Membre de la Société Missionnaire d'Afrique depuis 1986. A vécu en République Démocratique du Congo, au Malawi et en Zambie. Membre de l'équipe du Centre Afrika à Montréal depuis 2017.
The magazine « Letter to our Friends » has had a facelift. The year 2022 marks a new stage in our desire to seize new opportunities in the context of the Covid-19 pandemic. The Missionaries of Africa in Canada, like you and the rest of humanity, are wondering about the future of our society, of our world.
Fatjer Robbin Simbeye in Tunisia
The earth continues to turn and so do we. Instead of turning on ourselves, like a whirlwind, our gaze is pointed towards other horizons. In this issue of The Letter to Friends we will go to Tunisia to meet an exceptional community made up of Christians and Muslims where ecumenism and religious dialogue are lived daily with respect for all.
Artistic expression is an extraordinary way to illustrate the precious gift of love. It is a collective wealth of almost infinite variety. The African world present in our country now has a place to disseminate this wealth. The Afromusée (see on page 6) will build new bridges towards the recognition and enhancement of the history of Afro-descendants, which dates back more than three centuries in Canada.
Sculpture by James Samikwa from Malawi
African art is inspired and inspiring. On the cover page and on page 7, you will notice an exceptional image of Christ; a sculpture by James Samikwa from Malawi. The finesse of the details illustrates the cosmic power par excellence of the healing Christ.
The gift of hope is also to be sought constantly. Read the extraordinary struggle of Sister Marie Stella from Togo. This same hope is celebrated on the occasion of the 150th anniversary of the Basilica of Our Lady of Africa located in Algiers. Once again, this historic gift builds bridges between religions. This sanctuary promotes dialogue and sharing between Christians and Muslims. The same is true from an intellectual point of view with the creation of a new bilingual magazine focusing on Islamic-Christian studies in Africa.
The spiritual gift that we received from our founder, Cardinal Lavigerie leads us to be sensitive to the realities of today’s world and to dare to constantly modify or reassess our mission.
It is in this respect that the encyclical of Pope Francis entitled Fratelli Tutti is particularly significant for us. Despite the numerous confinements, a consequence of the spread of Covid-19, we insist on building bridges.
Finally, we propose today to support a commendable initiative for the protection of albinos in Bukavu in the Democratic Republic of Congo. A lot of effort and ardor have been invested in this project, which has already made it possible to restore dignity to many people who have been discriminated against.
Let us persist together in earnestly seeking the greatest gifts.
Le magazine La lettre aux Amis fait peau neuve. L’année 2022 marque une nouvelle étape dans notre désir de saisir de nouvelles opportunités dans le contexte de la pandémie de la Covid-19. Les Missionnaires d’Afrique au Canada, tout comme vous et le reste de l’humanité, s’interrogent sur le devenir de notre société, de notre monde.
Père Robbin Simbeye en Tunisie.
La terre continue de tourner et nous aussi. Au lieu de tourner sur nous-mêmes, comme un tourbillon, notre regard est pointé vers d’autres horizons. Dans ce numéro de La lettre aux Amis nous irons en Tunisie faire la rencontre d’une communauté exceptionnelle composée de chrétiens et de musulmans où l’œcuménisme et le dialogue religieux se vivent au quotidien dans le respect de tous.
L’expression artistique est une forme extraordinaire pour illustrer le précieux don de l’amour. Il s’agit d’une richesse collective d’une variété presque infinie. Le monde africain présent dans notre pays a maintenant un lieu pour diffuser cette richesse. L’Afromusée (voir la page 6) permettra de bâtir de nouveaux ponts vers la reconnaissance et la valorisation de l’histoire des afrodescendants qui remonte à plus de trois siècles au Canada.
Sculpture de James Samikwa du Malawi.
L’art africain est inspiré et inspirant. Sur la page couverture et à la page 7, vous remarquerez une image exceptionnelle du Christ ; une sculpture de James Samikwa du Malawi. La finesse des détails illustre la puissance cosmique par excellence du Christ guérisseur.
Le don de l’espérance est aussi à rechercher sans cesse. Lisez le combat extraordinaire de sœur Marie Stella du Togo. Cette même espérance est célébrée à l’occasion du 150e anniversaire de la basilique Notre-Dame d’Afrique situé à Alger. De nouveau, ce don historique lance des ponts entre les religions. Ce sanctuaire favorise le dialogue et le partage entre chrétiens et musulmans. Il en est de même d’un point de vue intellectuel avec la création d’un nouveau magazine bilingue axé sur les études islamo-chrétiennes en Afrique.
