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Comment les communautés de foi peuvent-elles contribuer aux projets de société du Québec d’aujourd’hui et de demain ?

J’ai participé avec beaucoup d’intérêt au quatrième forum Foi et Espace Public 2026 le 26 octobre dernier. L’événement avait lieu dans une ancienne église reconvertie en salle multifonctionnelle nommée La Nef et située au 190, rue Saint-Joseph Est, Québec.

L’événement rassemblait une centaine de personnes provenant d’aussi loin que Montréal. La matinée a débuté avec un travail de groupe pour discuter des défis que doivent affronter les communautés de foi au Québec. L’effacement des signes religieux dans l’espace public, le relativisme, l’ignorance et la non-transmission de la foi sont de nature économique, politique, sociale et culturelle. Est-il alors possible de réinventer la vitalité des communautés de foi ?

Je relève quelques points de vue des nombreux panélistes et spécialistes qui ont pris la parole. Tous s’entendent pour dire que les croyants sont aujourd’hui marginalisés, citoyens de seconde zone avec un risque croissant de discrimination.

Selon Christelle Landherr-Cieslak1, « la laïcité devient la nouvelle identité juridique comportant des contraintes, telles que l’abolition des signes religieux et l’interdiction des visages couverts. Sous neutralité apparente, l’État promeut les « valeurs québécoises » structurantes construites sur la notion d’égalité entre tous les citoyens, particulièrement entre les hommes et les femmes ».

Crédit photo : Marie Laliberté

Selon Francis Denis2, contrairement au discours largement répandu concernant la Révolution tranquille des années 60, il n’y a pas vraiment eu de rupture. Le clergé a lui aussi collaboré à cette transformation sociale. La dissidence interne du clergé se concentrait sur le rejet de l’ultramontanisme qui prônait la construction d’une nation au service de l’Église, et non l’inverse.

Crédit photo : Marie Laliberté

Or, l’État providence a instauré ses nouveaux dogmes sociaux à la manière des curés. Rien n’a réellement été renversé. Il n’y a pas eu véritablement d’émancipation. Simplement, le gouvernement a remplacé le clergé. La question est de savoir si l’Église peut devenir un guide d’émancipation pour l’aujourd’hui.

L’exposé de Gérard Larose3 a tout simplement été magistral. Il a brossé un tableau historique du Québec avec lucidité et talent. Le pôle central des Québécois a toujours été la société civile. Celle-ci a son origine dans l’encyclique du pape Léon XIII Rerum novarum4. Ce document a été la réponse de l’Église au socialisme et au capitalisme. Le pape Léon XIII a fortement encouragé la société civile à s’organiser et s’émanciper. Il est documenté que le clergé s’est opposé aux évêques lors de la grève des travailleurs d’Asbestos en 19495. Ce fut une première rupture annonciatrice de plusieurs autres.

Selon Gérard Larose, le modèle québécois s’est avéré technocratique entre 1960 et 1981. Il a évolué vers un partenariat pour finalement devenir un modèle marchand à l’époque de Jean Charest et Philippe Couillard. Et maintenant, qu’en est-il ?

Crédit photo : Marie Laliberté

Il note cinq basculements récents :

  • Les supers riches deviennent les nouveaux maîtres du monde.
  • Nous assistons à une marche arrière au niveau de la protection de l’environnement.
  • Notre État social est à bout de souffle, en pleine décomposition.
  • Les guerres provoquent l’effondrement de la diplomatie.
  • Le dialogue social affronte directement la polarisation politique.

Il note aussi que la société civile ne se décourage pas. Les combats se poursuivent au niveau de l’accès aux logements sociaux, de l’économie circulaire, du recyclage, de l’environnement de proximité pour créer des lieux de convivialité, et finalement pour les cantines pour tous les affamés.

Gérald Larose a terminé son exposé avec une coloration nettement spirituelle. Il a toujours été inspiré par la théologie de l’incarnation et de la libération. Sa foi est basée sur la liberté et la responsabilité. Le plus scandaleux, dit-il, est la victoire de Jésus sur la mort. Il est ressuscité pour construire un monde d’amour. Des morts violentes, il en pleut, dit-il encore. Mais, il y a toujours de petites résurrections. Nous pouvons nous relever. Le Royaume de Dieu est en marche.

Renze Nauta

Renze Nauta6 a poursuivi le forum en énonçant les liens de solidarité comme principes fondamentaux de l’Église Catholique. Ses principes sont basés sur la dignité humaine ainsi qu’une subsidiarité7 étroitement associée à la solidarité.

En guise de conclusion, je souligne quelques éléments de la pensée de Johathan Pageau8 qui soutient que l’avenir est religieux malgré une laïcité agressive vouée à construire une société stérile. Il en a pour preuve le déclin démographique qui prend sa source à la rupture provoquée par le mouvement du Refus Global9.

Le danger, dit-il, réside dans un retour potentiel d’un conservatisme religieux sujet à la manipulation construit sur un fond de colère. Il prône une ouverture constructive au religieux. Dans la perspective d’un retour du « religieux » dans nos Églises, comment pouvons-nous nous préparer ? Plus concrètement, quelle place donnons-nous aux nouveaux arrivants et aux femmes ? Nous devons sans cesse avoir un regard critique sur nous-mêmes.

