Category: Conférence


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Le Centre Canadien de Sensibilisation à l’Amélanisme (CCSAM-OBNL) et le Centre Afrika de Montréal ont eu l’honneur de recevoir ce vendredi 25 octobre 2019 de 12h00 à 14h00 l’épidémiologiste de réputation mondiale, le Dr J.-J. MUYEMBE, venu parler de la problématique de la maladie d’Ébola à la diaspora congolaise et africaine, en présence des scientifiques du Canada dont les Professeurs Dr Michel CHRÉTIEN et Dr Majambu Mbikay de l’IRCM, et des médecins congolais membres de la délégation dont le Dr Sele YEMBA SELEMANI, Conseiller du Chef de l’État. La salle de conférence était pleine des docteurs en médecine et en sciences de l’éducation, condisciples du Dr MUYEMBE à l’Université Lovanium : Rémi BIAKABUTUKA, Ndia-Bintu KAYEMBE, TSHIBEMBA, Paul KANAMBI, Charles KASANGANA, Gustave KIYANDA. Dr Akier ASSANDJA, Dr NKANU et l’épidémiologiste TSHIENDE ainsi que tous les participants ont eu des réponses à toutes leurs questions même celles concernant la situation sécuritaire dans la partie du pays touchée par l’épidémie.

Toutes les questions ont été abordées sans tabou et en toute transparence. Le Dr YEMBA SELEMANI, représentant du Chef de l’État a eu des mots justes sur les questions sanitaires, sécuritaires et politiques du pays de Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO.

Le Dr Michel CHRÉTIEN a précisé la contribution que la RDC est en droit d’attendre du Canada et a souligné les ententes conclues entre l’Institut Nationale de Recherche Biomédicale (INRB) de Kinshasa et l’Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM).

Serge ST-ARNEAULT, M.Afr, directeur du Centre Afrika de Montréal et André-Man MBOMBO, président du Centre Canadien de Sensibilisation à l’Amélanisme (CCSAM) remercient le Prof Dr Jean-Jacques MUYEMBE et sa délégation, le Prof Dr Michel CHRÉTIEN et le Prof Dr Majambu Mbikay pour leur générosité de cœur et d’esprit pour ce moment d’échange et de partage.

Ebola en RDC : Jean-Jacques Muyembe plus mobilisé que jamais

Pionnier dans les années 70 de la lutte contre Ebola, le Dr Jean-Jacques Muyembe se bat pour éviter la propagation du virus dans la ville de Goma à l’est du pays. Nommé par le président Félix Tshisekedi, l’épidémiologiste souhaite mettre en place des campagnes de vaccination d’ampleur, et sensibiliser les populations aux mesures d’hygiènes indispensables pour prévenir la transmission de la maladie.

Le Forum interreligieux pour la Paix a commencé jeudi soir 10 octobre au Centre des Dominicains avec une conférence animée par 5 intervenants.es appartenant à des religions ou mouvements spirituels différents : Nicole Bomsawin, autochtone Abénakis, Sébastien Amedeo, Bahaï, Aishwarya Nair, Hindouisme, Fabien Torres, Justice réparatrice et Franco Famularo, Unificationisme.

La présentation de chacun.e et les échanges qui ont suivi ont clairement montré comment les grands défis actuels liés à l’écologie et à la paix mondiale nécessitent une nouvelle conscience  commune qui transcende les réalités matérielles et tienne compte de la dimension spirituelle.

Les religions peuvent grandement aider à saisir l’interconnexion qui est au cœur de toute la création et  à entrer dans les changements de valeurs et de comportements indispensables à la survie de la planète et à la paix mondiale.

À cette occasion, une œuvre artistique produite par Marisel Segui Zavagno a été dévoilée. Elle se définit comme suit :

Pour les peuples indigènes des Andes, Pachamana représente la terre-mère et une déesse. Ce beau nom englobe tout autant l’aspect religieux qu’une composante écologique. Cette œuvre d’art conceptuel a été exécutée dans le cadre du Festival d’art « Paix maintenant. Sauvons ensemble notre planète ».

