Tous les articles par Serge St-Arneault, M.Afr

Membre de la Société Missionnaire d'Afrique depuis 1986. A vécu en République Démocratique du Congo, au Malawi et en Zambie. Membre de l'équipe du Centre Afrika à Montréal depuis 2017.

Jubilé d’or sacerdotal du père Jacques Poirier

Plusieurs confrères de Sherbrooke, Luc Perreault, Denis Bergeron et Bernard Bergeron et de Montréal, Julien Cormier, Jacques Charon et Serge St-Arneault ainsi que trois sœurs, Rita Toutant, Daphné Alphonso et Gratienne Ndizeye se sont retrouvés à l’église Saint-Pie X de Drummondville pour le jubilé d’or sacerdotal de Jacques Poirier.

Saint-Pie X

C’est dans cette église que Jacques a été ordonné prêtre il y a 50 ans. Après la messe, plusieurs paroissiens ont visionné le cours métrage intitulé « Où habites-tu ? » réalisé par Radio-Canada en 1979 qui illustrait le travail missionnaire de Jacques. Les membres de la famille, les confrères et consœurs, et les amies et amis de Jacques ont par la suite partager un repas festif au sous-sol de l’église.

Court métrage « Où habites-tu ? »

Film d’une quarantaine de minutes tourné au Burundi en 1979 par Radio-Canada, dans le cadre de l’émission Second Regard, sur un jeune homme missionnaire (Jacques Poirier) et ses motivations à consacré sa vie à l’annonce de l’Évangile en Afrique. Quelques jours après la parution de ce film, Jacques était expulsé du Burundi avec 300 autres missionnaires dans un intervalle de huit ans. L’Église du Burundi était alors considérée par le gouvernement comme trop influente auprès des Barundi, ce qui déplaisait aux dirigeants d’alors jusqu’à expulser des missionnaires pour en endiguer le prestige. Jacques faisait partie de la première vague des expulsés. Il était accusé d’être un danger pour la sécurité de l’État pour avoir prêché le pardon des ennemis.

Confrères et consœurs de Jacques Poirier

La famille de Jacques Poirier

Reportage du jubilé d’or du père Jacques Poirier à Ouagadougou au Burkina Faso.

Le père Jacques Poirier vicaire à la paroisse Saint-Jean XXIII de Ouagadougou a célébré le dimanche 22 mai dernier, ses 50 ans de vie sacerdotale. La célébration a connu une ambiance particulière avec les fidèles catholiques de ladite paroisse ainsi que les religieux et religieuses. Le jubilé est rehaussé par la présence de Monseigneur Justin Kientega, évêque du diocèse de Ouahigouya.

C’est l’élu du jour qui a présidé la messe. Sa vocation sacerdotale a débuté quand il était tout jeune élève du primaire dans son pays le Canada. Il raconte que c’est un vieux missionnaire qui est venu parler de l’Afrique, notamment les lions et certains Africains qui ne connaissaient pas Jésus Christ. C’est ainsi qu’il décide de devenir missionnaire d’Afrique avec la communauté des Pères Blancs pour annoncer Jésus aux Africains. Ordonné en 1972, le jeune Jacques est envoyé au Burundi, où il passe sept, avant d’être expulsé du pays, car considéré comme un danger par les autorités du pays.

Après cette étape, ses supérieurs l’envoient en mission en Côte d’Ivoire. Il va y passer onze ans. Le père Poirier rejoindra par la suite le Burkina Faso. Au pays des Hommes Intègres, il s’occupe de la formation des futurs serviteurs de Dieu pendant 12 ans, avant de rejoindre la paroisse Saint-Jean XXIII. Il est vicaire depuis une année.

Dans son homélie, le jubilaire ne cesse d’affirmer avec joie que « le Seigneur ne m’a jamais laissé tomber, il est toujours avec moi ». Le père demande aux chrétiens de toujours continuer à chercher Jésus Christ. « Jésus est là, à côté de vous et il vous accompagne », souligne le père Jacques Poirier.

Après 50 ans de vie au service du Christ, l’homme de Dieu ne compte pas se reposer. Il explique qu’il est missionnaire à vie et il va toujours continuer à servir Dieu partout où le besoin se fera sentir.

Jean Narcisse KOUDOU

BLOGUE DE JACQUES POIRIER

Ô MON AMI

En 1976, au Burundi, je pensais à mes deux sœurs qui venaient de se marier. Elles avaient choisi pour l’ouverture de leur bal la musique de « on ne vit pas sans se dire adieu ». Comme je n’avais pas les paroles, j’en ai composées. Ces paroles, que vous trouvez ci-dessous, vous pouvez les faire vôtres. Elles sont un dialogue entre Jésus et saint Pierre, entre Jésus et moi, entre Jésus et vous.

L’image qui accompagne ce texte est le portrait du visage de Jésus que l’on découvre en regardant bien. Une fois qu’on l’a vu, on ne peut plus l’oublier. C’est la même chose dans notre vie.

Ô mon ami, toi que j’ai choisi,
Est-ce que tu m’aimes plus que tous ceux-ci ?

Tu sais bien, Seigneur, que je t’aime,
Même si parfois je suis loin de toi.

Ô mon ami, je suis mort pour toi :
Va vers les autres apporter ma joie.

Pardonne-moi, Seigneur, je suis un pécheur :
Viens avec moi là où tu m’envoies.

