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L’hospitalité solidaire comme fondement spirituel de nos communautés interculturelles

Par Serge St-Arneault, article publié à l’intention des membres de la Société des Missionnaires d’Afrique de partout dans le monde.

Il n’est pas si simple de concevoir l’hospitalité solidaire comme fondement spirituel de nos communautés interculturelles. Cette notion apparaît trop abstraite à première vue. Pourtant, je suis convaincu de son exactitude depuis ma participation à l’atelier « Vivre en communauté interculturelle comme témoignage apostolique aujourd’hui » qui s’est déroulé à Rome en 2019.

« Plus que jamais », ai-je écrit après la session dans le Petit Écho, « nous tenons compte de notre diversité culturelle perçue non pas comme une menace, mais plutôt comme une richesse. Notre désir profond est de témoigner de notre unité dans la diversité. »

Un exemple particulier : le Centre Afrika

Le Centre Afrika a ouvert ses portes en 1988 au sous-sol de la maison des Missionnaires d’Afrique à Montréal dans le but de favoriser l’intégration et la participation des Africains à leur société d’accueil. Depuis lors, de nombreuses associations collaborent à la vitalité du centre qui sert de relais auprès des nouveaux arrivants dans le but de les orienter vers les services dont ils ont besoin grâce à un réseau tissé au long des années avec d’autres organismes privés, communautaires et gouvernementaux.

Les groupes qui viennent au Centre Afrika sont très variés. Certaines associations représentent un pays africain déterminé, d’autres s’orientent vers des formes d’engagement. Il y a aussi des groupes de danse et des chorales. L’expérience montre qu’il n’y a pas vraiment d’interaction entre ces différents groupes. À vrai dire, le Centre Afrika est avant tout un agréable lieu de service décoré avec des œuvres d’art africains qui plaît beaucoup. Sa qualité d’accueil est particulièrement appréciée.

Changement nécessaire

Il faut pourtant aller plus loin et bâtir des ponts. Mon rêve est de favoriser le développement d’une appartenance basée sur l’entraide mutuelle entre les individus et les associations grâce à l’émergence d’une hospitalité solidaire qui favorisera l’acceptation d’une dépendance réciproque comme fondement identitaire.

Ainsi, l’association togolaise ne se limitera pas aux seuls Togolais vivants à Montréal pour soutenir une levée de fond pour une école au Togo. Toutes les autres associations se joindront à cet effort collectif. Un autre jour, nous assisterons ensemble à une conférence organisée par une association algérienne. Il en sera de même pour participer à un spectacle organisé par l’une de nos chorales. Nous sommes à la recherche d’un cadre où la pluralité devient le ciment unificateur du développement identitaire qui relie aussi bien les individus que les groupes.

L’identité « Centre Afrika »

Je souhaite que le Centre Afrika développe sa propre identité basée sur une interculturalité compatible avec une spiritualité de la communion. Celle-ci se doit d’être une démarche constructive favorisant la complémentarité. Les groupes qui se réunissent au Centre Afrika ne se menacent pas. Au contraire, ils deviennent un don réciproque. En élargissant notre cercle de fraternité, nous avons alors une chance de voir un jour le Centre Afrika devenir véritablement un lieu d’hospitalité solidaire.

Nos communautés missionnaires

La session que nous avons vécue à Rome s’adressait avant tout à nos communautés missionnaires dites internationales. Elles sont aussi interraciales.

Voilà une excellente opportunité pour approfondir notre « identité missionnaire » dans le cadre d’une spiritualité interculturelle. Nos communautés peuvent-elles devenir des lieux d’hospitalité solidaires ?

Comme je le mentionnais l’année dernière, nous vivons l’hospitalité depuis notre fondation. De plus, la solidarité fait déjà partie de notre façon de vivre. C’est largement inscrit dans nos Constitutions. Pouvons-nous alors allier d’une manière plus créative ces deux concepts qui constituent la base de l’interculturalité?

