Archives pour la catégorie Lettres de Serge

Conseil d’Administration de l’AMéCO

Notre Mission

     L’Association des médias catholiques et œcuméniques (AMéCO) entend favoriser la rencontre entre personnes dont le métier est de communiquer l’information provenant des Églises de toutes traditions et ceux et celles qui communiquent de l’information religieuse.

         Que ce soit par l’organisation de son congrès annuel, de la remise de prix d’excellence ou par tout autre événement, l’Association entend soutenir ses membres dans leur mission : communiquer la vie des Églises, tout en adoptant un esprit d’ouverture envers les grandes traditions religieuses du monde.

Histoire et objectifs de l’AMéCO

          C’est en 1968 que les directeurs de publications religieuses du Québec se réunissaient pour établir les fondations de l’Association canadienne des périodiques catholiques (ACPC), qui deviendra l’AMéCO en 2014.

      Au cœur de la Révolution tranquille, la presse religieuse ressentait également le besoin d’évoluer. Ensemble, les responsables se sont donné pour objectif de moderniser leurs périodiques afin de mieux répondre aux attentes de leurs lecteurs. Notons que dès ses débuts, l’association a offert à ses membres des sessions de formation. Un peu plus tard, l’idée de regrouper les publications religieuses pour créer un grand magazine catholique fut envisagée, mais certains membres, craignant la disparition de leur identité, ont choisi de s’éloigner.

          Après quelques années de stagnation, l’AMéCO connu une renaissance en 1976 grâce à l’influence de Mgr Lucien Labelle. L’association a alors cherché à répondre aux besoins de ses membres en diversifiant les thèmes abordés lors des congrès et en proposant chaque année des sessions de formation. Ainsi, depuis 50 ans, l’AMéCO s’affirme comme une présence essentielle et pertinente au service des publications religieuses du Canada francophone.

Conseil d’AdministrationMembres 2025-2026

Valérie Roberge-Dion, présidente

Valérie Roberge-Dion est directrice des communications au diocèse de Québec depuis 2019, et donc responsable de la revue Pastorale-Québec et de la webtélé ECDQ.tv. Formée en journalisme et en théologie, sa carrière est orientée par le désir de contribuer à des transformations positives en société et en Église. Elle a été auparavant journaliste pigiste, consultante, auteure, responsable des communications pour le Centre Québec Ixthus et pour le Centre Agapê, membre du comité de rédaction de la revue Notre-Dame-du-Cap.

Francis Daoust, administrateur

Francis Daoust est directeur de la Société catholique de la Bible depuis 2015. Diplômé en théologie, avec une spécialisation en études bibliques, il a enseigné, comme chargé de cours, à l’Université Concordia, à l’Université St-Paul, à l’Université Laval et à l’Institut de pastorale des Dominicains. Il fut également représentant de l’Amérique du Nord au sein de la Fédération biblique catholique située à Rome. Chroniqueur radio, conférencier et auteur, il tient à cœur l’importance d’actualiser le message de la Bible dans le monde d’aujourd’hui.

Simon Bournival, trésorier

Formé en théologie et en accompagnement spirituel, Simon Bournival est coordonnateur de la pastorale diocésaine et responsable des communications pour le Diocèse de Trois-Rivières. Engagé en Église depuis plus de 20 ans, il a cumulé plusieurs responsabilités : animateur et coordonnateur de Cap-Jeunesse du Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap (2007-2014), directeur des Équipes PACEM (anciennement la Fédération nationale des services de préparation au mariage) (2013-2015) et agent diocésain de pastorale (2015-2021). Proposer et annoncer l’Évangile par les médias fait partie intégrante de son parcours professionnel. bournival@diocese-tr.qc.ca

Renaude Grégoire, administratrice

Renaude Grégoire a une formation en théologie. Elle a travaillé dans divers milieux, soit en pastorale, en solidarité internationale, dans le service d’études bibliques populaire et en justice sociale. Elle a été directrice de la programmation de Radio Ville-Marie de 2005 à 2009 et elle a animé des émissions de 2002 à 2010. Actuellement, elle anime l’émission Questions d’aujourd’hui pour l’Office de catéchèse du Québec et Foi et Turbulences pour le Centre culturel chrétien de Montréal. De 2002 à 2005, et de nouveau depuis 2022, elle est à la rédaction à la revue Missions-Étrangères.

Serge St-Arneault, administrateur

Co-responsable de la Lettre aux Amis, bulletin d’information sur les Missionnaires d’Afrique (Pères Blancs), il est également membre de l’équipe d’animation du Centre Afrika situé au centre-ville de Montréal. Il détient un baccalauréat en théologie de l’UQTR (1980) et un certificat d’étude en missiologie du Missionary Institute of London, England (1987). Il a vécu vingt-cinq ans en Afrique soit dix ans au Congo (RDC), dix ans au Malawi et cinq ans en Zambie. Membre du regroupement de PolySeSouvient, il rédige un blogue principalement dédié au contrôle des armes à feu au Canada. 

Marie-Claude Lalondeadministratrice

Marie-Claude Lalonde est directrice nationale de l’organisme Aide à l’Église en Détresse Canada depuis près de 25 ans. Elle est diplômée en droit et gestionnaire. Elle s’est spécialisée en collecte de fonds depuis son arrivée à Aide à l’Église en Détresse. Elle est aussi communicatrice, chroniqueuse radio, conférencière et autrice. Elle a été présidente de Radio VM, du Centre culturel chrétien de Montréal et administratrice au sein du conseil d’administration de Communications et Société/ Médiafilm. 

OFFRE D’EMPLOI 2025

Coordonnateur ou coordonnatrice

L’Association des médias catholiques et œcuméniques (AMéCO) est présentement à la recherche d’une personne pour combler un poste à temps partiel de coordonnateur ou coordonnatrice, ce qui représente environ 100 heures par année. 

Vous êtes très autonome et débrouillard(e) sur les outils web? Vous aimez le travail d’équipe et le service à la clientèle? Ce poste est pour vous si vous aimez faire une différence pour une organisation, au rythme d’environ deux heures par semaine, principalement en télétravail. Un congrès annuel fin octobre offre la joie d’une rencontre en présentiel avec les membres de l’association.

Qualifications

Études ou expérience en secrétariat et bureautique, en communication, en marketing, en administration, ou une expérience pertinente liée au domaine de la coordination au sein d’organismes ou d’entreprises.

