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Inauguration officielle de la Place des Montréalaises, Montréal, 16 mai 2025

Par Serge St-Arneault, M.Afr

Nous attendons le dévoilement officiel de la Place des Montréalaises depuis septembre 2018. Après plusieurs reports, le jour tant attendu a eu lieu ce matin.

Mon confrère Julien Cormier m’accompagne. Il a très bien connu ma sœur Annie à la fin des années 70. Il a pris une photo d’une affiche électronique dans la station de métro Champ-de-Mars, tout juste à côté du CHUM, qui illustre l’endroit où a lieu l’événement. Un soleil de plomb nous tombe dessus bien avant 10h00. Il y a encore peu de monde. Pour cette occasion, je porte une chemise qui m’a été offerte par une amie burkinabé, Lucie Coulibaly, en solidarité avec le peuple du Burkina Faso.

Les journalistes et caméramans s’installent vers la pointe sud de la place. J’y retrouve Heidi Rathjen, coordinatrice de PolySeSouvient.

Quelques minutes plus tard, Catherine Bergeron, Jim Edward et Nathalie Provost nous rejoignent pour une prise photo.

Presque trente-cinq ans se sont déroulés depuis la tragédie du 6 décembre 1989 à la Polytechnique de Montréal. Aujourd’hui, en plus de sept illustres femmes qui ont profondément marqué l’histoire de Montréal, les quatorze victimes du féminicide de la Poly figurent également sur le monument qui leur est dédié. Celui-ci est un imposant miroir.

Noms de 7 pionnières de la métropole, issues de différents domaines et différentes époques :

  • Myra Cree (1937-2005) – Culture et communications – autochtone d’origine mohawk qui s’est démarquée dans le domaine des communications, notamment en devenant la première femme à occuper le poste de chef d’antenne au Téléjournal de Radio-Canada.
  • Jessie Maxwell-Smith (1920-2000) – Éducation et développement social – enseignante de la Petite-Bourgogne qui a contribué à ce que la communauté noire de Montréal ait accès à une éducation de qualité.
  • Agnès Vautier (1896-1976) – Sports et loisirs – hockeyeuse du Western de Montréal, l’équipe imbattable en 1917.
  • Ida Roth Steinberg (1885-1942) – Affaires et économie – femme d’affaires, immigrante juive Hongroise, qui a fondé à Montréal la première épicerie Steinberg.
  • Idola Saint-Jean (1880-1945) – Démocratie et société – féministe québécoise, militante pour le droit de vote des femmes.
  • Harriet Brooks (1876-1933) – Sciences et éducation – première physicienne nucléaire canadienne.
  • Jeanne Mance (1606-1673) – Santé et administration – Fondatrice de Montréal.

Inauguration de la place des Montréalaises et de la place Marie-Josèphe-Angélique. La cérémonie a débuté vers 11h00 avec l’arrivée de la mairesse Valérie Plante et de plusieurs femmes marquantes, dont Yvette Bonny, Elisapie Isaac, France Charbonneau, Léa Cousineau, Kim Thúy et Lesley Chesterman. Elles avaient reçu plus tôt les insignes de l’Ordre de Montréal. Pauline Marois et Janette Bertrand ont également reçu cette distinction main n’étaient pas présentes au moment de la cérémonie.

La conceptrice du projet, Patricia Lussier, architecte paysagiste chez Lemay, accompagnait également ces femmes.

Le miroir Situés près de l’avenue Viger-Est, des noms sont gravés dans un immense miroir, illustrant d’un côté « le talent de sept pionnières » et, de l’autre, « 14 femmes à qui on a volé la vie. » (Mme Plante)

Que dire de plus ?

Tout en reconnaissant l’importante contribution des femmes qui ont façonné notre société, il me semble que cet événement s’inscrit parfaitement dans le prolongement de nos efforts pour dénoncer le féminicide.

À ce titre, PolySeSouvient, composé de femmes et d’hommes, de sœurs et frères, de mères et pères, d’étudiantes et étudiants de deux et même trois générations, espère vivement voir l’aboutissement de sa lutte pour un meilleur contrôle des armes à feu au Canada, incluant le bannissement complet de la vente et possession d’armes d’assaut de type militaire.

AUTRES LIENS

Place des Montréalaises

Des aménagements qui célèbrent la place des femmes

Un meilleur contrôle des armes à feu commence avec le bulletin de vote

POINT DE VUE / Alors que les électeurs se rendent aux urnes pour élire le prochain gouvernement fédéral, la sécurité de nos communautés et la prévention des fusillades de masse, des féminicides et des suicides sont des enjeux électoraux majeurs.

Heidi Rathjen, Diplômée de Polytechnique et coordonnatrice de PolySeSouvient

Serge St-Arneault, Frère d’Annie St-Arneault (décédée en 1989 à Polytechnique)

La semaine dernière, PolySeSouvient a partagé avec les Canadiens son analyse des actions et promesses des partis politiques. Le collectif estime que les mesures essentielles de contrôle des armes à feu ont le plus de chances d’être réalisées sous un prochain gouvernement libéral.

