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Où est la détermination habituelle de Mark Carney ?

Contrôle des armes à feu

Sylvie Haviernick et Serge St-Arneault, qui ont tous deux perdu une sœur dans la tragédie de Polytechnique, expliquent ce que le gouvernement fédéral peut faire pour mettre en place un véritable contrôle des armes à feu semi-automatiques, y compris le SKS, qui a causé la mort récemment à Montréal.

Depuis 1996, l’Australie a interdit catégoriquement l’utilisation d’armes de guerre, telles que des fusils d’assaut, des fusils à pompe et des fusils semi-automatiques, dans le domaine civil. De plus, le gouvernement australien a lancé un programme national obligatoire et financé par une taxe spéciale pour racheter et détruire environ 650 000 armes illégales.

À cela s’est ajoutée, depuis 2021, une amnistie nationale permanente permettant aux citoyens de remettre à la police, sans crainte de poursuites, les armes non enregistrées ou illégales.

Cette mesure a eu des effets positifs : le taux de criminalité liée aux armes à feu est nettement inférieur à celui du Canada. De plus, l’Australie a connu une baisse significative des fusillades de masse et une diminution de 80 % des suicides par arme à feu.

Il est indéniable que la géographie insulaire de l’Australie constitue un atout en matière de contrôle des frontières, en particulier par rapport à celles avec les États-Unis. Cependant, cela ne devrait pas servir d’excuse pour expliquer la réticence persistante du gouvernement fédéral canadien à réglementer strictement les armes à feu de type militaire, y compris les SKS, qui sont toujours légales à ce jour.

Néanmoins, le gouvernement fédéral a élargi l’interdiction de plusieurs armes à feu semi-automatiques, prolongé les périodes de grâce, mis en place un programme d’indemnisation et renforcé la réglementation pour limiter leur circulation et leur utilisation dans un contexte civil. Alors, qu’est-ce qui cloche ?

Fusillade dans Côte-des-Neiges

Après la fusillade du 22 juin dans le quartier de Côte-des-Neiges, l’opinion de Mark Carney sur la décision du gouvernement d’interdire le SKS, une arme semi-automatique, est restée floue. Il admet « qu’il faut faire plus », mais ajoute que « c’est un enjeu complexe ».

La formation « d’un groupe consultatif élargi » correspond à une sorte d’inertie volontaire quasi chronique qui entrave la réalisation législative d’une politique ferme et résolue.

Les consultations interminables nécessaires à ce processus retardent toujours davantage la mise en œuvre de la loi C-21.

Bien que cette loi ait entraîné des avancées, son application reste malheureusement limitée. Pour tirer pleinement parti de son potentiel, il est crucial d’assurer une application rigoureuse de mesures concrètes et une coopération étroite entre les services de police, les tribunaux et les organismes de santé publique.

Que devrions-nous faire ?

Comme il s’agit de sa décision, le gouvernement devrait s’empresser d’organiser des consultations plus rapides. Les consultations menées précédemment par le ministre de la Sécurité publique, Bill Blair, n’ont jamais abouti à un consensus avec les agriculteurs, les organisations de chasse, les communautés autochtones et les clubs de tir sportif. Il est grand temps d’agir résolument dans ce dossier, comme le gouvernement le fait actuellement pour faire face au nouvel ordre politique et économique instauré par nos voisins américains.

À ce propos, à la différence des Australiens, la perméabilité de notre frontière est une réalité inéluctable. Toutefois, notre nation a la capacité de renforcer la sécurité des frontières, l’immigration et la lutte contre la criminalité transnationale, comme l’a démontré la Loi visant une sécurité rigoureuse à la frontière déposée en juin 2025 par le gouvernement libéral.

Cela souligne l’importance cruciale que les forces policières canadiennes doivent appuyer toutes les décisions du gouvernement en matière de collecte ou de saisie d’armes d’assaut illégales.

La mise en place de mesures de sécurité publique relève principalement de la compétence des autorités fédérales. À l’heure actuelle, ce sont les municipalités qui se sont engagées dans cette voie. Toutefois, elles manquent de ressources financières pour atteindre leurs objectifs. Elles ne peuvent pas obliger les détenteurs d’armes à feu à se délester de leurs armes.

Le gouvernement Carney s’engage avec détermination et efficacité dans de multiples domaines, en adoptant une perspective à long terme visant à renforcer le pays. Une grande majorité de Canadiens soutiennent ces initiatives. Nous tenons à souligner que pas moins de 80 % de la population canadienne approuvait en 2018 la demande de PolySeSouvient d’interdire totalement les armes d’assaut de type militaire1.

Contrôle des armes à feu semi-automatiques: ce que le gouvernement fédéral peut faire

LA PAROLE AUX LECTEURS

6 juillet 2026

Depuis 1996, l’Australie a interdit catégoriquement l’utilisation d’armes de guerre, telles que des fusils d’assaut, des fusils à pompe et des fusils semi-automatiques, dans le domaine civil. De plus, le gouvernement australien a lancé un programme national obligatoire et financé par une taxe spéciale pour racheter et détruire environ 650 000 armes illégales.

À cela s’est ajoutée, depuis 2021, une amnistie nationale permanente permettant aux citoyens de remettre à la police, sans crainte de poursuites, les armes non enregistrées ou illégales.

Cette mesure a eu des effets positifs: le taux de criminalité liée aux armes à feu est nettement inférieur à celui du Canada. De plus, l’Australie a connu une baisse significative des fusillades de masse et une diminution de 80 % des suicides par arme à feu.

Il est indéniable que la géographie insulaire de l’Australie constitue un atout en matière de contrôle des frontières, en particulier par rapport à celles avec les États-Unis. Cependant, cela ne devrait pas servir d’excuse pour expliquer la réticence persistante du gouvernement fédéral à réglementer strictement les armes à feu de type militaire, y compris les SKS, qui sont toujours légales à ce jour.

Néanmoins, le gouvernement fédéral a élargi l’interdiction de plusieurs armes à feu semi-automatiques, prolongé les périodes de grâce, mis en place un programme d’indemnisation et renforcé la réglementation pour limiter leur circulation et leur utilisation dans un contexte civil. Alors, qu’est-ce qui cloche ?

Fusillade dans Côte-des-Neiges

Après la fusillade du 22 juin dans le quartier de Côte-des-Neiges, l’opinion de Mark Carney sur la décision du gouvernement d’interdire la SKS, une arme semi-automatique, au Canada est restée floue. Il admet « qu’il faut faire plus », mais ajoute que « c’est un enjeu complexe ».

