Archive for septembre, 2015


P1120931b2Inauguration de la bibliothèque Annie St-Arneault en vidéo

Divers intervenants parlent de l’inauguration de la bibliothèque Annie St-Arneault

BAC Biblio Anniehttp://latuque.monkiosquevirtuel.com/doc/lecho-de-la-tuque-au-quotidien/wltregu20150920/2015092001/#0

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BAC Biblio Annie 2b

CFLM.CA-radio-La-TuqueDe passage à La Tuque en fin de semaine lors de l’événement où l’on dévoilait que la bibliothèque municipale devenait la bibliothèque Annie St-Arneault, son frère, Serge, a profité du moment pour lancer un message d’espoir auprès de tous ceux et celles qui fréquenteront l’édifice, en particulier les étudiants.

Il souhaite que ces derniers prendront connaissance des événements tragiques de décembre 1989 à l’école Polytechnique de Montréal et qu’ils seront ainsi sensibilisés au fait que la violence faite notamment aux femmes est inacceptable.

http://www.fm971.ca/bibliotheque-annie-saint-arneault-un-message-despoir-pour-les-jeunes/

Émission radiophonique complète sur les ondes de CFLM (6 minutes)

Ville de La Tuque Logo2C’est en présence de plusieurs membres de la famille, dont ses parents, ses deux frères et sa sœur, d’amis et de nombreux citoyens réunis pour l’occasion, que les dirigeants de Ville de La Tuque ont procédé aujourd’hui à une cérémonie spéciale pour rebaptiser l’édifice de la bibliothèque à la mémoire d’Annie St-Arneault. Cette Latuquoise qui aimait l’art, la poésie, ainsi que tout ce qui entoure le savoir et la connaissance, est l’une des 14 victimes de la tragédie du 6 décembre 1989 à l’École Polytechnique de Montréal. Par ce geste, le conseil municipal de La Tuque désire lui rendre hommage et s’assurer que son histoire traversera le temps.

« Nous avons travaillé ce projet en étroite collaboration avec la famille, parce que c’était important pour nous de poser un geste significatif qui aurait leur approbation. Il y avait plusieurs options possibles pour lui rendre hommage, mais il nous est vite apparu que la bibliothèque était le lieu le plus approprié pour le faire, étant donné qu’elle aimait la poésie et qu’elle avait une grande soif d’apprendre. Le conseil municipal est très fier, car nous vivons aujourd’hui un beau moment dans l’histoire latuquoise, même si ce geste est relié à une tragédie. Comme sa poésie, son nom sur cet édifice de La Tuque pourra traverser le temps, afin de perpétuer sa mémoire et rappeler à tous que la violence envers les femmes n’a pas lieu d’être dans le monde. Nous remercions les membres de sa famille qui ont généreusement accepté que cet hommage lui soit rendu », a souligné le maire de La Tuque, M. Normand Beaudoin dans le cadre de cette cérémonie.

Le nouvel affichage de l’édifice a été dévoilé à l’extérieur de la bibliothèque. Sur l’affiche, le mot municipale a laissé sa place àAnnie-St-Arneault. Il y a aussi maintenant un espace à l’intérieur de la bibliothèque dédié à la mémoire de cette étudiante en génie mécanique décédée à 23 ans en assistant à son dernier cours avant l’obtention de son diplôme. En 2011, son frère, le Père Serge St-Arneault missionnaire en Afrique, a publié un recueil de poèmes qu’elle avait rédigé à l’âge de 11 ans et à l’âge de 23 ans. Ce recueil fait partie des objets exposés à sa mémoire à la Bibliothèque Annie-St-Arneault de La Tuque. Le logo, ainsi que le signet de la bibliothèque ont aussi été modifiés. Les gens présents à la cérémonie ont reçu le nouveau signet en guise de souvenir de cette journée très spéciale.

Pour voir la version originale et imprimable de ce communiqué, cliquez ici.

Source : Hélène Langlais, directrice des communications, Ville de La Tuque.

La bibliothèque Annie-St-Arneault est inaugurée

article_large Michel Scarpino 02Michel Scarpino, Publié le 19 septembre 2015

HOMMAGE. Il y avait beaucoup d’émotion dans l’air, lors de l’inauguration de la bibliothèque municipale qui portera désormais le nom d’Annie-St-Arneault.

Parents, amis, plus d’une centaine de personnes ont été témoins du dévoilement de la nouvelle enseigne, qui témoigne que La Tuque se souviendra de cette Latuquoise décédée à 23 ans, lors de la tuerie de la polytechnique, en décembre 1989.

