Archives pour la catégorie Lettres de Serge

Un repas d’adieu avec témoignages en l’honneur de Serge St-Arneault, M.Afr.

10 février 2026

Nous sommes à Québec depuis une semaine environ, Denis, Jean-Paul et moi. Je vous en reparlerai. Pour le moment, je tiens avant tout à remercier toutes les personnes qui sont venus au Centre Afrika le 27 janvier dernier. Vos récits m’ont profondément ému. Cinquante d’entre vous ont répondu à mon invitation, et je vous remercie du fond du cœur d’avoir été présents. Des personnes ont fait le déplacement depuis Trois-Rivières, comme ma sœur Lucie et son mari Daniel, ainsi que mon cher ami Gervais et sa conjointe Nancy. D’autres ont fait un long trajet depuis Châteauguay, tels que Mouna, Assou et leur fils Adam. D’autres encore sont arrivés de la rive nord, comme Sylvie de Deux-Montagnes, ou de Laval, comme Krysteen et Jean-François. Bien sûr, il y avait une grande représentation de Montréal. Je tiens à remercier chaleureusement Julien Cormier et Franck Billaud pour leurs magnifiques clichés, ainsi que Jay, le fils de mon cher ami André-Man, pour la superbe vidéo.

Julien Cormier, M.Afr, a partagé cet article sur sa page Facebook. Je suis profondément reconnaissant envers Julien pour notre rencontre à l’UQTR en 1976, qui m’a fait connaître les Missionnaires d’Afrique.

3 février 2026. Par Julien Cormier, M.Afr

Cela fait déjà quelques jours que cela traîne, mais, ce soir, une bénévole du Centre Afrika me dit : « Nous n’avons pas encore vu les photos de la fête organisée pour remercier et dire au revoir à Serge ? »

Effectivement, Serge St-Arneault, en collaboration avec Denis Walsh et Jean-Paul Guibila, va s’éloigner de Montréal pour une nouvelle aventure dans le quartier Saint-Roch, à Québec La mission rayonnera dans d’autres quartiers voisins (Vanier et Limoilou) et quelques églises encore ouvertes.

J’aurais aimé fournir plus de détails sur cet engagement de notre société missionnaire, mais je n’ai pas tous les renseignements nécessaires et c’est pourquoi j’ai reporté la publication des photos.

Voici quelques informations sur les trois confrères de l’équipe des Pères Blancs qui s’installeront au 345 rue Monseigneur-Gauvreau, dans une maison construite pour les ouvriers d’une usine de la basse-ville vers 1910-1920 :

— Jean-Paul Guibila, né en 1971 au Burkina Faso, a œuvré en tant que missionnaire au Congo, au Mexique et à Rome.

— Denis Walsh (1958) est originaire de Valleyfield. Il est revenu au pays en juillet dernier après une vingtaine d’années passées en mission au Burkina Faso.

— Serge St-Arneault (1955) est originaire de La Tuque et de Trois-Rivières. Il a été missionnaire en République démocratique du Congo, au Malawi et en Zambie. Pendant les dernières années, il a occupé le poste de directeur du Centre Afrika et a tissé de nombreux liens à Montréal.

Tous et toutes du Centre Afrika se sont donné rendez-vous pour une « dernière cène », un repas d’adieu où chacun a pu témoigner de son affection pour Serge.

L’initiative de fonder une résidence pour les Missionnaires de l’Afrique à Québec vient combler un manque que nous avons ressenti depuis la vente de notre maison du 110, chemin Sainte-Foy, il y a près de décennie. Cette communauté s’établit dans un quartier diversifié et animé, où, tout comme dans le reste du Québec, la présence du monde africain est tangible et où notre société missionnaire compte de nombreux alliés et proches.

Les Pères Blancs ont établi leur première résidence au Canada à Québec en 1901. Depuis, plus de 1000 missionnaires d’Afrique, dont plusieurs provenaient du Québec, sont partis pour l’Afrique. Des « Pères Blancs » et des « Sœurs Blanches » (officiellement connues sous le nom de Sœurs Missionnaires de Notre-Dame d’Afrique, SMNDA)

Notre « supérieur provincial », Bathélémy Bazémo, a signé une entente avec le cardinal Gérald Cyprien Lacroix, ce qui assure une base solide à notre engagement dans la pastorale du diocèse de Québec.

À Québec, une nouvelle manière d’être ÉGLISE est en train de naître, s’inspirant de l’enseignement du Pape François. Cette ÉGLISE ne se limite pas à la diffusion de l’enseignement de Jésus et à l’administration des sacrements pour ceux qui les demandent. Elle vise à incarner le mode de vie du Seigneur Jésus et à accueillir tous ceux qui viennent à l’église pour dire « merci mon Dieu », pour célébrer la vie (action de grâces, eucharistie). Elle se distingue en offrant une écoute attentive et un accueil solidaire à tous les membres de la communauté, qu’ils soient chrétiens, musulmans ou non croyants. Cette approche s’inspire de l’expérience réussie de l’Église en Afrique depuis 150 ans et au Centre Afrika de Montréal depuis plus de trente ans.

Un bail immobilier a été conclu avec les Religieuses de Jésus-Marie, qui, pendant plusieurs décennies, ont assuré une mission éducative et sociale dans le voisinage de Saint-Roch.

À Montréal, au Centre Afrika, l’équipe a été relancée après l’interruption de la Covid-19. Elle est composée des Missionnaires d’Afrique Freddy Kyombo, directeur (Congolais RDC, ancien du Mali), assisté de Rita Toutant (du Manitoba, Sœur Blanche, missionnaire infirmière en Tanzanie), de David Gnadouwa (Togolais, ancien de Tunisie), de Francisco Javier Ambrosio Vargas, dit Pako (Mexicain, ancien du Congo). Vous les voyez tous dans les photographies ci-dessous.

Photos de Franck Billaud

Photos de Julien Cormier, M.Afr

Hommage à Serge St-Arneault, M.Afr, appelé à un nouveau projet pastoral à Québec

Le Centre Afrika de Montréal a rendu un hommage émouvant et authentique à son directeur Serge St-Arneault, M.Afr, appelé à un nouveau projet pastoral dans le quartier Saint-Roch, à Québec. De Trois-Rivières à Québec en passant par Malawi, République Démocratique du Congo et Montréal, le Révérend Père Serge St-Arneault est un prêtre de la congrégation des Missionnaires d’Afrique ou Pères Blancs.

Vidéo réalisée par Jay Mombo (mombofilm@gmail.com) et Bella Nasrallay (bellanasrallah7@gmail.com).

Publication de Saphir optimiste

Merci Serge !

Que d’émotions !

Un touchant et un bien bel hommage était adressé à Serge St-Arneault au Centre Afrika le 27 janvier dernier. En effet, Serge va s’éloigner de Montréal pour une nouvelle aventure dans le quartier Saint-Roch avec les Missionnaires « Pères Blancs » d’Afrique.

Toutes celles et ceux qui ont été touché par sa chaleur, sons sens de l’accueil et de l’humour, sa sagesse, son écoute… sont venus saluer Serge.