La formation « d’un groupe consultatif élargi » correspond à une sorte d’inertie volontaire quasi chronique qui entrave la réalisation législative d’une politique ferme et résolue.

Les consultations interminables nécessaires à ce processus retardent toujours davantage la mise en œuvre de la loi C-21.

Bien que cette loi ait entraîné des avancées, son application reste malheureusement limitée. Pour tirer pleinement parti de son potentiel, il est crucial d’assurer une application rigoureuse de mesures concrètes et une coopération étroite entre les services de police, les tribunaux et les organismes de santé publique.

Que devrions-nous faire ?

Comme il s’agit de sa décision, le gouvernement devrait s’empresser d’organiser des consultations plus rapides, qui sont actuellement retardées de manière alarmante. Les consultations menées précédemment par le ministre de la Sécurité publique, Bill Blair, n’ont jamais abouti à un consensus avec les agriculteurs, les organisations de chasse, les communautés autochtones et les clubs de tir sportif.

Il est grand temps d’agir résolument dans ce dossier, comme le gouvernement le fait actuellement pour faire face au nouvel ordre politique et économique instauré par nos voisins américains.

À ce propos, à la différence des Australiens, la perméabilité de notre frontière est une réalité inéluctable. Toutefois, notre nation a la capacité de renforcer la sécurité des frontières, l’immigration et la lutte contre la criminalité transnationale, comme l’a démontré la Loi visant une sécurité rigoureuse à la frontière déposée en juin 2025 par le gouvernement libéral.

Cela souligne l’importance cruciale que les forces policières canadiennes doivent accorder à l’appui sans faille de toutes les décisions du gouvernement en matière de collecte ou de saisie d’armes d’assaut illégales.

La mise en place de mesures de sécurité publique relève principalement de la compétence des autorités fédérales. Cependant, à l’heure actuelle, ce sont les municipalités qui se sont engagées dans cette voie. Toutefois, elles manquent de ressources financières pour atteindre leurs objectifs. Elles ne peuvent pas obliger les détenteurs d’armes à feu à se délester de leurs armes.

Le gouvernement Carney s’engage avec détermination et efficacité dans de multiples domaines, en adoptant une perspective à long terme visant à renforcer le pays. Une grande majorité de Canadiens soutiennent ces initiatives. Nous tenons à souligner que pas moins de 80 % de la population canadienne approuve la demande de PolySeSouvient depuis la tragédie de la Poly en 1989, réclamant l’interdiction totale sur le territoire national des armes d’assaut de type militaire.

Sylvie Haviernick, sœur de Maude Haviernick, victime de la tragédie de Polytechnique du 6 décembre 1989

Serge St-Arneault, frère d’Annie St-Arneault, victime de la tragédie de Polytechnique du 6 décembre 1989

LIENS

Fusillade dans Côte-des-Neiges

Des souvenirs liés à Polytechnique à vif après la fusillade de Montréal

Selon l’article de Marianne Langlois publié dans le Journal de Montréal en ce 23 juin 2026, « La fusillade qui s’est déroulée dans Côte-des-Neiges lundi fait rejaillir de douloureux souvenirs en lien avec Polytechnique à plusieurs personnes qui ont été touchées de près par la tragédie. »

De ma conversation téléphonique avec cette journaliste, celle-ci a retenu ce qui suit :

Cliquer ICI pour ouvrir le document PDF de PolySeSouvient

À la suite de la fusillade survenue lundi dans Côte-des-Neiges, Valérie Beaudoin s’entretient avec Heidi Rathjen, survivante du drame de Polytechnique et coordonnatrice du collectif PolySeSouvient.

Autres liens :

 » (…) son propos (du tueur) est carrément déshumanisant. Les femmes sont pour lui une ressource à gérer, comme le pétrole ou le blé, qu’on peut attribuer à qui on veut en actionnant les manivelles économiques d’une société. Elles n’ont pas leur mot à dire.  » Jeff Yates, journaliste.

Ce gouvernement tiendra-t-il JAMAIS ses promesses ?

La prolongation de l’amnistie pour des milliers d’armes d’assaut prohibées compromet la sécurité publique ainsi que la primauté du droit.

Le recours des groupes pro-armes contre deux décisions antérieures ne devrait pas empêcher le retrait de la circulation des armes à feu prohibées

Montréal, 9 juin, 2026

Voici la déclaration de PolySeSouvient en réponse à l’annonce faite aujourd’hui concernant la quatrième prolongation de la période d’amnistie initiale de 2020 pour les détenteurs d’armes prohibées :

« PolySeSouvient est profondément déçue par la décision du gouvernement fédéral de prolonger la période d’amnistie en lien avec les armes de type assaut prohibées jusqu’à trois mois après que la Cour suprême se sera prononcée sur un recours introduit par des groupes pro-armes.

Cette prolongation signifie que des armes hautement meurtrières et prohibées resteront entre les mains de particuliers pendant encore de nombreux mois. Aucune justification n’a été avancée pour étayer cette décision, autre que donner « l’assurance aux particuliers et aux entreprises qu’ils continueront d’être protégés contre toute responsabilité criminelle pendant que la Cour suprême entend l’appel et rend sa décision ».

Le gouvernement ne semble pas avoir appliqué les critères habituellement utilisés par les tribunaux pour déterminer s’il est justifié ou non de prononcer une injonction – notamment ‘la prépondérance des inconvénients’ et le poids du ‘préjudice irréparable’ potentiel que subirait les propriétaires (qui risquent d’être poursuivis pour la possession illégale d’armes ayant été prohibées dans l’éventualité que la Cour suprême venait à renverser les décisions rendues en 2023 et 2025 par les tribunaux inférieurs confirmant le pouvoir du gouvernement d’interdire certaines armes) versus le ‘préjudice irréparable’ que pourraient subir de possibles victimes futures de fusillades de masse – femmes, enfants, policiers et autres membres du public qui pourraient être abattus par l’une de ces armes.

La protection de la sécurité publique ne devrait jamais être subordonnée aux intérêts d’individus, dont ceux qui refusent de se conformer à la loi. Une loi ne devrait pas être suspendue simplement parce qu’elle fait l’objet d’une contestation. C’est pourquoi les injonctions sont rarement accordées en matière pénale.

Avec cette décision, le gouvernement protège les propriétaires qui refuseraient de remettre leurs armes prohibées contre des accusations criminelles – au détriment de futures victimes potentielles de fusillades de masse au Canada. Le fait de continuer à permettre l’accès à ces armes accroît le risque de ce type de violence extrême.

