Tous les articles par Serge St-Arneault, M.Afr

Membre de la Société Missionnaire d'Afrique depuis 1986. A vécu en République Démocratique du Congo, au Malawi et en Zambie. Présentement à Montréal et directeur du Centre Afrika depuis 2017.

Fête de maman Marie, fête de toutes nos mamans.

ecole-chudleih-41b_modifie-1
Madame Petronella Chisanga

J’ai célébré la messe à l’école de Chudleigh à Lusaka le 8 décembre dernier à l’invitation de Madame Petronella Chisanga, la directrice et fondatrice de cette école. J’y étais déjà allé le 23 octobre pour bénir les enfants (voir le lien : Bénédiction des enfants de l’école de Chudleigh). La prière s’est tenue dans l’une des salles de classe. Animée par une chorale, l’ambiance était à la fête puisqu’elle soulignait aussi la fête de l’Immaculée Conception.

ecole-chudleih-24b

J’en ai profité pour insister sur l’importance de remercier Dieu pour le don de la vie que nous avons reçu de nos mamans. Célébrer la fête de maman Marie, mère de Jésus, c’est aussi la fête de toutes les mamans. Les fruits et légumes encerclaient l’autel. J’ai donc demandé de prier pour notre mère terre qui nous nourrit. Nous devons en prendre soin, car nous dépendons tous d’elle.

Fête de commémoration des 25 ans d’existence de l’école, fête de maman Marie, fête de toutes nos mamans et fête de notre terre nourricière, la joie nous a envahis. Une petite réception nous attendait après la messe et j’ai reçu un beau cadeau : des fruits et un gâteau dont le crémage était une toile de Marie.

Il y a 30 ans aujourd’hui; mon serment missionnaire, Londres, Angleterre.

À l’âge de 31 ans, le 5 décembre 1986, j’ai prononcé mon serment missionnaire au Collège de St-Édouard, à Londres, en compagnie de Clyde Marklew, d’Angleterre, Stan Dye, d’Angleterre, Claudio Zuccala, d’Italie, Richard Baawobr, du Ghana, Matthew Pathilcirayil, de l’Inde, Michael Mawelera, du Malawi, Damien Rawbukamba, de la DRCongo et Serge St-Arneault, du Canada.

serment-missionnaire-londres-5-decembre-1986-02

Mariage entre Sarah Tembo et Marc Mirindi.

mariage-of-marc-and-sarah-oct-28-2016-02

Marc Mirindi et Sarah Tembo se sont mariés hier matin à l’église Saint-Ignace à Lusaka. Marc est d’origine congolaise et Sarah est Zambienne de la région de Chipata, dans l’est du pays. C’est le père Jésuite Nicolas qui a béni ce mariage. J’étais également présent avec certains membres de la communauté catholique francophone de Lusaka (CCFL) dont la chorale.

Plusieurs membres de la famille de Marc étaient présents. En premier lieu ses parents; Mr & Mrs Alexandre Mirindi. Ce dernier était ambassadeur de la RDCongo, à l’époque le Zaïre, à Ottawa vers le milieu des années 80. C’est avec ce dernier que j’ai eu le plus long entretien. Maintenant à la retraite, il a été dans le milieu diplomatique pendant de nombreuses années. Il est originaire de Bukavu, au Kivu, où j’ai débuté mon expérience missionnaire en 1981. C’est là où j’ai appris le kiswahili. J’en garde un bon souvenir.

─ « Que pensez-vous des années du régime de Mobutu Sese Seco? » lui ai-je demandé.

Mr Mirindi est bien placé pour en parler puisqu’il a travaillé sous ce régime politique. De notre conversation, je retiens que ce fut une tragique expérience politique et sociale. Son origine remonte à l’époque coloniale ou, contrairement aux autres pouvoirs coloniaux tels que la France ou l’Angleterre, la Belgique n’avait pas formé une classe d’intellectuels et d’hommes politiques pour assumer le rôle de leadership au début de l’indépendance du pays en 1960. Il n’y avait personne de la stature de Léopold Sédar Senghor du Sénégal et de Félix Houphouët-Goigny de la Côte d’Ivoire qui ont été membre du gouvernement français comme ministres. Que dire aussi de Kwame Nkrumah du Ghana, de Jomo Kenyatta du Kenya, Kenneth Kaunda de la Zambie ou encore de Julius Nyerere de la Tanzanie. Sans minimiser les échecs vécus par ces pays, du moins il y avait une certaine conscience politique dans le sens moderne de ce nom.