Parmi ses qualités et spécificités, il y a aussi cette capacité à surmonter tous les défis possibles avec une déconcertante sérénité et confiance. Oui Serge dispose d’une sorte de flegme teinté d’humour qui lui est propre. Chaque témoignage soulignait les présents de sa présence et de tout ce qu’il a apporté à tous ceux qui l’ont côtoyé. Ce qui m’a toujours épaté chez Serge est cette douceur enrobée de détermination ou l’inverse ? Quoi qu’il en soit Serge a su donner avec sa dévouée équipe une belle impulsion de renouveau au Centre Afrika après 2020.

Après dix ans d’absence, les Missionnaires d’Afrique (Pères Blancs) ouvrent une nouvelle résidence à Québec, au cœur d’un quartier reflétant la diversité africaine actuelle. Cette implantation marque le retour aux sources d’une congrégation établie au Canada depuis 1901, et qui a déjà envoyé plus de 1 000 missionnaires sur le continent africain.

Il ne fait aucun doute que Serge va continuer à œuvrer et faire rayonner sa joie autant que les actions des missionnaires. Merci pour tout Serge et à bientôt !

Commémoration citoyenne de l’attentat de la Grande Mosquée de Québec du 29 janvier 2026

Cérémonie solennelle à l’invitation du maire de Québec, Bruno Marchand

J’ai été invité par le maire de Québec, Bruno Marchand, pour assister à une cérémonie solennelle en mémoire des six victimes de la tuerie du 29 janvier 2017 à la Grande Mosquée de Québec. Organisé pour la première fois sous l’égide de la Ville de Québec, l’événement a eu lieu dans l’ancien hôtel de Ville de Sainte-Foy. Environ 150 personnes étaient présentes en présence des familles des victimes et de nombreux dignitaires.

Dans le hall d’entrée, j’ai eu un entretien avec le ministre de la Sécurité publique, Gary Anandasangaree, au sujet du programme d’achat des armes d’assaut. Le processus est en marche, m’a-t-il dit. Il est confiant que la majorité des propriétaires d’armes à feu prohibées, en tant que bons citoyens soucieux de se conformer aux lois, profiteront du programme.

Tout juste avant le début de la cérémonie officielle, je me suis approché de Bruno Marchand.

— Bonjour, Monsieur le Maire. Nous nous sommes rencontrés l’année dernière à la Grande Mosquée.

— Ah oui ! Vous étiez avec votre nièce Roxanne.

— En effet. Aujourd’hui ! J’ai trois bonnes nouvelles à vous annoncer. La première est que je suis un nouveau citoyen de la Ville de Québec depuis hier matin.

— C’est très bien.

— La deuxième est que je suis un résident du quartier St-Roch.

Ses yeux se sont ouverts dans l’attente de la troisième nouvelle.

— Je suis l’un des trois nouveaux pasteurs de l’église St-Roch. Nous habitons tout près de l’église.

— Wow ! Nous aurons l’occasion de nous revoir. Bienvenue à Québec.

De son allocution, je retiens surtout l’insistance qu’il a accordée sur notre devoir de construire le vivre ensemble dans le respect mutuel. C’est d’ailleurs ce que le journaliste Taïeb Moalla du Journal de Québec a relevé : « Selon lui (Bruno Marchand), cette tragédie a aussi dévasté cette idée qu’à Québec, on peut vivre ensemble. Cette idée précieuse, fondamentale, qu’on peut, ici, vivre en sécurité, dans le respect de nos différences et dans l’amour de nos voisins. Cette idée que nous avons dû rebâtir ».

J’ai aussi apprécié les paroles du maire Marchand qui a affirmé que nos différences sont une richesse collective.

À la Grande Mosquée

Samedi, 31 janvier, j’ai assisté à un panel de discussion à la Grande Mosquée. Ce panel, animé par Mohamed Labidi, avait pour thème la lutte contre l’islamophobie, 9 ans après la tragédie de 2017.

Parmi les panélistes figuraient Amel Henchiri, Présidente de la Mosquée de Beauport, Aymen Derbali, l’un des blessés lors de la tuerie à la Mosquée ainsi que Nadia Kendil, psychologue. Cette dernière a brièvement présenté les mécanismes psychologiques qui se manifestent lors de traumatismes. Elle a beaucoup insisté sur la compréhension de ces mécanismes et l’importance des séances de thérapie.

Inévitablement, la question du voile a refait surface. Dans la communauté musulmane, le renforcement de la laïcité dans la sphère publique va à l’encontre du vivre ensemble. J’ai d’ailleurs abordé cette question en octobre 2018. Nous devons, me semble-t-il, retracer l’origine du problème. Je me cite : « le lieu du problème n’est pas tant chez ces femmes « voilées » qu’au niveau de notre perception liée à notre culture historique imprégnée de catholicisme. En parvenant à nous pacifier avec celle-ci, nous pourrions alors nous dégager émotionnellement de la question des signes religieux ostentatoires appartenant à d’autres religions. » (Voir l’article : Vers une respectueuse neutralité religieuse.)

Je fais la même analyse dans l’article suivant : Enseignants : quelle est la source du problème dans le port de signes religieux ? Autre citation : « L’ardeur que certaines personnes déploient à engloutir ce qui est lié à notre culture historique imprégnée de catholicisme les empêche ainsi de rester sereins en voyant certaines femmes musulmanes voilées (car elles ne le sont pas toutes !). En d’autres mots, la source du problème n’est pas tant chez ces femmes « voilées » qu’au niveau de notre perception liée à notre culture historique imprégnée de catholicisme. »

Fondamentalement, c’est une question de perception. Et personne ne peut prétendre avoir l’ultime regard véridique. Nous avons besoin de partager respectueusement nos regards « voilés » pour mieux vivre ensemble !

Premier rang : les panélistes. Seconde rangée : différents membres de la Grande Mosquée de Québec, incluant Boufeldja Benabdalla (deuxième à partir de la gauche), porte parole de la Grande Monquée. À droite : Serge St-Arneault, M.Afr

Nouvelle communauté missionnaire dans le quartier St-Roch à Québec

Reportage de Serge St-Arneault, M.Afr

Selon le cardinal Jean-Paul Vesco, archevêque d’Alger, lors du premier Consistoire extraordinaire du pape Léon XIV, ce dernier affirmait : « Le monde a besoin d’une Église qui soit tranquillement missionnaire, fraternelle et humaine ». Cela ne fait peut-être pas beaucoup de bruit, dit-il, mais cela fait beaucoup de bien et permet d’avancer.

Jean-Paul Guibila, Denis Walsh et Serge St-Arneault, tous Missionnaires d’Afrique, seront responsables d’une nouvelle insertion missionnaire dans le quartier Saint-Roch à Québec, et commenceront leur travail « tranquillement » au cours des prochains mois. Il est fort probable que cela débuteau début du mois de février 2026.

Ils ont la chance d’occuper une vaste résidence, propriété de la Congrégation des Religieuses de Jésus-Marie, sise sur la rue Monseigneur-Gauvreau. Elle est située entre l’église Saint-Roch, et la gare du Palais.

Notre maison située sur la rue Nonseigneur-Gauvreau, Québec.

L’archidiocèse de Québec leur accordera une formation pastorale. La présence de Jean-Paul, Denis et Serge s’insérera dans un vaste effort de revitalisation du quartier, qui est malheureusement renommé pour sa grande pauvreté et ses nombreux défis sociaux, dont le taux élevé d’itinérance. Par conséquent, leur acclimatation se fera « tranquillement ».