En tant que chef libéral, M. Carney a promis d’achever le programme de rachat des armes d’assaut. Il a également promis de mettre en œuvre les mesures adoptées dans le cadre du projet de loi C-21, dont la révocation automatique du permis de possession d’arme d’une personne trouvée coupable de crimes violents ou qui fait l’objet d’une ordonnance de protection liée à la violence conjugale ou au harcèlement criminel. Il s’est également engagé à améliorer la capacité de la GRC à tracer les armes utilisées pour commettre des crimes.

En revanche, le leader conservateur, M. Poilievre, a promis d’abroger toutes les mesures de contrôle des armes adoptées par le gouvernement Trudeau. Cela inclut la loi C-21 qui retire automatiquement les armes à feu aux agresseurs conjugaux et gèle les ventes d’armes de poing, ainsi que le projet de loi C-71 qui rétablit les registres de ventes commerciales et exige la vérification du permis d’un acheteur potentiel.

Plus inquiétant encore, M. Poilievre – qui a voté contre toutes les mesures de contrôle des armes depuis qu’il a été élu député il y a 21 ans – s’est engagé à annuler l’interdiction des armes d’assaut qu’il qualifie de simples «fusils de chasse». Ces armes posent indéniablement un danger majeur pour la sécurité publique. Notons que les chasseurs ont encore le choix entre près de 20 000 modèles de carabines et de fusils qui demeurent légaux.

Le leader conservateur propose aussi une tolérance zéro envers les activités illicites, y compris la prison à vie pour cinq chefs d’accusation ou plus d’importation ou d’exportation de dix armes à feu illégales ou plus, de même que «la Loi des trois coups» à l’américaine. Bien qu’un châtiment approprié soit un objectif louable, des peines plus sévères ne découragent généralement pas la criminalité, en particulier dans les cas de crimes passionnels, tels les homicides conjugaux, ou de crimes motivés par la haine, comme les tueries de masse qui se terminent souvent par un suicide.

La prévention devrait être la priorité absolue, et non la punition, qui arrive après que le mal est fait.

Si le problème du trafic d’armes dans les grands centres urbains comme Toronto est réel et mérite l’attention des autorités, les données probantes montrent que, à travers le pays, la plupart des armes saisies par la police et jusqu’à la moitié des armes à feu utilisées dans les homicides ont été obtenues légalement au Canada. Les conservateurs citent constamment des statistiques sur la criminalité urbaine, mais ils passent sous silence les homicides ruraux, les meurtres familiaux, les fusillades de masse et les suicides par balles.

Comme c’est le cas pour la plupart des fusillades de masse, les tireurs à Polytechnique, à Concordia, à Dawson et dans le cadre des deux massacres dont M. Poilievre a parlé au cours du débat des chefs de jeudi dernier (pour justifier l’utilisation de la clause dérogatoire sur les peines consécutives) possédaient tous légalement les armes qu’ils utilisaient. Il s’agit des événements survenus à la mosquée de Québec et des meurtres de trois agents de la GRC à Moncton.

Le gouvernement doit à la fois s’attaquer au marché illégal et empêcher la mauvaise utilisation des armes légales.

Les électeurs soucieux de la sécurité publique devraient réfléchir attentivement à leurs choix, compte tenu des deux approches radicalement différentes proposées pour lutter contre la violence par armes à feu.

LIENS

À Montréal, un autre combat

Plus de 800 kilomètres séparent la ville de Timmins, dans le nord de l’Ontario, et Montréal, là où est survenu le féminicide de Polytechnique en 1989. Quatorze femmes y avaient perdu la vie.

Deux survivantes de la tuerie – Nathalie Provost, candidate libérale dans Châteauguay–Les Jardins-de-Napierville, et Heidi Rathjen, porte-parole de PolySeSouvient – militent depuis pour le contrôle des armes à feu afin d’éviter d’autres tueries de masse.

PolySeSouvient estime que ses demandes ont de meilleures chances de se concrétiser sous un gouvernement libéral et qu’un vote pour le Bloc québécois garantirait « un appui important de la part d’au moins un parti d’opposition ». Le groupe note que le Nouveau Parti démocratique (NPD) a joué sur les deux tableaux lors de la dernière session législative. L’ensemble du caucus a finalement voté pour la loi C-21 après qu’elle eut été modifiée.

En attente à l’aéroport de Mexico City

Rafael

Rafael m’a reconduit à l’aéroport de Querétaro, situé à environ une demi-heure de route de la maison. Grâce à lui, j’en ai appris un peu plus sur cette ville d’environ deux millions d’habitants et en rapide croissance.

C’est ainsi que j’apprends qu’il y a une forte migration entre ces deux villes. Mexico City est immensément vaste avec plus de vingt-deux millions d’habitants. Non seulement il n’y a plus de place, mais le danger de tremblement de terre est omniprésent.

