été construite en 1811 dans un style architectural médiéval. Cette vaste structure en pierre est toujours aussi imposante, même si elle abrite aujourd’hui un refuge pour sans-abri dans son sous-sol. Plusieurs organisations communautaires y trouvent également refuge. Le dernier prêtre résident de Saint-Roch a quitté il y a 30 ans.

Au cours des dernières années, l’église Saint-Roch n’était ouverte que le dimanche pour la messe, ce qui a suscité des plaintes de la part des visiteurs sur les sites internet touristiques. « Je suis venu un mercredi et j’ai été déçu de voir qu’elle n’était ouverte que quelques heures le dimanche », a écrit l’un d’eux, « j’ai donc raté l’occasion de voir l’intérieur de l’église où mes ancêtres priaient ».

Mais récemment, l’espoir est arrivé sous la forme d’un groupe de prêtres et de frères venus d’un lointain champ missionnaire qui n’a pas grand-chose à voir avec les cafés et les bars gentrifiés du quartier Saint-Roch.

Mercredi 17 décembre, l’archevêque de Québec, le cardinal Gérald Cyprien Lacroix, a annoncé que les Missionnaires d’Afrique s’engageront à temps plein pour assurer une présence pastorale dans le quartier St-Roch. Cette organisation catholique, active depuis 157 ans, se consacre à la justice sociale et à la création de communautés chrétiennes dans les régions sous-développées. Ses premiers membres provenaient d’Europe, mais à partir de 1901, c’est en grande partie des Québécois qui ont grossi ses rangs. « Des centaines de vocations sont venues de Québec pour servir en Afrique. Certains sont encore en vie, bien qu’ils soient désormais âgés et pour la plupart à la retraite, » a déclaré Mgr Lacroix au Religion News Service.

En guise de reconnaissance pour l’appui constant du diocèse de Québec, le cardinal a révélé que les Missionnaires d’Afrique, dont le siège central se trouve à Rome, ont proposé de s’établir à nouveau dans la ville québécoise. Le prélat a partagé leur message : « Vous nous avez tellement assistés. Vous nous avez aidés à former des prêtres, à travailler avec les pauvres, à établir des paroisses dans de nombreux pays d’Afrique. Maintenant, nous savons que vous avez besoin d’aide, et nous voulons venir travailler avec vous. Quelles que soient vos requêtes, peu importe l’endroit où que vous ayez besoin de nous, nous sommes à votre disposition. »

Saint-Roch Catholic Church in Quebec City, Quebec. (Image courtesy of Google Maps)

En 1868, le cardinal français Charles Lavigerie, alors évêque d’Alger, a établi la Société des Missionnaires d’Afrique qui fut l’une des premières à propager la foi chrétienne en Afrique orientale et occidentale. Le cardinal était une personnalité importante à son époque. Il conseillait l’empereur français Napoléon III ainsi que les papes Pie IX et Léon XIII. Lavigerie brûlait d’un ardent désir d’évangéliser l’Afrique et d’y mettre fin au trafic d’esclaves. Il a payé la libération de milliers de personnes, tout en exerçant des pressions sur le Vatican pour qu’il s’engage plus résolument dans la lutte contre l’esclavage.

Lavigerie vêtait ses prêtres d’une tuniques blanches, qui rappelaient celles des musulmans d’Afrique du Nord. Un chapelet à gros grains alternant noir et blanc, suspendu à leur cou, témoignait de leur appartenance à l’Église catholique. Les missionnaires étaient surnommés « Pères Blancs », la plupart d’entre eux étant effectivement des Européens.

Aujourd’hui, la majorité des Pères Blancs en activité sont Noirs. Ils exercent leur ministère principalement en Afrique, mais aussi au Mexique et en Asie. Alors que de nombreux séminaires en France et au Canada ont fermé leurs portes, des pays comme le Burkina Faso, le Ghana et le Kenya connaissent une affluence remarquable dans leurs écoles de formation. En Ouganda, en 1911, les missionnaires ont établi le premier séminaire catholique moderne au sud du Sahara, qui est resté en activité jusqu’à ce jour.

Le père Barthélémy Bazemo, supérieur provincial des Missionnaires d’Afrique pour les Amériques et établi à Washington, D.C., a confié que des membres de sa congrégation sont aussi impliqués dans deux autres églises. L’une est située à Brooklyn, dans l’État de New York, et l’autre, à Querétaro, au Mexique.

