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PolysesouvientCOMMUNIQUÉ DE PRESSE

Montréal, 20 mars 2018 – Les témoins, survivants et familles des victimes des tueries à l’École Polytechnique, au Collège Dawson et à la Mosquée de Québec appuient prudemment le dépôt du projet de loi C-71, la réforme de la Loi sur les armes à feu promise lors de la dernière campagne électorale par le Parti libéral. Un examen préliminaire du projet de loi révèle un ensemble de mesures inutilement faibles.

armes d'assaut« Bien que le gouvernement semble respecter la lettre de ses engagements électoraux, il n’en a pas respecté l’esprit. Les mesures contenues dans le projet de loi ne consistent qu’en un strict minimum afin de remplir ‘techniquement’ ses promesses. Il nous semble très clair que l’objectif premier n’est pas de maximiser la sécurité publique, mais de minimiser le mécontentement du lobby des armes à feu tout en donnant l’impression de passer à l’action », explique Heidi Rathjen, diplômée de Polytechnique et porte-parole de PolySeSouvient. Au cours des derniers jours, des reportages 2 médiatiques ont relaté comment la législation sur les armes à feu « donnait une sacrée trouille au caucus libéral » (“scaring the hell out of the Liberal caucus”) en raison de leur crainte du lobby des armes à feu.

Meaghan Hennegan, qui a survécu à la tuerie de masse au Collège Dawson, ajoute: «Nous sommes particulièrement déçus de l’échec du gouvernement Trudeau à aborder la disponibilité légale des armes d’assaut. L’arme qui a été utilisée pour tirer sur moi et nombreux de mes camarades de classe est plus facilement accessible qu’alors. C’est totalement ridicule! Les Libéraux ont été élus majoritaires sur la base d’une plateforme pro-contrôle et la grande majorité des Canadiens est en faveur d’une interdiction des armes d’assaut, y compris la majorité des propriétaires d’armes à feu! Les seuls qui s’opposent au retrait de ces machines à tuer sont une bruyante minorité d’amateurs d’armes. Sur l’enjeu des armes d’assaut, il semble bien clair que le gouvernement Trudeau se soit rangé du côté du lobby des armes à feu et non de l’intérêt public.»

Un récent sondage d’Environics Research[i] commandé par PolySeSouvient a révélé que 81% des Canadiens sont d’accord que «la propriété privée d’armes d’assaut semi-automatiques à des fins récréatives ne devrait pas être légale au Canada», avec un soutien identique dans les régions urbaines et rurales ainsi que 63% parmi les propriétaires d’armes à feu. Un autre sondage, publié par Policy Options, constatait que 85% des Canadiens soutiennent «l’interdiction de la possession privée d’armes d’assaut militaires et de fusils de tireur d’élite par des civils».

Boufeldja Benabdallah, vice-président du Centre culturel islamique de Québec : « Nous avons vu les dégâts que les armes à feu peuvent causer lorsqu’ils tombent entre de mauvaises mains. Six veuves et 17 enfants pleurent toujours le massacre de leur mari et de leur père. Comment le gouvernement peut-il répliquer avec un projet de loi aussi timide? »

Registres de ventes et inventaires

Le groupe est également choqué par l’approche timide avec laquelle le ministre Goodale a choisi de se pencher sur les registres de ventes, afin de concrétiser la promesse des Libéraux d’obliger les vendeurs à tenir « un inventaire de leurs armes à feu et un registre de leurs ventes afin d’aider la police dans ses enquêtes sur le trafic et autres crimes impliquant des armes. » Plusieurs autorités provinciales et policières avaient témoigné par le passé quant à l’importance de ces registres et inventaires.

« La mesure proposée est plus faible que les exigences qui existaient depuis les années ‘70 et qui n’étaient considérées problématiques par personne. Il n’y avait pas d’obligation pour les policiers d’obtenir une autorisation judiciaire. Même les États-Unis exigent des vendeurs commerciaux qu’ils enregistrent leurs ventes et ces données étant plus facilement accessibles aux autorités. Une mesure véritablement efficace aurait aussi pris en compte tous les transferts d’armes d’individu à individu, non seulement les ventes commerciales, et aurait rendu ces informations accessibles à la police sans obstacles procéduraux, » a expliqué Mme Rathjen.

« Dans quel but veut-on soustraire les données sur les ventes contre la vue du gouvernement? Comment la police est-elle alors censée détecter la constitution d’arsenaux? Comment saura-t-elle dans quel commerce enquêter pour retracer une arme trouvée sur les lieux d’un crime?