Incroyable ! En trois mois, cela représente 54, 000 familles, donc 108, 000 couples avec un ou deux (peut-être plus d’enfants) pour un total de plus de 200, 000 personnes. Comment une cité comme Querétaro parvient-elle à gérer une telle croissance. Où trouver des logements ? Combien et à quels endroits construire des écoles, des services de santé publique et autres services tel que le transport en commun ? Qu’est-ce que la Ville de Montréal ferait dans un scénario semblable ?

Je ne sais pas si c’est la même chose à Guadalajara. Déjà que la ville compte environ quinze millions d’habitants. Faisons nos calculs. Ces trois villes, Mexico, Querétaro et Guadalajara, atteignent à elles seules la presque totalité de la population canadienne.

J’attends mon prochain vol qui décollera après minuit. Il n’est même pas vingt heures. L’atterrissage est prévu demain matin à 7 h 30.

Quelle est la date de construction de l’aéroport de Mexico ?

L’aéroport international de Mexico, officiellement appelé Aéroport international Benito Juárez1, a été inauguré le 15 mai 1931. C’est l’un des aéroports les plus fréquentés d’Amérique latine et un hub majeur pour les vols internationaux et domestiques de la compagnie AeroMexico.

Brève vidéo en anglais sur Mexico City

L’aéroport international Benito Juárez de Mexico a connu des défis liés à sa saturation, ce qui a conduit à des projets de modernisation et d’expansion. Cependant, le président mexicain Andrés Manuel López Obrador a annulé la construction d’un nouvel aéroport à Texcoco en raison de préoccupations liées à la corruption. À la place, il a proposé de moderniser l’aéroport existant et de convertir un aéroport militaire, Santa Lucia, en un aéroport commercial.

Ces projets ont suscité des critiques, notamment en raison de la distance entre les différents aéroports et des défis opérationnels qu’ils posent.

Brève vidéo en anglais sur la valeur des propriétés qui vont tripler dans les prochaines années au Mexique

As-tu appris l’espagnol ?

Non ! Mais j’ai appris trois mots. Le premier, dont je suis fier, est celui que le douanier à l’aéroport de Mexico City m’a dit lorsque je cherchais mon chemin pour rejoindre la zone prévue pour les correspondances.

Quel soulagement de savoir être sur le bon chemin.

De fait, le seul mot en espagnol qui a surgi spontanément, sans que je ne sache comment ni pourquoi, est CORAZON. Mes confrères ont bien ri de ou avec moi en ajoutant que ce qui me manquait pour faire une phrase serait d’ajouter le mot CALRO. Donc,

Nous prévoyons retourner au Mexique cet automne pour une autre réunion. PERFECTO !

Montréal du haut des airs

L’avion a décollé une demi-heure après minuit. Il est déjà dépassé deux heures du matin à Montréal en tenant compte du décalage horaire. Le siège d’un avion, quel qu’il soit, sauf en première classe, n’est pas vraiment confortable. La nuit est courte. L’avion survole les étendues blanchâtres des champs encore enneigés. Puis, la ville de Montréal apparaît aux lueurs du matin. Quoi ? C’est seulement ça ! Merci à AeroMexico. Bon service !

  1. Après son élection à la Chambre des députés, il s’est imposé comme un dirigeant libéral de premier plan, contribuant à la rédaction de la Constitution de 1857 qui accordait des droits au peuple mexicain. Une disposition de cette charte, connue sous le nom de Ley Juarez, abolissait les privilèges légaux de l’Église et de l’armée. ↩︎

Cathédrale et évêché de Querétaro, Mexico

Querétaro, 7 avril 2025

Présidée par mon confrère Paul Johnston, nous avons assisté aujourd’hui à la messe de 13 h 30 en anglais à la cathédrale de Querétaro1, située dans le quartier historique de la ville, avec ses rues étroites. Son style architectural rappelle l’époque coloniale espagnole.

J’ai l’impression de remonter le temps et de toucher à l’une des plus grandes richesses du peuple mexicain : sa culture. Elle ne se limite pas à l’art, à la musique et au folklore, mais s’étend également à l’architecture. Les cathédrales en sont la démonstration la plus éloquente.

Sans le vouloir, je me rappelle une vive réaction de l’animateur de radio Joël Le Bigot2 lors d’une de ses émissions radiophoniques. Cela remonte à quelques années. De quoi s’agit-il ? Joël Le Bigot a été scandalisé par la richesse des lieux de culte lors de ses voyages au Mexique (ou ailleurs en Amérique latine !). Ses propos étaient très sévères et ont laissé une profonde empreinte dans ma mémoire. La preuve est que je vous en parle aujourd’hui.

Loin de moi l’idée de condamner Joël. Nos points de vue et nos sensibilités sont peut-être diamétralement opposés, mais chacun a sa propre vérité en fonction de sa perception. Mon expérience en Afrique me l’a confirmé de nombreuses fois.

Quel est mon propre regard sur ce lieu fascinant ? La cathédrale, vieille de quatre cents ans, a émerveillé des milliers de croyants. Mystérieusement, je me sens en communion avec ceux qui ont prié ici. La véritable richesse de ce lieu saint réside dans son aspect spirituel. La célébration eucharistique est solennelle. L’encens s’élève en abondantes volutes. Tout est fait avec beaucoup d’attention ; les Mexicains chantent et répondent aux prières. Leur sens du sacré est très fort et ils ont préservé leur riche héritage.

