Tous les articles par Serge St-Arneault, M.Afr

Membre de la Société Missionnaire d'Afrique depuis 1986. A vécu en République Démocratique du Congo, au Malawi et en Zambie. Présentement à Montréal et directeur du Centre Afrika depuis 2017.

MICROPROJET HIVER 2023 EN TANZANIE du 11 janvier au 11 février

Par Serge St-Arneault, M.Afr, 29 juin 2022

Depuis sa retraite du Cégep du Vieux Montréal en 2012, Jocelyne Martin participe à des projets d’aide à l’internationale. Elle a collaboré avec le Centre Amitié de Solidarité Internationale de la région des Appalaches (Casira) à différents projets en Équateur, au Guatemala, au Vietnam, en Indonésie et en Afrique avant de joindre le Centre de solidarité internationale Corcovado en 2018 et 2019 en tant que responsable de projets en Tanzanie.

Dortoir pour adolescentes à Mwanza

Après un intermède de deux ans causés par la pandémie de la Covid-19, voici qu’un nouveau microprojet vient d’être lancé pour appuyer de jeunes mères étudiantes en Tanzanie. Déjà, en 2020, lors de la première expérience dans ce pays grâce au soutien de l’Aide Internationale à l’Enfance (l’AMIE), l’équipe de sept bénévoles de Jocelyne Martin s’était associée avec une congrégation de religieuses tanzaniennes; « The Missionary Sisters of St Theresa of the Child Jesus Congregation » pour la construction d’un dortoir pour adolescentes dans une école secondaire à Mwanza, incluant de jeunes albinos ou amélaniques. Les résultats ont été très éloquents.

Fort de cette première expérience, une nouvelle équipe se prépare pour donner un coup de main pour un autre projet. À Mwanza, Sœur Felista Tango, professeur au Département d’éducation de l’Université de Saint-Augustin[i], avait facilité le succès du projet. Maintenant, à Arusha, situé à plus de 600 km de Mwanza, Sœur Docteure Salomé Nyitalasa assistera les bénévoles et bénéficiera elle-même de ce nouveau projet.

Pavillon d’accueil à Arusha pour jeunes filles-mères

En effet, la docteure Salomé a constaté que plusieurs jeunes filles délaissent l’école lorsqu’elles deviennent enceintes et donnent naissance à leur bébé. Le projet consiste à réaménager un pavillon d’accueil déjà existant et ainsi permettre à ces jeunes mères d’accoucher dans de meilleures conditions, de prendre soin de leur nouveau-né en toute sécurité et poursuivre aussi leur éducation.

Rôle des membres bénévoles de l’équipe de Jocelyne Martin

Le rôle de l’équipe de bénévoles est de réaliser ce microprojet en respectant leurs partenaires tanzaniens dans sa réalisation. Par leur don personnel, chaque bénévole est appelé à débourser une partie des coûts de rénovation du pavillon, payer son propre billet d’avion et ses frais de séjour. Cela représente $4000.

Les dates prévues vont du 11 janvier au 11 février 2023. Jocelyne Martin assurera les préparatifs pour le logement et veillera à l’achat des matériaux avant l’arrivée des bénévoles. Voici la liste des bénévoles déjà recrutés pour ce projet :

De gauche à droite; Solange Massicotte, André Jalbert (l’Amie), Jocelyne Martin, Yves Bisson, Jocelyne Bordeleau et Lise Côté. Sur l’écran : Josette Laliberté et Jean Pierre Coljon. Jean Marc Thoin manquait au moment de la prise de photo, mais fait partie de l’équipe.

Demande d’aide

Le microprojet présenté aujourd’hui consiste à ajouter un montant de $4000 pour l’achat d’équipement dans la salle d’accouchement, compléter les achats nécessaires pour les rénovations et meubler une salle de classe.

Souhaiteriez-vous soutenir financièrement ce microprojet ou vous joindre au groupe de bénévoles ? Jocelyne Martin se fera un plaisir de répondre à vos questions.

Voici ses coordonnées :

Par courriel : jocemartin@yahoo.com
ou par téléphone au 438-888-0821.

MICROPROJET HIVER 2023 EN TANZANIE
du 11 janvier au 11 février

Ce microprojet est soutenu par l’Aide Internationale à l’Enfance (l’AMIE) dont le directeur est André Jalbert.

Siège social : 840, rue Raoul-Jobin, bureau 300 Québec QC G1N 1S7 – Tél. : 418 653-2409 Courriel : amie@amie.ca

Site Internet : http://www.amie.ca
No d’organisme de charité
: 11900 2228 RR0001 


[i] Fondé en 1998, en tant que successeur du Nyegezi Social Training Institute (NSTI) – s’est fondé en 1960 en tant que Nyegezi Social Training Center par les Pères Blancs catholiques (maintenant appelés les Missionnaires d’Afrique). Statut actuel acquis en 1998. Financement : Privé Accréditation : Tanzania Commission of Universities (TCU). La source : https://fr.uni24k.com/u/14709/

Osire Glacier : Freedom for Morocco: A Family Tale (Le Maroc en quête de liberté : un récit familial)

Née à Agadir dans les années 1960, Osire Glacier (Hadouche) a vécu au Maroc jusqu’à l’âge de 17 ans. Après quelques années en France et au États-Unis, elle a déménagé au Québec pour y réaliser une maîtrise à l’Université Laval, puis un doctorat à l’Université McGill. Spécialiste de l’histoire des femmes et des droits de la personne au Maroc et dans le monde arabe, conférencière et professeure d’histoire et de sciences politiques, elle tente, par ses travaux et ses recherches, d’apporter sa contribution à la connaissance du Maghreb et souhaite collaborer à un meilleur vivre-ensemble en offrant un éclairage constructif au dialogue québécois.