La suite est de la responsabilité du Mobutisme. Sa politique de zaïrianisation, c’est-à-dire la nationalisation des entreprises, s’est avérée un échec lamentable avec la quasi-destruction des structures économiques héritées du colonialisme. Une fois la confiance perdue, les investisseurs se sont évaporés.

L’impasse et l’instabilité politique d’aujourd’hui sont tributaires d’une série d’erreurs qui obligent des millions de Congolais à vivre pauvrement, voire misérablement.

─ « Le peuple en a assez des politiciens corrompus » de dire Mr Mirindi. « Le jour n’est pas loin ou la dignité du peuple renaîtra en exigeant justice et le droit d’avoir des dirigeants qui ont à cœur le bien-être de la population plutôt que de subir une clique dirigeante qui se préoccupe seulement d’elle-même. »

Au moment du mariage à l’église, le père Nicolas a demandé aux parents de Marc de lui dire qui est Sarah Tembo. Mme Mirindi s’est exclamée en français : « C’est ma fille! »

Voilà qui est bien dit. Marc et Shara ont uni leur famille respective. Il n’y a plus de Congolais ou de Zambien, de francophone ou d’anglophone, il n’y a qu’une famille unie dans la joie de célébrer la naissance d’un couple amoureux.

Mr & Mrs Navyson D. Tembo, parents de Sarah, étaient heureux de dire que leur fille avait ajouté un troisième nom, celui de Mirindi. Marc est aussi devenu leur fils.

Les témoins de Marc étaient Mr Pierre Kilongwe Sadiki et &  Mme Ester Ndaya Sadiki, membre de la CCFL. Ceux de Sarah Tembo étaient ses propres parents.

Voyage en Afrique du Sud – octobre 2016

Début octobre, je suis allé en Afrique du Sud pour participer aux ordinations diaconales de six nouveaux jeunes confrères qui sont à leur dernière année d’étude théologique à Merrivale situé près de Pietermaritzburg dans le Kwazulu-Natal, 80 km environ au nord de Durban.

jean-pierre-badjanga-2016_jpeg

J’ai beaucoup aimé mon bref voyage d’une semaine. J’ai surtout apprécié rencontrer des Congolais. Cela m’a replongé un peu dans mes belles années du ‘Zaïre’, aujourd’hui la République Démocratique du Congo. Jean-Pierre Badjanga est l’un de nos étudiants de deuxième année en théologie. Il est le fils de Pascal avec qui j’ai souvent travaillé pour animer des sessions de liturgie à la paroisse de Géti où j’ai vécu près de neuf ans. Ces années resteront pour moi les plus extraordinaires de ma vie missionnaire. Dire que je suis parti de là il y a déjà vingt ans.

gety1

Bref, j’ai eu deux longs entretiens avec Jean-Pierre qui débutait ses études à l’école primaire au moment où je suis parti. Nous avons échangé sur ceux et celles que nous connaissons. Plusieurs sont décédés tels que mon confrère Hervé Hamel et le Chef Akobi. C’est à Geti que Peter Mateso a été ordonné prêtre en 2005. J’y étais. J’ai un pincement au cœur lorsque j’y pense. Nous avons vécu tellement de choses ensemble, souvent exaltantes et parfois menaçantes, telles que l’épisode de la guerre tribale qui nous a menacées vers 1994.

Dieudonné Nyandu Kabongo est d’origine congolaise. Il s’est réfugié en Afrique du Sud  il y a environ dix-huit ans au moment de la guerre civile au Congo. Son épouse Caroline l’a rejoint et ils se sont installés à Durban. Les débuts ont été difficiles, mais la famille a grandi avec les années. Seule la plus jeune, Roxanne, à la nationalité Sud-Africaine. Comme pour les parents, les deux autres enfants, Marianne et Hugues, ont le statut de résidents permanents. Mais cela devrait changer d’ici peu et toute la famille obtiendra la citoyenneté Sud-Africaine.