L’évêque Fidencio López Plaza

Plus tard en après-midi, nous sommes allés à l’évêché de Querétaro3, qui se trouve à quelques minutes de marche de la cathédrale, sur la rue Reforma. Notre rencontre avec l’évêque Fidencio López Plaza s’est avérée extrêmement cordiale. Il est heureux de nous compter parmi les membres de son diocèse. Ne parlant pas espagnol, j’admire l’aisance avec laquelle mon collègue Cyriaque Mounkoro maîtrise cette langue, lui qui est originaire du Mali. Dans notre diversité, nous sommes unis par des liens spirituels communs.

Serge St-Arneault, Paul Johnston, Mgr Fidensio López Plaza, Barthélémy Bazemo et Cyriaque Mounkoro.
  1. Le bâtiment a été érigé entre 1786 et 1804 par l’Ordre de Saint Philippe Neri, à la demande du Père Martín de San Cayetano. Elle a été bénie par le père Miguel Hidalgo, un leader de la Guerre d’Indépendance mexicaine, le 19 septembre 1805.
    L’ancien oratoire de San Felipe Neri, aujourd’hui désigné comme la cathédrale de Querétaro (à la demande de l’historien Francisco Benegas y Galván), a été construit par la Congrégation de l’Oratoire de San Felipe Neri.
    Abandonné par l’ordre du lieu, l’évêque et historien Francisco Banegas y Galván demanda au Saint-Siège de faire don du temple pour la création de la cathédrale et du séminaire, ce qui fut autorisé et, en 1921, le temple fut déclaré cathédrale par le pape Benoît XV, étant consacré en 1931.
    Miguel Hidalgo, ou El Cura Hidalgo, était un prêtre, un universitaire et militaire. Au Mexique, il est considéré comme le père de la patrie. Il s’est distingué en déclenchant la première étape de la guerre d’indépendance du Mexique avec un acte connu dans l’historiographie mexicaine sous le nom de Grito de Dolores. Il dirigea la première partie du mouvement d’indépendance militairement et politiquement, mais après une série de défaites, il fut capturé le 21 mars 1811, près de six mois après le début de la révolte, et emmené prisonnier dans la ville de Chihuahua. Il a été jugé et fusillé le 30 juillet de la même année à Chihuahua.
    Sources : Catedral de Querétaro, Miguel Hidalgo et Costilla et Indépendance du Mexique ↩︎
  2. Joël Le Bigot, né le 28 mars 1946 à Livarot, en Basse-Normandie, est un animateur de radio québécoise, qui a animé depuis plus de 50 ans des magazines radiophoniques matinaux à CBF, la radio française de Radio-Canada à Montréal. Il a quitté l’antenne de Radio-Canada le 18 juin 2022. ↩︎
  3. Av Reforma Ote 48, Centro, 76000 Santiago de Querétaro, Qro. http://www.diocesisqro.org/ ↩︎
https://www.facebook.com/factinate/reels/

Aller-retour Querétaro – Guadalajara, Mexique

Lampadaire du quartier populaire Loma de Casa Blanca

Il est 20h00 au cœur du quartier populaire Loma de Casa Blanca de Querétaro1 où je me trouve en ce moment. Le bruit de la rue est incessant; passage des voitures, aboiement des chiens, haut-parleurs diffusant des chants mexicains. La nuit, ce sont plutôt les chants des coqs qui dominent.

C’est mon deuxième séjour dans cette ville d’environ 2 millions d’habitants. D’autres quartiers de la ville sont bien aménagés. Pour vous donner une idée, voici quelques photos des avenues de la ville permettant d’atteindre le haut d’une colline surplombant la ville.

Vidéo

Le 30 mars, nous participons à la messe du dimanche à l’église Sainte-Monique, l’une des trois églises de la paroisse de la Très-Sainte-Trinité2, puis nous quittons Querétaro à 12h30 pour nous rendre à Guadalajara distante de 420 km.

Devant l’église Sainte-Monique; le frère Rafael Santana de Azevedo et les pères Barthélémy Bazemo et Paul Johnston, tous Missionnaires d’Afrique.

Nous empruntons une autoroute payante peu achalandée et arrivons à destination à 16h20 pour une moyenne de 130 km à l’heure avec des pointes de vitesse de 160 km/hre. En route, nous avons croisé cinq barrages routiers et déboursé environ $100.

Guadalajara

C’est mon deuxième séjour. Nous avons cinq ou six jours de réunion et l’ambiance est déjà bonne. Le design de cette maison est particulier. Les grands espaces intérieurs sont magnifiquement illuminés grâce au recouvrement entier d’un toit de verre qui crée un vaste puis de lumière. Les décorations sont magnifiques.