Le don spirituel que nous avons reçu de notre fondateur, le Cardinal Lavigerie nous porte à être sensibles aux réalités du monde actuel et à oser modifier ou réévaluer sans cesse notre mission.
C’est à ce titre que l’encyclique du pape François intitulée Fratelli Tutti est particulièrement significative pour nous. Malgré les nombreux confinements, conséquence de la propagation de la Covid-19, nous insistons à bâtir des ponts.
Finalement, nous vous proposons aujourd’hui de soutenir une louable initiative pour la protection des albinos à Bukavu en République Démocratique du Congo. Beaucoup d’efforts et d’ardeur sont investis dans ce projet qui permet déjà de redonner la dignité à de nombreuses personnes discriminées.
Persistons ensemble à rechercher avec ardeur les dons les plus grands.
dévoile le tout nouveau ‘single’ de DJELY TAPA intitulé « Le sais-tu ? », qui paraîtra sur toutes les plateformes numériques le 31 mars 2022. Une fois de plus, Djely Tapa réaffirme son engagement à faire de son art un levier de changement.
Ce titre est annonciateur d’un message direct, clair et d’une grande puissance qui résonne ici et partout, pour hier comme pour demain.
Elle nous prend à témoin et porte à notre conscience l’urgence d’informer, de raconter, de dénoncer et d’agir face aux discriminations et violences faites aux femmes de par le monde. Source d’inspiration pour les générations présentes et futures, elle en appelle à une solidarité inconditionnelle et à opérer un profond changement de regard et de société.
Ce titre puissant et militant offre de subtils arrangements électroniques qui soutiennent parfaitement les mélodies mandingues et la fougue de la chanteuse d’origine malienne.
La pièce est composée et réalisée par Jean Massicotte (Lhasa de Sela, Arthur H, etc.), un réalisateur largement primé avec qui la complicité artistique ne cesse de grandir depuis leur première collaboration sur le titre Biriko Spirit de Djely Tapa sorti en 2020.
Paroles en bambara : Heee mousso hou sai ni ne He mo mè wa Hé mo mè wa Hé ye wa Hé ma kai wa Dounouya mousso sai ni ne hé mo mè wa He he heeee hé mo mè wa
Traduction en français :
Es-tu au courant de tous les poids qui pèsent sur les femmes ? L’as-tu entendu ? As-tu vu ? L’as-tu fait ? Les femmes du monde entier souffrent, le sais-tu ? Es-tu au courant de tous les poids qui pèsent sur les femmes ?
Le JR-15 (pour « Junior ») mesure seulement 80 cm de long et pèse moins d’un kilo. Livré avec des chargeurs de 5 ou 10 cartouches de calibre 22 long rifle, il a été commercialisé à la mi-janvier à un prix de 389 dollars.
(Washington) Le JR-15, un fusil spécialement conçu pour les enfants sur le modèle d’un fusil d’assaut utilisé dans plusieurs fusillades meurtrières, a fait récemment son apparition sur le marché aux États-Unis, provoquant la colère des associations luttant contre les violences causées par les armes personnelles.
C’est « la première de nombreuses armes qui aideront les adultes à faire découvrir aux enfants le sport de tir en toute sécurité », selon la société WEE1 Tactical, qui salue sur son site internet un fusil « comme l’arme de papa et maman ».
Le JR-15 (pour « Junior ») mesure en effet seulement 80 cm de long et pèse moins d’un kilo. Livré avec des chargeurs de 5 ou 10 cartouches de calibre 22 long rifle, il a été commercialisé à la mi-janvier à un prix de 389 dollars.
Le modèle adulte, l’AR-15, est la version civile d’une arme de type militaire qui a été utilisée dans une série de tueries, notamment en milieu scolaire, qui ont choqué les États-Unis.
Les fusillades sont un fléau récurrent aux États-Unis où le droit de posséder des armes est garanti par la Constitution. Les tentatives de réguler leur vente sont souvent bloquées au Congrès américain, où le puissant lobby des armes NRA exerce une forte influence.
Le 14 décembre 2012, un jeune déséquilibré avait tué 26 personnes, dont 20 enfants, dans l’école primaire Sandy Hook à Newtown, dans le Connecticut, une tragédie qui avait profondément marqué l’opinion publique.
L’AR-15 a également servi dans les fusillades de Las Vegas en 2017, la plus meurtrière de l’histoire récente du pays avec 58 morts, ou de l’école secondaire de Parkland en Floride (17 morts) en 2018.