pietermaritzburg-to-durban

Dieudonné travaille pour une compagnie maritime internationale. Il est le directeur de cette compagnie à Lusaka depuis trois ans. Il voyage régulièrement vers Durban où la famille s’est établie. Mon séjour en Afrique du Sud coïncidait avec le congé de Dieudonné. Il est donc venu me chercher à Merrivale. Nous avons pris l’autoroute N3 et nous étions à Durban en moins d’une heure. Quelle chance de voir cette remarquable ville! Dieudonné me l’a fait visiter. En premier, nous avons mangé au port qui accueille les grands bateaux maritimes. Durban est une métropole aux hauts gratte-ciel coincés entre l’océan et les collines avoisinantes qui composent ce relief particulier de la côte du Kwazulu-Natal.

serge-in-sa-oct-2016-25

Autre bonne raison de se réjouir; le 14e anniversaire de Marianne, l’aînée des trois enfants. Ses amies sont déjà dans la maison lorsque nous arrivons. C’est une ambiance de fête. Dieudonné s’est arrêté en route pour acheter un gâteau de fête. Je me retrouve dans une ambiance ‘congolaise’ et je me sens chez moi. D’autres amis se sont joints à la fête. Il y a du bruit, à boire, à manger. C’est formidable!

Ce soir-là, j’ai logé dans un motel à deux coins de rue de la maison. Dieudonné m’a conduit à l’aéroport de Durban le lendemain matin. J’étais de retour à Lusaka le 8 octobre 2016 en après-midi. Merci à mes confrères qui m’ont encouragé à aller à Merrivale. Merci à tous les étudiants et confrères de Merrivale qui m’ont accueilli. Il faisait vraiment froid au début de la semaine avec un mercure de 5 degrés, mais l’ambiance était agréable. Un merci particulier à Jean-Pierre avec qui nous avons retracé de beaux souvenirs. Et merci aussi à Dieudonné et toute sa famille qui m’a replongé dans une ambiance de famille heureuse.

Bénédiction des enfants de l’école de Chudleigh, Lusaka, Zambie.

Dans la foulée du 20e anniversaire de l’école de Chudleigh qui a eu lieu en 2013, Mme Petronella Chisanga a demandé aux Missionnaires d’Afrique de bénir l’école. Le père Serge St-Arneault, M.Afr, a répondu à cette invitation en bénissant les élèves de maternel, primaire et secondaire. Au-delà de 600 enfants ont été bénis individuellement sachant bien qu’ils sont déjà bénis par la vie reçue, le soutien familial, celui des enseignants et amis. Avec l’aide des enseignants, chaque classe a créé une affiche en y incorporant les noms des filles et garçons pour symboliser l’unité dans la diversité. Tous et toutes, ainsi que les adultes, sont enfants de Dieu. Notre prière est de préserver la bénédiction donnée en manifestant notre amour mutuel et notre respect.

chudleigh-house-school-website-logo-20_jpeg

L’école de Chudleigh est située dans un quartier résidentiel. Elle a été officiellement ouverte par le recteur de l’Université de la Zambie, Mr John Mupanga Mwanakatwe, le 16 juillet 1993. Cette école est le rêve de Mme Petronella Chisanga avec la participation de Mme Lalita Money, Mme Dorothy Kasanda, Mme Lucy Musonda et Mme Maud Moonzwe.

L’école privée de Chudleigh accueille des étudiants de tout horizon. Le but est d’offrir une éducation complète sur une période de 12 ans. Au total, l’école est composée de 17 classes, d’une salle d’ordinateur, de deux laboratoires scientifiques, d’une bibliothèque, d’une salle de musique et une autre pour l’apprentissage de notions économiques. Une cantine permet aux enfants d’avoir un repas chaud chaque jour. L’école comprend trois catégories; maternelle, primaire et secondaire.

Le taux de réussite a toujours été au-dessus de 90% depuis les 20 dernières années. Prions pour que la bénédiction de Dieu offerte en ce jour sur les étudiants et enseignants permette de maintenir de même résultat de réussite pour les années à venir.

Traduction de : Blessing of children at Chudleigh House School, Lusaka, Zambia

Un mois et demi depuis le décès de papa

Cela fait déjà un mois et demi depuis le décès de papa. Ce sera son anniversaire la semaine prochaine. Il aurait eu 92 ans! Je tiens avant tout à vous remercier pour tout le soutien que vous avez manifesté particulièrement auprès de ma petite maman et aussi de toute ma famille. Un grand merci aussi pour vos prières, votre présence à la messe de funérailles et vos dons. Ici aussi, nous avons prié pour papa en communion avec vous tous.