Cette vaste maison est dédiée aux jeunes mexicains désireux de devenir missionnaires. Ceux-ci consacrent trois années pour les études en philosophie et suivent une formation adaptée pour l’engagement missionnaire en Afrique. Aussi, la maison accueille la Famille Lavigerienne, un regroupement de laïcs qui partage la spiritualité des Missionnaires d’Afrique. C’est donc une maison ouverte où il fait bon vivre.

Retour à Querétaro le 5 avril.

  1. Le mot Querétaro signifie « le lieu des rochers » en langue tarasque du peuple Purépecha ou bien « le plus grand jeu de balle » en otomi. La ville est fondée en 1531, pendant la conquête du Mexique, par le conquistador espagnol Hernán Pérez Bocanegra y Córdoba et l’Indien otomí Conín (es).
    Santiago de Querétaro est situé à 1,900 m d’altitude.  Située dans le centre-nord du Mexique, Santiago de Querétaro, également appelée Querétaro (prononcé en espagnol : keˈɾetaɾo), est une ville culturelle qui compte 878 931 habitants et une agglomération de plus de 1,5 million d’habitants. Elle fut longtemps considérée comme la troisième plus grande ville de la nouvelle Espagne et le théâtre de drames politiques majeurs de la préparation de la Révolution à la signature du traité de Guadalupe Hidalgo qui céda la moitié du territoire mexicain aux États-Unis. L’empereur Maximilien y fut fusillé.
    Querétaro est située au centre de la fertile plaine du Bajio et se consacre essentiellement à la viticulture, à l’agriculture en général et à l’élevage.
    Ville industrielle de premier plan, elle n’en garde pas moins un immense centre historique de toute beauté inscrit au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Belle et paisible ville, Querétaro est un joyau colonial mêlant le baroque au style mudéjar.
    Sources : Wikipedia – UNESCO –
    Site Web : https://www.queretaro.gob.mx/ ↩︎
  2. https://sergestarno.com/wp-content/uploads/2025/04/lettre_aux_amis_no_65.pdf ↩︎

Querétaro, Mexique, 29 mars 2025

Jeudi le 27 mars, je suis arrivé très tôt à l’aéroport YUL de Montréal. Déjà à 5h45, sur le quai de la station de métro Berri-UQAM, les trains étaient bondés. J’ai attendu l’autobus 747 à la station Lionel-Groulx. Là aussi, l’autobus était bondé. Je venais de prendre conscience que la ville bouge dans tous les sens bien avant la levée du jour.

Logo d’AéroMexico

Bref, le comptoir de la compagnie AéroMexico n’était même pas visible lorsque je suis arrivé à l’aéroport. Attendre n’était pas un problème. Au contraire, j’étais heureux. Finalement, les procédures d’enregistrement ont commencé et le passage aux douanes n’a pas été trop stressant.

Ma valise de cabine, mon sac à dos et mon billet d’avion en main ainsi que mon passeport, l’embarquement se passe sans problème. Le Boeing 737 prend plus d’une demi-heure avant d’atteindre la piste de décollage. J’ai réalisé plus tard qu’il y avait beaucoup de sièges libres.

L’avion atterrit comme prévu à Mexico City. Je recule ma montre de deux heures. Je me demande comment je vais m’y prendre pour prendre ma correspondance pour Querétaro puisque je ne parle pas espagnol. Finalement, tout s’est bien passé. Les informations sont affichées. Il s’agit de bien regarder. Je passe la douane sans problème. L’officier m’indique la direction à suivre ; là-bas à gauche. Et ensuite ? Là, à gauche, il y a une file en formation et à droite une large porte de sortie. Réfléchissons ! Je ne veux pas sortir puisque je cherche ma correspondance.

Quelle joie de me faire dire par un autre préposé : Perfecto !

Le deuxième avion, un Embraer 190, prend autant de temps à se positionner pour le décollage qu’il ne lui a fallu pour atteindre l’aéroport de Querétaro où m’attendait mon confrère Franck Kalala. Finalement, j’arrive à la tombée de la nuit à la maison situé dans un quartier densément peuplé. C’est mon deuxième séjour ici.

Située dans le quartier Casablanca, cette maison est une prouesse architecturale composée de trois anciennes demeures. C’est un peu comme un labyrinthe avec des escaliers en verre, un garage qui se transforme en lieu de rassemblement lorsque nécessaire. Plusieurs chambres aux étages s’ouvrent sous le ciel ou les étoiles. Le plus fascinant est qu’aucun mur n’est à l’équerre. Pourtant, c’est de toute beauté et bien décoré.

Hier soir, vendredi, une soixantaine de personnes de tout âge s’étaient donné rendez-vous dans le fameux garage. Évidemment, la voiture était à l’extérieur sur le terre-plein devant la maison. C’est le rassemblement des Amis-amies des Missionnaires d’Afrique. La messe était présidée par Franck. Originaire de la République Démocratique du Congo, il est maintenant à l’aise en espagnol. Quel beau moment de prière participative ! Les gens avaient apporté des victuailles épissées à étaler sur des tacos. Deux dames m’ont parlé en français. L’une d’elles avait vécu deux ans en Guinée-Conakry et deux ans à Montréal.

