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Trente mois se sont écoulés où plus de 350 femmes et filles ont été assassinées

MONTREAL, June 18, 2026

Le Premier ministre Carney est exhorté à renforcer les mesures de protection contre les menaces et féminicides liées aux armes à feu de l’ancien projet de loi C-21 et à les mettre en œuvre cet été.

Trente mois après l’adoption par le Parlement de mesures vitales pour prévenir la violence conjugale par arme à feu, le gouvernement fédéral ne les a toujours pas mises en œuvre et semble même prêt à les affaiblir. Une coalition de groupes favorables au contrôle des armes exhorte donc le premier ministre Mark Carney à s’engager immédiatement à adopter la réglementation habilitante qui reflète fidèlement la protection que le Parlement a adoptée en décembre 2023 en modifiant la Loi sur les armes à feu par l’ancien projet de loi C-21.

Les données de l’Observatoire canadien du fémicide pour la justice et la responsabilisation montrent que depuis l’adoption de ces changements législatifs il y a 30 mois, plus de 350 femmes et filles ont été victimes de féminicide au Canada, dont 30 en date du 15 mars de cette année. Historiquement, environ le tiers des homicides conjugaux impliquent une arme à feu.

La violence conjugale avec arme à feu est 12 fois plus susceptible d’entraîner la mort que les incidents similaires sans arme à feu. En 2023, l’intention du Parlement était claire : les personnes faisant l’objet d’une ordonnance de protection ne devaient pas être autorisées à détenir un permis pour possession d’armes. Sur la recommandation de l’Association nationale Femmes et Droit (ANFD), les députés ont amendé le projet de loi afin de définir les ordonnances de protection de la manière la plus large possible de sorte que toutes les personnes à risque soient protégées. Pour que la mesure entre en vigueur, le gouvernement fédéral devait simplement confirmer cette définition large par voie réglementaire.

À l’opposé, un projet de règlement publié dans la Gazette du Canada en mars 2025 indique plutôt l’intention du gouvernement de faire le contraire : limiter la révocation automatique du permis à certaines catégories d’ordonnances de protection et non à toutes. Le projet de règlement définit une « ordonnance de protection » comme toute ordonnance civile rendue dans l’intérêt de la sécurité d’une personne. Ce seul mot – « civile » – englobe les ordonnances de protection des tribunaux de la famille, mais exclut les engagements de ne pas troubler l’ordre public prévus à l’article 810 du Code criminel, de même que les conditions de mise en liberté sous caution, les ordonnances de probation et autres interdictions de contact imposées par voie pénale. Il a fallu une année entière à Sécurité publique Canada pour lancer une nouvelle consultation, proposant cette fois d’inclure les engagements de ne pas troubler l’ordre public mais non les autres ordonnances criminelles.

Le Parlement a rédigé l’article 15 de l’ancien projet de loi C-21 afin de viser « toute ordonnance contraignante rendue par un tribunal ou une autre autorité compétente dans l’intérêt de la sécurité d’une personne ».

Les groupes suivants appuient l’analyse juridique présentée par ANFD dans ses mémoires: PolySeSouvient, les Familles de Danforth pour des communautés sécuritaires, les Médecins canadiens pour la protection contre les armes à feu, l’Observatoire canadien du fémicide pour la justice et la responsabilisation, l’Association canadienne des médecins d’urgence, la Mosquée de Québec, l’Association des Étudiants de Polytechnique, le mouvement étudiant PAS_ICI, les Familles de Dawson pour le contrôle des armes, Angie’s Angels et des défenseurs des victimes comme Alison Irons et Tara Graham.

Parliament wrote section 15 of former Bill C-21 with the intent on capturing ‘any binding order made by a court or other competent authority in the interest of the safety or security of a person’.

« Alors que la vie des femmes est littéralement en jeu — et que les féminicides sont en hausse au Canada — il n’y a aucune justification acceptable pour que le nouveau gouvernement révise la législation du Parlement par la porte arrière de la réglementation, de manière à faire remettre le fardeau du risque sur les femmes et les enfants », a déclaré Heidi Rathjen, coordonnatrice de PolySeSouvient.

Selon Suzanne Zaccour, directrice des affaires juridiques de la NAWL : « Il est absurde que certaines survivantes bénéficient d’une protection tandis que d’autres en soient privées, non pas en fonction du niveau de danger auquel elles sont confrontées, mais en raison de subtilités procédurales. La violence ne devient pas moins mortelle parce qu’elle est traitée à une autre étape du système judiciaire. Une définition incomplète compromettrait une mesure essentielle de sécurité publique de la Loi sur les armes à feu et serait vraisemblablement invalide1. Car les règlements qui contrediraient la définition large adoptée par le Parlement seraient susceptibles d’être contestés devant les tribunaux et plus important encore, laisseraient des femmes sans protection entre-temps. »

Ces groupes exhortent le Premier ministre Carney et le Gouvernement fédéral à :

  • respecter la loi adoptée par le Parlement en adoptant des règlements qui définissent « ordonnance de protection » comme toute ordonnance de protection, conformément aux modifications apportées en 2023 à la Loi sur les armes à feu,
  • mettre en œuvre sans plus tarder les mesures relatives à la violence conjugale afin que la révocation du permis soit systématique pour toute ordonnance de protection visant une personne considérée comme une menace pour la sécurité publique.