« À première vue, ça a l’air d’une farce grotesque. En y regardant de plus près, c’est juste grotesque », a commenté vendredi Josh Sugarmann, directeur général de l’organisation Violence Policy Center, qui lutte contre la violence des armes à feu.
La Newtown Action Alliance, une association favorable à la limitation des armes a condamné le lobby des armes et les fabricants qui font « tout pour continuer à amasser des bénéfices ».
Josh Sugarmann a fustigé l’imagerie utilisée par le manufacturier pour attirer les jeunes clients : un crâne de pirate avec une coupe iroquoise pour les garçons et des couettes blondes pour les filles, une tétine à la bouche.
Dans son rapport sur les méthodes des fabricants d’armes américains pour attirer les jeunes, publié en 2016, il dénonçait les armes peintes avec des couleurs vives – rose, rouge, orange ou violet métallisé – appréciées du jeune public, et plus légères à manier.
En 2021, les armes à feu ont fait près de 45 000 morts aux États-Unis, dont environ 24 000 suicides, et plus de 1500 mineurs ont été tués, selon l’organisation Gun Violence Archive.
Des membres des familles des victimes de la tuerie de l’école primaire de Sandy Hook, lors d’une conférence de presse à Newtown, Connecticut, en 2013. Les familles de neuf victimes de la tuerie sont parvenues à un règlement avec Remington, le fabricant du fusil utilisé dans le massacre, selon des documents judiciaires américains publiés le 15 février 2022.
(New York) Le fabricant américain d’armes Remington a accepté de verser 73 millions de dollars de compensation aux familles de neuf victimes de la tuerie dans l’école de Sandy Hook en 2012, une décision qualifiée d’« historique » par les associations de lutte contre les armes à feu.
PETER HUTCHISON, AGENCE FRANCE-PRESSE, La Presse, 15 février 2022
« Les plaignants dans cette action informent qu’un accord en dommages-intérêts a été conclu entre les parties », indiquent dans un document judiciaire publié mardi les familles de victimes.
Selon leurs avocats, c’est la première fois qu’un manufacturier d’armes est tenu responsable d’une fusillade aux États-Unis.
« L’accord porte sur 73 millions de dollars », a précisé lors d’une conférence de presse l’avocat des familles, Joshua Koskoff. « C’est tout ce qu’il restait » après la faillite du groupe Remington, qui s’est placé sous la protection de la Loi américaine sur les faillites en 2021 avant d’être racheté.
Les familles avaient engagé des poursuites contre l’armurier et sa filiale Bushmaster, estimant qu’il avait vendu en connaissance de cause une version du fusil semi-automatique AR-15, une arme de type militaire « pas du tout adaptée » à un usage civil.
« Cela signe le début du processus nécessaire consistant à tenir les manufacturiers d’armes pour responsable de la fabrication d’armes de guerre » et de leur « marketing irresponsable », a souligné le président américain Joe Biden, saluant « un accord historique » dans un communiqué mardi soir.
Créé en 1816 et considéré comme le plus ancien armurier du pays, Remington niait les accusations et n’a pas immédiatement réagi à l’annonce.
Le 14 décembre 2012, Adam Lanza avait utilisé son Bushmaster XM15-E2S pour tuer 26 personnes, dont 20 enfants et six adultes, à l’école primaire Sandy Hook de Newtown, dans le Connecticut.
Le tireur, âgé de 20 ans et qui s’est suicidé, avait auparavant tué sa mère à son domicile.
« Victoire historique »
Le massacre avait stupéfié l’Amérique et provoqué un énième débat sur l’acquisition et la détention des armes personnelles dans un pays où le droit de posséder une arme est garanti par la Constitution.
Mais les fusils de type AR-15 ont également servi dans d’autres fusillades, comme à Las Vegas en 2017 (58 morts) ou à Parkland en Floride (17 morts) en 2018.
En 2021, les armes à feu ont fait près de 45 000 morts aux États-Unis, dont environ 24 000 suicides, selon l’organisation Gun Violence Archive.
L’association Giffords qui milite pour un durcissement des lois sur les armes individuelles a salué sur Twitter « une victoire historique » pour les familles, qui sonne comme « un avertissement à l’industrie des armes : aucune entreprise n’est au-dessus de la loi ».
« Enfin, un fabricant d’armes est tenu responsable de la crise de la violence par les armes dans ce pays », a commenté Newtown Action Alliance, un autre groupe partisan de la limitation des armes individuelles.