Compétences recherchées

  • Maîtriser les outils informatiques et la suite Office. Aisance pour le travail sur le Web (environnement Google, courriels, mise à jour de sites web, réseaux sociaux). La connaissance de la plateforme Yapla serait un atout (une formation sera offerte).
  • Maîtriser la langue française (autant à l’oral qu’à l’écrit) ;
  • Être autonome, capable de faire une planification et une organisation du temps de travail en fonction des priorités établies ;
  • Savoir rédiger dans ces styles rédactionnels : journalistique, de relations publiques, promotionnel, formats réseaux sociaux ;
  • Familiarité avec le vocabulaire et les réalités ecclésiales ;
  • Être capable de travailler en équipe ;
  • Faire preuve d’honnêteté et d’intégrité ;
  • Manifester un grand respect envers les bénévoles impliqués et être reconnu(e) pour offrir un service à la clientèle attentionnée.

Responsabilités

Sous la responsabilité du président du Conseil d’administration et de l’exécutif du conseil, la personne retenue devra :

  • Traiter la correspondance courriel sur une base hebdomadaire ;
  • Offrir une assistance aux membres pour la gestion de leur dossier d’adhésion ou de soumission de prix sur la plate-forme Yapla ;
  • Rédiger des textes mettant en valeur le travail des membres de l’association. Pour cela, communiquer pro-activement avec les membres et rechercher des contenus intéressants. Obtenir des images pouvant illustrer les contenus ;
  • Mettre en ligne des textes sur le site web (plateforme Yapla) et décliner ces contenus sur les réseaux sociaux ; 
  • Préparer et envoyer des infolettres périodiques réunissant l’information que le CA souhaite transmettre (via plateforme Yapla) ;
  • Participer à certaines rencontres du CA, pour favoriser la collaboration, le partage d’idées, la priorisation ; 
  • Production et envoi des cartes de presses de l’AMéCO ;
  • Préparer les documents pour le congrès annuel (listes d’inscriptions, dossiers, cocardes…) ; 
  • Être présent au congrès annuel, au moins en partie ;
  • Assumer toute autre tâche connexe.

Conditions de travail

  • Principalement en télétravail.
  • La répartition du travail est d’environ 1 h de suivis courriels et soutien aux membres chaque semaine, 1 h de gestion des communications (web, réseaux sociaux, infolettre occasionnelle…), 2 heures de réunion ou formation par mois, une réunion d’une journée en présentiel dans l’année, un congrès de deux jours en présentiel. Un peu plus de travail à l’approche du congrès annuel fin octobre.
  • Être disponible le jour (le soir sur demande seulement) ;
  • Entrée en fonction : dès que possible
  • Salaire : à discuter selon la formation et l’expérience

Faire parvenir votre curriculum vitae et une lettre de motivation à :

Valérie Roberge-Dion, Présidente du CA de l’AMéCO

  ameco.medias@gmail.com

Ma brève visite à Toronto du 8 au 12 octobre 2025

Je n’avais pas remis les pieds à Toronto depuis quarante ans. J’ai un vague souvenir de la Tour du CN qui, à l’époque, était la plus haute structure autoportante au monde. Elle a résolu les problèmes de signal de télévision causée par les gratte-ciels. Je me demande à quoi peut servir la Tour du CN depuis que les signaux numériques terrestres, par câble ou par satellite, ont remplacé les signaux analogiques. Quoi qu’il en soit, la Tour du CN attire de nombreux touristes.

Paul Johnston
Notre maison

Mon confrère Paul Johnston m’a guidé dans cet enchevêtrement de gratte-ciels qu’est maintenant devenu Toronto. Régulièrement, nous voyons des affiches illustrant la construction prochaine de nouvelles tours d’habitation. La densification s’intensifie.

Nous prenons le métro à la station Keele sur la ligne verte située à dix minutes de marche de notre maison.

Nous prenons ensuite la ligne jaune à la station St-George pour descendre à la station Queen’s Park.

Queen’s Park

Nous longeons l’Avenue Université. Près des Jardins d’Osgoode Hall, j’aperçois un écriteau indiquant l’emplacement de ce qui deviendra une nouvelle ligne de métro.

Jardins d’Osgoode Hall

Il s’agit d’un investissement de 70 milliards pour un total de 15 nouvelles stations. Comparativement, le prolongement de la ligne bleu à Montréal avec cinq stations et un budget de cinq milliards semble être peu de chose.

Voici d’autres photos du centre-ville de Toronto en route vers la Tour du CN.

Et une vue de Toronto du sommet de la Tour du CN.

Revenons en arrière. Le lendemain de mon arrivée le 8 octobre, j’ai découvert un petit parc appelé le ‘Lithuania Park’.

Mais, il faut se rendre plus au sud pour découvrir le ‘High Park’. Je n’ai pas eu le temps d’explorer l’ensemble du vaste parc ; tout ce que j’ai vu, c’est sa section nord.

En quelques mots, ce parc est une donation familiale de John et Jemina Howard à la ville de Toronto en 1873, qui permet la préservation d’un rare écosystème dans un parc naturel unique.

L’engagement d’un missionnaire blogueur

Je suis comme vous, j’utilise Facebook, même si je n’aime pas cette plateforme numérique. En effet, il est extrêmement difficile de trouver à nouveau des informations ou des documents que j’ai déjà publiés sur ce réseau social. Pour pallier ce problème, j’ai créé des blogues sur lesquels je peux facilement enregistrer des événements, des liens ou des nouvelles.

L’un de ces blogues a été créé en 2012 alors que je publiais des informations concernant la Southern Africa Province (PAC) sur le site Web www.mafrsaprovince.com. À ce moment, j’étais secrétaire provincial à Lusaka.

Bien qu’il soit toujours accessible aujourd’hui, ce blogue n’a pas été mis à jour depuis 2022. Il continuait pourtant de recevoir quotidiennement environ 50 visites, principalement de la part des jeunes confrères en formation.

Michael Chilufya Sata

Saviez-vous que, lors de la fête nationale zambienne, célébrée le 24 octobre 2012, le président de ce pays, Michael Chilufya Sata, a mis en lumière les réalisations remarquables de 18 personnes qui ont grandement contribué à son développement. Parmi elles se trouvait notre confrère Léopold Lalonde1 qui s’était installé en Zambie le 1er octobre 1956.