Le fait d’être situé en plein quartier populaire est un atout de taille. L’esprit communautaire est fort. Avec un peu d’imagination, je me serais cru en Afrique.

Demain, nous partons vers Guadalajara après la messe de 10h00 à la paroisse. À suivre !

Intéressante vidéo de AeroMexico sur Facebook toujours d’actualité. Un coup de marketing de 2018 qui n’a pas pris une ride. Comment lutter contre les préjugés avec brio.

https://www.facebook.com/share/r/1BS21YtrDJ

Le 21e siècle sera mystique ou ne sera pas (Karl Rahner)

Nous avons de bonnes raisons d’être inquiet ces jours-ci. Nous ne savons pas ce que nous réserve l’avenir. Sutout si nous regardons ce que se passe chez nos voisins du sud et l’impact que se fait déjà sentir ici comme dans le reste du monde. Notre confrère Denis Bergeron nous propose une méditation. Écoutons-le.

Le 21e siècle sera mystique ou ne sera pas (Karl Rahner)

Je suis, comme vous, confronté à des défis incroyables, l’âge, la maladie et la mort, la perte de la foi, les conflits en Afrique et ailleurs, la cruauté des despotes du monde, les dangers climatiques, etc…

Alors je deviens chercheur

Comment vivre dans la paix, non pas celle que donne le monde, mais celle que le Christ donne aujourd’hui

Plusieurs l’ont trouvée, cette paix, en plus de Jésus, de Marie, de Joseph, des apôtres. François d’Assise parle de la joie parfaite, qu’il trouve alors qu’il est persécuté par ses frères.  Etty Hillesum dans son camp de concentration ne parvient pas à haïr les gardes du camp, elle trouve la vie belle. Thérèse d’Avila : que rien ne te trouble, qui a trouvé Dieu rien ne lui manque. L’autre Thérèse : je ne voudrais pas souffrir moins longtemps. Ignace d’Antioche: Laissez-moi recevoir la pure lumière, il n’y a plus en moi qu’une eau vive qui murmure: viens vers le Père. Et tant d’autres, la liste est très longue

Une constante : une intimité profonde avec Dieu, avec le Christ vivant aujourd’hui dans ma vie. Voilà pourquoi j’ai parlé avec ma faiblesse de la mystique, cette forme de prière qui est une source jaillissant en vie éternelle. Que beaucoup d’entre nous vivent.

C’est là qu’il faut chercher…  qui cherche trouve (Mt 7,7)

Je cherche encore.

Denis Bergeron, M.Afr. 

 POUR POURSUIVRE NOTRE MÉDITATION :

Le Pont

J’avais devant les yeux les ténèbres. L’abîme
Qui n’a pas de rivage et qui n’a pas de cime,
Était là, morne, immense ; et rien n’y remuait.
Je me sentais perdu dans l’infini muet.
Au fond, à travers l’ombre, impénétrable voile,
On apercevait Dieu comme une sombre étoile.
Je m’écriai : – Mon âme, ô mon âme ! il faudrait,
Pour traverser ce gouffre où nul bord n’apparaît,
Et pour qu’en cette nuit jusqu’à ton Dieu tu marches,
Bâtir un pont géant sur des millions d’arches.
Qui le pourra jamais ! Personne ! ô deuil ! effroi !
Pleure ! – Un fantôme blanc se dressa devant moi
Pendant que je jetai sur l’ombre un oeil d’alarme,
Et ce fantôme avait la forme d’une larme ;
C’était un front de vierge avec des mains d’enfant ;
Il ressemblait au lys que la blancheur défend ;
Ses mains en se joignant faisaient de la lumière.
Il me montra l’abîme où va toute poussière,
Si profond, que jamais un écho n’y répond ;
Et me dit : – Si tu veux je bâtirai le pont.
Vers ce pâle inconnu je levai ma paupière.
– Quel est ton nom ? lui dis-je. Il me dit : – La prière.

— Victor Hugo,
Les contemplations

Nathalie Provost, porte-parole de PolySeSouvient, sera candidate pour le Parti Libéral du Canada

Survivante de la tuerie de Polytechnique et porte-parole du mouvement PolySeSouvient, Nathalie Provost milite depuis de nombreuses années pour un contrôle plus serré des armes à feu au Canada. Elle avait été atteinte de quatre balles le 6 décembre 1989, lors de l’attaque sanglante qui a coûté la vie à 14 étudiantes de Polytechnique.

Invitée au micro de l’émission Tout un matin, sur ICI Première, à discuter des enjeux qui l’ont menée à faire le saut en politique active, Nathalie Provost a d’entrée de jeu évoqué le retour possible des conservateurs au pouvoir comme un recul inadmissible en matière de contrôle des armes à feu.

Le 6 décembre 1989, un homme motivé par une haine des féministes a tué par balle 14 femmes et blessé 13 autres personnes, dont Nathalie Provost, à Polytechnique, l’école d’ingénierie affiliée à l’Université de Montréal. Le groupe PolySeSouvient, qui se réclame de la mémoire du crime, se décrit sur son site Web comme « groupe des étudiants et diplômés de Polytechnique pour le contrôle des armes ».