Citations supplémentaires :

« Chaque retard a des conséquences. Chaque affaiblissement de la loi crée des failles à travers desquelles des femmes et des enfants peuvent tomber. Et chaque fois qu’on ne retire pas les armes à feu aux personnes dangereuses, le risque que les violences conjugales deviennent mortelles s’accroît. Ma fille a perdu la vie parce que le système n’a pas su lui offrir une protection adéquate. Combien d’autres femmes doivent payer de leur vie? » — Alison Irons, ancienne agente de la GRC et mère de Lindsay Wilson (1986-2013), victime d’un féminicide par arme à feu (1986-2013)

« Trente mois et plus de 350 féminicides après le vote du Parlement visant à retirer les armes à feu des mains des conjoints dangereux, les femmes canadiennes attendent toujours que ces protections entrent en vigueur. La solution ne saurait résider dans des règlements qui modifient discrètement la loi pour protéger un nombre réduit de victimes. La sécurité d’une femme ne devrait pas dépendre du nom du tribunal où son agresseur a été jugé. » — Myrna Dawson, Directrice de l’Observatoire canadien des féminicides pour la justice et la responsabilisation

« De nombreuses études montrent que la simple présence d’une arme à feu au domicile augmente le risque de violence à l’égard des femmes. Si un tribunal estime qu’une personne est suffisamment dangereuse pour justifier une ordonnance de protection, celle-ci ne devrait en aucun cas être titulaire d’un permis de possession d’arme. Le Parlement a eu raison de le préciser clairement dans la loi de 2023. Le gouvernement ne devrait plus tarder à mettre en œuvre cette modification. » — Dr Najma Ahmed, cofondatrice de Médecins canadiens pour la protection contre les armes à feu.

« Lorsqu’un gouvernement met 30 mois (et ce n’est pas fini) pour mettre en œuvre une mesure vitale et qu’il utilise ce temps pour en limiter la portée, le message envoyé aux femmes victimes de violence conjugale est dévastateur. Le Premier ministre Carney a le pouvoir de remédier à cette situation par une simple décision : confirmer par voie réglementaire que l’expression ‘ordonnance de protection’ désigne toute ordonnance de protection, conformément à l’intention du Parlement. » — Tara Graham, fille de Brenda Tatlock-Burke, victime de féminicide en Nouvelle-Écosse (1964-2024)

Pour plus d’information : suzanne.zaccour@nawl.ca ; 438.345.7445

  1. Le Guide du gouvernement du Canada sur l’élaboration des lois et règlements fédéraux précise clairement que : « L’exercice du pouvoir réglementaire est en outre assujetti à la loi habilitante, le règlement devant être pris dans le cadre du pouvoir conféré par celle-ci. Il ne peut la contredire, ni en restreindre ou étendre la portée. » ↩︎

Ce gouvernement tiendra-t-il JAMAIS ses promesses ?

La prolongation de l’amnistie pour des milliers d’armes d’assaut prohibées compromet la sécurité publique ainsi que la primauté du droit.

Le recours des groupes pro-armes contre deux décisions antérieures ne devrait pas empêcher le retrait de la circulation des armes à feu prohibées

Montréal, 9 juin, 2026

Voici la déclaration de PolySeSouvient en réponse à l’annonce faite aujourd’hui concernant la quatrième prolongation de la période d’amnistie initiale de 2020 pour les détenteurs d’armes prohibées :

« PolySeSouvient est profondément déçue par la décision du gouvernement fédéral de prolonger la période d’amnistie en lien avec les armes de type assaut prohibées jusqu’à trois mois après que la Cour suprême se sera prononcée sur un recours introduit par des groupes pro-armes.

Cette prolongation signifie que des armes hautement meurtrières et prohibées resteront entre les mains de particuliers pendant encore de nombreux mois. Aucune justification n’a été avancée pour étayer cette décision, autre que donner « l’assurance aux particuliers et aux entreprises qu’ils continueront d’être protégés contre toute responsabilité criminelle pendant que la Cour suprême entend l’appel et rend sa décision ».

Le gouvernement ne semble pas avoir appliqué les critères habituellement utilisés par les tribunaux pour déterminer s’il est justifié ou non de prononcer une injonction – notamment ‘la prépondérance des inconvénients’ et le poids du ‘préjudice irréparable’ potentiel que subirait les propriétaires (qui risquent d’être poursuivis pour la possession illégale d’armes ayant été prohibées dans l’éventualité que la Cour suprême venait à renverser les décisions rendues en 2023 et 2025 par les tribunaux inférieurs confirmant le pouvoir du gouvernement d’interdire certaines armes) versus le ‘préjudice irréparable’ que pourraient subir de possibles victimes futures de fusillades de masse – femmes, enfants, policiers et autres membres du public qui pourraient être abattus par l’une de ces armes.