Liste des autres intervenants :

Roselyne Mavungu10
Maxime Huot-Couture11
et Benjamin Gagné12

Lien :

Cardus : un think tank chrétien dans le débat sur la laïcité

L’Institut Cardus est un institut de recherche non partisan qui se consacre à clarifier et à renforcer, par la recherche et le dialogue, les moyens par lesquels les institutions de la société peuvent travailler ensemble pour le bien commun.


  1. Christelle Landheer-Cieslak est professeure titulaire à la Faculté de droit de l’Université Laval et membre du Barreau du Québec. Spécialisée en droit civil comparé, en philosophie et en théorie du droit, elle étudie notamment les rapports entre le droit civil, les droits fondamentaux et le pluralisme, ainsi que la place de l’éthique dans la pratique juridique. Elle a siégé au Comité national d’éthique sur le vieillissement de 2020 à 2026. Elle a codirigé La personne humaine, entre autonomie et vulnérabilité (2015) et cosigné avec Mathilde Philip Laïcité versus multiculturalisme ? Le droit à l’épreuve des sociétés plurielles (2025). ↩︎
  2. Francis Denis est auteur, réalisateur, documentariste et vidéo-journaliste. Formé en philosophie à l’Université Laval et en théologie à l’Université pontificale de la Sainte-Croix, à Rome, il œuvre aujourd’hui au sein de Libre Média. Il a réalisé plusieurs documentaires et produit de nombreux reportages, entrevues et projets télévisuels. Dans son essai Une révolution pour rien : la permanence religieuse dans l’histoire du Québec moderne, paru aux Éditions Liber en 2022, il propose une relecture originale de la Révolution tranquille, envisagée moins comme une rupture avec le passé religieux du Québec que comme le transfert vers l’État d’une même ambition de transformation collective. ↩︎
  3. Gérald Larose est une figure importante du mouvement syndical et de la société civile québécoise. Il a présidé la Confédération des syndicats nationaux (CSN) de 1983 à 1999. Titulaire d’une maîtrise en théologie et d’une maîtrise en service social de l’Université de Montréal, il a enseigné pendant 22 ans à l’École de travail social de l’UQAM, où il est aujourd’hui professeur associé. Ses travaux et ses engagements portent notamment sur les mouvements sociaux, l’économie sociale et solidaire, le modèle québécois de développement, la langue et la citoyenneté. Son parcours lui permet de poser un regard privilégié sur l’évolution de la société civile québécoise et sur ses rapports avec l’État. ↩︎
  4. L’encyclique Rerum novarum (« Des choses nouvelles »), publiée le 15 mai 1891 par le pape Léon XIII, est le texte inaugural de la doctrine sociale de l’Église catholique. L’encyclique rejette à la fois le socialisme marxiste (qui supprime la propriété privée) et les excès du capitalisme libéral (qui exploitent les travailleurs). ↩︎
  5. La grève de l’amiante de 1949 a débuté le 14 février 1949 (déclenchée le 13-14 février) dans les mines d’amiante d’Asbestos et de Thetford Mines au Québec, marquant l’un des conflits de travail les plus durs et les plus importants de l’histoire québécoise ↩︎
  6. Renze Nauta dirige le programme Travail et économie de Cardus. Avant de rejoindre l’institut, il a été directeur des politiques auprès de deux chefs de l’opposition officielle fédérale et a occupé différentes fonctions au Cabinet du premier ministre. Diplômé en économie et en philosophie, il a publié notamment dans le Globe and Mail, le National Post, The Hub, Policy Options et le Financial Post. ↩︎
  7. La subsidiarité est un principe politique et social selon lequel une autorité centrale ou supérieure ne doit intervenir que pour les tâches que les échelons inférieurs (individus, collectivités locales, États membres) ne peuvent pas accomplir par eux-mêmes. ↩︎
  8. Jonathan Pageau est un intellectuel public franco-canadien influent, connu pour ses analyses des structures profondes et du symbolisme qui sous-tendent la culture, la foi et la société contemporaines. Grâce à sa chaîne YouTube très suivie, à son podcast, à son blog et à sa plateforme de cours en ligne, « The Symbolic World », il anime des discussions avec des centaines de milliers d’abonnés sur la manière dont les récits intemporels et les symboles anciens éclairent la vie moderne. ↩︎
  9. Le Refus global est un manifeste artistique et social publié le 9 août 1948 à Montréal par le peintre Paul-Émile Borduas et signé par 15 autres artistes Automatistes. ↩︎
  10. Roselyne Mavungu est directrice générale de Villes sans violence, anciennement Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence, et membre du Comité consultatif ministériel externe sur le racisme anti-Noirs des Forces armées canadiennes.
    Titulaire d’une maîtrise en droit des affaires de l’Université Paris XII, elle détient également un double diplôme de troisième cycle de la Sorbonne, en anthropologie juridique et en histoire de l’Afrique, ainsi qu’un diplôme de gestion et résolution des conflits octroyé par l’Université Paris V – René Descartes. Elle a récemment obtenu une certification en gouvernance de société de l’Université Laval.
    Madame Mavungu a exercé différentes fonctions de gestion et cumule un bagage d’expertise en matière de sécurité publique, d’innovation sociale, de microfinance, d’entrepreneuriat féminin et de gouvernance inclusive.
    Ainsi, elle a été directrice générale de Compagnie F, premier organisme montréalais dédié à l’entrepreneuriat féminin, présidente-directrice générale du Réseau MicroEntreprendre, regroupement des fonds de microcrédit québécois, ainsi que conseillère principale en développement et gestion auprès de l’organisation Oxfam-Québec. Aujourd’hui, elle siège au conseil d’administration de cette organisation de développement international.
    Elle a aussi occupé la fonction de présidente du conseil d’administration du fonds féminin Femmessor Montréal, renommé Évol, et a fait partie du Conseil des Montréalaises, instance consultative de la Ville de Montréal sur tout dossier ayant un impact sur les conditions de vie des Montréalaises.
    De plus, elle a fait partie du Conseil consultatif sur l’innovation sociale du gouvernement du Canada et a également été membre du Groupe directeur de cocréation de la stratégie canadienne d’innovation sociale et de finance sociale. Par ailleurs, elle a été membre du comité d’investissement du Fonds Afro, fonds dédié à la communauté noire du Québec, membre du conseil d’administration du Chantier de l’économie sociale, réseau regroupant des représentants de promoteurs d’entreprises d’économie sociale, secrétaire-trésorière de CAP Finance, réseau de la finance solidaire et responsable, puis membre du comité de sélection des projets de la Fondation Béati.
    Roselyne Mavungu a siégé comme experte aux comités aviseurs nationaux de la Fondation canadienne des femmes ainsi que du Conseil économique des femmes.
    En 2013, il lui a été décerné le prix « Reconnaissance » en tant que modèle de femme immigrante par l’organisme Place aux femmes et le prix « Excellence » dans la catégorie Gestion au féminin par l’organisme Horizon Nord Sud.
    Ce qui la motive est simple : comprendre les gens, bâtir des ponts et aider les sociétés à progresser vers une plus grande cohésion. ↩︎
  11. Maxime est père de famille et membre d’une fraternité laïque dominicaine. Il œuvre comme organisateur communautaire dans la région de Québec et coordonne un projet local de lutte contre la pauvreté. Il a été formé aux études supérieures en philosophie politique à l’Université de Montréal et à l’UQAM, en plus de stages à l’Assemblée nationale et comme NextGen fellow avec l’Institut Cardus. ↩︎
  12. Benjamin Gagné est doctorant en cotutelle en théologie pratique à l’Université de Montréal et en sciences religieuses à l’Université de Strasbourg. Sa thèse porte sur les églises évangéliques dans les villes du Québec et sur le brouillage des frontières entre le religieux et le municipal comme facteur de vitalité urbaine. Il coordonne le projet Municipalités, Religions et Laïcité (MUREL), dirigé par Solange Lefebvre, qui examine la gestion concrète de la diversité religieuse par les municipalités québécoises. Croisant sociologie des religions, théologie empirique et socioanthropologie, ses recherches examinent notamment la zone frontière entre l’action religieuse et l’action communautaire, et l’amènent à dialoguer autant avec les milieux ecclésiaux qu’avec les acteurs municipaux et communautaires. Ses travaux sont soutenus par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH) et le Fonds de recherche du Québec – Société et culture (FRQSC). ↩︎