Des symboles religieux sont représentés dans cette œuvre, mettant en évidence leurs liens avec la nature. Le tronc d’arbre au centre représente la terre-mère. Un réseau de fils l’entourent symbolisant les interconnections et le dialogue entre les religions. Les fils de coton reposent sur des feuilles, avec l’intention de rappeler aux communautés religieuses notre responsabilité pour la protection de notre planète, et notre rôle partagé pour la promotion d’une croissance écologique.

La lumière, porteuse d’une signification importante dans toutes les religions, brille au travers de la structure translucide du tronc, et vise à apporter une dimension d’espoir à cette image. Enfin la colombe, symbole universel de paix, réunit toutes les communautés dans notre quête pour la sauvegarde de notre planète.

Matériaux : fil de coton, broderie réutilisée, tissus rustique. Technique : broderie, crochet.

Prochain rendez-vous le jeudi 17 octobre 2019 à 18h00 chez les Dominicains au 2715 Chemin de la Côte-Sainte-Catherine pour entendre le point de vue des religions abrahamiques sur leur pratiques écologiques.

Le Centre Canadien de Sensibilisation à l’Amélanisme a été l’hôte du Rotary Club du Vieux-Montréal le 16 août 2019. En tant que conférencier, André-Man Mbombo, président, et Serge St-Arneault, secrétaire général, ont parlé de l’importance de la sensibilisation à l’amélanisme.

Le Centre remercie la présidente du Rotary Club du Vieux-Montréal Linda Beloin et tous les membres et invités au dîner pour leur accueil chaleureux. Notons tout particulièrement Patrick Mpoyi Musampa, Malcolm Olafson, Danielle Ryfer-Odonnat et Frédéric Ryfer du Cabinet événementiel Arts Rythmes Ethjk ainsi que M. Larbi Bennouna, président de Setym International.

L’assistance a eu droit à une explication des néologismes développés par le Centre que sont les mots amélanine, amélanique, amélanisme, amélanophobie et amélanophilie. Le but de ce nouveau vocabulaire est de parvenir à modifier les perceptions négatives que beaucoup de gens ont à l’égard des albinos. Cet effort de sémantique est appelé l’École de Montréal en comparaison avec d’autres efforts pour venir en aide aux amélaniques comme c’est le cas à Vancouver avec le mécène Peter Ash de Vancouver.

Le président André-Man Mbombo a demandé aux Rotariennes et Rotariens de porter secours aux amélaniques s’ils trouvent que l’objectif que poursuit le Centre Canadien de Sensibilisation à l’Amélanisme répond au critère de ces quatre questions souvent évoquées par les Clubs Rotariens ; Est-ce vrai ? Est-ce juste ? Permettra-t-il de construire de plus fortes amitiés ? Est-ce avantageux pour tous ? 

Tout ce qui peut être fait pour contribuer à une solution durable et permanente de la problématique des personnes vivant sans mélanine ne peut qu’être équitable et bénéfique pour l’humanité toute entière. Sauver des êtres humains en danger et désavantagés à cause du déficit de mélanine, qui plus est, stigmatisés et discriminés, est noble et valorisant.

#Amélanisme
#Amélanique
#Amélanophobie
#Amélanine

Le 13 juin dernier se tenait la 2e Journée Internationale de Sensibilisation à l’albinisme de Montréal au Centre Afrika. Une trentaine de personnes se sont retrouvées pour commémorer cet événement avec la participation remarquée de trois amélamiques; Rhéma Mukendi née au Québec de parents originaires de la DRC, Alfousseny Camara récemment arrivé du Sénégal ainsi que sœur Séraphine Éloa, camerounaise.  