La protection de la sécurité publique ne devrait jamais être subordonnée aux intérêts d’individus, dont ceux qui refusent de se conformer à la loi. Une loi ne devrait pas être suspendue simplement parce qu’elle fait l’objet d’une contestation. C’est pourquoi les injonctions sont rarement accordées en matière pénale.

Avec cette décision, le gouvernement protège les propriétaires qui refuseraient de remettre leurs armes prohibées contre des accusations criminelles – au détriment de futures victimes potentielles de fusillades de masse au Canada. Le fait de continuer à permettre l’accès à ces armes accroît le risque de ce type de violence extrême.

Pourquoi ne pas laisser la Cour suprême se prononcer sur le bien-fondé d’une injonction ?

Il est particulièrement préoccupant que le ministre de la Sécurité publique, Gary Anandasangaree, ait choisi de devancer toute décision judiciaire — avant même que le lobby des armes n’ait déposé de demande d’injonction, et bien avant toute décision de la Cour suprême. Ou bien le ministre assume que la Cour suprême aurait accordé au lobby pro-armes une mesure extraordinaire que les tribunaux n’accordent que dans des circonstances très limitées – soit lorsque le préjudice causé par l’application de la loi l’emporte sur l’intérêt public – ou bien il prend une décision politique déconnectée de la jurisprudence, vraisemblablement en vue d’apaiser des propriétaires d’armes.

Cette décision porte atteinte non seulement à la sécurité publique, mais aussi à la primauté du droit.

Retarder l’application de lois qui ont déjà été validées à deux reprises par les tribunaux risque d’ébranler la confiance du public dans la primauté du droit.

Alors que les recours judiciaires font partie intégrante du processus judiciaire, le fait de les utiliser comme prétexte pour suspendre des mesures de sécurité publique dûment adoptées revient à laisser les litiges des opposants l’emporter sur l’autorité légitime du gouvernement. Les gouvernements appliquent couramment les lois qui font l’objet de contestations constitutionnelles.

La suspension par anticipation d’une mesure de sécurité publique — lorsque celle-ci est clairement dans l’intérêt public et que les contestataires sont des opposants motivés par leur intérêt individuel — est contraire à la norme RJR-MacDonald établie par la Cour suprême, qui exige que les tribunaux accordent un poids significatif à l’intérêt public dans la mise en balance des inconvénients (et que cet intérêt public soit présumé1). Cette extension s’écarte de cette norme et suggère que les tactiques contentieuses de groupes de pression bien financés peuvent être utilisées pour retarder la mise en œuvre de protections adoptées démocratiquement pour l’intérêt général. Ceci n’est pas une gouvernance prudente. C’est une décision politique déguisée en prudence procédurale.

L’interdiction des armes à feu de type militaire a été instaurée pour réduire le risque et l’ampleur des fusillades de masse. Prolonger l’amnistie revient à maintenir en circulation ces armes à haut risque, en privilégiant les questions procédurales associées à la conformité individuelle au détriment de la sécurité collective et en sapant l’objectif protecteur de la loi.

La primauté du droit exige que les lois soient appliquées de manière cohérente, rapide et équitable. Cette quatrième prolongation de l’amnistie fait exactement le contraire : elle retarde l’application de la loi, crée des incohérences et affaiblit la confiance du public dans la mise en œuvre des mesures de sécurité essentielles.

Pour plus d’information: info@polysesouvient.ca

  1. “Si la nature et l’objet affirmé de la loi sont de promouvoir l’intérêt public, le tribunal des requêtes ne devrait pas se demander si la loi a réellement cet effet. Il faut supposer que tel est le cas.” https://decisions.scc-csc.ca/scc-csc/scc-csc/fr/item/1111/index.do ; “When the nature and declared purpose of legislation is to promote the public interest, a motions court should not be concerned whether the legislation has in fact this effect. It must be assumed to do so.” ; https://decisions.scc-csc.ca/scc-csc/scc-csc/en/item/1111/index.do ↩︎

Lien :

11 juin 2026

La Presse canadienne a publié de nouvelles données de la GRC montrant que, contrairement à la désinformation véhiculée par le lobby des armes à feu, la plupart des armes utilisées pour commettre des crimes proviennent du marché intérieur, ce qui confirme la nécessité de mettre en place des contrôles stricts sur le marché légal, en plus de lutter contre la contrebande.