« Si l’on se fie à ces dispositions édulcorées, il est difficile de croire que le gouvernement veut vraiment aider la police dans ses enquêtes criminelles et ses efforts pour contrer les ventes illégales. La législation proposée vise clairement à protéger les intérêts de quelqu’un, mais certainement pas ceux du public. »

 En novembre dernier, une importante délégation de survivants et de membres de la famille de victimes de violence armée s’était déplacée jusqu’à la Colline parlementaire pour demander aux députés et au ministre de la Sécurité publique Ralph Goodale d’instaurer un ensemble exhaustif de mesures de contrôle des armes à feu, généralement conforme à la plateforme électorale des Libéraux, en plus de l’interdiction des armes d’assaut. Depuis lors, la dernière tuerie dans une école, à Parkland en Floride, a fait émerger un mouvement populaire aux États-Unis qui réclame lui aussi à l’interdiction des armes d’assaut.

Nathalie Provost, qui a survécu au massacre de Polytechnique malgré quatre blessures par balle, conclut: « Malgré notre déception, nous ne voulons pas que ce projet de loi échoue. Bien qu’il soit extrêmement faible, il demeure un pas dans la bonne direction. Nous espérons qu’au cours des jours et semaines à venir, nous pourrons travailler avec le ministre et les membres du Comité permanent de la sécurité publique pour améliorer considérablement le projet de loi C-71, au point où nous pourrons, sincèrement et avec soulagement, féliciter le gouvernement d’avoir enfin fait le nécessaire. »

* Une analyse préliminaire des mesures sera disponible ici au courant de la journée: http://polysesouvient.ca/Documents/DOCU_18_03_20_PreliminaryAnalysisBill.pdf

[i] Environics Research, pour PolySeSouvient, mené en ligne du 6 au 8 mars 2018 parmi 1510 Canadiens de 18 ans et plus.

Résultats :  http://polysesouvient.ca/Documents/STATS_18_03_08_Environics_Poll_Results.pdf ; méthodologie :  http://polysesouvient.ca/Documents/1_ERG_Online_Methodology_n1510_March%208_2018.pdf

PolysesouvientAppel à l’action pour les citoyens du Québec
MERCI DE RÉCLAMER DES DÉPUTÉS DU QUÉBEC QU’ILS DÉFENDENT NOTRE DROIT À LA SÉCURITÉ

Après deux ans et demi de pressions et d’attente, nous pouvons enfin nous réjouir face au dépôt imminent d’un projet de loi fédéral sur les armes à feu, sans doute la semaine prochaine!

En annonçant la nouvelle, le gouvernement a dit qu’il révisera la loi d’une manière « cohérente » avec ses promesses électorales. Or, bien que la plateforme électorale contienne des mesures positives, ces dernières sont rédigées de manière très générale : leur force ou faiblesse ultime sera déterminée par les libellés spécifiques dans le texte de loi. Nous avons de bonnes raisons pour nous inquiéter …

En effet, les membres du Caucus rural des Libéraux, qui subissent d’énormes pressions des groupes pro-armes, s’opposent activement au resserrement de la loi par peur du lobby des armes, selon certains reportages médiatiques. Il importe donc pour les citoyens du Québec se mobiliser pour qu’au moins nos députés défendent la sécurité des citoyens québécois.

MERCI d’envoyer un message aux membres québécois du Caucus rural des Libéraux, en plus de votre député, afin qu’ils défendent NOS intérêts et PAS ceux des groupes pro-armes. 
Cela ne vous prendra que 2 à 3 minutes en utilisant ce module Internet:

http://polysesouvient.ca/appui-controle-des-armes/deputes-quebec-mars-2018/

Le dépôt du projet de loi est maintenant sur l’agenda législatif, le lobby des armes entamera sous peu sa campagne d’opposition et, nous, citoyens majoritaires qui appuient un meilleur contrôle, devons aussi nous faire entendre.

Merci pour votre appui! Heidi, Nathalie, Jeff, Kathlene, Meaghan, Louise

PolySeSouvient est un groupe de citoyens bénévoles, dont de nombreux témoins, survivants et familles des victimes du massacre du 6 décembre 1989, qui œuvrent pour un meilleur contrôle des armes et dont les objectifs sont endossés par l’Association des Étudiants de Polytechnique, l’Association des étudiants aux cycles supérieurs de Polytechnique, le CA de l’Association des diplômés de Polytechnique, l’Ordre des ingénieurs du Québec, le Réseau des ingénieurs du Québec, l’École Polytechnique, l’École de technologie supérieure et plusieurs associations étudiantes de génie.

A/S:   info@polysesouvient.ca ; téléphone : 514-816-7818 @polysesouvient; www.polysesouvient.ca 

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Par Serge St-Arneault, M.Afr

Dix-sept élèves ont été assassinés dans une école secondaire en Floride par un jeune homme qui s’est procuré légalement une arme à feu de type militaire. Cette fois-ci, un mouvement galvanisé par la jeunesse américaine semble ébranler les partisans du puissant lobby américain des armes, la National Rifle Association (NRA), dont le patron, Wayne LaPierre, a dénoncé ce qu’il appelle la « politisation honteuse de la tragédie » par les militants anti-armes.

wayne-lapierre-national-rifle-association-nra-lobby-armes« Leur but, dit-il, est d’éliminer le second amendement et notre liberté de porter des armes pour qu’ils puissent éradiquer toutes les libertés individuelles », en référence au droit constitutionnel à porter des armes.

