Conférence des Archevêques Marcel Utembi et Fridolin Ambongo et de l’abbé Tshole.

Par Serge St-Arneault, M.Afr

Le dimanche 18 mars, la paroisse Notre-Dame d’Afrique accueillait les Archevêques Marcel Utembi[1] et Fridolin Ambongo[2] ainsi que l’abbé Tshole[3] dans le cadre de leur campagne de sensibilisation sur la situation critique que traverse actuellement la République Démocratique du Congo (RDC).

La communauté chrétienne rassemblée en grand nombre a prié pour les chrétiens qui ont été tués à bout portant par les forces policières qui ont mâté violemment les marches pacifiques de protestation organisées par le Comité laïc de coordination (CLC) [4].

La conférence s’est tenue dans le sous-sol de l’église bondé pour l’occasion. Mgr Ambongo a récapitulé les principaux événements depuis l’accord de la St-Sylvestre[5] qui avait suscité beaucoup d’espoir et de confiance dans l’avenir. Malheureusement, l’application des arrangements particuliers pour la mise en œuvre des accords a été perturbée à la suite du décès d’Étienne Tshisekedi le 1er février 2017 en Belgique, mais surtout la mauvaise foi des politiciens peu soucieux des soucis du peuple.

Des pressions ont été déployées pour exiger un calendrier menant à des élections. C’est dans ce cadre que trois manifestations pacifiques [6] ont été organisées ou le peuple s’est tenu debout malgré la répression. Des églises ont été profanées, des prêtres ont été brutalisés pour avoir exigé l’application des accords de la St-Sylvestre. Dans ce contexte, le peuple a évolué. Il a acquis plus de maturité politique et il est devenu plus courageux en surmontant les peurs.

Conséquemment, la classe politique, dont la majorité présidentielle, a acquiescé à la tenue d’élection. Par contre, il est à craindre une manipulation avec l’introduction de « machine à voter »[7]. Osons espérer que les intérêts supérieurs de la nation prévaudront sur ceux des acteurs politiques.

[1] Président de la Conférence Épiscopale Congolaise

[2] Capucin – Vice Président de la Conférence Épiscopale Congolaise – l’actuel Coadjuteur de l’Archidiocèse de Kinshasa

[3] Secrétaire de la Conférence Épiscopale Congolaise

[4] Les manifestations pacifiques organisées par le Comité laïc de coordination (CLC), un collectif de laïcs de l’Église catholique de la RD-Congo, les 31 décembre 2017 et 21 janvier 2018, ont donné lieu à de nombreuses violations des droits de l’homme, selon un rapport publié samedi 10 mars.

[5] L’opposition et le pouvoir ont signé le 31 décembre au soir un compromis pour la gestion du pays. Trouvé sous l’égide de l’Église catholique, cet accord apporte un répit à la crise congolaise.

[6] En RDC, le Comité laïc de coordination, un collectif des laïcs catholiques  a appelé à des marches à Kinshasa et dans tout le pays ce dimanche 21 janvier pour exiger l’application de l’accord politique de la Saint-Sylvestre. Cette manifestation intervient  après celle du 31 décembre 2017 qui avait fait au moins cinq morts à Kinshasa, selon le bilan de l’ONU. Pour la marche de ce dimanche, la police avait déjà déployé un important dispositif la veille.

[7] Les autorités congolaises ont présenté leur « machine à voter », mercredi. Une nouveauté qui, avant même sa présentation, a provoqué de nombreuses polémiques. Les États-Unis ont notamment laissé entendre que le système pourrait fausser les résultats des élections prévues le 23 décembre 2018.

Au moins 60 000 machines doivent être déployées dans les bureaux de vote aux quatre coins du pays d’ici décembre 2018. La RDC affirme qu’elle finance seule ce processus électoral titanesque, sans l’aide de ses partenaires étrangers.

Voir aussi le lien suivant: La Conférence Épiscopale Nationale de la R. D. Congo à Montréal

Entrevues de Serge sur les ondes de Radio VM, mars 2018.

En l’espace de deux semaines, j’ai participé à deux émissions de radio sur les ondes de Radio VM. La première était animée par Mario Bard et intitulée ‘Vues d’Ailleurs’.  Mario est très sympathique. Voici ce qui est dit à son sujet sur le site internet de Radio VM; Après une formation en théâtre qui l’a ouvert à la culture, à la recherche, à la communication et à l’être humain, Mario Bard a laissé son intérêt envers la théologie et la religion le mener vers ses premières animations radiophoniques, à Radio VM en 1998. Il y a été journaliste-animateur pendant trois ans, avant de devenir responsable des communications à l’Aide à l’Église en détresse, où il est toujours pigiste, et d’assurer l’animation culturelle et pastorale au Relais Mont-Royal.