Matthew Soto, dont la sœur Victoria était l’une des enseignantes tuées à Sandy Hook, a expliqué devant la presse avoir fait une découverte « horrible » en étudiant les documents de Remington.
« Les fabricants d’armes savaient qu’ils faisaient de la publicité pour un produit dangereux et ils exploitaient ces dangers », a-t-il dit.
« Forcer au changement »
« Quand les militaires cherchent la meilleure arme, la plus meurtrière, la plus destructrice et celle qui pourrait être utilisée par nos soldats s’ils devaient tuer les ennemis de notre pays et de notre liberté, ils choisiraient l’AR-15 », a expliqué l’avocat Joshua Koskoff.
Cette arme « n’a pas été utilisée par un soldat hautement entraîné, mais par un jeune très perturbé, pas sur un champ de bataille, mais dans une école primaire, pas pour protéger la liberté, mais pour la tuer », a-t-il ajouté.
Selon l’avocat, les familles n’ont pas intenté ces poursuites pour être dédommagées financièrement, mais « pour forcer au changement » les fabricants d’armes.
Cet accord « ne signifie pas la fin de l’industrie des armes personnelles (qui) fera toujours partie de notre culture », a affirmé M. Koskoff, mais il montre que « l’immunité de cette industrie n’est pas à l’épreuve des balles ».
Une loi protège, depuis 2005, les fabricants d’armes de la plupart des actions en justice visant à engager leur responsabilité dans un acte violent commis avec l’une de leurs armes.
Mais il existe des exceptions, notamment pour négligence du vendeur, sur lesquelles entendaient jouer les familles.
En mars 2019, la Cour suprême du Connecticut avait statué que Remington pouvait être jugé pour déterminer si ses publicités sur son fusil semi-automatique avaient une responsabilité dans les tueries faisant un grand nombre de victimes.
À l’audience, en novembre 2017, M. Koskoff s’était notamment appuyé sur le marketing de Bushmaster qui, selon lui, avait présenté dans une publicité son fusil de type AR-15 comme une arme d’assaut.
Manuel Oliver a suspendu à une grue une bannière appelant le gouvernement de Joe Biden à agir contre les armes à feu, près de la Maison-Blanche à Washington, le 14 février 2022. Le fils d’Oliver, Joaquin Oliver, a été tué dans la fusillade de l’école Parkland il y a quatre ans aujourd’hui.
AGENCE FRANCE-PRESSE, Le Devoir, 14 février 2022
(Washington) Le père d’un élève tué par balle en 2018, dans l’une des pires fusillades scolaires ayant endeuillé les États-Unis, a grimpé lundi au sommet d’une grue près de la Maison-Blanche pour appeler Joe Biden à agir contre les armes a feu.
« 45 000 personnes ont été tuées par des armes à feu depuis que vous assumez la responsabilité » du pays, pouvait-on lire sur une large banderole suspendue par Manuel Oliver à une grue de chantier, en plein centre de la capitale, avec un dessin de son fils Joaquin, tué il a quatre ans jour pour jour.
Le 14 février 2018, jour de la Saint-Valentin, un ancien élève du lycée Marjory Stoneman Douglas à Parkland, en Floride, était entré dans l’établissement avec un fusil semi-automatique, tuant 17 personnes et en blessant une quinzaine d’autres, dans ce qui fut l’un des pires massacres commis en milieu scolaire aux États-Unis.
Au pied de la grue toute proche de la Maison-Blanche, la mère de Joaquin a confié ressentir toujours « une douleur, partout », celle de son fils mort.
Mais « cela nous pousse à faire quelque chose » contre les armes à feu, a expliqué à l’AFP Patricia Oliver, pendant que son mari entamait sa descente de la structure.
Il a ensuite été arrêté par la police.
« Nous montrons cela au président, parce que nous avons besoin qu’il prenne des mesures », a-t-elle ajouté, « nous avons besoin d’actions qui fonctionnent réellement ».
En décembre, le couple avait passé trois semaines devant la Maison-Blanche pour demander un rendez-vous avec Joe Biden. Ils n’ont finalement pu que rencontrer un conseiller, « mais depuis, il ne s’est rien passé ».
Avec cette action est lancée une campagne, « Shock market », qui doit « montrer en temps réel combien de personnes meurent en Amérique en raison de la violence par arme à feu », a poursuivi Patricia Oliver.
« Le président Biden n’a pas été à la hauteur des réformes sur les armes à feu qu’il avait promises durant sa campagne » dénonce « Shock Market » sur son site internet.
