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Becoming Intercultural: Perspectives on Mission

Le 30 avril dernier, grâce à un webinaire, l’équipe du Centre Afrika a assisté au lancement du livre intitulé « Becoming Intercultural: Perspectives on Mission ». Ce livre s’adresse en particulier aux missionnaires de l’Évangile et s’articule autour du concept de l’interculturalité. Pour en savoir plus, je vous invite à lire les précédents articles que j’ai écrits en cliquant ICI.

En quelques mots, la diversité culturelle est un enrichissement, non une menace. De plus, l’émergence d’une hospitalité solidarité entre tous et chacun favorise l’acceptation d’une dépendance réciproque qui construit véritablement une identité commune. Ainsi donc, devenir interculturel est à la fois un défi et une opportunité qui enrichit la mission à laquelle nous avons consacré notre vie.

Aujourd’hui, j’aimerais vous partager quelques points marquants de ce lancement de livre animé par trois panélistes.

Stephen Bevans, SVD

Sous l’angle de la foi chrétienne, Stephen Bevans, SVD, propose une danse entre l’interculturalité et le dialogue prophétique. Dans un monde de plus en plus critique vis-à-vis les religions, pour être reconnu dans sa vérité, le témoin de la foi doit avant tout vivre son engagement de façon authentique avant de se soucier de la proclamation d’un quelconque enseignement doctrinaire.  

Nous ne sommes plus à l’époque de la simple transmission d’un héritage. Nous devons faire preuve d’imagination et de créativité dans notre effort de contextualisation du message que nous voulons proclamer. De plus, nous sommes constamment confrontés avec un quotidien qui échappe à notre contrôle. Pourtant, cette confrontation est nécessaire si nous souhaitons favoriser l’inclusion. Notre engagement ne s’oriente donc pas vers la sauvegarde d’une institution. Notre intérêt est plutôt de favoriser le « KIN-DOM of God » au lieu de l’établissement du « KINGDOM of God ». Le « KIN » fait référence à la proximité que nous partageons avec les autres en opposition à l’imposition d’un ROYAUME juridique et  dogmatique.

L’Église structure la mission depuis longtemps par le canal de ses pasteurs et missionnaires. Inversement, c’est la mission qui doit plutôt structurer l’Église. Ainsi, la dénonciation des injustices et tout ce qui est présentement associé aux effets de la pandémie de la Covid-19 (contagion, mesures de confinement, soutien aux personnes isolées, santé mentale, environnement, etc.), tout cela constitue les éléments de la contextualisation du message chrétien pour aujourd’hui.

Judette Gallares, RC

Judette Gallares, RC, enrichit cette réflexion avec l’idée que l’interculturalité est un processus permanent où la compréhension du SOI est unique à chaque personne. En d’autres mots, nous sommes à la fois comme tout le monde, mais différent en même temps. À vrai dire, ce malaise est un élément essentiel de l’interculturalité, car il appelle à une conversion permanente, à l’intégrité, à bien saisir la réalité qui nous entoure, à l’engagement radical et au discernement collectif. Il s’agit d’accroitre la conscience critique à l’égard des questions liées à la diversité et à la pluralité. Pour cela, nous devons sortir de notre zone de confort et de nos réflexes identitaires pour pouvoir véritablement accueillir toute autre personne dans son unicité.

Patricia Murray, IBVM

Patricia Murray, IBVM, relate trois événements majeurs qui secouent notre monde d’aujourd’hui ; la pandémie de la Covid-19, la tragique mort de l’Afro-Américain John Floyd et les courants migratoires.

Selon elle, nous devons créer de nouveaux paradigmes en ce qui concerne les vœux religieux que sont la pauvreté, la chasteté et l’obéissance. Comment pouvons-nous vivre l’interculturalité dans un monde en profonde mutation ? L’engagement religieux nous incite à vivre dans une solidarité globale avec l’humanité. Les vœux religieux ne sont plus une question d’engagement individuel. L’esprit de pauvreté nous oblige à l’accueil inconditionnel de tout autre, particulièrement de l’étranger. D’autre part, la chasteté véritable nous oriente vers un engagement pour contrer le racisme, l’ethnocentrisme, les préjugés et les stéréotypes. Finalement, l’esprit d’obéissance n’est pas envers une structure hiérarchique, mais plutôt dans un effort collectif de discernement où les inspirations naissent dans un environnement culturel variable, donc interculturel.