Cela est pure fabulation. Les libertés individuelles font partie du fondement de la société américaine et, en passant, de la nôtre aussi. Il serait bon de rappeler l’origine de ce fondement qui a pris naissance avec l’émancipation des États-Unis d’Amérique du joug colonial anglais il y a un peu plus de 200 ans. Même après tant d’années, nos sociétés ne permettront jamais de compromis aux libertés individuelles. La déclaration de Wayne LaPierre met simplement en évidence la logique de la NRA qui pousse le droit de posséder une arme à feu comme si cela était un « droit divin ».

D’ailleurs, une citation est incrustée dans la maçonnerie du bâtiment de la NRA à Washington et elle fait directement référence au fameux deuxième amendement de la Constitution américaine. On peut y lire que « …, le droit constitutionnel américain de posséder et de porter une arme à feu, ne peut être violé. » Cependant, les trois petits points de suspension au début de la citation suggèrent que des mots ont été intentionnellement omis.

La phrase complète dit ceci : « une milice régulière est nécessaire pour la sécurité de l’État. Ainsi, le droit constitutionnel américain de posséder et de porter une arme à feu ne peut être violé. » La condition indispensable pour exercer ce droit est donc conditionnelle au besoin de former une milice là où les conditions l’exigent. Cela avait certainement un sens à l’époque où ce texte a été écrit. Par contre, une milice est-elle nécessaire dans un pays qui détient aujourd’hui le titre de la plus grande puissance militaire au monde?

Que cela leur plaise ou non, les partisans du droit américain de posséder et de porter une arme à feu ont figé dans le béton un droit constitutionnel rédigé en 1781 et complété six ans plus tard avec l’ajout de la Déclaration des Droits (Bill of Rights). En effet, la vente et la libre possession d’armes à feu prôné par la NRA sont basées sur une interprétation tendancieuse et partielle du deuxième amendement. Ils l’ont transformée en une idéologie antidémocratique qui, paradoxalement, va à l’encontre des idéaux fondateurs des fondateurs des États-Unis d’Amérique.

La constitution canadienne n’a jamais accordé un droit de posséder ou de porter une arme à feu. Il s’agit d’un privilège accordé, par exemple, aux amateurs de chasse sportive. Il est donc faux de prétendre, comme l’affirme la NRA, que toute tentative d’instaurer un contrôle des armes à feu est une conspiration pour interdire toutes les armes ou, pire encore, d’éradiquer toutes les libertés individuelles. Il est plus juste de dire que la NRA exerce démesurément son influence sur les politiciens, américains tout autant que canadiens, afin d’imposer leur idéologie.

Il faut dire les choses clairement. Le contrôle des armes à feu n’est pas simplement une question de sécurité publique, mais un défi de société attachée à des valeurs partagées et transmises. Bien que pertinent, l’encadrement technique des armes à feu ne peut pas suffire à créer un sentiment de sécurité. Les gens qui possèdent des armes à feu sont ou doivent faire partie de la solution. En plus des fonds financiers alloués pour la mise en place d’un registre des armes, il faut aussi miser sur l’éducation, sur les valeurs de tolérance dans notre agir collectif et sur le soutien moral et psychologique offert aux victimes d’acte criminel causé par des armes à feu.

J'ai été impressionnéAUDREY TREMBLAY, Le Nouvelliste, 31 janvier 2018

La Tuque — Serge St-Arneault, qui a perdu sa sœur Annie lors de la tragédie de l’école Polytechnique, s’est rendu à Québec dans les derniers jours avec des membres du mouvement PolySeSouvient en soutien aux victimes et aux survivants de la tuerie au Centre culturel islamique de Québec. Il a assisté à plusieurs événements en lien avec le triste anniversaire de la tragédie.

«C’était une communion spirituelle autour d’un événement tragique et c’est tout le monde qui est venu soutenir les éprouvés avec une prière. J’ai été très impressionné. […] Des enfants ont chanté, des membres des Premières Nations ont aussi participé», a lancé Serge St-Arneault.

C’est ainsi qu’il a décrit le recueillement spirituel en mémoire des victimes de l’attentat de la Grande Mosquée de Québec qui a eu lieu au courant du dernier week-end. Une soirée qui regroupait à la fois des témoignages des familles et une deuxième partie plus spirituelle.

«C’est quand même remarquable que tous ces gens de diverses communautés de foi prient ensemble pour les familles éprouvées qui sont musulmanes et prient pour les défunts musulmans également. Cela a été un moment très fort. Chacun venait avec sa coloration spirituelle pour prier et soutenir la communauté éprouvée», a-t-il raconté.