Voici son nouveau livre :

Freedom for Morocco: A Family Tale (Le Maroc en quête de liberté : un récit familial).

Maison d’éditions : Africa World Press/Red Sea Press (Trenton/New Jersey)

Description

Ce livre est un récit autobiographique et historique.  Centré sur la condition des femmes et les luttes populaires pour la démocratisation au Maroc, il prend la forme d’une double chevauchée : l’une individuelle permettant aux lectrices et aux lecteurs de pénétrer dans l’intimité d’un foyer, et l’autre collective les invitant à assister aux combats citoyens. Ainsi, tout en relatant la carrière de mon père en tant qu’opposant politique, le livre couvre les événements historiques clés survenus entre 1921 à nos jours au Maroc, dont les luttes anticoloniales, l’avènement du néocolonialisme sous l’apparence d’une indépendance formelle, l’institutionnalisation du capitalisme prédateur, l’édification d’une façade démocratique, l’éradication du socialisme, les politiques d’islamisation de la société poursuivies par l’élite dirigeante et l’émergence de l’islamisme.  

Originalité

Le livre relate des fragments longtemps effacés de l’histoire du Maroc contemporain. Il procède ainsi à une récriture corrective des concepts et des événements clés véhiculés par l’histoire officielle.

De façon indirecte, le livre déconstruit les croyances erronées qui divisent l’Occident « démocratique » et les terres de l’islam en identités opposées. D’un côté, en dévoilant les combats citoyens, il montre que la population marocaine œuvre avec des ressources limitées et prend des risques personnels pour obtenir de réels droits sociaux, économiques, culturels, civils et politiques. L’objectif ultime de ces luttes citoyennes est, par conséquent, l’avènement de la démocratie. D’un autre côté, les pays occidentaux contribuent à la destruction des forces vives ainsi qu’à la défaite des luttes de démocratisation au Maroc, notamment en vendant à l’élite dirigeante des équipements militaires et une infrastructure électronique de surveillance de masses.

Contribution

Ce livre peut servir de manuel pour les étudiants de premier cycle et des cycles supérieurs dans les domaines des études nord-africaines ; études coloniales et postcoloniales ; Femmes, démocratie et droits humains dans le monde musulman.

Autres publications

Osire Glacier, PhD

www.etudesmarocaines.com

Prof., Département d’histoire, Athabasca University, Athabasca

En l’honneur du Saint Patron des Canadiens français et/ou du Québec

Par Serge St-Arneault, M.Afr

Selon la nouvelle publiée sur le site internet du diocèse de Montréal, « Le 24 juin, nous célébrons la Saint-Jean, la fête du saint patron du Québec. Cette journée de fête, autant religieuse que civile, unit petits et grands depuis plus de 150 ans. Cette année encore, le Diocèse de Montréal donnera le coup d’envoi aux célébrations par la traditionnelle messe de la Saint-Jean-Baptiste, célébrée à l’église du même nom située sur le Plateau Mont-Royal. »

Le site internet du diocèse ajoute que « Les Fêtes de la Saint-Jean ont une longue histoire dans la province.  C’est le 24 juin 1834 que sera chanté pour la première fois le « Ô Canada! Mon pays, mes amours » de George-Étienne Cartier lors d’un grand banquet patriotique près de l’ancienne Gare Windsor à Montréal. Dès lors, on se promet d’en faire une fête annuelle. En 1842 a lieu une grande procession religieuse, inaugurant ainsi la tradition du défilé de la Saint-Jean.  Cette procession introduit les chars allégoriques en 1874. Arrivera avec ceux-ci l’introduction de la représentation traditionnelle de Saint-Jean-Baptiste sous la forme d’un petit garçon frisé accompagné d’un mouton. Quel honneur pour l’heureux choisi pour jouer ce rôle! »

Ceci est très intéressant. Le chant patriotique Ô Canada de 1834 et la grande procession religieuse du défilé de la Saint-Jean de 1842 encadrent la révolte des patriotes de 1837-38. Avec ces simples dates, il est permis d’imaginer le climat hautement tendu, tant social que religieux, de cette époque. La fête de la Saint-Jean s’est associée à une revendication d’ordre politique, avec la bénédiction de l’Église Catholique. Ce n’est pas rien!

Qui dit défilé dit marche et revendication! C’est encore la même chose de nos jours. Pensons simplement aux marches pour la protection de l’environnement, etc.