Ô mon ami, reçois mon Esprit :
Il guidera ton chemin vers moi.

Ô merci, Seigneur, tu es avec moi,
Et, avec toi, je prendrai ma croix.

Ô merci, Seigneur, tu es tout pour moi,
Et dans la joie, j’irai vers toi.

AUTRE LIEN

Église catholique Drummondville

Déclaration de l’Aide à l’Église en Détresse (AED-ACN) sur le massacre de la Pentecôte dans l’église Saint-François-Xavier d’Owo, au Nigeria

PAR MARIA LOZANO, AED INTERNATIONALE, JUIN 6, 2022

L’œuvre pontificale de charité internationale Aide à l’Église en Détresse (AED) est profondément choquée par l’horrible attaque qui a eu lieu à l’église catholique Saint-François-Xavier, à Owo, dans l’État d’Ondo, situé au sud-ouest du Nigeria, pendant les célébrations du dimanche de la Pentecôte, le 5 juin, et qui a causé la mort de nombreuses personnes, dont des enfants. 

Les pensées et les prières de l’AED vont aux victimes, aux blessés, à leurs familles et à toute la communauté catholique d’Ondo.  

« C’est le dimanche de Pentecôte, un moment où chaque catholique est censé être à l’église pour commémorer la solennité. Il est si triste de dire que, pendant la Sainte Messe, des hommes d’origine inconnue, armés de fusils, ont attaqué l’église catholique Saint-François-Xavier », a déclaré le père Augustine Ikwu, directeur des communications du diocèse d’Ondo, dans une déclaration envoyée à l’Aide à l’Église en Détresse.  

« On craint de nombreux morts, de nombreux blessés et la violation de l’église », a-t-il ajouté. « L’identité des auteurs reste inconnue et la situation a laissé la communauté dévastée », a ajouté le prêtre catholique. 

« Tous les prêtres de la paroisse sont sains et saufs et aucun n’a été kidnappé », affirme le prêtre, dissipant les rumeurs en ce sens qui circulaient sur les médias sociaux.  

« L’évêque nous demande de rester calmes, de respecter la loi et de prier pour que la paix et la normalité reviennent dans notre communauté, notre état et notre pays », conclut le communiqué.  

L’Occident complice 

L’AED dénonce ce déchaînement de violence, un nouvel acte terroriste au Nigeria, un de plus sur la longue liste des crimes perpétrés contre les chrétiens. Au cours des dernières décennies, le pays a été secoué par des épisodes de violence, de banditisme et d’enlèvements qui, bien que touchant tous les groupes ethniques et religieux de la nation, ont conduit à une longue liste d’attaques majeures contre la communauté chrétienne.  

La semaine dernière, l’Aide à l’Église en Détresse a organisé une conférence de presse avec l’archevêque de Kaduna, Matthew Man-Oso Ndagoso, afin de parler de l’insécurité et de la violence au Nigeria. Bien que les problèmes viennent de diverses directions, l’archevêque Matthew a été très clair : « Le gouvernement nous a complètement laissé tomber ; c’est l’absence de bon gouvernement qui en est la cause. Les bandits, Boko Haram, les enlèvements, ce sont tous des symptômes de l’injustice, de la corruption du système. Si nous ne parvenons pas à nous attaquer à la racine du problème, nous mènerons une bataille perdue d’avance. » 

Le massacre a eu lieu dans le sud-ouest du Nigeria, un endroit qui n’a pas été touché jusqu’à présent par l’insécurité et la violence qui affectent généralement le nord et la Middle Belt (Ceinture du milieu).  

Selon Mgr Ndagoso, si le problème est surtout interne, l’Occident est également à blâmer. « Il faut être deux pour danser le tango. Nos dirigeants volent notre argent et l’emmènent en Occident, en Suisse, à Paris, à Londres, à Francfort. Si l’Occident n’acceptait pas leur argent, ils le laisseraient chez eux. Les gouvernements occidentaux collaborent avec nos dirigeants. » 

LAide à lÉglise en Détresse appelle tous les dirigeants politiques et religieux du monde à condamner fermement et sans équivoque cette attaque terroriste à léglise catholique Saint-François-Xavier d’Owo, dans lÉtat dOndo (sud-ouest du Nigeria), pendant les célébrations du dimanche de la Pentecôte2022. 

NOTE : L’Aide à l’Église en Détresse a reçu des vidéos de l’attaque de l’Église catholique Saint-François-Xavier, qui confirment les affirmations contenues dans cet article. En raison de la nature sensible et graphique des images, lorganisation caritative a choisi de ne pas les partager.  

LIENS :

Parc nommé à la mémoire de Maud Haviernick

« Aller au bout de ses rêves, peu importe », telle était sa devise.

Par la création de ce parc, la Ville de Deux-Montagnes honore la mémoire de Maud Haviernick, fille très chère d’une citoyenne de Deux-Montagnes, ayant perdu la vie dans la tragédie de l’École polytechnique de Montréal.

Maud Haviernick détenait un diplôme en Design de l’environnement de l’Université du Québec à Montréal. Elle terminait des études en Génie métallurgique à l’École Polytechnique, rendant possible son rêve de devenir ingénieure. Elle a été reçue membre de l’Ordre des ingénieurs du Québec en avril 1990, à titre posthume.

L’avenir de Maud Haviernick était rempli de possibilités. Par cette commémoration, elle restera une source d’inspiration pour tous et toutes.