Ville de La Tuque souhaitait vraiment associer le nom d’Annie St-Arneault à un établissement de culture.

Le père Serge St-Arneault, missionnaire en Afrique, a ainsi résumé la pensée de sa mère Laurette en 2009. «Elle était belle, vaillante, déterminée, avec une soif d’apprendre en semant autour d’elle la joie et l’amour. Étudiante en sciences, elle mettait beaucoup d’efforts pour comprendre les formules mathématiques au lieu de simplement les apprendre par cœur. La bibliothèque municipale, rebaptisée à son nom, est donc un choix judicieux, puisqu’elle est un lieu de savoir, comme le soulignait M. Luc Martel». Dès l’adolescence, Annie St-Arneault a écrit de la poésie. Un recueil de ses poèmes a d’ailleurs été publié en 2011.

La sœur d’Annie St-Arneault, Lucie, trouve «doublement touchant», le fait que ce soit le premier bâtiment municipal à porter le nom d’une personne. «Ça place un baume sur la tragédie de la perte de ma sœur et c’est très apprécié de la part de Ville de La Tuque», a-t-elle indiqué.

« Nous avons travaillé ce projet en étroite collaboration avec la famille, parce que c’était important pour nous de poser un geste significatif qui aurait leur approbation. Il y avait plusieurs options possibles pour lui rendre hommage, mais il nous est vite apparu que la bibliothèque était le lieu le plus approprié pour le faire, étant donné qu’elle aimait la poésie et qu’elle avait une grande soif d’apprendre. Le conseil municipal est très fier, car nous vivons aujourd’hui un beau moment dans l’histoire latuquoise, même si ce geste est relié à une tragédie. Comme sa poésie, son nom sur cet édifice de La Tuque pourra traverser le temps, afin de perpétuer sa mémoire et rappeler à tous que la violence envers les femmes n’a pas lieu d’être dans le monde. Nous remercions les membres de sa famille qui ont généreusement accepté que cet hommage lui soit rendu », a pour sa part indiqué le maire Normand Beaudoin.

Un signet a d’ailleurs été produit pour l’occasion et le logo de la bibliothèque a été modifié.

«Nous sommes et resterons toujours fiers d’être latuquois», a lancé Serge St-Arneault.

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Publié le 19 septembre 2015 à 15h21 | Mis à jour le 21 septembre 2015 à 08h31

«Annie St-Arneault restera gravée dans l’histoire»

(La Tuque) La Latuquoise Annie St-Arneault, l’une des 14 victimes de la tragédie à l’École Polytechnique de Montréal, restera gravée dans la mémoire collective des citoyens du Haut Saint-Maurice. Entourés des membres de sa famille et d’amis, les dirigeants de Ville de La Tuque ont procédé, samedi, à une cérémonie spéciale pour rebaptiser l’édifice de la bibliothèque à la mémoire d’Annie St-Arneault.

Biblio La Tuque ICI Radio-Canada 04

Fiche PDF

Biblio La Tuque ICI Radio-Canada 01Bibliothèque « Annie St-Arneault »

La Tuque, 19 septembre 2015

Monsieur Normand Beaudoin, Maire de Ville de La Tuque

Monsieur Luc Martel, Conseiller municipal

Conseillère et conseillers municipaux de Ville de La Tuque

Monsieur Alain Michaud, Bibliothécaire

Parents, amis, membres de ma communauté des Missionnaires d’Afrique

ainsi que de l’Association de famille Paul Bertrand dit St-Arnaud.

Distingués invités et visiteurs

Latuquoises et Latuquois

C’est une grande joie pour nous tous d’être ici aujourd’hui. Cela est particulièrement vrai pour mes parents Laurette et Bastien, ma sœur Lucie et mon frère Sylvain, ainsi que leurs conjoins Daniel et Guylaine et leurs enfants Roxanne, Vincent, Isabelle et Mathieu.

Nous nous préparons pour ce grand jour depuis le mois de mai alors que Monsieur Beaudoin adressait une lettre à mes parents leur demandant s’ils seraient d’accord à ce que Ville de La Tuque rende hommage à titre posthume à leur fille en nommant la bibliothèque municipale à son nom. Annie St-Arneault resterait ainsi gravée dans l’histoire de La Tuque et l’événement insensé qui lui a coûté la vie, jamais oublié. Mes parents n’ont pas tardé à donner leur accord avec le consentement unanime des enfants.

Ce grand hommage apporte un baume sur une douleur que nous ressentons encore 25 ans après la tragédie de la Polytechnique. Votre présence nombreuse, j’en suis persuadé, montre bien que vous partagez le même sentiment.