L’objectif de cette émission radio est d’informer les auditeurs sur la situation difficile des chrétiens d’ailleurs et donne l’occasion d’écouter des témoignages poignants. En partenariat avec l’Aide à l’Église en Détresse, Mario Bard donne une voix aux sans-voix du monde entier, et prend la parole pour nous sensibiliser et nous interpeller. Mario anime aussi une autre émission intitulée ‘Questions d’Aujourd’hui’.

Cliquer sur le lien audio suivant pour écouter l’émission.

La deuxième émission était animée par Jean-Philippe Trottier et intitulée ‘En Dialogue’. J’ai aussi eu beaucoup de plaisir à répondre à ses questions qui portaient sur mon expérience en Afrique, mon engagement comme directeur du Centre Afrika et le christianisme africain. Voici ce qui est dit de lui sur le site internet de Radio VM; Jean-Philippe Trottier a étudié la musique à McGill et au Conservatoire de Montréal ainsi que la philosophie à La Sorbonne (Paris IV). Journaliste et essayiste polyglotte, il a écrit trois ouvrages : Le Grand Mensonge du féminisme (Michel-Brûlé, 2007), Lettres au fils (Liber, 2012) et La Profondeur divine de l’existence (Médiaspaul, préface de Charles Taylor, 2014). Il a aussi écrit notamment pour Liberté, L’Agora et Philo & Cie. Ses séjours à l’étranger l’ont familiarisé avec les particularismes culturels et la nécessité de donner un sens aux choses et aux événements.

Son émission, ‘En Dialogue’, est vouée aux questions œcuméniques et interreligieuses qui interrogent également l’athéisme purificateur et l’art en tant que manifestation d’un Beau qui transcende les clivages doctrinaux. À une époque où les différences religieuses se manifestent de plus en plus, les passerelles sont de plus en plus nécessaires. Jean-Philippe anime aussi une autre émission de grande écoute intitulée ‘Questions d’actualité’.

Cliquer sur le lien audio suivant pour écouter l’émission.

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Vues d’ailleurs : votre regard sur l’Église du monde!

Mercredi 14 mars 2018 dès 19 h, le père Serge Saint-Arneault, Père blanc d’Afrique, communauté qui célèbre ses 150 ans cette année! (https://mafr.net/)

Missionnaire pendant de nombreuses années au Malawi, en Zambie et en République Démocratique du Congo, il nous parle de l’importance de la présence du missionnaire.

Une présence qui ne peut être qu’amoureuse et accompagnatrice d’un peuple. Il est aujourd’hui directeur du Centre Afrika de Montréal.

Rendez-vous dès 19 h, mercredi le 14 mars, à Radio VM (www.radiovm.com) et en rediffusion le vendredi à 16 h,
le dimanche à 22 h, et le mercredi suivant à 13 h 30.
Vues d’ailleurs : parce que l’Église habite et sert dans le monde entier!

Lienhttps://acn-canada.org/fr/radio-vues-dailleurs-mercredi-14-mars-2018/

L’épineuse question du contrôle des armes à feu aux États-Unis d’Amérique.

Par Serge St-Arneault, M.Afr

Dix-sept élèves ont été assassinés dans une école secondaire en Floride par un jeune homme qui s’est procuré légalement une arme à feu de type militaire. Cette fois-ci, un mouvement galvanisé par la jeunesse américaine semble ébranler les partisans du puissant lobby américain des armes, la National Rifle Association (NRA), dont le patron, Wayne LaPierre, a dénoncé ce qu’il appelle la « politisation honteuse de la tragédie » par les militants anti-armes.

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« Leur but, dit-il, est d’éliminer le second amendement et notre liberté de porter des armes pour qu’ils puissent éradiquer toutes les libertés individuelles », en référence au droit constitutionnel à porter des armes.

Cela est pure fabulation. Les libertés individuelles font partie du fondement de la société américaine et, en passant, de la nôtre aussi. Il serait bon de rappeler l’origine de ce fondement qui a pris naissance avec l’émancipation des États-Unis d’Amérique du joug colonial anglais il y a un peu plus de 200 ans. Même après tant d’années, nos sociétés ne permettront jamais de compromis aux libertés individuelles. La déclaration de Wayne LaPierre met simplement en évidence la logique de la NRA qui pousse le droit de posséder une arme à feu comme si cela était un « droit divin ».