Pourquoi ne pas laisser la Cour suprême se prononcer sur le bien-fondé d’une injonction ?

Il est particulièrement préoccupant que le ministre de la Sécurité publique, Gary Anandasangaree, ait choisi de devancer toute décision judiciaire — avant même que le lobby des armes n’ait déposé de demande d’injonction, et bien avant toute décision de la Cour suprême. Ou bien le ministre assume que la Cour suprême aurait accordé au lobby pro-armes une mesure extraordinaire que les tribunaux n’accordent que dans des circonstances très limitées – soit lorsque le préjudice causé par l’application de la loi l’emporte sur l’intérêt public – ou bien il prend une décision politique déconnectée de la jurisprudence, vraisemblablement en vue d’apaiser des propriétaires d’armes.

Cette décision porte atteinte non seulement à la sécurité publique, mais aussi à la primauté du droit.

Retarder l’application de lois qui ont déjà été validées à deux reprises par les tribunaux risque d’ébranler la confiance du public dans la primauté du droit.

Alors que les recours judiciaires font partie intégrante du processus judiciaire, le fait de les utiliser comme prétexte pour suspendre des mesures de sécurité publique dûment adoptées revient à laisser les litiges des opposants l’emporter sur l’autorité légitime du gouvernement. Les gouvernements appliquent couramment les lois qui font l’objet de contestations constitutionnelles.

La suspension par anticipation d’une mesure de sécurité publique — lorsque celle-ci est clairement dans l’intérêt public et que les contestataires sont des opposants motivés par leur intérêt individuel — est contraire à la norme RJR-MacDonald établie par la Cour suprême, qui exige que les tribunaux accordent un poids significatif à l’intérêt public dans la mise en balance des inconvénients (et que cet intérêt public soit présumé1). Cette extension s’écarte de cette norme et suggère que les tactiques contentieuses de groupes de pression bien financés peuvent être utilisées pour retarder la mise en œuvre de protections adoptées démocratiquement pour l’intérêt général. Ceci n’est pas une gouvernance prudente. C’est une décision politique déguisée en prudence procédurale.

L’interdiction des armes à feu de type militaire a été instaurée pour réduire le risque et l’ampleur des fusillades de masse. Prolonger l’amnistie revient à maintenir en circulation ces armes à haut risque, en privilégiant les questions procédurales associées à la conformité individuelle au détriment de la sécurité collective et en sapant l’objectif protecteur de la loi.

La primauté du droit exige que les lois soient appliquées de manière cohérente, rapide et équitable. Cette quatrième prolongation de l’amnistie fait exactement le contraire : elle retarde l’application de la loi, crée des incohérences et affaiblit la confiance du public dans la mise en œuvre des mesures de sécurité essentielles.

Pour plus d’information: info@polysesouvient.ca

  1. “Si la nature et l’objet affirmé de la loi sont de promouvoir l’intérêt public, le tribunal des requêtes ne devrait pas se demander si la loi a réellement cet effet. Il faut supposer que tel est le cas.” https://decisions.scc-csc.ca/scc-csc/scc-csc/fr/item/1111/index.do ; “When the nature and declared purpose of legislation is to promote the public interest, a motions court should not be concerned whether the legislation has in fact this effect. It must be assumed to do so.” ; https://decisions.scc-csc.ca/scc-csc/scc-csc/en/item/1111/index.do ↩︎

Lien :

11 juin 2026

La Presse canadienne a publié de nouvelles données de la GRC montrant que, contrairement à la désinformation véhiculée par le lobby des armes à feu, la plupart des armes utilisées pour commettre des crimes proviennent du marché intérieur, ce qui confirme la nécessité de mettre en place des contrôles stricts sur le marché légal, en plus de lutter contre la contrebande.

La grande majorité des armes à feu utilisées pour commettre des crimes et dont l’origine a pu être retracée en 2023 et 2024 provenaient du Canada et n’avaient pas été introduites clandestinement depuis l’étranger, selon des rapports internes de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Dialogue interreligieux, interculturalité et laïcité. Regard contemporain au Québec.

Chaque année, la Fédération pour la paix universelle du Québec confère le titre d’« Ambassadeur de paix » à personnalités exemplaires qui vivent pour les autres et se dévouent à des activités afin de promouvoir des valeurs morales universelles, une vie de famille solide, la coopération interreligieuse, l’harmonie entre les nations, le renouveau de l’Organisation des Nations unies, des médias responsables et l’établissement d’une culture de paix.

En transcendant les frontières raciales, nationales et confessionnelles, les ambassadeurs de la paix contribuent à la réalisation d’un rêve ancien de l’humanité : un monde uni et paisible où les dimensions matérielles et spirituelles de la vie s’harmonisent.

C’est dans cet esprit que la Fédération pour la paix du Québec a décerné à six personnes, dont moi-même, le titre d’Ambassadeur de paix.

Cet événement s’est déroulé le 18 avril 2026 à l’Hôtel Ruby Foo’s situé au 7655 du boulevard Décarie, près du métro Namur. Le thème principal était le regard contemporain sur le dialogue interreligieux, l’interculturalité et la laïcité.

Le principal conférencier était Pierre LeBel, chercheur associé à l’IERTIMM (Institut d’étude et de recherche théologique en interculturalité, migration et mission).

Voici les éléments clés de son discours :

  • L’INTER encourage une relation marquée par la courtoisie et le respect dans les échanges interconfessionnels et interculturels.
  • Il est crucial pour une société laïque de fournir des espaces neutres qui favorisent la rencontre et la coopération au bénéfice de l’ensemble de la communauté.
  • Une société laïque est une société démocratique qui permet à chacun de se valoriser mutuellement.
  • La déférence invite à l’humilité en évitant de devenir ‘LA’ référence. Cette posture imprégnée de respect mutuel contribue à l’édification d’un lien social marqué par la confiance réciproque. Elle s’oppose à la fragmentation et aux rivalités.
  • Il est révélateur de noter que 92 % des Canadiens font confiance à leurs voisins, tandis que ce taux est inférieur à 50 % aux États-Unis.
  • Une sereine intériorité et une profonde spiritualité favorisent une humanité entièrement tournée vers le respect de la vie, les lieux de liberté et une plus grande assurance grâce à une attitude attentive aux autres.
  • Il est crucial de tirer parti du potentiel humain pour un épanouissement collectif. Cela amène l’humanité à se concentrer sur l’abondance de vie en Dieu, sur cette nature divine qui nous habite tous.
  • Dans le paysage politique québécois actuel, la laïcité ne permet pas aux communautés de foi de participer à la restructuration du monde, car elle écarte les valeurs religieuses axées sur l’unité et la réconciliation. La référence est celle de la plénitude de la relation de Jésus avec son Père, dans l’Esprit saint, lui permettant d’être entièrement disponible aux autres.
  • L’accueil des étrangers, des immigrants, des réfugiés, des personnes sans papiers et des travailleurs temporaires se trouve au cœur de la déférence et du respect de chaque individu, sans distinction.
  • La question fondamentale est de savoir si notre société laïque a la capacité collective de bien accueillir et de fournir les ressources nécessaires pour intégrer les différences religieuses et culturelles.