La grande majorité des armes à feu utilisées pour commettre des crimes et dont l’origine a pu être retracée en 2023 et 2024 provenaient du Canada et n’avaient pas été introduites clandestinement depuis l’étranger, selon des rapports internes de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Mon quartier Saint-Roch, premier chapitre, juin 2026

Par Serge St-Arneault, M.Afr

Quatre mois se sont écoulés depuis notre arrivée dans le quartier Saint-Roch de Québec. Je commence tout juste à réaliser où j’habite. De bruyants chantiers de construction ont cours dès 7h00 sur notre étroite rue où le seul vénérable arbre a été abattu pour laisser place à une nouvelle construction domiciliaire. Nos voisins immédiats occupent les plus anciennes demeures du coin. Seront-ils, comme ce fut le cas pour bien d’autres habitants du quartier, expulsés par des promoteurs immobiliers ? Serons-nous les suivants ?

Page couverture du livre

J’ai mis la main sur une analyse intitulée Portrait de Saint-Roch 20251 et j’y découvre qu’au moment son âge d’or au début du XXe siècle, les quartiers Saint-Roch avec celui de Saint-Sauveur composaient les deux tiers de la population de Québec. La démolition d’une partie du quartier juif et chinois autour de 1970 a fait chuter cette population de 20,000 à 5,000. Celle-ci a maintenant remonté à 8380 et semble être en augmentation.

Faits intéressants, 41% des résidents ont un diplôme universitaire, 18% sont issus de l’immigration et, fait surprenant, 64% des ménages sont constitués d’une seule personne avec un âge moyen de 41,7 ans.

Centre Hub Créatif

Le 27 mai dernier, j’ai eu la chance de découvrir le Centre Hub Créatif 2 situé à dix minutes de marche. J’ai adoré ! Je suis comme un enfant qui fait une découverte excitante. Il s’agit d’un espace de création et de collaboration interdisciplinaire mis à la disposition des artistes et entrepreneurs culturels.

Dans le cadre du « ciné-concert » de cette soirée, Simon-Olivier Gagnon a souligné qu’il ne s’agissait pas d’un film, mais « d’une espèce d’expérimentation dans la lignée du théâtre documentaire. Mi-documentaire radiophonique, mi-soutenu par des images ».

Il était question du projet Mémoires à faire3 quidocumente l’histoire militante de l’ancien centre communautaire du 570, rue du Roi construit en 1875. C’est un lieu emblématique des luttes populaires et féministes du quartier Saint-Roch.

570, rue du Roi

Cette petite maison est un édifice emblématique du mouvement populaire de la Basse-Ville de Québec. Elle est située sur la rue où nous vivons et voisine de l’église Saint-Roch. Le projet consiste à rassembler autant d’archives que possible sur cet endroit qui a logé des dizaines d’associations4 communautaires pendant plus d’un demi-siècle entre 1954 et 2014.

Je ne sais pas combien nous étions dans la salle du Centre Hub Créatif, mais il n’y avait aucune place libre. J’ai été séduit par la simplicité et la vive émotion suscitée par la présentation qui alliait photos d’archives, cours extraits vidéos, poèmes, accompagnement musical. Les plus anciens locataires présents dans la salle qui ont tant travaillé au 570 rue du Roi ont été comblés de souvenirs. L’émotion était palpable.

C’est là que j’ai rencontré François G. Couillard. Il est blogueur et spécialiste du quartier Saint-Roch. Son blogue contient des anecdotes historiques présentées sur balado. Il décrit, par exemple, la statue de Saint-Roch, maintenant disparue depuis quelques années, qui surplombait la façade de l’église devant le parvis.

Le parvis de Saint-Roch

Méchouis – Traiteur – Le braisé – Québec

En compagnie de Jean-Paul Guibila, M.Afr (à droite), Valérie, qui a généreusement organisé le repas, et Raymond, son père qui connaît bien le Burkina Faso.
Le Braisé, Méchoui & BBC à domicile depuis 2010. Tel : 1-855-mechoui.

Vendredi midi, de généreux donateurs ont offert un méchoui festif gratuitement à tous les itinérants. J’y ai rencontré Diane, une vénérable dame qui connaît ce quartier depuis sa jeunesse. Quelle chance ! Elle m’a parlé du Relais, un endroit où les itinérants peuvent trouver un espace de repos sécuritaire.

C’est juste ici, sur la rue, dit-elle.

J’aimerais bien connaître l’endroit.

Viens avec moi, je te montrerai.

Je suis passé devant la porte de nombreuses fois sans jamais me douter que c’était LÀ ! Je savais qu’il y avait un endroit dans le sous-sol de l’église que la Ville de Québec envisage d’aménager pour les itinérants. Bien sûr, j’ai fait le tour du sous-sol, qui est à l’image de l’église elle-même, c’est-à-dire IMMENSE ! Mais, ce coin-là, je ne l’avais pas vu. Et bien oui, Le Relais est situé dans un coin du sous-sol de l’église !

