Tous les articles par Serge St-Arneault, M.Afr

Membre de la Société Missionnaire d'Afrique depuis 1986. A vécu en République Démocratique du Congo, au Malawi et en Zambie. Membre de l'équipe du Centre Afrika à Montréal depuis 2017.

Revue de presse sur l’enjeu électoral des armes à feu selon la position de PolySeSouvient vis-à-vis des Partis politiques fédéraux

Plusieurs étudiants de l’École Polytechnique, ainsi que plusieurs autres associations étudiantes, ont activement participé à la conférence de presse organisé par PolySeSouvient. Voici quelques manchettes.

Radio-Canada

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1822882/poly-feminicide-vote-elections-federales-armes-otoole-trudeau

Le Devoir

https://www.ledevoir.com/societe/631041/elections-federales-un-vote-pour-les-conservateurs-c-est-un-vote-pour-le-lobby-des-armes-a-feu-previent-polysesouvient

Montreal Gazette

https://montrealgazette.com/news/national/election-2021/polytechnique-gun-control-group-warns-tories-will-gut-firearms-limits

https://windsorstar.com/news/national/election-2021/polytechnique-gun-control-group-warns-tories-will-gut-firearms-limits

QMI

https://www.journaldemontreal.com/2021/09/09/voter-pour-les-conservateurs-equivaut-a-voter-pour-le-lobby-des-armes-selon-polysesouvient

CTV

https://montreal.ctvnews.ca/dawson-shooting-and-polytechnique-massacre-survivors-urge-federal-parties-to-focus-on-gun-control-1.5579132

Global:

Metro

https://journalmetro.com/actualites/politique/2692458/conservateurs-vote-pour-lobby-armes-polysesouvient/amp/

Polarisation

Par Serge St-Arneault, M.Afr

La conférence de presse de PolySeSouvient était sur le point de commencer sous le vaste chapiteau aménagé sur le terrain de l’École Polytechnique. Quelques caméras étaient déjà en place devant le podium où les personnes désignées pour cette conférence allaient parler. Devant ce podium, à mes côtés, se tenaient des jeunes qui représentaient les associations étudiantes.

Les photographes étaient aussi à l’œuvre.

— Bonjour, dis-je à l’un d’entre eux. Comment allez-vous?

— Je vais bien merci, répondit-il. J’étais à Ottawa hier pour suivre la campagne électorale. Je n’ai jamais vu autant de mesure de sécurité de toute ma carrière journalistique.

— C’est peut-être dû au phénomène de polarisation.

— Vous avez raison. Il y avait un homme accompagné de son fils de huit ans qui m’injuriait. Pour lui, les médias « sont les mauvais ». Je lui ai alors dit que j’avais moi aussi un fils de l’âge du sien et que je prenais soin, en sa présence, de faire preuve de respect pour mon prochain. Après tout, comme parents, nous devons bien éduquer nos enfants. Et il s’est alors tu.

La polarisation! Voilà où nous sommes rendus. Le juste milieu semble avoir disparu du radar! Dans le contexte des armes d’assaut de type militaire, nous n’avons d’autre choix que d’exiger le bannissement complet de telles armes de guerre des mains de simples citoyens. Ces armes sont essentiellement conçues pour tuer. Étant une question de sécurité publique, nous ne voulons pas connaître la prolifération des armes à feu comme cela est actuellement le cas aux États-Unis.

Vous êtres trop émotifs

J’ai reçu un message sur les réseaux sociaux me disant que je fais honte aux femmes qui ont été assassinés lors de la tragédie de la Poly parce que je milite pour un contrôle effectif ou, mieux encore, le bannissement des armes d’assaut dans notre pays. J’ai compris que celui qui m’a envoyé ce message est vraiment attaché à son arme à feu, un attachement émotif. Émotif! Oui, je le suis aussi mais pour une autre raison; ma sœur Annie est l’une des quatorze victimes de Poly.

Cela me rappelle un événement que j’ai vécu il y a plus de vingt ans. J’avais été invités par une congrégation religieuse de Bellechasse pour leur parler du contrôle des armes à feu qui était alors en vigueur. Une heure plus tard, j’ai demandé aux religieuses pourquoi le curé, présent au début de ma présentation, avait quitté les lieux si tôt.

— C’est qu’il possède une arme à feu et il pense que vous la lui enlèverez, m’ont-elles confié.

Pourtant, les armes de chasse n’ont jamais été prohibées au Canada. À force de propager la fausse nouvelle (Fake News) que les honnêtes chasseurs ne pourront plus utiliser leurs armes, même les curés paniquent, du moins ceux qui pratiquent la chasse sportive.

Édouard Montpetit

Après la conférence de presse, je suis descendu à pied en direction du Boulevard Édouard Montpetit. J’y découvre pour la première fois un bronze du premier secrétaire de l’Université de Montréal en 1929 : Édouard Montpetit.

Place du 6 décembre

Ensuite, j’ai poursuivi ma marche en direction de la Place du 6 décembre. J’ai pris le temps de déchiffrer le nom de chacune des quatorze femmes inscrites sur le sol. J’ai prié et revécu en mémoire les nombreuses fois où j’y étais venu, tout particulièrement lors de la visite de l’Honorable Chrystia Freeland, ministre des Affaires étrangères.

Ensuite, j’ai poursuivi ma prière à l’Oratoire Saint-Joseph où d’importants travaux d’aménagement sont en cours d’exécution. J’ai suivi la route sinueuse ascendante menant à la chapelle du Frère André.

D’une grande sobriété, celle-ci semble hors contexte à côté de l’immense oratoire. Curieusement, j’y vois de nouveau cette polarisation qui, cette fois-ci, s’exprime dans le style architectural. J’ai pris plusieurs photos dans la plus grande de deux, mais j’ai prié dans la petite chapelle.