Ce blogue fournissait également des liens vers d’autres missions, telles que Faith and Encounter Centre Zambia (FENZA) en Zambie, le Centre for Social Concern (CFSC) de Kanengo au Malawi, The Kungoni Centre of Culture and Art au Malawi, le Centre Nazaré au Mozambique, les Sœurs Missionnaires Notre-Dame d’Afrique (SMNDA) et les Missionnaires d’Afrique à Rome. Certains autres liens ont disparu. Que deviendra le blogue de la SAP, dont la photo du « nouveau » Conseil Général qui y figure date de 2016 ?

L’Espace Perso de Serge (www.sergestarno.com)

Maintenir un blogue nécessite une vigilance constante pour trouver des informations pertinentes. De plus, le blogueur doit continuer de se tenir au courant des dernières tendances en matière de technologie numérique, qui évoluent constamment. Une fois qu’il aura maîtrisé son logiciel, le choix des nouvelles deviendra l’élément principal de la ligne éditoriale.

Bien que mon texte aborde plusieurs thèmes, je suis convaincu qu’il témoigne fidèlement de mon engagement envers la mission. J’ai donc choisi comme sous-titre : « Missionnaire sans limites ».

En menant vos investigations, vous trouverez des articles de presse sur divers sujets, des liens vers des émissions de télévision ou de radio, des conférences, des vidéos et mes propres écrits, dont plusieurs ont été publiés dans la presse canadienne, francophone et anglophone.

J’aborde souvent le thème du contrôle des armes à feu au Canada. Pourquoi ? Ma famille a été profondément touchée par la mort violente de ma sœur Annie, âgée de 23 ans, le 6 décembre 1989. Alors qu’elle assistait à son dernier cours à l’École polytechnique de Montréal, un jeune homme a tué 14 femmes avec une arme semi-automatique.

Cette tragédie a poussé les familles des victimes à s’unir pour demander l’interdiction totale de ces armes de guerre sur le marché canadien de la vente d’armes à feu. À l’époque, une pétition signée par plus de 500 000 Canadiens a été soumise dans ce but.

Il a fallu 35 ans de combat acharné pour convaincre le gouvernement canadien d’instaurer un programme d’acquisition de toutes les armes à feu semi-automatiques de type militaire, après avoir interdit leur importation, leur fabrication et leur utilisation. Ces armes sont redoutables et destructrices2. Il est clairement démontré que le nombre de décès par arme à feu est directement proportionnel à la quantité d’armes en circulation. Plus il y a d’armes à feu disponibles, et en particulier d’armes semi-automatiques, plus le nombre de morts augmente. Une part importante des victimes sont des femmes et des enfants.

Quelques statistiques

J’ai assez peu publié sur mon blogue entre 2011 et 2017. Cependant, depuis cette période, leur nombre a considérablement augmenté pour atteindre plus de 520. En ce qui a trait au nombre de visites, je compte environ dix à quinze personnes par jour, et plus de 68 700 visites au total. Il est important de noter que chaque visiteur peut effectuer plusieurs visites en lisant différents articles.

Les thèmes

L’Afrique occupe une place de choix sur mon blogue. Il comporte aussi des articles sur le dialogue interreligieux, des témoignages chrétiens et des liens vers le Centre Afrika de Montréal. Avec leur consentement, j’ai aussi intégré des écrits de confrères missionnaires dans ce blogue. J’ai également rédigé plusieurs articles de réflexion sur l’Église au Québec, en tenant compte de son contexte sociohistorique.

Ceci représente une manière différente de continuer ma mission, après 25 ans de vie missionnaire en Afrique.

Quels résultats ?

En définitive, l’audience des lecteurs est relativement restreinte, mais elle est néanmoins présente sur les moteurs de recherche du web. Les lecteurs viennent de divers horizons, notamment le Burkina Faso (501), le Brésil (509), la Belgique (570), l’Italie (671), la Zambie (1,022), l’Allemagne (1,333), la République Démocratique du Congo (1,810), la France (4,517), les États-Unis (6,390) et le Canada (42,607). De plus, je compte 101 abonnés qui reçoivent automatiquement mes publications.

Quel avenir ?

Qui peut vraiment prédire l’avenir ? En vérité, cela n’a pas réellement d’importance. Sauf si vous décidez de vous lancer dans le métier « d’influenceur » et que vous ne faites rien d’autre, un blogue personnel ne peut pas avoir une grande audience. Ce qui est crucial, c’est la capacité de créer des liens entre les gens en partageant un sujet d’intérêt commun.

Contrôle des armes à feu

Mon implication dans la question du contrôle des armes à feu au Canada revêt une dimension politique positive. Je continue d’investir de mon temps pour soutenir le regroupement de PolySeSouvient3 et pour dénoncer le lobby puissant des armes à feu Cela correspond, me semble-t-il, à notre charisme, et c’est une manière de perpétuer l’héritage politique du cardinal Lavigerie qui s’est fermement positionné contre la traite des esclaves.

Je vous encourage à explorer mon blogue en visitant la page « À propos » et à vous abonner. J’ai hâte de lire vos commentaires.

Par Serge St-Arneault, Petit Écho de la Société des Missionnaires d’Afrique, 2025 / 07, No 1163, Italie, pp 431 – 434


  1. Lien : The President’s Insignia of Mercy attributed to Léopold Lalonde: https://mafrsaprovince.com/index.php/2012/12/30/the-presidents-insignia-of-mercy-attributed-to-leopold-lalonde/. Léopold Lalonde est décédé le 10 mars 2017 à Sherbrooke, Canada, à l’âge de 89 ans. ↩︎
  2. À ce jour, le 11 octobre 2025, la bataille ne semble pas encore gagnée. Voir le lien suivant : Contrôle des armes sonnent l’alarme qu’à défaut de la part du gouvernement Carney d’interdire la vente d’armes d’assaut SKS, le programme fédéral de rachat se soldera par un gaspillage d’argent des contribuables. ↩︎
  3. PolySeSouvient est une organisation canadienne de défense du contrôle des armes à feu, fondée en réponse à la tuerie de Polytechnique en 1989 : https://polysesouvient.ca. ↩︎

Cinquième anniversaire du décès de Joyce Echaquan, 28 septembre 2025

Trois-Rivières, 28 septembre 2025

J’ai assisté à l’hommage offert à Joyce Echaquan dans le cadre du colloque et hommage à Joyce organisé au centre des congrès de l’hôtel delta de Trois-Rivières les 27 et 28 septembre 2025.