Cette soirée soulignait l’importance de l’éducation, particulièrement en Afrique, pour éradiquer la discrimination et même la violence perpétrée contre les albinos. Ndia-Bintu Kayembe, Ph. D. consultant en éducation, a présenté une originale approche pédagogique qui constituera le principal contenu d’un livre qui paraîtra bientôt. S’y ajouteront des textes journalistiques provenant de la Tanzanie et du Malawi.

Le Centre Afrika est fier partenaire de cet événement qu’il soutient avec enthousiasme avec le Centre Canadien de Sensibilisation à l’albinisme (CCSA). Le Centre remercie André-Man Mbombo, l’initiateur de cette soirée, professeur Majambu Mbikay ainsi que le photographe professionnel Alvaro Pacheco. Mais, plus encore, un remerciement plus particulier à la marraine de la soirée; Sabine Monpierre.

Lien : http://www.centreafrika.com/fr/bulletin/2e-journee-internationale-de-sensibilisation-a-lalbinisme-de-montreal-au-centre-afrika/

Allocution présenté par Serge St-Arneault, M.Afr, Directeur du Centre Afrika, Montréal, lors de la conférence de presse organisée par les médecins et autres professionnels de la santé à l’Hôpital Général de Montréal aujourd’hui à 12h00. Les médecins réclament une interdiction complète des armes de poing et armes d’assaut ainsi que l’adoption du projet de loi C-71 qui renforce l’encadrement des armes à feu.

J’ai vécu en zone de guerre en République Démocratique du Congo (à l’époque le Zaïre) dans les années 1990. Le chaos s’était progressivement propagé dans tout le pays avec son lot de pillages et de conflits tribaux.

Dans la brousse où j’étais, on avait déjà eu la visite de militaires pour intervenir dans un conflit entre chefs coutumiers. Ce jour-là, revenant à la maison, j’ai été directement menacé par un militaire. Il m’a simplement dit :

  • « Siku y vita ingine, miye nitawa weye ».

Traduction littérale :

  • « Lors du prochain conflit, c’est moi qui vais te tuer. »

J’ai immédiatement senti comme un boulet me tomber dans l’estomac. Je m’en rappelle très bien. De fait, les rivalités tribales se sont accélérées. Les paracommandos sont revenus, soi-disant pour rétablir la paix, en brulant les villages. La plupart des expatriés avaient déjà quitté le pays. Quant à moi, je suis resté avec mes confrères pratiquement jusqu’au moment de la chute du régime dictatorial du Président Mobutu.

En 2010, Marc Rochette, un journaliste du journal Le Nouvelliste de Trois-Rivières, m’a demandé dans une interview s’il y avait des risques de vivre dans la brousse africaine. Ce à quoi j’ai répondu :

  • « Qu’est-ce qui est le plus dangereux? Être missionnaire en Afrique ou étudiante à l’École Polytechnique de Montréal ».

Ma sœur Annie a été l’une des premières victimes du drame de la Poly du 6 décembre 1989. Le rapport d’investigation du coroner indique que le décès est attribué à des lésions multiples graves au niveau du crâne, du cerveau, section de l’aorte et des hiles pulmonaires et éclatement du foie, le tout secondaire au passage dans la tête et dans le thorax de trois projectiles d’arme à feu.

Vous êtes médecins et professionnels de la santé. Vous comprenez mieux que moi de quoi il s’agit. Nous sommes réunis ici pour une cause commune. Nous voulons, de fait nous exigeons des lois plus sévères sur les armes à feu au Canada. Une journée nationale d’action a lieu aujourd’hui dans 13 villes du pays. Tous s’entendent pour dire que les armes à feu représentent une menace croissante pour la santé publique. Selon Statistique Canada, le nombre de crimes violents commis avec une arme à feu a augmenté de 43% depuis 2013, soit depuis l’abolition du registre national des armes à feu par le gouvernement de Steven Harper en 2012, suivi par l’affaiblissement d’une série d’autres mesures en 2015.