Monseigneur Jean Tailleur

Grâce à une initiative du conseil provincial des Amériques, Les Missionnaires d’Afrique ont formé cette équipe de trois confrères pour répondre à un besoin pastoral défini par le diocèse de Québec. Cela arrive à point nommé. En vérité, l’un des évêques auxiliaires, Monseigneur Jean Tailleur, se réjouit d’assister à un élargissement des services pastoraux plutôt qu’à leur réduction. Effectivement, dans plusieurs diocèses du Québec, de nombreuses églises sont mises en vente ou détruites.

Le diocèse a choisi le quartier de Saint-Roch pour plusieurs raisons. Tout d’abord, l’église du même nom possède une architecture patrimoniale remarquable. Construite entre 1914 et 1923, elle est la quatrième église érigée au même endroit depuis 1811. On la considère comme l’une des plus grandes églises de la ville.

Saint-Roch Catholic Church in Quebec City, Quebec. (Image courtesy of Google Maps)
L’intérieur de l’immense église.

Nous apprécions particulièrement une citation du cardinal Lavigerie, qui a affirmé que « rien de ce qui est humain ne m’est étranger ». Au cours de la campagne antiesclavagiste du 23 décembre 1888, il a exprimé son profond respect pour chaque être humain en déclarant que l’injustice envers autrui révoltait son cœur, que l’oppression l’indignait et que la cruauté envers ses semblables ne faisait naître en lui que de l’horreur.

La nouvelle équipe de Missionnaires d’Afrique s’inspirera de son fondateur pour s’engager dans un quartier où se côtoient une mauvaise réputation et le renouveau. Pour la première fois depuis le début de leur présence à Québec il y a 125 ans, les ‘Pères Blancs’ redonneront un peu de vigueur à un diocèse en proie à de constantes transformations, souvent douloureuses. Nous le devons au nom des centaines de missionnaires qui sont originaires de ce diocèse. 

Denis Walsh, M.Afr, Soeur Lourdes et Mgr Gérald Cyprien Lacroix, Archevêque de Québec et Mgr Juan Carlos Londoño, évêque auxiliaire.

LES GALETS DE MON ENFANCE à NATASHQAN

Au Temps des Fêtes et à l’approche du Nouvel An on porte tous.tes en soi nos propres souvenirs… 

Crédit photo : Akim Kermiche (AK Médias)

Pour l’occasion, l’idée m’est venue de vous partager un souvenir d’enfance qui m’est très cher et que je vous livre à travers ce tableau qui a pour titre LES GALETS DE MON ENFANCE à Natashquan. Sur ces mots, je vous souhaite ainsi qu’à vos proches un Heureux Temps des Fêtes et une Bonne Année 2026.

INVITATION à visionner la bande-annonce du documentaire C’EST DANS LE NOIR QUE LA LUMIÈRE EST LA PLUS BELLE. Le documentaire en question qui porte sur mon parcours artistique et mon art, est réalisé par le cinéaste Akim Kermiche (AK Médias).

Cliquer ici :  

Gabriel Landry, Artiste peintre

Courriel :  glandry@gabriellandry.com
Cell. : (514) 894-0440
Pour visiter ma galerie virtuelle et mon site Web, cliquez ici :

L’Église se réinvestit dans le quartier Saint-Roch pour contribuer sa revitalisation

Québec, le 16 décembre 2025

Dès le début de l’année 2026, trois intervenants bien spéciaux emménageront dans le quartier Saint-Roch et contribueront à redonner vie à l’église du quartier et ses alentours. Deux prêtres et un frère des Missionnaires d’Afrique (connus autrefois comme les Pères Blancs) s’engageront à temps plein pour assurer une présence pastorale dans le quartier St-Roch. Cela permettra d’ouvrir les portes de l’église Saint-Roch davantage, d’accueillir le tout-venant, d’entretenir des liens avec les organismes communautaires. Après l’installation dans l’église du spectacle Aura de Moment Factory, voilà que la communauté chrétienne contribuera d’une façon renouvelée au dynamisme de ce milieu.

Il y a quelques mois, l’archevêque de Québec a reçu une visite surprenante : la communauté des Missionnaires d’Afrique lui annonçait la disponibilité de trois de ses membres pour rendre service. Leur volonté était de redonner à Québec, cette ville qui a longtemps été le port d’attache au pays de cette communauté, d’où ont émergé des centaines de vocations missionnaires. Le cardinal Gérald Cyprien Lacroix, touché et reconnaissant, a évidemment accepté cette offre. Deux Québécois et un Africain seront donc en service sous peu à Saint-Roch : Serge St-Arneault, natif de Trois-Rivières, Denis Walsh de Valleyfield et Jean-Paul Guibila du Burkina Faso.

Le cardinal Lacroix se réjouit de pouvoir accueillir une communauté qui a une grande expérience missionnaire et qui est reconnue pour son dévouement et son respect de toute personne. « L’église Saint-Roch est un lieu d’accueil, d’accompagnement et de célébration de la foi chrétienne. C’est avec gratitude et grande joie que nous accueillons ces collaborateurs. Je suis convaincu qu’ils s’enracineront dans la Basse-Ville et sauront être une présence au service de la vie et des besoins du milieu. Ils y vivront, ce qui leur permettra de créer des liens autant avec la population qu’avec les nombreux organismes communautaires. »

Le supérieur provincial des Amériques de la communauté, le père Barthélémy Bazémo, raconte le discernement qui a mené à cette offre. « Voilà bientôt 125 ans (1901-2026) que les Missionnaires d’Afrique, communément appelés Pères Blancs, ont été accueillis à Québec, sur la rue des Remparts. Au fil du temps, nous avons vu un signe de l’Esprit de Jésus dans l’accueil chaleureux et enthousiaste des Québécois, qui nous ont témoigné affection et soutien, et dont nous gardons un souvenir précieux. Un siècle plus tard, à la faveur du double jubilé (le jubilé 2025 de l’Église universelle et le bicentenaire de la naissance de notre fondateur, le cardinal Charles Lavigerie), du 350e anniversaire de la fondation de l’Église de Québec, et surtout encouragés par les orientations missionnaires de notre chapitre général de 2022, la province des Amériques de la Société des Missionnaires d’Afrique s’est engagée dans un processus de discernement qui a conduit à l’élaboration d’un projet missionnaire dans l’archidiocèse de Québec. L’équipe pourra répondre aux priorités pastorales de l’archidiocèse, avec une ouverture au dialogue interreligieux, sans oublier le service au nombre croissant d’Africains (étudiants et professionnels) qui s’établissent à Québec et dans la région. »

Il n’y avait pas eu de prêtre à temps plein à Saint-Roch depuis 1995! L’église Saint-Roch fait partie maintenant de la paroisse Sainte-Marie-de-l’Incarnation, qui elle-même appartient à l’unité pastorale Limoilou-Basse-Ville-Vanier. L’équipe d’animation de cette communauté élargie se réjouit de l’arrivée des renforts qui seront dédiés à Saint-Roch, où les besoins sont grands. Fondée en 1868, à Alger, par le cardinal Charles Lavigerie, les Missionnaires d’Afrique ou Pères Blancs sont un institut constitué d’hommes de toutes nationalités, prêts à s’engager dans un style de vie marqué par l’esprit de famille et par le travail en commun.