À première vue, ça semble plutôt délabré. Mon instinct me dit de ne pas aller trop loin. Il y a un va-et-vient constant. Heureusement, les intervenants sont présents. Je fais connaissance avec James, Christian, Serge et Malo. Christian est d’origine togolaise. Il y a aussi Laure, burkinabé, agente de sécurité.

Le local est ouvert le jour seulement pendant l’été et la nuit pendant l’hiver. Je découvre les racoins où les itinérants dorment. Il y a un peu de nourriture disponible. J’écoute et j’observe. En peu de temps, je réalise les lourdes séquelles qui terrassent cette population marginalisée et leurs problématiques de santé mentale.

– Combien de gens viennent ici quotidiennement ?

– Environ 150.

Un cahier de statistiques permet aux intervenants de prendre des notes. Ils sont aux aguets des tensions ou agitations qui surgissent occasionnellement entre itinérants.

Êtes-vous de Québec ?

Non, je suis nouveau dans le quartier.

N’hésitez pas à revenir. Nous sommes ouverts tous les jours, sauf les mercredis pour notre réunion d’équipe hebdomadaire.

Merci de l’invitation.

Je songeais aux 150 personnes qui fréquentent quotidiennement Le Relais5 alors que nous avons à peine quelques dizaines de chrétiens qui assistent à la messe du dimanche à 11h00. La maison de Dieu accueille chaque jour plus de monde dans son sous-sol délabré que dans son vaste espace situé ‘en haut’ pendant toute une semaine !

Je reviendrai encore, c’est certain. Pour le moment je travaille ‘en haut’.

Êtes-vous prêtre ?

Oui.

– Justement, les Sœurs viendront cet après-midi apporter de la nourriture.

Quelles Sœurs ?

Des Sœurs de l’Église !

Librairie St-Jean-Baptiste : Refuge hors du temps

Je ne peux pas terminer mon chapitre en omettant cette librairie6 qui n’est pas facile à trouver du premier coup. Juxtaposées, différentes portes prêtent à confusion. Celle que je cherche est située au 565 rue St-Jean.

De vieilles marches mènent à l’étage où de sombres pièces submergées de livres empilés côtoient des étagères ornementales jusqu’au plafond. Il y a aussi un coin avec de moelleux divans pour siroter une boisson ou prendre un café. J’ai l’impression de vivre à une autre époque où les anarchistes côtoyaient des révolutionnaires. J’aime ça !

J’y rencontre Lou, Mathieu, Sara et Marie-Hélène Boucher, qui propose de visionner La Salle de Dance (2015) (Jimmy’s Hall) de Ken Loach7.

Derrière cette romance se dévoile une réalité sociale de l’entre-deux-guerres où l’institution de l’Église exerce une emprise démesurée sur la population. Le vicaire du curé Sheridan le met en garde que sa rigidité doctrinale fera fuir les jeunes. Jimmy Gralton le confronte dans le confessionnal en déclarant au curé que celui-ci avait plus de haine que d’amour au cœur pour réprimer une jeunesse qui veut simplement danser pour alléger le poids de la pauvreté. Un incendie criminel de la salle de danse mettra un point final à ce rêve et Jimmy sera expulsé de son propre pays par les autorités et retournera aux États-Unis.

