Archives pour la catégorie Articles de journal

Le nombre de décès enregistrés chaque année aux États-Unis.

Ce graphique présente l’évolution du nombre annuel de décès liés aux armes à feu aux États-Unis. Après avoir atteint un sommet au début des années 1990 puis diminué pendant deux décennies, ce nombre a connu une forte hausse pour atteindre de nouveaux sommets dans les années 2020.

https://www.facebook.com/reel/1616806473360478

Sources : CDC, Giffords Law Center

Autre lien :

La mission ici et maintenant !

Depuis leur fondation en 1868 sous l’égide du cardinal Charles Lavigerie, archevêque d’Alger, la vocation des Soeurs Blanches et des Pères Blancs canadiens a toujours été d’étendre la foi en Afrique. C’est une tradition historique profondément enracinée dans leur identité et leur engagement envers la mission.

Des centaines de Canadiennes et de Canadiens, en grande partie du Québec, ont consacré leur vie à cette mission. L’Afrique occupe une place centrale dans leur vie. Leur dévouement a contribué à l’émergence d’une Église africaine, aujourd’hui en plein essor sur tout le continent.

De nos jours, les Missionnaires d’Afrique se sont diversifiés avec l’incorporation de nombreuses filles et de nombreux fils de Lavigerie issues de différents pays africains. Pour ne pas associer l’appellation ‘Soeurs Blanches’ et ‘Pères Blancs’ avec une couleur de peau, en fait pour éviter l’appellation ‘Soeurs Blanches-Noires’ ou ‘Pères Blancs-Noirs’, nous avons adopté l’appellation ‘Missionnaires d’Afrique’. En réalité, les religieuses sont connues sous le nom de « Soeurs Missionnaires Notre-Dame d’Afrique ».

Cependant, il est important de noter que l’Afrique ne se limite pas à son continent d’origine. En effet, grâce à l’immigration, l’Afrique est désormais présente dans le monde entier. Cette présence accrue d’Africains dans divers endroits, que ce soit dans nos quartiers, nos villes ou même nos églises, a un impact positif sur notre communauté. Elle apporte une nouvelle vitalité et un enrichissement pour tous.

Par conséquent, il est crucial de continuer la mission en dehors du continent africain, dans les endroits où les Africains bâtissent leur avenir, comme à Oshawa en Ontario et dans l’unité pastorale missionnaire de Limoilou, Basse-Ville et Vanier à Québec. Les Missionnaires d’Afrique forment une seule et même famille spirituelle au-delà de leurs origines culturelles et ethniques.

Dorénavant engagés dans des paroisses d’ici, ils font vivre la vision missionnaire de leur fondateur.

Projet 84 : AU SECOURS DES ENFANTS DE GOMA

Depuis plusieurs années, la République Démocratique du Congo vit une crise sociale majeure, en grande partie causée par la guerre qui sévit à sa frontière avec le Rwanda. Les effets de ce conflit entrainent un désastre humanitaire qui touche en particulier les enfants, les populations les plus vulnérables.

Pour remédier à la situation, des missionnaires d’Afrique, en partenariat avec des organismes locaux, ont fondé une association vouée aux enfants en situation précaire. Votre aide est cruciale et peut sauver des vies.

Le père Yves-Michel Ezih, facilitateur et guide spirituel, ainsi que Jean-Claude Tegera, coordonnateur du projet, et Raphael Nduwayo, directeur, lancent un cri du cœur au nom de l’association Secours aux Enfants Vulnérables (SEV) située dans le quartier Mabanga-Nord à Goma.

Le public vise est compose de 80 enfants, dont 60 ont perdu leurs parents. Les filles représentent 80 % de ces jeunes vulnérables. Outre la nourriture, la SEV assure également des séances psychosociales et s’occupe de leur éducation.

Cette demande a été reçue le 13 juillet 2026. Votre contribution aura un impact positif immédiat sur la vie de ces enfants. Nous vous exprimons notre profonde gratitude pour votre générosité.

Notre objectif est de collecter 15 000 dollars.

Merci de tout cœur. (Vous pouvez offrir votre don en cliquant ICI.)

CALENDRIER DES MISSIONNAIRES D’AFRIQUE 2027

Où est la détermination habituelle de Mark Carney ?

Contrôle des armes à feu

Sylvie Haviernick et Serge St-Arneault, qui ont tous deux perdu une sœur dans la tragédie de Polytechnique, expliquent ce que le gouvernement fédéral peut faire pour mettre en place un véritable contrôle des armes à feu semi-automatiques, y compris le SKS, qui a causé la mort récemment à Montréal.

Depuis 1996, l’Australie a interdit catégoriquement l’utilisation d’armes de guerre, telles que des fusils d’assaut, des fusils à pompe et des fusils semi-automatiques, dans le domaine civil. De plus, le gouvernement australien a lancé un programme national obligatoire et financé par une taxe spéciale pour racheter et détruire environ 650 000 armes illégales.

À cela s’est ajoutée, depuis 2021, une amnistie nationale permanente permettant aux citoyens de remettre à la police, sans crainte de poursuites, les armes non enregistrées ou illégales.

Cette mesure a eu des effets positifs : le taux de criminalité liée aux armes à feu est nettement inférieur à celui du Canada. De plus, l’Australie a connu une baisse significative des fusillades de masse et une diminution de 80 % des suicides par arme à feu.