Source : Église catholique de Québec  

Informations : Valérie Roberge-Dion, Directrice des communications

Courriel : vrd@ecdq.org  

Autre lien

Marc-André Gagnon, Le Journal de Québec, lundi, 15 décembre 2025

Redevenu un secteur difficile, Saint-Roch a besoin d’un « effet tremplin » pour sa relance. Inspiré par Jean-Paul L’Allier, le ministre Jean-François Simard a l’ambition d’en faire « un quartier universitaire » et promet une annonce en ce sens en janvier. 

Trente-sixième commémoration de la tragédie du 6 décembre 1989 à la Polytechnique de Montréal.

En mémoire des victimes du féminicide survenu en 1989 à l’École polytechnique de Montréal, la mairesse de Montréal, madame Soraya Martinez Ferrada, et la présidente du Comité Mémoire, madame Catherine Bergeron, ont invité la population à assister à l’illumination des 14 faisceaux lumineux au Chalet du Mont-Royal (Belvédère Kondiaronk) le samedi 6 décembre à 17 heures. Pour une deuxième année consécutive, un quinzième faisceau a été illuminé en mémoire de toutes les femmes victimes de féminicide depuis tant d’années. 

Je me souviens d’elles…

(en ordre de gauche à droite)

Sonia Pelletier, Anne-Marie Edward, Anne-Marie Lemay, Annie St-Arneault, Barbara Daigneault, Geneviève Bergeron, Barbara Klucznik-Widajewicz, Maud Haviernick, Annie Turcotte, Hélène Colgan, Nathalie Croteau, Maryse Leclair, Maryse Laganière et de Michèle Richard.

Pour que plus jamais une telle violence ne se reproduise.

#PolyJeMeSouviens

Mon expérience de cette année, 2025

Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai participé à cette sobre cérémonie. Depuis quelques années déjà, la cérémonie a lieu à l’intérieur du chalet pour éviter une température glaciale comme cela s’est souvent produit. Bref, cette fois-ci, j’ai eu le privilège, avec Heidi de PolySeSouvient, de m’entretenir avec le premier ministre Carney au sujet de nos préoccupations. Nous avons réitéré notre demande d’actions concrètes et significatives pour mettre en œuvre les lois déjà votées concernant l’usage des armes à feu au Canada et, plus spécifiquement, l’interdiction des modèles d’armes semi-automatiques responsable de tueries de masse. Nous avons eu le sentiment d’avoir été compris.

Après notre entretien privé, j’ai mentionné que j’étais prêtre et Missionnaire d’Afrique. C’est alors que Mark Carney m’a dit que son épouse, Diana Fox, avait vécu de nombreuses années en Tanzanie. Je l’ai donc remercié en kiswahili et il m’a répondu dans la même langue… avec un large sourire.

Mark Carney, Gabriel Comby, étudiant de Polytechnique et Serge St-Arneault

En souvenir d’Annie

LIENS

L’éducation à la paix, un défi actuel

Montréal, 6 décembre 2025 de 10h00 à 13h00.

J’ai répondu à l’invitation de mon amie Gabriela Guilbault Maltez, vice-présidente de Femmes Internationales Murs Brisés (FIMB) Canada, pour un moment de partage sur le thème de l’éducation à la paix. L’événement avait lieu au Centre de Méditation L’Émergence de Montréal situé au 7501, rue Saint-Denis à Montréal, également connu sous le nom de Brahma Kumaris de Montréal. C’était ma deuxième visite dans ces lieux.

Sous la présidence d’honneur de Sister Gayatri Naraine, représentante des Brahma Kumaris aux Nations Unies, deux invités de marque ont pris la parole. Il s’agissait de la princesse Maria-Anna Galitzine, petite-fille du Bienheureux Charles d’Autriche, dernier empereur d’Autriche-Hongrie, et d’Olivier Béraneck, enseignant, délégué FIMB Monde et directeur du pôle Éducation FIMB Canada.

Sister Gayatri Naraine, Olivier Béraneck et la princesse Maria-Anna Galitzine.

BIOGRAPHIE de la princesse Maria-Anna Galitzine, archiduchesse d’Autriche

Princesse Maria-Anna Galitzine

La princesse Maria-Anna Galitzine est la fille de l’archiduc Rodolphe d’Autriche, fils cadet de l’empereur Charles d’Autriche et roi de Hongrie, et de l’impératrice Zita, née princesse Bourbon-Parme. Sa mère était la comtesse Xenia Tshernyschev Besobrasov, descendante de la noblesse russe. Elle est née en 1954 à Bruxelles. Elle a passé ses sept premières années en Afrique.

Élevée en exil après la chute de l’Empire austro-hongrois, Maria-Anna a passé ses années de formation en Europe, où elle a reçu une éducation traditionnelle en Belgique. À l’Université catholique de Louvain, elle a obtenu une maîtrise en économie et finance avec une mineure en politique.  Elle a été profondément influencée par la foi catholique profonde de sa famille et son engagement dans le service public.

En 1981, elle a épousé le prince Piotr Galitzine, membre de la plus ancienne et la plus célèbre famille noble de Russie. Ensemble, ils ont six enfants et ont vécu dans divers endroits à travers le monde, notamment dans le New Jersey, en Californie, au Luxembourg, en Russie, dans l’Illinois et maintenant au Texas. Elle parle allemand, français, russe et anglais.

En 1992, elle a fait partie du comité d’organisation du « Congrès de la famille » au Luxembourg, une semaine de conférences et de séminaires interreligieux sur tous les aspects de la famille (éducation, mariage, divorce, drogue, adoption, enfants handicapés, avortement, vieillesse…).

De 1993 à 2008, elle a vécu à Moscou, où elle a été :

  • Membre du comité « Village Church », organisant des concerts afin de collecter des fonds pour la reconstruction d’églises dans des villages russes, créant ainsi un nouveau centre de vie pour les villageois.
  • Membre du Club international des femmes, dirigeant pendant plusieurs années le groupe d’architecture. Membre du conseil d’administration de l’école allemande de Moscou, responsable du personnel.
  • Présidente du comité d’organisation de l’événement caritatif annuel « The Winter Ball », qui parraine une clinique pour enfants spastiques à Saint-Pétersbourg, puis un hôpital pour enfants atteints de cancer à Moscou.

Aujourd’hui, en Amérique, la princesse Maria-Anna est la marraine de la Ligue de prière de l’empereur Charles, un mouvement dédié à la cause de canonisation de son grand-père, le bienheureux Charles d’Autriche, béatifié par le pape Jean-Paul II en 2004. Elle est profondément engagée à préserver son héritage en tant qu’artisan de la paix, père de famille et homme aux vertus héroïques pendant l’une des périodes les plus turbulentes de l’histoire européenne. Elle promeut son exemple spirituel et son message de réconciliation dans le monde d’aujourd’hui.

Princesse Maria-Anna Galitzine et Serge St-Arneault

BIOGRAPHIE d’Olivier Béraneck, Délégué FIMB Monde

Olivier Béraneck

Diplômé en Sciences Politiques de l’Université de Montréal, Olivier Béraneck est aujourd’hui enseignant au primaire. Consultant à la non-violence depuis plus de 30 ans, il met en place divers projets dans le cadre de l’Académie des Ambassadeurs de la Paix. Il initie notamment des projets au Brésil, au Mexique et dans le milieu scolaire à Montréal.

