Bulletin du comité de Justice et Paix de Tanzanie

Par Elvis Ng’andwe, M.Afr

Discours de haine sur les réseaux sociaux

Le Bureau des Nations Unies pour la prévention du génocide a appelé tous les États à légiférer pour empêcher tout ce qui pourrait conduire à un génocide. C’est ainsi que la Tanzanie a adopté des lois et a mis en place un comité national de prévention du génocide.

En raison de notre implication dans le dialogue interreligieux, nous, les Missionnaires d’Afrique en Tanzanie, agissant au nom du bureau de Justice & Paix, avons été invités à devenir l’un des membres permanents du Comité anti-génocide de Tanzanie.

En 2022, nous nous sommes concentrés sur la meilleure façon d’utiliser les médias sociaux. Ceux-ci peuvent alimenter des conflits politiques et ethniques. Par conséquent, nous avons décidé de mener sur pied des programmes de sensibilisation pour éduquer et sensibiliser les gens à l’utilisation des médias sociaux. Nous avons insisté sur l’importance d’une approche holistique pour lutter contre le discours de haine, notamment en nous attaquant à ses causes profondes et à son impact.

Bien qu’il n’existe pas de définition juridique internationale sur le discours de haine, le droit international définit l’incitation à la discrimination, à l’hostilité et à la violence.

Les discours de haine ne sont pas des événements sporadiques, mais plutôt des sentiments profondément enracinés et intégrés dans des récits répétés de « nous » contre « eux ». Nous sommes invités à utiliser nos activités pastorales, y compris les sermons, pour unir les gens.

Le remède de base contre le discours de haine est la tolérance. Il s’agit aussi de promouvoir la diversité des cultures, des groupes ethniques et des opinions politiques différentes. Finalement, nous avons tous intérêt à partager équitablement nos ressources nationales.

Note : Le rapport sur les droits de l’homme et les affaires judiciaires (2022) en Tanzanie indiquent que la plupart des enfants qui ont subi des abus sexuels ont pris contact avec leurs agresseurs via les réseaux sociaux.

Migration

Les flux migratoires ont été et continuent d’être des facteurs importants de changement social, économique et culturel. Tous les pays sont touchés d’une manière ou d’une autre par la migration. Celle-ci est une composante essentielle, inévitable et bénéfique de la vie économique et sociale de chaque État et de chaque région.

Le véritable problème est celui d’une « migration forcée ». Elle conduit à la traite des êtres humains et à de nombreuses autres atrocités contre l’humanité. C’est pourquoi le Réseau des migrations de l’Afrique australe (SAMIN) a été lancé. Celui-ci s’étend maintenant jusqu’à la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAP).

Célébration de Charles Cardinal Lavigerie notre fondateur

Par Julien Cormier, 26 novembre 2022

Charles Cardinal Lavigerie, « un géant de la mission », un homme qui « pensait globalement » et « passait à l’action localement » (Think globally, Act locally). Il était profondément engagé (et souvent en opposition) que ce soit dans l’Église ou dans la France politique de son temps.

Il n’avait pas que des amis… Imaginez : condamner ceux qui profitaient de la traite et de la mise en esclavage des Africains ! Imaginez : dire qu’un « bon catholique » français n’avait pas à être « royaliste » de droite mais pouvait être « républicain » de gauche.

Les Pères Blancs et les Sœurs Blanches n’ont jamais essayé de faire « canoniser » leur fondateur. Charles Lavigerie dépasse les clichés sur « la sainteté » (disons que comme Jésus de Nazareth, il provoquait les bien-pensants de son époque à la manière dont Dom Helder Camara, 100 ans plus tard, provoquait l’ordre social des dictateurs du Brésil).

Comme a dit une catholique américaine, Dorothy Day, combattante pour action sociale progressiste, à l’encontre des « bonnes manières » et des « bonnes paroles charitables » des évêques américains : « N’essayez pas de dire de moi que je suis une sainte… ce serait me marginaliser (me mettre sur la touche) ».

26 novembre, anniversaire du décès du Cardinal Charles Lavigerie (1825-1892), archevêque d’Alger et de Carthage, Primat d’Afrique, fondateur de la Société des Missionnaires d’Afrique qui comprend des prêtres et des frères (« Pères Blancs »), et de la Congrégation des Sœurs Missionnaires de Notre-Dame d’Afrique (« Sœurs Blanches »).

Le 26 novembre 1892, le cardinal Lavigerie meurt dans sa résidence épiscopale de Saint-Eugène, à Alger. Il avait 67 ans. Autour de son lit de mort étaient réunis les représentants de toutes ses œuvres d’Afrique : entre autres, Mgr Livinhac et le Père Michel de Jérusalem, le P. Delattre et l’abbé Bombard représentant Carthage et Tunis, Mère Salomé, Supérieure des Sœurs Missionnaires de Notre Dame d’Afrique, le P. Buffet, supérieur des Jésuites d’Alger, en plus de son secrétaire et de son médecin.