Tante Maud, persévérante et déterminée, tu nous inspireras toujours. »
– Tes neveux et nièces

Le 29 mai 2022 – Parc Maud Haviernick

Concours de poésie Mémoire Complice 2022

Allez au bout de ses rêves, peu importe

Deux-Montagnes, 29 mai 2022, … Enfin!

Chers Invité.es

C’est un immense plaisir de vous accueillir ici, en ces lieux inspirants pour vous offrir ces magnifiques recueils de mots qui nous ont ébloui et qui, je l’espère, feront de même pour vous lorsque qu’ils seront lus par nos jeunes poètes et poétesses avec enthousiasme, j’en suis certaine.

Pour ce premier concours de poésie de Mémoire Complice, le thème abordé a été – Allez au bout de ses rêves, peu importe!

Thème inscrit sur cette plaque honorifique soulignant le nom d’une jeune femme de notre région, de nos lieux de vie à tous et toutes, pour la plupart d’entre nous depuis plusieurs années.

Ce nom, Maud Haviernick, ma sœur cadette, qui à un tournant de sa vie a perdu la sienne en un lieu pourtant capteur de rêves – Polytechnique, le 6 décembre 1989.

Que faisait-elle là-bas, ce jour là? Elle poursuivait un rêve, celui de devenir ingénieure. Pourquoi ingénieure? Pourquoi ce rêve?

Simplement pour être capable de pouvoir créer des lieux de vie à son goût, ici et ailleurs.

La porte de ce projet de vie s’était entr’ouverte à l’École de Design de l’Université du Québec à Montréal. Mais après quelques années, force était d’admettre que pour aller au bout de ce rêve, il fallait aller plus loin, plus haut, en fait, en haut de la Montagne – à l’École Polytechnique de l’Université de Montréal.

Et sa devise, chère à nos mémoires – Aller au bout de ses rêves, peu importe, vous jeunes auteurs, autrices vous y avez été fidèles.

Car peu importe, l’effort d’écrire, les craintes de vous exposer devant l’inconnu, les émotions en sentant remonter des sentiments parfois troubles, vous êtes ici aujourd’hui avec nous, en ce lieu serein, inspirant, ouvert vers le rêve, le vôtre.

Que cet espace puisse encore aider nos jeunes à s’arrêter, respirer et rêver toujours.

Un grand Merci pour vos écrits!
Sylvie Haviernick, sœur de Maud pour toujours

Le 6 décembre 1989 – La Mouvance, Centre de Femmes à Saint-Eustache

Honorer la mémoire de ces 14 femmes,

contrer la violence envers les femmes, toutes les femmes !

Montréal, 6 décembre 1989,… 30 ans déjà !

Avant ce triste après-midi, le 6 décembre était une journée parmi tant d’autres. Mais, il y a 30 ans, cette journée est devenue une date que beaucoup d’entre nous n’oublieront jamais. Le 6 décembre 1989 marquait un point tournant dans l’histoire des femmes d’ici, un moment d’une rare VIOLENCE dans notre société québécoise moderne.

Que reste-t-il du 6 décembre 1989 ?

Certains diront quelques monuments, une Place du 6 décembre 1989, quelques œuvres d’art, un film marquant, des écrits, nombreux,…

Il nous reste surtout une promesse, celle de ne jamais oublier cette date, mais surtout, de ne jamais oublier ces quatorze femmes, fauchées par la haine d’un homme, pourtant jeune.

Que me reste-t-il du 6 décembre 1989 ?

Un souvenir, non, de nombreux souvenirs,…

Je me rappelle ce que ma mère me disait; Sylvie, c’est toi l’aînée, mon double, la deuxième mère. Tu sais ma fille, je connais ta nature un peu téméraire, mais n’oublie jamais, et peu importe ce que ça demande, de toujours ramener ton monde, avec tous leurs morceaux, à la maison.

Ce soir du 6 décembre 1989, malgré l’effort, je n’ai pas pu, je n’ai pas su, …

Ce soir du 6 décembre 1989, le temps s’est arrêté pour moi.

Que reste-t-il de toi, ma sœur tant aimée? Des souvenirs, des rêves inachevés, les tiens, les miens, les nôtres,…

Le plus important, il me reste ton immense sourire, gravé dans ma mémoire.

Ce sourire, qui m’a toujours, pas seulement moi, mais combien d’autres, fait craquer et amener à faire plein de choses, parfois assez étranges.

Comme, marcher dans la rue pour le respect de la vie des femmes,…

Comme, écrire des pages et des pages pour rappeler une date précise, toujours la même, et solliciter l’harmonie entre les hommes et les femmes,…

Comme, obliger les représentants de nos sociétés à prendre position pour le maintien de la paix dans nos vies, sans armes,…

Comme, raconter nos aventures à tes nombreux neveux et nièces qui rêvent de t’avoir connu, et d’avoir pu participer à toutes ces folles rencontres de famille, même si d’autres ont eu lieu après ton départ, avec je l’avoue, un peu moins de folie,…

Longtemps, j’ai cru t’avoir perdu, mais une personne d’une grande bonté m’a dit un jour; vous cherchez dans la mauvaise direction, ne regardez pas derrière, c’est le passé. Regardez devant, c’est l’avenir!

Cette personne ajoutera, vous, l’aînée, votre sœur cadette vous a dépassé, elle marche devant maintenant.