Aujourd’hui, il continue de former activement enseignants, éducateurs et enfants de tous horizons pour faire face aux défis auxquels nous sommes tous confrontés. Plus de 18 300 élèves de tous âges et 960 enseignants ont bénéficié de sa pratique.

En 2000, il a créé la représentation canadienne de Femmes Internationales Murs Brisés Monde, un réseau d’entraide présent dans 108 pays. 

En 2024, il est nommé Délégué FIMB Monde pour son engagement au service de l’éducation à la paix : une belle reconnaissance pour son travail de longue haleine et sa fidélité.

Quel message retenir ?

Le témoignage de la princesse Maria-Anna Galitzine est fascinant. L’histoire a profondément basculé au début du XXe siècle avec le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Un ordre établi depuis des siècles s’est écroulé en l’espace de quelques années.

Après la chute de l’Empire austro-hongrois, la famille royale de l’empereur Charles d’Autriche et roi de Hongrie, et de l’impératrice, s’est retrouvé dans l’indigence. Or, Charles d’Autriche, né le 17 août 1887 et empereur d’Autriche de 1916 à 1918, est également connu sous le nom de bienheureux Charles. Il est reconnu pour ses efforts pour mettre fin à la Première Guerre mondiale et pour son engagement en faveur de la justice et de la paix. Il a été béatifié par l’Église catholique en reconnaissance de sa vie chrétienne et de son œuvre sociale.

Charles d’Autriche est décédé à l’âge de 35 ans en exil sur l’île portugaise de Madère à la suite d’une pneumonie sévère mal traité. Il est mort dans la pauvreté absolue.

Or, aux dires de la princesse Maria-Anna Galitzine, son grand-père, très attaché à la foi catholique, s’est sacrifié pour la paix dans un environnement très hostile à son égard. Comment est-ce possible ?

Parallèlement, je retiens d’Olivier un élément dont je n’avais pas eu connaissance jusqu’à ce jour. Éducateur de formation, Olivier m’a mentionné que les jeunes d’aujourd’hui sont sujets à l’angoisse. Sur le plan mondial, nous assistons à de profonds bouleversements ; crise climatique, polarisation des discours politiques, remise en question des ententes commerciales et des frontières des états, recomposition des familles et coupures générationnelles, etc.

En fait, c’est ‘dans les airs’, comme des ondes. Je pense que les jeunes sont plus alertes que les aînés à percevoir ces ‘ondes’. J’en avais fait l’expérience à Jérusalem. J’avais le sentiment que les pierres émanaient des ‘vibrations’ de haine le long des rues étroites. Les enfants me lançaient de petites pierres pensant que j’étais juif. Je me suis promis de ne plus y retourner.

Bref, l’éducation à la paix est plus importante que jamais. Merci à Olivier qui déploie un admirable devoir d’enseignement depuis 25 ans par l’Académie des Ambassadeurs de la Paix.

Merci également à la compagnie artistique The Blue Swan Guild (Canada) pour leur performance de danse si apaisant pour l’âme.

Post-communiqué

Montréal, 19 décembre 2025 – Femmes Internationales Murs Brisés Canada, en collaboration avec les Brahma Kumaris Montréal, a organisé, le 6 décembre 2025 à Montréal, une conférence dédiée à l’éducation à la paix.

L’événement s’est inscrit sous le signe du Serment de l’Humanité, une véritable charte de paix proposée par le réseau FIMB. Il a été présidé par Sister Gayatri Naraine, représentante des Brahma Kumaris aux Nations Unies (New York) et soutenu par Rajagopal P.V. et Jill Carr-Harris figures internationales de paix.

En ouverture

Après une prestation d’Hisham Béraneck-Khaldi au saxophone, Sister Gayatri a souligné la nécessité de raviver l’amour de la connaissance et de la vérité afin que les jeunes puissent « poursuivre leur parcours d’accomplissement en confiance ».

Le réseau mondial d’entraide FIMB a été présenté dans une vidéo par Evelyne Mesquida, directrice-fondatrice de Femmes Internationales Murs Brisés Monde, présidente de Femmes Internationales Murs Brisés Canada et instigatrice du Serment de l’Humanité ©.

Le réseau mondial d’entraide FIMB a été présenté dans une vidéo par Evelyne Mesquida, directrice-fondatrice de Femmes Internationales Murs Brisés Monde, présidente de Femmes Internationales Murs Brisés Canada et instigatrice du Serment de l’Humanité ©.

Des intervenants qui partagent leur vision d’une éducation à la paix

Les interventions de la princesse Maria-Anna Galitzine, petite-fille de l’empereur Charles d’Autriche, et d’Olivier Béraneck, directeur du pôle Éducation FIMB Canada, ont mis en lumière la valeur de gestes simples : renouer un lien authentique avec les autres, cultiver l’intériorité et préserver des moments d’élévation au quotidien.

La princesse Maria-Anna Galitzine s’est inspirée de ses grands-parents pour parler du sens du devoir, du rôle de la foi, de la fidélité aux valeurs chrétiennes et d’une culture de la paix basée sur l’amour du prochain.

Olivier Béraneck a partagé sa vision de l’éducation en tant que père, enseignant et citoyen. Selon lui : « La paix n’est pas l’absence de conflit. L’espoir et la paix existent parce que chaque geste et chaque pensée d’amour peuvent changer les choses. »

La paix grâce à l’art et la jeunesse

La compagnie d’artistes The Blue Swan Guild (Canada), L’âme de la danse, a offert une magnifique performance révélant que le calme intérieur est porteur d’une démarche véritable de paix.

Les jeunes du Centre communautaire Bon Courage, dirigés par Orlando Ceide, ont offert un slam de la paix, un témoignage de force et de courage. En voici un extrait :

« La guerre ne doit jamais avoir le dernier mot, jamais, le dernier mot est à nous, à nous qui marchons, qui portons la vie, qui refusons de plier. Je marche avec le courage pour compagne, je marche avec la paix pour horizon... »

Des invités d’honneur qui renforcent les liens de solidarité

L’événement a été enrichi par la présence de personnalités, toutes signataires du Serment de l’Humanité :

  • Rita Amabili, présidente et fondatrice Les Éditions Guido Amabili, auteure, théologienne et conférencière
  • Boufeldja Benabdallah, cofondateur de la Mosquée de Québec et président du Centre Culturel islamique de Québec
  • Cheikh Farah Jouini, de l’Ordre Soufi Naqshbandi
  • Eric Le Reste, coordonnateur des Brahma Kumaris Canada
  • André Michel, peintre-sculpteur ethnographe
  • Kadiétou Savadogo, directrice générale du Centre communautaire Bon Courage
  • Denitza Tsvetkova, co-directrice du Centre canadien d’œcuménisme
  • Mikaël Zayat, fondateur de Zayat Aroma et pionnier de l’aromathérapie intégrale en Amérique du Nord

Clôture : un moment de partage

L’événement s’est conclu par un moment convivial autour de bouchées offertes par les Brahma Kumaris Montréal, permettant de prolonger les échanges dans une atmosphère chaleureuse.