Serge St-Arneault a également participé au grand rassemblement pour commémorer l’attentat du 29 janvier 2017 à la Grande Mosquée de Québec. Outre les messages livrés de part et d’autre par les familles touchées, deux grandes choses sont ressorties de cette soirée selon M. St-Arneault. D’abord le témoignage de Nathalie Provost, survivante du massacre de Polytechnique et membre du mouvement PolySeSouvient.

«C’était un discours très personnel, mais qui a touché beaucoup de gens […] On se retrouve ensemble meurtri autour d’une blessure. Il y a un lien entre la polytechnique et la tragédie de Québec. C’était important qu’on soit là»

Puis il y a eu le discours de Justin Trudeau qui s’est démarqué par «sa force et son message» selon M. St-Arneault. «J’ai été renversé par la force et le charisme de Justin Trudeau. Je l’ai trouvé extraordinaire. J’ai été ébahi par son discours qui était à un autre niveau. Il y a des discours politiques qui sont bons, mais celui de Justin Trudeau était extraordinaire. […] C’était inspirant, et pour moi ç’a été le point tournant»

«Il a interpellé toute la population à se regarder et à faire une vérité en nous. On devrait se diriger vers une société harmonieuse dans les respects des uns et des autres et faire face à ces peurs qui nous habitent. Il est ensuite rentré dans l’épineux problème d’islamophobie», se souvient-il.

CONTRÔLE DES ARMES À FEU

La nouvelle Loi sur l’immatriculation des armes à feu est entrée en vigueur lundi. Serge St-Arneault, qui se bat aux côtés de PolySeSouvient pour le contrôle des armes à feu, se réjouit évidemment de l’annonce le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux. Par contre, il est encore possible de faire mieux selon M. St-Arneault.

«C’est un débat qui va continuer encore, ce n’est pas terminé», a-t-il noté.

«Les nouveaux règlements du gouvernement viennent combler une lacune et le but essentiel c’est la sécurité publique. Par contre, nous sommes conscients que l’éducation à la responsabilité civile est fondamentale. On ne peut pas simplement imaginer que la société va être sécuritaire strictement avec un meilleur contrôle des armes à feu. Il faut s’engager dans l’éducation et la prévention», a conclu M. St-Arneault.

https://www.lenouvelliste.ca/actualites/anniversaire-de-lattentat-de-la-grande-mosquee-jai-ete-tres-impressionne-5fecc9309310d16b67fe19b9b2235c4a

Sournoise culpabilisation par association - Le Nouvelliste

https://www.lenouvelliste.ca/opinions/carrefour-des-lecteurs/sournoise-culpabilisation-par-association-393f42ed0194fdfaf4f82ff1eebc2cb3

Le plus important, c'est la solidarité

https://www.lenouvelliste.ca/actualites/le-plus-important-cest-la-solidarite-0cb08af243ca90d1c9c4ae0055e6c6ea

place-6-decembre-1989-lieuLe Nouvelliste, Le vendredi 1er décembre

Le rassemblement prévu par le groupe Tous contre un registre des armes à feu n’aura finalement pas lieu sur le site du parc du 6-Décembre-1989 près de l’Université de Montréal. Le tollé provoqué par cette annonce aura eu gain de cause contre ce groupe proarmes. Celui-ci revendique le droit de s’exprimer. Alors que ce droit leur est accordé pourquoi donc faire des revendications sur un lieu hautement symbolique qui n’a jamais été autre chose qu’un lieu de souvenir, de commémoration et de soutien pour les familles victimes d’armes à feu?

Guy Morin a le mérite d’avoir provoqué tout le monde. «Ça fait 28 ans, dit-il, qu’ils (Poly se souvient) sont instrumentalisés. Nous, on veut que ça s’arrête, l’instrumentation de ces gens-là à des fins pécuniaires et politiques, pour passer à un autre agenda.» Mais à qui s’adresse-t-il? Ne s’est-il pas lui-même laissé instrumentaliser par les puissants lobbies proarmes qui nagent dans des millions alors que ces «gens-là» n’ont à vrai dire que leur argent de poche? Guy Morin ne fait-il pas lui-même de la politique en arborant ses propos dans les médias?

Selon ses dires Guy Morin veut démontrer que «Poly se souvient» utilise chaque année l’événement de la Polytechnique pour ramasser de l’argent, exiger un meilleur contrôle des armes à feu et sauver des vies. J’accorde à M. Morin deux bonnes réponses sur trois. Il est vrai que la vie des citoyens serait mieux protégée avec un registre pour les armes à feu. Cela a été prouvé depuis le démantèlement de la loi de 1995 sur le contrôle des armes à feu, votée en 2012 sous le gouvernement Harper. En effet, selon Statistique Canada, le nombre de décès reliés aux armes à feu a augmenté pour la troisième année consécutive. Là où Guy Morin se trompe, c’est que Poly se souvient ne ramasse pas d’argent lors de la commémoration du 6 décembre 1989.