Il est indéniable que la géographie insulaire de l’Australie constitue un atout en matière de contrôle des frontières, en particulier par rapport à celles avec les États-Unis. Cependant, cela ne devrait pas servir d’excuse pour expliquer la réticence persistante du gouvernement fédéral canadien à réglementer strictement les armes à feu de type militaire, y compris les SKS, qui sont toujours légales à ce jour.

Néanmoins, le gouvernement fédéral a élargi l’interdiction de plusieurs armes à feu semi-automatiques, prolongé les périodes de grâce, mis en place un programme d’indemnisation et renforcé la réglementation pour limiter leur circulation et leur utilisation dans un contexte civil. Alors, qu’est-ce qui cloche ?

Fusillade dans Côte-des-Neiges

Après la fusillade du 22 juin dans le quartier de Côte-des-Neiges, l’opinion de Mark Carney sur la décision du gouvernement d’interdire le SKS, une arme semi-automatique, est restée floue. Il admet « qu’il faut faire plus », mais ajoute que « c’est un enjeu complexe ».

La formation « d’un groupe consultatif élargi » correspond à une sorte d’inertie volontaire quasi chronique qui entrave la réalisation législative d’une politique ferme et résolue.

Les consultations interminables nécessaires à ce processus retardent toujours davantage la mise en œuvre de la loi C-21.

Bien que cette loi ait entraîné des avancées, son application reste malheureusement limitée. Pour tirer pleinement parti de son potentiel, il est crucial d’assurer une application rigoureuse de mesures concrètes et une coopération étroite entre les services de police, les tribunaux et les organismes de santé publique.

Que devrions-nous faire ?

Comme il s’agit de sa décision, le gouvernement devrait s’empresser d’organiser des consultations plus rapides. Les consultations menées précédemment par le ministre de la Sécurité publique, Bill Blair, n’ont jamais abouti à un consensus avec les agriculteurs, les organisations de chasse, les communautés autochtones et les clubs de tir sportif. Il est grand temps d’agir résolument dans ce dossier, comme le gouvernement le fait actuellement pour faire face au nouvel ordre politique et économique instauré par nos voisins américains.

À ce propos, à la différence des Australiens, la perméabilité de notre frontière est une réalité inéluctable. Toutefois, notre nation a la capacité de renforcer la sécurité des frontières, l’immigration et la lutte contre la criminalité transnationale, comme l’a démontré la Loi visant une sécurité rigoureuse à la frontière déposée en juin 2025 par le gouvernement libéral.

Cela souligne l’importance cruciale que les forces policières canadiennes doivent appuyer toutes les décisions du gouvernement en matière de collecte ou de saisie d’armes d’assaut illégales.

La mise en place de mesures de sécurité publique relève principalement de la compétence des autorités fédérales. À l’heure actuelle, ce sont les municipalités qui se sont engagées dans cette voie. Toutefois, elles manquent de ressources financières pour atteindre leurs objectifs. Elles ne peuvent pas obliger les détenteurs d’armes à feu à se délester de leurs armes.

Le gouvernement Carney s’engage avec détermination et efficacité dans de multiples domaines, en adoptant une perspective à long terme visant à renforcer le pays. Une grande majorité de Canadiens soutiennent ces initiatives. Nous tenons à souligner que pas moins de 80 % de la population canadienne approuvait en 2018 la demande de PolySeSouvient d’interdire totalement les armes d’assaut de type militaire1.

Contrôle des armes à feu semi-automatiques: ce que le gouvernement fédéral peut faire

LA PAROLE AUX LECTEURS

6 juillet 2026

Depuis 1996, l’Australie a interdit catégoriquement l’utilisation d’armes de guerre, telles que des fusils d’assaut, des fusils à pompe et des fusils semi-automatiques, dans le domaine civil. De plus, le gouvernement australien a lancé un programme national obligatoire et financé par une taxe spéciale pour racheter et détruire environ 650 000 armes illégales.

À cela s’est ajoutée, depuis 2021, une amnistie nationale permanente permettant aux citoyens de remettre à la police, sans crainte de poursuites, les armes non enregistrées ou illégales.

Cette mesure a eu des effets positifs: le taux de criminalité liée aux armes à feu est nettement inférieur à celui du Canada. De plus, l’Australie a connu une baisse significative des fusillades de masse et une diminution de 80 % des suicides par arme à feu.

Il est indéniable que la géographie insulaire de l’Australie constitue un atout en matière de contrôle des frontières, en particulier par rapport à celles avec les États-Unis. Cependant, cela ne devrait pas servir d’excuse pour expliquer la réticence persistante du gouvernement fédéral à réglementer strictement les armes à feu de type militaire, y compris les SKS, qui sont toujours légales à ce jour.

Néanmoins, le gouvernement fédéral a élargi l’interdiction de plusieurs armes à feu semi-automatiques, prolongé les périodes de grâce, mis en place un programme d’indemnisation et renforcé la réglementation pour limiter leur circulation et leur utilisation dans un contexte civil. Alors, qu’est-ce qui cloche ?

Fusillade dans Côte-des-Neiges

Après la fusillade du 22 juin dans le quartier de Côte-des-Neiges, l’opinion de Mark Carney sur la décision du gouvernement d’interdire la SKS, une arme semi-automatique, au Canada est restée floue. Il admet « qu’il faut faire plus », mais ajoute que « c’est un enjeu complexe ».