Visionner l’album photos

Crédit photos : Sacha Sage

Quelques photos extraites de l’album photos :

Serge St-Arneault, missionnaire sans frontières et membre de l’équipe du Centre Afrika a écrit un article de blog sur l’événement. Lire l’article

Pour plus d’informations : www.theoathofhumanity.org

Contact presse :

Gabriela Guilbault Maltez, Coordinatrice générale

Femmes Internationales Murs Brisés Canada

info@fimb-canada.org

À PROPOS DE FEMMES INTERNATIONALES MURS BRISÉS

Femmes Internationales Murs Brisés (FIMB) est un réseau mondial d’entraide créé en 1990 par Evelyne Mesquida à Perpignan en France. Il est présent dans 108 pays. Ce réseau repose sur des valeurs élevées et plusieurs thématiques : Éducation, Humanitaire, Environnement, Art, Culture, et Sport, dans le but de rassembler dans l’entraide tous les acteurs de la société engagés pour un monde meilleur.

À PROPOS DES BRAHMA KUMARIS

Les Brahma Kumaris sont une organisation spirituelle mondiale qui enseigne le Raja Yoga, une méthode de méditation et de connaissance de soi. À l’échelle internationale, l’organisation a été fondée en Inde en 1937 et s’est développée en un réseau de plus de 9 000 centres dans une centaine de pays.

République Démocratique du Congo : Quand le silence met des vies en danger

Les femmes sourdes de Goma nous rappellent une vérité universelle : l’égalité ne se mesure pas à l’aune des mots couchés sur le papier, mais à celle de l’accès réel aux droits et aux opportunités. Dans une guerre où tout semble urgent, elles montrent que l’inclusion ne peut attendre ; c’est une nécessité humanitaire. Elles se battent pour le droit de vivre pleinement, de prendre des décisions concernant leur corps et de participer à la société comme tout le monde.

1er décembre 2025

Par Monique Kabanza Sebiguri. Publié avec l’accord de l’auteur.

À Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), la guerre ne se contente pas de détruire les maisons et les routes. Elle brise les liens, réduit les voix au silence et limite les opportunités. Au milieu de cette tourmente, une lutte invisible se déroule, menée par celles dont on entend rarement parler : les femmes et les filles sourdes. Elles vivent dans un monde qui refuse de parler leur langue, dans une société qui confond le silence avec l’ignorance ou la soumission. Pourtant, leur silence n’est pas un choix. Il découle directement d’une exclusion systémique qui les prive de leur droit à l’information, à la santé et à l’autonomie corporelle.

Je me souviens d’une scène qui m’a profondément marquée. Dans un petit centre de santé situé à la périphérie de la ville, une jeune femme sourde essayait d’expliquer sa douleur à l’aide de gestes et d’expressions. Les professionnels de santé, débordés et surchargés, ne pouvaient pas lui répondre. Ils ne disposaient ni d’interprète, ni d’outils visuels, ni de formation pour les aider à communiquer avec elle. Pendant plusieurs semaines, elle a souffert en silence après qu’un préservatif s’est coincé dans son vagin.

Sans personne à qui se confier et incapable d’expliquer sa situation, elle a attendu, espérant que la douleur s’estompe. Lorsqu’elle est finalement arrivée à l’hôpital, il était trop tard. L’infection s’était propagée et elle a tragiquement perdu sa capacité à avoir des enfants. Malheureusement, cette tragédie n’est pas unique. Elle révèle à quel point le système a longtemps ignoré les besoins spécifiques des femmes sourdes. Il ne s’agit pas simplement d’une histoire sur la santé, mais d’une histoire sur la dignité humaine.

À Goma et dans les environs, les programmes de santé sexuelle et reproductive partent souvent de bonnes intentions, mais ne parviennent pas à inclure tout le monde. Les affiches, les campagnes radiophoniques et les réunions communautaires ciblent ceux qui peuvent entendre et lire, laissant les femmes sourdes sans information, exclues et non représentées. De nombreuses organisations humanitaires affirment que l’ajout de la langue des signes à leur travail coûte trop cher. Cependant, le véritable coût de l’exclusion se traduit par des souffrances évitables, des grossesses non désirées, des infections et des pertes humaines.

Pendant la guerre, cette marginalisation devient encore plus dangereuse. Les autorités ont envoyé des alertes concernant les blessures par balle par SMS et sur les réseaux sociaux, mais beaucoup de personnes n’avaient pas de téléphone portable et d’autres étaient coupées du monde en raison des coupures d’Internet. Les femmes sourdes ne pouvaient pas entendre les avertissements. Les messages sur la prévention du VIH, les violences sexuelles ou les avortements dangereux ne leur parvenaient jamais. Lorsqu’elles étaient victimes de viols ou d’abus, elles avaient du mal à les signaler, car personne ne pouvait interpréter leurs paroles. Dans les camps de déplacés, elles vivaient isolées, comptant sur des gestes approximatifs pour survivre. Lorsque les autorités ont demandé aux familles déplacées de rentrer chez elles, de nombreuses personnes sourdes n’ont pas compris le message et ont erré sans but. Leur silence, souvent confondu avec l’absence, cache une douleur collective et une résilience silencieuse.

Pour beaucoup d’entre elles, la santé sexuelle et reproductive reste hors de portée. Les consultations médicales reflètent rarement leur réalité. Les professionnels de santé, qui ne sont pas formés à la communication inclusive, partent souvent du principe que les femmes sourdes n’ont pas de vie sexuelle ou ne peuvent pas devenir mères. Ces préjugés dressent des barrières qui les empêchent d’exercer leur droit de choisir, de se protéger et de décider de leur propre corps. Certaines ont recours à des méthodes dangereuses ou à des avortements illégaux parce qu’elles ne disposent pas d’informations claires. Dans ce contexte, le manque de communication devient une autre forme de violence.

Pourtant, même dans ce contexte d’exclusion, des signes d’espoir apparaissent. À Goma, les femmes sourdes commencent à s’unir. Elles se réunissent dans de petits espaces discrets, souvent à l’Observatoire pour la défense des droits des personnes handicapées (ODDPH), pour partager leurs expériences et trouver des solutions. Ensemble, elles traduisent des brochures sur la santé en langue des signes, s’enseignent mutuellement comment parler de contraception, de consentement et de grossesse, et s’encouragent les unes les autres à revendiquer leurs droits. Leur force ne vient pas de leur voix, mais de leur détermination. Ces femmes prouvent que le leadership ne dépend pas de la parole, mais du courage.

L’une d’elles m’a dit par l’intermédiaire d’un interprète : « Nous ne voulons pas que les gens parlent à notre place, nous voulons qu’ils nous comprennent. » Ces mots simples résument bien le combat des femmes sourdes dans un monde qui refuse de les écouter. Elles ne cherchent pas la pitié, mais la reconnaissance. Elles ne demandent pas de faveurs, mais l’égalité. Elles n’attendent pas des promesses, mais des actes.

Les institutions locales et internationales ont la responsabilité vitale d’inclure les femmes sourdes, non pas comme un fardeau, mais comme une justice en action. Le changement commence par des mesures simples : embaucher des interprètes en langue des signes, produire du matériel de communication visuelle, former le personnel médical et communautaire à la communication inclusive et impliquer les femmes sourdes dans la conception des programmes. L’inclusion n’est pas une question de ressources, mais de priorités. Alors que la région se reconstruit, reconstruisons également la confiance et la dignité.