Mais, le défilé de la Saint-Jean, c’est spécial. Au tournant du nouveau millénaire, j’ai assisté au défilé de la Saint-Jean qui s’est déroulé dans les rues du Vieux-Montréal en pleine nuit débutant de l’est vers le centre-ville. Une semaine plus tard, j’ai aussi participé du défilé de la fête du Canada du 1er juillet. Le cortège prit son élan au coin des rues Berry et Sherbrooke, vers l’ouest et en plein jour. Deux visions diamétralement opposées!

La récente pandémie a calmé toutes les ardeurs, quelles soient patriotiques, climatiques ou autres. Cette année, à Montréal, il n’y a pas de défilé de la Saint-Jean. Il y a plutôt des fêtes de quartiers et des spectacles. La nouveauté, c’est le « défilé stationnaire » situé sur le boulevard Maisonneuve où les gens sont invités à défiler devant les « chars » allégoriques.

En ce beau vendredi après-midi, ensoleillé et relaxant, les gens défilent. Ils deviennent les acteurs de la marche au lieu de regarder sans broncher le passage d’un défilé. La dynamique a complètement changé. Il n’y a plus de direction est-ouest. Le défilé stationnaire se poursuivra ce soir. Il n’y a donc plus de jour ou de nuit. Les oppositions laissent place à une participation active des gens non seulement en regardant, mais aussi en touchant à un défilé dit stationnaire. Voilà une intéressante nouveauté presque contradictoire !

Note finale du site internet du diocèse de Montréal : « En 1908, le pape Pie X proclame Saint-Jean-Baptiste, le patron des Canadiens français. En 1925, le gouvernement du Québec fera du 24 juin un jour férié. Finalement, le 11 mai 1977, le 24 juin devient officiellement le jour de la Fête nationale du Québec. »

La politique n’a pas récupéré la fête religieuse. Il s’agit plutôt de deux aspects d’une même fête intimement associés depuis 1842. La nouveauté, c’est qu’au niveau institutionnel, elle est devenue «stationnaire » ou figée en termes politique, constitutionnel et religieux. Mais, au niveau populaire, la manière de fêter permet aux gens de marcher à leur rythme, quand et comme ils le veulent; de l’est ou de l’ouest, de jour ou de nuit. D’une certaine façon, c’est une brillante manière d’éviter la confrontation dans un climat politique, social et religieux de plus en plus enclin à la polarisation.

Bonne fête nationale.
Bonne fête de la Saint-Jean.

Un doctorat honorifique pour Nathalie Provost, survivante de Polytechnique

Félicitations, chère Nathalie, pour ce grand parcours et cette reconnaissance hautement méritée. (Boufeldja)

Seul on va peut-être vite, mais ensemble on va loin. (Nathalie Provost)

Lire les liens suivants

https://www.tvanouvelles.ca/2022/06/16/polytechnique-montreal-un-doctorat-honorifique-remis-a-nathalie-provost-1

https://www.journaldequebec.com/2022/06/16/polytechnique-montreal-un-doctorat-honorifique-remis-a-nathalie-provost

https://www.journaldemontreal.com/2022/06/16/polytechnique-montreal-un-doctorat-honorifique-remis-a-nathalie-provost

https://www.lapresse.ca/actualites/2022-06-16/survivante-de-la-tuerie/nathalie-provost-recevra-un-doctorat-honorifique-de-polytechnique.php

https://www.theglobeandmail.com/canada/article-ecole-polytechnique-shooting-survivor-nathalie-provost-to-receive/

https://montreal.citynews.ca/2022/06/16/polytechnique-shooting-survivor-nathalie-provost-to-receive-honorary-doctorate/

VIDEO 

https://globalnews.ca/video/8927056/polytechnique-shooting-survivor-advocate-awarded-honorary-doctorate/

Nos personnes aînées vulnérables et isolées

Par Serge St-Arneault, M.Afr

J’ai eu le privilège d’être invité à prendre part à une discussion de groupe sur le thème des personnes aînées vulnérables et isolées. J’ai apprécié les échanges d’expérience. J’ai découvert des personnes blessées par les épreuves et, en même temps, d’une grande humanité. L’entraide existe. Le souci de l’autre et de son bien-être est une belle valeur. Le seul fait de trouver un endroit pour en parler est très bénéfique. Osons espérer que cet échange permettra aux organisateurs d’améliorer leur approche auprès de nos personnes aînées vulnérables et seules.

Bref compte rendu de la réunion tenue au
Centre communautaire Ste-Catherine d’Alexandrie (1700 Atateken)

Parrainé par la Communauté bienveillante envers les personnes aînées du territoire Jeanne-Mance sous la direction de Marie-Josée Dupuis, organisatrice communautaire, Santé publique territoriale et développement des communautés. Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal (CCSMTL), direction des services généraux et des partenariats urbains (DGSPU)

Groupe de discussion; personnes aînées -15 juin de 12h30 à 14h

Animateur : Stéphane Rivard. Nombre de participants : 7

Étape 1. Description d’une personne âgée vulnérable et isolée

Il peut s’agir d’une femme comme d’un homme à mobilité réduite avec un revenu précaire ou modeste, sans conjoint ou enfants. Il arrive qu’une telle personne ait connu ou connaît encore des problèmes de dépendance, problèmes de consommation ou ayant besoin d’une médication pour un trouble important de santé. Il est possible aussi qu’une telle personne soit partiellement analphabète vivant de l’anxiété, du stress, sujet à de la fatigue chronique et manquant de propreté dans son logement, faute d’aide. Ces personnes sont susceptibles de craindre d’être jugées par les autres à cause de leur mobilité réduite utilisant une marchette ou un déambulateur ou encore à cause de leur manque d’estime associé à leur embonpoint ou autre déficience physique. L’isolement s’enracine alors dans la tristesse de vivre et la peur. Ces personnes sont parfois vulnérables aux fraudes ou à la maltraitance ne sachant pas où et comment demander de l’aide.