  1. Portrait de Saint-Roch 2025, L’Engrenage Saint-Roch, 2025, 175 pages. 560, rue Saint-Joseph Est, Québec QC G1K 3B8
    Note : Depuis plus de quinze ans, l’Engrenage Saint-Roch rassemble des personnes et des groupes communautaires pour réfléchir, échanger et agir afin d’améliorer la qualité de vie dans le quartier pour ceux et celles qui l’habitent, le fréquentent ou y travaillent. En favorisant la participation citoyenne, l’Engrenage initie et accompagne des actions collectives visant à renforcer le tissu social, à améliorer la réponse aux besoins du quartier et à favoriser l’appropriation des espaces publics, en tenant compte des inégalités sociales et économiques. ↩︎
  2. Le Centre Hub Créatif est un espace de création et de collaboration interdisciplinaire mis à la disposition des artistes et entrepreneurs culturels de la ville de Québec, dont le but est de favoriser l’émergence de projets innovants en rendant accessibles et abordables ses lieux, son matériel et ses services. Lieu : 100-729 côte d’Abraham, Québec, QC G1R 1A2
    Autre lien : Offrir un espace ouvert, pluridisciplinaire et inclusif aux artistes de Québec ↩︎
  3. Le projet Mémoires à faire documente l’histoire militante et communautaire de l’ancien centre communautaire du 570, rue du Roi (construit en 1875), un lieu emblématique des luttes populaires et féministes du quartier Saint-Roch à Québec.
    Ce projet a commencé par une mise en commun des fruits de la recherche avec les cinéastes David B. Ricard et David Nadeau Bernatchez, du studio Entours, ainsi qu’avec l’artiste Gabrielle Bouthillier.
    Autres liens :
    Réactiver la mémoire d’un lieu emblématique des luttes populaires de la Basse-Ville
    – 570 rue du Roi : Mémoires à faire
    – Requiem pour le 570, rue du Roi ↩︎
  4. Lise partielles des organismes communautaires qui ont utilisé les locaux du 570 rue du Roi : Ciné-Vidéobec, comité citoyen de l’Aire 10, clinique d’assistance maternelle, contre communautaire du centre-ville de Québec, groupe de défense des droits des détenus (Alter Justice), union des forces Progressistes (UFP), Plume Rouge (ancêtre de Centraide), radio Basse-Ville CKIA-FM, bureau d’animation et information logement du Québec métropolitain (BAIL), l’Association coopérative d’économie familiale (AMEF) de Québec, Parti de la démocratie socialiste (PDS), conseil de Œuvres et du Bien-être, clinique populaire d’architecture, Droit de Parole (journal toujours actif), etc. ↩︎
  5. Liens pour Le relais, sous-sol de l’église Saint-Roch (L’organisme Répit Basse-Ville)
    Itinérance: de nouveaux espaces communautaires au sous-sol de l’église Saint-Roch
    Le coût des travaux a été évalué de manière préliminaire à 11,9 millions $, alors que l’échéancier prévoit une mise en service à la fin 2028.
    Cet endroit stratégique est devenu depuis quelques années un lieu de répit d’une cinquantaine de places où les personnes en situation d’itinérance peuvent se protéger du froid en hiver ou de la chaleur en été. Il abrite présentement trois organismes communautaires.
    « La Ville souhaite créer un lieu multifonctionnel avec des espaces polyvalents pour y accueillir des organismes et des projets communautaires, culturels et de loisirs. Elle vise à répondre aux besoins de la communauté, dynamiser le secteur, favoriser un sentiment d’appartenance et contribuer à l’épanouissement de chacun et au renforcement de la cohésion sociale », explique le porte-parole Jean-Pascal Lavoie.
    Itinérance : la Ville devient locataire principal du sous-sol de l’église Saint-Roch
    La Ville de Québec devient locataire principal du sous-sol de l’église Saint-Roch. La municipalité et ses partenaires y offriront un lieu de répit pour les personnes vulnérables, dont celles en situation d’itinérance.
    La Ville de Québec reprend le contrôle du sous-sol de l’église Saint-Roch
    La Ville de Québec devient locataire du sous-sol de l’église Saint-Roch, où elle souhaite, entre autres, offrir un lieu de répit aux personnes itinérantes du quartier. ↩︎
  6. Lenteur et ravissement. La Librairie Saint-Jean-Baptiste paraît dix fois plus vieille qu’elle ne l’est vraiment. Un lieu sans âge, romantique, photogénique à souhait. ↩︎
  7. Synopsis. En 1932, pendant la Grande Dépression, Jimmy Gralton est de retour dans son village natal en Irlande rurale après dix années d’exil à New York. Sitôt arrivé, Gralton renoue avec sa mère et ses vieux amis, il se remet au travail sur la terre et organise des soirées de danse très courues chez les paroissiens. Son retour remarqué dans le paisible comté de Leitrim inquiète vivement le prêtre Sheridan qui voit d’un très mauvais œil la reprise des activités sociales à la salle de danse désaffectée. Véritable lieu d’échanges et d’apprentissages pour tous, la salle communautaire est démonisée par les pouvoirs en place qui mettent tout en œuvre pour fermer cet endroit de débauche une fois pour toutes. ↩︎

Publication de Alexandra Milliard – Sous Silence

L’équipe de production de Sous Silence tient à remercier sincèrement Serge St-Arneault pour son soutien au projet, notamment en nous ayant permis d’utiliser les locaux du Centre Afrika à Montréal pour le tournage.

Le Centre Afrika joue un rôle essentiel dans la communauté en offrant un espace de rencontre, de partage et de développement, favorisant l’inclusion, la solidarité et l’engagement collectif.

En plus de son implication en tant que partenaire, Serge St-Arneault a également contribué au projet à titre d’acteur, apportant sa présence et son engagement à l’écran.

À travers ses réflexions et son engagement, il met de l’avant l’importance du leadership, du dialogue et de la responsabilité face aux enjeux qui touchent nos sociétés.

Dans la continuité des conversations que nous souhaitons ouvrir avec Sous Silence, ces valeurs rappellent l’importance de ne pas rester silencieux, mais de contribuer, chacun à sa manière, à faire évoluer les choses.

Merci pour votre accueil, votre ouverture et votre contribution précieuse à ce projet.

Alexandra Milliard

Publication de Valérie et l’Encéphalomyélite Myalgique (EM), ma vie avec une maladie orpheline

Parler peut sembler banal… mais pour les personnes vivant avec l’Encéphalomyélite Myalgique (EM), une simple conversation peut être un effort énergétique considérable.

Pourquoi ?