Les guerres peuvent prendre fin, mais leurs séquelles sociales perdurent. Parmi ces séquelles, l’exclusion des personnes handicapées, en particulier des femmes sourdes, reste largement invisible. La paix restera incomplète tant que nous n’entendrons pas leurs voix silencieuses. Écouter différemment est également un moyen de construire un avenir plus juste. Pour cela, nous devons repenser nos pratiques, nos budgets et nos mentalités.

Les femmes sourdes de Goma nous rappellent une vérité universelle : l’égalité ne se mesure pas à l’aune des mots couchés sur le papier, mais à celle de l’accès réel aux droits et aux opportunités. Dans une guerre où tout semble urgent, elles montrent que l’inclusion ne peut attendre ; c’est une nécessité humanitaire. Elles se battent pour le droit de vivre pleinement, de prendre des décisions concernant leur corps et de participer à la société comme tout le monde.

Leur combat est aussi le nôtre. Chacun d’entre nous, décideurs politiques, professionnels de santé, travailleurs humanitaires et citoyens, doit écouter, apprendre et agir. Soutenir les femmes sourdes ne consiste pas à leur donner la parole, mais à reconnaître leur humanité. Derrière chaque silence se cachent une histoire, une douleur et un rêve.

Alors que le monde avance, oubliant souvent ceux qui sont invisibles, nous devons nous rappeler que le véritable progrès dépend de notre capacité à inclure ceux qui sont laissés pour compte. Dans les gestes, les regards et la persévérance des femmes sourdes, nous trouvons un message puissant : l’inclusion commence par l’écoute.

Les femmes et les filles sourdes de Goma ne demandent pas la charité, mais la justice. Leur combat transcende le handicap et la guerre. Il fait appel à notre humanité commune. Leur message transcende le bruit du conflit et le poids du silence : « Nous sommes là. Écoutez-nous. »

À propos de l’auteur

Monique Kabanza, secrétaire exécutive de l’Observatoire pour la défense des droits des personnes handicapées (ODDPH), défend les droits des personnes handicapées en République démocratique du Congo. Elle milite pour l’inclusion des femmes et des filles handicapées dans les programmes de santé sexuelle et reproductive, défend le droit de chaque femme à l’autonomie corporelle et œuvre pour la pleine participation des personnes handicapées et d’autres groupes marginalisés aux processus humanitaires, de développement et de paix.

GENDER LINKS
TEL: +27(0)11 487 2829 
30 Gill Avenue, Observatory
Johannesburg, 2198, South Africa.

DRC: When silence puts lives in danger

December 1, 2025

By Monique Kabanza Sebiguri

In Goma, in the east of the Democratic Republic of Congo (DRC), war does more than destroy houses and roads. It breaks bonds, silences voices, and limits opportunities. Amid this turmoil, an invisible struggle unfolds, led by those we rarely hear: deaf women and girls. They live in a world that refuses to speak their language, in a society that mistakes silence for ignorance or submission. Yet their silence is not a choice. It stems directly from systemic exclusion that strips them of their right to information, health, and bodily autonomy.

I remember a scene that left a deep impression on me. In a small health centre on the outskirts of town, a young deaf woman tried to explain her pain through gestures and expressions. The healthcare workers, busy and overwhelmed, could not respond. No interpreter, no visual tools, and no training existed to help them communicate with her. For several weeks, she suffered in silence after a condom became stuck in her vagina. With no one she could trust and no way to explain her situation, she waited, hoping the pain would fade. When she finally reached the hospital, it was too late. The infection had spread, and she tragically lost her ability to have children. Sadly, this tragedy is not unique. It reveals how the system has long ignored the specific needs of deaf women. This is not simply a story about health; it is a story about human dignity.

In Goma and the surrounding areas, sexual and reproductive health programs often start with good intentions but fail to include everyone. Posters, radio campaigns, and community sessions target those who can hear and read, leaving deaf women uninformed, excluded, and unrepresented. Many humanitarian organisations insist that adding sign language to their work costs too much. However, the true cost of exclusion shows in preventable suffering, unwanted pregnancies, infections, and lost lives.

During war, this marginalisation becomes even more dangerous. Authorities sent bullet-injury alerts by text and social media, but many people lacked mobile phones, and internet blackouts cut others off. Deaf women could not hear the warnings. Messages about HIV prevention, sexual violence, or unsafe abortions never reached them. When they experienced rape or abuse, they struggled to report it because no one could interpret their words. In displacement camps, they lived in isolation, relying on rough gestures to survive. When officials told displaced families to return home, many deaf people missed the message entirely and wandered aimlessly. Their silence, often mistaken for absence, hides collective pain and quiet resilience.

For many of them, sexual and reproductive health remains out of reach. Medical consultations rarely reflect their reality. Health workers, without proper training in inclusive communication, often assume that deaf women have no sexual lives or cannot become mothers. Such prejudice builds walls that block their right to choose, to protect themselves, and to decide about their own bodies. Some resort to unsafe methods or illegal abortions because they lack clear information. Poor communication, in this context, becomes another form of violence.

Yet even within this landscape of exclusion, signs of hope appear. In Goma, deaf women are beginning to unite. They meet in small, discreet spaces, often at the Observatoire pour la Défense des Droits des Personnes Handicapées (ODDPH), to share experiences and find solutions. Together, they translate health brochures into sign language, teach each other how to talk about contraception, consent, and pregnancy, and encourage one another to demand their rights. Their strength does not come from their voices but from their determination. These women prove that leadership depends not on speech but on courage.

One of them told me through an interpreter: “We don’t want people to speak for us; we want them to understand us.” These simple words capture the struggle of deaf women in a world that refuses to listen. They do not seek pity but recognition. They do not ask for favours but equality. They do not wait for promises but for action.

Local and international institutions hold a vital responsibility to include deaf women, not as a burden, but as justice in action. Change begins with simple steps: hiring sign language interpreters, producing visual communication materials, training medical and community staff in inclusive communication, and involving deaf women in programme design. Inclusion is not a question of resources; it is a question of priorities. As the region rebuilds, let us also rebuild trust and dignity.

Wars may end, but their social scars endure. Among those scars, the exclusion of persons with disabilities, especially deaf women, remains largely invisible. Peace will stay incomplete until we hear their silent voices. Listening differently is also a way to build a fairer future. Doing so requires us to rethink our practices, our budgets, and our mindsets.

The deaf women of Goma remind us of a universal truth: we measure equality not by words on paper, but by real access to rights and opportunities. In a war where everything feels urgent, they show that inclusion cannot wait; it is a humanitarian necessity. They fight for the right to live fully, to make decisions about their bodies, and to take part in society like everyone else.

Their struggle is also ours. Each of us: policymakers, health professionals, humanitarian workers, and citizens must listen, learn, and act. Supporting deaf women is not about giving them a voice but about recognising their humanity. Behind every silence lies a story, a pain, and a dream.

As the world moves forward, often forgetting those invisible, we must remember that true progress depends on our ability to include those left behind. In the gestures, gazes, and persistence of deaf women, we find a powerful message: inclusion begins with listening.

The deaf women and girls of Goma are not asking for charity but for justice. Their struggle transcends disability and war. It calls on our shared humanity. Their message cuts through the noise of conflict and the weight of silence: “We are here. Listen to us.”