« Un vote pour les Conservateurs, c’est un vote pour le lobby des armes à feu », prévient ​PolySeSouvient

Zacharie Goudreault, Le Devoir, 9 septembre 2021

L’organisme PolySeSouvient appréhende un accès plus facile aux armes à feu et aux armes d’assaut pour les Canadiens si les élections fédérales du 20 septembre menaient à la victoire du Parti conservateur, menaçant ainsi les minces gains effectués par le pays en matière de contrôle de celles-ci au cours des dernières années.

« Un vote pour les conservateurs, c’est un vote pour le lobby des armes à feu », a lancé jeudi avant-midi la coordonnatrice de PolySeSouvient, Heidi Rathjen, lors d’une conférence de presse tenue dans un chapiteau aménagé sur le site de Polytechnique Montréal, où 14 femmes ont été tuées lors d’une fusillade survenue le 6 décembre 1989.

Près de 32 ans plus tard, certains gains ont été accomplis en matière de contrôle des armes à feu. Le gouvernement libéral a notamment interdit l’an dernier environ 1500 modèles d’armes d’assaut de type militaire et mis en place un programme de rachat volontaire visant celles-ci. La formation de Justin Trudeau s’est d’ailleurs engagée dans la présente campagne électorale à rendre obligatoire la remise de ces armes par leurs propriétaires, en plus d’interdire les chargeurs à haute capacité.

Le Parti conservateur, pour sa part, a prévu dans sa plateforme électorale d’annuler l’interdiction des armes d’assaut visées par la loi C-71 et le décret de mai 2020, un engagement qu’a ensuite contredit à quelques reprises son chef, Erin O’Toole. « Toutes les armes à feu actuellement interdites le resteront », indique d’ailleurs une note de bas de page ajoutée depuis à la plateforme du parti. Une volte-face qui laisse Heidi Rathjen dubitative.

« Malheureusement pour les Canadiens, quand il est question du contrôle des armes à feu, les conservateurs respectent leurs promesses. […] Ils vont même plus loin », a-t-elle lancé au micro, en présence de plus d’une dizaine d’étudiants et de proches de survivants de la tuerie de Polytechnique. Mme Rathjen rappelle à cet effet la décision de l’ancien gouvernement de Stephen Harper d’abolir en 2012 le registre des armes d’épaule, contre vents et marées.

« Au lieu de continuer à rebâtir notre loi, un prochain gouvernement conservateur continuera à le détruire davantage, au point où ce ne sera plus récupérable. Le lobby proarmes aura le contrôle, comme il l’a aux États-Unis », appréhende la survivante de la tragédie de Polytechnique Nathalie Provost, qui s’inquiète de la perspective que les armes d’assaut deviennent plus facilement accessibles au pays.

Dans ce contexte, elle presse les électeurs canadiens à voter pour le Parti libéral en vue du scrutin du 20 septembre.

« Le Parti libéral est le seul parti qui est en position de renforcer le contrôle des armes. Aujourd’hui, nous sommes convaincus qu’au minimum, un gouvernement libéral livrera l’interdiction des accessoires et des armes de type militaire », a-t-elle renchéri.

Mme Provost, qui accuse le Nouveau Parti démocratique et le Parti vert de manquer de « leadership » sur l’enjeu du contrôle des armes à feu, salue d’autre part les prises de position du Bloc québécois à cet égard. Le parti nationaliste a notamment fait pression sur le gouvernement libéral sortant en faveur d’un programme obligatoire de rachat pour les propriétaires d’armes d’assaut de type militaire, en plus de réclamer l’interdiction des chargeurs à grande capacité. « Ce sont toutes des mesures solides et attendues depuis longtemps », estime Mme Rathjen.

« Nous sommes très confiants que le Bloc québécois restera un allié fort et fiable pour le contrôle des armes, comme il l’a été depuis le début », a déclaré Mme Provost.

Le premier ministre du Québec, François Legault, a pour sa part incité jeudi les « nationalistes québécois » à se « méfier » de Justin Trudeau, une prise de position que Heidi Rathjen a préféré ne pas commenter, tout en rappelant que son organisme oriente ses appuis dans cette campagne électorale uniquement en fonction de la lutte contre la violence par armes à feu.

Garder espoir, malgré « la fatigue »

Dans les dernières années, PolySeSouvient a pourtant critiqué à maintes reprises les mesures prises par le gouvernement libéral en matière de contrôle des armes à feu. C’est aussi le cas de plusieurs municipalités, incluant Montréal et Québec, qui déplorent qu’Ottawa leur relègue pour l’instant la tâche d’interdire les armes de poing sur leur territoire au lieu d’appliquer une interdiction à l’échelle du pays.

Malgré tout, Mme Provost garde espoir qu’un gouvernement libéral réélu irait de l’avant avec les mesures qu’il propose pour resserrer le contrôle des armes à feu, notamment en raison de « l’ensemble de l’intérêt qui a été porté par les Canadiens sur cette question » dans les dernières semaines.

« On est surpris de l’ampleur que le dossier a prise dans le cadre des élections », a d’ailleurs soulevé Heidi Rathjen.

Un sondage mené à la fin août par la firme Léger pour le compte de l’Association d’études canadiennes fait notamment état d’un taux de 51 % d’électeurs qui soutiendraient davantage un parti fédéral entendant renforcer le contrôle des armes à feu. Ce pourcentage tombe à 9 % chez les répondants canadiens qui souhaiteraient un allègement des règles en la matière. Les autres personnes sondées ont indiqué être en faveur du statu quo ou ne pas voir dans le contrôle des armes à feu un enjeu important dans le cadre de ces élections.