La formation « d’un groupe consultatif élargi » correspond à une sorte d’inertie volontaire quasi chronique qui entrave la réalisation législative d’une politique ferme et résolue.

Les consultations interminables nécessaires à ce processus retardent toujours davantage la mise en œuvre de la loi C-21.

Bien que cette loi ait entraîné des avancées, son application reste malheureusement limitée. Pour tirer pleinement parti de son potentiel, il est crucial d’assurer une application rigoureuse de mesures concrètes et une coopération étroite entre les services de police, les tribunaux et les organismes de santé publique.

Que devrions-nous faire ?

Comme il s’agit de sa décision, le gouvernement devrait s’empresser d’organiser des consultations plus rapides, qui sont actuellement retardées de manière alarmante. Les consultations menées précédemment par le ministre de la Sécurité publique, Bill Blair, n’ont jamais abouti à un consensus avec les agriculteurs, les organisations de chasse, les communautés autochtones et les clubs de tir sportif.

Il est grand temps d’agir résolument dans ce dossier, comme le gouvernement le fait actuellement pour faire face au nouvel ordre politique et économique instauré par nos voisins américains.

À ce propos, à la différence des Australiens, la perméabilité de notre frontière est une réalité inéluctable. Toutefois, notre nation a la capacité de renforcer la sécurité des frontières, l’immigration et la lutte contre la criminalité transnationale, comme l’a démontré la Loi visant une sécurité rigoureuse à la frontière déposée en juin 2025 par le gouvernement libéral.

Cela souligne l’importance cruciale que les forces policières canadiennes doivent accorder à l’appui sans faille de toutes les décisions du gouvernement en matière de collecte ou de saisie d’armes d’assaut illégales.

La mise en place de mesures de sécurité publique relève principalement de la compétence des autorités fédérales. Cependant, à l’heure actuelle, ce sont les municipalités qui se sont engagées dans cette voie. Toutefois, elles manquent de ressources financières pour atteindre leurs objectifs. Elles ne peuvent pas obliger les détenteurs d’armes à feu à se délester de leurs armes.

Le gouvernement Carney s’engage avec détermination et efficacité dans de multiples domaines, en adoptant une perspective à long terme visant à renforcer le pays. Une grande majorité de Canadiens soutiennent ces initiatives. Nous tenons à souligner que pas moins de 80 % de la population canadienne approuve la demande de PolySeSouvient depuis la tragédie de la Poly en 1989, réclamant l’interdiction totale sur le territoire national des armes d’assaut de type militaire.

Sylvie Haviernick, sœur de Maude Haviernick, victime de la tragédie de Polytechnique du 6 décembre 1989

Serge St-Arneault, frère d’Annie St-Arneault, victime de la tragédie de Polytechnique du 6 décembre 1989

LIENS

Fusillade dans Côte-des-Neiges

Des souvenirs liés à Polytechnique à vif après la fusillade de Montréal

Selon l’article de Marianne Langlois publié dans le Journal de Montréal en ce 23 juin 2026, « La fusillade qui s’est déroulée dans Côte-des-Neiges lundi fait rejaillir de douloureux souvenirs en lien avec Polytechnique à plusieurs personnes qui ont été touchées de près par la tragédie. »

De ma conversation téléphonique avec cette journaliste, celle-ci a retenu ce qui suit :

Cliquer ICI pour ouvrir le document PDF de PolySeSouvient

À la suite de la fusillade survenue lundi dans Côte-des-Neiges, Valérie Beaudoin s’entretient avec Heidi Rathjen, survivante du drame de Polytechnique et coordonnatrice du collectif PolySeSouvient.

Autres liens :

 » (…) son propos (du tueur) est carrément déshumanisant. Les femmes sont pour lui une ressource à gérer, comme le pétrole ou le blé, qu’on peut attribuer à qui on veut en actionnant les manivelles économiques d’une société. Elles n’ont pas leur mot à dire.  » Jeff Yates, journaliste.

Revue de presse pascale : Une Église vivante, ici et maintenant !

Par Service des communications, Église Catholique de Québec, 7 avril 2026

La joie se prolonge, car nous voilà dans l’Octave de Pâques ! Voici une revue de presse rassemblant plusieurs reportages parus récemment dans les médias. Vous y découvrirez des articles qui mettent en lumière des femmes et des hommes engagés au sein de notre diocèse, dont la parole, l’action et le témoignage parlent au cœur. Des baptisés qui y partagent leur expérience avec authenticité, témoignant d’une foi incarnée, enracinée dans l’espérance pascale.

À travers ces reportages se dessine une Église bien vivante, attentive aux personnes et en dialogue avec la société. Ces articles et reportages audio ou télévisuels sont de belles occasions de reconnaître le travail pastoral accompli sur le terrain et de rendre visible tout ce qui se vit de beau, de vrai et de porteur de sens dans nos communautés chrétiennes. Laissez-vous inspirer par ces voix qui, chacune à leur manière, annoncent une Bonne Nouvelle toujours actuelle !