J’ai mis des photos sur mon blogue que vous pouvez visionner. Il y a quelque chose de mystérieux dans tout ça. Maman se porte bien. Elle est entourée de plein d’amour. Nous nous parlons assez souvent sur Skype.

Malgré la distance, je me sens proche de vous. Ce n’est pas qu’on se parle souvent. Même que… cela fait longtemps que je n’ai pas revu la plupart d’entre vous. Mais les liens demeurent. Ce ne sont pas des liens virtuels comme sur Internet. C’est quelque chose d’un peu plus spirituel. Le temps s’écoule. Les distances nous séparent. Je suis ici. Vous êtes là. Et pourtant, nous sommes unis par un amour mystique, une présence plus vaste que nos pensées et même notre mémoire.

Ici, en Zambie, nous venons de vivre des élections générales qui ont reporté au pouvoir le Président Edgar Lungu. Un nouveau gouvernement sera bientôt formé. Mais il y a un sérieux problème. En effet, le pays est divisé pour ainsi dire en deux blocs selon des appartenances tribales. Il y a eu pendant la campagne électorale, et encore, de la violence politique. Ici, gagner ou perdre des élections est parfois une question de vie ou de mort… quelque chose de plus sérieux que les alliances idéologiques ou partisanes. Il y a donc beaucoup d’inquiétude.

Beaucoup d’effort a été déployé par les Églises pour la tenue d’élections pacifiques. J’ai moi-même participé à l’une de ces rencontres de prière. Nous prions encore pour que les institutions nationales telles que la Cour Constitutionnelle demeurent suffisamment fortes pour éviter les débordements possibles, ce qui serait catastrophique pour le pays. Je vous invite à vous joindre à nos prières.

Père Serge St-Arneault, M.Afr

Commémoration des premiers Missionnaires d’Afrique – Pères Blancs à Mambwe-Mwela, Zambie.

Mambwe-Mwila 06-08-2016 00  JPEG

Déjà trois semaines se sont écoulées depuis mon voyage à Mambwe-Mwela situé au nord-est de la Zambie à la frontière avec la Tanzanie. Un grand rassemblement organisé par l’Église Catholique soulignait l’arrivée des premiers missionnaires il y a 125 ans sur le sol de ce qui allait devenir la Zambie. Presque entièrement oublié pendant des décennies, Mambwe-Mwela a regroupé en une seule journée plus de gens que possiblement ce lieu a accueillis de visiteurs depuis 1891.

L’histoire est pourtant très simple. Les premiers Missionnaires d’Afrique – Pères Blancs, en route depuis Mponda au Malawi vers Karema sur la rive du lac Tanganyika, se sont arrêté à Mambwe-Mwela pour permettre au père Heurtebise, souffrant d’une attaque de malaria, de se reposer. Les deux autres membres de la communauté étaient le père Lechaptois et le frère Antoon Verkuylen. Ils se sont installés dans une vieille maison abandonnée par l’African Lakes Company. Environ deux cents Africains les accompagnaient dans leur voyage. Peu après, Mambwe-Mwela a été abandonné lorsque les missionnaires ont été admis dans le territoire du chef Mambwe chez les Bemba.

Mambwe-Mwila 06-08-2016 19a  JPEG

L’Église Catholique veut commémorer cet épisode, car elle considère ce moment comme le point de départ de l’évangélisation en Zambie. Nous étions un bon nombre de confrères présents. Trois évêques étaient aussi présents ainsi qu’une foule très nombreuse. Même le président de la République Edgar Lungu, récemment réélu, y était.

Sans m’en rendre compte, j’ai moi aussi été photographié par un journaliste du Daily Mail. Seul l’Archevêque Chama du diocèse de Kasama me sépare de lui.

Père Serge St-Arneault, M.Afr

Mambwe-Mwila 06-08-2016 20  JPEG President Lungu, Arch Chama and Serge

Commémoration des premiers Missionnaires d’Afrique – Pères Blancs à Mambwe-Mwela, Zambie.