Voilà, ce que tu es devenue, mon guide, ma lumière, et tu marches devant pour ouvrir le sentier.

Comme j’ai appris en forêt, il y a très longtemps, j’ai promis, et oui, en tout premier lieu à notre maman, que je serais un bon serre-file et que jamais je ne laisserais personne derrière moi,…

Et au cours de ces années, enfin, j’ai su retrouver le chemin du retour pour Toi et Moi car hier après-midi, au bord du Lac des Deux-Montagnes, je t’ai vu sourire.

Bon retour à la maison dans notre région tant aimée! Sylvie, ta grande sœur qui t’aime encore comme au matin de ce 6 décembre 1989, et peut-être plus encore!

Contrôle des armes – Premier pas concret vers une grande victoire!

GEL DU MARCHÉ DES ARMES DE POING ET ENGAGEMENT POUR INTERDIRE LES ARMES D’ASSAUT

Aux amis et partenaires de PolySeSouvient :
Lundi, nous étions plusieurs à Ottawa : Nathalie Provost, Suzanne Edward, Jean-François Larivée, Serge St-Arneault, Sylvie Haviernick, Heidi Rathjen (Polytechnique), avec nos amis Louise de Sousa (Dawson), Boufeldja Benabdallah (Mosquée) et Luna Vadlamudy (Ensemble pour Thomas). Meaghan Hennegan était parmi nous d’esprit et de cœur(!) Aux côtés de nos collègues – dont les familles de Danforth (Toronto), des groupes de femmes et la Coalition pour le contrôle des armes – nous avons assisté au dépôt du projet de loi C-21, version 2.0!

Si nous avons accepté de nous joindre au premier ministre Trudeau et au ministre la Sécurité publique Marco Mercidino, c’est parce que, cette fois-ci, ils ont livré la marchandise :
1) lancement du programme de rachat obligatoire des armes d’assaut prohibées (liste de 2020) à l’automne 2022
2) gel du marché des armes de poing et élimination progressive des celles en circulation (clauses grand-père)
3) révocation automatique du permis de possession d’armes pour tout individu faisant l’objet d’une ordonnance de protection associée à des menaces ou la violence intime
4) engagement pour inclure dans le projet de loi une interdiction complète et permanente des armes d’assaut
5) interdiction des chargeurs modifiables (qui peuvent atteindre leur pleine capacité illégale).
Nous voulions rapidement vous transmettre la nouvelle, bien qu’il aurait été difficile de manquer ces développements dans les médias! Les détails viendront plus tard. D’ici là, voici le survol des nos demandes ainsi que notre réaction officielle. Vous trouverez aussi quelques liens vers des reportages médiatiques. Nous aimerions cependant profiter de cette occasion pour souligner le travail en coulisse indispensable et sans relâche de la députée d’Outrement, Rachel Bendayan : rappelez-vous de son nom! 
Certes, il faut poursuivre nos efforts: il faut notamment veiller à améliorer la législation (surtout au niveau de l’amendement promis pour interdire toutes les armes d’assaut), à freiner les achats d’armes de poing en attendant l’interdiction de leur vente, et à faire adopter le projet de loi dans le contexte d’un gouvernement minoritaire.
Mais, aujourd’hui, nous pouvons célébrer cet énorme point tournant!

MERCI à vous tous qui avez répondu à nos appels
à l’action ou qui avez contribué financièrement!
Ensemble, avec beaucoup de patience et de détermination,
nous avons réussi à convaincre le gouvernement libéral 
de se ranger du côté de la majorité des Canadiens
qui souhaitent un meilleur contrôle.

Vous pouvez continuer à nous appuyer en faisant une petite contribution financière via le bouton PayPal qui se trouve sur notre site web . Les prochains mois seront cruciaux et nous aimerions commanditer des sondages pour montrer l’appui des Canadiens pour des mesures et renforcements spécifiques (ça coûte cher…). Compte tenu des événements récents aux États-Unis, ce serait maintenant le moment optimal pour sonder nos concitoyens.

Solidairement,
Heidi, Nathalie, Boufeldja, Serge, Jean-François, Suzanne, Sylvie, Louise et bien d’autres

L’Encéphalomyélite Myalgique sévère (EM)

Lettre adressée à l’honorable Christian Dubé

Honorable Christian Dubé, ministre de la Santé et des Services sociaux,

Je connais une personne atteinte de l’Encéphalomyélite Myalgique sévère (syndrome de fatigue chronique ou EM/SFC) du nom de Myriam-Rachelle Lopez. Le 19 mai dernier, vous avez fait l’annonce de l’ouverture de 15 cliniques spécialisées pour la prise en charge de la Covid longue et la maladie de Lyme, sans inclure les patients atteints de l’EM. C’est très décevant puisque les similarités entre l’EM et la Covid longue sont connues.

Vous avez aujourd’hui l’opportunité incroyable d’inclure 70 000 de vos concitoyens souffrant de l’EM dans ces 15 cliniques et enfin d’ouvrir un dialogue entre les patients/soignants, les chercheurs et les professionnels de la santé.

Il est temps d’agir pour les patients atteints de l’Encéphalomyélite Myalgique sévère.