Cette mort, immédiatement connue en France, puis dans le monde entier, prit les proportions d’un deuil national et universel. Le Pape Léon XIII, apprenant la triste nouvelle, leva les mains au ciel, et rappela tout ce que l’Église perdait dans ce grand homme : « Et moi, je sens ce que je perds. Ce cardinal Lavigerie, je l’aimais comme un frère, comme l’apôtre Pierre aimait son frère André. »

Dans son testament spirituel, après avoir rappelé son obéissance et dévouement pour le Pape, Lavigerie redit son amour pour l’Afrique. Il écrit ceci : « C’est à toi que je viens maintenant, ô ma chère Afrique ! Je t’ai tout sacrifié, il y a 17 ans, lorsque j’ai tout quitté pour me donner à ton service…

Fête des jubilaires 2022 à Montréal

En ce même jour du 26 novembre, deux Missionnaires d’Afrique ont souligné leur 60e anniversaire de serment missionnaire. Il s’agit des pères Jean-Louis Mathieu et de Gaëtan Thériault. Voici un extrait de leur parcourt de vie à l’occasion de leur fête jubilaire.

Bref parcours de Jean-Louis Mathieu : Ouganda de 1964 à 1970 = 6 ans. Haute-Volta (Burkina Faso en 1980) de 1977 à 2001 = 24 ans). Au Canada depuis 1999 à Ottawa et Montréal

Extrait d’une lettre écrite en Ouganda en janvier 1966 ; « Après quatre mois passés au centre de langues de Kisubi, je me suis dirigé allègrement, sur une motocyclette toute neuve vers Mwera, ma première paroisse. Là, j’ai pu y pratiquer le luganda à mon aise. C’est une langue harmonieuse que j’ai beaucoup aimé apprendre. »

Extrait d’une lettre écrite au Burkina Faso en 1977; « Un samedi après-midi vers 14h00, la sieste terminée, je lisais tranquillement sur la véranda de notre maison. Tout à coup, un vent violent se mit à souffler et en quelques minutes, l’horizon fut recouvert d’un voile opaque de poussière. Et la pluie – mon Dieu, la pluie que nous attendions depuis sept mois – s’est mise à tomber. J’en étais là à admirer la force de Dieu dans l’ouragan lorsqu’une tôle s’arracha du toit et piqua vers le sol, juste devant moi. D’autres suivirent, ce qui mit fin à ma contemplation. »

Bref parcours de Gaëtan Thériault : Irlande = Higher Diploma in Education en 1963. Ghana = étude la langue à Buri, professeur à Navrongo, puis à Wiagha, plus à Tamale (école secondaire pendant 10 ans). Sabbatique au Canada en 1981. Études au PISAI à Rome pendant deux ans. Nigéria = étude de la langue à Ibe-Ife, puis curé à Otan-Ayegbaju en 1985 en plus d’être secrétaire et professeur à Ipetu-Ijesha pendant 6 ans. À Oshogbo, curé et professeur à l’École des catéchistes jusqu’en 1997. En 1999, responsable pour le dialogue interreligieux à Montréal. En 2001, membre du conseil d’administration et conseiller au Service aux Immigrants du MRCI (Ministère des Relations Interculturelles du gouvernement au Québec), etc.

Comme une boucle, Gaëtan a commencé son ministère en éducation. Il a enseigné et étudié toute sa vie pour se retrouver de nouveau étudiant à l’UQAM à l’âge vénérable de 85 ans.

SÉJOUR DE SOLIDARITÉ INTERNATIONALE EN TANZANIE

Par Jean-Pierre Coljon | Facebook 

Dans une soixantaine de dodos, je m’envolerai vers l’aéroport international du Kilimandjaro situé à Arusha en Tanzanie pour un 17e séjour de solidarité internationale.

Nous serons une petite équipe de huit personnes et notre travail bénévole consistera à diviser ce bâtiment en quatre ou cinq chambres de repos pour les jeunes mères après leur accouchement dans la maternité.

Grâce à un financement de 15,000$ reçu de la Fondation Lavigerie (Jean-Jacques et Francine Allaire), nous prévoyons l’ajout d’une salle d’accouchement. Puis, nous peindrons l’intérieur et l’extérieur du bâtiment et des pièces.

Dépendant du financement à venir, nous pourrions aussi prévoir une salle de formation pour les jeunes mamans.

VOIR AUSSI LE LIEN SUIVANT POUR PLUS D’INFORMATION

MICROPROJET HIVER 2023 EN TANZANIE DU 11 JANVIER AU 11 FÉVRIER

Coordonnées de Jocelyne Martin, coordonnatrice du projet :

Par courriel : jocemartin@yahoo.com
ou par téléphone au 438-888-0821

Les libéraux déposent un amendement qui introduit une interdiction complète des armes d’assaut

Les familles, survivants et témoins de fusillades de masse, dont les tragédies à Polytechnique, Dawson et la Mosquée de Québec, sont heureux de voir enfin des progrès législatifs concrets vers une interdiction complète des armes de type assaut au Canada, soit à la suite de la première séance du Comité permanent de la sécurité publique et nationale (SECU).