« Le gouvernement libéral nous donne espoir que les choses vont se faire. Mais je souligne qu’on a été à quelques reprises déçus par les promesses libérales, alors on a des raisons de penser qu’on peut à nouveau être déçus », a pour sa part soulevé Serge St-Arneault, rencontré par Le Devoir en marge de cet événement. Sa sœur a péri pendant la tuerie de Polytechnique en 1989.

Plus de trente ans après cet événement, on en est encore à débattre de l’importance de bannir les armes d’assaut, s’exaspère M. St-Arneault, qui garde toutefois espoir.

« C’est sûr que physiquement et mentalement, il y a une fatigue. Les années passent et on voit qu’on ne sait pas encore très bien où l’on va. Mais là, les signes sont prometteurs », a ajouté le prêtre, qui puise la motivation nécessaire pour continuer ses démarches en faveur d’un meilleur contrôle des armes à feu dans l’amour et « l’attachement » qu’il conserve pour sa sœur. « Je pense que je ne lâcherai jamais jusqu’à la fin de ma propre vie. »

Armes à feu : les maires de cinq villes du Québec veulent des engagements clairs

La Presse canadienne, 6 septembre 2021

Les maires des cinq plus grandes villes du Québec réclament que les chefs des principaux partis fédéraux s’engagent « clairement et fermement » à lutter contre le trafic d’armes à feu.

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, le maire de Québec, Régis Labeaume, le maire de Laval, Marc Demers, le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, et la mairesse de Longueuil, Sylvie Parent, ont convoqué la presse mardi au Vieux-Port de Montréal afin de traiter du sujet dans le but avoué de mettre de la pression sur les chefs à la veille du débat des chefs en français.

Leur sortie survient alors que le sujet des armes d’assaut continuait de hanter le chef conservateur lundi, pour une quatrième journée d’affilée. Erin O’Toole avait renoncé dimanche à une de ses promesses en annonçant qu’il n’abolirait finalement pas un décret interdisant certains types d’armes de style militaire, tout en promettant de revoir la classification de ces armes.

Selon ses adversaires libéraux, un tel exercice vise simplement à autoriser à nouveau la possession de certaines de ces armes.

Dans sa liste de demandes aux partis fédéraux, Montréal réclamait à la fin août une interdiction pancanadienne de la possession privée des armes de poing et d’assaut afin de s’attaquer à la source du problème de la montée des épisodes de violence par armes à feu.

Un projet de loi du gouvernement libéral, déposé en février, envoyait la gestion des armes de poing dans la cour des municipalités, ce qui avait suscité un tollé. Des survivants, des membres de familles des victimes du massacre de 1989 à l’École polytechnique de Montréal et des étudiants de l’époque du carnage avaient même averti le premier ministre Justin Trudeau qu’ils n’accepteraient plus jamais qu’il soit à leurs côtés lors des commémorations annuelles de la fusillade.

Dans un geste de désaveu, les élus de l’Assemblée nationale avaient alors réclamé, unanimement, qu’Ottawa lui délègue le pouvoir d’interdire les armes de poing. Le gouvernement québécois n’a cependant jamais dit qu’il légiférerait en la matière.

Le Parti libéral du Canada promet désormais de remettre aux provinces le pouvoir de légiférer en matière d’armes de poing, une position qui continue de décevoir le groupe PolySeSouvient, lequel note que l’Ontario, le Manitoba, la Saskatchewan et l’Alberta n’en veulent pas.

Le coprésident de la campagne libérale pour le Québec, Pablo Rodriguez, avait expliqué samedi qu’il s’agit d’une démonstration de fédéralisme flexible et coopératif.

Selon le Bloc québécois, à défaut d’avoir le courage d’agir, Ottawa devra minimalement donner le pouvoir de bannir les armes de poing au Québec et aux provinces.

Les plateformes du Parti conservateur du Canada et du Nouveau Parti démocratique ne précisent pas une interdiction des armes de poing sur un territoire précis.

Les conservateurs indiquent vouloir chercher à garder les armes à feu loin des mains des criminels, tandis que les néo-démocrates s’engagent à travailler pour garder les armes hors de nos rues et à s’attaquer à la contrebande d’armes à feu et au crime organisé.

La violence par armes à feu a fortement augmenté dans les dernières années au Canada. Selon Statistique Canada, le nombre d’infractions de ce type est passé de 3544 en 2019 à 4137 en 2020, ce qui constitue une augmentation de 15 %, soit la sixième hausse annuelle consécutive.

CONTRÔLE DES ARMES À FEU : UN TEST DE CRÉDIBILITÉ POUR LES CHEFS FÉDÉRAUX

O’Toole assure qu’il va « maintenir l’interdiction » sur les armes d’assaut – Contradiction avec la plateforme

Le chef Erin O’Toole a réitéré vendredi sa volonté de « maintenir l’interdiction sur les armes d’assaut » au Canada, malgré la volonté de son parti — écrite dans sa plateforme – de renverser les restrictions adoptées à ce chapitre par le gouvernement libéral.

HENRI OUELLETTE-VÉZINA, LA PRESSE, Publié le 3 septembre 2021

PHOTO CHRISTINNE MUSCHI, REUTERS

« On va maintenir l’interdiction sur les armes d’assaut et en plus, on va travailler en étroite collaboration avec les policiers pour stopper la contrebande », a soutenu le conservateur lors d’une mêlée de presse tenue à Montréal en fin de matinée, où il présentait son plan pour « s’attaquer à la violence liée aux gangs de rue ».

Reste que comme la veille, pendant le débat des chefs, M. O’Toole n’a pas réellement été en mesure d’expliquer vendredi l’apparente contradiction entre cette nouvelle déclaration et le contenu de sa plateforme, qui a d’abord été soulevée jeudi soir par le chef libéral Justin Trudeau.