Père Serge St-Arneault, Pères Blancs – Missionnaires d’Afrique

🌍 Après des années en Afrique, le père Serge revient à Québec avec un cœur marqué par la rencontre et la mission.

🙏 Du Malawi à Saint‑Roch, il témoigne d’un Évangile vivant qui unit les cultures et les peuples.

✨ Et toi, où te sens‑tu appelé à vivre la mission aujourd’hui ?

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Messe de la nativité de saint Jean Baptiste, 24 juin 2026 à la Grotte Notre-Dame-de-Grâce, Québec

Le lieu est magnifique. La Grotte Notre-Dame-de-Grâce, située au bout de la rue de Mazenod dans le quartier Saint-Sauveur à Québec, offre de l’ombre sous les arbres feuillus. La brise est légère et les nuages se dispersent.

Nous sommes une quarantaine de personnes à nous rassembler pour commémorer la nativité de saint Jean Baptiste. Le seul saint d’ailleurs, dont l’Église souligne la date de naissance. Tout a été organisé par l’équipe presbytérale de la nouvelle entité de l’unité pastorale missionnaire Limoilou/Basse-Ville/Vanier. Celle-ci m’a demandé de présider la messe et de prononcer l’homélie.

J’ai retrouvé des écrits des années passées relatif à la fête nationale de la Saint-Jean. Je me suis donc inspiré de ses écrits avec une mise à jour que j’espère appropriée.

PREMIER LIEN : En l’honneur du Saint Patron des Canadiens français et/ou du Québec

Bref résumé de mes notes passées

Les fêtes de la Saint-Jean ont une longue histoire. C’est le 24 juin 1834 que sera chanté pour la première fois le « Ô Canada » de Georges-Étienne Cartier. Cette date a été choisie par Ludger Duvernay, fondateur de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal. L’histoire montrera que cet événement suscitera un symbole identitaire très puissant.