Dans l’un de ses témoignages en 2009, Laurette disait qu’Annie avait une personnalité unique. Elle était belle, vaillante et déterminée avec une soif d’apprendre en semant autour d’elle la joie et l’amour. Étudiante en sciences au CEGEP de Trois-Rivières, elle mettait beaucoup d’effort pour comprendre les formules mathématiques au lieu de simplement les apprendre par cœur. La bibliothèque municipale rebaptisée à son nom est donc un choix judicieux puisqu’il est un lieu de savoir, comme le soulignait Monsieur Luc Martel.

Annie avait de grands rêves qui resteront à jamais inachevés, dont celui de devenir ingénieure. À la surprise d’une de ses grandes amies, elle avait même envisagé de venir me rejoindre en Afrique. C’était là une autre manière pour elle de repousser les frontières de l’inconnu.

La bibliothèque qui portera désormais le nom de ma sœur est non seulement un geste public, mais également l’occasion d’affirmer l’égalité fondamentale entre nous tous : hommes et femmes engagés pour la promotion des droits universels de la personne.

La tuerie de 14 femmes à l’École Polytechnique de Montréal en 1989 est devenue une référence historique incontournable, certes tragique, mais également mobilisatrice dans nos luttes contre toute forme de discrimination et de violence. Heureux hasard, dans deux jours, soit le 21 septembre, l’Organisation des Nations Unies soulignera la Journée internationale de la paix où nous sommes conviés à exprimer notre solidarité avec les millions de personnes de par le monde qui sont touchées par les persécutions dévastatrices de la violence et des conflits.

Ici, dans notre société, les gains acquis pour un plus grand respect mutuel sont nombreux. Nous pouvons être fiers de qui nous sommes. Cette fierté a des racines profondes qui remontent à nos ancêtres qui ont prôné les valeurs de charité, d’égalité, de compassion et de solidarité dans un effort réel de lutter contre la pauvreté. Ce sont ces valeurs, au dire du sociologue Gérard Bouchard, prêchées par la religion catholique de nos aïeux, qui nous ont permis de devenir l’une des sociétés les plus égalitaires d’Amérique.

Annie s’exprimait par l’écriture. D’ailleurs, son recueil de poésie, intitulé Une parole pour traverser le temps, est ici à la bibliothèque. Dans un extrait du prologue de ce recueil, j’écrivais ceci :

« La rage abusive et meurtrière ne s’explique pas. L’intolérance s’acharne sur des cibles pour la simple raison d’être ce qu’elles sont : des femmes ou des enfants, des gens d’autres races ou de différentes idéologies et religions. Une fausse image de l’autre, exacerbée par une peur aveugle, semble être à l’origine de comportements aussi absurdes que tragiques, comme ce fut le cas le 6 décembre 1989. »

« Avec le passage du temps, à la lumière de l’Esprit de Jésus, nous cessons de nous ronger de l’intérieur et de faire souffrir nos proches avec notre douleur personnelle. Le cycle de la violence prend fin et nos cœurs brûlent de la présence invisible de ceux et celles qui nous ont quittés, comme il nous arrive de saisir un morceau de vie céleste en accueillant spirituellement la présence de Jésus au moment de la fraction du pain eucharistique. »

Annie est née à La Tuque, y a grandi, reçu son éducation, exprimé ses talents de comédienne, de musicienne et de scientifique. La bibliothèque municipale est à l’image de sa soif de connaissance. Il m’arrive parfois de faire un parallèle avec une autre jeune femme que vous connaissez bien; Malala Yousafzai, cette jeune Pakistanaise que des islamistes alliés à Al-Qaïda ont tenté d’assassiner en 2012. Le souhait de Malala est que toutes les filles, où qu’elles soient dans le monde, puissent avoir accès à l’éducation.

Aujourd’hui nous célébrons la courte vie d’une jeune et talentueuse femme  dont le nom est désormais associé à un édifice public dédié au savoir. Annie est devenue une source d’inspiration pour les jeunes femmes ainsi que les hommes qui rêvent d’un monde meilleur.

De retour d’Afrique pour mes vacances, je remercie de tout cœur les organisateurs de cet événement pour avoir patienté afin de me permettre d’être avec vous en ce moment.

Un merci spécial aussi à ma petite maman Laurette qui a été notre porte-parole dans les nombreux courriels échangés pour préparer l’inauguration de la bibliothèque « Annie St-Arneault ». Cela lui a fait revivre beaucoup d’émotion et a aussi accru sa fierté d’être la maman d’Annie.