D’ailleurs, une citation est incrustée dans la maçonnerie du bâtiment de la NRA à Washington et elle fait directement référence au fameux deuxième amendement de la Constitution américaine. On peut y lire que « …, le droit constitutionnel américain de posséder et de porter une arme à feu, ne peut être violé. » Cependant, les trois petits points de suspension au début de la citation suggèrent que des mots ont été intentionnellement omis.

La phrase complète dit ceci : « une milice régulière est nécessaire pour la sécurité de l’État. Ainsi, le droit constitutionnel américain de posséder et de porter une arme à feu ne peut être violé. » La condition indispensable pour exercer ce droit est donc conditionnelle au besoin de former une milice là où les conditions l’exigent. Cela avait certainement un sens à l’époque où ce texte a été écrit. Par contre, une milice est-elle nécessaire dans un pays qui détient aujourd’hui le titre de la plus grande puissance militaire au monde?

Que cela leur plaise ou non, les partisans du droit américain de posséder et de porter une arme à feu ont figé dans le béton un droit constitutionnel rédigé en 1781 et complété six ans plus tard avec l’ajout de la Déclaration des Droits (Bill of Rights). En effet, la vente et la libre possession d’armes à feu prôné par la NRA sont basées sur une interprétation tendancieuse et partielle du deuxième amendement. Ils l’ont transformée en une idéologie antidémocratique qui, paradoxalement, va à l’encontre des idéaux fondateurs des fondateurs des États-Unis d’Amérique.

La constitution canadienne n’a jamais accordé un droit de posséder ou de porter une arme à feu. Il s’agit d’un privilège accordé, par exemple, aux amateurs de chasse sportive. Il est donc faux de prétendre, comme l’affirme la NRA, que toute tentative d’instaurer un contrôle des armes à feu est une conspiration pour interdire toutes les armes ou, pire encore, d’éradiquer toutes les libertés individuelles. Il est plus juste de dire que la NRA exerce démesurément son influence sur les politiciens, américains tout autant que canadiens, afin d’imposer leur idéologie.

Il faut dire les choses clairement. Le contrôle des armes à feu n’est pas simplement une question de sécurité publique, mais un défi de société attachée à des valeurs partagées et transmises. Bien que pertinent, l’encadrement technique des armes à feu ne peut pas suffire à créer un sentiment de sécurité. Les gens qui possèdent des armes à feu sont ou doivent faire partie de la solution. En plus des fonds financiers alloués pour la mise en place d’un registre des armes, il faut aussi miser sur l’éducation, sur les valeurs de tolérance dans notre agir collectif et sur le soutien moral et psychologique offert aux victimes d’acte criminel causé par des armes à feu.

Jalons historiques du peuple québécois depuis la Nouvelle-France jusqu’à nos jours.

Les nouveaux arrivants ont parfois de la difficulté à comprendre la culture québécoise; mœurs, valeurs, traditions, références religieuses, modernité, etc. Ce n’est pas facile de s’y retrouver sans une connaissance générale de l’histoire qui façonne « les gens de ce pays ».

Le Centre Afrika vous convie à une présentation des principaux jalons historiques du Québec afin de vous permettre de saisir un peu mieux l’identité de ce peuple qui traverse une période d’incertitude identitaire. Quelle contribution « les nouveaux arrivants » sauront apporter à leur société d’accueil?

Conférencier : Serge St-Arneault, M.Afr. Directeur du Centre Afrika.

Vendredi 23 février 2018 de 11h00 à 15h00 au Centre Afrika, 1644, rue Saint-Hubert, Montréal (Métro Berri-UQAM).

Activité gratuite, dégustation sur place. Pour inscription : contacter les intervenants au Centre Afrika, 514 843-4019 poste 221 ou intervention@centreafrika.com

Cette activité est réalisée grâce à la contribution de nos partenaires que sont la ville de Montréal et le ministère de l’Immigration, Diversité et Inclusion du gouvernement du Québec dans le cadre du projet : Accompagnement des personnes issues de l’immigration pour une intégration durable.

Entrevue sur les ondes de Radio VM avec le père Gilles Barrette, réalisé par Jean-Philippe Trottier à l’émission ‘Questions d’Actualité’.

gilles_barette PNGRésumé du message du père Gilles Barrette :

Ce sont les évêques d’Algérie qui ont publié un communiqué commun. J’ai plus d’une fois mentionné la solidarité entre les béatifiés catholiques et les nombreux musulmans qui ont été tués parce qu’ils étaient fidèles à leur conscience.