  • Trois religieux s’installent dans Saint-Roch – Radio Canada
    • Trois religieux des Missionnaires d’Afrique, deux Québécois et un Africain, viennent de s’établir dans le quartier Saint‑Roch. Après avoir œuvré sur le continent africain, ils tenteront de redonner vie à cette paroisse et d’aider les plus démunis. Guylaine Bussière les a rencontrés.
  • Au Québec, l’immigration redynamisme les églises catholiques – Radio Canada
    • Plus du quart des nouveaux arrivants au Canada sont de confession catholique, provoquant une transition dans une Église délaissée par de nombreux Québécois. Dans la paroisse de Limoilou, une rencontre multiculturelle se prépare. Les abbés Paolo Maheux et Martin Lortie accompagnent régulièrement ces nouveaux arrivants.
  • Jeunes et religion, entre espoir et quête identitaire – Radio Canada Ohdio (14 min)
    • La génération Z semble plus croyante que ses aînés et s’oriente parfois vers une pratique plus fervente de sa foi. Selon un rapport d’Angus Reid, les Canadiens de moins de 25 ans sont le groupe d’âge le plus susceptible d’être classé comme « religieusement engagés » (24 %), dépassant toutes les autres tranches d’âge. Gilles Routhier, professeur titulaire à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l’Université Laval, décrypte ce phénomène.

INITIATIVE DU SAHEL POUR LA PAIX – SAHEL PEACE INITIATIVE (SPI)

Forum Régional de Plaidoyer et de Mobilisation des Ressources pour la Paix, Bamako, 26-27 mars 2026

APPEL DES LEADERS RELIGIEUX ET TRADITIONNELS DU BURKINA FASO, DE LA COTE D’IVOIRE, DU GHANA, DU MALI ET DU NIGER POUR LA PAIX ET LA COHESION SOCIALE AU SAHEL ET EN AFRIQUE DE L’OUEST A TRAVERS L’INITIATIVE DU SAHEL POUR LA PAIX

Une crise profonde et multidimensionnelle persistante

La crise que traverse le Sahel et la sous-région ouest-africaine depuis plus d’une décennie est multidimensionnelle et est alimentée par de nombreux facteurs. Elle est à la fois sécuritaire, humanitaire, socio-politique, géopolitique et forcément économique. Elle trouve un terreau fertile dans la vulnérabilité économique structurelle des populations, l’effritement des cadres de transmission des valeurs favorisant le vivre ensemble, les déficiences du fonctionnement de l’Etat (mauvaise qualité de la gouvernance entrainant entre autres, la corruption, les inégalités sociales et économiques), les conflits d’accès aux ressources naturelles, les conflits entre communautés, l’instrumentalisation des identités culturelles, religieuses et socio-politiques.

Initialement circonscrite au Sahel central (Burkina Faso, Mali et Niger), cette crise s’étend aujourd’hui aux pays côtiers du Golfe de Guinée, exposant des régions auparavant stables à de nouvelles formes de violences. Dans le Sahel central, en particulier, la crise continue de se traduire, en autres, par des atteintes aux personnes et à leurs biens : assassinats ciblés et enlèvements, fermeture de nombreuses écoles et de services de santé, destruction de milliers de foyers de responsables communautaires, déplacements massifs de populations et autres atteintes graves aux droits humains dont la liberté de conscience, de parole et de religion, etc.

Au regard de tout ce qui précède, nous, leaders religieux et traditionnels du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Mali et du Niger, lançons cet appel :

Aux auteurs des attaques et des massacres, à y mettre fin au nom du respect de la vie qui est un don sacré de Dieu dont personne ne saurait disposer, quels que soient son ressenti, son ambition, son appartenance ethnique, culturelle, politique ou religieuse.

Aux pouvoirs publics, à faire de la protection des populations et de leur développement humain intégral, la priorité absolue, à promouvoir par des actes concrets une gouvernance par l’exemplarité empreinte de justice sociale, d’intégrité, de redevabilité et de recherche du bien commun, au-delà de leurs aspirations légitimes à la souveraineté dans le contexte actuel de reconfiguration géopolitique du monde. A cet effet, leur soutien multiforme aux efforts des leaders religieux et coutumiers en matière de construction de la paix et de la cohésion sociale est vivement attendu, car là où leur légitimité administrative peine à atteindre les cœurs, l’autorité morale de ces derniers peut ouvrir des portes. Pour faire face à la crise sécuritaire, la coopération transfrontalière et régionale est une nécessité, car aucun pays n’est suffisamment fort pour y faire face tout seul.

L’initiative du Sahel pour la Paix (SPI) est un instrument au service de la paix dans les pays du sahel et en Afrique de l’Ouest. Elle demande à être soutenue afin de porter d’autres initiatives et mobiliser les leaders religieux et coutumiers pour des actions collectives en faveur du bien commun.

Aux leaders des communautés coutumières et religieuses, à user de leur autorité morale dans une approche interreligieuse pour éduquer au respect de la dignité humaine, à préserver la liberté religieuse, les valeurs humaines et spirituelles communes à tous les hommes, créés par Dieu, et à promouvoir le dialogue interreligieux fondé sur la bienveillance et la recherche de la paix par la compréhension mutuelle, la prière, les discours et les actes empreints de respect et orientés vers la recherche du bien commun.

Aux acteurs internationaux, à jouer un rôle positif dans la reconfiguration géopolitique actuelle du monde, en respectant le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et de leurs ressources naturelles locales pour leur propre développement, en soutenant les Etats pour faire face aux défis transnationaux (prolifération nucléaire, changements climatiques, crises migratoires, pauvreté, insécurité, etc.), en mettant fin aux accords injustes qui plombent le développement des pays, en mettant fin à la prolifération des armes et en cessant la création et l’alimentation des conflits.