Nos limites

Mon expérience missionnaire m’a appris qu’il n’est pas si facile de se parler, de partager notre vécu entre confrères. Certes, nous nous répartissons le fardeau du travail apostolique, vivons parfois dans des conditions de vie difficile ou tendue. Heureusement, nous nous soutenons dans nos moments de prière. Par contre, que savons-nous vraiment de nos confrères ?

Comme pour tout autre être humain, inévitablement, nos stéréotypes et préjugés reposent sur des codes culturels liés à nos expériences collectives particulières avec la nature, le temps, l’espace, la maladie, la mort, le pouvoir, les traumatismes historiques, etc. La variété de nos comportements culturels est presque infinie.

La chance que nous avons d’être ce que nous sommes

Dès leur origine, les Pères Blancs européens ont dû relever les défis du « vivre ensemble » au-delà des guerres dévastatrices du XXe siècle. Pour en avoir fait l’expérience moi-même, il y a véritablement un choc culturel entre l’Amérique et l’Europe, plus profond à certains égards que celui entre l’Amérique et l’Afrique. Depuis maintenant trois ou quatre décennies, les Pères Blancs s’africanisent. À eux, s’ajoutent aussi nos confrères indiens et philippins. Quels défis !

Pourtant, nous avons fait la preuve, au-delà de nos erreurs et maladresses, que nous pouvons vivre en communautés interculturelles. En effet, nous avons développé un esprit de famille unique inspiré de notre fondateur, Charles Lavigerie, qui a insisté sur notre fameux « esprit de corps ». Nous pouvons à juste titre en être fiers.

Et nous aujourd’hui ?

Lavigerie n’a pas parlé en termes d’interculturalité, car ce mot n’existait pas. Ce qu’il a préconisé est tout de même similaire. Notre spiritualité en est une de communion fraternelle respectueuse des différences culturelles. Être disciples du Christ présuppose que nous sommes tous complémentaires les uns des autres. Comment cela peut-il alors s’exprimer concrètement au sein de nos communautés missionnaires majoritairement composées en Afrique de confrères africains et indiens? Comment peuvent-elles devenir des lieux d’hospitalité solidaire ?

Pères Blancs et Sœurs Blanches : 150 ans au service des Africains

Par Didier Oti, mercredi 26 décembre, 2018

Les fêtes de fin d’année 2018 ont une résonance particulière pour les Sœurs Blanches et les Pères Blancs d’Afrique. Depuis le 8 décembre 2018 et jusqu’au 8 décembre 2019, ils célèbrent leurs 150 ans d’existence. Ils soulignent un siècle et demi à servir les Africains tant dans leur continent qu’ailleurs dans le monde. Retour sur une aventure qui devait être ponctuelle et qui a su se perpétuer. Mais pour combien de temps encore?

À l’occasion des 150 ans de leurs congrégations respectives, la Sœur Blanche Rita Toutant et le Père Blanc Gilles Barrette du Canada sont venus à Radio Canada International pour nous les faire découvrir.

En 1868, Mgr Charles Lavigerie, alors archevêque d’Alger, crée la Société des Missionnaires d’Afrique. Outre son travail pastoral auprès des chrétiens algériens, le prélat français arrivé un an plus tôt, s’engage dans des causes sociales et humanitaires. L’Algérie est confrontée à une redoutable épidémie de choléra doublée d’une famine qui décime les populations. L’ex-évêque de Nancy sen fait une cause prioritaire. Il sollicite toutes les bonnes volontés disponibles. Des hommes et des femmes d’Église de France, des États-Unis, de plusieurs autres pays d’Europe et bien entendu Canada seront appelés en renfort. En tout, plus de 650 Canadiens répondront à l’appel de Charles Lavigerie.

« La femme est à l’origine de tout puisqu’elle est mère ».

Conscient de ce que seules des femmes-apôtres seraient en mesure de nourrir et d’élever les orphelins qui affluent à l’évêché, en 1869, Mgr Lavigerie crée, en collabora avec Mère Marie Salomé, la Congrégation des Sœurs Missionnaires Notre-Dame d’Afrique. « Malgré le zèle des Missionnaires, dira Charles Lavigerie, leurs efforts ne produiront jamais des fruits suffisants s’ils ne sont pas aidés par des femmes-apôtres auprès des femmes…Ce que les hommes ne peuvent faire, les femmes le peuvent. On les admet avec facilité, même avec joie. La femme est à l’origine de tout puisqu’elle est mère ».