Nomination de nouveaux Ambassadeurs de paix 2026 du Québec

Autres intervenants

Louise Royer et Pierre LeBel

Louise Royer1, directrice de l’Office de la pastorale sociale, Archidiocèse catholique romain de Montréal

Robert Duffy, secrétaire-général – Fédération pour la paix universelle, Canada

Denitsa Tsvetkova2, Ph.D., co-directrice du Centre canadien d’œcuménisme

Père Tiburtius Fernandez, curé des paroisses Saint Augustine of Canterbury, NDG et St. Edward the Confessor, Pointe-Claire

Père Serge St-Arneault

Son engagement missionnaire commence en 1980 – 1981 alors que Serge fait son noviciat chez la Société des missionnaires d’Afrique à Fribourg, Suisse, après une année d’étude en missiologie à l’université St-Paul à Ottawa.

De 1981 à 1983, il est en stage apostolique au zaïre où il étudie le kiswahili.

De 1985 à 1987, il étudie en missiologie (anthropologie) au Missionary Institute of London, England.

Il est ordonné prêtre le 28 juin 1987 à La Tuque, Canada, et s’engage comme missionnaire au Zaïre jusqu’en 1996. Là, au cœur d’un pays en plein conflit, parce qu’avec ses confrères ils n’avaient pris position pour aucune des factions en conflits, ils ont pu faciliter les pourparlers de paix.

Puis en 2001 il est nominé missionnaire au Malawi où il étudie le chichewa et s’engage au Centre d’études sur les questions de justices sociales et collabore au centre culturel et artistique Kungoni situé à Mua.

En 2011, il reçoit une nouvelle nomination en Zambie pour la coordination des communications en Afrique australe.

En 2017 il est nommé directeur du Centre Afrika de Montréal.

Récemment, il a joint une nouvelle équipe pastorale missionnaire dans le quartier St-Roch de Québec.

Depuis le 6 décembre 1989, père St-Arneault est engagé avec Polysesouvient, sa sœur Annie étant l’une des 14 victimes de cette tragédie. Depuis plus de 36 ans, Polysesouvient tente d’interdire la possession et la vente d’armes semi-automatiques de type militaire. Il considère son engagement pour la protection des femmes, trop souvent victimes de féminicide, et aussi des enfants, comme un prolongement de sa vocation consacrée au Royaume de Dieu.

Bref témoignage

Mon engagement pour la paix a été particulièrement significatif lorsque j’étais au Zaïre. Le génocide au Rwanda a eu des répercutions jusque-là où je visais, soit dans un vaste territoire au sud de la ville de Bunia dans le nord-est du pays, près de la frontière avec l’Ouganda. Gety, ce territoire, est peuplé de différentes tribus dont les plus importantes sont celles des Hémas et des Ndruna. Au même moment, le pays traversait des moments de troubles sociaux accompagnés d’émeutes dans les principales villes du pays, une économie dévastée par une inflation de 8000 %. Les rivalités historiques ont refait surface.

L’insécurité était omniprésente au point où tous les expatriés ont fui le pays, à la demande de leur pays respectif, dont le Canada. Le plus grand danger venait des paracommandos qui incendiaient les villages pour, soi-disant, rétablir la paix. J’ai été personnellement menacé à une reprise.

Pourtant, nous sommes restés. Avec mes confrères, nous avons mis en place des convois pour amener les populations menacées en des lieux plus sécuritaires. Parallèlement, nous avons essayé de rétablir les faits pour contredire des rumeurs de massacres, quoiqu’il y en ait eu à quelques reprises.

Finalement, nous avons facilité les pourparlers de paix entre les tribus en conflit sous un manguier situé dans un ‘no man’s land’. Nous pouvions le faire car n’avions pris position pour aucune des fractions en conflits. Néanmoins, pendant plusieurs mois, nous ne savions pas si nous allions survivre ou non.

PolySeSouvient

Je suis engagé avec PolySeSouvient depuis le 6 décembre 1989. Ma sœur Annie est l’une des 14 victimes de cette tragédie qui a profondément marqué les Canadiens. Le souvenir de cet événement est toujours présent. Depuis plus de 36 ans, PolySeSouvent tente d’interdire la possession et la vente d’armes semi-automatiques de type militaire. Ces armes de guerre n’ont pas leur place entre les mains de simples citoyens. Ces mêmes armes sont souvent utilisées dans les tueries de masse.

Mon principal rôle est de témoigner au nom des familles éprouvées. J’ai accordé de nombreuses entrevues et rédigé des articles pour la presse francophone et anglophone. Je considère mon engagement pour la protection des femmes, trop souvent victimes de féminicide, et aussi des enfants, comme un prolongement de ma vocation consacrée au Royaume de Dieu.

Father Serge St-Arneault

His missionary work began in 1980–1981, when Serge completed his novitiate with the Society of Missionaries of Africa in Fribourg, Switzerland, following a year of study in missiology at St. Paul University in Ottawa.

From 1981 to 1983, he was on an apostolic internship in Zaire, where he studied Kiswahili.

From 1985 to 1987, he studied missiology (anthropology) at the Missionary Institute of London, England.

He was ordained a priest on June 28, 1987, in La Tuque, Canada, and served as a missionary in Zaire until 1996. There, in the midst of a country in the throes of conflict, because he and his fellow priests had not taken sides with any of the warring factions, they were able to facilitate peace talks.

Then, in 2001, he was assigned as a missionary to Malawi, where he studied Chichewa and worked at the Center for Studies on Social Justice Issues, while also collaborating with the Kungoni Cultural and Arts Center in Mua.

In 2011, he received a new assignment in Zambia to coordinate communications in Southern Africa.

In 2017, he was appointed director of the Centre Afrika in Montreal.

Recently, he joined a new missionary pastoral team in the St-Roch neighborhood of Quebec City.