Voir la conférence sur YOUTUBE. Durée : 2 heures.

en Français

in English

General presentation of the book: minute 11 :00

First intervention, Steven Bevans « Committed to his Mission: minute 14:00 – 35:00

Second intervention, Sr Judette Galllares « Forming intercultural Missionaries »: 36:45 – 57:00

Third intervention, Sr Patricia Murray « Interculturality, leadership and vows: liability or richeness”: 59:00 – 1:23:50 Afterwards: questions-responses

Pour acheter le livre, cliquer sur :

Becoming Intercultural Perspectives on Mission   US  20.00 $

Des familles de Polytechnique menacent de déclarer Trudeau « persona non grata »

Des survivantes, des familles et des témoins touchés par le drame de Polytechnique ont l’impression d’avoir été utilisés par le gouvernement libéral.

Louis Blouin, Radio-Canada

Le premier ministre du Canada est accusé « d’abandonner » et de « trahir » les victimes de violence par armes à feu et leurs proches. Dans une lettre cinglante adressée à Justin Trudeau, des survivantes et des proches de femmes tuées lors du drame de Polytechnique lui demandent de revoir de fond en comble son projet de loi C-21 sur le contrôle des armes.

Le ton de la longue missive, dont Radio-Canada a obtenu copie, est très dur.

Nous tenons, par la présente, à vous exprimer notre colère à l’endroit du lamentable projet de loi C-21, peut-on lire d’entrée de jeu dans la lettre envoyée à Justin Trudeau. L’absence d’un programme de rachat obligatoire pour les armes d’assaut interdites au printemps 2020 est au cœur des critiques.

Les signataires accusent le gouvernement libéral d’hypocrisie. Bien que vous et votre gouvernement puissiez sans doute duper une importante partie de la population avec du verbiage politique et des slogans accrocheurs, vous ne pouvez pas duper les familles et les survivants qui se battent depuis plus de 30 ans pour le contrôle des armes, peut-on lire dans la lettre.

Elle contient aussi une mise en garde claire : si Justin Trudeau ne modifie pas substantiellement sa proposition législative sur le contrôle des armes, il ne sera plus le bienvenu aux commémorations du drame de Polytechnique du 6 décembre 1989.

Une trentaine de personnes ont signé la lettre, dont une quinzaine de proches de victimes du drame de Polytechnique, ainsi que des survivantes et des témoins.

Le gouvernement Trudeau maintient que son approche est la bonne en matière de contrôle des armes à feu.

Si Justin Trudeau a participé aux commémorations du 6 décembre ces dernières années à Montréal, l’accueil pourrait être bien différent la prochaine fois. Jean-François Larivée, qui a perdu son épouse Maryse Laganière le 6 décembre 1989, ne mâche pas ses mots envers le premier ministre.

Nathalie Provost, une survivante de la tuerie, en rajoute : Pour moi, il n’est plus le bienvenu là. Je n’irai plus le saluer. Je n’accepterai plus ses bons mots de condoléances ou de sympathie […]. Pour moi, ça devient de l’hypocrisie de le répéter fois après fois et de ne pas faire les gestes qui sont efficaces.

Je dois vous avouer qu’on se sent utilisés, affirme Nathalie Provost.

Un sentiment que partage Jean-François Larivée. Ils se sont servis de ce qu’on disait, de ce qu’on faisait, pour avoir plus de votes et, finalement, ils nous trahissent parce que le projet de loi qui est déposé, là, ce n’est absolument rien. C’est de la poudre aux yeux, c’est un écran de fumée, affirme-t-il.

Un projet de loi critiqué

Le groupe PolySeSouvient aimerait que l’interdiction des armes d’assaut annoncée au printemps dernier soit accompagnée d’un programme de rachat obligatoire, plutôt que facultatif. Selon ce qui est prévu dans le projet de loi C-21, les propriétaires des armes proscrites ne seraient pas forcés de les rendre aux autorités en échange d’une compensation et pourraient les conserver, sans les utiliser, à condition de les entreposer de manière sécuritaire.

Les signataires déplorent que, selon le plan libéral, ces armes demeurent en circulation; ils craignent qu’un éventuel gouvernement conservateur puisse annuler cette interdiction.

Demain, dans une semaine, dans un an, les tueurs de Polytechnique, de Dawson ou de la mosquée, tous détenteurs de permis de possession et propriétaires d’armes d’assaut acquises légalement, pourraient commettre les mêmes massacres avec les mêmes armes et les mêmes chargeurs à grande capacité, est-il écrit dans la lettre. Non, nous ne serons pas plus en sécurité grâce à votre projet de loi.