Finalement, ces personnes hésiteront à demander de l’aide par peur de se retrouver dans un Centre d’Hébergement et de Soins de Longue Durée (CHSLD). La réputation de ces centres d’hébergement a été entachée par les dramatiques reportages diffusés aux nouvelles télévisées, particulièrement au début de la pandémie de la Covid-19.

Un autre aspect à prendre en compte est l’incompétence de certains intervenants ou certaines intervenantes employées dans des immeubles résidentiels. Or, leur but est de venir en aide aux personnes à risque et de trouver des solutions aux problèmes que vivent les personnes seules. Cette crise de confiance est très dommageable.

Étape 2. Comment joindre les personnes seules et vulnérables ?

La crise de confiance évoquée plus haut est le nœud du problème. Il est souhaitable qu’une confiance s’établisse entre les personnes qui vivent dans une même résidence. Un bon voisinage résout bien des problèmes. Mais cela ne règle pas tout. À cause de leur antécédent, il arrive que des gens refusent toute forme d’aide et ferment littéralement leur porte aux visiteurs.

Que faire ?

Il n’est pas facile de répondre à cette question. Idéalement, dans un esprit de confiance entre voisins ou entre personnes seules et leurs intervenants, chacune d’entre elles peut se découvrir des talents cachés. Il ne faut jamais sous-estimer les capacités des gens à mobilité réduite ou isolée de faire preuve de créativité.

Afin de surmonter les manquements, la voie semble être la suivante :

  1. Prendre connaissance des ressources disponibles pour venir en aide aux personnes seules grâce à un bon voisinage, à un professionnalisme au niveau des services offerts dans une résidence, à des services sociaux humains et compétents ou grâce à la bonne humeur d’un pharmacien, etc. 
  2. Se mobiliser dans un esprit d’entraide mutuel afin de trouver de l’aide professionnelle. Celle-ci existe.
  3. Accroître la stimulation malgré les problèmes de surdité, de cécité ou manque d’estime de soi.

Fondamentalement, c’est une question « relationnelle ». Sans relations, nous dépérissons. Certes, la pauvreté entraîne une spirale de problèmes qui s’enracine de plus en plus avec le temps. Or, avoir des relations ne règle pas tout. Le danger des mauvaises relations peut engendrer des tentatives de fraudes ou de maltraitances. Cet aspect a été évoqué plus haut.

Un autre point soulevé par les participants est celui de la vigilance; comment se soucier des uns des autres. Il est très regrettable que des personnes aînées vulnérables et isolées soient découvertes en état de décomposition dans leur appartement des semaines après un décès.

Il faut se rappeler que le bénévolat demeure une œuvre très constructive pour éviter le piège de l’isolement.

Finalement, il a été suggéré d’organiser des visites dans des Centre d’Hébergement et de Soins de Longue Durée (CHSLD) pour les personnes isolées et craintives de se retrouver dans un tel établissement. Le but est de chasser leur peur. Il est très probable qu’elles n’ont pas connaissance des bons soins prodigués par le personnel des CHSLD.

Le 16 novembre prochain, ne fermez pas les yeux sur la persécution des chrétiens

Mercredi Rouge, le 16 novembre 2022

Aide à l’Église en Détresse Canada — À vos agendas !

Montréal, 14 juin 2022 – À vos agendas ! Le mercredi 16 novembre prochain, le bureau canadien de l’Aide à l’Église en Détresse (AED) tiendra pour une huitième année consécutive le Mercredi Rouge, événement solidaire qui sert à rappeler que la persécution des chrétiens est un phénomène qui ne s’essouffle pas. « Comme l’an dernier, je lance un message spécial à tous les catholiques au Canada : illuminez un édifice ou un monument de votre région en rouge pour l’occasion », demande Marie-Claude Lalonde, directrice nationale de l’AED Canada.

« Encore une fois cette année, nous prierons tout spécialement pour les chrétiens du continent africain qui sont victimes de violences sans fin », indique Mme Lalonde. « L’identité chrétienne gêne, cela ne fait aucun doute, particulièrement après le massacre encore tout récent du dimanche de la Pentecôte au Nigeria. Nous avons plus que jamais besoin d’être solidaires avec les chrétiens victimes d’attaques régulières, justement parce qu’ils sont chrétiens. »

Elle considère que la situation se détériore année après année. « Depuis plusieurs années — et cela est particulièrement visible cette année — la liberté religieuse régresse partout dans le monde. Plus que jamais, nous devons dénoncer la situation ! », indique-t-elle. « Des informations plus précises seront transmises plus tard, mais nous espérons pouvoir annoncer des activités un peu partout au Canada, dont à Montréal, Toronto et d’autres diocèses du Canada. »

SI vous désirez illuminer un édifice en rouge ou bien annoncer une activité spéciale pour le Mercredi Rouge, merci de contacter Mme Valérie Vulcain, coordonnatrice des événements à l’AED Canada. Courriel : vv@acn-canada.org, ou bien sans frais partout au pays : 1-800-585-6333, poste 227.