Aux partenaires techniques et financiers, à soutenir toutes les initiatives de paix. La paix a besoin de ressources, d’un investissement réel, concret, patient, cohérent, durable. Soutenir les efforts de paix, c’est renforcer la prévention, c’est appuyer la cohésion sociale, c’est soutenir la médiation, l’écoute, la résilience locale, la reconstruction de la confiance au plan local et international.

Aux représentations diplomatiques dans nos pays respectifs, à promouvoir une coopération sincère, soucieuse des intérêts des peuples et respectueuse du Droit international.

Aux hommes et femmes de médias, à choisir chaque jour le récit qui éclaire et construit la confiance entre les hommes et les femmes de nos sociétés, plutôt que le scoop qui enflamme, et à s’impliquer dans les réseaux engagés pour SPI et pour transformer le regard sur le Sahel et l’Afrique de l’Ouest.

Aux organisations locales et communautaires, à prendre davantage conscience de leur rôle de veille, de sentinelle dans les communautés et à prendre précocement soin des situations de détresse, en gardant allumée la lampe de l’espérance là où beaucoup ne voient plus d’issue. Qu’elles soient toujours sel et levain dans la pâte, et s’engagent à compter d’abord sur elles-mêmes !

Aux familles, cellules de base et d’avenir de la société, à jouer pleinement leur rôle de promotrices de la vie et des valeurs humaines.

Aux pères, appelés à être avec leurs épouses les piliers de la famille, à travailler au respect de la dignité de tous, à s’ouvrir à la collaboration avec toutes les composantes de la cellule familiale, et à transmettre aux générations futures les valeurs de paix, de cohésion sociale et de la crainte de Dieu.

Aux femmes, qui portent souvent l’essentiel sans bruit, tiennent les familles, portent la mémoire, soutiennent la vie, empêchent parfois que le tissu humain ne se déchire complètement, à jouer un rôle d’équilibre, à favoriser la paix et la cohésion sociale grâce à leur capacité à écouter, à concilier et à créer du lien.

Aux jeunes, à ne pas se laisser influencer négativement par les réseaux sociaux, embrigader par les groupes armés ou terroristes, à prendre suffisamment conscience qu’ils ne sont pas condamnés à hériter seulement des crises de notre région. Ils sont des acteurs importants de la société de demain, appelés à devenir des bâtisseurs lucides d’un avenir plus juste et plus fraternel.

Aux acteurs des organisations non-étatiques et à toutes les personnes de bonne volonté, à accompagner les initiatives, pour un monde réconcilié dans la justice et la paix véritable.

Aux populations victimes des violences, aux familles qui ont perdu des êtres chers, aux personnes qui gardent en elles des séquelles des violences, à prendre courage, à rester dignes et à garder confiance sans céder ni à la haine ni à la vengeance malgré l’adversité et tous les facteurs qui incitent au désespoir.

La paix étant un don de Dieu mais aussi le fruit de l’effort des hommes, nous, leaders religieux, traditionnels et coutumiers réunis à Bamako les 26 et 27 mars 2026 autour du thème « la paix au sahel et en Afrique de l’Ouest : un appel des leaders religieux et traditionnels à la cohésion sociale par l’action collective ! », réaffirmons notre engagement à collaborer avec toutes les personnes de bonne volonté. Et ce, pour que cessent toutes les formes de violence et que leurs causes profondes soient éradiquées. Dans cette marche pour la reconquête de la Paix au Sahel, en Afrique de l’Ouest et ailleurs que nous accompagnons de notre prière, l’engagement et la contribution de tous seront précieux et déterminants !

Sur les pays du Sahel, sur l’Afrique de l’Ouest et sur le monde entier, nous implorons la bénédiction de Dieu.

Ont signé :

Le représentant de la Communauté musulmane,

Sheikh Dr. Hazic Hussein ZAKARIA au Ghana

Le représentant de la chefferie coutumière

Sa Majesté Ousmane DICKO, Emir du Liptako au Burkina Faso

Le représentant de la Communauté protestante

Révérend Dr NOUH AG INFA ATTARA, Délégué Général AGEMPEM au Mali

Le représentant de la Communauté catholique

Philippe Cardinal OUEDRAOGO, Archevêque Emérite de Ouagadougou au Burkina Faso

Bureau de Coordination Régionale – SPI 11 BP 1261 CMS, sis au Centre Cardinal Paul Zoungrana, Quartier Dagnoen

SPI – Regional Coordination Office Within the Cardinal Paul Zoungrana Center, Dagnoen District

Site web : https://spiafrica.org/

Email : secretariat@spiafrica.org; Tel : +226 03850022

Les Missionnaires d’Afrique au coeur de la revitalisation de l’église Saint-Roch

Rencontre avec Jean-Paul Guibila

 Par Hugo Saez,  23 février 2026 dans Actualité religieuse

Originaire du Burkina Faso et membre de la société des Missionnaires d’Afrique, Jean-Paul Guibila vient de poser ses valises à Québec afin de participer au nouvel élan entrepris pour relancer l’église Saint-Roch. Présence est allé à sa rencontre pour faire le point sur les dessous de sa venue et sur son implication dans le projet de revitalisation de l’une des plus anciennes paroisses de la Province.