Ottawa garde le cap

Dans une déclaration écrite, le bureau du premier ministre a remercié les signataires de la lettre et s’est engagé à leur répondre directement. Nous allons continuer d’écouter et de travailler avec les provinces, les municipalités, et les parties prenantes qui veulent resserrer le contrôle des armes à feu, a-t-on ajouté.

Le projet de loi, comme tel, nous sommes persuadés que c’est la bonne approche à prendre, affirme de son côté Joël Lightbound, secrétaire parlementaire du ministre de la Sécurité publique. Il rappelle que les groupes intéressés pourront s’exprimer en comité parlementaire et assure que le gouvernement sera à l’écoute.

M. Lightbound réitère que des programmes de rachat obligatoire des armes d’assaut ont eu des résultats mitigés dans d’autres pays, comme la Nouvelle-Zélande. Le tiers des armes leur a été rendu, les deux tiers sont toujours en circulation, souligne-t-il.

Au Canada, les propriétaires qui veulent conserver les armes interdites devront les enregistrer et ne pourront pas les utiliser, ajoute-t-il. Je comprends la douleur des familles des victimes qui veulent qu’on en fasse toujours plus, explique-t-il.

PolySeSouvient aimerait aussi voir une interdiction des armes de poing à l’échelle nationale, alors que le gouvernement Trudeau veut laisser le soin aux villes, individuellement, de les interdire sur leur territoire. Ce fardeau n’incombe pas aux villes, selon les signataires. Assumez vos propres responsabilités, monsieur le premier ministre! lancent-ils.

À Ottawa, les troupes bloquistes ont déjà laissé entendre qu’elles avaient l’intention de proposer des changements au projet de loi C-21 en comité parlementaire pour que le programme de rachat des armes d’assaut de type militaire soit obligatoire. Selon la députée Kristina Michaud, le gouvernement Trudeau doit faire preuve de courage une fois pour toutesS’il est pour un resserrement du contrôle des armes d’assaut, il doit rendre le programme de rachat obligatoire, comme nous le lui demandons, a-t-elle ajouté.

Le Nouveau Parti démocratique, de son côté, déplore que le projet de loi C-21 manque cruellement de mordant, en matière de lutte contre le trafic d’armes, notamment. Toutefois, il ne fait pas du programme de rachat obligatoire une condition sine qua non pour l’appuyer.

À la mi-février, le Parti conservateur avait réitéré son opposition à un régime d’interdiction des armes d’assaut et à un programme de rachat pour les propriétaires. Le fait de retirer leurs armes aux citoyens respectueux des lois ne fait rien pour arrêter les dangereux criminels et les gangs qui obtiennent leurs armes illégalement, avait alors déclaré le lieutenant politique d’Erin O’Toole au Québec, le député Richard Martel.

Pour Nathalie Provost, c’est la bataille de la dernière chance pour obtenir une loi plus musclée en matière de contrôle des armes. Si ce projet de loi est adopté [dans sa forme actuelle], pour nous, c’est comme un combat perdu complètement. C’est 30 ans de militantisme perdus. Trente ans d’engagement, trente ans de convictions, perdus, dit-elle.

On allait avoir un château en pierre, puis on a fini avec un château de cartes qu’un simple souffle des conservateurs va pouvoir détruire, s’inquiète Jean-François Larivée.

Au sujet de l’interdiction des armes d’assaut de type militaire.

Par Serge St-Arneault, M.Afr

Le nouveau décret sur les armes à feu annoncé par le gouvernement fédéral en date du 1er mai 2020 prohibe les armes d’assaut de type militaire. Selon le premier ministre Justin Trudeau, il est maintenant interdit « de vendre, d’acheter, de transporter, d’importer ou d’utiliser des armes d’assaut de type militaire au Canada ». Cela représente 1500 modèles et variantes de ce type d’armes.

Les armes utilisées pour le tir sportif et la chasse ne sont pas interdites. Les honnêtes citoyens respectueux de la loi n’ont rien à craindre en ce qui concerne leur passe-temps sportif. À ce titre, le premier ministre a ajouté que « beaucoup de gens utilisent des armes à feu à travers le pays de façon légale et responsable, que ce soit pour travailler ou pour chasser. Mais, vous n’avez pas besoin d’un AR-15 pour abattre un cerf. »

Or, en est-il vraiment ainsi? En effet, il y a une arme à feu de type militaire utilisé par de nombreux amateurs de chasse; le Lee Enfields de calibre 303. Est-ce que ce type d’armement figure sur la liste de classification des armes que le gouvernement promet de mettre constamment à jour?