À peine une semaine après la tragédie de Christchurch en Nouvelle-Zélande, la première ministre Jacinda Ardern a annoncé l’interdiction imminente de « toutes les armes semi-automatiques de style militaire », de « tous les fusils d’assaut », de « tous les chargeurs à grande capacité » et de « tous les accessoires ayant la capacité de convertir une arme à feu en arme semi-automatique de type militaire ». Elle a également émis une ordonnance de reclassification pour les armes semi-automatiques afin de dorénavant empêcher leur vente à la plupart des détenteurs de permis actuels.

Voilà une preuve de leadership politique.

Soulignons aussi l’action du Gouvernement du Québec qui a instauré son propre registre des armes en réaction à l’abolition du registre fédéral. Le Québec est maintenant l’une des trois seules juridictions en Amérique du Nord (avec Hawaï et le District de Columbia) qui enregistrent les armes sur son territoire – bien que c’est la norme en Europe et la plupart des pays industrialisés.

Mais qu’en est-il du gouvernement Trudeau?

Les Canadiens attendent depuis de nombreuses années une action réelle et concrète dans ce domaine.

Tout ce que ce gouvernement offre aux Canadiens pour corriger la quasi-destruction de l’ensemble des gains législatifs par le gouvernement antérieur, c’est le projet de loi C-17. D’ailleurs, celui-ci ne rétablit que quelques faibles mesures comparativement à ce qu’elles étaient avant leur élimination. Ceci dit, ce projet de loi C-71 est un pas dans la bonne direction et nous l’appuyons. Malheureusement, son adoption avance à pas de tortue au Sénat.

De plus, ce projet de loi ne modifie en rien l’accès légal aux armes de poing et aux armes d’assaut. Nous le savons, celles-ci sont conçues pour tuer efficacement et rapidement.

Combien de fois encore faudra-t-il rappeler que le même type d’armes légalement accessible, c’est-à-dire des armes semi-automatiques de type militaire,  a été utilisé lors de la tragédie à la Mosquée de Québec et tout récemment à Christchurch où 50 Néo-Zélandais innocents ont été assassinés?

Je réitère les paroles que j’ai prononcées à Ottawa au début du mois de décembre 2018 que j’adressais au premier ministre Justin Trudeau;

  •  « Ne faites pas de compromis. Montrer aux Canadiens comment on se tient debout quand on n’a pas peur du lobby des armes ».

Membres de PolySeSouvient présent lors de la marche pour soutenir les médecins dans leur manifestation contre les armes à feu.

Photo : André-Mam Mbombo

Lien YouTube : https://youtu.be/nZKSaZWRw1k

Par Serge St-Arneault, M.Afr

J’ai été invité par le maire d’arrondissement de Pierrefonds-Roxboro, Monsieur Dimitrios Jim Beis, à un point de presse pour souligner le deuxième anniversaire de la tragédie de la Grande Mosquée de Québec du 29 janvier 2017. En compagnie de Sylvie Haviernick, j’y figurais en tant que représentant de « Polysesouvient ». Les Sœurs Missionnaires Notre-Dame d’Afrique, Monique Bonnefoy et Rita Toutant, m’accompagnaient.

L’attachée politique du maire, Sophie Mohsen, m’a encouragé pour la circonstance à vêtir notre habit ‘Pères Blancs’; la gandoura, le burnous et le rosaire. En effet, l’événement se voulait aussi œcuménique. Plusieurs imams du secteur de Pierrefonds-Roxboro ainsi qu’une pasteure-prêtre anglicane étaient présents. Les photos montrent bien la variété de gens présents; politiciens, agents de paix, médias.