Comme l’avait promis le ministre de la Sécurité publique, Marco Mendicino, lors de la conférence de presse annonçant le projet de loi C-21 en mai dernier, un membre libéral du SECU (Paul Chiang) a déposé un amendement visant à introduire une nouvelle définition pour les armes prohibées dans le Code criminel, laquelle semble couvrir la plupart des armes d’assaut semi-automatiques conventionnelles, sinon toutes.

Nathalie Provost, diplômée de Polytechnique et survivante, déclare : « Aujourd’hui marque une autre étape critique vers une interdiction complète et permanente des armes d’assaut au Canada. Bien que nous devions encore analyser la mesure ainsi que son impact réel sur le marché des armes d’assaut, notre évaluation préliminaire est que la définition est simple et explicite (comme la loi de la Nouvelle-Zélande) et qu’elle couvre la plupart, sinon toutes les armes d’assaut conventionnelles, y compris le SKS par exemple.

« Nous félicitons et remercions le ministre Mendicino et le premier ministre Trudeau, de même que les députés qui se sont battus en coulisse pour que cela soit possible. »

L’amendement modifie la définition des armes prohibées au paragraphe 84(1) du Code criminel en ajoutant les critères suivants (notre traduction de la transcription de l’amendement lu lors de la séance du SECU) : « est capable de décharger un projectile dont l’énergie est supérieure à 10 000 joules », « a un diamètre d’alésage de 20 mm ou plus » et « est capable de décharger des munitions à percussion centrale de manière semi-automatique et est conçue pour accepter un chargeur de cartouches amovible d’une capacité supérieure à cinq cartouches du type pour lequel l’arme à feu a été originalement conçue ». Il ne semble pas y avoir d’exemptions pour les armes qui ne sont pas « de conception moderne » ou qui ne se retrouvent pas « en grand nombre sur le marché canadien » — exemptions qui existaient dans les décrets de mai 2020.

PolySeSouvient est optimiste quant à l’adoption éventuelle de l’amendement par le Comité SECU et par la Chambre des Commues, étant donné que le NPD et le Bloc Québécois se sont tous deux engagés lors de la dernière campagne électorale à appuyer une nouvelle définition d’armes prohibées afin d’interdire l’ensemble des armes d’assaut. Le Bloc Québécois a même déposé aujourd’hui son propre amendement en ce sens, qui a été rejeté afin de laisser la place à l’amendement libéral.

Pour plus d’information sur d’autres amendements potentiels, voir : https://polysesouvient.ca/Documents_2022/DOCU_22_11_22_C21_AmendementsASurveiller.pdf

LIENS

Dans une rare sortie publique, le gardien du Canadien, dont la carrière est indéfiniment en suspens à cause d’une blessure, Carey Price a joint sa voix à celle d’un lobby proarmes plongé dans la controverse en critiquant le projet de loi remanié du gouvernement Trudeau sur le contrôle des armes à feu.

Lisa Dussault,

La Presse, 3 décembre 2022

Extrait :  » Dans la foulée, Carey Price a aussi affirmé soutenir la Coalition canadienne pour le droit des armes à feu. Cette organisation a semé la controverse ces derniers jours pour avoir offert jusqu’à récemment des rabais grâce au code promotionnel « Poly », faisant référence à la tuerie de la Polytechnique de Montréal qui avait fait 14 victimes – toutes des femmes – en 1989.

Une promotion qui a fait bondir Nathalie Provost, survivante de la tuerie. « C’est odieux. C’est comme si la tragédie de Poly était une farce », s’est-elle indignée en entrevue vendredi.« 

L’arme que tient Carey Price « restera légale »

« Lorsqu’il s’agit du débat sur la manière de lutter contre la violence armée, les faits comptent. D’abord, l’arme à feu illustrée dans la publication de Carey Price n’est pas interdite en ce moment et restera légale », a écrit dans un courriel l’attachée de presse du ministre, Audrey Champoux.

« Notre législation ne cible pas les armes à feu couramment utilisées pour la chasse, et nous respectons entièrement les traditions des chasseurs et des peuples autochtones », a-t-elle ajouté, accusant au passage les politiciens conservateurs et des groupes proarmes de « semer la peur » plutôt que de « participer au débat ».

La mesure « drapeau rouge » de C-21 critiquée

Contrôle des armes à feu

« Il n’y a aucun soutien de la part d’organisations féministes reconnues de lutte contre la violence intime pour la mesure de « drapeau rouge » proposée par C-21 », peut-on lire dans le mémoire de PolySeSouvient.

PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE

FRÉDÉRIK-XAVIER DUHAMEL, LA PRESSE, 10 novembre 2022

« Il n’y a aucun soutien de la part d’organisations féministes reconnues de lutte contre la violence intime pour la mesure de « drapeau rouge » proposée par C-21 », peut-on lire dans le mémoire de PolySeSouvient, présenté au Comité permanent de la sécurité publique et nationale le mois dernier.