Since December 6, 1989, Father St-Arneault has been involved with Polysesouvient, as his sister Annie was one of the 14 victims of that tragedy. For more than 36 years, Polysesouvient has been working to ban the possession and sale of military-style semi-automatic weapons. He views his commitment to protecting women—who are all too often victims of femicide—and children as an extension of his vocation dedicated to the Kingdom of God.

A Brief Account

My commitment to peace was particularly significant during my time in Zaire. The genocide in Rwanda had repercussions even in the area where I was stationed—a vast territory south of the city of Bunia in the northeast of the country, near the border with Uganda. Gety, this territory, is populated by various tribes, the largest of which are the Hema and the Ndruna. At the same time, the country was experiencing social unrest accompanied by riots in the country’s major cities, with an economy devastated by 8,000% inflation. Historical rivalries resurfaced. Insecurity was so pervasive that all expatriates fled the country at the request of their respective governments, including Canada. The greatest danger came from paracommandos who set villages on fire, supposedly to restore peace. I was personally threatened on one occasion.

Yet we stayed. Together with my colleagues, we organized convoys to bring threatened populations to safer locations. At the same time, we tried to set the record straight to counter rumors of massacres, although there had indeed been a few on occasion.

In the end, we facilitated peace talks between the warring tribes under a mango tree located in a “no man’s land.” We were able to do this because we had not taken sides with any of the warring factions.

Nevertheless, for several months, we didn’t know whether we would survive or not.

PolySeSouvient

I have been involved with PolySeSouvient since December 6, 1989. My sister Annie is one of the 14 victims of this tragedy that deeply affected Canadians. The memory of this event is still very much alive.

For over 36 years, PolySeSouvient has been working to ban the possession and sale of military-style semi-automatic weapons. These weapons of war have no place in the hands of ordinary citizens. These same weapons are often used in mass shootings.

My primary role is to speak out on behalf of the bereaved families. I have given numerous interviews and written articles for both French- and English-language media. I view my commitment to protecting women—who are all too often victims of femicide—and children as an extension of my vocation dedicated to the Kingdom of God.

  1. Louise Royer est directrice de l’Office de la pastorale sociale de l’archidiocèse catholique romain de Montréal depuis juillet 2018. Elle a été l’agente de pastorale sociale de Côte-des-Neiges de 2002 à 2007; adjointe au secrétaire général de l’Assemblée des évêques catholiques du Québec de 2008 à 2013; et secrétaire générale de l’Institut séculier Les Oblates missionnaires de Marie Immaculée de 2013 à 2018.
    Bachelière en administration (UQTR, 1981), elle a complété un certificat en pastorale, option missionnaire, à la Faculté de théologie de l’Université Laval en 1995 et un diplôme d’études supérieures en développement économique communautaire à l’Université Concordia en 2006. ↩︎
  2. Dr. Denitsa Tsvetkova est co-directrice du Centre canadien d’œcuménisme. Elle est fondatrice et coordinatrice du Forum interreligieux pour la paix. En 2019, elle a terminé son doctorat en théologie pratique à l’Université de Montréal. Sa thèse s’intitulée « Les communautés des immigrants orthodoxes d’origine d’Europe de l’Est à Montréal à la rencontre de la diversité culturelle » fait étude empirico-herméneutique des communautés bulgare, moldave et roumaine et pose les questions de l’isolement communautaire et du rôle des communautés de foi dans le processus d’intégration des nouveaux-arrivants. Elle fait une étude croisée de la théologie trinitaire et de l’interculturalité.
    Denitsa a aussi obtenu une maîtrise en théologie et une maîtrise en sciences européennes et sciences sociales. Son mémoire de maîtrise est intitulé « L’identité orthodoxe (chrétienne) et l’identité européenne culturelle ».
    Elle travaille au Centre canadien d’œcuménisme depuis 2013, où, entre autres, elle est éditrice de la revue Œcuménisme. Elle est membre de plusieurs groupes de dialogue. Elle donne des conférences et avec les membres du Forum interreligieux pour la paix organise le Festival interreligieux. ↩︎

Un leadership plus fort est nécessaire pour éviter un échec coûteux du programme de rachat

« La mise en œuvre inefficace de ce programme gouvernemental de 742 millions de dollars va à l’encontre de la promesse électorale du Premier ministre Mark Carney de ‘relancer rapidement’ et ‘compléter’ le rachat des armes de type militaire et expose les communautés à un risque accru de fusillades de masse. »

MONTRÉAL, le 26 mars 2026 – À l’approche de la fin de la période d’enregistrement du programme de rachat, PolySeSouvient émet la déclaration suivante :

« La faible participation au programme de rachat destiné à retirer de la circulation les armes d’assaut prohibées détenues par des particuliers, tel qu’a signalé lundi dernier le ministre fédéral de la Sécurité publique, Gary Anandasangaree, témoigne d’un manque de leadership politique et d’une réaction timide face à la désinformation généralisée diffusée par le lobby des armes ainsi qu’aux manigances juridiques et politiques de certaines provinces.

Le gouvernement fédéral a estimé qu’environ 150 000 armes à feu existantes sont concernées par l’interdiction et a alloué près de 250 millions de dollars pour indemniser leurs propriétaires. Cependant, moins d’une semaine avant la date limite (le 31 mars), seules 51 000 armes à feu ont été enregistrées en lien avec une demande d’indemnisation.

Communication inefficace pour contrer la désinformation et les manœuvres provinciales

Si le lobby des armes à feu se félicite du nombre important de propriétaires d’armes qui, jusqu’à présent, se sont abstenus d’enregistrer leurs armes prohibées, y voyant une sorte de victoire, il n’en reste pas moins que le refus de participer au programme de rachat n’exempte personne de la loi. Cela signifie simplement que les propriétaires qui ne participent pas ne recevront aucune compensation financière pour les armes dont la détention sera illégale après le 30 octobre 2026 – quel que soit le taux de participation au programme de rachat.

L’Alberta, le Manitoba et la Saskatchewan ont fait part de leur « refus » de contribuer à la mise en œuvre du programme de rachat, la Saskatchewan allant jusqu’à proposer de délivrer des ‘certificats d’exemption’ aux propriétaires d’armes interdites afin qu’ils puissent les conserver et entreposer ‘au nom de la province’. De telles manœuvres ont sans doute induit en erreur de nombreux propriétaires d’armes, notamment en leur faisant croire qu’ils seront exemptés de la loi – ce qui contribue à une faible participation.