De son côté, la Maison-Blanche a publié lundi matin un communiqué où Joe Biden « prie » pour les victimes et leurs familles. « Nous nous souvenons de ceux disparus à Parkland, et nous nous tenons aux côtés des Américains dans chaque coin du pays qui ont perdu un proche en raison des violences par armes à feu », une « pandémie », ajoute le communiqué.
L’attaque de Parkland avait déclenché aux États-Unis un mouvement de protestation contre les armes d’une ampleur historique, aiguillé par les jeunes, sans que cela se traduise par des mesures fortes sur le plan législatif fédéral, notamment en raison de l’influence du lobby des armes au Congrès.
À part quelques initiatives périphériques menées par son administration, le président démocrate a donc pour l’instant déçu les militants favorables à un encadrement renforcé des armes à feu, en échouant à faire adopter une loi majeure depuis son arrivée au pouvoir.
Le Forum interreligieux pour la paix, programme du Centre canadien d’œcuménisme, organise la quatrième édition du Festival interreligieux Paix maintenant.
L’événement virtuel aura lieu le 27 février à 14h30 HNE via Zoom, transmission via YouTube.
Cette année, le comité organisateur composé des représentants de nombreuses communautés de foi et d’organismes communautaires, veut venir en aide aux personnes sans-abri. L’événement virtuel est en hommage à l’abbé John Walsh qui est décédé subitement en 2020. Un des fondateurs du Forum interreligieux pour la paix, récipiendaire de la médaille du Lieutenant-gouverneur du Canada pour sa contribution dans les causes sociales, il est un des fondateurs de la Communauté Nazareth. Pour lui, le dialogue interreligieux était une des grandes priorités.
Toutes les communautés de foi participantes se donnent la main pour unir leur voix, leurs talents et leurs actions, afin de soutenir les personnes vulnérables. Les personnes en situation d’itinérance sont particulièrement touchées par une réalité fortement amplifiée par la triple crise – sanitaire, économique et sociale – qui frappe l’humanité de plein fouet.
Cet événement virtuel intitulé « Les itinérants nous parlent»donnera la parole aux sans-voix, la place aux laissés-pour-compte, afin de fédérer toutes les forces en place et potentielles, dans le but de contribuer à éradiquer le fléau de l’itinérance.
Au programme, les témoignages de trois personnes qui ont le courage de partager leur expérience de la rue ; une table ronde avec des intervenants de six différentes communautés de foi ; un moment de prière interconfessionnel avec des intentions des personnes itinérantes ; de la musique ; et le lancement du film Recyclage, un film inédit dont les 13 acteurs principaux sont des itinérants et les rôles secondaires sont interprétés par 40 personnalités québécoises (1er ministre, maire, médaillé olympique, joueur du Canadien, acteurs, humoristes, animateurs, chanteurs, etc.)
Les internautes qui regarderont le film seront invités à faire un don à la Communauté Nazareth, un organisme qui permettra à un certain nombre d’hommes et de femmes de sortir de la rue, dépendamment du résultat de cette levée de fonds.
Pour plus d’informations : Denitsa Tsvetkova
Les itinérants nous parlent
Dimanche, 27 février 2022 à 14:30
Au Programme :
14h40 Hommage à l’Abbé John Walsh et à son engagement auprès des itinérants
Directrice Communauté Nazareth, Sheila Woodhouse,
President du CA Centre canadien d’œcuménisme, Paul Paradis,
15h00 Témoignages des personnes ayant vécu en itinérance et prière des itinérants; Jocelyn Gagnon et Carol Duval
16h00 Table ronde des intervenants
Very Rev. Bertrand Olivier, Dean and Rector Christ Church Cathedral, Anglican Church
Rabbi Reuben Poupko, Beth Israel Beth Aaron Congregation
Abbé Claude Paradis, Notre-Dame-sur-la-rue, Église catholique
Sister Sabriah, Fondation de Sister Sabriah, musulmane
Ven. Amanda Banthe, Canada-Bangladesh Bouddhist Cultural Center
Roger Twance, Sainte-Kateri au centre-ville, Ojibwé
17h00 lancement du film Recyclage et discussion avec le réalisateur Pierre Anthian
Cinq ans après l’attentat à la grande mosquée de Québec, « rien n’a été fait » pour empêcher l’accès ou le maintien des armes à feu qu’avait en sa possession le tueur, déplorent des membres du Centre culturel islamique de Québec (CCIQ) et des groupes de contrôle des armes.
FRÉDÉRIC LACROIX-COUTURE, LA PRESSE CANADIENNE, 27 janvier 2022
À quelques jours des commémorations de la tragédie du 29 janvier 2017, ils interpellent à la fois Québec et Ottawa dans deux lettres distinctes obtenues par La Presse Canadienne.