Ce qu’il faut retenir est que les armes d’assaut n’ont pas leur place dans notre société. Ces armes de guerre sont réservées aux militaires qui protègent notre pays. Or, la militarisation des forces policières est une claire indication d’une militarisation de la société. Il faut inverser cette tendance avant que la prolifération de ces armes devienne irréversible.

Les lacunes

Dans le nouveau décret, le gouvernement prévoit offrir un choix aux propriétaires : ils pourront soit obtenir un droit acquis visant l’arme à feu concernée, soit être indemnisés s’ils remettent cette arme à feu. Le gouvernement annoncera plus de détails plus tard.

Somme toute, il s’agit alors d’un programme partiel. Cela signifie que des dizaines de milliers d’armes d’assaut resteront entre les mains de leurs propriétaires actuels, pendant des générations. Pour être efficace, le prochain projet de loi doit imposer le retour de toutes ces armes. Le Parti Libéral avait d’ailleurs promis de le faire lors de la dernière campagne électorale.

La deuxième lacune concerne l’absence dans le décret de mesures appropriées pour régler le contrôle des armes à feu détenues par les gangs de rues. Il est indéniable que les criminels, les motards criminalisés et les diverses mafias ne se plieront pas au nouveau décret. De plus, les statistiques montrent que la plupart des crimes de masse, incluant celui récemment commis en Nouvelle-Écosse, l’ont été avec des armes acquises illégalement.

À vrai dire, sur ce point, il ne peut pas y avoir de mesures pour contrôler des armes à feu de groupes criminels dans un décret comme celui qui vient d’être proposé par le gouvernement. Il faut donc songer à d’autres mesures préventives qui relèvent du Code criminel, c’est-à-dire d’une législation par un règlement.

En résumé, le décret n’est nullement une forme abstraite d’idéologie de contrôle pour offenser les collectionneurs, les chasseurs et autres sportifs de tir de précision ou de compétition. Étant une question de sécurité publique nationale, malgré leur coût, il s’avère néanmoins impératif d’instaurer des mesures radicales à l’exemple de l’actuelle pandémie du Covid 19.

Trente ans d’attente

La trentième commémoration de la tragédie de la tuerie de la Polytechnique de 1989 qui a eu lieu au mois de décembre dernier a enfin permis de mettre un mot, jusque là non prononcé, sur la vérité de ce drame. Il s’agit d’un féminicide. Ce jour-là, quatorze femmes ont été tuées pour la seule raison d’être femmes. Comme société, il nous a fallu trente années pour employer ce mot qui s’est finalement imposé qu’en 2019.

Il s’agit d’un combat de longue haleine. Il fait appel non seulement à la raison, mais aussi à une conversion du regard pour rejoindre le cœur. Il s’agit d’une nouvelle perception du réel qui déconstruit un schéma mental. N’en est-il pas ainsi avec les questions environnementales. Quel est le déclic qui permet à une société de consentir à payer le prix pour sauver la planète? Curieusement, c’est de nouveau le Covid 19 qui nous ouvre les yeux : le pétrole ne vaut rien dans une société qui ne consomme pas!

Un autre facteur crucial est la force du lobby des armes à feu. Puissant, riche et vocal, ce lobby entretient la peur viscérale qui fait croire que la seule façon de se protéger est de posséder une arme à feu… préférablement d’assaut ou arme de poing. C’est aussi une question d’argent. Il est connu que ce lobby contribue substantiellement aux caisses électorales de certains partis politiques.

Ce qui nous attend

Il est à espérer que le gouvernement fédéral trouvera le courage politique de mettre en exécution avec rigueur le bannissement et la possession d’armes d’assaut et ainsi répondre à la voix de 80% des Canadiens qui sont en faveur d’une telle politique. Celle-ci doit s’accompagner d’une volonté encore plus ferme pour extirper des mains des criminels de tout genre leurs armes meurtrières.