De fait, il s’agissait d’une cérémonie de recueillement, d’allocutions et de remerciements. J’ai été édifié par la simplicité et le témoignage de deux aînés, Mary Coon et Marcel Petiquay.

« Trop longtemps soumis, il est temps d’arrêter d’être des victimes. La décision est prise. Nous nous levons et réclamons nos droits. On ne peut pas effacer le passé et les violences, les agressions physiques et l’interdiction de parler notre langue maternelle, comme nous l’avons vécu dans les pensionnats. Aujourd’hui, nous nous relevons et retrouvons notre fierté avec l’aide du Créateur. Notre thérapie collective s’inscrit dans un cheminement spirituel. En marchant sur notre territoire, c’est-à-dire en reprenant possession de notre héritage ancestral, nous marchons ensemble vers notre guérison. »

Œuvre de Eruoma Awashish, artiste Atikamekw Nehirowiskwew d’Opitciwan. Titre : Justice pour Joyce 2020.

Plusieurs personnes ont pris la parole dont des membres de la famille, Jennifer Petiquay-Dufresne du Bureau du Principe de Joyce, Hon. Michèle Audette, sénatrice,Hon. Mandy Gull-Masty, ministre des Services aux Autochtones, Chef régional Francis Verreault-Paul (APNQL), Grand chef Constant Awashish (Conseil de la Nation Atikamekw), Chef Sipi Flamand (communauté Atikamekw de Manawan) et le regroupement des ambassadaires du Principe de Joyce. Des prestations musicales ont également été présentées dont celles de Maya Cousineau-Mollen, Beatrice Deer et de Mikon Niquay-Ottawa.

Le Principe de Joyce

J’ai cru comprendre que Joyce Echaquan aimait le violet, couleur maintenant associé à la couleur de sa spiritualité. Néanmoins, le Principe de Joyce a nettement dominé les discours.

Document complet PDF

Or, pour le moment encore, les gestes du gouvernement québécois sont d’ordre symbolique. La réconciliation tant souhaitée entre nos peuples doit s’accompagner de geste concret. Le Principe de Joyce a pour finalité de permettre aux Attikamek, ainsi qu’aux autres nations autochtones, de faire leurs propres choix. Pour y parvenir vraiment, une volonté politique doit admettre l’existence d’un racisme systémique et la combattre.

L’héritage de Joyce Echaquan est l’éveil d’une conscience collective globale sur le racisme. Ce travail de conscientisation continu. Notre motivation est d’y parvenir en mémoire de Joyce.

LIENS

Des cérémonies pour préserver la mémoire de Joyce Echaquan, cinq ans après sa mort

Des cérémonies ont eu lieu au Québec pour rendre hommage à Joyce Echaquan, une Atikamekw de 37 ans morte dans des circonstances troublantes il y a cinq ans dans un centre hospitalier de Joliette. L’affaire avait choqué le Québec en exposant les mauvais traitements dont peuvent être victimes les Autochtones dans les établissements de santé. Aujourd’hui, malgré des progrès, l’équité est encore loin d’être atteinte au Québec, qui ne reconnait toujours pas le racisme systémique malgré les appels d’organismes à le faire.

Cinq ans après la mort de Joyce Echaquan, « le temps des excuses est terminé »

Autre lien : Espace Perso de Serge

Non Au Racisme Systémique

Constant Awashish Ma première rencontre avec Constant Awashish remonte au mois d’octobre 2018 à La Tuque lors du Festival de chasse du Haut St-Maurice. Ce beau moment a eu lieu à l’hôtel de Ville grâce à l’invitation du maire Pierre-David Tremblay.

Sur la photo, on reconnaît Pierre-David Tremblay, maire de La Tuque, Michel Sylvain, maire de La Bostonnais, Adama Daou, Constant Awashish et Danny Chilton, du Conseil de la nation atikamekw, le père Serge St-Arneault, Cathy Mbuyi Tzaisweka, Jean-Marie Mousenga et Larry Bernier, maire de Lac-Édouard.

Deuxième fois, ce fut à Montréal le 26 novembre 2018 lors d’un événement organisé par la Ligue des droits et libertés au sujet du système d’intervention d’autorité atikamekw (SIAA) et son application.

C’est la troisième fois aujourd’hui que je croise le grand chef du Conseil de la Nation Atikamekw. Nous en avons profité pour nous rappeler nos souvenirs.

Constant Awashish et Serge St-Arneault

Le legs de Joyce

Texte et photos : Marie-Laure Josselin, Publié le 27 septembre 2025 – Radio-Canada, Récits numériques

Personne n’aurait l’idée d’enlever la peinture de Pierrette faite sur les vitres du Centre d’amitié autochtone de Lanaudière (CAAL) après l’événement, le drame, l’électrochoc. Trois femmes en habit traditionnel de dos dessinées avec la mention Justice pour Joyce qui rappellent ce qu’il s’est passé il y a cinq ans. Un prénom qui a marqué bien plus que ce coin de pays et la communauté atikamekw.

C’est un rappel pour dire qu’on n’a pas oublié, rappeler à la communauté qu’on est à la recherche de justice. On a fait de grands pas en avant avec la grande inspiration, le sacrifice de Joyce Echaquan. Personne ne devrait en faire un, résume la directrice du Centre d’Amitié Autochtone de Lanaudière (CAAL), Jennifer Brazeau, contenant difficilement ses larmes.

Quel chemin parcouru depuis la mort de Joyce Echaquan?

30 septembre 2025. L’INFO

C’est un drame qui a secoué le Québec et provoqué une prise de conscience collective quant au racisme envers les populations autochtones. On soulignait dimanche le cinquième anniversaire de la mort de Joyce Echaquan, une mère de famille de la nation atikamekw, dans des circonstances atroces au Centre de santé de Joliette, dans Lanaudière. Elle n’avait que 37 ans. Cette tragédie a mené à l’adoption de mesures pour assurer aux membres des Premières Nations un accès sans discrimination aux services sociaux et de santé. Yasmine Khayat dresse un portrait des réalisations accomplies et du chemin qui reste à parcourir.

Danse de la paix au Belvédère Kondiaronk

Le Belvédère Kondiaronk est un hommage à l’un des principaux artisans de la Grande Paix de Montréal de 1701. « Aujourd’hui (…) le soleil a dissipé tous ses nuages pour faire paraître ce bel Arbre de paix qui était déjà planté sur la montagne la plus élevée de la terre. » (Paroles attribuées à Kondiaronk (vers 1649 – 1701).