Cordialement. Serge St-Arneault, M.Afr

NOUS VOUS INVITONS À ADRESSER UNE COPIE
DE CETTE LETTRE AVEC VOTRE NOM AU MINISTRE DUBÉ

Par courriel : ministre@msss.gouv.qc.ca

Ou par l’adresse postale : Ministère de la Santé et des Services sociaux, Édifice Catherine-De-Longpré, 1075, chemin Sainte-Foy, 15e étage, Québec (Québec) G1S 2M1

Lettre de Myriam-Rachelle Lopez adressée à l’honorable Christian Dubé, ministre de la Santé et des Services sociaux.

Myriam-Rachelle Lopez

Cette semaine, je suis descendue au rez-de-chaussée pour rejoindre ma mère. Elle m’a dit : «Eh que tu es bonne d’être descendue». Il n’y avait aucune ironie, juste de l’amour et de la compassion. La raison est que je quitte très peu mon lit depuis un peu plus d’un an.

J’ai 39 ans, et je suis atteinte d’Encéphalomyélite Myalgique sévère (syndrome de fatigue chronique ou EM/SFC). Ma mère de 70 ans est ma proche aidante. La maladie est tellement invalidante et incapacitante que le simple fait d’être capable de sortir de mon lit et descendre les escaliers nous a inspiré beaucoup de joie et d’espoir. Notre espoir est en celui de meilleurs jours, de meilleurs soins et d’une meilleure prise en charge de la maladie par le système de santé.

Le 19 mai dernier, vous avez fait l’annonce de l’ouverture de 15 cliniques spécialisées pour la prise en charge de la Covid longue et la maladie de Lyme, sans inclure les patients atteints de l’Encéphalomyélite Myalgique sévère. Le choc a été violent. Ces cliniques sont un espoir longtemps espéré par les patients atteints de l’EM. Comment expliquez-vous que 15 cliniques soient offertes pour une estimation de 23 000 patients souffrants de la Covid longue alors que 70 000 personnes atteintes de l’EM au Québec, souffrant de symptômes très similaires, sont mises de côté du revers de la main ?

J’ai développé l’EM à l’adolescence à la suite d’une mononucléose. Il s’agit aussi dans mon cas d’un syndrome post-viral tout comme la Covid longue, pourtant après 24 années à souffrir de cette maladie complexe, je n’ai toujours pas accès à des soins spécialisés.

L’ignorance, le déni et les préjugés que les enfants et les adultes atteints de l’EM subissent, jusqu’à présent, de la part du système de santé, les ont marginalisés dans le meilleur des cas et ignorés dans le pire des cas. Cela dure depuis trop longtemps.

Vous avez aujourd’hui l’opportunité incroyable d’inclure 70 000 de vos concitoyens souffrant de l’EM dans ces 15 cliniques et enfin d’ouvrir un dialogue entre les patients/soignants, les chercheurs et les professionnels de la santé.

Il est temps d’agir pour les patients atteints de l’EM.

Cordialement.

Myriam-Rachelle Lopez (membre de l’AQEM)

Association Québécoise de l’Encéphalomyélite Myalgique (AQEM)

AUTRE LIEN :

Une quinzaine de cliniques déployées pour qu’on prenne en charge les symptômes de la COVID longue et de la maladie de Lyme

« Une étape à la fois, » Justin Trudeau

Serge St-Arneault, M.Afr, Montréal, 31 mai 2022

Jeune, je me rappelle la forte impression que m’a laissée la nouvelle diffusée sur les ondes de la radio locale CFLM de La Tuque : « Le maire Lucien Filion se rendra à Ottawa pour rencontrer de hauts fonctionnaires. » Je ne sais plus de quoi il s’agissait, mais cela devait être très important. Ottawa! La capitale lointaine du Canada et, en plus, il allait rencontrer des gens importants et influents. Wow!

Justin Trudeau et Serge St-Arneault

Dans mon imaginaire, ce monde revêtait une étrangeté presque mystique. Prendre la peine d’aller à Ottawa relevait d’un exploit et comportait des risques. Et voilà que je suis revenu d’Ottawa hier pour la xième fois depuis cinq ans. Rien ne correspondait à mon imaginaire d’enfant. J’ai rencontré plusieurs ministres et députés et même le premier ministre Justin Trudeau avec lequel j’ai eu un bref entretien avec une bonne poignée de main chaleureuse. Je n’ai rencontré que des politiciens attentifs, accueillants, souriants, profondément humains et reconnaissants pour notre présence.

La conférence de presse à laquelle nous étions invités s’est avérée un moment historique sur le chemin d’un contrôle des armes à feu dans notre pays. Le gouvernement annonçait un projet de loi audacieux vers une nouvelle étape pour mettre en place de réelles mesures de protection publique face à la prolifération des armes de poing tout en promettant d’autres mesures pour bannir les armes d’assaut de type militaire. Nous étions euphoriques d’entendre cela.

Conférence de presse
Rachel Bendayen

Avant de nos rendre à la salle de réception du Château Laurier où une importante délégation de journalistes et de caméramans nous attendait, nous avons été accueillis au bureau de Rachel Bendayen, députée et grande partenaire de PolySeSouvient. Puis, nous nous sommes dirigés vers le bureau du ministre de la Santé publique Marco Mendicino. Il m’a expliqué qu’il est avocat de profession. Je l’ai senti ému de constater notre importante délégation pour soutenir le nouveau projet de loi. Le C-21.

Sur cette photo, je suis entre le ministre Marco Mendicino et Alison Irons de Toronto.