Le 16 novembre prochain, ne fermez pas les yeux sur la persécution des chrétiens
Pour des entrevues : 514-967-8340 (cellulaire),
Mario Bard.
 com@acn-canada.org         www.acn-canada.org/fr

Jubilé d’or sacerdotal du père Jacques Poirier

Plusieurs confrères de Sherbrooke, Luc Perreault, Denis Bergeron et Bernard Bergeron et de Montréal, Julien Cormier, Jacques Charon et Serge St-Arneault ainsi que trois sœurs, Rita Toutant, Daphné Alphonso et Gratienne Ndizeye se sont retrouvés à l’église Saint-Pie X de Drummondville pour le jubilé d’or sacerdotal de Jacques Poirier.

Saint-Pie X

C’est dans cette église que Jacques a été ordonné prêtre il y a 50 ans. Après la messe, plusieurs paroissiens ont visionné le cours métrage intitulé « Où habites-tu ? » réalisé par Radio-Canada en 1979 qui illustrait le travail missionnaire de Jacques. Les membres de la famille, les confrères et consœurs, et les amies et amis de Jacques ont par la suite partager un repas festif au sous-sol de l’église.

Court métrage « Où habites-tu ? »

Film d’une quarantaine de minutes tourné au Burundi en 1979 par Radio-Canada, dans le cadre de l’émission Second Regard, sur un jeune homme missionnaire (Jacques Poirier) et ses motivations à consacré sa vie à l’annonce de l’Évangile en Afrique. Quelques jours après la parution de ce film, Jacques était expulsé du Burundi avec 300 autres missionnaires dans un intervalle de huit ans. L’Église du Burundi était alors considérée par le gouvernement comme trop influente auprès des Barundi, ce qui déplaisait aux dirigeants d’alors jusqu’à expulser des missionnaires pour en endiguer le prestige. Jacques faisait partie de la première vague des expulsés. Il était accusé d’être un danger pour la sécurité de l’État pour avoir prêché le pardon des ennemis.

Confrères et consœurs de Jacques Poirier

La famille de Jacques Poirier

Reportage du jubilé d’or du père Jacques Poirier à Ouagadougou au Burkina Faso.

Le père Jacques Poirier vicaire à la paroisse Saint-Jean XXIII de Ouagadougou a célébré le dimanche 22 mai dernier, ses 50 ans de vie sacerdotale. La célébration a connu une ambiance particulière avec les fidèles catholiques de ladite paroisse ainsi que les religieux et religieuses. Le jubilé est rehaussé par la présence de Monseigneur Justin Kientega, évêque du diocèse de Ouahigouya.

C’est l’élu du jour qui a présidé la messe. Sa vocation sacerdotale a débuté quand il était tout jeune élève du primaire dans son pays le Canada. Il raconte que c’est un vieux missionnaire qui est venu parler de l’Afrique, notamment les lions et certains Africains qui ne connaissaient pas Jésus Christ. C’est ainsi qu’il décide de devenir missionnaire d’Afrique avec la communauté des Pères Blancs pour annoncer Jésus aux Africains. Ordonné en 1972, le jeune Jacques est envoyé au Burundi, où il passe sept, avant d’être expulsé du pays, car considéré comme un danger par les autorités du pays.

Après cette étape, ses supérieurs l’envoient en mission en Côte d’Ivoire. Il va y passer onze ans. Le père Poirier rejoindra par la suite le Burkina Faso. Au pays des Hommes Intègres, il s’occupe de la formation des futurs serviteurs de Dieu pendant 12 ans, avant de rejoindre la paroisse Saint-Jean XXIII. Il est vicaire depuis une année.

Dans son homélie, le jubilaire ne cesse d’affirmer avec joie que « le Seigneur ne m’a jamais laissé tomber, il est toujours avec moi ». Le père demande aux chrétiens de toujours continuer à chercher Jésus Christ. « Jésus est là, à côté de vous et il vous accompagne », souligne le père Jacques Poirier.

Après 50 ans de vie au service du Christ, l’homme de Dieu ne compte pas se reposer. Il explique qu’il est missionnaire à vie et il va toujours continuer à servir Dieu partout où le besoin se fera sentir.

Jean Narcisse KOUDOU

BLOGUE DE JACQUES POIRIER

Ô MON AMI

En 1976, au Burundi, je pensais à mes deux sœurs qui venaient de se marier. Elles avaient choisi pour l’ouverture de leur bal la musique de « on ne vit pas sans se dire adieu ». Comme je n’avais pas les paroles, j’en ai composées. Ces paroles, que vous trouvez ci-dessous, vous pouvez les faire vôtres. Elles sont un dialogue entre Jésus et saint Pierre, entre Jésus et moi, entre Jésus et vous.

