Un père ayant perdu son fils interpelle Biden sur les armes à feu, Quatre ans après Parkland

PHOTO STEFANI REYNOLDS, AGENCE FRANCE-PRESSE

Manuel Oliver a suspendu à une grue une bannière appelant le gouvernement de Joe Biden à agir contre les armes à feu, près de la Maison-Blanche à Washington, le 14 février 2022. Le fils d’Oliver, Joaquin Oliver, a été tué dans la fusillade de l’école Parkland il y a quatre ans aujourd’hui.

AGENCE FRANCE-PRESSE, Le Devoir, 14 février 2022

(Washington) Le père d’un élève tué par balle en 2018, dans l’une des pires fusillades scolaires ayant endeuillé les États-Unis, a grimpé lundi au sommet d’une grue près de la Maison-Blanche pour appeler Joe Biden à agir contre les armes a feu.

« 45 000 personnes ont été tuées par des armes à feu depuis que vous assumez la responsabilité » du pays, pouvait-on lire sur une large banderole suspendue par Manuel Oliver à une grue de chantier, en plein centre de la capitale, avec un dessin de son fils Joaquin, tué il a quatre ans jour pour jour.

Le 14 février 2018, jour de la Saint-Valentin, un ancien élève du lycée Marjory Stoneman Douglas à Parkland, en Floride, était entré dans l’établissement avec un fusil semi-automatique, tuant 17 personnes et en blessant une quinzaine d’autres, dans ce qui fut l’un des pires massacres commis en milieu scolaire aux États-Unis.

Au pied de la grue toute proche de la Maison-Blanche, la mère de Joaquin a confié ressentir toujours « une douleur, partout », celle de son fils mort.

Mais « cela nous pousse à faire quelque chose » contre les armes à feu, a expliqué à l’AFP Patricia Oliver, pendant que son mari entamait sa descente de la structure.

Il a ensuite été arrêté par la police.

« Nous montrons cela au président, parce que nous avons besoin qu’il prenne des mesures », a-t-elle ajouté, « nous avons besoin d’actions qui fonctionnent réellement ».

En décembre, le couple avait passé trois semaines devant la Maison-Blanche pour demander un rendez-vous avec Joe Biden. Ils n’ont finalement pu que rencontrer un conseiller, « mais depuis, il ne s’est rien passé ».

Avec cette action est lancée une campagne, « Shock market », qui doit « montrer en temps réel combien de personnes meurent en Amérique en raison de la violence par arme à feu », a poursuivi Patricia Oliver.

« Le président Biden n’a pas été à la hauteur des réformes sur les armes à feu qu’il avait promises durant sa campagne » dénonce « Shock Market » sur son site internet.

De son côté, la Maison-Blanche a publié lundi matin un communiqué où Joe Biden « prie » pour les victimes et leurs familles. « Nous nous souvenons de ceux disparus à Parkland, et nous nous tenons aux côtés des Américains dans chaque coin du pays qui ont perdu un proche en raison des violences par armes à feu », une « pandémie », ajoute le communiqué.

L’attaque de Parkland avait déclenché aux États-Unis un mouvement de protestation contre les armes d’une ampleur historique, aiguillé par les jeunes, sans que cela se traduise par des mesures fortes sur le plan législatif fédéral, notamment en raison de l’influence du lobby des armes au Congrès.  

À part quelques initiatives périphériques menées par son administration, le président démocrate a donc pour l’instant déçu les militants favorables à un encadrement renforcé des armes à feu, en échouant à faire adopter une loi majeure depuis son arrivée au pouvoir.

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