Au-delà des martyrs catholiques, leur béatification béatifie le martyre des hommes et femmes, catholiques, musulmans, qui, en solidarité, ont vécu ensemble la même tragédie humaine et sociopolitique, en fidélité à leur conscience. C’est un des aspects inattendus du dialogue islamo-chrétien. C’est non plus quelques personnes catholiques qui sont béatifiées, mais une attitude de conscience, très proche de ce que propose l’évangile: pour la justice, pour la vérité, pour la défense de la personne humaine et de sa dignité. D’où le terme que j’ai employé : solidarité dans la fidélité à la conscience personnelle. Tel était aussi le sens de la présence en terre algérienne de ces catholiques aujourd’hui béatifiés. Non pas convertir, mais aider les gens à se tourner, corps et âme, vers Dieu, de toute leur conscience, de tout leur cœur. Gilles

Quelques extraits de l’entrevue :

«Certes, les 19 religieux chrétiens martyrs sont une toute petite fraction par rapport aux 200,000 musulmans qui ont perdu leur vie lors de la guerre civile qui a secoué l’Algérie il y a une vingtaine d’années. Par contre, leur béatification est en accord avec leur conscience personnelle tout autant que celle de leurs 200,000 frères et sœurs musulmans qui ont été martyrisés en fidélité avec leur conscience personnelle pour la justice, pour la vérité. »

 « Les béatifiés catholiques d’Algérie sont semblables à une lumière qui éclaire les peuples au milieu desquels ils ont vécu. (…)  La lettre des Évêques est un constat des l’évolution des relations entre les musulmans et les catholiques. (…) Les Évêques n’ont pas voulu isoler les 19 martyrs du peuple martyr au milieu duquel ils ont vécu. »

« Nous assistons à un dialogue interreligieux dans le sang versé en faisant et continuant de faire UN sous le regard de Dieu. »

« On ne convertit pas, on témoigne! On est présent, sensible. Il s’agit d’une présence d’amitié et de compassion, une sorte d’entré en matière humaine, d’homme à homme, d’homme à femme, de femme à femme sur le plan de l’humanité. »

« Tous les efforts qui se poursuivent actuellement dans le dialogue interreligieux mettent en évidence, de la part du christianisme catholique, la rencontre que Jésus a faite avec ses contemporains. Être à l’image de Jésus c’est être attentif par compassion, sans condescendance, aux situations dans lesquelles les gens vivent. »

Réalisée le 12 février 2018. Durée de 18 minutes 25 secondes.

Écoutez cet entretien en cliquant sur cet audio:

Communiqué des évêques;
cliquer ICI pour ouvrir le document.

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Le langage des masques

Conférence-causerie sur les masques Gule Wamkulu avec Serge St-Arneault, directeur du Centre Afrika, à l’Éspace Mushagalusa

Anniversaire de l’attentat de la Grande Mosquée: «J’ai été très impressionné»

AUDREY TREMBLAY, Le Nouvelliste, 31 janvier 2018

La Tuque — Serge St-Arneault, qui a perdu sa sœur Annie lors de la tragédie de l’école Polytechnique, s’est rendu à Québec dans les derniers jours avec des membres du mouvement PolySeSouvient en soutien aux victimes et aux survivants de la tuerie au Centre culturel islamique de Québec. Il a assisté à plusieurs événements en lien avec le triste anniversaire de la tragédie.

«C’était une communion spirituelle autour d’un événement tragique et c’est tout le monde qui est venu soutenir les éprouvés avec une prière. J’ai été très impressionné. […] Des enfants ont chanté, des membres des Premières Nations ont aussi participé», a lancé Serge St-Arneault.

C’est ainsi qu’il a décrit le recueillement spirituel en mémoire des victimes de l’attentat de la Grande Mosquée de Québec qui a eu lieu au courant du dernier week-end. Une soirée qui regroupait à la fois des témoignages des familles et une deuxième partie plus spirituelle.

«C’est quand même remarquable que tous ces gens de diverses communautés de foi prient ensemble pour les familles éprouvées qui sont musulmanes et prient pour les défunts musulmans également. Cela a été un moment très fort. Chacun venait avec sa coloration spirituelle pour prier et soutenir la communauté éprouvée», a-t-il raconté.