Votre nombreuse présence est le gage de votre amitié, de votre amour et de votre fraternité. Certains d’entre vous venez d’aussi loin que Québec et Montréal. Nous vous remercions infiniment.

Plus spécialement, la population de La Tuque a toujours manifesté sa sympathie et son affection auprès de notre famille St-Arneault. Nous sommes et resterons toujours fiers d’être Latuquois.

Je termine avec ces quelques mots de maman qui ont été publiés dans le journal Le Nouvelliste au mois de décembre dernier : « Annie, tes rêves ne se réaliseront pas, tes poèmes resteront inachevés, mais notre amour pour toi durera toujours. Tu es notre étoile qui éclaire nos nuits, puisse ta joie de vivre nous inspirer toujours. »

 Père Serge St-Arneault, M.Afr, Missionnaire en Zambie

Discours-Serge-Biblio-01

Cliquer ici pour télécharger le discours et visionner préférablement avec Windows Media ou VLC Media Player 

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Washington-08-2015-19bLa ville de Washington est peuplée de nombreuses statues, les unes plus fameuses que les autres. Mais les quelques heures que j’y ai passées le 22 août dernier en route vers Montréal m’ont seulement permis de croiser les moins connues; celles d’Andrew Jackson (7e Président des États-Unis) et de l’Amiral David G. Farragut (érigée par le Président James A. Garfield, 20e Président Américain). Elles sont situées sur les quelques rues séparant notre maison à celle de la Maison Blanche de l’actuel Président Américain Barack Obama. Au passage, nous nous sommes arrêtés à la Cathédrale de l’Apôtre St-Mathieu qui est le siège épiscopal de l’Archevêque de Washington, Mgr. Donald Wuerl. Un grand merci au père Barthélémy Bazemo, M.Afr, qui m’a accompagné.

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Echo La Tuque LogoÉcho de La Tuque Haut-St-Maurice, mercredi 9 septembre 2015. Volume 78 No 35. www.lechodelatuque.com

Michel Scarpino

Hommage. TC Media a appris que Ville de La Tuque s’apprête à rebaptiser sa bibliothèque municipale à la mémoire d’Annie St-Arneault, victime latuquoise de la tuerie de la Polytechnique du 6 décembre 1989.

La municipalité organisera une grande cérémonie, le 19 septembre prochain, au cours de laquelle la  bibliothèque municipale affichera son nouveau nom.

C’est le conseiller municipal Luc Martel qui a amené l’idée au conseil municipal, puisqu’Annie St-Arneault aspirait à un grand rêve : celui de devenir ingénieure.

« La bibliothèque est un lieu du savoir et de la connaissance, ça entre beaucoup dans ce qu’Annie St-Arneault souhaitait devenir » a expliqué M. Martel. Également, Annie St-Arneault appréciait beaucoup l’écriture.

Aussitôt apporté à la table du conseil, la proposition a été adaptée de façon unanime par les élus. Également et plus que tout, soulignait M. Martel, « il y a le fait que la violence faite aux femmes ne sera jamais acceptable et il faut s’en rappeler. »

Article Biblio Annie Echo La Tuque 10-09-2015

Par Michel Scarpino       Publié le 01 septembre 2015

© Photo TC Média-Michel Scarpino, Bibliothèque municipale

La bibliothèque municipale rebaptiséeTC Média a appris que Ville de La Tuque s’apprête à rebaptiser sa bibliothèque municipale.

Le bâtiment sera renommé à la mémoire d’Annie St-Arneault, victime Latuquoise de la tuerie de la polytechnique du 6 décembre 1989. La municipalité organisera une grande cérémonie, le 19 septembre prochain, au cours de laquelle la bibliothèque municipale arborera son nouveau nom.

C’est le conseiller municipal Luc Martel qui a amené l’idée au conseil municipal, puisqu’Annie St-Arneault aspirait à un grand rêve : celui de devenir ingénieure.

«La bibliothèque est un lieu du savoir et de la connaissance, ça entre beaucoup dans ce qu’Annie St-Arneault voulait devenir», a expliqué M. Martel. Également, Annie St-Arneault appréciait beaucoup l’écriture.

Aussitôt apportée à la table du conseil, la proposition a été acceptée de façon unanime par les élus. Également et plus que tout, soulignait M. Martel, «il y a le fait que la violence faite aux femmes ne sera jamais acceptable et il faut s’en rappeler».

La famille d’Annie St-Arneault s’est dite enchantée de la proposition de Ville de La Tuque. Toute la population pourra d’ailleurs assister à cette inauguration.