Lisez le mémoire de PolySeSouvient

« Il est irréaliste de s’attendre à ce que les victimes aient les moyens et le courage d’aller en justice alors qu’elles sont confrontées aux défis simultanés d’échapper à la violence, de s’occuper des enfants et de conserver leur emploi », ajoute-t-on.

Comme d’autres groupes favorables à un contrôle plus serré des armes à feu, PolySeSouvient souligne qu’il est déjà possible de s’adresser aux policiers ou au bureau du contrôleur des armes lorsque des risques sont détectés.

OUVRIR LE LIEN ICI POUR LIRE L’ENTIÈRETÉ DE L’ARTICLE

Un combat juridique contre la prolifération d’armes à feu

Par Freddy Kyombo, MAfr

La délégation de PolySeSouvient composée de témoins et victimes de la tuerie de l’École polytechnique de Montréal du 6 décembre 1989, de représentants de familles et de rescapés, de diplômés de Polytechnique et bénévoles et de représentants d’associations étudiantes a été reçue à Ottawa par le Comité permanent de la sécurité publique et nationale, une commission de la Chambre des communes.

Celle-ci a écouté les principales propositions de la délégation de PolySeSouvient sur des amendements sur les lois concernant la détention, par les civils, d’armes à feu létales (fusils d’assaut et armes de poing).

Les membres de la commission, composés de différents représentants de partis politiques fédéraux, ont posé de nombreuses questions et écouté attentivement l’argumentation des représentants de PolySeSouvient, puis celle de détaillants d’armes à but sportif qui ne souhaitent pas être frappés par des mesures restrictives qui affecteraient les sportifs et leur industrie. Après examen, les propositions de la commission seront acheminées à la Chambre des Communes.

Freddy Kyombo et Serge St-Arneault lors des audiences du Comité permanent de la sécurité publique et nationale dans l’édifice Wellington à Ottawa le 1er novembre 2022.

Freddy Kyombo et Serge St-Arneault lors des audiences du Comité permanent de la sécurité publique et nationale dans l’édifice Wellington à Ottawa le 1er novembre 2022.

Aux amis de PolySeSouvient et aux partenaires du contrôle des armes

Le projet de loi C-21 continue d’aller bon train. Après avoir été déposé le 30 mai dernier, il a été adopté en principe par la Chambre des Communes le 23 juin et fait maintenant l’objet de l’étude détaillée devant le Comité permanent de la sécurité publique et nationale.

Le 1er novembre, une délégation de PolySeSouvient s’est rendue à Ottawa pour témoigner. Merci à Nathalie et Heidi pour leur témoignage (qui peut être visionné ici), à Serge (frère d’Annie St-Arneault) pour avoir représenté les familles, à Stéphane et Hélène pour avoir représenté les rescapés, diplômés de Poly et bénévoles, et à William et Juliette pour avoir représenté les associations étudiantes en génie du Québec (CRÉIQ) et le mouvement étudiant PAS_ICI.

Et un grand merci spécial à Meaghan, survivante de la tuerie à Dawson, qui a témoigné par téléconférence avec son père Ken et ses deux jeunes enfants en arrière-plan! Rappelons que sa mère, Kathlene Dixon, est décédée en mars dernier sans avoir été en mesure de constater l’aboutissement de ses 15 années de plaidoyer sans relâche pour un meilleur contrôle des armes (en collaboration avec PolySeSouvient). Kathlene a été une alliée critique dans cette lutte et elle nous manque à tous les jours.

En tant que témoins et victimes d’une fusillade de masse commise à l’aide d’une arme à feu légale, c’est à la prévention de ce phénomène que nous avons accordé la priorité – d’où l’importance d’interdire les armes et accessoires qui sont conçus pour permettre de tuer rapidement et efficacement.

Le projet de loi C-21 est un projet de loi fort qui introduit de nombreuses mesures importantes, mais il manque toujours l’interdiction des armes d’assaut. On se rappelle que PolySeSouvient a appuyé le C-21 lors de son dépôt uniquement sur la base de la promesse du ministre Mendicino d’amender le projet de loi en ce sens.

De plus, certains articles devraient être renforcés et des affaiblissements bloqués. La prochaine étape, c’est justement le processus « article-par-article » qui déterminera quels amendements seront retenus…

Voici deux bons articles de la presse canadienne (en français et en anglais) qui couvrent notre témoignage. Bonne nouvelle : les Libéraux confirment que l’amendement interdisant toutes les armes d’assaut s’en vient !

Vous trouverez ici-bas les principales recommandations que nous avons présentées aux députés. Vous pouvez aussi voir notre mémoire détaillé ici : la version française (traduction) et la version en anglais. Pour tout nouveau développement, suivez-nous sur Twitter.

Comme toujours, nous apprécions énormément chaque petit don pour nous aider à poursuivre la lutte… (via le bouton rose PayPal sur notre site web ou par virement Interact au info@polysesouvient.ca).