Serge St-Arneault a également participé au grand rassemblement pour commémorer l’attentat du 29 janvier 2017 à la Grande Mosquée de Québec. Outre les messages livrés de part et d’autre par les familles touchées, deux grandes choses sont ressorties de cette soirée selon M. St-Arneault. D’abord le témoignage de Nathalie Provost, survivante du massacre de Polytechnique et membre du mouvement PolySeSouvient.

«C’était un discours très personnel, mais qui a touché beaucoup de gens […] On se retrouve ensemble meurtri autour d’une blessure. Il y a un lien entre la polytechnique et la tragédie de Québec. C’était important qu’on soit là»

Puis il y a eu le discours de Justin Trudeau qui s’est démarqué par «sa force et son message» selon M. St-Arneault. «J’ai été renversé par la force et le charisme de Justin Trudeau. Je l’ai trouvé extraordinaire. J’ai été ébahi par son discours qui était à un autre niveau. Il y a des discours politiques qui sont bons, mais celui de Justin Trudeau était extraordinaire. […] C’était inspirant, et pour moi ç’a été le point tournant»

«Il a interpellé toute la population à se regarder et à faire une vérité en nous. On devrait se diriger vers une société harmonieuse dans les respects des uns et des autres et faire face à ces peurs qui nous habitent. Il est ensuite rentré dans l’épineux problème d’islamophobie», se souvient-il.

CONTRÔLE DES ARMES À FEU

La nouvelle Loi sur l’immatriculation des armes à feu est entrée en vigueur lundi. Serge St-Arneault, qui se bat aux côtés de PolySeSouvient pour le contrôle des armes à feu, se réjouit évidemment de l’annonce le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux. Par contre, il est encore possible de faire mieux selon M. St-Arneault.

«C’est un débat qui va continuer encore, ce n’est pas terminé», a-t-il noté.

«Les nouveaux règlements du gouvernement viennent combler une lacune et le but essentiel c’est la sécurité publique. Par contre, nous sommes conscients que l’éducation à la responsabilité civile est fondamentale. On ne peut pas simplement imaginer que la société va être sécuritaire strictement avec un meilleur contrôle des armes à feu. Il faut s’engager dans l’éducation et la prévention», a conclu M. St-Arneault.

J'ai été impressionné

Commémoration citoyenne de l’attentat du 29 janvier 2017 à Québec.

Ensuite, il y a le discours du Premier Ministre Justin Trudeau qui a été remarquable. Je n’ai trouvé qu’un bref passage sur Internet qui, à mon avis, ne transmet pas l’essentiel de son allocution. Justin a beaucoup insisté sur les peurs qui nous paralysent. Il a fait appel à l’esprit d’accueil des Québécois et Canadiens dans le respect de nos différences.

Le premier ministre est également revenu sur la réflexion qui dure depuis un an.

«On est unis dans une réflexion de comment, comment on va continuer de construire une société ouverte, généreuse, respectueuse de nos différences, qui célèbre nos différences. Cette réflexion continue.»

Autre liens :

Je remercie Gabrielle, bénévole qui nous a accueillis, et je salue Michel Leroux, Heidi Rathjen et Benoit Laganière qui représentaient avec moi Polysesouvient.

Recueillement spirituel en mémoire des victimes de l’attentat de la Grande Mosquée de Québec.

Rassemblement Québec janvier 2018 26Une composition intitulée ‘Papa tout bas’ a été interprétée par les élèves de l’école Jeunes musiciens du monde. Puis, un moment de prière a été introduit un discourt du Grand Chef Konrad Sioui et un chant des membres des Premières Nations intitulé ‘Le chant de l’eau’. Après quoi, accompagné de sa guitare, Mgr Louis Corriveau a chanté un magnifique chant intitulé ‘Ta nuit sera lumière de midi’. Ont suivi une prière de Mgr Bruce Myers de l’Église Anglicane de Québec ainsi qu’un chant du quatuor anglican de Québec. Finalement, monsieur Yacov Weil, le nouveau rabbin de la communauté juive de Québec, a chanté l’El Male Rahamim.

La soirée s’est terminée avec un discourt de monsieur Boufeldja Benabdallah, cofondateur du Centre culturel islamique de Québec ainsi que de monsieur David Weiser. Le chant final sur la mélodie Allelujah de Leonard Cochen interprété par madame Nancy Lapointe, monsieur Daniel L Moisan accompagné par tous les participants de la soirée et les enfants dont certains sont maintenant les orphelins de ces hommes qui ont été assassinés.

Missionnaire sans frontières