À la page 96 de la plateforme conservatrice, on mentionne en effet l’intention claire « d’abolir le projet de loi C-71 et le décret de mai 2020 », qui avaient interdit plusieurs types « d’armes à feu de style armes d’assaut », dont le Ruger Mini-14, qui a été utilisé dans la tuerie de Polytechnique. Dans le document, les conservateurs y proposent plutôt de « faire un examen de la Loi sur les armes à feu » pour la « mettre à jour, en créant un système de classification simplifié ».

Alors qu’il était questionné à savoir s’il compte mettre sur pied un programme de rachat obligatoire des armes d’assaut, ou s’il entend obliger les propriétaires à les rendre, le chef conservateur est aussi demeuré très évasif. « Comme j’ai dit, on va maintenir l’interdiction sur les armes d’assaut », a-t-il simplement offert, en plaidant pour un processus « transparent » et une approche « stratégique » contre la violence.

À Toronto, le chef libéral Justin Trudeau n’a pas manqué d’attaquer « le manque de clarté » du chef conservateur. « Son manque de clarté sur cet enjeu est malheureusement typique d’un chef qui dit une chose aux groupes d’intérêt, les anti-choix, les lobby des armes à feu et ceux qui nient les changements climatiques, pendant qu’il essaie de dire le contraire aux Canadiens », a martelé M. Trudeau. « C’est tout à fait irresponsable », a-t-il insisté.

« Erin O’Toole ment par omission. Il dit à sa base électorale, qui est très pro-armes : je vais dire aux Québécois que je vais interdire les armes à feu, mais en même temps, temps je vais faire en sorte que la définition d’armes d’assaut soit tellement petite que vous allez être bien contents », a réagi la ministre libérale Mélanie Joly lors d’un point de presse vendredi après-midi. « C’est le lobby des armes qui le soutient, le finance et, en même temps, lui envoie des bénévoles », a-t-elle renchéri.

« Stratégie de sortie des gangs »

Dans leur plan pour lutter contre la violence liée aux gangs de rue, les conservateurs proposent entre autres « d’amender le Code criminel » et établir une « liste d’entités des gangs criminelles », ce qui « éliminerait l’obligation pour les procureurs de faire la preuve qu’une organisation est criminelle ».

Erin O’Toole veut aussi « imposer une peine minimale obligatoire de deux ans pour possession d’arme prohibée si la personne a fait l’objet d’une ordonnance d’interdiction ou a auparavant été reconnue coupable d’une infraction relative aux armes à feu ».

Pour « créer une stratégie de sortie des gangs », le chef conservateur promet aussi de « former des partenariats avec des entreprises du secteur privé », via un programme gouvernemental qui permettrait aux membres des gangs de rue « de s’en sortir, de refaire leur vie, de trouver un bon emploi et d’obtenir le soutien pour quitter une vie de crime ».

« Trop de recrues dans les gangs, surtout les jeunes, sont contraints au cycle de la violence parce qu’il n’y a pas d’autres options », a soutenu le chef conservateur. S’il est élu, il compte aussi « ordonner la remise automatique des armes à feu aux forces policières à l’endroit où quelqu’un a été accusé d’une infraction ».

Le parti veut par ailleurs « travailler de près » avec l’Agence des services frontaliers (ASFC) et la GRC pour « cibler les activités de contrebande » avant que les armes « n’atteignent la frontière ». « Les gangs de rue sont prévenues. Comme premier ministre, je vais toujours être du côté des familles, des honnêtes citoyens et des victimes », a martelé M. O’Toole.

Il s’est par ailleurs dit bouleversé par la hausse des fusillades à Montréal, et particulièrement par la fusillade survenue il y a quelques semaines dans Rivière-des-Prairies, faisant trois décès et deux blessés.

AUTRES LIENS

Radio avec Nathalie

Entrevue avec Nathalie Provost, survivante du massacre à Polytechnique et porte-parole de PolySeSouvient : le chef Erin O’Toole a réitéré au débat sa volonté de « maintenir l’interdiction sur les armes d’assaut » au Canada, malgré le fait qu’il soit écrit dans sa plateforme qu’il souhaite renverser les restrictions adoptées à ce chapitre par le gouvernement libéral. 

Armes à feu : «il faut que les Canadiens soient très méfiants de ce qu’ils lisent derrière les mots des conservateurs»

https://omny.fm/shows/mario-dumont-vincent-dessureault/armes-feu-il-faut-que-les-canadiens-soient-tr-s-m

GLOBE AND MAIL

https://www.theglobeandmail.com/politics/article-conservatives-would-repeal-ban-on-guns-used-in-ecole-polytechnique/

CBC

https://www.cbc.ca/news/politics/erin-otoole-assault-weapons-1.6163698?__vfz=medium%3Dsharebar

Presse canadienne 

https://www.lapresse.ca/elections-federales/2021-09-03/le-contrat-d-erin-o-toole-aux-quebecois-toujours-pas-livre.php

https://www.latribune.ca/actualites/elections-federales/verification-erin-otoole-veut-il-ramener-les-armes-dassaut-au-canada-2c408870d098dd9c69f4162c4e8fe2ba

Le Devoir:

https://www.ledevoir.com/politique/canada/629748/impossible-de-savoir-quelles-armes-d-assaut-interdiraient-les-conservateurs

Canadian Press:

https://www.thestar.com/politics/federal-election/2021/09/03/otoole-promises-to-increase-penalties-for-crimes-involving-guns.html

With Video:

https://www.cp24.com/news/liberals-accuse-conservatives-of-trying-to-deceive-canadians-on-firearms-policy-1.5572609?cache=yes%3FclipId%3D86116%3Fot%3DAjaxLayout%3FclipId%3D89680

QMI:

https://www.journaldequebec.com/2021/09/03/armes-dassaut-otoole-rattrape-par-sa-plateforme

L’actualité, bilan:

https://lactualite.com/actualites/jour-20-et-lendemain-de-debat-otoole-contredit-sa-promesse-sur-les-armes-dassaut/