En effet, le ministre Anandasangaree n’a pas fourni aux propriétaires d’armes une perspective réaliste de la faisabilité ou de la constitutionnalité de telles manœuvres politiques et juridiques. Il devrait, à tout le moins et sans délai, s’engager à ce qu’Ottawa conteste toute mesure législative qui porterait atteinte au pouvoir fédéral d’interdire la détention privée de certaines armes à feu.

À ces résultats décevants du programme de rachat s’ajoute le refus du gouvernement à mettre fin à la vente du SKS

Cette arme est actuellement classée comme arme sans restriction, et sa vente et sa détention demeurent légales au Canada, même si sa létalité est sur le radar du gouvernement depuis des années. Le SKS figurait sur la liste des armes que le gouvernement Trudeau cherchait à interdire par le biais du projet de loi C-21 en 2023 (sans y parvenir). Il y a plus d’un an, le ‘Comité consultatif d’experts sur les armes à feu’ a signalé au gouvernement que le SKS peut ‘servir à causer des dommages considérables à la population et aux forces de l’ordre’. En effet, c’est le modèle le plus souvent utilisé dans les fusillades de masse et les meurtres de policiers au Canada. L’auteure de la tragédie à Tumbler Ridge avait accès à un SKS et a exprimé un attachement particulier pour cette arme (nous ne savons toujours pas si elle a été utilisée lors de la fusillade, car la GRC continue de refuser de divulguer cette information).

Afin de garantir que le programme atteigne ses objectifs en matière de sécurité publique, PolySeSouvient et d’autres associations militant pour le contrôle des armes à feu ont préconisé des mesures de compromis, tel que l’arrêt immédiat des ventes de nouveaux fusils SKS, tout en exemptant les modèles actuellement utilisés par les chasseurs autochtones.

Si l’on ne met pas un terme aux nouvelles ventes de SKS, les propriétaires qui remettent leurs armes à feu prohibées pourraient utiliser l’argent du rachat pour acheter de nouvelles armes d’assaut SKS. Il s’agit là d’une politique publique irrationnelle et contre-productive qui mènera inévitablement à l’échec de l’interdiction des armes d’assaut. De plus, les fabricants d’armes d’assaut SKS bénéficieront vraisemblablement d’une forte augmentation de leurs ventes – gracieuseté des contribuables – ce qui renforcera davantage le lobby des armes. En d’autres mots : une gestion déplorable de fonds publics qui va à l’encontre des objectifs de sécurité publique du gouvernement.

Depuis plus de 35 ans, les Canadiens se sont prononcés en faveur d’une interdiction totale des armes d’assaut, soit depuis le massacre à l’École Polytechnique en 1989 jusqu’à la fusillade de Tumbler Ridge cette année. Alors que nous pleurons ces victimes, les survivants de fusillades de masse, aux côtés des associations de femmes, des médecins d’urgence et des associations étudiantes, se battent depuis des décennies pour faire interdire les armes conçues pour tuer des humains en grand nombre.

La plupart des Canadiens rejettent catégoriquement la culture des armes à feu à l’américaine, qui entraîne plus de fusillades de masse qu’il n’y a de jours dans une année. À ce jour, cependant, la mise en œuvre inefficace de ce programme de 742 millions de dollars va à l’encontre de la promesse électorale du Premier ministre Mark Carney de ‘relancer rapidement’ et ‘compléter’ le rachat des armes de type militaire, et expose les communautés à un risque accru de telles tragédies. Si les ventes de SKS ne cessent pas d’ici le déblocage des fonds destinés à compenser les propriétaires d’armes d’assaut, le Premier ministre risque d’échouer dans sa mission déclarée d’assurer la sécurité de la population canadienne.

Communiqué :

https://polysesouvient.ca/Documents_2026/PRSS_26_05_21_100days_TumblerRidge.pdf

Media :

Op-Ed Polysesouvient et Danforth, Hamilton Spectator and others

https://www.thespec.com/opinion/contributors/rcmp-has-duty-to-disclose-tumbler-ridge-shooting-details/article_786187fc-d996-5fbf-8272-13420033edc1.html

https://www.therecord.com/opinion/contributors/rcmp-has-duty-to-disclose-tumbler-ridge-shooting-details/article_f4e3d846-4f89-5007-a6e9-5ebb991cd674.html

https://www.niagarafallsreview.ca/opinion/contributors/rcmp-has-duty-to-disclose-tumbler-ridge-shooting-details/article_7bdb7561-a184-534c-840e-7e3a43a8355c.html

Oped – La Presse:

https://www.lapresse.ca/dialogue/opinions/2026-05-21/tuerie-de-masse/la-grc-doit-reveler-quelles-armes-ont-ete-utilisees-a-tumbler-ridge.php

Canadian Press:

https://www.ctvnews.ca/vancouver/article/rcmp-has-duty-to-reveal-guns-used-in-tumbler-ridge-shooting-advocacy-groups-say

Presse canadienne:

https://lactualite.com/actualites/des-groupes-demandent-plus-dinformations-sur-les-armes-utilisees-a-tumbler-ridge

CBC News:

https://www.cbc.ca/news/canada/british-columbia/tumbler-ridge-mass-shooting-rcmp-guns-9.7207560

Radio-Canada:

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2255809/armes-tumbler-ridge-divulgatition-grc

Public Safety Requires Transparency from RCMP re Guns Used in Tumbler Ridge Mass Shooting

March 10, 2026.

Commissioner Mike Duheme Royal Canadian Mounted Police

Dear Commissioner Duheme,

Today marks one month since the tragic mass shooting at the school in Tumbler Ridge which took the lives of eight innocent people, including six children. As leading advocates for gun violence prevention in Canada, we are alarmed and disappointed that the RCMP has not yet disclosed basic information about the models and legal status of the firearms used, given the potential for this information to strengthen public safety and prevent more mass shootings in Canada.

As gun control historian R. Blake Brown wrote in this recent opinion piece, published in The Globe and Mail on March 9, 2026, “keeping this information from the public prevents important debates about Canada’s gun control regime”.

The RCMP’s reputation and public trust were significantly damaged by the force’s handling of the 2020 Nova Scotia mass shooting. Among the failures by the force cited in the Mass Casualty Commission final March 2023 report was an institutional mindset that “undervalues community relationships” as well as “senior leadership’s initial refusal to admit mistakes”.

We urge you and all members of the RCMP to demonstrate that the lessons learned from Nova Scotia are being applied to the Tumbler Ridge investigation, that is, by being transparent with the public about the guns used in this school shooting – information Canadians expect and deserve.