 En plus du maire, quelques personnes ont pris la parole pour affirmer l’importance du vivre-ensemble harmonieux. Pierrefonds-Roxboro est d’ailleurs très cosmopolite. La tragédie du 29 janvier 2017 à Québec a eu comme impact positif de non seulement dénoncer les actes de haine liés à l’islamolphobie, mais aussi d’affirmer haut et fort que nous appartenons tous à une seule et même humanité malgré nos différences raciales, culturelles ou religieuses. Privément, en compagnie de deux imams dont l’un d’origine indonésienne, j’ai apporté mon soutien au fait que nous appartenons à la même humanité. Notre conversation s’est tenue en anglais, mais, pour l’essentiel, voici ce que j’ai ajouté : « Lorsque des musulmans sont assassinés à cause de leur religion, moi qui suis chrétien, je vois en eux des sœurs et des frères injustement tués. C’est le même genre de fanatisme qui est la source de la tragédie de la Polytechnique du 6 décembre 1989. Tout cela me peine grandement. Il en est de même pour vous lorsque des extrémistes musulmans assassinent des chrétiens à cause de leur foi. Eux aussi sont vos sœurs et vos frères injustement tués. Nous devons à juste titre dénoncer l’islamophobie. Nous devons également dénoncer la christianophobie. » Les imams ont hoché la tête en signe d’approbation.

Le maire de Pierrefonds-Roxboro invite ses résidents à signer le livre de solidarité dans le cadre de la Journée de commémoration et d’action contre l’islamophobie et toutes formes de discrimination

Pour commémorer le deuxième anniversaire de l’attentat de la Grande Mosquée de Québec du 29 janvier 2017, et dans le souci de poursuivre la construction du vivre-ensemble, le maire de Pierrefonds-Roxboro, M. Dimitrios (Jim) Beis, convie ses citoyens et citoyennes, dans la salle du Conseil d’arrondissement entre 8 h et 19 h pour signer le livre de solidarité afin de témoigner leur sympathie.

Cet événement fait suite à l’engagement que s’est donné le maire, avec le support de son conseil d’arrondissement, de souligner annuellement la « Journée de commémoration et d’action contre l’islamophobie et toutes formes de discrimination », afin de non seulement perpétuer la mémoire des 6 victimes canado-musulmanes de l’attentat du 29 janvier 2017, mais aussi pour sensibiliser la population au respect des différences.

« Nous ne pouvons ignorer les derniers rapports de Statistiques Canada démontrant l’augmentation considérable des crimes haineux à travers le pays, qui visent différentes minorités. Aujourd’hui, nous nous tenons ensemble pour dénoncer la violence motivée par la haine et la peur de l’autre » déclare M. Beis.

« J’ai l’honneur d’avoir parmi nous des citoyens de tous horizons et de toutes croyances, tant des représentants de différentes communautés religieuses que des organismes locaux luttant contre différentes formes de discriminations (sur la base de la religion, le sexe, la race, l’orientation sexuelle, et la déficience). Nous avons même des membres de « PolySeSouvient », ajoute M. Beis.

À titre de partenaire de la Semaine de sensibilisation Musulmane, l’arrondissement invite aussi la population à prendre part aux différents événements qui se dérouleront localement jusqu’au 31 janvier 2019. Dans le cadre de cette semaine de sensibilisation, des citoyens, des centres communautaires, des églises, des mosquées, des synagogues et divers organismes se sont rassemblés dans le but de promouvoir et d’encourager ce sentiment collectif de cohésion. « Ici, à Pierrefonds-Roxboro, nous avons à cœur le respect des différences et organisons continuellement des évènements qui visent à sensibiliser et à prévenir la discrimination et la violence. L’été dernier nous avions justement tenu la Marche du Maire sous le thème de la Lutte contre la violence faite aux femmes. C’est à travers des initiatives de ce type que nous réussirons ensemble à éliminer les crimes haineux et maintenir la paix et l’harmonie qui règnent dans notre arrondissement », conclut le maire.