Global

CBC (PSS) 

https://www.cbc.ca/news/politics/erin-otoole-assault-weapons-1.6163698?__vfz=medium%3Dsharebar

L’actualité, bilan: 

https://lactualite.com/actualites/jour-20-et-lendemain-de-debat-otoole-contredit-sa-promesse-sur-les-armes-dassaut/

Radio-Canada: 

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1821531/interdiction-armes-assaut-type-militaire-parti-conservateur

John Ivison 

https://montrealgazette.com/news/politics/election-2021/john-ivison-erin-otooles-promises-may-be-a-matter-of-expediency-in-this-election

QMI – Dominique Vien 

https://www.journaldequebec.com/2021/09/04/les-armes-a-feu-le-grand-ecart-de-dominique-vien

Rachel Benyaden 

https://www.lapresse.ca/elections-federales/2021-09-04/les-liberaux-promettent-de-durcir-les-lois-sur-les-armes-a-feu.php

Presse canadienne suivi 

https://www.ledevoir.com/politique/canada/629958/armes-a-feu-les-liberaux-accusent-erin-o-toole-de-mentir

Canadian Press Rachel follow up 

https://www.ctvnews.ca/politics/federal-election-2021/look-to-conservative-platform-to-fill-in-the-blanks-on-gun-policy-o-toole-1.5573803

Global – O’Toole fill in blanks, upset about US imports 

Macleans Stephen Maher 

RC Rachel 1977 

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1821731/rodriguez-armes-fusils-assaut-lois-pistolets

Opinion Emmanuelle Latravere Otoole / PSS 

https://www.journaldemontreal.com/2021/09/05/le-grand-brouillard-des-armes-a-feu

La Presse Blanchet Metropolis 

https://www.lapresse.ca/elections-federales/2021-09-04/blanchet-appelle-les-autres-partis-a-durcir-les-lois-sur-les-armes-a-feu.php

No place in Canada, Trudeau says secret deal 

https://www.thestar.com/politics/federal-election/2021/09/05/trudeau-pledges-to-further-tighten-gun-control-laws-in-toronto-area-campaign-stop.html

Canadian press – OToole flip-flops 

https://www.cp24.com/news/o-toole-appears-to-break-with-election-platform-pledges-status-quo-on-firearm-bans-1.5574405

Trudeau OToole entente secrete 

https://www.lapresse.ca/elections-federales/2021-09-05/trudeau-continue-ses-attaques-envers-o-toole-au-sujet-des-armes-a-feu.php

Radio Canada – reaction au flipflop de O’Toole (PSS) 

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1821868/campagne-parti-conservateur-securite-police

La Presse – Rachel demande excuses 

https://www.lapresse.ca/elections-federales/2021-09-05/armes-a-feu/les-liberaux-denoncent-les-contradictions-d-o-toole.php

Canadian press – reaction to O’toole (PSS) 

https://www.theglobeandmail.com/politics/article-erin-otoole-criticizes-defund-the-police-movement-promises-to-hire/

Global – handguns (see end of video for credibility question) 

NOUS GARDONS TOUJOURS CONFIANCE

Par Serge St-Arneault, M.Afr

Nous avons et, dans une moindre mesure, continuons de subir des transformations importantes liées à la pandémie du coronavirus. Nos habitudes de vie et nos rassemblements ne sont plus les mêmes. Nous avons toutes et tous été affectés par les restrictions et les mesures de distanciation sociale. Notre santé mentale a elle aussi été mise à rude épreuve.

D’un autre côté, nous voyons naître de nouvelles initiatives et nous sommes devenus plus conscients de notre humanité commune. Un minuscule virus venant du bout du monde peut aisément se propager sans frontières à la vitesse de l’éclair. Si ce problème est mondial, la solution doit, elle aussi, être planétaire. Il en est de même par rapport aux changements climatiques.

À son niveau, l’Église institutionnelle est elle aussi infectée par son passé ombrageux, par ses erreurs. Elle donne l’impression d’être en soin intensif. Nous sommes devenus une minorité de croyants en attente d’un vaccin spirituel pour nous protéger. Or, ce vaccin est déjà disponible.

« Nous gardons toujours confiance, tout en sachant que (…) nous cheminons dans la foi, non dans la claire vision » (Cor, 5,6).

De fait, notre vie personnelle et collective est constamment ponctuée de profondes transformations. L’être humain a cette exceptionnelle habilité de s’adapter à pratiquement toutes les circonstances, même à un âge avancé. Notre vaccin spirituel est la confiance. Nous persistons à cheminer dans la foi même si nous ne voyons pas clairement où nous allons. Cette attitude nous conduira au-delà de la mort.

Pour le moment, nous sommes encore de ce monde. Profitons-en pour garder le cap malgré notre manque de claire vision. En fin de compte, le plus important n’est pas de savoir où nous allons, mais plutôt de nous assurer de la qualité des petits pas de bienveillance que nous traçons sur la route quotidienne de la vie. Sans plus!

Au sujet de changements, je vous annonce que le Père Jacques Poirier, qui écrivait la Lettre aux Amis depuis plusieurs années, repart au Burkina Faso, en Afrique. Nous sommes invités à l’accompagner de notre soutien et de nos prières tout en lui disant merci pour les services rendus. Une nouvelle équipe rédactionnelle vous sera annoncée dans la prochaine édition du magazine.

Aujourd’hui, je vous invite à lire le témoignage d’Adrien Sawadogo, un jeune Père Blanc qui a rencontré le Christ vers l’âge de 22 ans. De musulman qu’il était, il est devenu chrétien et Missionnaire d’Afrique. Vous lirez aussi les origines de la basilique Notre-Dame d’Afrique en Algérie, patronne des Missionnaires d’Afrique. Il y a enfin une invitation à participer au projet de meubler l’école d’arts et métiers de Gyedna au Nigéria.