Il veut nous tendre la main pour qu’ensemble nous puissions passer à un autre agenda. Je n’ai rien contre cela. Mais comment faire confiance à une main tendue quand l’autre tient une arme à feu? Nous aimerions tous, lui et moi, que les propriétaires d’armes à feu soient vraiment des gens garants de l’entreposage et de l’utilisation responsable de toutes leurs armes à feu. Malheureusement, Guy Morin a saboté un possible climat de collaboration en celui d’un affrontement, d’une opposition.

De quoi s’agit-il donc? En vertu de la nouvelle loi 64 sur l’immatriculation des armes à feu, toute arme à feu sur le territoire du Québec doit être immatriculée avec un numéro unique et inscrite à un fichier. Les transactions devront être signalées et l’arme pourrait être saisie en cas d’infraction. De toute évidence, et cela a été sans cesse répété, Poly se souvient n’est pas contre les propriétaires d’armes, ni contre la chasse, ni contre le tir sportif. Tout ce qui est demandé est la mise en place d’un système de contrôle raisonnable d’objets qui sont d’abord conçus pour tuer. Les proarmes s’acharnent à dénoncer ce registre des armes à feu en imaginant qu’il y a là un «contrôle excessif». Voilà l’erreur! Il n’y a rien d’excessif à mettre en place des lois civilisées pour protéger les vies humaines. Il y a beaucoup de lois imposées aux propriétaires de voiture pour assurer la sécurité publique. Nous comprenons tous que c’est pour notre protection même si on chiale de temps en temps. On sait que c’est pour notre bien.

À vrai dire, ce qui pose problème est le mot «contrôle». Qui aime se faire contrôler? Même un enfant va un jour exiger de ses parents de le laisser faire: «Je suis capable!» Et si on changeait le mot «contrôle» pour le mot «responsabilité». Au lieu de parler de «contrôle des armes à feu», nous pourrions avoir une loi de «responsabilisation des détenteurs d’armes à feu» en leur permettant de participer ou de devenir des acteurs dans la prévention du crime et des accidents reliés à la possession d’armes à feu.

L’enregistrement des armes et l’assurance de garder ces armes dans des lieux sécuritaires (à la maison ou en déplacement) deviendraient non pas une obligation imposée, mais relèveraient de la responsabilité participative des propriétaires d’armes à feu. Ceux-ci deviendraient alors des collaborateurs pour la santé et de la sécurité publique, en partenariat avec la police.

On pourrait étendre ce concept vers l’idée que nous serions les deux mains d’un même corps qui lutte contre le mal; les victimes et les propriétaires d’armes à feu uni dans un même but, celui de la prévention et de la responsabilité sociale. D’ennemis, nous deviendrions des amis!

Malheureusement, cela semble utopique. Mon intuition est simplement de dire que certains propriétaires d’armes à feu s’opposent au «contrôle» (sous toutes ses formes!), mais pas nécessairement à l’idée de détenir le ‘pouvoir’ de protéger les gens (femmes, enfants, personnes vulnérables) au service de la loi et de l’ordre.

Détenir une arme à feu, c’est détenir un «pouvoir». Le détenteur de ce pouvoir peut l’utiliser sagement ou en abuser. Il faut donc constamment se rappeler que pouvoir et domination sont souvent proches l’un de l’autre. D’où la nécessité de la loi pour la responsabilisation accrue des détenteurs d’armes à feu pour la protection des citoyens.

Je reviens à la main tendue de Guy Morin que je ne connais pas. Je n’ai aucune raison de croire qu’il est un méchant garçon, mais j’ai peur de lui. Là est la conséquence de mon traumatisme depuis l’assassinat de ma sœur Annie à la Polytechnique. Aurais-je un jour l’occasion de lui tendre ma main? Dès maintenant, même de loin, je la lui tends. C’est celle d’un prêtre catholique qui le bénit. Là est ma seule arme!

Serge St-Arneault, M.Afr

Frère d’Annie, tuée le 6 décembre 1989

Serge Polysesouvient

Le Latuquois Serge St-Arneault (à droite) était présent à Ottawa avec un groupe de personnes pour implorer le gouvernement de ne pas céder aux pressions du lobby pro-armes. Photo : Presse Canadienne

Le Nouvelliste, novembre 2017 Mis à jour le 1er décembre 2017 à 1h08

AUDREY TREMBLAY, Le Nouvelliste

La Tuque — Le Latuquois Serge St-Arneault, qui a perdu sa sœur Annie lors de la tragédie de l’école Polytechnique, s’est présenté à Ottawa, jeudi, avec un groupe de personnes pour implorer le premier ministre de ne pas céder aux pressions du lobby proarmes. Justin Trudeau avait promis de resserrer les règles en matière de contrôle des armes à feu, et il n’a pas livré la marchandise. La lenteur de son gouvernement à légiférer inquiète vivement des survivants de fusillades et des proches de personnes tombées sous les balles.