Une grande procession religieuse s’est ajoutée en 1842, qui a inauguré le défilé traditionnel de la Saint-Jean où un enfant aux cheveux bouclés, accompagné d’un mouton, le clôturait. Il faut se rappeler que la rébellion des Patriotes de 1837-38 s’est déroulée entre 1834 et 1842. La fête de la Saint-Jean s’est alors associée à une revendication d’ordre politique, avec la bénédiction de l’Église catholique.

Une autre date à retenir est celle de 1908 lorsque le Pape Pie X a proclamé Saint-Jean-Baptiste patron des Canadiens français, peu importe où ils sont. Le 24 juin 1924, des fêtes grandioses de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal ont ajouté une procession patriotique mettant en vedette l’œuvre de la race française en Amérique. Les chars allégoriques rendent hommage à Marguerite Bourgeois, une religieuse, et un héros national du nom de Pierre Le Moyne d’Iberville, explorateurs. Voilà une autre illustration de l’amalgame entre le religieux et le politique.

C’est ainsi qu’en 1925, le gouvernement québécois fera de cette date une journée fériée. Finalement, le 11 mai 1977, le 24 juin devient officiellement le jour de la Fête nationale du Québec.

Je vous laisse le soin de lire le DEUXIÈME LIEN qui relate mes découvertes au parc Maisonneuve en 2024. Fête nationale : un divorce assumé et prometteur 

Néanmoins, je souligne l’importance d’assumer le divorce du lien historique entre l’esprit patriotique et la religion catholique. Le catholicisme n’est plus ce qu’il a été en ce coin du monde. Le processus de décroissance et la liquidation des actifs immobiliers se poursuivent même après une chute plutôt vertigineuse du nombre d’églises détruites, fermées ou reconverties. On observe une diminution de l’influence sociale du catholicisme et la perte de son rang de religion majoritaire.

Pourtant, nous assistons à l’émergence de nouvelles structures communautaires avec l’apport de nouveaux immigrants qui favorise l’émergence d’un nouveau catholicisme.

En perspective, nous assistons progressivement à une participation des chrétiens en tant que partenaires du vivre-ensemble harmonieux construit sur les prémices d’un accueil mutuel respectueux des diversités ethniques et religieuses. Cela contribue à un enrichissement collectif.

Tel que formulé par Jean-François Nadeau du journal Le Devoir du 19 août 2024, « le catholicisme, au-delà de la foi réelle de ses adeptes, fut sans doute un mécanisme de défense nationale, une manière de tempérer une réalité difficile qu’il fallait adoucir sur le plan psychologique. Sans surprise, cette passion religieuse s’est évanouie dès lors que la situation politique et matérielle du monde changea. » Le divorce a eu lieu et c’est tant mieux !

Et Jean-Baptiste dans tout ça !

Sa mission est de désigner le Christ; « C’est lui ! » Il lui rend témoignage jusqu’au don de sa vie. Il dénonce l’injustice. Il insiste sur la vérité et la justice dans un monde superficiel et souvent cruel. Il prépare les cœurs par un baptême de conversion.

Reprenant le message du prophète Isaïe, celui qui a été façonné dès le sein de sa mère, celui qui a fait de sa bouche une épée tranchante, le Seigneur a fait de lui la lumière des nations. Saint-Paul ajoute que « c’est à nous (aujourd’hui) que la parole du salut a été envoyée. »

Message final

Libéré d’un catholicisme agissant comme un mécanisme de défense national, nous pouvons enfin nous engager dans un nouveau catholicisme imprégné de valeurs universelles basées sur l’accueil de l’étranger et la construction de ponts, non pas de murs. LA DIVERSITÉ (sous toutes ses formes) EST UNE RICHESSE.

Tragédie du 23 juin 2026

La fusillade qui a eu lieu à Côte-des-Neiges où un policier du nom de Mohamed Lamine Benredouane et un passant du nom de Michael Moshe Mizrahi. Le premier est musulman et le second est juif. Tous les deux, selon les nombreux témoignages, étaient très appréciés dans la communauté. Ces deux Québécois ont sacrifié leur vie pour en sauver d’autres.

Voilà un parfait exemple du vivre-ensemble harmonieux dans notre société québécoise laïque, ouverte et inclusive.

Prions pour que leur sacrifice porte de bons fruits pour notre société. Et dénonçons, à l’exemple de Jean-Baptiste, l’idéologie destructrice dite incel1 du tireur venu de l’Alberta.

  1. Les incels cultivent un discours agressif envers les femmes, trouvent qu’elles prennent « trop de place » ; mais ils ne tirent pas profit de la masculinité toxique : ce machisme-là les désigne aussi comme des losers. Source : Sur l’« idéologie » d’un tueur ↩︎

Trente mois se sont écoulés où plus de 350 femmes et filles ont été assassinées

MONTREAL, June 18, 2026

Le Premier ministre Carney est exhorté à renforcer les mesures de protection contre les menaces et féminicides liées aux armes à feu de l’ancien projet de loi C-21 et à les mettre en œuvre cet été.