Respectfully, we ask you to confirm:

  1. When will the RCMP release information about the models of guns used in the Tumbler Ridge mass shooting? The RCMP has this information and there is no discernible reason to not immediately disclose it.
  2. When will the RCMP release what they know about the legal status and source of the guns used in the Tumbler Ridge mass shooting? Unlike the model of the guns used, precise information regarding the trajectory of non-restricted firearms is likely not readily available, given the 2012 dismantling of the long gun registry and the obstacles associated with access to commercial sales records that accompanied their reintroduction in 2019 under (former) Bill C-71. This being said, the validity of someone’s PAL (Possession and Acquisition Licence) is a worthy indicator of the legality of nonrestricted firearms under the licensee’s control.
  3. If this information is not disclosed by the end of this month, what is the public safety rationale for further delaying the release of this essential information?

Details related to the reasons that firearms were removed from the home and the justifications to return them are also of great interest to the victims’ families and the public.

Releasing verified information now – at the very least regarding the firearms used – will strengthen citizens’ trust and confidence in the RCMP. Also, it may well help prevent more mass shootings and gun violence in communities across Canada.

Respectfully,

Heidi Rathjen, PolySeSouvient

with Brian Sweeney, Angies Angels

Dr Najma Ahmed, Canadian Doctors for Protection Against Guns

Ken Price, Danforth Families for Safe Communities

Boufeldja Benabdallah, Quebec Mosque

Mes hommages aux journalistes

Dans un moment d’insomnie la nuit dernière, je me suis remémoré des entrevues que j’ai accordées à des journalistes.  Ce fut encore le cas samedi dernier, 6 décembre 2025, lors de la 36e commémoration de la tragédie de Polytechnique de 1989. Je suis très reconnaissant pour le professionnalisme de tous les journalistes que j’ai eus la chance de rencontrer, comme ce fut le cas avec Geneviève Garon samedi matin à 7 h 30 lors de l’émission D’abord l’info week-end sur RDI.

Photo au studio de RDI : Marilaure Lambert

Honnêtement, je me disais intérieurement que peu de gens regardent une émission de nouvelles si tôt un samedi matin. Tel fut ma surprise de recevoir des messages de téléspectateurs, comme ma cousine Myriam, de Jocelyne, une amie, et d’une inconnue du nom de Diane : « Bonsoir M. St-Arneault. Je prends le temps de vous écrire pour vous dire comment j’ai apprécié votre entrevue ce matin à RDI (…), vous avez donné une entrevue pleine d’espérance. (…) Ce sont avec de merveilleux porte-paroles comme vous qui font avancer les causes qui sont si importantes pour notre société. »

Je suis vraiment reconnaissant envers Geneviève Garon qui a animé notre échange avec beaucoup d’humanisme. Elle a centré ses questions sur ma sœur Annie en me permettant également de souligner notre demande, celle de PolySeSouvient que je représentais, auprès du gouvernement fédéral. Nous demandons des actions concrètes pour mettre en place les mécanismes requis prévus dans leurs propres lois déjà adoptées dans le cadre du retrait complet des armes semi-automatiques de type militaire en libre circulation au Canada.

De fait, je remercie l’ensemble des journalistes que j’ai croisés ces dernières années, francophones et anglophones, qui ont relayé notre message depuis trente-six ans. Je réitère ma reconnaissance envers ces femmes et ces hommes soucieux de diffuser de ‘vraies’ nouvelles basées sur des sources fiables et vérifiables.

J’en énumère ici quelques-uns.

Royal St-Arnaud (Radio Ville-Marie), Réjean Harvey  (radio de CFLM de La Tuque), Michel Scarpino (L’Écho – Haute-Mauricie), Alison Northcott (CBC News), Andy Riga (Gazette), Ben Mussett (Toronto Star), Ben O’Hara Byrne (Global News), Marie Vastel (Le Devoir), Brian Myles (Le Devoir), Francois Gloutnay (Présence Information religieuse et AMéCO), Gilles Petel (Journaliste à la retraite de Radio-Canada), Jean-François Bélanger (Radio-Canada), Kate Malloy (The Hill Times), Kenneth Armstrong (Multimedia Journalist), Levi Garber (Associate Producer – CBC Radio), Rugby Irene Pratka (Journaliste indépendante – Membre AJIQ), Sidhartha Banerjee (La Presse Canadienne), Yves Casgrain (Journaliste indépendant – Spécialisé dans le fait religieux), Audrey Tremblay (Le Nouvelliste), Marc Rochette (Le Nouvelliste), Martin Francoeur (Le Nouvelliste), Brigitte Trahan, (Le Nouvelliste), Sébastien Lacroix (Le Nouvelliste), Zacharie Goudreault, (Le Devoir), Mario Bard (Radio VM), Jean-Philippe Trottier (Radio VM),

MÉDIAS : Windsor Star, Ottawa Citizen, City News Everywhere, Ville de Montréal – Cabinet de la mairesse et du comité exécutif, The Gazette, Toronto Star, Huffpost, La Presse, Le Devoir, Le Nouvelliste, Présence Information religieuse, The Hill Times

BONUS DE DERNIÈRE MINUTE

Merci à Judith Plascencia-Limon, Journaliste à la recherche à Radio-Canada Acadie pour cette entrevue qui a été diffusée samedi matin le 6 décembre 2025.

Porter le ruban blanc serait « hypocrite » de la part de Carney, dit PolySeSouvient

Témoin de la tuerie survenue à Polytechnique, Heidi Rathjen estime que le gouvernement Carney se traîne les pieds en matière de contrôle des armes à feu. (Photo d’archives). Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Valérie Gamache, Info Radio-Canada, 15 novembre 2025

« Environ 2500 marques et modèles sont interdits au Canada, mais le gouvernement Carney, tout comme son prédécesseur, refuse d’inclure dans son programme de rachat la carabine semi-automatique SKS. (…)

Le projet pilote est terminé et au cabinet du ministre de la Sécurité publique, on espère déployer le programme de rachat des armes prohibées à l’échelle du pays d’ici Noël. Mais avant de l’étendre, on n’écarte pas la possibilité d’y apporter certains ajustements. Ce serait une occasion à saisir, selon les militants pour le contrôle des armes à feu. On a perdu beaucoup de batailles, mais on est toujours combatifs et notre objectif, c’est de gagner la guerre contre la guerre, parce que ‘ce sont des armes de guerre, rappelle Serge St-Arneault. »

« Le premier ministre du Canada, Mark Carney, et les membres de son caucus pourraient bien ne pas être les bienvenus aux cérémonies de commémoration de la tuerie survenue à Polytechnique, le 6 décembre prochain, s’ils ne tiennent pas leurs promesses en matière de contrôle des armes à feu d’ici là. » Heidi Rathjen

LIENS :

L’Actualité :

PolySeSouvient réclame qu’Ottawa interdise complètement les armes d’assaut

Toronto Star:

Gun control group warns of Liberal ‘inaction’ ahead of Polytechnique anniversary

The letter to Carney says “it would be disingenuous and even hypocritical for you and your Liberal caucus MPs to wear white ribbons or to participate in memorial events across Canada commemorating the victims of the femicides at Polytechnique,” given the remaining work to be done.