La déception qu’ils étaient venus exprimer entassés sur l’estrade d’une salle du parlement frôlait la désillusion. D’une seule voix, ils ont exhorté le gouvernement à déposer sans plus tarder un projet de loi sur le contrôle des armes à feu. «C’est une joute hautement politique et complexe. Je ne veux pas condamner le gouvernement des efforts qu’il fait. On voulait partager notre inquiétude et on encourage le gouvernement à aller de l’avant dans son projet […] Comme société, nous devons grandir dans la coresponsabilité, le souci des uns des autres et la protection des plus vulnérables», a lancé M. St-Arneault.

La coordonnatrice de Polysesouvient et diplômée de Polytechnique, Heidi Rathjen, a dit être sortie fort inquiète d’une récente rencontre avec le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale. Selon elle, contrairement à ce qu’a récemment suggéré le ministre, les travaux du comité aviseur sur les armes avancent à pas de tortue.

Sans trop vouloir spéculer sur les raisons de la lenteur libérale à agir, elle dit avoir peine à voir un autre facteur explicatif que la pression du lobby proarmes. Elle soupçonne que «tous ces petits délais, ces petits reculs» sont attribuables «aux objections des propriétaires d’armes».

Serge St-Arneault abonde dans le même sens alors qu’approche le 28e anniversaire de la tragédie qui coûté la vie de sa sœur Annie le 6 décembre 1989.

«Je sais que le lobby des armes est fort et bruyant, mais votre parti, monsieur le premier ministre, a été élu majoritaire, entre autres, pour votre promesse de renverser les dommages causés par le gouvernement Harper», a-t-il dit lorsqu’il a pris la parole au micro.

«Vous avez un mandat de la population. Ne faites pas de compromis – surtout pas pour plaire au lobby des armes. Renforcez les lois de manière à (accorder la priorité à) la sécurité publique», a fait valoir Serge St-Arneault.

Ce dernier n’est pas sans rappeler que Polysesouvient n’est pas contre les propriétaires d’armes, ni contre la chasse, ni contre le tir sportif… Ce qu’il demande, c’est la mise en place d’un système de contrôle raisonnable.

«Il y a des mécanismes de contrôle pour les automobilistes, c’est une question de sécurité publique, il y a des feux rouges, des policiers, des permis de conduire. […] C’est dans ce sens-là qu’on devrait comprendre le type de contrôle qu’on veut pour les armes à feu qui sont en soi de nature dangereuse parce qu’une arme c’est faite pour tuer», a-t-il lancé.

«Le message global est bien compris par l’ensemble de la population canadienne, mais farouchement débattu par les groupes proarmes qui ne veulent aucun contrôle de quelque nature que ce soit. Pour nous, c’est une minorité […] Ces gens-là ont beaucoup d’influence, on le voit très bien dans certains partis politiques. Ils ont une idéologie et une vision des choses qui, pour nous, semble aller à l’encontre de la sécurité publique», a ajouté M. St-Arneault.

Dans une lettre d’opinion publiée vendredi dans Le Nouvelliste, il n’a pas manqué de dénoncer l’idée du groupe de pression Tous contre un registre des armes à feu (TCRAF) d’avoir voulu faire un rassemblement sur le site du parc du 6 décembre 1989. Le débat a suscité de nombreux commentaires, parfois même haineux, sur les réseaux sociaux. «La radicalisation commence souvent par un langage et finit par un drame», a-t-il commenté.

Serge St-Arneault se questionne également sur les propos tenus par Guy Morin, du groupe TCRAF, qui parle d’instrumentalisation de Polysesouvient à des fins pécuniaires et politiques.

Serge Polysesouvient 2

Serge St-Arneault, ARCHIVES LE NOUVELLISTE

«On n’a rien. On est de simples citoyens conscients de l’ampleur du problème. Les citoyens investissent l’argent de leurs proches pour une cause qui leur tient à cœur», a-t-il répliqué.

«On a vécu des drames, et les drames ont parfois comme conséquences le rapprochement des gens qui ont une souffrance commune, et ce, malgré toutes les différences. On se retrouve solidaire», a mentionné M. St-Arneault.Le groupe Polysesouvient, qui milite depuis des années pour un meilleur contrôle des armes, s’est trouvé de nouveaux alliés: la communauté musulmane, toujours ébranlée par la fusillade à la mosquée de Québec.

Un survivant de la tragédie qui a fait six victimes, Nizar Ghali, était à Ottawa pour une première apparition publique depuis la tuerie. «J’ai vécu ce drame, j’ai vu la force de destruction de ces armes à feu. J’ai vu mes frères tomber et mourir dans leur flaque de sang», a-t-il lâché.