Trente mois après l’adoption par le Parlement de mesures vitales pour prévenir la violence conjugale par arme à feu, le gouvernement fédéral ne les a toujours pas mises en œuvre et semble même prêt à les affaiblir. Une coalition de groupes favorables au contrôle des armes exhorte donc le premier ministre Mark Carney à s’engager immédiatement à adopter la réglementation habilitante qui reflète fidèlement la protection que le Parlement a adoptée en décembre 2023 en modifiant la Loi sur les armes à feu par l’ancien projet de loi C-21.

Les données de l’Observatoire canadien du fémicide pour la justice et la responsabilisation montrent que depuis l’adoption de ces changements législatifs il y a 30 mois, plus de 350 femmes et filles ont été victimes de féminicide au Canada, dont 30 en date du 15 mars de cette année. Historiquement, environ le tiers des homicides conjugaux impliquent une arme à feu.

La violence conjugale avec arme à feu est 12 fois plus susceptible d’entraîner la mort que les incidents similaires sans arme à feu. En 2023, l’intention du Parlement était claire : les personnes faisant l’objet d’une ordonnance de protection ne devaient pas être autorisées à détenir un permis pour possession d’armes. Sur la recommandation de l’Association nationale Femmes et Droit (ANFD), les députés ont amendé le projet de loi afin de définir les ordonnances de protection de la manière la plus large possible de sorte que toutes les personnes à risque soient protégées. Pour que la mesure entre en vigueur, le gouvernement fédéral devait simplement confirmer cette définition large par voie réglementaire.

À l’opposé, un projet de règlement publié dans la Gazette du Canada en mars 2025 indique plutôt l’intention du gouvernement de faire le contraire : limiter la révocation automatique du permis à certaines catégories d’ordonnances de protection et non à toutes. Le projet de règlement définit une « ordonnance de protection » comme toute ordonnance civile rendue dans l’intérêt de la sécurité d’une personne. Ce seul mot – « civile » – englobe les ordonnances de protection des tribunaux de la famille, mais exclut les engagements de ne pas troubler l’ordre public prévus à l’article 810 du Code criminel, de même que les conditions de mise en liberté sous caution, les ordonnances de probation et autres interdictions de contact imposées par voie pénale. Il a fallu une année entière à Sécurité publique Canada pour lancer une nouvelle consultation, proposant cette fois d’inclure les engagements de ne pas troubler l’ordre public mais non les autres ordonnances criminelles.

Le Parlement a rédigé l’article 15 de l’ancien projet de loi C-21 afin de viser « toute ordonnance contraignante rendue par un tribunal ou une autre autorité compétente dans l’intérêt de la sécurité d’une personne ».

Les groupes suivants appuient l’analyse juridique présentée par ANFD dans ses mémoires: PolySeSouvient, les Familles de Danforth pour des communautés sécuritaires, les Médecins canadiens pour la protection contre les armes à feu, l’Observatoire canadien du fémicide pour la justice et la responsabilisation, l’Association canadienne des médecins d’urgence, la Mosquée de Québec, l’Association des Étudiants de Polytechnique, le mouvement étudiant PAS_ICI, les Familles de Dawson pour le contrôle des armes, Angie’s Angels et des défenseurs des victimes comme Alison Irons et Tara Graham.

Parliament wrote section 15 of former Bill C-21 with the intent on capturing ‘any binding order made by a court or other competent authority in the interest of the safety or security of a person’.

« Alors que la vie des femmes est littéralement en jeu — et que les féminicides sont en hausse au Canada — il n’y a aucune justification acceptable pour que le nouveau gouvernement révise la législation du Parlement par la porte arrière de la réglementation, de manière à faire remettre le fardeau du risque sur les femmes et les enfants », a déclaré Heidi Rathjen, coordonnatrice de PolySeSouvient.

Selon Suzanne Zaccour, directrice des affaires juridiques de la NAWL : « Il est absurde que certaines survivantes bénéficient d’une protection tandis que d’autres en soient privées, non pas en fonction du niveau de danger auquel elles sont confrontées, mais en raison de subtilités procédurales. La violence ne devient pas moins mortelle parce qu’elle est traitée à une autre étape du système judiciaire. Une définition incomplète compromettrait une mesure essentielle de sécurité publique de la Loi sur les armes à feu et serait vraisemblablement invalide1. Car les règlements qui contrediraient la définition large adoptée par le Parlement seraient susceptibles d’être contestés devant les tribunaux et plus important encore, laisseraient des femmes sans protection entre-temps. »

Ces groupes exhortent le Premier ministre Carney et le Gouvernement fédéral à :

  • respecter la loi adoptée par le Parlement en adoptant des règlements qui définissent « ordonnance de protection » comme toute ordonnance de protection, conformément aux modifications apportées en 2023 à la Loi sur les armes à feu,
  • mettre en œuvre sans plus tarder les mesures relatives à la violence conjugale afin que la révocation du permis soit systématique pour toute ordonnance de protection visant une personne considérée comme une menace pour la sécurité publique.