C’est sur le parvis de l’église de Saint-Roch que nous lui avons donné rendez-vous. D’emblée, il faut reconnaître que les températures glaciales des dernières semaines n’ont pas facilité l’installation du père Jean-Paul Guibila. «J’ai quitté un four pour rentrer dans un congélateur», plaisante celui qui a passé les sept dernières années à la maison généralice de Rome.

Rendre la pareille

À l’heure du 125e anniversaire de l’arrivée des Missionnaires d’Afrique à Québec (autrefois connus comme les Pères Blancs), Jean-Paul Guibila a reçu le mandat d’assurer une présence pastorale à temps plein à l’église Saint-Roch avec ses confrères Serge St-Arneault et Denis Walsh.

Serge St-Arneault, Jean-Paul Guibila et Denis Walsh

«Nous avons beaucoup reçu de l’Église canadienne spirituellement, humainement, moralement, et je dirais même matériellement. Maintenant, l’évangélisation ne va pas seulement du Nord au Sud, mais aussi du Sud au Nord. Si nous avons été capables de recevoir, nous pouvons apporter quelque chose à l’Église de Québec. Mes supérieurs hiérarchiques, qui sont le provincial des Amériques et le supérieur général, m’ont demandé si j’accepterais de venir à Québec pour relancer l’église Saint-Roch. Et me voici !», relate le père Guibila sans cacher une pointe d’appréhension et faisant écho à une certaine «peur de l’inconnu».

Dans un contexte où l’église Saint-Roch n’a bénéficié que d’une présence par intermittence dans les dernières années, ce renfort est une excellente nouvelle pour l’archevêque de Québec, le cardinal Lacroix. «Déjà, des prêtres et des communautés venus d’ailleurs collaborent à notre mission pastorale ; ils sont une réponse à nos prières, et nous les recevons avec une profonde gratitude et une grande joie. Par leur visite et leurs paroles, les Missionnaires d’Afrique nous ont manifesté leur désir sincère de se mettre au service des besoins de notre communauté diocésaine», a-t-il réagi par courriel.

Selon l’archevêque de Québec, ces arrivées viendront pallier «le manque de ministres ordonnés dont nous disposons pour répondre adéquatement aux besoins pastoraux de notre archidiocèse» tout en permettant une diversité qu’il qualifie de «don précieux» pour l’Église.

Être une présence dans Saint-Roch

Définitivement installé dans la capitale nationale depuis le 2 février, Jean-Paul Guibila poursuit ce qu’il appelle sa «période de stage», où la découverte du quartier et de ses enjeux est essentielle pour sa prise de repères. «En lisant un dépliant, j’ai vu que Saint-Roch est le patron des exclus. J’ai mis cela en lien avec la présence importante d’itinérants dans le quartier», fait remarquer celui qui est originaire du diocèse de Ouahigouya.

Pour le moment, il est encore trop tôt pour savoir comment s’articulera concrètement cette présence à temps plein à l’église Saint-Roch. Néanmoins, le père Guibila est sûr d’une chose : «Qu’est-ce que je vais apporter de neuf ? Rien. Le plus important pour moi, c’est d’aller à la rencontre de l’autre, de l’accueillir tel qu’il est, de tendre une oreille, de sourire, d’adresser une parole chaleureuse au milieu de cet hiver.»

Sous une nouvelle rafale d’un vent saisissant, il reprend une inspiration avant d’enchaîner : «Dans l’article d’une revue, j’ai lu que des touristes étaient venus pour visiter l’église. Ils sont repartis déçus, parce qu’ils n’ont pas pu y avoir accès. Ce genre de situation ne devrait pas se produire dans ce quartier historique, où l’église est un symbole».

Dans cette optique, le cardinal Lacroix espère que le virage qui s’amorce aura pour effet de conduire à une «relance sociale et humaine» pour l’ensemble de la population, qui s’appuie sur la proximité et la solidarité. «Fidèle à sa vocation d’accueil, de charité et de promotion de la dignité de toute personne, la paroisse peut devenir un véritable point d’ancrage en offrant écoute, accompagnement, aide matérielle et orientation vers les ressources communautaires», adresse ce dernier en misant sur la présence de l’équipe missionnaire au cœur du quartier.

Collaboration avec le milieu culturel

Notons que ce projet pastoral s’ajoute à l’installation, en décembre dernier, de l’expérience AURA. Il s’agit d’un spectacle immersif produit par le studio Moment Factory, où son et lumière s’entremêlent pour mettre en valeur l’architecture et l’histoire de l’église Saint-Roch. Le spectacle sera présenté au moins durant les cinq prochaines années et vient avec son lot de promesses vis-à-vis de l’attractivité touristique et économique du quartier. «Cette initiative ouvre la voie à une vision renouvelée, où tradition et innovation peuvent se renforcer mutuellement», affirme l’archevêque de Québec.

Au moment de nos échanges avec Jean-Paul Guibila, nombreux sont les visiteurs qui montent d’ailleurs les marches du parvis pour assister à une représentation de l’expérience AURA. «J’en ai entendu parler et je suis curieux de la découvrir», fait-il remarquer.

«L’avenir de l’église Saint-Roch peut ainsi s’envisager comme celui d’un lieu hybride : avant tout espace de foi, fidèle à sa vocation première, mais également lieu de rencontre, de culture et de dialogue. En conciliant la mission des Missionnaires d’Afrique avec des initiatives innovantes telles qu’AURA, Saint-Roch pourrait devenir un véritable symbole de renouveau, démontrant qu’une église peut rester profondément ancrée dans son identité tout en s’adaptant aux réalités et aux besoins d’aujourd’hui», espère pour sa part le cardinal Lacroix.