Pour des raisons d’efficacité, mais aussi d’humilité et d’acceptabilité, ces religieux adoptent les mœurs locales. Ils apprennent à parler arabe. Pour Mgr Lavigerie, «Cette étude est d’une nécessité telle que l’on peut dire qu’elle prime tout le reste car sans la connaissance de la langue, il est impossible de ne rien faire comme apostolat auprès des Africains. » Même entre eux, les Missionnaires doivent parler plus entre eux que la langue des tribus au milieu desquelles ils résident » vont donc manger et s’habiller comme des Arabes ou des Kabyles, etc.

D’ailleurs, c’est en raison de leur habillement, en particulier de la tunique algérienne blanche qu’ils vont se faire appeler «Pères Blancs» et «Sœurs Blanches». Les deux instituts au sein desquels ils œuvrent porteront les mêmes surnoms. À partir de à partir de 1894, lorsqu’ils étendent leurs activités à l’Afrique subsaharienne, ces deux instituts deviendront officiellement la Société des Missionnaires d’Afrique et la Congrégation des Sœurs Missionnaires de Notre-Dame d’Afrique.

Lutte contre l’esclavage

Confiant en l’avenir des Africains, Mgr Charles Lavigerie s’est battu pour l’abolition de l’esclavage. Pour cela, il a pu compter sur quelques correspondants et bienfaiteurs au Canada. À la fin des années 1880, il est le grand artisan de la prise de position ferme de l’Église catholique dans la condamnation de l’esclavage.

Il prend son bâton de pèlerin afin de sensibiliser les Européens sur ce fléau qu’est l’esclavage. Sa campagne porte fruit puisque sous l’impulsion des Britanniques ayant saisi la pertinence de son message, des représentants de seize puissances vont débattre du sujet.

Et en 1890, ces puissances vont signer la Convention de Bruxelles destinée à « mettre un terme aux crimes et aux dévastations qu’engendre la traite des esclaves africains, afin de protéger efficacement les populations aborigènes de l’Afrique et d’assurer à ce vaste continent les bienfaits de la paix et de la civilisation ».

Une œuvre qui a survécu à son créateur

Deux ans plus tard, le 26 novembre 1892, Mgr meurt à Alger. Mais son œuvre, à travers les Pères Blancs et les Sœurs Blanches, se perpétue. À l’actif des premiers, on peut citer des paroisses, des hôpitaux, des écoles techniques, des séminaires, des dictionnaires, des journaux, la formation des prêtres, le développement et j’en passe.

Les secondes, les Sœurs Blanches, ont quant à elles notamment contribué à la fondation de 22 congrégations religieuses féminines en Afrique. Elles ont œuvré dans l’éducation scolaire et professionnelle, les soins infirmiers, la pastorale et le développement. À l’instar des Pères Blancs., les Sœurs Blanches privilégient également le dialogue islamo-chrétien.

Souvenons-nous que le fondateur du mouvement, le Cardinal Lavigerie, avait tissé de fortes relations avec les musulmans au Liban, en Syrie et en Afrique du nord. Ensuite, la congrégation a vu le jour et s’est développée en Algérie, c’est-à-dire en milieu arabo-islamique. Donc, le rapprochement interreligieux est naturel pour ces missionnaires.

Comme leurs homologues masculins, les Sœurs Blanches ont aussi africanisé leur couleur. Burundaises. Rwandaises, Congolaises, Tanzaniennes et j’en passe, ont intégré la congrégation. Les postes de supérieures générales, maîtresses des novices, économes jadis occupés par des Européennes ou des Canadiennes, sont progressivement passées aux mains des Africaines.

Hors d’Afrique, Au Canada par exemple, ces missionnaires travaillent sans relâche auprès des Africains : aide à l’intégration, soutien aux pauvres et aux migrants, création d’un espace culturel accessible à tous, expositions, conférences, tables-rondes, amélioration du vivre-ensemble, etc.