Le Mexique veut démontrer la responsabilité des États-Unis – Trafic d’armes américaines

(Mexico) En poursuivant les grands fabricants d’armes américains devant un tribunal des États-Unis, le Mexique cherche à montrer la responsabilité de son puissant voisin dans les violences liée à la drogue.

YUSSEL GONZALEZ ET REPORTERS DE CHIHUAHUA, OAXACA ET MICHOACÁN, AGENCE FRANCE-PRESSE – Publié le 30 août 2021

En tout neuf fabricants et deux distributeurs – dont Smith & Wesson, Beretta, Colt, Glock, Century Arms, Ruger et Barrett – sont depuis début août dans le collimateur du gouvernement mexicain qui considère « illicite » le commerce de leurs armes encourageant le trafic de drogue et la violence sur son territoire.

En engageant cette procédure devant un tribunal de Boston, Massachusetts, « le Mexique réussit vraiment à dire qu’il s’agit d’un problème bilatéral », explique Cecilia Farfán, responsable de la recherche sur les questions de sécurité au Center for US-Mexico Studies de l’université de Californie à San Diego.

« De la même manière que les États-Unis disent “j’ai besoin que vous fassiez quelque chose contre le commerce illicite de la drogue”, le Mexique dit “j’ai besoin que vous fassiez quelque chose contre les armes à feu” », souligne-t-elle.

Les autorités mexicaines estiment qu’entre 70 % et 90 % des armes retrouvées sur les scènes de crime au Mexique proviennent d’un trafic depuis les États-Unis.

Certaines de ces armes, des fusils Barrett de calibre 50, des pistolets Smith and Wesson et des fusils Ruger et Colt, ont aussi été retrouvées après l’attentat de juin 2020 contre le chef de la police de Mexico, Omar Garcia Harfuch, indique la plainte déposée par le Mexique.

Selon le ministre mexicain des Affaires étrangères, Marcelo Ebrard, cette procédure sans précédent vise à obliger les entreprises américaines non seulement à indemniser financièrement le Mexique pour les dommages causés au fil des ans, mais aussi à mettre en œuvre des mesures de contrôle et de discipline à l’égard de leurs distributeurs.

Bien que l’issue du litige soit incertaine, « l’objectif est à la fois symbolique et politique pour ouvrir le débat », estime Romain le Cour, spécialiste du cabinet de conseil Noria Research.

Le Mexique, qui compte 126 millions d’habitants, est en proie à une vague de violence depuis 2006, date à laquelle le gouvernement du président de l’époque, Felipe Calderón (2006-2012), a lancé une opération militaire contre les cartels de la drogue.

En pièces détachées ou en état de marche

De nombreuses armes arrivent sur le territoire mexicain dans le cadre de ce que l’on appelle communément « l’opération hormiga » : des intermédiaires achètent de petites quantités d’armes aux États-Unis, où il est aisé de les acquérir, puis leur font passer la frontière.

« Ils les convoient en pièces détachées ou entières, cachées dans des marchandises de contrebande, dans des vêtements, ou divers articles importés à Ciudad Juárez », explique Jorge Nava, procureur dans le nord de l’État frontalier de Chihuahua.

Un membre d’un groupe d’autodéfense dans l’État de Michoacán (ouest) explique que les armes qu’ils utilisent proviennent parfois de membres de leur famille vivant aux États-Unis.

« Nous avons commencé avec des fusils de chasse, mais les membres du groupe ont des parents aux États-Unis et de là-bas, ils parviennent à nous envoyer des armes à travers la frontière », explique ce combattant sans révéler son identité.

Une personne impliquée dans le trafic d’armes depuis 20 ans, et qui s’exprime aussi sous couvert d’anonymat, fait également remarquer que les expéditions d’armes en pièces détachées, appelées « armes à 80 pc », destinées à être assemblées au Mexique, sont en augmentation.

« Une option est d’acheter, par exemple, un kit à 80 pc pour les armes à canon long ou court aux États-Unis. Il suffit de les assembler et cela est légal. Avec ça on peut construire une armée », affirme ce trafiquant.

« Bouc émissaire »

Le gouvernement mexicain affirme que son action en justice ne vise pas à outrepasser les lois fédérales des États-Unis, notamment le deuxième amendement, qui autorise les citoyens américains à posséder des armes à feu.

Toutefois, la National Shooting Sports Foundation (NSSF), une association commerciale américaine pour l’industrie des armes à feu, basée à Newport, Connecticut, juge que seul le Mexique est responsable de l’application des lois sur son territoire.

« Au lieu de faire des entreprises américaines respectueuses de la loi des boucs émissaires, les autorités mexicaines feraient mieux de traduire les cartels en justice », ont-elles déclaré dans un communiqué.

À quoi les autorités mexicaines affirment que les fabricants américains produisent des modèles spécialement conçus pour les besoins des barons de la drogue.

Selon le même trafiquant mexicain, les autorités de son pays sont également responsables du problème.

« Les autorités mexicaines laissent passer tout ce qui vient des États-Unis sans vérifier en profondeur ce qui passe de l’autre côté, sans contrôles adéquats, et aussi à cause de la grande corruption qui règne dans les douanes », affirme-t-il.

LIEN

Funérailles du père Pierre Aucoin, 21 août 2021

Par Serge St-Arneault, M.Afr

Le père Pierre Aucoin est décédé paisiblement vers 19h00 le 29 juillet 2021 au CHSLD Saint-Vincent à Sherbrooke où il recevait de très bons soins. Il y était depuis le déménagement du 21 juillet 2020 de tous les confrères de notre maison de Lennoxville vers Les Terrasses Bowen. Il s’agit d’une nouvelle résidence pour personnes âgées récemment construite à Sherbrooke. La santé précaire de Pierre ne lui permettait pas d’être avec eux.