Citations supplémentaires :

« Chaque retard a des conséquences. Chaque affaiblissement de la loi crée des failles à travers desquelles des femmes et des enfants peuvent tomber. Et chaque fois qu’on ne retire pas les armes à feu aux personnes dangereuses, le risque que les violences conjugales deviennent mortelles s’accroît. Ma fille a perdu la vie parce que le système n’a pas su lui offrir une protection adéquate. Combien d’autres femmes doivent payer de leur vie? » — Alison Irons, ancienne agente de la GRC et mère de Lindsay Wilson (1986-2013), victime d’un féminicide par arme à feu (1986-2013)

« Trente mois et plus de 350 féminicides après le vote du Parlement visant à retirer les armes à feu des mains des conjoints dangereux, les femmes canadiennes attendent toujours que ces protections entrent en vigueur. La solution ne saurait résider dans des règlements qui modifient discrètement la loi pour protéger un nombre réduit de victimes. La sécurité d’une femme ne devrait pas dépendre du nom du tribunal où son agresseur a été jugé. » — Myrna Dawson, Directrice de l’Observatoire canadien des féminicides pour la justice et la responsabilisation

« De nombreuses études montrent que la simple présence d’une arme à feu au domicile augmente le risque de violence à l’égard des femmes. Si un tribunal estime qu’une personne est suffisamment dangereuse pour justifier une ordonnance de protection, celle-ci ne devrait en aucun cas être titulaire d’un permis de possession d’arme. Le Parlement a eu raison de le préciser clairement dans la loi de 2023. Le gouvernement ne devrait plus tarder à mettre en œuvre cette modification. » — Dr Najma Ahmed, cofondatrice de Médecins canadiens pour la protection contre les armes à feu.

« Lorsqu’un gouvernement met 30 mois (et ce n’est pas fini) pour mettre en œuvre une mesure vitale et qu’il utilise ce temps pour en limiter la portée, le message envoyé aux femmes victimes de violence conjugale est dévastateur. Le Premier ministre Carney a le pouvoir de remédier à cette situation par une simple décision : confirmer par voie réglementaire que l’expression ‘ordonnance de protection’ désigne toute ordonnance de protection, conformément à l’intention du Parlement. » — Tara Graham, fille de Brenda Tatlock-Burke, victime de féminicide en Nouvelle-Écosse (1964-2024)

Pour plus d’information : suzanne.zaccour@nawl.ca ; 438.345.7445

  1. Le Guide du gouvernement du Canada sur l’élaboration des lois et règlements fédéraux précise clairement que : « L’exercice du pouvoir réglementaire est en outre assujetti à la loi habilitante, le règlement devant être pris dans le cadre du pouvoir conféré par celle-ci. Il ne peut la contredire, ni en restreindre ou étendre la portée. » ↩︎

Ce gouvernement tiendra-t-il JAMAIS ses promesses ?

La prolongation de l’amnistie pour des milliers d’armes d’assaut prohibées compromet la sécurité publique ainsi que la primauté du droit.

Le recours des groupes pro-armes contre deux décisions antérieures ne devrait pas empêcher le retrait de la circulation des armes à feu prohibées

Montréal, 9 juin, 2026

Voici la déclaration de PolySeSouvient en réponse à l’annonce faite aujourd’hui concernant la quatrième prolongation de la période d’amnistie initiale de 2020 pour les détenteurs d’armes prohibées :

« PolySeSouvient est profondément déçue par la décision du gouvernement fédéral de prolonger la période d’amnistie en lien avec les armes de type assaut prohibées jusqu’à trois mois après que la Cour suprême se sera prononcée sur un recours introduit par des groupes pro-armes.

Cette prolongation signifie que des armes hautement meurtrières et prohibées resteront entre les mains de particuliers pendant encore de nombreux mois. Aucune justification n’a été avancée pour étayer cette décision, autre que donner « l’assurance aux particuliers et aux entreprises qu’ils continueront d’être protégés contre toute responsabilité criminelle pendant que la Cour suprême entend l’appel et rend sa décision ».

Le gouvernement ne semble pas avoir appliqué les critères habituellement utilisés par les tribunaux pour déterminer s’il est justifié ou non de prononcer une injonction – notamment ‘la prépondérance des inconvénients’ et le poids du ‘préjudice irréparable’ potentiel que subirait les propriétaires (qui risquent d’être poursuivis pour la possession illégale d’armes ayant été prohibées dans l’éventualité que la Cour suprême venait à renverser les décisions rendues en 2023 et 2025 par les tribunaux inférieurs confirmant le pouvoir du gouvernement d’interdire certaines armes) versus le ‘préjudice irréparable’ que pourraient subir de possibles victimes futures de fusillades de masse – femmes, enfants, policiers et autres membres du public qui pourraient être abattus par l’une de ces armes.

La protection de la sécurité publique ne devrait jamais être subordonnée aux intérêts d’individus, dont ceux qui refusent de se conformer à la loi. Une loi ne devrait pas être suspendue simplement parce qu’elle fait l’objet d’une contestation. C’est pourquoi les injonctions sont rarement accordées en matière pénale.

Avec cette décision, le gouvernement protège les propriétaires qui refuseraient de remettre leurs armes prohibées contre des accusations criminelles – au détriment de futures victimes potentielles de fusillades de masse au Canada. Le fait de continuer à permettre l’accès à ces armes accroît le risque de ce type de violence extrême.