Serge et Wendy Cukier

J’ai eu la joie aussi de revoir Wendy Cukier de Toronto et porte-parole de la Coalition pour le contrôle des armes. Notre précédente rencontre remonte à plus de vingt ans.

Ce n’était pas vraiment mon intention de porter ce vêtement. En fait, mon bel habit ne me fait plus. Ou plutôt, mon gabarit n’est plus ajusté à l’habit. Bref, pour une rare fois, tous ensemble, nous étions dans un esprit festif, joyeux. De PolySeSouvient, en plus de moi, il y a eu Heidi, Boufeldja, Jean-François, Nathalie, Sylvie et Suzanne.

Justin Trudeau et Luna Vadlamudy

Nous nous sommes donc retrouvés au Château Laurier pour la conférence de presse. Nous avons attendu un bon moment. C’est là que j’ai fait connaissance avec une adolescente de 16 ans, Luna Vadlamudy, d’origine indienne, qui représentait l’organisme « Ensemble pour Thomas », un jeune homme qui a été tué par balle dans le quartier Saint-Michel à Montréal en novembre 2021.

Château Laurier
Serge et Greg Fergus

Je tiens aussi à souligner le député de Hull-Aylmer Greg Fergus. Il est secrétaire parlementaire du premier ministre et de la présidente du Conseil du Trésor. Nous avons eu une très belle conservation. Il m’a certifié qu’il y a une unité au sein du Parti libéral canadien sur la question du contrôle des armes à feu. Peut-être aurons-nous la chance de nous revoir.

Une étape à la fois

J’avais déjà parlé brièvement au premier ministre Justin Trudeau le 6 décembre 2021 sur le Mont-Royal lors de la cérémonie annuelle de commémoration de la tragédie de la Polytechnique. Aux côtés de Nathalie Provost, nous lui demandions pour combien de temps nous devrions attendre pour que le gouvernement agisse. Voici ce qu’il nous a dit : « Nous y arriverons. Nous procéderons pas à pas, une étape à la fois. »

Le mot ÉTAPE est le mot clef que je retiens de mon expérience avec le monde politique, celui de Justin Trudeau. Je commence à comprendre que ce politicien a une vision à plus long terme que les politiciens populistes à courte vue. Nous avons souvent des réprimandes à faire sur son style de leadership, mais je suis maintenant d’avis qu’il est un réel homme politique.

Il procède par étapes. Il a un plan d’avenir. Ce plan englobe beaucoup de points sensibles tels que la réconciliation avec les Peuples autochtones pour ne nommer que celui-là. En plus des enjeux imprévus comme la pandémie de la Covid-19 ou la guerre en Ukraine, le gouvernement fait preuve d’audace, certes calculée, mais également prometteuse pour l’avenir du Canada.

Message de Rachel Bendayen qui s’est adressée à la Chambre des Communes

Bonjour à vous tous,

Merci du fond du cœur pour vos bons mots, mais surtout merci pour tout ce que vous faites et merci de continuer à porter ce combat. Hier nous avons pris un énorme pas en avant, mais notre travail n’est pas terminé. Vous pouvez compter sur moi pour continuer à me battre à vos côtés.

Il y a peine deux heures, je me suis levée en chambre et je tenais à partager ça avec vous

Rachel

Contrôle des armes à feu: une avancée majeure pour Serge St-Arneault

Sur la photo : le Ministre fédéral de la Santé publique Marco Mendicino, Serge St-Arneault et Alison Irons

SÉBASTIEN LACROIX, Le Nouvelliste, 30 mai 2022

«C’est un discours historique. Ça va vraiment dans le sens que l’on a toujours rêvé.» C’est en ces termes qu’a réagi le Latuquois Serge St-Arneault qui avait fait le voyage à Ottawa, lundi, où il a rencontré le ministre fédéral de la Sécurité publique Marco Mendicino et le premier ministre Justin Trudeau avant la présentation du nouveau projet de loi sur le contrôle des armes à feu, en compagnie d’autres militants.

«C’est sûr que c’est une étape. Il y en aura d’autres à suivre», a souligné celui qui se bat depuis plus de 30 ans pour le contrôle des armes à feu, lui qui a perdu sa sœur Annie lors de la tragédie de Polytechnique.

Il faut dire que les annonces respectent pratiquement en tout point ce que proposait le groupe PolySeSouvient, qui revendique un plus grand contrôle des armes à feu, si ce n’est «certains détails» qui demeurent à régler. «On a le sentiment que nous progressons de manière significative», a mentionné M. St-Arneault lorsque joint par Le Nouvelliste.

«Ça résume l’ensemble des préoccupations que nous portons, surtout au niveau des armes d’assaut. La nouveauté, c’est au niveau des armes de poing. C’est un pas qui est significatif, insiste-t-il. C’est une avancée parce que le fédéral a reconnu à voix basse que l’idée de remettre ça dans les mains des municipalités ou même des provinces, ça ne fonctionnerait pas. Ils ont trouvé une manière originale d’au moins arrêter de vendre et d’importer des armes de poing.»

Pour la suite des choses, il restera assurément de s’assurer de l’adoption du projet de loi, alors qu’on s’attend à ce que les partis d’opposition tentent de freiner le processus. Tout de même, Serge St-Arneault a senti une réelle volonté du gouvernement d’aller de l’avant. «J’ai demandé à quelques ministres s’il y avait des dissensions et au contraire, il y a une réelle unanimité. Tous les ministres travaillent dans la même direction. Je pense que c’est un élément à retenir», a-t-il soutenu.