Solidairement,

Heidi, Nathalie, Serge, Meaghan, Stéphane et Hélène

Jacques Gauthier a rencontré Dieu

Julien Cormier

Par Julien Cormier, alias Jimi Cor sur Facebook

J’ai rencontré Jacques Gauthier et sa famille lors d’un lancement de son autobiographie spirituelle qui s’est déroulé le 12 octobre à la Librairie Paulines de Montréal. Jacques Gauthier a écrit « EN SA PRÉSENCE, une autobiographie spirituelle », Éditions Novalis-Éditions Artège au prix d’environ 30 dollars. Mes confrères Freddy Kyombo et Serge St-Arneault m’accompagnaient. D’ailleurs, Serge connait Jacques depuis leurs études en théologie à l’Université du Québec à Trois-Rivières à la fin des années 1970.

L’auteur de 80 livres sur des sujets humains et spirituels est plus lu et interviewé en France et en Belgique qu’au Québec. Il a écrit en profondeur sur la crise « de la quarantaine », sur la poésie de Patrice de la Tour du Pin (sa thèse de doctorat). Il a publié sur sa rencontre avec l’expérience religieuse de Saint Paul, de Thérèse de Lisieux, Charles de Foucauld, Dina Bélanger, le Frère André… Il a rencontré Dieu ?

Peu de lecteurs québécois sont prêts à lui donner le bénéfice du doute. Pourquoi : parce que tout ce qui touche à la “religion” et à l’institution “église” fait lever le cœur des Québécois. Les grands médias y contribuent allégement. C’est ainsi. Nous savons pourquoi.

Et voilà que dans la salle au sous-sol de la Librairie Pauline, Jacques Gauthier nous parle de spiritualité devant sa femme, ses filles et quelques amis. Un exercice d’écriture dont tous nous avons besoin puisque nous nous posons des questions sur la réalité de l’expérience spirituelle, même en dehors des chapelles, des églises… j’allais écrire même en dehors des religions. Ah, si c’était vrai ?

Jacques Gauthier est un homme vrai, humble, “solitaire et solidaire”, professeur d’université plus à l’aise devant une page blanche que devant un auditoire, un homme marié et grand-père qui dans son cœur est un contemplatif et un poète ayant la nostalgie de son noviciat à la Trappe d’Oka.

Revenons sur terre et dans notre monde québécois. Jacques Gauthier a lancé son livre en mettant à contribution son épouse et ses filles qui sont entrées dans le jeu des questions-réponses avec joie, avec amour pour leur père. L’une disait – je cite de mémoire – : « Nous sommes d’une autre génération. Nous ne comprenons pas toutes ses allusions et références culturelles d’autrefois, mais nous l’aimons. C’est pourquoi nous le croyons. » Et nous avons entendu : « Je crois au récit de mon père parce qu’il est un homme vrai. »

Et nous voilà au cœur de la démarche vitale de Jacques Gauthier (je résume ce que j’ai compris) : « J’ai rencontré Dieu… sa PRÉSENCE en moi, dans la nature, dans les autres, je l’ai EXPÉRIEMENTÉ plusieurs fois. J’ai expérimenté son amour. J’ai senti la joie de cette rencontre. Cette expérience spirituelle (vieux mot ancien, on dit “mystique”) m’a donné de vivre dans la joie et l’amour. Comme le don reçu à ma naissance, c’est celui d’écrire. Arrivé à 70 ans, j’ai été poussé à écrire ma vie, ma vie d’amour pour ma femme et ma famille, ma vie d’amour en Dieu ! »

Reste que si l’expérience de Dieu est réelle, les mots techniques de la théologie pour l’exprimer ne font plus partie du vocabulaire québécois. Comment écrire “Dieu” alors que ce mot a tellement été déformé que pour beaucoup il signifie un “faux dieu” qui est rejeté avec raison (mais c’est un autre sujet…). Les Juifs, comme Jésus et Saint Paul, n’utilisaient jamais le mot « dieu », un mot païen ! Mais plutôt, ils écrivaient YHVH, qu’ils ne prononçaient pas et que nous traduisons en français par « Le Seigneur ».

Blaise Pascal précisait sa conversion au « Dieu de Jésus Christ », pas à n’importe quelle idole philosophique. Jacques Gauthier est ouvertement un ami du Dieu de Jésus Christ. Et, malgré la difficulté de mettre en mots cette expérience, il le fait spontanément en utilisant la poésie amoureuse comme média. « Que serais-je sans toi, qui vins à ma rencontre » (chant de Jean Ferrat)

Je recommande le livre de Jacques Gauthier à tous ceux qui ont 50 ans et plus. Avec le vocabulaire et les symboles de leur jeunesse, ils et elles comprendront le langage codé. Je souhaiterais que les moins de 50 ans puissent rencontrer l’auteur en personne, et si possible, comme nous, en compagnie de son épouse et de ses filles. Là, le “témoignage” passe. Osons une comparaison : C’est la vie de Jésus de Nazareth jusqu’à sa mort qui donne témoignage, qui est PAROLE du Dieu-vivant. Ainsi pour la vie de Jacques Gauthier. Son témoignage de rencontre de l’AUTRE – de Dieu – ne peut se dissocier de la BONNE NOUVELLE de sa vie !