L’EM affecte le système nerveux autonome, provoque une dysfonction mitochondriale et altère la production d’énergie cellulaire. Chaque mot, chaque phrase, chaque échange social demande donc une dépense énergétique disproportionnée, invisible pour l’entourage.

Concrètement :

– 30 minutes de discussion peuvent consommer autant d’énergie que 15 à 20 minutes de marche active.

– Après la conversation, la récupération peut durer des heures ou des jours.

– Des symptômes physiques et cognitifs peuvent apparaître : fatigue intense, troubles de concentration, vertiges, malaise post-effort.

Le coût cognitif d’une interaction sociale est réel et biologique, pas psychologique. Ce n’est pas un manque de volonté, ni de motivation ; c’est un effort physiologique concret.

Reconnaître et accepter ce coût permet :

– de déculpabiliser

– de protéger son énergie

– et d’adapter les interactions sans se sentir jugé(e)

Pour les proches : écouter, ralentir le rythme et comprendre que « parler peut être fatigant » est déjà un soutien précieux.

L’EM n’est pas visible, mais elle impose des limites biologiques réelles. Comprendre le coût cognitif d’une conversation est un pas vers plus de respect, d’empathie et d’autonomie pour les personnes concernées.

#EncéphalomyéliteMyalgique #EM #MaladieInvisible #FatigueChronique #PEM #Dysautonomie #SantéChronique #CoûtCognitif #MaladieChronique #HandicapInvisible #Vulnérabilité #RespectDesLimites

LIEN : https://www.facebook.com/share/p/183WqbKXhM/

Autre lien : L’Encéphalomyélite Myalgique sévère (EM)

1ère Journée Internationale de Sensibilisation à l’Albinisme à Montréal.

L’albinisme est une anomalie métabolique héréditaire due au défaut d’un pigment, la mélamine, il n’est pas mystique ni sorcier. La persécution des albinos est tributaire de l’ignorance et de la superstition.

C’est dans ce cadre que le Centre Afrika accueille la toute première Journée Internationale de Sensibilisation à l’Albinisme à Montréal qui se déroulera le 13 juin. C’est un jour important pour notre ami André-Man Mbombo qui s’est donné la mission de changer nos perceptions sur les albinos. Venez vous joindre à nous!

Thème : le défi de vivre sans mélamine. Célébration scientifique et culturelle avec la participation du professeur Majambu Mbikay, Ph.D., biologiste moléculaire et auteur du livre La Couleur des Gènes ainsi que l’auteur de la trilogie L’Albinos avatar André-Man Mbombo, M.A., LL.M.

À lire le mot du directeur du Centre Afrika à l’occasion de cet événement.

La trilogie L’Albinos avatar est une série de trois romans.

Tome 1 Albinos

Le tome 1 fait découvrir les errances d’une albinos aux humeurs colorées qui échappe aux sacrifices rituels et dresse un tableau de la condition humaine dans l’Afrique traditionnelle.

Tome 2 Albinos

Le tome 2 est un plaidoyer contre les croyances sur l’albinisme à travers les témoignages des albinos et fait apparaître une lueur d’espoir.

Le tome 3 qui sort en janvier 2019 présente une albinos épanouie qui s’est prise en charge qui fait de la défense des droits humains de ses semblables un sacerdoce.

Avec les mots et l’écriture, l’auteur veut apporter sa modeste contribution à la stigmatisation des discriminations des albinos.

Nouvelle édition du recueil de poésie d’Annie St-Arneault – 2018

Ce recueil de poésie est un hommage à ma sœur Annie. Son tragique décès nous prive de la présence d’une femme exceptionnelle.

Cette poésie, la sienne, nous montre une âme profonde, parfois tourmentée. C’est notre souhait que ce recueil lui redonne un droit de parole qui lui a été injustement enlevé.

NOUVELLE ÉDITION

Une parole pour traverser le temps - cover

Pensées Sapientiales

Pensées Sapientiales

Pensées Sapientiales cover

Né le 27 décembre 1980, Jean-Claude Mayeba Nkonde a grandi et terminé ses études pré-universitaires aux établissements primaires et secondaires de Kavida à Kansenia, une mission catholique de l’Archidiocèse de Lubumbashi en République Démocratique du Congo, province du Katanga. Il obtient son diplôme d’ingénieur civil métallurgiste en 2008 à l’Université Officielle de Lubumbashi, faculté de Polytechnique.

Il est engagé la même année chez Tenke Fungumure Mining, une filiale de l’entreprise internationale Freeport McMoran où il travaillera pendant quatre ans au sein du département de formation et de développement en tant que superviseur général chargé de la formation technique. Marié en novembre 2010 avec Huguette Betu, il est depuis 2012 employé de la compagnie Frontier S.P.R.L, une autre entreprise minière dans laquelle il exerce la fonction de directeur de formation et de développement.