Trois cent vingt-quatre ans plus tard, le 21 septembre 2025, le soleil a de nouveau dissipé tous ses nuages sur la montagne. Le point de vue n’est cependant plus le même. Où est donc passé cet Arbre de paix dont parlait Kondiakonk ? Est-ce que, symboliquement, ce sont tous ces gratte-ciel qui pullulent au pied de la montagne ?

Quelques centaines de personnes de tout âge sont rassemblées ce jour-là pour la Danse de la paix, une initiative du Mouvement de paix fondé par Catherine Boulos[i].

En quelques mots

La Danse de la paix est propulsée par une intention aussi humble que grandiose :

  • Unir le Monde par une danse interculturelle pour la paix.
  • Il s’agit d’une courtepointe de mouvements, symboles de paix, enracinés dans des cultures et sagesses des quatre coins du monde.
  • ​Elle offre une voie pour manifester, tous ensemble, notre engagement envers une plus grande paix intérieure, avec les autres et avec la Nature.
  • Elle voyagera autour du monde pour semer un message de paix et d’unité.

Ce jour-là

Le Mont-Royal ne paraît pas très imposant sur la carte de Montréal, mais ses sentiers sont nombreux. Il m’a fallu plus d’une demi-heure pour me rendre de l’arrêt d’autobus de l’avenue des Pins au sommet. Oui, c’est vrai, j’ai pris un détour par le Chemin Olmsted, qui, soit dit en passant, part dans toutes les directions. Cela m’a permis de voir le Lac aux Castors.

L’événement du jour

L’endroit est non seulement symbolique, car il est associé à la paix depuis trois cents ans, mais il est magnifique. Des vacanciers de diverses nationalités sont déjà présents, et une ambiance sereine règne. L’organisation est en place, avec des stands d’accueil. Après une brève présentation et une explication du sens des différents mouvements de danse, Catherine Boulos guide la foule d’une voix calme et avec un large sourire.

Les premiers gestes de présentation de la paix en direction des divers points cardinaux m’ont profondément touché. Nous avons uni nos efforts pour apporter la paix dans le monde, en partant de nos propres cœurs, de nos corps, de nos regards et de nos paroles. Offrir la paix commence par soi-même, dans un état d’apaisement. C’est un acte d’amour.

J’ai ensuite pris conscience que je suis souvent déconnecté de mon corps. Mon travail et mes responsabilités me contraignent à rester constamment dans un état d’éveil intellectuel. Mais, là-haut, sur cette montagne, j’ai fait une pause salutaire. Danser au milieu d’une foule invite à la confiance mutuelle. Finalement, après avoir dansé, je suis resté dans un état de bien-être profond. Attendre sans raison particulière n’est pas une source de frustration, mais un instant de « présence » agréable.

LIENS


[i] Fondatrice de Mouvement de Paix, Catherine Boulos, est animée par la profonde conviction qu’ensemble on peut changer le monde… un pas à la fois. ​Catherine danse avec la Vie et cultive la Paix en elle et autour d’elle au quotidien.  Au fil de sa route, elle sème sourires, bienveillance et pas de danse. Enfant du métissage, elle porte le rêve de cocréer une danse mondiale pour la Paix. Depuis 2016, Mouvement de paix a collaboré et produit de multiples activités citoyennes visant à renforcer le soutien social, faire vivre des moments de joie collective et agir pour cultiver la paix en soi et autour de soi.  

Marche pour la Paix et la Réconciliation (Quatrième édition – 6 septembre 2025)

D’un cœur nouveau naît la paix. Un pas pour la paix, un avenir pour tous.

Un petit groupe de marcheurs s’est retrouvé au parc Walter-Stewart un peu avant 9 h 00 pour le début de la marche. Celle-ci a emprunté la rue d’Iberville jusqu’à la rue Notre-Dame pour bifurquer sur le boulevard René-Lévesque Est jusqu’à la cathédrale. Le Service de Police de la Ville de Montréal (SPVM) a accompagné les marcheurs avec grand professionnalisme, particulièrement aux intersections.

Certains se sont joints au groupe le long du parcours, mais un plus grand nombre a participé à la messe présidée par Mgr Christian Lépine. D’ailleurs, les chants liturgiques, magnifiquement animés, soutenaient sans cesse le thème de la paix.

MILLE COLOMBES

Que la paix soit sur le monde
Pour les cent mille ans qui viennent !
Donnez-nous mille colombes
À tous les soleils levants !
Donnez-nous mille colombes
Et des millions d’hirondelles !
Faites un jour que tous les hommes
Redeviennent des enfants !
De Mireille Mathieu

Conférence précédant la messe

Le père Médard Kwango, CMF, curé de Notre-Dame d’Anjou et vicaire épiscopal, a intitulé sa conférence ; d’un cœur nouveau naît la paix. Un pas pour la paix, un avenir pour tous. Entre autres, il a souligné que la Marche de la Paix et de la Réconciliation n’est qu’à sa quatrième année. C’est son souhait que des milliers de marcheurs se joignent à cet événement annuel dans les prochaines années. Il espère aussi que l’exemple de Montréal sera copié ailleurs dans le monde.

Événement organisé par Artisan de Paix en collaboration avec la Cathédrale Marie-Reine-du-Monde

Un pas vers la paix, un avenir pour tous !

Comme la montre si joliment notre bande dessinée, la paix commence par l’écoute, le respect et la volonté de construire un monde meilleur ensemble. C’est exactement ce que nous célébrerons lors de la 4e édition de la Marche de la Paix et de la Réconciliation !

Objectif de la marche.

  • Sensibiliser contre les guerres, les violences, les injustices, et les crimes contre l’humanité, commis contre des populations civiles sans défense, notamment les femmes et les enfants à travers le monde.
  • Mobiliser les masses autour de la fraternité et de la solidarité pour un monde harmonieux et respectueux des différences.
  • Œuvrer pour la justice et la paix.

Montréal 2024 – Au-delà du Festival

Par Jazz Police, 21 mai 2025 avec autorisation de traduction et publication.

Cet article a d’abord paru dans la revue « Jazz Police ».

Chaque été, pendant le Festival International de Jazz de Montréal, la ville s’anime d’une foule d’événements musicaux qui se poursuivent bien après la fin du festival. L’un d’eux a eu lieu le dimanche 30 juin 2024.