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10 Colloque Immigrants et réfugiés mai 2018Par Serge St-Arneault, M.Afr

J’ai eu l’opportunité de participer à un colloque organisé par l’Archdiocese de Montréal du 14 au 16 mai dernier. Ce colloque a été rendu possible en collaboration avec le Grand Séminaire de Montréal sur les enjeux sociaux et ecclésiologiques de l’accueil des migrants et réfugiés dont le thème était : « Plus de ponts moins de Murs ».

Le discours qui se propage autour de nous est souvent celui-ci : accueillons les migrants tant qu’ils sont utiles et productifs. Cela laisse sous-entendre qu’ils seront expulsés ou rejetés après usage comme à la manière d’un objet qui a perdu son utilité ou sa valeur.

Pourtant, nous bénéficions largement par l’accueil des migrants et des réfugiés bien au-delà des craintes alimentées par certains courants idéologiques et par certains politiciens. Cette peur est régulièrement associée à notre perte ou appauvrissement identitaire. Cela est particulièrement le cas ici au Québec.

Or, le Pape François milite pour la « globalisation des solidarités » en prenant comme principe qu’il n’y a pas d’amour sincère sans une part de sacrifice. L’esprit chrétien incite à offrir un espace d’accueil aux peuples étrangers et à leurs expressions culturelles. C’est cette attitude qui permet une croissance bénéfique de sa propre identité appelée à se transformer, à mûrir, à s’épanouir.

En effet, aucune identité culturelle n’est statique. Chaque identité, personnelle et collective, s’enrichit par l’accueil de l’autre. Étrangement, c’est la société d’accueil qui s’enrichit le plus.

La question que nous devrions nous poser est celle-ci : comment puis-je faciliter l’accueil de l’étranger? Agir ainsi, c’est un peu comme court-circuiter le langage alarmiste et négatif d’une fictive invasion migratoire. La préoccupation du croyant devrait être celle du bien commun pour tous où le « vivre ensemble » inclut tout le monde.

Cela nécessité le courage de réviser nos modèles économiques pour favoriser l’intégration des immigrants et réfugiés. Ce problème est avant tout mental et spirituel. Les croyants doivent se rappeler sans cesse que tout être humain, de quelque horizon culturel il provient, est un enfant de Dieu.

L’enjeu migratoire est une question difficile. La Bible en relate de nombreux exemples. Jésus lui-même a dû réajuster son identité juive dans ses nombreuses rencontres avec les non-juifs. L’épisode de la Sino-Phénicienne (Jn, 4, 1-42) montre finalement que Jésus a consenti à changer son regard vers cette femme et envers les Samaritains. Il a fait preuve d’universalité.

L’avenir de nos communautés chrétiennes au Québec, et dans une certaine mesure pour l’ensemble des Québécois que l’on nomme « de souche », réside dans leur capacité à élargir l’espace d’accueil pour favoriser l’éclosion de « communautés en mouvement ». Là est la vie. Là se trouvent des lieux d’espérance. Il n’y a plus alors de place pour une pensée sclérosée, repliée par la peur, paralysée par les discours trompeurs des alarmistes de tout genre. Pratiquer l’hospitalité est fondamentalement un signe sacramentel. Cela veut dire que le Christ se dévoile dans le visage de l’étranger accueilli.

QUESTIONS :

  1. Comment pourrions-nous mieux respecter la dignité humaine sous toutes ses formes, incluant l’immigrant et le réfugié.
  2. Comment devrions-nous promouvoir le bien commun pour les gens d’ici et ceux qui viennent d’ailleurs?
  3. Comment militer pour une meilleure répartition des richesses planétaires pour permettre à tous de vivre décemment là où ils habitent?
  4. Pouvons-nous ici et ailleurs militer en faveur de l’option préférentielle pour et avec les pauvres?
  5. Comment soutenir les principes démocratiques de toutes les sociétés en soutenant une action citoyenne engagée?
  6. Comment enraciner la solidarité au plan moral où « tous deviennent responsables de tous » dans la lutte pour la justice sociale qui inclut la dénonciation des abus des personnes en autorité et la lutte contre la traite humaine.