Jour de prière national pour des élections paisibles en Zambie, 24 juillet 2016

Day of Prayer Showgrounds July 24, 2016 00

Le « National House of Prayer » a invité l’élite politique, militaire et religieuse pour une journée de prière le 24 juillet dernier en plein centre de la capitale Lusaka, à un lieu public appelé ‘showground’. Ce rassemblement avait pour but de prier pour des élections pacifiques qui culmineront le 11 août avec les élections générales pour le choix d’un nouveau Président et d’un nouveau gouvernement.

Des milliers de gens se sont donné rendez-vous pour participer à cette prière animée par des leaders religieux; évêques, pasteurs et prêtres de différentes Églises. Je me suis retrouvé un peu par hasard au cœur de cet événement. J’ai en effet accompagné le père Charles Chilinda, curé de la paroisse de St-Ignace, après la messe de 11h30. Il devait inaugurer la cérémonie en implorant le pardon de Dieu pour les actes de violence politique qui ont entaché la présente campagne électorale. La chorale de St-Ignace était également présente et elle a soutenu les prières d’intercession en compagnie de la chorale des Forces policières de la Zambie.

Assis à côté du père Chilinda, celui-ci reçut un message sur son cellulaire lui disant que le père Lupupa était dans l’impossibilité de joindre les lieux. Il devait faire une prière.

─ « Peux-tu prendre sa place? » me demande-t-il.

Pendant que les chants se succèdent, je me mets à griffonner sur l’endos du papier sur lequel le père Chilinda avait écrit sa propre prière en empruntant un stylo d’un pasteur protestant voisin et une bible d’une pasteure. Le temps de coucher quelques idées sur mon papier, je suis appelé au podium pour m’adresser à cette foule devant une meute de caméra et de journalistes. La célébration était télédiffusée en direct sur le réseau national de la télévision d’État.

─ « Nous invitons maintenant le père Mbéwé à venir prier pour les forces de l’ordre et militaire. »

Comme il y avait changement de nom au programme, il m’a semblé plus simple de donner le surnom de ‘Mbéwé’ que j’ai reçu lorsque j’étais au Malawi. M’inspirant d’un passage des psaumes, j’ai fortement invité les hommes et les femmes engagés dans les forces de sécurité de la Zambie de répondre à leur vocation reçue de Dieu de protéger des plus vulnérables, en premier lieu les veuves et les orphelins. En effet, ce sont les plus pauvres qui subissent le plus cruellement les conséquences de la violence politique.

Étant pratiquement l’un des seuls ‘Blancs’ présents dans cette large assemblée, j’ai été inspiré par le populaire slogan ‘Une Zambie, Une Nation!’

─ « Comme vous le voyez, j’ai la peau blanche et je voudrais vous remercier, vous peuples de la Zambie, pour m’accueillir dans votre pays. Je suis un étranger, mais je me sens en sécurité et heureux d’être avec vous. Je suis fier de vous. Il y a des ‘Noirs’ et des ‘Blancs’, mais la seule vraie couleur est la couleur de l’AMOUR. »

─ «  ‘Une Zambie, Une Nation, Une couleur!’, la couleur de l’AMOUR. »

Vous pouvez visionner la vidéo (de piètre qualité) qui a été publiée sur le réseau social de Facebook. Ci-joint un extrait sur YouTube : https://youtu.be/aRR-liDZikQ

Les funérailles de Bastien St-Arneault, 16 juillet 2016

Chant funérailles de Bastien

Les funérailles de Bastien St-Arneault ont eu lieu en deux endroits simultanément; à l’église St-Laurent à Trois-Rivières et à Lusaka, Zambie. Seulement quatre heures séparèrent les deux cérémonies le 16 juillet dernier. Celle en Zambie a débuté à 10h00 (16h00, heure locale) alors que l’autre a commencé à 14h00. Le père Serge St-Arneault a présidé la messe de funérailles de son père en présence d’une soixantaine d’amis et confrères dans la cour intérieure de leur maison située à Woodlands. L’église de St-Laurent était bondée. Plusieurs personnes ont fait la queue pendant une heure avant de pouvoir entrer dans l’église.