Le professeur Norman Cornett, expert renommé en études religieuses et amateur d’art, est également passionné de musique. Il a récemment organisé une messe inspirée du jazz ainsi qu’une exposition artistique intitulée « Jjaazexpo » au Centre Afrika. Cette organisation caritative aide les nouveaux arrivants africains à s’intégrer dans la communauté montréalaise. Le bâtiment abrite également des missionnaires à la retraite. Pour en savoir plus, veuillez consulter le site web : www.centreafrika.com.

Professeur Norman Cornett © Kevin R. Mason

Le professeur Cornett a abordé la question de la diversité, notant que les membres du public venaient de divers horizons culturels et parlaient différentes langues. Il a exprimé sa gratitude envers le public pour l’accueil chaleureux réservé à l’exposition. Il a expliqué que celle-ci avait été conçue en collaboration avec des artistes originaires de tous les coins du globe. Le thème central de la messe de jazz et de l’exposition était l’exploration de la relation entre le jazz et la spiritualité.

Père Serge St-Arneault © Kevin R. Mason

Pendant la cérémonie, le père Serge St-Arneault, qui présidait, a expliqué que le style musical choisi, le jazz, mettait l’accent sur l’improvisation. Par conséquent, il n’était pas impossible qu’il y eût des improvisations durant cette messe. Il a aussi abordé l’importance de l’harmonie dans les arts et la musique, ainsi que la puissance de la prière.

Susie Arioli © Kevin R. Mason

En 2009, la diva du jazz, Susie Arioli, a été récompensée du prix Oscar Peterson lors Festival International de Jazz de Montréal. Ce prestigieux prix met en lumière les artistes qui ont marqué de leur empreinte l’essor du jazz canadien. Pour débuter sa performance, elle a entonné avec brio et sans accompagnement musical, la célèbre chanson « Stormy Weather ».

Ensuite, on a diffusé un diaporama, suivi d’un hymne magnifique célébrant la bonté de Jésus-Christ, sa miséricorde pour les humains. La cérémonie s’est continuée avec une performance inspirée d’un rituel congolais. Un chant captivant en swahili, « Sifa Kwa Mungu », qui se traduit par « Gloire à Dieu », a retenti, ainsi que des danses entraînantes. Finalement, le père St-Arneault a conclu la séance par une fervente prière.

Le professeur Cornett a lu avec beaucoup d’émotion le psaume 30. Par la suite, le père St-Arneault a présenté l’écrivain et poète H. Nigel Thomas, qui a exprimé sa gratitude envers le professeur Cornett pour avoir organisé cette rencontre. Il a débuté avec le poème « They Call It Human », puis il a enchaîné avec « Apartheid ».

 Dr. H. Nigel Thomas. © Kevin R. Mason

Il a affirmé que l’apartheid semblait prendre fin vers le milieu des années 1990, mais il a remarqué que, malheureusement, nous en sommes à nouveau témoins dans certaines tragédies actuelles à travers le monde. Son poème, intitulé « I Am Not Your Negro », est une référence au long métrage éponyme réalisé par Raoul Peck, qui met en scène les écrits de James Baldwin. Ses performances poétiques étaient remarquables, suscitant profondeur et réflexion.

Le père Cornett a lu un extrait de la deuxième épître aux Corinthiens, au chapitre 8. Il a ensuite demandé au père St-Arneault de lire l’Évangile en anglais et en français, avec des « Alléluia » entonnés à intervalles réguliers. Le père St-Arneault a également abordé des préoccupations mondiales telles que le changement climatique, en soulignant que Jésus avait vécu à une époque difficile, marquée par la violence et les conflits.

Il a souligné que la mission de Jésus consiste à nous élever, et qu’il est crucial pour nous de saisir l’importance du pardon des fautes. Les chrétiens doivent demeurer fermes dans leur foi en dépit des perturbations et des angoisses qui assaillent le monde. Il a affirmé que notre mission consiste à nous apporter mutuellement du soutien, à tendre la main aux gens avec confiance, et à nous relever lorsque nous tombons. Malheureusement, notre foi se trouve trop souvent endormie, il est donc crucial que nous la ramenions à la vie. Il a demandé aux personnes présentes de partager leurs prières et la plupart d’entre elles étaient des prières pour la paix.

Le professeur Cornett a invité à nouveau Susie Arioli, déclarant : « C’est vraiment du jazz, à bien des égards. » Avant de reprendre le microphone pour une seconde chanson, Arioli a partagé son point de vue selon lequel, si les hommes abandonnent leur domination, nous pourrions tous communiquer harmonieusement. Elle a ensuite chanté une merveilleuse ballade intitulée « Now I Know », avec une touche de jazz captivante.

Père Serge St-Arneault prepares communion © Kevin R. Mason

Le père St-Arneault a conduit les participants dans la prière eucharistique et il a conduit l’auditoire dans la récitation du « Notre Père » en déclarant : « Nous formons une seule entité, car nous partageons un lien spirituel profond. » Ensuite, M. St-Arneault a offert le pain consacré à l’assemblée.

 Père St-Arneault & Rev. Joseph Tuitt © Kevin R. Mason

M. Cornett a chaleureusement accueilli Susie Arioli pour une troisième prestation en soulignant que chanter a cappella, c’est tout mettre en jeu, sans aucun accompagnement musical. Arioli a interprété « Spring », imprégnant la chanson d’une énergie dynamique. Le révérend Joseph Tuitt, un photographe américain couvrant le Festival International de Jazz de Montréal (FIJM), a eu l’honneur d’offrir une bénédiction pour conclure l’événement.

Avant de commencer, il a exprimé sa gratitude envers ceux qui l’ont invité. Il a profité de cette occasion pour exhorter tous ceux présents à remplir leurs cœurs de foi en passant une belle journée. De plus, il les a exhortés à admirer les chefs-d’œuvre artistiques exposés, car, selon lui, l’art constitue une forme d’expression spirituelle matérialisée.

Inauguration officielle de la Place des Montréalaises, Montréal, 16 mai 2025

Par Serge St-Arneault, M.Afr

Nous attendons le dévoilement officiel de la Place des Montréalaises depuis septembre 2018. Après plusieurs reports, le jour tant attendu a eu lieu ce matin.