Notre pays a besoin d’une législation sur les armes de poing relevant de lois fédérales au lieu d’être maladroitement légiféré au niveau des municipalités canadiennes. Celles-ci n’ont ni l’expertise ni les moyens d’appliquer des lois coercitives contre ces armes. Les recours juridiques contre ces mesures étoufferont vraisemblablement la volonté des villes pour mettre en application leur législature sur un contrôle des armes de poing.

Ceci dit, de sévères mesures sur l’utilisation, l’entreposage et le maniement sécuritaire des armes sportives demeurent nécessaires. Pour s’en convaincre, il faut se rappeler qu’un nombre trop élevé de femmes, souvent conjointes de propriétaires d’armes à feu, sont assassinées au Canada presque quotidiennement.

1ère Journée Internationale de Sensibilisation à l’Albinisme à Montréal.

L’albinisme est une anomalie métabolique héréditaire due au défaut d’un pigment, la mélamine, il n’est pas mystique ni sorcier. La persécution des albinos est tributaire de l’ignorance et de la superstition.

C’est dans ce cadre que le Centre Afrika accueille la toute première Journée Internationale de Sensibilisation à l’Albinisme à Montréal qui se déroulera le 13 juin. C’est un jour important pour notre ami André-Man Mbombo qui s’est donné la mission de changer nos perceptions sur les albinos. Venez vous joindre à nous!

Thème : le défi de vivre sans mélamine. Célébration scientifique et culturelle avec la participation du professeur Majambu Mbikay, Ph.D., biologiste moléculaire et auteur du livre La Couleur des Gènes ainsi que l’auteur de la trilogie L’Albinos avatar André-Man Mbombo, M.A., LL.M.

À lire le mot du directeur du Centre Afrika à l’occasion de cet événement.

La trilogie L’Albinos avatar est une série de trois romans.

Tome 1 Albinos

Le tome 1 fait découvrir les errances d’une albinos aux humeurs colorées qui échappe aux sacrifices rituels et dresse un tableau de la condition humaine dans l’Afrique traditionnelle.

Tome 2 Albinos

Le tome 2 est un plaidoyer contre les croyances sur l’albinisme à travers les témoignages des albinos et fait apparaître une lueur d’espoir.

Le tome 3 qui sort en janvier 2019 présente une albinos épanouie qui s’est prise en charge qui fait de la défense des droits humains de ses semblables un sacerdoce.

Avec les mots et l’écriture, l’auteur veut apporter sa modeste contribution à la stigmatisation des discriminations des albinos.

Le Centre Afrika accueille son nouveau directeur.

Centre Afrika – Infolettre Août 2017 – Au cœur de la diversité.

http://www.centreafrika.net/journeesafricaines.html

‘’ Un seul doigt ne peut pas lever un caillou ’’ (proverbe africain)

Pour  connaître les informations et l’actualité du monde africain montréalais; http://www.centreafrika.net/Bulletinnouvelles.html

Nouvellement arrivé à Montréal, je me sens à la fois heureux et curieux. Je suis en effet content de revenir au Canada après un périple africain qui a commencé en 1981. Celui-ci a débuté en République Démocratique du Congo pour se terminer en Zambie en passant par le Malawi.

Depuis mon ordination comme prêtre missionnaire en juin 1987, j’ai vécu 25 de ces 30 dernières années sur le continent africain. Je suis également curieux de découvrir ce qui m’attend au Centre Afrika et j’ai le goût d’avoir du ‘fun’.

Ayant grandi dans une petite ville, celle de La Tuque, située le long de la rivière Saint-Maurice, Montréal m’apparaît immense. Ne pourrait-on pas dire la même chose du continent africain? Pour moi, ce sont nos lieux de rencontre et d’échange qui comptent avant tout. Nul n’a besoin de tout connaître alors que nos partages enrichissent notre commune humanité.

C’est dans cet esprit que je veux orienter mon ministère comme directeur du Centre Afrika. J’ai hâte de vous connaître. Père Serge St-Arneault, M.Afr, Directeur du Centre Afrika.

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Notre bureau est ouvert du lundi au vendredi de 9h00 à 17h00

Au sujet du petit Serge.

Aux dernières nouvelles, le petit Serge a subi d’autres examens dans un hôpital propriété de l’African Bible College situé à Lusaka. Robert Kalindiza, le papa, m’a expliqué au téléphone que les médecins spécialistes venus d’Angleterre ont jugé préférable d’offrir au petit Serge des traitements plutôt que d’opter pour une chirurgie qui sera performée seulement si nécessaire.