#SilentNoMore #PushForward4Inclusion

About the author

Monique Kabanza, Executive Secretary of the Observatoire pour la Défense des Droits des Personnes Handicapées (ODDPH), advocates for the rights of persons with disabilities in the Democratic Republic of Congo. She campaigns for the inclusion of women and girls with disabilities in sexual and reproductive health programmes, defends every woman’s right to bodily autonomy, and works for the full participation of persons with disabilities and other marginalised groups in humanitarian, development, and peace processes.

Danse de la paix. Rétrospective et nouveautés !

Quelle belle année grâce à vous !

C’est le cœur rempli de joie et de gratitude que l’équipe de Mouvement de paix retrace les moments marquants de la Danse de la paix. Nous avons décuplé le nombre de personnes qui ont vécu l’expérience Danse de la paix avec nous et vécu deux premières.

Cinq fois plus de gens se sont prêtées à l’expérience au sommet du mont Royal

~ Nous avons eu la chance d’être invité à faire vivre l’expérience aux participants du congrès Résonnance qui se tenait au Palais des Congrès de Montréal.

~ La Danse de la paix a débuté son tour du monde en traversant l’Atlantique pour aller semer son message d’unité et d’espoir à l’Université de Nantes, auprès de jeunes leaders de paix. Une première internationale des plus mémorable !

Allez voir la Danse de la paix sur grand écran !

Terre Promise est un documentaire rempli d’espoir et de beauté, qui donne la voix à des artistes et penseurs contemporains pour nous parler d’Amour.  

Nous sommes ravis que les réalisateurs aient choisi d’intégrer des images de la dernière édition de la Danse de la paix au sein du film.

C’était déjà si magnifique de vous voir danser le 20 septembre… sur grand écran, ça donne toute une autre perspective, grandiose et poétique.

Catherine animera l’échange avec le public lors de la projection du 13 décembre à Montréal… ce serait un plaisir de partager ce moment avec vous !

En salle présentement – Réservez vos billets sur www.vaverstoi.ca

On ne vous remerciera jamais assez !

MERCI à vous qui, par vos actions et vos paroles pacifiques, faites grandir Mouvement de paix et l’harmonie dans notre société !

MERCI aux bénévoles et fidèles partenaires sans qui la Danse de la paix ne pourrait être aussi magique :  Réseau pour la paix et l’harmonie sociale, Agora de la danse, Conseil des arts de Montréal, Ville de Montréal, Amis de la montagne, Proto Studio, Étienne Vézina, DJ Mtl, Domlebo, Petites mains et Zayat  Aroma.

Ces collaborations solides renforcent la portée de Mouvement de paix et confirment la place de Montréal comme ville d’art, de paix et de vivre-ensemble.

Revivez la Danse de la paix par ces témoignages vibrants

clip Lilia Ramos – clip Xavie Jean-BourgeaultBlogue de Serge St-Arneault

$outenez Mouvement de paix

Mouvement de paix est une OSBL qui existe grâce aux dons. Aidez-nous à poursuivre notre mission et offrir des activités pour la paix, accessibles à tous.

Merci beaucoup pour votre générosité !

AUTRE LIEN :

Danse de la paix au Belvédère Kondiaronk

Louise Ruelland, artiste-peintre

Il fait plutôt froid en ce samedi matin venteux. C’est une journée parfaite pour rester bien au chaud à la maison. Heureusement, un ami de Trois-Rivières m’a téléphoné et, grâce à lui, j’ai eu l’occasion de visiter une exposition d’artistes peintres dans les sous-sols de la cathédrale de Trois-Rivières.

La pièce est spacieuse et accueille une dizaine d’artistes qui exposent leurs créations, allant des petites miniatures aux imposantes toiles, en passant par des sculptures en bois. De mémoire, je n’ai pas souvenir d’avoir ressenti une émotion particulière devant des toiles. Je ne comprends pas pourquoi certains artistes-peintres tiennent tant à une disposition ou un éclairage spécifique lorsqu’ils exposent leurs œuvres. Je sais bien que beaucoup de gens sont émus par des œuvres d’art et je reconnais la beauté, le talent. Je suis également conscient de la rigueur requise pour exceller dans les arts, et je suis convaincu que l’inspiration est indispensable pour faire émerger une créativité.

Toutefois, lorsque j’ai atteint la dernière table, une émotion soudaine m’a submergé. J’ai été stupéfait de découvrir une toile qui semblait se projeter en trois dimensions. Il s’agissait d’une forêt multicolore qui semblait s’échapper du cadre posé sur son chevalet. Je n’avais jamais rien vu de tel auparavant. La magie qui s’opère n’est possible qu’en regardant de côté. De face, c’est juste une succession de taches de couleur. C’est tout simplement remarquable !

  • Pardonnez-moi, madame, mais comment avez-vous réalisé cette œuvre picturale ?
  • Je peins depuis plus de quarante ans, répondit-elle.
  • Cette toile a trois dimensions et pourtant, elle n’en a que deux. C’est la première fois que je fais une telle expérience.
  • Merci beaucoup, répéta-t-elle. Un jour, j’ai fait un rêve où je me voyais dans un atelier en train de peindre. J’en ai parlé à mon mari, et, depuis ce jour-là, nous avons aménagé un atelier dans notre maison. J’ai décidé de m’inscrire à l’université pour y suivre des cours. Les enseignants m’ont mis en garde contre les effets néfastes que cela pourrait avoir sur mon développement artistique, qui était déjà bien engagé. On m’a suggéré de persévérer dans cette voie.
  • Et d’où vient votre inspiration ?
  • Elle provient surtout de la nature. Lorsque l’inspiration disparaît, il ne faut plus rien ajouter à une toile.

Je vous invite à découvrir cette merveilleuse artiste-peintre sur le lien suivant :

Voici l’œuvre en question, qui est si remarquable qu’elle défie toute description en photographie.

Démarche Artistique, Louise Ruelland (extrait du site internet)

 Il y a de ça plus de 44 ans.

Je travaille l’huile sur toile à la spatule en explorant des sujets variés. Ma palette de couleurs est composée des jaunes, bleus, rouges, et blanc, pour réaliser les couleurs de profondeurs et qui s’applique en équilibre entre les tons chauds et froids.

Le maintien de la spatule est important pour donner des effets libres d’expression sans retoucher le premier geste sur la toile. Au début les premières pratiques sont importantes pour spécialement savoir refaire ces coups magiques du mouvement et la transparence. Depuis plusieurs années, je découvre l’intérêt dans mes compositions comme une scène toute ordinaire se transformer et laisser à l’autre quelques instants de réflexion pour en saisir l’essentiel.

Peindre est une activité intérieure que je qualifie presque de spirituelle. Et l’inspiration est aussi l’élément essentiel dans mes compositions, je laisse les coups de spatules créer l’illusion de la réalité entre l’abstrait et le réalisme. 

Ce qui définit bien mon approche artistique et qui fait vibrer mon sens de raffinement de la beauté afin de partager les commentaires que je reçois

« On entre dans vos tableaux comme si l’on en faisait partie”, « Vos tableaux nous mettent dans un état de bienveillance et de douceur ». 

Des idées subtiles qui se façonnent en une expression de fantaisie c’est pour créer des instants magiques qui vaguent entre la nature et l’imaginaire.

La continuité professionnelle de ma passion de l’art, à New York, en Italie et en France ainsi qu’ici au Canada, dans les revues artistiques et les critiques. Au revoir !

L’artiste-peintre Louise Ruelland et Serge St-Arneault