La réponse à toutes ces questions émerge d’un seul principe : la rencontre respectueuse, l’accueil juste et sincère de l’autre, particulièrement de l’étranger et du réfugié.

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Extrait du site internet de l’Archidiocèse de Montréal :

Grâce à la présence du Père Fabio Baggio, sous-secrétaire de la Section « Migrants et Réfugiés » du Dicastère pour le Service de développement humain intégral, de nombreux prêtres et participants ont eu la possibilité de réfléchir sur les 4 verbes que le pape François nous propose face aux défis complexes que représentent les flux migratoires contemporains pour les autorités politiques, la société civile et l’Église, qui exigent que l’on réponde de façon encore plus urgente et de manière coordonnée et efficace.

Ces verbes sont :

ACCUEILLIR : 

Signifie avant tout offrir aux migrants et aux réfugiés un accès sécuritaire et légal dans les pays d’accueil. Un changement d’attitude est urgent, pour surmonter l’indifférence et préférer aux craintes une attitude généreuse d’accueil envers ceux qui frappent à nos portes.

PROTÉGER : 

Désigne une série d’actions pour la défense des droits et de la dignité des migrants ainsi que des réfugiés, indépendamment de leur statut migratoire. Protéger ces frères et sœurs est un impératif moral à traduire en adoptant des instruments juridiques, internationaux et nationaux, clairs et pertinents.

PROMOUVOIR : 

Veut dire la mise en place d’un environnement où les migrants, les réfugiés ainsi que les communautés d’accueil peuvent s’épanouir selon toutes les dimensions composant l’humanité voulue par le Créateur. La promotion humaine des migrants et de leurs familles commence par les communautés d’origine, là où doit être garanti, avec le droit de pouvoir émigrer, également le droit de ne pas devoir émigrer, c’est-à-dire le droit de trouver dans sa patrie des conditions qui permettent une réalisation digne de l’existence.

INTÉGRER : 

Corresponds à l’occasion d’enrichissement interculturel présenté par les migrants et les réfugiés. L’intégration n’est pas l’assimilation qui conduit à supprimer ou à oublier sa propre identité culturelle. Le contact avec l’autre doit au contraire viser à en découvrir le «secret», à s’ouvrir à lui pour en accueillir les aspects valables et contribuer ainsi à une plus grande connaissance de chacun.

La migration est un phénomène pas un problème. Nous ne pouvons pas ignorer les défis, mais nous pouvons reconnaître les opportunités. Les migrants et les réfugiés nous aident à renouveler notre mission et la mission de nos communautés !

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See the translation of this article here: Symposium about migrants and refugees.

Autres liens sur les images du grand séminaire de Montréal:

Les Vestiges de l’un des bastions de l’ancien fort de la Montagne.

La chapelle

Le 10 février dernier avait lieu la conférence sur les masques Gule Wamkulu à la galerie d’art Espace Mushagalusa présentée par Serge St-Arneault. La vidéo de cette conférence est maintenant disponible en cliquant sur le lien YouTube suivant :

Le langage des masques Gule Wamkulu conférence Mushagalusa 2018

https://www.youtube.com/watch?time_continue=19&v=xJizijV5vnc ou mieux encore sur le site suivant : https://espacemushagalusa.com/education-populaire/ sous le titre : « Espace Mushagalusa présente Le Langage des masques GULE WAMKULU »

D’une durée d’une heure 46 minutes, vous assisterez à la conférence comme si vous y étiez… ou presque.

Vous pouvez aussi voir quelques photos sur le lien https://sergestarno.com/2018/02/12/le-langage-des-masques/

Un grand merci à toute l’équipe d’Espace Mushagalusa pour cette réalisation. Vous trouverez aussi d’autres conférences sur les masques africains. À ne pas manquer!