AUTRE LIEN AU SUJET
DU CONTRÔLE DES ARMES À FEU :

Le président mexicain Claudia Sheinbaum frappe durement Donald Trump avec un avertissement terrible après qu’il ait annoncé ses tarifs désastreux – et révèle exactement à quel point son idée est stupide.

Voilà à quoi ressemble un vrai leader…

« Soixante-dix pour cent des armes illégales saisies à des criminels au Mexique proviennent de votre pays. Nous ne produisons pas ces armes et nous ne consommons pas de drogues synthétiques », a-t-elle écrit dans une lettre à Trump qu’elle a lu lors d’une conférence de presse.

Frank François Cherrier Cher

Le Parti conservateur largue son candidat dans Berthier-Maskinongé, en Mauricie (Simon Payette), parce que ce dernier s’en est pris directement à Nathalie Provost sur les réseaux sociaux. (…)

Contacté par Radio-Canada, le Parti conservateur n’a pas hésité. Le comportement de cet individu est complètement inapproprié et ne peut être excusé. Il ne sera plus candidat pour le Parti conservateur, a fait savoir une porte-parole par courriel à Radio-Canada.

Les conservateurs larguent leur candidat dans Berthier-Maskinongé

Simon Payette n’est plus candidat conservateur dans Berthier-Maskinongé. Le parti juge inexcusable «le comportement de cet individu», qui avait notamment interpellé la candidate libérale Nathalie Provost, par ailleurs survivante de la fusillade de Polytechnique. Il lui annonçait vouloir «déchirer C-21» et s’en servir comme papier de toilette «pour faire justice à tous les tireurs sportifs du pays».

Nathalie Provost «soulagée»

«Le Parti conservateur n’avait pas le choix», déclare Nathalie Provost. Prise à partie par le candidat déchu, la libérale et survivante de Polytechnique estime que le chef Pierre Poilievre ne pouvait pas garder dans ses rangs un individu qui «piétine la fonction de député».

Bien que Simon Payette soit maintenant exclu de la course, la candidate libérale dans Châteauguay–Les Jardins-de-Napierville n’en pense pas moins que son désir de siéger et son mépris affiché des règles démocratiques ne sont «pas une bonne nouvelle». Elle se demande comment il aurait pu prétendre représenter les citoyens qui n’adhéraient pas à ses principes.

«Ça me rassure sur le Parti conservateur», commente de son côté le bloquiste Yves Perron, en campagne pour conserver son siège dans Berthier-Maskinongé. Lui aussi avait été pris en grippe par Simon Payette, qui l’accusait notamment «d’abuser des personnes âgées».

Allocution de Kimpov Eap à l’occasion du vernissage au Centre Afrika le 11 mars 2025

Serge St-Arneault et Kimpov Eap

Mon nom est Kimpov Eap. Je suis à la fois artiste peintre et praticienne en ostéopathie. Je suis originaire du Cambodge, où j’ai grandi en tant que benjamine d’une fratrie de sept enfants. Ma mère exerçait le métier de commerçante. Malheureusement, je n’ai pas eu la chance de connaître mon père, qui nous a quittés lorsque j’étais encore un nourrisson.

J’ai eu une enfance heureuse. J’ai pu bénéficier d’une éducation solide, apprenant notamment le français durant mes années scolaires. Grâce à l’affection inconditionnelle de ma mère, je n’ai jamais manqué de rien.

J’ai épousé un enseignant à l’âge de 15 ans. Il était très attentionné et s’occupait bien de notre foyer et de moi. Nous étions heureux et avons eu ensemble quatre enfants, deux garçons et deux filles. Malheureusement, tout a été bouleversé lorsque les Khmers Rouges ont envahi notre village. Un jour, on a rassemblé tous les hommes, et je ne l’ai plus jamais revu.

Nous avons été chassés de notre village et obligés de travailler dans les rizières. La faim nous a rongés. En 1979, je me suis échappé vers la Thaïlande. J’ai résidé dans un camp de personnes déplacées. Puis, on m’a accueilli au Canada, à Maniwaki, à la frontière de l’Ontario au nord de Gatineau.

Après un certain temps, je me suis installé à Montréal et j’ai commencé à peindre. J’ai découvert un univers enchanteur, dans lequel je pouvais exprimer ma créativité pour échapper à la douleur que j’avais endurée. Nous sommes des innocents qui souffrent à cause des jeux de pouvoir de ceux qui cherchent à nous contrôler de toutes les façons possibles. Nous ne réclamons rien d’autre que la tranquillité et le privilège de subsister.

La peinture est un baume. Mes œuvres reflètent l’humanité, la guérison et l’espoir : transformer le mal en bien, célébrer ensemble la liberté, l’entraide et la solidarité. Je crée pour mon propre plaisir et pour le vôtre.