L’image qui accompagne ce texte est le portrait du visage de Jésus que l’on découvre en regardant bien. Une fois qu’on l’a vu, on ne peut plus l’oublier. C’est la même chose dans notre vie.

Ô mon ami, toi que j’ai choisi,
Est-ce que tu m’aimes plus que tous ceux-ci ?

Tu sais bien, Seigneur, que je t’aime,
Même si parfois je suis loin de toi.

Ô mon ami, je suis mort pour toi :
Va vers les autres apporter ma joie.

Pardonne-moi, Seigneur, je suis un pécheur :
Viens avec moi là où tu m’envoies.

Ô mon ami, reçois mon Esprit :
Il guidera ton chemin vers moi.

Ô merci, Seigneur, tu es avec moi,
Et, avec toi, je prendrai ma croix.

Ô merci, Seigneur, tu es tout pour moi,
Et dans la joie, j’irai vers toi.

AUTRE LIEN

Église catholique Drummondville

Déclaration de l’Aide à l’Église en Détresse (AED-ACN) sur le massacre de la Pentecôte dans l’église Saint-François-Xavier d’Owo, au Nigeria

PAR MARIA LOZANO, AED INTERNATIONALE, JUIN 6, 2022

L’œuvre pontificale de charité internationale Aide à l’Église en Détresse (AED) est profondément choquée par l’horrible attaque qui a eu lieu à l’église catholique Saint-François-Xavier, à Owo, dans l’État d’Ondo, situé au sud-ouest du Nigeria, pendant les célébrations du dimanche de la Pentecôte, le 5 juin, et qui a causé la mort de nombreuses personnes, dont des enfants. 

Les pensées et les prières de l’AED vont aux victimes, aux blessés, à leurs familles et à toute la communauté catholique d’Ondo.  

« C’est le dimanche de Pentecôte, un moment où chaque catholique est censé être à l’église pour commémorer la solennité. Il est si triste de dire que, pendant la Sainte Messe, des hommes d’origine inconnue, armés de fusils, ont attaqué l’église catholique Saint-François-Xavier », a déclaré le père Augustine Ikwu, directeur des communications du diocèse d’Ondo, dans une déclaration envoyée à l’Aide à l’Église en Détresse.  

« On craint de nombreux morts, de nombreux blessés et la violation de l’église », a-t-il ajouté. « L’identité des auteurs reste inconnue et la situation a laissé la communauté dévastée », a ajouté le prêtre catholique. 

« Tous les prêtres de la paroisse sont sains et saufs et aucun n’a été kidnappé », affirme le prêtre, dissipant les rumeurs en ce sens qui circulaient sur les médias sociaux.  

« L’évêque nous demande de rester calmes, de respecter la loi et de prier pour que la paix et la normalité reviennent dans notre communauté, notre état et notre pays », conclut le communiqué.  

L’Occident complice 

L’AED dénonce ce déchaînement de violence, un nouvel acte terroriste au Nigeria, un de plus sur la longue liste des crimes perpétrés contre les chrétiens. Au cours des dernières décennies, le pays a été secoué par des épisodes de violence, de banditisme et d’enlèvements qui, bien que touchant tous les groupes ethniques et religieux de la nation, ont conduit à une longue liste d’attaques majeures contre la communauté chrétienne.  

La semaine dernière, l’Aide à l’Église en Détresse a organisé une conférence de presse avec l’archevêque de Kaduna, Matthew Man-Oso Ndagoso, afin de parler de l’insécurité et de la violence au Nigeria. Bien que les problèmes viennent de diverses directions, l’archevêque Matthew a été très clair : « Le gouvernement nous a complètement laissé tomber ; c’est l’absence de bon gouvernement qui en est la cause. Les bandits, Boko Haram, les enlèvements, ce sont tous des symptômes de l’injustice, de la corruption du système. Si nous ne parvenons pas à nous attaquer à la racine du problème, nous mènerons une bataille perdue d’avance. » 

Le massacre a eu lieu dans le sud-ouest du Nigeria, un endroit qui n’a pas été touché jusqu’à présent par l’insécurité et la violence qui affectent généralement le nord et la Middle Belt (Ceinture du milieu).  

Selon Mgr Ndagoso, si le problème est surtout interne, l’Occident est également à blâmer. « Il faut être deux pour danser le tango. Nos dirigeants volent notre argent et l’emmènent en Occident, en Suisse, à Paris, à Londres, à Francfort. Si l’Occident n’acceptait pas leur argent, ils le laisseraient chez eux. Les gouvernements occidentaux collaborent avec nos dirigeants. » 

LAide à lÉglise en Détresse appelle tous les dirigeants politiques et religieux du monde à condamner fermement et sans équivoque cette attaque terroriste à léglise catholique Saint-François-Xavier d’Owo, dans lÉtat dOndo (sud-ouest du Nigeria), pendant les célébrations du dimanche de la Pentecôte2022. 

NOTE : L’Aide à l’Église en Détresse a reçu des vidéos de l’attaque de l’Église catholique Saint-François-Xavier, qui confirment les affirmations contenues dans cet article. En raison de la nature sensible et graphique des images, lorganisation caritative a choisi de ne pas les partager.  