L’une s’adresse au premier ministre François Legault et à la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault. L’autre a été envoyée au premier ministre Justin Trudeau et à son ministre de la Sécurité publique, Marco Mendicino.
La vingtaine de signataires mentionnent qu’il « est toujours pénible de savoir » que le tueur de la grande mosquée avait utilisé une arme (de la marque Glock) et cinq chargeurs de dix balles achetés légalement pour commettre son crime, qui a fait six morts et huit blessés. Il avait aussi en toute légalité au moins cinq autres armes et trois armes d’assaut.
Ils soutiennent qu’un « individu avec le même profil pourrait aujourd’hui posséder les mêmes armes et accessoires ».
« Il est absolument néfaste et honteux de constater qu’en cinq ans, RIEN n’a été fait pour changer les circonstances ayant permis à cet individu d’acquérir ou de garder un tel arsenal », dénoncent les principaux signataires Boufeldja Benabdallah, porte-parole du CCIQ, et Mohamed Khabar, l’une des victimes de la fusillade.
Ils sont appuyés par 18 autres personnes représentant entre autres PolySeSouvient, l’Association des Étudiants de Polytechnique, la Coalition pour le contrôle des armes, Ensemble pour Thomas et les Familles liées à Dawson.
Ils avancent que les ventes d’armes de poing atteignent des « niveaux records ». Le fabricant de la marque Glock a même rapporté une hausse de ses ventes canadiennes en 2020, mentionnent les auteurs des lettres, et ce, « grâce à la demande élevée pour le même modèle utilisé pour tuer et blesser nos confrères ».
« Selon nous, cette situation est entièrement due à l’inaction du gouvernement fédéral, qui détient la responsabilité du Code criminel qui classifie les armes “ sans restrictions ”, “ à autorisation restreinte ” ou encore “ prohibées ”, cette dernière étant la catégorie dans laquelle les armes de poing devraient se retrouver », écrivent-ils.
La responsabilité d’Ottawa
Les signataires réclament que le contrôle des armes de poing reste dans les mains du fédéral.
L’hiver dernier, le gouvernement Trudeau proposait dans son projet de loi C-21 — mort au feuilleton avec le déclenchement des élections — de donner le pouvoir aux municipalités d’interdire les armes de poing, ce qui a été mal accueilli par l’Assemblée nationale.
En campagne électorale, les libéraux ont promis d’étendre ce pouvoir aux provinces et territoires.
Dans la lettre adressée au premier ministre Legault, ils demandent au gouvernement québécois « de ne pas permettre au fédéral de se déresponsabiliser dans le dossier des armes de poing ».
Dans celle envoyée au premier ministre Trudeau, ils invitent Ottawa à prendre ses responsabilités pour adopter une législation qui sera mise en œuvre d’un océan à l’autre.
« Même si le gouvernement du Québec décidait d’interdire les armes de poing sur son territoire, leur prolifération dans le reste du Canada se poursuivrait : il s’agirait, après tout, d’une interdiction auprès d’une seule des treize juridictions canadiennes », écrivent les signataires.
Ils déplorent aussi que les armes de style arme d’assaut devenues illégales en 2020 puissent encore se retrouver entre les mains de ceux les ayant achetées avant l’interdiction. Un programme de rachat a été promis par les libéraux fédéraux, mais il se fait toujours attendre.
Lettres signées par :
Boufeldja Benabdallah Mohamed Khabar, Mosquée de Québec
Avec l’appui de :
Maxime Riera, Association des Étudiants de Polytechnique et Mouvement étudiant Pas_Ici
Wendy Cukier, Coalition pour le contrôle des armes
Ken Price, Claire Smith, Danforth Families for Safe Communities
Luna Vadlamudy, Émile Tremblay, Raphael Laurence et Alice Benoit, Ensemble pour Thomas Louise de Sousa,
Kathlene Dixon, Meaghan Hennegan, Familles liées à Dawson
Nathalie Provost, Serge St-Arneault, Suzanne Laplante-Edward, Jim Edward, Jimmy Edward, Sylvie Haviernick, Heidi Rathjen, PolySeSouvient
Le regroupement Canada-Afrique pour le développement durable (CADD) vous invite à suivre une conférence virtuelle sur the thème généraol de la diversité culturelle et l’intégration des immigrants. Plus spécifiquement, le conférencier abordera la question de l’interculturalité.