Les prochaines étapes seront les mesures pour appliquer le projet de loi qui sera déposé. Il faudra par exemple s’assurer que la définition d’arme d’assaut soit suffisamment claire pour ne pas que les compagnies cherchent à contourner la loi.

«Une prochaine étape, ce sera la clarification de la définition des armes d’assaut pour bannir de façon catégorique la prolifération des armes d’assaut et la création de nouvelles armes qui ne répondraient pas à la définition actuelle», ajoute Serge St-Arneault. «Il y a de nouveaux modèles d’armes d’assaut qui sont maintenant bannis, continue-t-il. De 1500, on est rendu à 1800, mais je pense que le gouvernement veut améliorer la définition pour éviter l’ambiguïté.»

Si les récents événements au Texas n’ont pas été mentionnés au cours de la journée, Serge St-Arneault croit que ç’a pu être dans les pensées de plusieurs personnes au moment de faire les annonces. «On ne veut surtout pas que le Canada aille dans la même direction que les États-Unis, insiste-t-il. Je pense que ça faisait partie de la pensée cachée. On a été tout le monde été touché par ça, mais je ne pense pas que ce soit un élément direct. Parce que le gouvernement était déjà prêt à l’annonce de son projet de loi.»

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Lettre aux Amis, juin 2022

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Armes à feu. Les commerces devront tenir un registre

PHOTO SEAN KILPATRICK, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

Dès le 18 mai, tout vendeur d’armes à feu, qu’il s’agisse d’un particulier ou d’un commerce, devra vérifier l’identité de l’acheteur et vérifier qu’il possède bien son permis d’armes à feu au moyen d’une base de données en ligne.

(Ottawa) Le ministre de la Sécurité publique, Marco Mendicino, a annoncé une série de mesures mercredi pour contrôler la vente d’armes à feu. Il s’agit des dernières étapes de la mise en œuvre de la loi C-71 adoptée en 2019.

MYLÈNE CRÊTE

MYLÈNE CRÊTE, LA PRESSE, 11 mai 2022

Les commerces auront l’obligation de tenir un registre sur l’achat de chaque arme à feu comme ils le faisaient jusqu’en 2005. Cette exigence était alors devenue redondante avec la création du registre des armes d’épaule sept ans plus tôt. Ce registre national avait par la suite été aboli dans la controverse à cause de son coût trop élevé.

Dès le 18 mai, tout vendeur d’armes à feu, qu’il s’agisse d’un particulier ou d’un commerce, devra vérifier l’identité de l’acheteur et vérifier qu’il possède bien son permis d’armes à feu au moyen de la base de données en ligne du Programme canadien des armes à feu.

« Ces nouvelles règles garantiront que les personnes qui ne sont pas autorisées ou ne devraient pas avoir accès à une arme à feu ne pourront pas en obtenir une et empêcheront les armes de tomber entre de mauvaises mains », a affirmé M. Mendicino en conférence de presse.

Actuellement, les vendeurs peuvent vérifier si l’acheteur d’une arme à feu sans restriction détient un permis valide, mais ils n’en ont pas l’obligation. De plus, les commerces sont seulement obligés de tenir un registre des transactions pour les armes à feu prohibées ou à autorisation restreinte.

La situation est différente au Québec où les armes à feu sans restriction, comme les armes d’épaule, doivent être immatriculées depuis 2019.

Le ministre Mendicino a fait valoir que le registre permettra aux forces policières de retrouver le propriétaire d’une arme avec laquelle un crime aurait été commis. « C’est de cette façon que la police a pu trouver Marc Lépine », a avancé le ministre. En fait, les policiers avaient utilisé le numéro de série de l’arme utilisée pour perpétrer la tuerie de l’École polytechnique pour l’identifier après qu’il se soit enlevé la vie.

Le collectif PolySeSouvient estime que le gouvernement corrige ainsi une faille. « Compte tenu de l’opposition continue du Parti conservateur au projet de loi C-71 et de ses manœuvres passées visant à saper la mise en œuvre de contrôles sur les armes à feu, nous craignions qu’un futur gouvernement conservateur ne profite d’un passage vague du règlement proposé pour faire en sorte que les demandes de transferts soient systématiquement approuvées sans que le permis ne soit réellement validé par le système, a réagi l’une de ses porte-parole, Heidi Rathjen. L’amendement empêche effectivement un tel scénario. »

Le Parti conservateur accuse le gouvernement libéral de réintroduire le registre des armes d’épaule « qui n’a pas permis de lutter contre la violence armée à l’époque et qui ne permettra pas de lutter contre la violence armée aujourd’hui ».

« La réalité est que la grande majorité des crimes commis avec des armes à feu le sont avec des armes obtenues illégalement et le registre des armes à feu de Trudeau ne fait absolument rien pour arrêter le flux d’armes acquises illégalement qui se retrouvent dans les mains de gangs et de criminels », a indiqué la députée Rachel Dancho, porte-parole en matière de sécurité publique.

L’annonce du ministre Mendicino survient au lendemain d’une fusillade qui a fait un blessé dans un quartier résidentiel de Laval. Il s’agit du troisième incident du genre à survenir dans cette ville depuis dimanche. La nouvelle a été saluée par la mairesse de Montréal Valérie Plante, dont la ville connaît aussi une recrudescence de fusillades.