Mon confrère Julien Cormier m’accompagne. Il a très bien connu ma sœur Annie à la fin des années 70. Il a pris une photo d’une affiche électronique dans la station de métro Champ-de-Mars, tout juste à côté du CHUM, qui illustre l’endroit où a lieu l’événement. Un soleil de plomb nous tombe dessus bien avant 10h00. Il y a encore peu de monde. Pour cette occasion, je porte une chemise qui m’a été offerte par une amie burkinabé, Lucie Coulibaly, en solidarité avec le peuple du Burkina Faso.

Les journalistes et caméramans s’installent vers la pointe sud de la place. J’y retrouve Heidi Rathjen, coordinatrice de PolySeSouvient.

Quelques minutes plus tard, Catherine Bergeron, Jim Edward et Nathalie Provost nous rejoignent pour une prise photo.

Presque trente-cinq ans se sont déroulés depuis la tragédie du 6 décembre 1989 à la Polytechnique de Montréal. Aujourd’hui, en plus de sept illustres femmes qui ont profondément marqué l’histoire de Montréal, les quatorze victimes du féminicide de la Poly figurent également sur le monument qui leur est dédié. Celui-ci est un imposant miroir.

Noms de 7 pionnières de la métropole, issues de différents domaines et différentes époques :

  • Myra Cree (1937-2005) – Culture et communications – autochtone d’origine mohawk qui s’est démarquée dans le domaine des communications, notamment en devenant la première femme à occuper le poste de chef d’antenne au Téléjournal de Radio-Canada.
  • Jessie Maxwell-Smith (1920-2000) – Éducation et développement social – enseignante de la Petite-Bourgogne qui a contribué à ce que la communauté noire de Montréal ait accès à une éducation de qualité.
  • Agnès Vautier (1896-1976) – Sports et loisirs – hockeyeuse du Western de Montréal, l’équipe imbattable en 1917.
  • Ida Roth Steinberg (1885-1942) – Affaires et économie – femme d’affaires, immigrante juive Hongroise, qui a fondé à Montréal la première épicerie Steinberg.
  • Idola Saint-Jean (1880-1945) – Démocratie et société – féministe québécoise, militante pour le droit de vote des femmes.
  • Harriet Brooks (1876-1933) – Sciences et éducation – première physicienne nucléaire canadienne.
  • Jeanne Mance (1606-1673) – Santé et administration – Fondatrice de Montréal.

Inauguration de la place des Montréalaises et de la place Marie-Josèphe-Angélique. La cérémonie a débuté vers 11h00 avec l’arrivée de la mairesse Valérie Plante et de plusieurs femmes marquantes, dont Yvette Bonny, Elisapie Isaac, France Charbonneau, Léa Cousineau, Kim Thúy et Lesley Chesterman. Elles avaient reçu plus tôt les insignes de l’Ordre de Montréal. Pauline Marois et Janette Bertrand ont également reçu cette distinction main n’étaient pas présentes au moment de la cérémonie.

La conceptrice du projet, Patricia Lussier, architecte paysagiste chez Lemay, accompagnait également ces femmes.

Le miroir Situés près de l’avenue Viger-Est, des noms sont gravés dans un immense miroir, illustrant d’un côté « le talent de sept pionnières » et, de l’autre, « 14 femmes à qui on a volé la vie. » (Mme Plante)

Que dire de plus ?

Tout en reconnaissant l’importante contribution des femmes qui ont façonné notre société, il me semble que cet événement s’inscrit parfaitement dans le prolongement de nos efforts pour dénoncer le féminicide.

À ce titre, PolySeSouvient, composé de femmes et d’hommes, de sœurs et frères, de mères et pères, d’étudiantes et étudiants de deux et même trois générations, espère vivement voir l’aboutissement de sa lutte pour un meilleur contrôle des armes à feu au Canada, incluant le bannissement complet de la vente et possession d’armes d’assaut de type militaire.

AUTRES LIENS

Place des Montréalaises

Des aménagements qui célèbrent la place des femmes

Un meilleur contrôle des armes à feu commence avec le bulletin de vote

POINT DE VUE / Alors que les électeurs se rendent aux urnes pour élire le prochain gouvernement fédéral, la sécurité de nos communautés et la prévention des fusillades de masse, des féminicides et des suicides sont des enjeux électoraux majeurs.

Heidi Rathjen, Diplômée de Polytechnique et coordonnatrice de PolySeSouvient

Serge St-Arneault, Frère d’Annie St-Arneault (décédée en 1989 à Polytechnique)

La semaine dernière, PolySeSouvient a partagé avec les Canadiens son analyse des actions et promesses des partis politiques. Le collectif estime que les mesures essentielles de contrôle des armes à feu ont le plus de chances d’être réalisées sous un prochain gouvernement libéral.

En tant que chef libéral, M. Carney a promis d’achever le programme de rachat des armes d’assaut. Il a également promis de mettre en œuvre les mesures adoptées dans le cadre du projet de loi C-21, dont la révocation automatique du permis de possession d’arme d’une personne trouvée coupable de crimes violents ou qui fait l’objet d’une ordonnance de protection liée à la violence conjugale ou au harcèlement criminel. Il s’est également engagé à améliorer la capacité de la GRC à tracer les armes utilisées pour commettre des crimes.

En revanche, le leader conservateur, M. Poilievre, a promis d’abroger toutes les mesures de contrôle des armes adoptées par le gouvernement Trudeau. Cela inclut la loi C-21 qui retire automatiquement les armes à feu aux agresseurs conjugaux et gèle les ventes d’armes de poing, ainsi que le projet de loi C-71 qui rétablit les registres de ventes commerciales et exige la vérification du permis d’un acheteur potentiel.

Plus inquiétant encore, M. Poilievre – qui a voté contre toutes les mesures de contrôle des armes depuis qu’il a été élu député il y a 21 ans – s’est engagé à annuler l’interdiction des armes d’assaut qu’il qualifie de simples «fusils de chasse». Ces armes posent indéniablement un danger majeur pour la sécurité publique. Notons que les chasseurs ont encore le choix entre près de 20 000 modèles de carabines et de fusils qui demeurent légaux.

Le leader conservateur propose aussi une tolérance zéro envers les activités illicites, y compris la prison à vie pour cinq chefs d’accusation ou plus d’importation ou d’exportation de dix armes à feu illégales ou plus, de même que «la Loi des trois coups» à l’américaine. Bien qu’un châtiment approprié soit un objectif louable, des peines plus sévères ne découragent généralement pas la criminalité, en particulier dans les cas de crimes passionnels, tels les homicides conjugaux, ou de crimes motivés par la haine, comme les tueries de masse qui se terminent souvent par un suicide.