This report by The Canadian Press was first published Nov. 15, 2025.

Les militants pro contrôle des armes sonnent l’alarme qu’à défaut de la part du gouvernement Carney d’interdire la vente d’armes d’assaut SKS, le programme fédéral de rachat se soldera par un gaspillage d’argent des contribuables

Des versions modernes de ce puissant fusil d’assaut utilisé lors d’attaques mortelles contre des policiers et de fusillades de masse inonderont le marché pour remplacer les modèles interdits. Il y aura là une aubaine pour les fabricants d’armes à feu, financée par les contribuables.

MONTRÉAL, le 23 septembre 2025 – PolySeSouvient sonne l’alarme à savoir qu’en l’absence d’un plan concret et imminent pour interdire la vente et la prolifération des armes SKS de conception soviétique, une arme à feu conçue pour un usage militaire, le programme de rachat du gouvernement fédéral pour les armes d’assaut risque d’être un gaspillage de l’argent des contribuables.

Pour garantir une véritable interdiction des armes d’assaut au Canada, le groupe de défense des droits composé de survivants, de témoins et de familles de victimes de fusillades de masse demande au gouvernement fédéral d’adopter les mesures suivantes :
– Interdire immédiatement les nouvelles ventes des SKS
– Retirer de la circulation les versions modernes des SKS qui ont les mêmes caractéristiques de puissance de tir que les armes d’assaut interdites (par exemple, le SK-X est considéré par les experts et amateurs d’armes comme un « quasi-AR-15 »).
– Mettre en œuvre un rachat volontaire des modèles plus anciens et assujettir les modèles qui demeurent en circulation à des clauses « grand-père » (c’est-à-dire rendre leur enregistrement obligatoire et interdire leur transfert).
– Accorder une exemption aux chasseurs autochtones qui utilisent l’arme à feu SKS principalement pour leur subsistance.

Cet avertissement et la demande d’urgentes actions ont lieu alors que le gouvernement fédéral s’apprête à lancer la deuxième phase du programme de rachat conçu pour récupérer les armes d’assaut interdites en mains privées et offrir une compensation financière en échange de celles-ci. Comme le démontrent les résultats de récents sondages, la criminalité et la sécurité publique sont en forte croissance à titre de préoccupation prioritaire chez les Canadiens.

Voir cet aperçu des types et des risques associés au SKS : https://polysesouvient.ca/Documents_2025/DOCU_25_02_03_SKS_Incidents_Versions.pdf

Citations :

« Tant que le SKS n’aura pas été banni, il n’y aura pas d’interdiction d’armes d’assaut au Canada. Les nouveaux modèles de SKS envahiront le marché pour remplacer les modèles interdits. Rien ne changera à long terme, si ce n’est un gaspillage de centaines de millions de dollars des contribuables. Une grande partie des fonds provenant du rachat sera réinjectée dans l’industrie des armes, enrichissant ainsi les fabricants et renforçant le lobby des armes.

« Le SKS est l’arme la plus utilisée lors des récentes fusillades de masse et de meurtres de policiers au Canada. L’absence d’interdiction du SKS et de son retrait du marché par le gouvernement Carney concomitant au déploiement du programme de rachat constituerait un échec sur le plan de la sécurité publique.

« Le maintien de la vente de SKS au Canada mine la mission prioritaire du premier ministre, soit celle d’assurer la sécurité des Canadiens. Dès le lancement du programme, les propriétaires d’armes à feu pourront simplement prendre l’argent reçu en échange d’une arme prohibée et l’utiliser pour acheter un SKS ayant les mêmes caractéristiques de puissance de feu que celle rendue. »

« Le SKS n’est pas seulement un modèle, c’est une plateforme en vertu de laquelle d’autres versions sont construites. Il en existe déjà plusieurs versions différentes, y compris certaines qui sont très proches des armes d’assaut interdites. On trouve actuellement un convertisseur en vente pour transformer un SKS en AR-15 : ‘Votre SKS comprend maintenant une monture, une poignée, un viseur et même le chargeur 7.62×39 de l’AR-15. Le résultat est un quasi-AR15 semi-automatique qui demeure légalement un SKS’ [notre traduction] ».

« Si le SKS n’est pas interdit, il sera à l’origine d’une gamme de nouvelles versions d’armes d’assaut. Les fabricants et le marché canadien s’adapteront à cette importante faille pour offrir toutes sortes de nouveaux modèles de fusils d’assaut aux amateurs d’armes à feu. Nous nous retrouverons dans la même situation qu’au lendemain des ‘interdictions’ de 1995. En fin de compte, de nouveaux modèles remplaceront ceux ayant été interdits et nous nous retrouverons à la case départ. »

PolySeSouvient.

Heidi Rathjen, coordinatrice, PolySeSouvient / info@polysesouvient.ca

LIENS

Le programme de rachat d’armes à feu pour les particuliers lancé cet automne

Léa Carrier, La Presse, 10 octobre 2025

Les crimes commis à l’aide d’une arme à feu expliquent à eux seuls l’immense écart entre les taux d’homicide aux États-Unis et ceux au Canada, constate Statistique Canada. L’étude montre également que le Québec figure parmi les régions les plus sûres en Amérique du Nord.

Ottawa ne prévoit pas d’interdire les carabines semi-automatiques SKS

Sandrine Vieira, Le Devoir, 9 octobre 2025

Le gouvernement fédéral ne prévoit pas d’interdire les carabines semi-automatiques SKS, a affirmé jeudi le ministre de la Sécurité publique, Gary Anandasangaree. Ses propos diffèrent nettement de ceux de sa collègue, la députée libérale et survivante du féminicide de Polytechnique Nathalie Provost, qui estimait, il y a deux semaines, que leur interdiction figurait parmi les mesures « qu’il reste à faire ».