Les restrictions liées aux mesures sanitaires exigées pendant la pandémie ont eu pour conséquence de limiter le nombre de visiteurs à seulement quelques confrères désignés et l’une de ses nièces : Annie de la Sablonnière. En revanche, Pierre est parvenu à garder un lien étroit avec les membres de sa famille grâce aux appels téléphoniques. Cette proximité familiale s’est manifestée lors du rassemblement au salon funéraire Alfred Dallaire Memoria sur le boulevard Saint-Martin à Laval le samedi 21 août en après-midi.

Une trentaine de personnes composées en grande majorité de ses nièces, neveux et arrière-nièces et arrière-neveux, ainsi que leurs conjoint·e·s, ont présenté leur hommage avec beaucoup de reconnaissance pour leur oncle ou grand-oncle. Déjà, ce matin-là, tous les confrères et consœurs de la rue St-Hubert à Montréal avaient prié pour Pierre lors d’une messe célébrée dans la grande salle du Centre Afrika. Tout comme lors du rassemblement au salon funéraire, deux pièces musicales ont accompagné la prière.

Le premier chant, O Rest in the Lord, composé par Felix Mendelssohn en 1846, inspiré par le Psaume 37, est un appel à faire confiance à Dieu et de l’attendre patiemment. Le lien évangélique est celui de Jean 16, 33 : « Je vous dis ces choses pour que vous possédiez en moi la paix. Dans le monde, vous aurez à souffrir, mais ayez confiance; j’ai vaincu le monde. » Cette victoire, « c’est notre foi en Jésus, Fils de Dieu. » (1 Jn 5).

Selon Annie de la Sablonnière, cette composition musicale est centrale dans la spiritualité de Pierre Aucoin. Violoniste depuis sa jeunesse, ce chant faisait partie du répertoire de la chorale que Pierre dirigeait à Fort Jameson, l’actuel Chipata, en Zambie. C’est là qu’il avait reçu en cadeau de la chorale une baguette de chef en ébène. Celle-ci a été remise à Nathalie Côté, sa petite-nièce et unique filleule.

Un chant plus récent intitulé Je redeviens le vent, composé par Manuel Laroche, musique de Martin Léon et interprétée par Fred Pellerin, a rehaussé la célébration en établissant un très beau lien avec la spiritualité qui habitait le père Aucoin. La confiance que Pierre a mise en son Dieu l’a conduit vers la paix au-delà de ses souffrances. Comme la plupart des missionnaires, il a régulièrement lutté contre la malaria. Maintenant : Il est redevenu le vent après avoir quitté ses amours, ses amis, son parcours, il est invisible à nouveau, car sa vie ne fut qu’un court instant malgré ses 91 ans. Le plus fragile de toute la fratrie, Pierre a pourtant vécu le plus longtemps!

Le violon du père Aucoin

Au salon funéraire, après le mot d’accueil, Charlotte Bertrand, fille d’Isabelle Aucoin, l’une des nièces de Pierre, a joué l’Ave Maria de Schubert en l’interprétant avec le violon fabriqué par le père Aucoin lorsqu’il était à Toronto. À cette époque, il était membre de l’orchestre symphonique d’amateurs de York Symphony Orchestra. Déjà, à l’âge de 10 ou 11 ans, Pierre avait interprété l’Ave Maria de Schubert lors d’un rassemblement au village de St-Colomban.

D’ailleurs, aux dires de Guy Martineau, en plus d’être comédien, Pierre Aucoin aurait bien pu devenir un musicien professionnel. Son talent de violoniste lui a permis de remporter le concours du pain Excel diffusé le samedi au poste radiophonique CKAC.

Cimetière Saint-Martin à Laval

À la demande de la famille, les Missionnaires d’Afrique ont accepté que les cendres soient inhumées au cimetière Saint-Martin à Laval. Cette brève cérémonie a eu lieu le lundi 23 août à 14h00 sous un soleil de plomb en compagnie de quelques membres de la famille et ami·e·s ainsi que Réal Doucet et Serge St-Arneault, M.Afr.

Le lot est celui des Pères Blancs depuis l’époque du noviciat Saint-Martin; un bâtiment qui, entre temps, est devenu le CHSLD St-Jude Inc. Très large, la troisième pierre tombale est déjà à moitié remplie de noms. Le dernier dans la liste est le père Paul Tremblay.

Ancien noviciat devenu le CHSLD St-Jude

Photo de la maman de Pierre

Marie-Anne Lanteigne-Aucoin

Surprise! Une photo de la maman de Pierre Aucoin, offerte par Marie Smith, petite-fille d’Élisabeth Lanteigne, cousine de Marie-Anne, a été placée près des cendres de son fils. La maman s’appelait Marie-Anne Lanteigne-Aucoin (1897-1954). En même temps que son fils Pierre, elle a reçu la bénédiction finale avant la mise en terre de l’urne par son neveu Daniel Aucoin.

Les Missionnaires d’Afrique (Pères Blancs) sont spécialement reconnaissants à deux nièces du père Aucoin : Annie et Lucie de la Sablonnière, pour toutes les démarches entreprises auprès du salon funéraire, pour rejoindre les membres de la famille, pour le programme des funérailles et pour le signet du père Aucoin.

« Que les âmes des fidèles défunts reposent en paix. »

« Par la miséricorde de Dieu. Amen! »

Mémoires d’Afrique de 21 pages du Père Pierre Aucoin aux membres de sa famille.

POUR UN ENCADREMENT RAISONNABLE ET EFFICACE DES ARMES À FEU

POUR UN ENCADREMENT RAISONNABLE ET EFFICACE DES ARMES À FEU.
PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE
Conférence de presse commune des représentants des victimes des attaques de la Mosquée de Québec, du Collège Dawson et de Polytechnique, en 2018.