« C’est un pas dans la bonne direction, a-t-elle écrit sur Twitter. Comme nous l’avons rappelé au Forum montréalais, nous continuerons à appuyer tous les efforts menant à l’interdiction des armes de poing. La sécurité des Montréalais-es est une priorité. »

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Marche contre la violence armée à Laval.
Quelques dizaines de personnes ont marché contre la violence armée samedi à Laval. Elles réclamaient notamment plus de ressources en prévention de la part des différents ordres gouvernementaux.

DJELY TAPA – Le sais-tu ? Un hommage aux femmes

Par Serge St-Arneault

En ce jour dédié aux mères, je vous partage le puissant message de mon amie Djely Tapa tiré de sa plus récente interprétation intitulée Le Sais-tu ? Non seulement s’agit-il d’un puissant texte, mais Djely Tapa met toute sa puissance vocale pour rehausser l’urgence d’être à leur écoute. Elles souffrent, sont insultées, discriminées, assassinées, non reconnues malgré leurs qualifications académiques. Pourtant, ce sont nos mères, nos conjointes, nos sœurs.

Cette chanson s’adresse aux misogynes qui oublient qu’ils sont nés d’une femme qui l’a aimé, qui en a pris soin et qui a été patiente envers lui. « Ne t’attaque pas à cette femme qui est ta source de vie. Le sais-tu ? »  

Est en tourné en France et en Espagne avant de revenir à Montréal pour la présentation de son spectacle le 12 mai 2022 à la Maison de la culture Claude-Léveillé.

Auteur : Djely Tapa

Compositeur : Jean Massicotte

Label : Disques Nuits d’Afrique / distribution Believe

Vidéoclip réalisé par : Victorine Sentilhes / Yoktown’s

PAROLES COMPLÈTES

  • Heee mousso hou sai ni ne He mo mè wa (Es-tu au courant de tous les poids qui pèsent sur les femmes)
  • Hé mo mè wa (L’as-tu entendu)
  • Hé ye wa (As-tu vu)
  • Hé ma kai wa (L’as-tu fait)
  • Dounouya mousso sai ni ne hé mo mè wa (Les femmes du monde entier souffrent, le sais-tu)
  • He he heeee hé mo mè wa (Es-tu au courant de tous les poids qui pèsent sur les femmes)
  • Toroya djougou mi Bou kan hé (La souffrance qu’elles subissent, as-tu entendu ça)
  • Hé mo mè wa Nenini djougou mi Bou kan (Les insultes qu’elles subissent, le sais-tu)
  • Hé te ho don wa He he heeee hé mo mè wa (L’as-tu entendu)
  • djo Maya djougou mi Bou kan (La discrimination qu’elles subissent, le sais-tu)
  • Hé mo mè wa Ali fagali djougou mi Bou kan (Et même les assassinats, le sais-tu)
  • Hé te don wa Heeeee hé mo mè wa (L’as-tu entendu)
  • Ko tche ma kele ho ye mousso ma fila ye (Ils disent qu’un garçon vaut deux filles)
  • Hé te fosiye mousso ko (Que tu n’es rien qu’une femme)
  • Mousso kouma yoro te Yan (Qu’ici les femmes n’ont pas droit à la parole)
  • He te fosiye mousso ko (Que tu n’es rien qu’une femme)
  • Déni y’a ka kalake san tchema ho baragnini yoro ko te fosiye (La jeune fille a fait des longues études, mais quand elle cherche un travail, elle n’est rien qu’une femme)
  • A y’a A ka barake san tcha ma ni yelè ni touma sera hé te fosiye mousso ko (Elle a travaillé des années et quand c’est le moment de la promotion, elle n’est rien qu’une femme)
  • Fasso djon touma sera koutigna touma sera He te fosiye mousso (C’est le moment des votes et de choisir un président, elle n’est rien qu’une femme)
  • Fosi te fai gne wa fai yairai tefai mousso te fai gne dia dougna yairai te faigné (Quand la valeur de la femme est niée, alors rien n’a de valeur; c’est la vie même qui s’effondre)
  • Hé te fosiye mousso ko (3 fois) (Tu n’es rien qu’une femme)
  • Hi bah ye mousso ye (Ta mère est femme)
  • Hi fourou mousso mousso ye (Ta conjointe est femme)
  • Hi ma mousso mousso dooooo (Ta sœur est femme)
  • Mousso yihi wolo (Femme t’a donné la vie)
  • Mousso yi kanouuuu (Femme t’a aimé)
  • Mousso yi hi negue (Femme a pris soin de toi)
  • Mousso hi la han dö (Femme a été patiente avec toi)
  • Ka na bila mousso (Ne t’attaque pas à cette femme)
  • Ka n’a bila mousso (Ne t’attaque pas à une femme)
  • Ha fö hi Sabou (2 fois) (Elle est ta source)
  • Dougna Sabou ye mousso ye (La source de la vie est Femme)
  • Hé te fosiye mousso ko (4 fois) (Tu n’es rien qu’une femme)
  • Hé mo mè wa hé mo ye wa hé mo kai (L’as-tu entendu, l’as-tu vu, l’as-tu fait)
  • Dounouya mousso sèniner hé mo mè wa (Les femmes du monde entier souffrent, le sais-tu).

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