Je reviendrai bientôt dans mon profil Facebook sur cette expérience du Dieu-vivant car elle me ramène à ma vie, à mon expérience de VIE, aux expériences de l’Esprit de Jésus dont les récits des Évangiles nous parlent, souvent en parabole, en poésie. Exemple : le récit de la naissance de Jésus, plein de symboles poétiques tirés de la Bible juive : dans Matthieu, avec le point de vue de Joseph, dans Luc, avec celui de Marie.

Ce ne sont pas des reportages historiques à prendre à la lettre, mais des « histoires poétiques » à propos d’un personnage historique, Jésus de Nazareth, et d’une expérience de Dieu par ses premiers disciples. Et comme ces récits sont « poétiques », ils ont capté l’imagination populaire et font partie de l’ambiance des Fêtes, Noël et Jour de l’An. Ils sont devenus patrimoine commun de l’humanité. Comme disait Umberto Eco (Le Nom de la Rose) : « Devant un texte, entends ce qu’il dit, mais surtout comprends, demande-toi ce qu’il veut dire. »

JEUDI 13 OCTOBRE 2022

Entretien dans La Croix sur mon parcours de vie

Entretien avec Clémence Houdaille pour La Croix, Paris, vendredi 14 octobre 2022 : « L’Église ne peut être que résurrection ».

Photo: Édouard Monfrais-Albertini pour La Croix

JACQUES GAUTHIER

Jacques Gauthier. Conférencier, poète et essayiste, le Québécois a publié plus de 80 ouvrages de spiritualité. Il se livre aujourd’hui dans une « autobiographie spirituelle ».

Site Web: www.jacquesgauthier.com
Blogue: www.jacquesgauthier.com/blog.html
Facebook: www.facebook.com/jacques.gauthier.921

Twitter: https://twitter.com/jacgauthier
YouTube: https://www.youtube.com/c/JacquesGauthier04/videos

AUTRE LIEN : « Grandir avec sainte Thérèse » : Jacques Gauthier — KTOTV

« Grandir avec sainte Thérèse » : Jacques Gauthier — KTOTVAlors que la Semaine thérésienne bat son plein, Jacques Gauthier, auteur d’une dizaine de livres sur la sainte, …

Conférence sur l’interculturalité. Suite.

Par Serge St-Arneault, MAfr

Organisée par le regroupement Canada-Afrique pour le développement durable (CADD), la conférence du 7 octobre 2022 fait suite de la précédente rencontre qui a eu lieu le 29 janvier dernier intitulée : CONFÉRENCE VIRTUELLE SUR LE THÈME DE LA DIVERSITÉ CULTURELLE ET L’INTÉGRATION DES IMMIGRANTS.

Le but de la présente conférence est de démystifier le concept du RACISME SYSTÉMIQUE en tenant compte du principe de Joyce.

Premier point : PRINCIPES DE BASE

Quelques rappels sur les PRINCIPES DE BASE DE L’INTERCULTURALITÉ évoqués lors de la première conférence.

  1. La préservation de l’unité dans la pluralité exige un effort constant. Cet esprit d’unité fait référence à une prise de conscience de nos différentes façons de réfléchir ou de prendre ensemble des décisions. Un double mouvement oscillant entre une appartenance à un groupe et le sentiment subjectif d’unicité, cette altérité donc, permet l’acceptation de la dépendance réciproque. Notre identité se construit sur la base de notre diversité.
  2. Notre identité doit demeurer plurielle. En cas contraire, il y a un risque du refus de l’autre au détriment de la vie communautaire. Il y a aussi un danger d’assimilation culturelle menant à des formes d’aliénation et, ultimement, le développement de zones conflictuelles. C’est pourquoi la consolidation d’une véritable identité plurielle est seulement atteignable que dans un climat de dialogue.
  3. L’identité de la personne ou d’un groupe est une composition multiple soutenue par une ouverture mentale. À l’exemple d’un pont, la pluralité est source du développement identitaire en reliant les individus tout autant que les peuples. En toute chose, il faut éviter la pensée unique.
  4. Notre diversité culturelle n’est pas une menace, elle est plutôt une richesse.
  5. L’émergence d’une HOSPITALITÉ SOLIDAIRE favorisera l’acceptation d’une dépendance réciproque comme fondement identitaire.

Deuxième point : MULTICULTURALISME OU INTERCULTURALISME

L’opposition idéologique entre le Canada prônant le multiculturalisme et le Québec soucieux de l’interculturalisme est régulièrement débattue non seulement dans les milieux politiques, mais aussi dans les médias. Comme il n’est pas rare de confondre l’une et l’autre, une définition des termes s’impose.

Le MULTIculturalisme se caractérise principalement par la coexistence de plusieurs cultures dans un même pays ou encore par le maintien du caractère distinctif des cultures multiples au sein d’une société. Ce concept est enchâssé dans la Charte canadienne des droits et libertés et incluse dans la Constitution du Canada depuis 1982.