Conférencier : Serge St-Arneault, M.Afr, directeur du Centre Afrika
Date : samedi 29 janvier 2022
Heure : de 13h00 à 14h00
Au nom de la CADD : Gabriel K. NGARLEM, coordonnateur, 438 936 3697
Je vous parle d’un temps que les moins de 60 ans ne connaissent pas. Ma génération dite des bébés boomers a vécu la fin d’une époque; celle d’une société canadienne-française tricotée serrée peuplée de familles nombreuses, catholiques et francophones. Jusqu’à mes dix ans, la messe était célébrée en latin. Les prières enrobaient mystérieusement un sens du sacré sous le regard d’un Dieu omniprésent. La peur de tomber dans le péché ainsi que les lois et obligations de l’Église permettaient de tracer un chemin menant au salut. Il s’agissait de suivre le courant.
Cimetière et, au loin, l’église de Saint-Adelphe
Or, ce courant a brusquement changé de direction au tournant de ladite Révolution tranquille du Québec. Mes neveux et nièces n’ont aucune expérience de cette époque. La rupture est réelle et normale. Les liens si importants avec les membres de la parenté au village ancestral de Saint-Adelphe ne sont plus possibles. Sauf quelques cousines et cousins, la majorité de cette parenté est enterrée au cimetière du village.
Un vieil immeuble qui se lézarde
La pratique religieuse, jadis si importante, s’est drastiquement effondrée. Depuis bientôt deux ans, les mesures sanitaires provoquées par la pandémie de la Covid-19 ont pour effet de réduire encore davantage le nombre de croyants qui persistaient à se rendre à l’église. La foi chrétienne semble être comme un vieil immeuble qui se lézarde avant de tomber. À cela s’ajoute le silence médiatique de la structure pyramidale de l’Église que, de toute façon, personne n’écoute.
Le monde a changé
Selon le père Joseph De Mijolla, prêtre français de 83 ans; « Nous sommes dans une extension de science et de technique qui n’en finit pas et qui est irréversible. (…) Ce à quoi nous assistons aujourd’hui n’est pas seulement le résultat d’un renouvellement générationnel, mais d’un basculement civilisationnel et anthropologique sans précédent. »
Dans une large mesure, il en est de même au Québec. De plus, la technologie numérique annonce l’éclosion d’un monde parallèle visuel qui occupera de plus en plus notre quotidien. Bientôt, il nous sera possible de créer des personnages numériques dont la réalité dite augmentéerivalisera avec nos cinq sens grâce à une réalité virtuelle ultraréaliste. Préparez-vous, le métavers1 s’en vient!
Le changement déstabilisateur
Les structures qui défient l’épreuve du temps sont celles qui parviennent à s’adapter, à innover, à se réinventer. Tout est constamment en évolution même au sein d’une tradition millénaire. Nous devons alors distinguer l’essentiel de l’accessoire. La messe en latin a fait place aux langues vernaculaires. Ce changement, fruit du Concile Vatican II, a permis l’accessibilité de la parole de Dieu, de l’Évangile, à des millions de croyants. Le carcan d’un rituel liturgique immuable a laissé place à une éclosion extraordinaire de nouveaux chants et expressions rituelles plus significatives. Je le sais pour l’avoir vécu en Afrique, tout particulièrement en République Démocratique du Congo.
Ces changements n’enlèvent pourtant rien à l’essentiel du rituel de la célébration eucharistique. Or, un certain nombre, attaché à la tradition, a joint des mouvements plus conservateurs tel que les catholiques lefebvristes. D’autres, les plus nombreux, ont carrément quitté le bateau pour voguer sur d’autres océans de l’éventail spirituel mondial ou, tout simplement, décidé d’être seuls à bord.
L’inévitabilité des changements
L’accélération des changements des récentes décennies n’est que le prélude de changements plus importants en gestation. Notre écosystème planétaire est aux abois. Les changements climatiques se font de plus en plus sentir; inondations, feu de forêt, tornades, etc. Des populations entières sont en mouvement migratoire pour fuir l’oppression, la guerre, la pauvreté.
La pression exercée de ces mouvements migratoires sur les pays plus nantis, comme le nôtre, provoque des réactions défensives dont carbure un nationalisme étroit d’extrême droite. La polarisation des opinions, particulièrement politiques, s’accentue, particulièrement aux États-Unis. Cela n’augure rien de pacifique.
Un renouveau spirituel est possible
Je demeure néanmoins persuadé que l’Église Catholique peut encore être pertinente dans notre monde malgré les crises qui mine sa crédibilité depuis quelques décennies. Même si des voix discordantes se font entendre en son sein, la route du renouveau est tracée sous le leadership du pape François.