Le recrutement du personnel à Saint-Roch est particulièrement important, car la communauté catholique de Québec connaît un regain de foi. Entre 2023 et 2025, le nombre de baptêmes dans l’archidiocèse a augmenté de plus de 500 % (principalement chez les adultes de moins de 30 ans). La plupart des personnes ayant reçu le baptême sont originaires d’Afrique ou d’Amérique latine. 

« Nous avons beaucoup de migrants, beaucoup de personnes venues de différents pays, et, parmi elles, de nombreux Africains originaires de différents pays », affirme Mgr Lacroix, qui a exercé son ministère en tant que missionnaire en Colombie pendant huit ans lorsqu’il était jeune prêtre. Ces nouvelles vagues de baptêmes représentent pour lui un « signe d’espoir » pour la ville, car « beaucoup de nouveaux arrivants sont fervents, donnent un bon témoignage et nous aident. »

L’immigration est un facteur démographique crucial. En effet, l’immigration permanente a augmenté en 2024 par rapport à 2023, et plus de 15 % des nouveaux résidents permanents provenaient du Cameroun, un pays d’Afrique centrale, selon l’Institut de la statistique du Québec.

« Ce qui me donne beaucoup d’espoir, c’est de voir ce que le Seigneur accomplit, par l’œuvre du Saint-Esprit, dans différentes régions de notre diocèse », a exprimé Mgr Lacroix. « Certaines de nos paroisses sont en pleine croissance. Les jeunes découvrent la foi. Nous voyons apparaître davantage de groupes de jeunes. Cette année, pendant la période de Pâques, nous avons vu le nombre de catéchumènes plus que doubler. » Actuellement, 17 séminaristes étudient à Québec en vue de devenir prêtres.

« Nous avons traversé des années très difficiles. Il reste encore de nombreux défis à relever, mais je vois de l’espoir. Nous avons également plus de séminaristes que nous n’en avons eu au cours de la dernière décennie », a affirmé le prélat.

À l’instar de Lavigerie, qui envoyait des missionnaires par groupes de trois, une équipe de trois missionnaires francophones « sera une présence pastorale et compatissante à Saint-Roch pour les habitants de la basse-ville de Québec, un quartier historique où les besoins sont nombreux. Nous sommes donc très, très heureux. Nous voulions faire cela depuis longtemps, mais nous n’avions tout simplement pas le personnel nécessaire. »

Deux d’entre eux sont nés au Canada et vivent présentement à Montréal : le père Serge St-Arneault et le frère Dennis Walsh. Le troisième, le père Jean-Paul Guibila, a été missionnaire au Congo et a travaillé jusqu’à tout récemment à Rome. Ayant obtenu dernièrement son visa, il devrait arriver au Canada au début du mois de janvier.

Le père Serge St-Arneault dans le bureau des médias chez les Missionnaires d’Afrique à Montréal. (Photo de Victor Gaetan)

Serge St-Arneault a été membre de l’équipe d’animation du Centre Afrika de Montréal depuis 2017. Ce centre fournit un service de conseils adapté aux demandes exprimées par les nouveaux immigrants qui viennent y chercher de l’aide. Le centre met également des salles à la disposition de groupes, comme les chorales ou d’autres associations africaines.

Selon les statuts des Missionnaires d’Afrique, le père Serge a affirmé que lui et ses collègues vivaient simplement. Par conséquent, en ce qui concerne le logement à Québec, il a déclaré : « Ce que le diocèse nous fournira nous conviendra. » (Le presbytère de Saint-Roch a été vendu il y a des années.) « Nous nous sentirons chez nous tant que nous pourrons servir l’Église et répondre aux besoins pastoraux de la communauté. » 

Bathélémy Bazemo, né au Burkina Faso, a déclaré à RNS : « Nous sommes convaincus que nous devons nous ouvrir au ministère dans les pays du Nord. Dans le passé, nous étions tournés vers l’Afrique, mais aujourd’hui, le monde africain a évolué. Notre charisme est nécessaire dans le monde entier. »

Serge St-Arneault, qui a travaillé pendant 25 ans au Congo, au Malawi et en Zambie, a affirmé que l’équipe pastorale nouvellement formée ; « s’incluturera exactement de la même manière que tous les Missionnaires d’Afrique font en Afrique. »

(Victor Gaetan, correspondant senior pour le National Catholic Register, est l’auteur de « God’s Diplomats: Pope Francis, Vatican Diplomacy, and America’s Armageddon » (Les diplomates de Dieu : le pape François, la diplomatie du Vatican et l’Armageddon américain) et contributeur au magazine Foreign Affairs. Les opinions exprimées dans ce commentaire ne reflètent pas nécessairement celles de RNS.)