La famille est confiante malgré les inquiétudes. Pour le moment, les coûts associés à ce projet se sont limités au premier déplacement et hébergement à Blantyre. Voilà où nous en sommes.

Je reste à l’écoute des nouvelles et je m’associe à vos prières pour cet enfant. Espérons pour le mieux. Encore une fois merci pour votre générosité.

Fête de maman Marie, fête de toutes nos mamans.

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Madame Petronella Chisanga

J’ai célébré la messe à l’école de Chudleigh à Lusaka le 8 décembre dernier à l’invitation de Madame Petronella Chisanga, la directrice et fondatrice de cette école. J’y étais déjà allé le 23 octobre pour bénir les enfants (voir le lien : Bénédiction des enfants de l’école de Chudleigh). La prière s’est tenue dans l’une des salles de classe. Animée par une chorale, l’ambiance était à la fête puisqu’elle soulignait aussi la fête de l’Immaculée Conception.

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J’en ai profité pour insister sur l’importance de remercier Dieu pour le don de la vie que nous avons reçu de nos mamans. Célébrer la fête de maman Marie, mère de Jésus, c’est aussi la fête de toutes les mamans. Les fruits et légumes encerclaient l’autel. J’ai donc demandé de prier pour notre mère terre qui nous nourrit. Nous devons en prendre soin, car nous dépendons tous d’elle.

Fête de commémoration des 25 ans d’existence de l’école, fête de maman Marie, fête de toutes nos mamans et fête de notre terre nourricière, la joie nous a envahis. Une petite réception nous attendait après la messe et j’ai reçu un beau cadeau : des fruits et un gâteau dont le crémage était une toile de Marie.

Communiqué de presse, samedi 19 septembre 2015 – Bibliothèque Annie-St-Arneault

C’est en présence de plusieurs membres de la famille, dont ses parents, ses deux frères et sa sœur, d’amis et de nombreux citoyens réunis pour l’occasion, que les dirigeants de Ville de La Tuque ont procédé aujourd’hui à une cérémonie spéciale pour rebaptiser l’édifice de la bibliothèque à la mémoire d’Annie St-Arneault. Cette Latuquoise qui aimait l’art, la poésie, ainsi que tout ce qui entoure le savoir et la connaissance, est l’une des 14 victimes de la tragédie du 6 décembre 1989 à l’École Polytechnique de Montréal. Par ce geste, le conseil municipal de La Tuque désire lui rendre hommage et s’assurer que son histoire traversera le temps.

« Nous avons travaillé ce projet en étroite collaboration avec la famille, parce que c’était important pour nous de poser un geste significatif qui aurait leur approbation. Il y avait plusieurs options possibles pour lui rendre hommage, mais il nous est vite apparu que la bibliothèque était le lieu le plus approprié pour le faire, étant donné qu’elle aimait la poésie et qu’elle avait une grande soif d’apprendre. Le conseil municipal est très fier, car nous vivons aujourd’hui un beau moment dans l’histoire latuquoise, même si ce geste est relié à une tragédie. Comme sa poésie, son nom sur cet édifice de La Tuque pourra traverser le temps, afin de perpétuer sa mémoire et rappeler à tous que la violence envers les femmes n’a pas lieu d’être dans le monde. Nous remercions les membres de sa famille qui ont généreusement accepté que cet hommage lui soit rendu », a souligné le maire de La Tuque, M. Normand Beaudoin dans le cadre de cette cérémonie.

Le nouvel affichage de l’édifice a été dévoilé à l’extérieur de la bibliothèque. Sur l’affiche, le mot municipale a laissé sa place à Annie-St-Arneault. Il y a aussi maintenant un espace à l’intérieur de la bibliothèque dédié à la mémoire de cette étudiante en génie mécanique décédée à 23 ans en assistant à son dernier cours avant l’obtention de son diplôme. En 2011, son frère, le Père Serge St-Arneault missionnaire en Afrique, a publié un recueil de poèmes qu’elle avait rédigé à l’âge de 11 ans et à l’âge de 23 ans. Ce recueil fait partie des objets exposés à sa mémoire à la Bibliothèque Annie-St-Arneault de La Tuque. Le logo, ainsi que le signet de la bibliothèque ont aussi été modifiés. Les gens présents à la cérémonie ont reçu le nouveau signet en guise de souvenir de cette journée très spéciale.

Pour voir la version originale et imprimable de ce communiqué, cliquez ici.

Source : Hélène Langlais, directrice des communications, Ville de La Tuque.