LIENS :

Parc nommé à la mémoire de Maud Haviernick

« Aller au bout de ses rêves, peu importe », telle était sa devise.

Par la création de ce parc, la Ville de Deux-Montagnes honore la mémoire de Maud Haviernick, fille très chère d’une citoyenne de Deux-Montagnes, ayant perdu la vie dans la tragédie de l’École polytechnique de Montréal.

Maud Haviernick détenait un diplôme en Design de l’environnement de l’Université du Québec à Montréal. Elle terminait des études en Génie métallurgique à l’École Polytechnique, rendant possible son rêve de devenir ingénieure. Elle a été reçue membre de l’Ordre des ingénieurs du Québec en avril 1990, à titre posthume.

L’avenir de Maud Haviernick était rempli de possibilités. Par cette commémoration, elle restera une source d’inspiration pour tous et toutes.

Tante Maud, persévérante et déterminée, tu nous inspireras toujours. »
– Tes neveux et nièces

Le 29 mai 2022 – Parc Maud Haviernick

Concours de poésie Mémoire Complice 2022

Allez au bout de ses rêves, peu importe

Deux-Montagnes, 29 mai 2022, … Enfin!

Chers Invité.es

C’est un immense plaisir de vous accueillir ici, en ces lieux inspirants pour vous offrir ces magnifiques recueils de mots qui nous ont ébloui et qui, je l’espère, feront de même pour vous lorsque qu’ils seront lus par nos jeunes poètes et poétesses avec enthousiasme, j’en suis certaine.

Pour ce premier concours de poésie de Mémoire Complice, le thème abordé a été – Allez au bout de ses rêves, peu importe!

Thème inscrit sur cette plaque honorifique soulignant le nom d’une jeune femme de notre région, de nos lieux de vie à tous et toutes, pour la plupart d’entre nous depuis plusieurs années.

Ce nom, Maud Haviernick, ma sœur cadette, qui à un tournant de sa vie a perdu la sienne en un lieu pourtant capteur de rêves – Polytechnique, le 6 décembre 1989.

Que faisait-elle là-bas, ce jour là? Elle poursuivait un rêve, celui de devenir ingénieure. Pourquoi ingénieure? Pourquoi ce rêve?

Simplement pour être capable de pouvoir créer des lieux de vie à son goût, ici et ailleurs.

La porte de ce projet de vie s’était entr’ouverte à l’École de Design de l’Université du Québec à Montréal. Mais après quelques années, force était d’admettre que pour aller au bout de ce rêve, il fallait aller plus loin, plus haut, en fait, en haut de la Montagne – à l’École Polytechnique de l’Université de Montréal.

Et sa devise, chère à nos mémoires – Aller au bout de ses rêves, peu importe, vous jeunes auteurs, autrices vous y avez été fidèles.

Car peu importe, l’effort d’écrire, les craintes de vous exposer devant l’inconnu, les émotions en sentant remonter des sentiments parfois troubles, vous êtes ici aujourd’hui avec nous, en ce lieu serein, inspirant, ouvert vers le rêve, le vôtre.

Que cet espace puisse encore aider nos jeunes à s’arrêter, respirer et rêver toujours.

Un grand Merci pour vos écrits!
Sylvie Haviernick, sœur de Maud pour toujours

Le 6 décembre 1989 – La Mouvance, Centre de Femmes à Saint-Eustache

Honorer la mémoire de ces 14 femmes,

contrer la violence envers les femmes, toutes les femmes !

Montréal, 6 décembre 1989,… 30 ans déjà !

Avant ce triste après-midi, le 6 décembre était une journée parmi tant d’autres. Mais, il y a 30 ans, cette journée est devenue une date que beaucoup d’entre nous n’oublieront jamais. Le 6 décembre 1989 marquait un point tournant dans l’histoire des femmes d’ici, un moment d’une rare VIOLENCE dans notre société québécoise moderne.

Que reste-t-il du 6 décembre 1989 ?

Certains diront quelques monuments, une Place du 6 décembre 1989, quelques œuvres d’art, un film marquant, des écrits, nombreux,…

Il nous reste surtout une promesse, celle de ne jamais oublier cette date, mais surtout, de ne jamais oublier ces quatorze femmes, fauchées par la haine d’un homme, pourtant jeune.

Que me reste-t-il du 6 décembre 1989 ?

Un souvenir, non, de nombreux souvenirs,…

Je me rappelle ce que ma mère me disait; Sylvie, c’est toi l’aînée, mon double, la deuxième mère. Tu sais ma fille, je connais ta nature un peu téméraire, mais n’oublie jamais, et peu importe ce que ça demande, de toujours ramener ton monde, avec tous leurs morceaux, à la maison.

Ce soir du 6 décembre 1989, malgré l’effort, je n’ai pas pu, je n’ai pas su, …

Ce soir du 6 décembre 1989, le temps s’est arrêté pour moi.

Que reste-t-il de toi, ma sœur tant aimée? Des souvenirs, des rêves inachevés, les tiens, les miens, les nôtres,…

Le plus important, il me reste ton immense sourire, gravé dans ma mémoire.