Un leadership plus fort est nécessaire pour éviter un échec coûteux du programme de rachat

« La mise en œuvre inefficace de ce programme gouvernemental de 742 millions de dollars va à l’encontre de la promesse électorale du Premier ministre Mark Carney de ‘relancer rapidement’ et ‘compléter’ le rachat des armes de type militaire et expose les communautés à un risque accru de fusillades de masse. »

MONTRÉAL, le 26 mars 2026 – À l’approche de la fin de la période d’enregistrement du programme de rachat, PolySeSouvient émet la déclaration suivante :

« La faible participation au programme de rachat destiné à retirer de la circulation les armes d’assaut prohibées détenues par des particuliers, tel qu’a signalé lundi dernier le ministre fédéral de la Sécurité publique, Gary Anandasangaree, témoigne d’un manque de leadership politique et d’une réaction timide face à la désinformation généralisée diffusée par le lobby des armes ainsi qu’aux manigances juridiques et politiques de certaines provinces.

Le gouvernement fédéral a estimé qu’environ 150 000 armes à feu existantes sont concernées par l’interdiction et a alloué près de 250 millions de dollars pour indemniser leurs propriétaires. Cependant, moins d’une semaine avant la date limite (le 31 mars), seules 51 000 armes à feu ont été enregistrées en lien avec une demande d’indemnisation.

Communication inefficace pour contrer la désinformation et les manœuvres provinciales

Si le lobby des armes à feu se félicite du nombre important de propriétaires d’armes qui, jusqu’à présent, se sont abstenus d’enregistrer leurs armes prohibées, y voyant une sorte de victoire, il n’en reste pas moins que le refus de participer au programme de rachat n’exempte personne de la loi. Cela signifie simplement que les propriétaires qui ne participent pas ne recevront aucune compensation financière pour les armes dont la détention sera illégale après le 30 octobre 2026 – quel que soit le taux de participation au programme de rachat.

L’Alberta, le Manitoba et la Saskatchewan ont fait part de leur « refus » de contribuer à la mise en œuvre du programme de rachat, la Saskatchewan allant jusqu’à proposer de délivrer des ‘certificats d’exemption’ aux propriétaires d’armes interdites afin qu’ils puissent les conserver et entreposer ‘au nom de la province’. De telles manœuvres ont sans doute induit en erreur de nombreux propriétaires d’armes, notamment en leur faisant croire qu’ils seront exemptés de la loi – ce qui contribue à une faible participation.

En effet, le ministre Anandasangaree n’a pas fourni aux propriétaires d’armes une perspective réaliste de la faisabilité ou de la constitutionnalité de telles manœuvres politiques et juridiques. Il devrait, à tout le moins et sans délai, s’engager à ce qu’Ottawa conteste toute mesure législative qui porterait atteinte au pouvoir fédéral d’interdire la détention privée de certaines armes à feu.

À ces résultats décevants du programme de rachat s’ajoute le refus du gouvernement à mettre fin à la vente du SKS

Cette arme est actuellement classée comme arme sans restriction, et sa vente et sa détention demeurent légales au Canada, même si sa létalité est sur le radar du gouvernement depuis des années. Le SKS figurait sur la liste des armes que le gouvernement Trudeau cherchait à interdire par le biais du projet de loi C-21 en 2023 (sans y parvenir). Il y a plus d’un an, le ‘Comité consultatif d’experts sur les armes à feu’ a signalé au gouvernement que le SKS peut ‘servir à causer des dommages considérables à la population et aux forces de l’ordre’. En effet, c’est le modèle le plus souvent utilisé dans les fusillades de masse et les meurtres de policiers au Canada. L’auteure de la tragédie à Tumbler Ridge avait accès à un SKS et a exprimé un attachement particulier pour cette arme (nous ne savons toujours pas si elle a été utilisée lors de la fusillade, car la GRC continue de refuser de divulguer cette information).

Afin de garantir que le programme atteigne ses objectifs en matière de sécurité publique, PolySeSouvient et d’autres associations militant pour le contrôle des armes à feu ont préconisé des mesures de compromis, tel que l’arrêt immédiat des ventes de nouveaux fusils SKS, tout en exemptant les modèles actuellement utilisés par les chasseurs autochtones.

Si l’on ne met pas un terme aux nouvelles ventes de SKS, les propriétaires qui remettent leurs armes à feu prohibées pourraient utiliser l’argent du rachat pour acheter de nouvelles armes d’assaut SKS. Il s’agit là d’une politique publique irrationnelle et contre-productive qui mènera inévitablement à l’échec de l’interdiction des armes d’assaut. De plus, les fabricants d’armes d’assaut SKS bénéficieront vraisemblablement d’une forte augmentation de leurs ventes – gracieuseté des contribuables – ce qui renforcera davantage le lobby des armes. En d’autres mots : une gestion déplorable de fonds publics qui va à l’encontre des objectifs de sécurité publique du gouvernement.