La prévention devrait être la priorité absolue, et non la punition, qui arrive après que le mal est fait.

Si le problème du trafic d’armes dans les grands centres urbains comme Toronto est réel et mérite l’attention des autorités, les données probantes montrent que, à travers le pays, la plupart des armes saisies par la police et jusqu’à la moitié des armes à feu utilisées dans les homicides ont été obtenues légalement au Canada. Les conservateurs citent constamment des statistiques sur la criminalité urbaine, mais ils passent sous silence les homicides ruraux, les meurtres familiaux, les fusillades de masse et les suicides par balles.

Comme c’est le cas pour la plupart des fusillades de masse, les tireurs à Polytechnique, à Concordia, à Dawson et dans le cadre des deux massacres dont M. Poilievre a parlé au cours du débat des chefs de jeudi dernier (pour justifier l’utilisation de la clause dérogatoire sur les peines consécutives) possédaient tous légalement les armes qu’ils utilisaient. Il s’agit des événements survenus à la mosquée de Québec et des meurtres de trois agents de la GRC à Moncton.

Le gouvernement doit à la fois s’attaquer au marché illégal et empêcher la mauvaise utilisation des armes légales.

Les électeurs soucieux de la sécurité publique devraient réfléchir attentivement à leurs choix, compte tenu des deux approches radicalement différentes proposées pour lutter contre la violence par armes à feu.

LIENS

À Montréal, un autre combat

Plus de 800 kilomètres séparent la ville de Timmins, dans le nord de l’Ontario, et Montréal, là où est survenu le féminicide de Polytechnique en 1989. Quatorze femmes y avaient perdu la vie.

Deux survivantes de la tuerie – Nathalie Provost, candidate libérale dans Châteauguay–Les Jardins-de-Napierville, et Heidi Rathjen, porte-parole de PolySeSouvient – militent depuis pour le contrôle des armes à feu afin d’éviter d’autres tueries de masse.

PolySeSouvient estime que ses demandes ont de meilleures chances de se concrétiser sous un gouvernement libéral et qu’un vote pour le Bloc québécois garantirait « un appui important de la part d’au moins un parti d’opposition ». Le groupe note que le Nouveau Parti démocratique (NPD) a joué sur les deux tableaux lors de la dernière session législative. L’ensemble du caucus a finalement voté pour la loi C-21 après qu’elle eut été modifiée.

En attente à l’aéroport de Mexico City

Rafael

Rafael m’a reconduit à l’aéroport de Querétaro, situé à environ une demi-heure de route de la maison. Grâce à lui, j’en ai appris un peu plus sur cette ville d’environ deux millions d’habitants et en rapide croissance.

C’est ainsi que j’apprends qu’il y a une forte migration entre ces deux villes. Mexico City est immensément vaste avec plus de vingt-deux millions d’habitants. Non seulement il n’y a plus de place, mais le danger de tremblement de terre est omniprésent.

Incroyable ! En trois mois, cela représente 54, 000 familles, donc 108, 000 couples avec un ou deux (peut-être plus d’enfants) pour un total de plus de 200, 000 personnes. Comment une cité comme Querétaro parvient-elle à gérer une telle croissance. Où trouver des logements ? Combien et à quels endroits construire des écoles, des services de santé publique et autres services tel que le transport en commun ? Qu’est-ce que la Ville de Montréal ferait dans un scénario semblable ?

Je ne sais pas si c’est la même chose à Guadalajara. Déjà que la ville compte environ quinze millions d’habitants. Faisons nos calculs. Ces trois villes, Mexico, Querétaro et Guadalajara, atteignent à elles seules la presque totalité de la population canadienne.

J’attends mon prochain vol qui décollera après minuit. Il n’est même pas vingt heures. L’atterrissage est prévu demain matin à 7 h 30.

Quelle est la date de construction de l’aéroport de Mexico ?

L’aéroport international de Mexico, officiellement appelé Aéroport international Benito Juárez1, a été inauguré le 15 mai 1931. C’est l’un des aéroports les plus fréquentés d’Amérique latine et un hub majeur pour les vols internationaux et domestiques de la compagnie AeroMexico.

Brève vidéo en anglais sur Mexico City

L’aéroport international Benito Juárez de Mexico a connu des défis liés à sa saturation, ce qui a conduit à des projets de modernisation et d’expansion. Cependant, le président mexicain Andrés Manuel López Obrador a annulé la construction d’un nouvel aéroport à Texcoco en raison de préoccupations liées à la corruption. À la place, il a proposé de moderniser l’aéroport existant et de convertir un aéroport militaire, Santa Lucia, en un aéroport commercial.

Ces projets ont suscité des critiques, notamment en raison de la distance entre les différents aéroports et des défis opérationnels qu’ils posent.

Brève vidéo en anglais sur la valeur des propriétés qui vont tripler dans les prochaines années au Mexique

As-tu appris l’espagnol ?

Non ! Mais j’ai appris trois mots. Le premier, dont je suis fier, est celui que le douanier à l’aéroport de Mexico City m’a dit lorsque je cherchais mon chemin pour rejoindre la zone prévue pour les correspondances.

Quel soulagement de savoir être sur le bon chemin.

De fait, le seul mot en espagnol qui a surgi spontanément, sans que je ne sache comment ni pourquoi, est CORAZON. Mes confrères ont bien ri de ou avec moi en ajoutant que ce qui me manquait pour faire une phrase serait d’ajouter le mot CALRO. Donc,

Nous prévoyons retourner au Mexique cet automne pour une autre réunion. PERFECTO !

Montréal du haut des airs

L’avion a décollé une demi-heure après minuit. Il est déjà dépassé deux heures du matin à Montréal en tenant compte du décalage horaire. Le siège d’un avion, quel qu’il soit, sauf en première classe, n’est pas vraiment confortable. La nuit est courte. L’avion survole les étendues blanchâtres des champs encore enneigés. Puis, la ville de Montréal apparaît aux lueurs du matin. Quoi ? C’est seulement ça ! Merci à AeroMexico. Bon service !

  1. Après son élection à la Chambre des députés, il s’est imposé comme un dirigeant libéral de premier plan, contribuant à la rédaction de la Constitution de 1857 qui accordait des droits au peuple mexicain. Une disposition de cette charte, connue sous le nom de Ley Juarez, abolissait les privilèges légaux de l’Église et de l’armée. ↩︎