La crise des vocations : l’épée de Damoclès

En 2018, outre l’Afrique, Sœurs Blanches et Pères Blancs sont toujours actifs en Amérique du Nord, en Amérique latine, en Asie et en Europe. Mais leurs effectifs sont en baisse constante. En 2013, on comptait 750 Sœurs blanches. Deux ans plus tard, en 2015, elles n’étaient plus que 727. En moins de quarante ans, leurs effectifs ont été divisés par trois. Résultat : la moyenne d’âge des sœurs en Belgique par exemple était de 82 ans en 2011. C’est désormais l’Afrique qui pourvoit à la demande.

Chez les Pères Blancs la tendance est similaire. Au 1er janvier 2018, ils étaient 1,210 soit 22 membres de moins qu’un an plus tôt. À titre de comparaison, dans les années 60, ils étaient plus de 3000. En 1998, ils n’étaient plus que 2098. Si on prend les Prêtres avec Serment perpétuel qui constituent le plus gros des effectifs, ils sont passés de 1,105 en 2017 à 1,066 en 2018. Seuls l’Asie (16) et le continent africain (14) ont connu une légère hausse de leurs effectifs entre 2017 et 2018.

Avec la crise des vocations religieuses que le Pape François en personne qualifiait en 2017 de véritable «hémorragie» qui «affaiblit la vie consacrée et la vie même de l’Église», le principal défi auquel sont confrontées la Société des Missionnaires d’Afrique et les Sœurs Missionnaires de Notre-Dame d’Afrique, c’est le renouvèlement de leurs effectifs. La survie de ce mouvement qui célèbre son 150e anniversaire en dépend.

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Les Pères Blancs, 150 ans de présence en Afrique

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Michel Désautels

Fondée en 1868 par le cardinal français Charles Lavigerie, la communauté des Missionnaires d’Afrique, plus connue sous le nom de Pères Blancs, envoie dès 1875 des émissaires à Montréal et à Québec chercher du financement. C’est le début d’une grande aventure qui verra plus de 650 pères et frères canadiens revêtir une soutane blanche pour porter les idéaux d’un christianisme humaniste en terre africaine. Michel Désautels reçoit l’ancien supérieur provincial des Missionnaires d’Afrique, le père Gilles Barrette.

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Père Gilles Barette, ancien supérieur provincial des Missionnaires d’Afrique (Pères blancs)   Photo : Radio-Canada / Mathieu Arsenault

Enregistrement audio:

Éditorial. Un rapprochement des cœurs qui se vit depuis 150 ans.

Lettre aux amis No 41, juin 2018. Par Serge St-Arneault, M.Afr

SergeLa Mission de Notre-Dame d’Afrique située près du Parc olympique à Montréal était littéralement ‘noire de monde’ à la messe des Rameaux que je présidais au mois de mars dernier. Cette église ouvre ses portes à toute la communauté africaine de l’île de Montréal. Débutée vers 11h00, cette célébration liturgique s’est terminée à 13h30 sans que personne ne s’en étonne. Il est vrai que la lecture de la passion de Jésus-Christ ce jour-là était longue.

Néanmoins, malgré le caractère dramatique des lectures, les chants et leurs rythmes ont ravivé les ferveurs. J’ai vécu de nombreuses fois ce genre de célébration tout au long de mes années en Afrique. Le temps alloué n’est jamais minuté à la seconde comme c’est souvent la réalité dans notre société d’ici. En effet, nous insistons sur la bonne utilisation de notre temps en citant le proverbe: « le temps, c’est de l’argent ». Le temps devient une commodité précieuse. C’est le cas lorsque nous l’offrons pour un ami, un membre de la famille, voire même un étranger. Et que dire de la louange ou de la prière offerte au Seigneur?