Depuis plus de 35 ans, les Canadiens se sont prononcés en faveur d’une interdiction totale des armes d’assaut, soit depuis le massacre à l’École Polytechnique en 1989 jusqu’à la fusillade de Tumbler Ridge cette année. Alors que nous pleurons ces victimes, les survivants de fusillades de masse, aux côtés des associations de femmes, des médecins d’urgence et des associations étudiantes, se battent depuis des décennies pour faire interdire les armes conçues pour tuer des humains en grand nombre.

La plupart des Canadiens rejettent catégoriquement la culture des armes à feu à l’américaine, qui entraîne plus de fusillades de masse qu’il n’y a de jours dans une année. À ce jour, cependant, la mise en œuvre inefficace de ce programme de 742 millions de dollars va à l’encontre de la promesse électorale du Premier ministre Mark Carney de ‘relancer rapidement’ et ‘compléter’ le rachat des armes de type militaire, et expose les communautés à un risque accru de telles tragédies. Si les ventes de SKS ne cessent pas d’ici le déblocage des fonds destinés à compenser les propriétaires d’armes d’assaut, le Premier ministre risque d’échouer dans sa mission déclarée d’assurer la sécurité de la population canadienne.

Communiqué :

https://polysesouvient.ca/Documents_2026/PRSS_26_05_21_100days_TumblerRidge.pdf

Media :

Op-Ed Polysesouvient et Danforth, Hamilton Spectator and others

https://www.thespec.com/opinion/contributors/rcmp-has-duty-to-disclose-tumbler-ridge-shooting-details/article_786187fc-d996-5fbf-8272-13420033edc1.html

https://www.therecord.com/opinion/contributors/rcmp-has-duty-to-disclose-tumbler-ridge-shooting-details/article_f4e3d846-4f89-5007-a6e9-5ebb991cd674.html

https://www.niagarafallsreview.ca/opinion/contributors/rcmp-has-duty-to-disclose-tumbler-ridge-shooting-details/article_7bdb7561-a184-534c-840e-7e3a43a8355c.html

Oped – La Presse:

https://www.lapresse.ca/dialogue/opinions/2026-05-21/tuerie-de-masse/la-grc-doit-reveler-quelles-armes-ont-ete-utilisees-a-tumbler-ridge.php

Canadian Press:

https://www.ctvnews.ca/vancouver/article/rcmp-has-duty-to-reveal-guns-used-in-tumbler-ridge-shooting-advocacy-groups-say

Presse canadienne:

https://lactualite.com/actualites/des-groupes-demandent-plus-dinformations-sur-les-armes-utilisees-a-tumbler-ridge

CBC News:

https://www.cbc.ca/news/canada/british-columbia/tumbler-ridge-mass-shooting-rcmp-guns-9.7207560

Radio-Canada:

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2255809/armes-tumbler-ridge-divulgatition-grc

Public Safety Requires Transparency from RCMP re Guns Used in Tumbler Ridge Mass Shooting

March 10, 2026.

Commissioner Mike Duheme Royal Canadian Mounted Police

Dear Commissioner Duheme,

Today marks one month since the tragic mass shooting at the school in Tumbler Ridge which took the lives of eight innocent people, including six children. As leading advocates for gun violence prevention in Canada, we are alarmed and disappointed that the RCMP has not yet disclosed basic information about the models and legal status of the firearms used, given the potential for this information to strengthen public safety and prevent more mass shootings in Canada.

As gun control historian R. Blake Brown wrote in this recent opinion piece, published in The Globe and Mail on March 9, 2026, “keeping this information from the public prevents important debates about Canada’s gun control regime”.

The RCMP’s reputation and public trust were significantly damaged by the force’s handling of the 2020 Nova Scotia mass shooting. Among the failures by the force cited in the Mass Casualty Commission final March 2023 report was an institutional mindset that “undervalues community relationships” as well as “senior leadership’s initial refusal to admit mistakes”.

We urge you and all members of the RCMP to demonstrate that the lessons learned from Nova Scotia are being applied to the Tumbler Ridge investigation, that is, by being transparent with the public about the guns used in this school shooting – information Canadians expect and deserve.

Respectfully, we ask you to confirm:

  1. When will the RCMP release information about the models of guns used in the Tumbler Ridge mass shooting? The RCMP has this information and there is no discernible reason to not immediately disclose it.
  2. When will the RCMP release what they know about the legal status and source of the guns used in the Tumbler Ridge mass shooting? Unlike the model of the guns used, precise information regarding the trajectory of non-restricted firearms is likely not readily available, given the 2012 dismantling of the long gun registry and the obstacles associated with access to commercial sales records that accompanied their reintroduction in 2019 under (former) Bill C-71. This being said, the validity of someone’s PAL (Possession and Acquisition Licence) is a worthy indicator of the legality of nonrestricted firearms under the licensee’s control.
  3. If this information is not disclosed by the end of this month, what is the public safety rationale for further delaying the release of this essential information?

Details related to the reasons that firearms were removed from the home and the justifications to return them are also of great interest to the victims’ families and the public.

Releasing verified information now – at the very least regarding the firearms used – will strengthen citizens’ trust and confidence in the RCMP. Also, it may well help prevent more mass shootings and gun violence in communities across Canada.

Respectfully,

Heidi Rathjen, PolySeSouvient

with Brian Sweeney, Angies Angels

Dr Najma Ahmed, Canadian Doctors for Protection Against Guns

Ken Price, Danforth Families for Safe Communities

Boufeldja Benabdallah, Quebec Mosque