L’INTERculturalisme se réfère à l’échange réciproque entre des normes et des visions culturelles qui interagissent, non pas dans une logique de compétition, mais plutôt dans le cadre d’une compréhension culturelle et d’un système de valeurs mutuelles.

Un nouveau concept est récemment apparu pour éviter la confusion apparente entre MULTI et INTER.  Il s’agit de la « LA CONVERGENCE CULTURELLE ». Ce concept a pour ambition de tenir compte de la constante évolution de l’impact du flux migratoire au Québec et de l’émergence culturelle grandissante des communautés des Premières Nations.

Troisième point : RACISME SYSTÉMIQUE

Lors de l’émission du 2 octobre 2022 à Tout le monde en parle, Carol Dubé (l’époux de Joyce Echaquan) et Patrick Martin-Ménard (avocat) ont évoqué le drame qu’a vécu Joyce Echaquan qui est morte quelques heures après avoir publié sur Facebook une vidéo dans laquelle on la voyait souffrante et victime d’insultes racistes de la part de membres du personnel hospitalier.

Selon Régis Labeaume qui participait à cette émission, ce drame est une illustration du RACISME SYSTÉMIQUE : « La tragédie entourant le décès de Joyce Echaquan est la preuve que le racisme systémique existe. Le nier est incroyable. (…) Le racisme systémique, c’est un environnement social où on diminue des gens du regard, comme les Afro-Américains le vivent aux États-Unis. C’est ça qui est systémique. Ce n’est pas que l’organisation gouvernementale décide qu’il y a (ou non) du racisme. »

Selon Carol Dubé, « Nier le racisme systémique est nourrir le racisme. »

Quatrième point : UN PROBLÈME SYSTÉMIQUE

Ces jours-ci, il est souvent question du scandale à Hockey Canada. Le professeur André Richelieu, de l’École des sciences de la gestion de l’UQAM fait appel à une réflexion plus large entourant la culture du hockey. Le problème, dit-il, « m’apparaît systémique ». « On ne le réglera pas en se focalisant uniquement sur Hockey Canada et en faisant de ce dernier un bouc émissaire pour se donner bonne conscience. Le problème est sans doute beaucoup plus large », affirme M. Richelieu. (Source : Trudeau hausse le ton, Canadian Tire coupe les ponts)

En fait, il s’agit de la « culture du silence » où les langues se taisent pour s’autoprotéger ou pour tolérer l’intolérable. Les pratiques maffieuses en sont un bel exemple.

Cinquième point : LE « PRINCIPE DE JOYCE »

Le conseil des Atikamekw de Manawan et le conseil de la Nation atikamekw ont remis le 16 novembre un mémoire intitulé « Principe de Joyce » au cabinet du premier ministre François Legault.

Énoncé du principe de Joyce

Le Principe de Joyce vise à garantir à tous les Autochtones un droit d’accès équitable, sans aucune discrimination, à tous les services sociaux et de santé, ainsi que le droit de jouir du meilleur état possible de santé physique, mentale, émotionnelle et spirituelle.

Le Principe de Joyce requiert obligatoirement la reconnaissance et le respect des savoirs et connaissances traditionnels et vivantes des autochtones en matière de santé.

Le gouvernement québécois reconnait qu’il y ait du racisme dans la société, mais refuse d’accepter que ce soit une composante systématique incrustée dans l’appareil gouvernemental.

Lors de la récente campagne électorale, le premier ministre François Legault a mis en valeur les mesures instaurées à l’hôpital de Joliette pour contrer le racisme contre les Atikamekw. Il a ajouté qu’il « ne fallait pas jouer sur les mots ». Mais, les mots ont une grande importance.

Cette reconnaissance permettrait :

  1. D’établir une meilleure réciprocité de Nation à Nation (les Québécois et les Atikamekw).
  2. De progresser vers l’interculturalisme (ou la convergence culturelle) et vers l’émergence d’une hospitalité solidaire avec l’acceptation d’une dépendance réciproque comme fondement identitaire.
  3. De briser le cycle du silence qui engendre le racisme systémique.

Sixième point : QUÉBÉCOIS DE SOUCHE (?) ET LES NOUVEAUX ARRIVANTS OU IMMIGRANTS

Les nouveaux arrivants ou les immigrés connaissent-ils les traumatismes historiques des Québécois que l’on qualifie ‘de souches’, c’est-à-dire les Canadiens français devenus des Québécois ?

Que connaissent les Québécois des traumas vécus par les immigrés : fuite de pays en guerre, difficultés d’intégration au Québec, le difficile apprentissage de la langue française ?

Il y a de part et d’autre beaucoup d’ignorance malgré la longue présence de vagues successives d’immigrés : Français, Italiens, Grecs, Haïtiens, Irlandais, Anglais, etc.