L’impatience et le désarroi s’entendaient aussi dans la voix du père de Thierry LeRoux, ce policier tué dans l’exercice de ses fonctions en 2016 à Lac-Simon, en Abitibi, dans le cadre d’une opération qui a mal tourné. «Thierry a été tué par un individu ayant des antécédents suicidaires connus qui n’aurait jamais dû être en possession d’armes à feu. Le système actuel lui a permis de posséder des armes légales, incluant un fusil d’assaut», a laissé tomber Michel LeRoux.

«Cette tragédie, la mort de Thierry, celle du tueur, est arrivée parce que le système actuel favorise les armes à feu, les propriétaires d’armes à feu, au détriment de la sécurité publique. C’est assez, il faut que ça change maintenant», a-t-il tranché.

Le ministre Goodale a reconnu en mêlée de presse qu’un projet de loi ne serait pas déposé d’ici la fin de l’année. Mais il a promis que le gouvernement maintenait le cap et comptait toujours présenter une trousse législative conforme à la plateforme électorale.

Lorsqu’on lui a demandé d’expliquer pourquoi la promesse libérale prenait autant de temps à se matérialiser, il a laissé entendre que beaucoup d’autres dossiers dans son portfolio à la Sécurité publique l’avaient tenu occupé ces deux dernières années.

Le ministre Goodale a par ailleurs nié subir des pressions indues ou exagérées en provenance du lobby proarmes. Il a insisté sur le fait qu’il était normal, dans une société comme le Canada, d’entendre les points de vue de tous.

Avec La Presse Canadienne

Le journal de Montréal logo

Un survivant de l’attentat de la mosquée de Québec brise le silence en pèlerinage à Ottawa pour implorer Justin Trudeau de respecter sa promesse de resserrer le contrôle des armes à feu.

Polysesouvient 30 nov. 2017 B

Des victimes et leurs proches sont venus rappeler aux libéraux leurs engagements. De gauche à droite, Serge St-Arneault, frère d’une victime de Polytechnique, Nizar Ghali, survivant de la tuerie à la Grande Mosquée de Québec, Louise Hevey, mère d’Anastasia de Sousa, tuée au Collège Dawson, Michel LeRoux, père d’un policier tué, Meaghan Hennigan, survivante de Dawson, Neji Gadab et Boufeldja Benabdallah, du Centre culturel islamique Québec et Heidi Rathjen, coordonnatrice de PolySeSouvient.

OTTAWA « J’ai vu la force destructrice de ces armes. J’ai vu mes frères tomber et mourir dans leur flaque de sang, a raconté Nizar Ghali, jeudi à Ottawa. C’est la responsabilité du gouvernement de protéger sa population. »

« Alors, M. Trudeau, aidez-nous s’il vous plaît à contrer ce phénomène de possession des armes à feu. Qu’attendez-vous pour agir, que vous faut-il de plus ? » a-t-il lâché.

Sortir de l’ombre

Le survivant de la tuerie de la mosquée de Québec a hésité à sortir de l’ombre. Le souvenir des événements survenus à la mosquée est encore pour lui difficile à porter. Il se sent maintenant prêt à embrasser la cause d’un meilleur contrôle des armes à feu et à demander des comptes aux libéraux.

Après plus de deux ans au pouvoir, le gouvernement Trudeau tarde à respecter son engagement de limiter l’accès aux armes d’assaut semblables à celles utilisées récemment pour commettre des massacres aux États-Unis.

Un groupe de militants en faveur d’un meilleur contrôle des armes à feu dont fait partie M. Ghali s’est déplacé en personne à Ottawa cette semaine dans l’espoir de faire bouger les choses. Mais ils sont sortis déçus de leur rencontre avec le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, qui assure de son côté qu’un projet de loi sera bientôt déposé.

« Nous sommes sortis de la rencontre sans garanties ni assurance ou plan de match », déplore Michel LeRoux, le père de Thierry LeRoux, un policier tué en service dans la communauté anishnaabe de Lac-Simon, en Abitibi.

Goodale avait pourtant laissé entendre par le passé qu’un projet de loi en ce sens serait déposé avant la fin de l’année. Il a toutefois admis jeudi que cet échéancier ne tenait plus. « Nous allons déposer une loi dans le présent mandat », a-t-il assuré.

Lobbys

Aussi présente dans la capitale fédérale, la porte-parole du mouvement PolySeSouvient, Heidi Rathjen, croit que les libéraux fédéraux agissent lentement parce qu’ils subissent de la pression du lobby des armes à feu.

Le ministre Goodale nie que la pression des lobbys ralentisse l’adoption d’une éventuelle loi pour encadrer les armes d’assaut.

Le 28e anniversaire de la tragédie à l’École Polytechnique, lors de laquelle 14 femmes ont perdu la vie, sera souligné le 6 décembre prochain.