Éditeur : Serge St-Arneault, M.Afr, 2014erge St-

Disponible sur B

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L’arbre fièrement enraciné
Ce livre est un hommage à mon père Bastien. Il est comme un arbre fièrement enraciné dont les racines remontent au premier ancêtre à fouler le sol de la Nouvelle-France en 1687, Paul Bertrand dit St-Arnaud. Une dizaine de générations ont trimé dur dans ce coin de pays forestier. De marmiton dans les chantiers forestiers en passant par l’usine de papier de La Tuque, mon père nous lègue un héritage de valeurs sures basées sur un don de soi généreux et loyal.

Une parole pour traverser le temps
Ce recueil de poésie est un hommage à ma sœur Annie. Son tragique décès nous prive de la présence d’une femme exceptionnelle. Cette poésie, la sienne, nous montre une âme profonde, parfois tourmentée. C’est notre souhait que ce recueil lui redonne un droit de parole qui lui a été injustement enlevé.
En plus de nos souvenirs, il y a ces mots, ce rythme … de vie.

Lorsque le sable devient cristal
Le centre culturel et artistique de Kungoni situé à Mua au Malawi recèle de beautés historiques, architecturales et muséales en plein cœur d’un vaste jardin botanique.
Le mystère de la société secrète des Gulé wamkulu du peuple Chéwa est légèrement dévoilé pour rehausser la profondeur de la spiritualité africaine.
Abondamment illustré, ce livre est un hommage au père Claude Boucher qui a consacré 40 ans de sa vie à ce projet.

Rivière de diamants
Comme la rosée du matin étale ses perles sur une toile d’araignée en évoquant une rivière de diamants sous les rayons du soleil, ainsi les lettres du Malawi se transforment en une rivière de diamants sur la vaste toile d’Internet.
Ce journal de voyage d’une décennie au Malawi évoque les expériences, les découvertes, les difficultés et les joies vécues dans ce petit pays d’Afrique australe.
Suivant les inspirations du moment, le père Mbéwé, ainsi connu au Malawi, vous invite à entreprendre non seulement un voyage, mais aussi le sentier intérieur où Jésus sans cesse guide nos pas.
Mettons-nous en route vers l’inconnu avec confiance. Inutile de savoir d’avance où la route mène. Allons!

Salon du livre : un fort sentiment d’appartenance

Gabriel Delisle, Le Nouvelliste, 30 juin 2011

(La Tuque) Les ambassadeurs culturels qui font rayonner La Tuque au Québec étaient à l’honneur hier lors de la huitième journée des Fêtes du centenaire.

Des auteurs de tous les styles comme Gaston Croisetière, Odette Leclerc, Jacques Bronsard, Mathieu Fortin, Yvan Savignac, Serge St-Arneault, Roger Côté, Gaston Hamel et Françoise Bélanger étaient sur place avec leurs oeuvres.

«C’est formidable de rencontrer nos lecteurs et d’avoir leurs commentaires sur le livre. Nous sommes une petite maison d’édition et je n’ai pas la chance de faire les gros salons. J’apprécie l’expérience», explique Odette Leclerc, auteure et éditrice du roman Le pelican.

Outre le salon du livre, deux films sur des artistes d’origine latuquoise étaient également projetés hier. Les visiteurs ont eu la chance de visionner le film sur la pianiste Rachel Martel intitulé Et que la musique continue… Frédéric Chopin sur toile et au piano ainsi que le documentaire Mon ami Pierrot, Le dernier homme libre sur la vie du chansonnier latuquois Pierre Rochette des réalisatrices Véronique Leduc et de Geneviève Vézina-Montplaisir. Les deux documentaristes et Rachel Martel étaient d’ailleurs sur place pour présenter les deux productions.

La grande pianiste Rachel Martel a reçu tout un accueil mercredi à La Tuque. Émus, de nombreux spectateurs l’ont chaleureusement saluée après la présentation du film. «L’accueil est formidable», a-t-elle lancé.

L’arrêt d’un autobus avec à son bord une cinquantaine de personnes de la MRC des Chenaux a, pour quelques minutes, fait bondir substantiellement le nombre de visiteurs. «Nous sommes venus pour le centenaire de La Tuque. Nous visitons tout ce qu’il y a aujourd’hui», souligne une des responsables de l’Association québécoise des retraités (AQDR) de la MRC des Chenaux.

L’organisatrice du salon du livre Lynn Bérubé était très satisfaite de la fréquentation des visiteurs mercredi. «On sent que les Latuquois ont un fort sentiment d’appartenance envers les auteurs d’ici», précise-t-elle.

La directrice générale de la Corporation de développement des arts et de la culture de La Tuque aimerait que davantage d’activités dédiées à la poésie et à la littérature aient lieu au Complexe culturel Félix-Leclerc.

«Nous voulons qu’il y ait plus de lancements ainsi que plus de rencontres et d’ateliers littéraires», souligne Christiane Giguère.