Trente-sixième commémoration de la tragédie du 6 décembre 1989 à la Polytechnique de Montréal.

En mémoire des victimes du féminicide survenu en 1989 à l’École polytechnique de Montréal, la mairesse de Montréal, madame Soraya Martinez Ferrada, et la présidente du Comité Mémoire, madame Catherine Bergeron, ont invité la population à assister à l’illumination des 14 faisceaux lumineux au Chalet du Mont-Royal (Belvédère Kondiaronk) le samedi 6 décembre à 17 heures. Pour une deuxième année consécutive, un quinzième faisceau a été illuminé en mémoire de toutes les femmes victimes de féminicide depuis tant d’années. 

Je me souviens d’elles…

(en ordre de gauche à droite)

Sonia Pelletier, Anne-Marie Edward, Anne-Marie Lemay, Annie St-Arneault, Barbara Daigneault, Geneviève Bergeron, Barbara Klucznik-Widajewicz, Maud Haviernick, Annie Turcotte, Hélène Colgan, Nathalie Croteau, Maryse Leclair, Maryse Laganière et de Michèle Richard.

Pour que plus jamais une telle violence ne se reproduise.

#PolyJeMeSouviens

Mon expérience de cette année, 2025

Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai participé à cette sobre cérémonie. Depuis quelques années déjà, la cérémonie a lieu à l’intérieur du chalet pour éviter une température glaciale comme cela s’est souvent produit. Bref, cette fois-ci, j’ai eu le privilège, avec Heidi de PolySeSouvient, de m’entretenir avec le premier ministre Carney au sujet de nos préoccupations. Nous avons réitéré notre demande d’actions concrètes et significatives pour mettre en œuvre les lois déjà votées concernant l’usage des armes à feu au Canada et, plus spécifiquement, l’interdiction des modèles d’armes semi-automatiques responsable de tueries de masse. Nous avons eu le sentiment d’avoir été compris.

Après notre entretien privé, j’ai mentionné que j’étais prêtre et Missionnaire d’Afrique. C’est alors que Mark Carney m’a dit que son épouse, Diana Fox, avait vécu de nombreuses années en Tanzanie. Je l’ai donc remercié en kiswahili et il m’a répondu dans la même langue… avec un large sourire.

Mark Carney, Gabriel Comby, étudiant de Polytechnique et Serge St-Arneault

En souvenir d’Annie

LIENS

Porter le ruban blanc serait « hypocrite » de la part de Carney, dit PolySeSouvient

Témoin de la tuerie survenue à Polytechnique, Heidi Rathjen estime que le gouvernement Carney se traîne les pieds en matière de contrôle des armes à feu. (Photo d’archives). Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Valérie Gamache, Info Radio-Canada, 15 novembre 2025

« Environ 2500 marques et modèles sont interdits au Canada, mais le gouvernement Carney, tout comme son prédécesseur, refuse d’inclure dans son programme de rachat la carabine semi-automatique SKS. (…)

Le projet pilote est terminé et au cabinet du ministre de la Sécurité publique, on espère déployer le programme de rachat des armes prohibées à l’échelle du pays d’ici Noël. Mais avant de l’étendre, on n’écarte pas la possibilité d’y apporter certains ajustements. Ce serait une occasion à saisir, selon les militants pour le contrôle des armes à feu. On a perdu beaucoup de batailles, mais on est toujours combatifs et notre objectif, c’est de gagner la guerre contre la guerre, parce que ‘ce sont des armes de guerre, rappelle Serge St-Arneault. »

« Le premier ministre du Canada, Mark Carney, et les membres de son caucus pourraient bien ne pas être les bienvenus aux cérémonies de commémoration de la tuerie survenue à Polytechnique, le 6 décembre prochain, s’ils ne tiennent pas leurs promesses en matière de contrôle des armes à feu d’ici là. » Heidi Rathjen

LIENS :

L’Actualité :

PolySeSouvient réclame qu’Ottawa interdise complètement les armes d’assaut

Toronto Star:

Gun control group warns of Liberal ‘inaction’ ahead of Polytechnique anniversary

The letter to Carney says “it would be disingenuous and even hypocritical for you and your Liberal caucus MPs to wear white ribbons or to participate in memorial events across Canada commemorating the victims of the femicides at Polytechnique,” given the remaining work to be done.

This report by The Canadian Press was first published Nov. 15, 2025.