Metro logoOTTAWA — 30/11/2017. Justin Trudeau avait promis de resserrer les règles en matière de contrôle des armes à feu, et il n’a pas livré la marchandise. Et la lenteur de son gouvernement à légiférer inquiète vivement des survivants de fusillades et des proches de personnes tombées sous les balles.

Meaghan Hennigan Kathleen Dixon

THE CANADIAN PRESS

La déception qu’étaient venus exprimer les neuf personnes entassées sur l’estrade d’une salle du parlement frôlait la désillusion, jeudi. D’une seule voix, ils ont exhorté le gouvernement à déposer sans plus tarder un projet de loi sur le contrôle des armes à feu.

La coordonnatrice de Polysesouvient et diplômée de Polytechnique, Heidi Rathjen, a dit être sortie fort inquiète d’une rencontre qui a eu lieu un peu plus tôt cette semaine avec le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale.

Et selon elle, contrairement à ce qu’a récemment suggéré le ministre, les travaux du comité aviseur sur les armes avancent à pas de tortue. «Le nouveau comité a été annoncé en grande pompe et, effectivement, il est beaucoup mieux», a tenu à spécifier Mme Rathjen.

«Cependant, le comité a seulement eu deux rencontres: une en mars et une en mai. Quand le ministre s’est fait questionner par rapport à quand viendrait un projet de loi, une de ses réponses était que le comité aviseur « was hard at work »», a-t-elle souligné.

Sans trop vouloir spéculer sur les raisons de la lenteur libérale à agir, elle dit avoir peine à voir un autre facteur explicatif que la pression du lobby pro-armes. Elle soupçonne que «tous ces petits délais, ces petits reculs» sont attribuables «aux objections des propriétaires d’armes».

Et alors qu’approche le 28e anniversaire de la tragédie à l’École Polytechnique, Serge St-Arneault, qui a perdu sa soeur Annie aux mains du tireur Marc Lépine le 6 décembre 1989, a imploré le premier ministre de ne pas céder aux pressions du lobby pro-armes.

«Je sais que le lobby des armes est fort et bruyant, mais votre parti, monsieur le premier ministre, a été élu majoritaire, entre autres, pour votre promesse de renverser les dommages causés par le gouvernement Harper», a-t-il dit lorsqu’il a pris la parole au micro.

«Vous avez un mandat de la population. Ne faites pas de compromis — surtout pas pour plaire au lobby des armes. Renforcez les lois de manière à (accorder la priorité à) la sécurité publique», a fait valoir M. St-Arneault.

Le groupe Polysesouvient, qui milite depuis des années pour un meilleur contrôle des armes depuis le drame de Polytechnique, s’est trouvé de nouveaux alliés: la communauté musulmane, toujours ébranlée par la fusillade survenue en janvier à la mosquée de Québec.

Un survivant de la tragédie qui a fait six victimes, Nizar Ghali, était à Ottawa pour une première apparition publique depuis la tuerie. «J’ai vécu ce drame, j’ai vu la force de destruction de ces armes à feu. J’ai vu mes frères tomber et mourir dans leur flaque de sang», a-t-il lâché.

«Qu’attendez-vous pour agir? Qu’avez-vous besoin de plus?», a-t-il lancé à l’intention du premier ministre Trudeau.

L’impatience et le désarroi s’entendaient aussi dans la voix du père de Thierry LeRoux, ce policier tué dans l’exercice de ses fonctions en 2016 à Lac-Simon, en Abitibi, dans la cadre d’une opération qui a mal tourné.

«Thierry a été tué par un individu ayant des antécédents suicidaires connus qui n’aurait jamais dû être en possession d’armes à feu. Le système actuel lui a permis de posséder des armes légales, incluant un fusil d’assaut», a laissé tomber Michel LeRoux.

«Cette tragédie, la mort de Thierry, celle du tueur, est arrivée parce que le système actuel favorise les armes à feu, les propriétaires d’armes à feu, au détriment de la sécurité publique. C’est assez, il faut que ça change maintenant», a-t-il tranché.

Le ministre Goodale a reconnu en mêlée de presse qu’un projet de loi ne serait pas déposé d’ici la fin de l’année. Mais il a promis que le gouvernement maintenait le cap et comptait toujours présenter une trousse législative conforme à la plateforme électorale.

Lorsqu’on lui a demandé d’expliquer pourquoi la promesse libérale prenait autant de temps à se matérialiser, il a laissé entendre que beaucoup d’autres dossiers dans son portfolio à la Sécurité publique l’avaient tenu occupé ces deux dernières années.

Le ministre Goodale a par ailleurs nié subir des pressions indues ou exagérées en provenance du lobby pro-armes. Il a insisté sur le fait qu’il était normal, dans une société comme le Canada, d’entendre les points de vue de tous.