La famille St-Arneault est très reconnaissante du soutien moral et spirituel qu’elle a vécu les jours suivants le décès de papa Bastien. Ses derniers jours à l’hôpital lui ont été très pénibles. Sylvain était à son chevet au moment de sa mort vers 3h00 du matin le 5 juillet. Plus d’une centaine de messages nous ont été envoyés sur Facebook ou par courriels. Plusieurs se sont joints à nous par la pensée et la prière au moment même où se déroulaient les messes à l’intention de notre papa.

Les Missionnaires d’Afrique Jean-Marie Tardif, Luc Perreault, Jacques Poirier, Denis Laflamme, Martin Grenier, Denis-Paul Hamelin, Jean-Marie Béliveau, Jacques Bédard, Emmanuel Adeboa, André Savard et André Bilodeau étaient présents à Trois-Rivières.

Décès de Bastien St-Arneault (29/09/1924 – 05/07/2016)

5 juillet 2016, 15h15

Parents et amis,

Je suis tout juste de retour de Ndola situé à la frontière de la République Démocratique du Congo. Nous sommes arrivés à Lusaka vers 13h30 après un voyage d’environ cinq heures. Ce n’est que maintenant que je regarde mes courriels et maman m’annonce que papa est décédé de matin à 4h00, heure locale, ce qui correspond à 10h00 en Zambie.

Dans un précédent message, mon frère Sylvain me disait qu’il était avec papa tard dans la nuit, à 3h15 du matin. Mathieu, son aîné, venait d’aller reconduire maman à la maison. Ma sœur Lucie et son conjoint Daniel devaient le remplacer vers 8h00. « Les dernières heures de papa ont été très pénibles. Papa a beaucoup souffert. Il s’est calmé après l’injection de morphine. C’est triste de le voir dans cet état. On dit souvent qu’on l’aime. Parfois, il nous reconnaît et ses yeux nous parlent » de dire Sylvain.

Papa n’est donc pas resté aux soins palliatifs longtemps. Lucie a informé maman et elle est retournée immédiatement à l’hôpital avec Daniel. « Il a fini de souffrir. Prions ensemble afin qu’il ait une belle rencontre avec Annie » écrit maman.

Je tiens à vous remercier de tout cœur pour vos pensées et vos prières. En famille, entre nous, on se dit souvent qu’on s’aime. Au nom de ma famille, je vous dis aussi que nous vous aimons tous, car, nous le savons, vous nous aimez en retour. C’est cette chaîne d’amour qui guide nos pas vers l’espérance et le grand Amour que Dieu a pour nous, ses enfants. Un merci particulier pour mon grand ami, un vrai frère, Gervais Dumais et Jacky sa conjointe qui ont été eux aussi au chevet de papa.

16H15

Je viens de parler avec maman, Lucie et Daniel sur Skype. Nous partageons les mêmes pleurs, mais demeurons sereins. Ils sont tous très fatigués après une telle nuit. Les funérailles de papa auront lieu le samedi 16 juillet à 14h00 à l’église Saint-Laurent à Trois-Rivières. Papa avait demandé d’être incinéré. Je ne serai pas présent, du moins physiquement. L’urne funéraire sera gardée jusqu’à mon prochain congé l’année prochaine. Nous vous inviterons pour une autre célébration. D’ailleurs, c’est une coutume dans beaucoup de pays africains de célébrer la vie d’un être cher une année après son décès. On appelle ça, le « lever du deuil ». Encore une fois, merci pour votre amour et vos prières. Avec ma bénédiction. Serge St-Arneault, M.Afr

Death of the father of Fr. Serge St-Arneault

I just got the news from my mother that my father called Bastien passed away this morning in Canada. He was hospitalised last April but recovered enough to be discharged. I was with him at that time but came back to Zambia in May. Since then, he was living in a special apartment where proper care was provided according to his old age and needs. It went on relatively well for some time but was hospitalised once more about two weeks ago. His pain increased to the point to get injections of morphine. The last days were really painful. He was very agitated. On his bed side were my brother Sylvain, his son Mathieu, my sister Lucie and her husband Daniel, my mother Laurette and my good friend Gervais and his wife Jacky. Other grand-children were also present.

The funerals will be held on Saturday 16 at 2:00 pm at St. Lawrence church in Trois-Rivières. Many thanks for your prayers and support. My father went to meet my sister Annie who died in 1989. “He is no longer suffering. Let us hope that they get a nice encounter in heaven”, says my mother.