Je tiens à exprimer ma gratitude envers Peter Leuprecht1, qui a aimablement accepté d’être le président d’honneur lors de mon vernissage. Il a notamment occupé le poste de représentant spécial des Nations Unies pour les droits de l’homme au Cambodge. Je voudrais aussi remercier le professeur Norman Cornett2, qui a su apprécier la qualité de mon travail. Il m’a guidé et a été d’une aide inestimable.

Serge St-Arneault, Peter Leuprecht, Kimpov Eap, Monique Bonnefoy, Rita Toutant et professeur Norman Cornett

Merci à mon mari, Gaëtan Sheridan, qui m’a toujours encouragée à poursuivre mon travail. Enfin, je remercie le Centre Afrika pour son hospitalité, ainsi que vous tous pour votre présence.

Kimpov Eap’s speech at the opening of the Centre Afrika on March 11, 2025

My name is Kimpov Eap. I’m both a painter and an osteopath. I’m originally from Cambodia, where I grew up as the youngest of seven children. My mother was a shopkeeper. Sadly, I never had the chance to meet my father, who passed away when I was still an infant.

I had a happy childhood. I benefited from a solid education, learning French during my school years. Thanks to my mother’s unconditional affection, I never lacked anything.

I married a teacher when I was 15. He was very caring and took good care of our home and me. We were happy and had four children together, two boys and two girls. Unfortunately, everything was turned upside down when the Khmer Rouge invaded our village. One day, all the men were rounded up, and I never saw him again.

We were chased out of our village and forced to work in the rice fields. Hunger gnawed at us. In 1979, I escaped to Thailand. I lived in a camp for displaced people. Then I was welcomed to Canada, in Maniwaki, on the Ontario border north of Gatineau.

After a while, I moved to Montreal and started painting. I discovered an enchanting universe in which I could express my creativity to escape the pain I had endured. We are innocents who suffer because of the power games played by those who seek to control us in every possible way. We want nothing more than tranquility and the privilege of subsistence.

Painting is a balm. My works reflect humanity, healing and hope: transforming evil into good, celebrating freedom, mutual aid and solidarity together. I create for my own pleasure and yours.

I would like to express my gratitude to Peter Leuprecht, who kindly agreed to be the honorary chairman at my vernissage. He is a former United Nations Special Representative for Human Rights in Cambodia. I would also like to thank Professor Norman Cornett, who appreciated the quality of my work. He guided me and was invaluable.

Thanks to my husband, Gaëtan Sheridan, who has always encouraged me to pursue my work. Finally, I would like to thank the Centre Afrika for its hospitality, and all of you for your presence.

  1. Peter Leuprecht
    Docteur en droit de l’Université d’Innsbruck en Autriche, Peter Leuprecht a été, de 1961 à 1997, au Conseil de l’Europe, Directeur des droits de l’homme et Secrétaire général adjoint. C’est dans ce cadre qu’il a rencontré le père Joseph Wresinski et le Mouvement ATD Quart Monde. Conseiller au Ministère canadien de la Justice, de 1997 à 1999, il a aussi été repré- sentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour les droits de la personne au Cambodge de 2000 à 2005. Professeur au Département des sciences juridiques de l’UQAM et ancien doyen de la Faculté de droit de l’Université McGill, il s’est spécialisé dans les domaines du droit international et des droits de la personne. Il a été directeur de l’Institut d’études internationales de Montréal de 2005 à 2008. ↩︎
  2. L’enseignement de demain sera-t-il « dialogique » ? ↩︎

Doctorant en études religieuses, disposant d’une maîtrise en histoire et langue française, le professeur Norman Cornett a publié dans de nombreux magazines canadiens et américains et a été professeur invité dans de nombreuses universités nord-américaines et européennes.Les traductions du professeur Cornett ont été présentées dans des revues littéraires de référence telles que Canadian Literature, Windsor Review, Rampike, Literary Review of Canada, FreeFall et ARC. Il est le principal traducteur du roman Farida de Naim Kattan.En outre, il a été le protagoniste principal d’un long métrage documentaire en 2009, réalisé par   Alanis Obomsawin et intitulé Professor Norman Cornett (disponible sur le site de l’Office national du film).

The paintings of Kimpov Eap are a vivid blend of expression and introspection, drawing viewers into their layered emotions and striking colour palettes. 

The exhibit, Survive and Thrive, is displayed at Centre Afrika, a cultural exchange hub in the Ville-Marie area that has been serving newcomers and fostering connections for over 30 years. Originally established as a resource centre for immigrants navigating life in Canada, it has since evolved into a vibrant community space that regularly hosts cultural events, discussions and exhibitions like Eap’s.

Ex-missionaries and Centre Afrika volunteers Rita Toutant and Monique Bonnefoy highlighted the centre’s invaluable role in fostering cultural dialogue and community support.

Ottawa annonce l’interdiction de 179 autres types d’armes à feu et leurs variantes

(Ottawa) Le gouvernement libéral a interdit 179 autres sortes d’armes à feu, les ajoutant à la liste des armes prohibées qu’il considère comme trop dangereuses pour être utilisées par les chasseurs ou les tireurs sportifs.

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