En effet, ayant appris que tout vient du Père et que tout nous est donné en son Fils Jésus, l’Esprit Saint continu de nous inspirer pour mieux partager la joie de notre foi chrétienne et à constamment la redécouvrir.
Notre attention ne se tourne pas vers la structure millénaire de l’Église, mais vers le message initial de Jésus, l’homme de Nazareth. L’Église restera l’Église de Dieu tant et aussi longtemps qu’elle proclamera humblement le message révolutionnaire de l’Évangile.
Selon le père Joseph De Mijolla, « nous avons besoin non seulement de la foi, mais de folle spontanéité dans la foi, d’inventivité dans la foi, dans les mots, les actes, les gestes, les images, les silences, l’amour et le respect… La spontanéité délicate de l’Esprit Saint. »
Conclusion
J’ai été ordonné prêtre en 1987 après quelques années d’études en Angleterre. L’ouverture à l’internationalité est ce que je cherchais et c’est ce que j’ai expérimenté au sein de la Société des Missionnaires d’Afrique. Nous sommes une famille spirituelle issue de la vision du Cardinal Lavigerie, archevêque de Cartage et d’Alger à la fin du XIXe siècle. Infiniment reconnaissant de cet héritage, j’ai la ferme conviction que mon sacerdoce repose avant tout sur mon désir de vivre mon appel missionnaire en fidélité avec le message de Jésus. Les Missionnaires d’Afrique me donne l’encadrement nécessaire pour réaliser ma vocation. Grand merci!
Nous avons tous besoin d’être structuré ou encadré en tant que société et individu. C’est le propre de l’évolution socio-économique des peuples. Malheureusement, il peut arriver qu’une structure sombre dans des formes d’aliénation. Cela peut être le cas de régimes politiques, économiques, culturels, familiaux ou religieux. Il faut alors avoir le courage de les condamner et de proposer des alternatives. Rien ne doit être figé dans le béton. C’est à ce niveau que la foi chrétienne est inconfortable, même au cœur de la vie de l’Église structurée. Elle se doit d’être en perpétuelle réformation.
Qui sait? D’ici quelques années, certains de nos rassemblements dominicaux se feront sur le métavers où il sera possible de se retrouver dans une immense salle virtuelle pour célébrer la messe. De la même manière que nous recevons en temps réel la bénédiction papale urbi et ordi2, la pandémie nous a appris qu’il est possible de communier spirituellement au corps du Christ en suivant la messe sur un écran de télévision. La foi se doit d’être inventive. Ayons confiance!
Dernière remarque
Nous n’avons pas célébré la fête de Noël en famille cette année, pandémie oblige. Les décorations, normalement si abondantes, ont pratiquement disparu, sinon incontestablement diminuées, surtout devant les maisons et le long des rues. Les églises sont restées vides. Nous sommes loin des Noëls de mon enfance. L’ambiance n’y est plus, ou presque. Les baby-boomers se font vieux et c’est tant mieux. La frénésie des cadeaux s’est atténuée. Les pères Noël de rouge vêtu rient jaune, eux qui prenaient tout l’espace visuel au détriment de l’enfant de la crèche. La fête de Noël a enfin une chance de redevenir spirituellement significative. C’est mon espoir! Et vous?
Le «métavers» (contraction de méta-univers, «metaverse» en anglais), est une sorte de doublure numérique du monde physique, accessible via internet. Ce concept, qui n’en est qu’à ses balbutiements, doit permettre de se libérer des contraintes physiques en multipliant les interactions humaines via la 3D.
Une bénédiction urbi et orbi est une bénédiction solennelle, prononcée par le pape à certaines occasions religieuses importantes du culte catholique, spécialement les jours de Pâques et de Noël. Elle est précédée d’un message et assortie d’une indulgence plénière. Dans la pratique actuelle, elle est prononcée depuis le balcon de la basilique Saint-Pierre, dans l’État du Vatican.
Historien, sociologue, écrivain, Gérard Bouchard enseigne à l’Université du Québec à Chicoutimi dans les programmes d’histoire, de sociologie/anthropologie, de science politique et de coopération internationale. Il est titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les imaginaires collectifs.
(Las Vegas) « Qu’est-ce que le métavers sans les sensations ? C’est juste des avatars », lance José Fuertes, dont la veste haptique, garnie de capteurs, permet de sentir aussi bien les câlins que les coups de poing en réalité virtuelle.