Ce sourire, qui m’a toujours, pas seulement moi, mais combien d’autres, fait craquer et amener à faire plein de choses, parfois assez étranges.

Comme, marcher dans la rue pour le respect de la vie des femmes,…

Comme, écrire des pages et des pages pour rappeler une date précise, toujours la même, et solliciter l’harmonie entre les hommes et les femmes,…

Comme, obliger les représentants de nos sociétés à prendre position pour le maintien de la paix dans nos vies, sans armes,…

Comme, raconter nos aventures à tes nombreux neveux et nièces qui rêvent de t’avoir connu, et d’avoir pu participer à toutes ces folles rencontres de famille, même si d’autres ont eu lieu après ton départ, avec je l’avoue, un peu moins de folie,…

Longtemps, j’ai cru t’avoir perdu, mais une personne d’une grande bonté m’a dit un jour; vous cherchez dans la mauvaise direction, ne regardez pas derrière, c’est le passé. Regardez devant, c’est l’avenir!

Cette personne ajoutera, vous, l’aînée, votre sœur cadette vous a dépassé, elle marche devant maintenant.

Voilà, ce que tu es devenue, mon guide, ma lumière, et tu marches devant pour ouvrir le sentier.

Comme j’ai appris en forêt, il y a très longtemps, j’ai promis, et oui, en tout premier lieu à notre maman, que je serais un bon serre-file et que jamais je ne laisserais personne derrière moi,…

Et au cours de ces années, enfin, j’ai su retrouver le chemin du retour pour Toi et Moi car hier après-midi, au bord du Lac des Deux-Montagnes, je t’ai vu sourire.

Bon retour à la maison dans notre région tant aimée! Sylvie, ta grande sœur qui t’aime encore comme au matin de ce 6 décembre 1989, et peut-être plus encore!

Contrôle des armes – Premier pas concret vers une grande victoire!

GEL DU MARCHÉ DES ARMES DE POING ET ENGAGEMENT POUR INTERDIRE LES ARMES D’ASSAUT

Aux amis et partenaires de PolySeSouvient :
Lundi, nous étions plusieurs à Ottawa : Nathalie Provost, Suzanne Edward, Jean-François Larivée, Serge St-Arneault, Sylvie Haviernick, Heidi Rathjen (Polytechnique), avec nos amis Louise de Sousa (Dawson), Boufeldja Benabdallah (Mosquée) et Luna Vadlamudy (Ensemble pour Thomas). Meaghan Hennegan était parmi nous d’esprit et de cœur(!) Aux côtés de nos collègues – dont les familles de Danforth (Toronto), des groupes de femmes et la Coalition pour le contrôle des armes – nous avons assisté au dépôt du projet de loi C-21, version 2.0!

Si nous avons accepté de nous joindre au premier ministre Trudeau et au ministre la Sécurité publique Marco Mercidino, c’est parce que, cette fois-ci, ils ont livré la marchandise :
1) lancement du programme de rachat obligatoire des armes d’assaut prohibées (liste de 2020) à l’automne 2022
2) gel du marché des armes de poing et élimination progressive des celles en circulation (clauses grand-père)
3) révocation automatique du permis de possession d’armes pour tout individu faisant l’objet d’une ordonnance de protection associée à des menaces ou la violence intime
4) engagement pour inclure dans le projet de loi une interdiction complète et permanente des armes d’assaut
5) interdiction des chargeurs modifiables (qui peuvent atteindre leur pleine capacité illégale).
Nous voulions rapidement vous transmettre la nouvelle, bien qu’il aurait été difficile de manquer ces développements dans les médias! Les détails viendront plus tard. D’ici là, voici le survol des nos demandes ainsi que notre réaction officielle. Vous trouverez aussi quelques liens vers des reportages médiatiques. Nous aimerions cependant profiter de cette occasion pour souligner le travail en coulisse indispensable et sans relâche de la députée d’Outrement, Rachel Bendayan : rappelez-vous de son nom! 
Certes, il faut poursuivre nos efforts: il faut notamment veiller à améliorer la législation (surtout au niveau de l’amendement promis pour interdire toutes les armes d’assaut), à freiner les achats d’armes de poing en attendant l’interdiction de leur vente, et à faire adopter le projet de loi dans le contexte d’un gouvernement minoritaire.
Mais, aujourd’hui, nous pouvons célébrer cet énorme point tournant!

MERCI à vous tous qui avez répondu à nos appels
à l’action ou qui avez contribué financièrement!
Ensemble, avec beaucoup de patience et de détermination,
nous avons réussi à convaincre le gouvernement libéral 
de se ranger du côté de la majorité des Canadiens
qui souhaitent un meilleur contrôle.

Vous pouvez continuer à nous appuyer en faisant une petite contribution financière via le bouton PayPal qui se trouve sur notre site web . Les prochains mois seront cruciaux et nous aimerions commanditer des sondages pour montrer l’appui des Canadiens pour des mesures et renforcements spécifiques (ça coûte cher…). Compte tenu des événements récents aux États-Unis, ce serait maintenant le moment optimal pour sonder nos concitoyens.

Solidairement,
Heidi, Nathalie, Boufeldja, Serge, Jean-François, Suzanne, Sylvie, Louise et bien d’autres