Pourquoi ne pas laisser la Cour suprême se prononcer sur le bien-fondé d’une injonction ?

Il est particulièrement préoccupant que le ministre de la Sécurité publique, Gary Anandasangaree, ait choisi de devancer toute décision judiciaire — avant même que le lobby des armes n’ait déposé de demande d’injonction, et bien avant toute décision de la Cour suprême. Ou bien le ministre assume que la Cour suprême aurait accordé au lobby pro-armes une mesure extraordinaire que les tribunaux n’accordent que dans des circonstances très limitées – soit lorsque le préjudice causé par l’application de la loi l’emporte sur l’intérêt public – ou bien il prend une décision politique déconnectée de la jurisprudence, vraisemblablement en vue d’apaiser des propriétaires d’armes.

Cette décision porte atteinte non seulement à la sécurité publique, mais aussi à la primauté du droit.

Retarder l’application de lois qui ont déjà été validées à deux reprises par les tribunaux risque d’ébranler la confiance du public dans la primauté du droit.

Alors que les recours judiciaires font partie intégrante du processus judiciaire, le fait de les utiliser comme prétexte pour suspendre des mesures de sécurité publique dûment adoptées revient à laisser les litiges des opposants l’emporter sur l’autorité légitime du gouvernement. Les gouvernements appliquent couramment les lois qui font l’objet de contestations constitutionnelles.

La suspension par anticipation d’une mesure de sécurité publique — lorsque celle-ci est clairement dans l’intérêt public et que les contestataires sont des opposants motivés par leur intérêt individuel — est contraire à la norme RJR-MacDonald établie par la Cour suprême, qui exige que les tribunaux accordent un poids significatif à l’intérêt public dans la mise en balance des inconvénients (et que cet intérêt public soit présumé1). Cette extension s’écarte de cette norme et suggère que les tactiques contentieuses de groupes de pression bien financés peuvent être utilisées pour retarder la mise en œuvre de protections adoptées démocratiquement pour l’intérêt général. Ceci n’est pas une gouvernance prudente. C’est une décision politique déguisée en prudence procédurale.

L’interdiction des armes à feu de type militaire a été instaurée pour réduire le risque et l’ampleur des fusillades de masse. Prolonger l’amnistie revient à maintenir en circulation ces armes à haut risque, en privilégiant les questions procédurales associées à la conformité individuelle au détriment de la sécurité collective et en sapant l’objectif protecteur de la loi.

La primauté du droit exige que les lois soient appliquées de manière cohérente, rapide et équitable. Cette quatrième prolongation de l’amnistie fait exactement le contraire : elle retarde l’application de la loi, crée des incohérences et affaiblit la confiance du public dans la mise en œuvre des mesures de sécurité essentielles.

Pour plus d’information: info@polysesouvient.ca

  1. “Si la nature et l’objet affirmé de la loi sont de promouvoir l’intérêt public, le tribunal des requêtes ne devrait pas se demander si la loi a réellement cet effet. Il faut supposer que tel est le cas.” https://decisions.scc-csc.ca/scc-csc/scc-csc/fr/item/1111/index.do ; “When the nature and declared purpose of legislation is to promote the public interest, a motions court should not be concerned whether the legislation has in fact this effect. It must be assumed to do so.” ; https://decisions.scc-csc.ca/scc-csc/scc-csc/en/item/1111/index.do ↩︎

Lien :

11 juin 2026

La Presse canadienne a publié de nouvelles données de la GRC montrant que, contrairement à la désinformation véhiculée par le lobby des armes à feu, la plupart des armes utilisées pour commettre des crimes proviennent du marché intérieur, ce qui confirme la nécessité de mettre en place des contrôles stricts sur le marché légal, en plus de lutter contre la contrebande.

La grande majorité des armes à feu utilisées pour commettre des crimes et dont l’origine a pu être retracée en 2023 et 2024 provenaient du Canada et n’avaient pas été introduites clandestinement depuis l’étranger, selon des rapports internes de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Publication de Alexandra Milliard – Sous Silence

L’équipe de production de Sous Silence tient à remercier sincèrement Serge St-Arneault pour son soutien au projet, notamment en nous ayant permis d’utiliser les locaux du Centre Afrika à Montréal pour le tournage.

Le Centre Afrika joue un rôle essentiel dans la communauté en offrant un espace de rencontre, de partage et de développement, favorisant l’inclusion, la solidarité et l’engagement collectif.

En plus de son implication en tant que partenaire, Serge St-Arneault a également contribué au projet à titre d’acteur, apportant sa présence et son engagement à l’écran.

À travers ses réflexions et son engagement, il met de l’avant l’importance du leadership, du dialogue et de la responsabilité face aux enjeux qui touchent nos sociétés.

Dans la continuité des conversations que nous souhaitons ouvrir avec Sous Silence, ces valeurs rappellent l’importance de ne pas rester silencieux, mais de contribuer, chacun à sa manière, à faire évoluer les choses.

Merci pour votre accueil, votre ouverture et votre contribution précieuse à ce projet.