NDD'AfriqueC’est ce que mes sœurs et frères africains m’ont enseigné. Là réside la forme du soutien communautaire qui s’exprime aussi bien dans le deuil qu’au moment des réjouissances. Je leur serai éternellement reconnaissant. Ce jour-là, à la messe des Rameaux, je me suis surpris moi-même à leur dire que je me sentais être « un Africain de race blanche ». Et pourquoi pas? La couleur de la peau n’est qu’un accident de la nature. Mais ce qui construit l’identité est d’un autre ordre, celui du cœur. Ce rapprochement des cœurs se vit depuis 150 ans au sein des Missionnaires d’Afrique.

Nous le célébrerons plus particulièrement dans les prochains mois. Notre joie est de savoir qu’une autre célébration aura lieu dans 150 ans grâce à la croissance de notre Société missionnaire qui forme présentement 500 jeunes qui désirent vivre le même charisme missionnaire que celui de nos prédécesseurs. Réjouissons-nous et bon anniversaire!

La Province des Amériques : une Province – quatre Secteurs

En décembre 2018, la Société des Missionnaires d’Afrique célèbrera le 150e anniversaire de sa fondation. Plusieurs d’entre vous se demande peut-être à quand remonte la présence des Pères Blancs au Canada et comment nous sommes arrivés à parler aujourd’hui d’une Province des Amériques et de quatre Secteurs. Voici quelques éléments de réponse :

1875 : à cette époque, Mgr Lavigerie (notre Fondateur) envoie des Pères Blancs au Québec pour parler du projet missionnaire africain et pour sensibiliser les gens aux besoins de sa nouvelle fondation.

1886 : le 12 août 1886, John Forbes, né à l’Île Perrot (Montréal), quitte le Canada pour Alger afin de commencer sa formation missionnaire chez les Pères Blancs. Il a 22 ans. Le 25 septembre 1888, il prononce son serment missionnaire. Il est ordonné prêtre le 6 octobre 1888.

1900-1901 : premier Père Blanc canadien, le Père Forbes est envoyé par la Société au Canada. En mars 1901, Mgr Bégin, archevêque de Québec, lui donne l’autorisation d’ouvrir une maison. Elle sera la première maison de formation des futurs Pères Blancs canadiens. Le Père John Forbes quittera le Canada pour l’Afrique en 1914. D’autres maisons seront ouvertes à Québec, Montréal, Sherbrooke, St-Boniface, Ottawa, Toronto, etc.

1929 : Mgr Joseph Shrembs, évêque du diocèse de Cleveland (Ohio-USA), ami de Mgr Forbes, accepte de recevoir les Pères Blancs dans son diocèse.

1943 : le Canada devient officiellement la Province de la Société des Missionnaires d’Afrique en Amérique.

1948 : la Province des États-Unis est créée. Jusqu’en 1997, se succéderont sept provinciaux.

1984 : la Société des Missionnaires d’Afrique s’implante au Mexique et au Brésil. Ces nouvelles fondations dépendent directement du Conseil général à Rome.

1997 : les effectifs diminuant, les Missionnaires d’Afrique décident d’unifier le Canada et les États-Unis en une seule Province. Le 1er juillet 1997, la Province du Canada et celle des États-Unis deviennent une seule entité appelée la Province de l’Amérique du Nord.

2006 : le 1er juillet, le Mexique est officiellement rattaché à la Province de l’Amérique du Nord.

2008 : Pour plus d’efficacité, le Conseil général décide d’intégrer les fondations du Mexique et du Brésil au Canada et aux États-Unis en créant une nouvelle entité appelée la Province des Amériques. Elle comprend alors 3 secteurs : le Canada, les États-Unis et le Mexique-Brésil.

2012 : le Brésil, est détaché du Mexique et devient le 4e secteur. Chez les Missionnaires d’Afrique les structures ne sont pas un absolu. Elles sont toujours au service de la mission et du bien-être des membres. Elles sont donc appelées à s’ajuster aux réalités du moment. Que nous réserve l’avenir ?

L’Équipe responsable de la « Lettre aux Amis », Jacques Poirier, Marc Beaudry et Serge St-Arneault

Article tirée du site internet des Missionnaires d’Afrique en Amérique

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Translation into English: A get closer of hearts lived for 150 years