En réponse au texte d’André Gélinas, « Alors, on change de cible ? »

NATHALIE PROVOST, SURVIVANTE DU FÉMINICIDE À L’ÉCOLE POLYTECHNIQUE ET PORTE-PAROLE DE POLYSESOUVIENT

Publié le 24 août 2021 sur La Presse +

Le texte d’André Gélinas publié dans La Presse du 13 août montre que les pratiques de désinformation et de diffamation à l’encontre de notre collectif ne sont pas exclusives aux groupes pro-armes. C’est d’autant plus regrettable de voir M. Gélinas, un ancien sergent-détective du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), se prêter à de telles tactiques alors que nous partageons fermement son objectif de contrer le trafic illégal des armes à feu.

En effet, même si notre préoccupation principale concerne les lois régissant les armes, nous appuyons activement la lutte contre le trafic d’armes, notamment pour pousser nos politiciens à autoriser les interventions policières nécessaires afin de rompre le « pipeline de fer » tel qu’exposé par l’émission J.E. il y a quelques mois.

Les mesures de prévention et le combat contre la criminalité ne sont pas deux initiatives mutuellement exclusives. Alors pourquoi attaquer les victimes d’une fusillade de masse qui cherchent à empêcher des tragédies similaires ? La réponse est évidente en ce qui concerne le lobby des armes : miser sur les armes illégales afin d’empêcher les contrôles qui touchent les amateurs d’armes.

Malheureusement, M. Gélinas emploie les mêmes mythes et présomptions couramment avancés par le lobby pro-armes, sans preuves à l’appui, de manière à dresser une cause contre l’autre et porter atteinte à notre crédibilité.

Saisissons-donc l’occasion pour examiner ces arguments erronés – aussi simplistes et séducteurs soient-ils.

« Plus de 99 % des actes criminels impliquant des armes sont le fruit d’un trafic illégal », écrit-il.

Le lobby des armes à feu soutient que le « problème » ne concerne pas les propriétaires légaux. Or, selon Statistique Canada, la moitié des homicides par balle ne sont pas liés aux gangs criminels.

DES ARMES LÉGALES

M. Gélinas doit savoir que ce n’est pas une « arme de poing illégale » qui a causé mes quatre blessures ainsi que la mort de 14 de mes consœurs à Polytechnique en 1989. Comme bien d’autres tueurs de masse (Collège Dawson – 2006, Moncton – 2014, Fredericton – 2018, etc.), le tueur était légalement propriétaire d’une arme longue. Les tireurs à l’Université Concordia (1992) et à la Grande Mosquée de Québec (2017) étaient propriétaires légaux de leurs armes de poing, s’étant même entraînés dans un club de tir avoisinant.

De plus, selon diverses enquêtes officielles au pays, la source des armes saisies dans le cadre d’activités criminelles varie substantiellement d’un endroit à l’autre. Par exemple, alors qu’à Toronto la majorité des armes saisies proviennent des États-Unis, c’est seulement une minorité pour l’ensemble des provinces de l’Ouest.

Bien que les armes de poing illégales règnent au sein des gangs de rue, la majorité des homicides conjugaux, des suicides, des tueries de masse et des meurtres de policiers par balle sont commis avec des fusils et des carabines sans restrictions.

Toujours selon M. Gélinas, il est obligatoire de communiquer avec la Gendarmerie royale du Canada (GRC) avant la transaction afin de vérifier la validité du permis d’un acheteur potentiel.

Il est vrai qu’acheter une arme sans permis constitue un crime, mais ce n’est pas aussi clair quant à la vente d’une arme à quelqu’un sans permis.

De 2003 à 2012, alors que toutes les armes étaient enregistrées au Canada, chaque transaction passait par le système, ce qui garantissait le transfert d’un vendeur agréé à un acheteur agréé. Or, dans le cadre de la destruction du registre en 2012, le gouvernement Harper a aussi éliminé la vérification de la validité des permis : un vendeur n’a qu’à croire qu’un acheteur détient un permis valide (« le cédant n’a aucun motif de croire que le cessionnaire n’est pas autorisé… ») – ce qui constitue une immense échappatoire : « Mais je le croyais sincèrement… Prouvez le contraire ! »

C’est pourquoi, en 2015, le Parti libéral a promis d’obliger de nouveau « les vendeurs à en vérifier la validité avant de conclure la vente ». Malheureusement, la législation des libéraux (C-71) adoptée en 2018 n’impose rien de tel. Il n’est écrit nulle part ni dans la loi ni dans la réglementation qu’un vendeur doit communiquer à la GRC des renseignements associés au permis d’un acheteur potentiel afin de faire autoriser une transaction (une absurdité que le gouvernement a dû récemment admettre, à reculons). En ce qui concerne les ventes privées notamment, le nouveau système continuera de reposer entièrement sur la bonne foi des vendeurs.

« Pour ces groupes de pression, la simple idée qu’un citoyen puisse posséder légalement une arme pour des activités sportives hautement encadrées est simplement inconcevable et injustifiable. »

Que dire face à cette accusation farfelue ? Nous mettons au défi M. Gélinas et tous nos détracteurs qui prétendent que nous visons l’interdiction de l’ensemble des armes à feu de parcourir les centaines de communiqués, mémoires, documents synthèses et citations que nous avons produits au fil des ans pour trouver un seul exemple en ce sens. Impossible.

Nous ne sommes pas contre la possession d’armes à feu, ni contre la lutte contre les armes illégales. Certes, nous sommes contre les armes les plus meurtrières comme les armes d’assaut, mais notre principale revendication est un encadrement raisonnable et efficace des armes à feu en vue de prévenir les traumatismes, les blessures et les morts causés par leur mauvais usage.