Alexandra Milliard

Publication de Valérie et l’Encéphalomyélite Myalgique (EM), ma vie avec une maladie orpheline

Parler peut sembler banal… mais pour les personnes vivant avec l’Encéphalomyélite Myalgique (EM), une simple conversation peut être un effort énergétique considérable.

Pourquoi ?

L’EM affecte le système nerveux autonome, provoque une dysfonction mitochondriale et altère la production d’énergie cellulaire. Chaque mot, chaque phrase, chaque échange social demande donc une dépense énergétique disproportionnée, invisible pour l’entourage.

Concrètement :

– 30 minutes de discussion peuvent consommer autant d’énergie que 15 à 20 minutes de marche active.

– Après la conversation, la récupération peut durer des heures ou des jours.

– Des symptômes physiques et cognitifs peuvent apparaître : fatigue intense, troubles de concentration, vertiges, malaise post-effort.

Le coût cognitif d’une interaction sociale est réel et biologique, pas psychologique. Ce n’est pas un manque de volonté, ni de motivation ; c’est un effort physiologique concret.

Reconnaître et accepter ce coût permet :

– de déculpabiliser

– de protéger son énergie

– et d’adapter les interactions sans se sentir jugé(e)

Pour les proches : écouter, ralentir le rythme et comprendre que « parler peut être fatigant » est déjà un soutien précieux.

L’EM n’est pas visible, mais elle impose des limites biologiques réelles. Comprendre le coût cognitif d’une conversation est un pas vers plus de respect, d’empathie et d’autonomie pour les personnes concernées.

#EncéphalomyéliteMyalgique #EM #MaladieInvisible #FatigueChronique #PEM #Dysautonomie #SantéChronique #CoûtCognitif #MaladieChronique #HandicapInvisible #Vulnérabilité #RespectDesLimites

LIEN : https://www.facebook.com/share/p/183WqbKXhM/

Autre lien : L’Encéphalomyélite Myalgique sévère (EM)

1ère Journée Internationale de Sensibilisation à l’Albinisme à Montréal.

L’albinisme est une anomalie métabolique héréditaire due au défaut d’un pigment, la mélamine, il n’est pas mystique ni sorcier. La persécution des albinos est tributaire de l’ignorance et de la superstition.

C’est dans ce cadre que le Centre Afrika accueille la toute première Journée Internationale de Sensibilisation à l’Albinisme à Montréal qui se déroulera le 13 juin. C’est un jour important pour notre ami André-Man Mbombo qui s’est donné la mission de changer nos perceptions sur les albinos. Venez vous joindre à nous!

Thème : le défi de vivre sans mélamine. Célébration scientifique et culturelle avec la participation du professeur Majambu Mbikay, Ph.D., biologiste moléculaire et auteur du livre La Couleur des Gènes ainsi que l’auteur de la trilogie L’Albinos avatar André-Man Mbombo, M.A., LL.M.

À lire le mot du directeur du Centre Afrika à l’occasion de cet événement.

La trilogie L’Albinos avatar est une série de trois romans.

Tome 1 Albinos

Le tome 1 fait découvrir les errances d’une albinos aux humeurs colorées qui échappe aux sacrifices rituels et dresse un tableau de la condition humaine dans l’Afrique traditionnelle.

Tome 2 Albinos

Le tome 2 est un plaidoyer contre les croyances sur l’albinisme à travers les témoignages des albinos et fait apparaître une lueur d’espoir.

Le tome 3 qui sort en janvier 2019 présente une albinos épanouie qui s’est prise en charge qui fait de la défense des droits humains de ses semblables un sacerdoce.

Avec les mots et l’écriture, l’auteur veut apporter sa modeste contribution à la stigmatisation des discriminations des albinos.

Nouvelle édition du recueil de poésie d’Annie St-Arneault – 2018

Ce recueil de poésie est un hommage à ma sœur Annie. Son tragique décès nous prive de la présence d’une femme exceptionnelle.

Cette poésie, la sienne, nous montre une âme profonde, parfois tourmentée. C’est notre souhait que ce recueil lui redonne un droit de parole qui lui a été injustement enlevé.

NOUVELLE ÉDITION

Une parole pour traverser le temps - cover

Pensées Sapientiales

Pensées Sapientiales

Pensées Sapientiales cover

Né le 27 décembre 1980, Jean-Claude Mayeba Nkonde a grandi et terminé ses études pré-universitaires aux établissements primaires et secondaires de Kavida à Kansenia, une mission catholique de l’Archidiocèse de Lubumbashi en République Démocratique du Congo, province du Katanga. Il obtient son diplôme d’ingénieur civil métallurgiste en 2008 à l’Université Officielle de Lubumbashi, faculté de Polytechnique.

Il est engagé la même année chez Tenke Fungumure Mining, une filiale de l’entreprise internationale Freeport McMoran où il travaillera pendant quatre ans au sein du département de formation et de développement en tant que superviseur général chargé de la formation technique. Marié en novembre 2010 avec Huguette Betu, il est depuis 2012 employé de la compagnie Frontier S.P.R.L, une autre entreprise minière dans laquelle il exerce la fonction de directeur de formation et de développement.

Éditeur : Serge St-Arneault, M.Afr, 2014erge St-

Disponible sur B