Sur ce sujet, je vous invite à regarder un court métrage de 25 minutes produit par OURHQ Studios de Serine Bentaya intitulé immiGRANDS (également disponible sur YouTube)

Or, il y a peu de chance que les Québécois de souche puissent construire avec les immigrés une HOSPITALITÉ SOLIDAIRE sans connaître en premier lieu le vécu de nos ancêtres réciproques qui ont façonné des identités personnelles et culturelles extrêmement variées. Mais, en partageant nos drames collectifs, il y a une chance de favoriser petit à petit l’acceptation de nos dépendances réciproques comme nouveau fondement identitaire ICI AU QUÉBEC.

BREFS JALONS HISTORIQUES DES QUÉBÉCOIS DE SOUCHE

  1. Arrivée de premiers Français en 1534 avec Jacques Cartier.
  2. Établissement d’une colonie autour de 1608 à Québec.
  3. Conquête anglaise en 1759 avec la défaite aux plaines d’Abraham à Québec.
  4. Répression armée du régime anglais contre les patriotes en 1837.
  5. Émancipation collective des ‘Canadiens-français’ avec la Révolution tranquille entre 1960 et 1975 et l’émergence de l’identité ‘québécoise’.
  6. Échec de deux référendums sur l’indépendance; 1980 et 1995.
  7. Le multiculturalisme adopté et incorporé dans la nouvelle constitution canadienne de 1982.
  8. Seconde élection d’un gouvernement caquiste le 3 octobre 2022.

ET LES NOUVEAUX ARRIVANTS

  1. D’une grande diversité de cultures, de races, de langues, etc.
  2. Comment et pourquoi les accueille-t-on au Canada, au Québec ? Est-ce par besoin de mains-d’œuvre seulement ? Pour quoi d’autre ?
  3. Les Québécois de souche les connaissent-ils ?
    Lire le lien suivant du journal La Presse du 9 octobre 2022 pour mieux comprendre : Qui sont les immigrants au Québec ?

ET LES AUTOCTHONES

  1. Les perceptions commencent à changer depuis quelques années : reconnaissance de l’État et des Églises des politiques désastreuses des tentatives d’assimilation des enfants dans les pensionnats. Des efforts sur le chemin de la réconciliation sont déployés.
  2. Ces communautés sont elles-mêmes d’une grande diversité : langues, coutumes, etc.
  3. Malgré leur poids démographique minoritaire, leur taux de natalité est très élevé. Que leur réserve l’avenir ?

Septième point : CONDITIONS POUR LE SUCCÈS D’UNE HOSPITALITÉ SOLIDAIRE

Les Québécois de souche font face à d’immenses peurs liées à leur histoire et leur statut minoritaire francophone. Que connaissent-ils des nouveaux arrivants, sinon des stéréotypes discriminatoires ? Exemple : le voile musulman (référence : Vers une respectueuse neutralité religieuse). Le nœud du problème n’est pas vraiment le voile, mais l’Islam radical.

Propositions :

  • Accepter nos dépendances réciproques comme nouveau fondement identitaire. C’est une longue et exigeante entreprise.
  • Voter de nouvelles lois gouvernementales sont nécessaires, comme la reconnaissance du Principe de Joyce.
  • Reconnaitre que la diversité de notre patrimoine religieux mondial est une richesse spirituelle commune.

Huitième point : VERS UNE SPIRITUALITÉ INTERCULTURELLE OU DE LA CONVERGENCE CULTURELLE

Tout comme les éléments culturels propres aux peuples, le patrimoine religieux mondial est une richesse universelle à partager sur le chemin d’une hospitalité solidaire. Comment pouvons-nous alors intégrer la spiritualité de l’interculturalité dans notre quotidien ?

  1. Nous devons être prêts à changer notre regard et nos modes de perception.
    a) En développant une démarche constructive.
    b) En considérant l’autre personne ou l’autre groupe comme une source de complémentarité.
    c) En appréciant l’autre comme un don pour moi, non pas une menace. Une communauté interculturelle devient ainsi un don pour tous.
  2. Nous devons valoriser la diversité qui est voulue par Dieu.
    a) À l’exemple de Moïse qui doit se déchausser pour pénétrer dans le lieu sacré de la rencontre, nous aussi, nous nous déchaussons de nos préjugés pour prioriser la spiritualité de l’interculturalité.
    b) Nous sommes tous les enfants d’un même créateur.
    c) La diversité est un don de Dieu.
    d) La diversité est suscitée par l’Esprit de Dieu.
  3. Nous devons chercher à tendre vers la spiritualité de communion.
    a) Pour bien jouer son rôle, l’Église devrait avant tout être la maison ou l’école de la communion.
    b) À privilégier : le regard du cœur, l’attention à l’autre, la capacité de voir le positif chez l’autre (personne ou groupe) et partager les fardeaux.
  4. Nous devons construire la fraternité (référence : 1 Jean, 4,20).
    a) En élargissant notre « cercle de fraternité »
    b) En devenant des LIEUX D’HOSPITALITÉ SOLIDAIRES en privilégiant le vrai dialogue et la construction progressive d’une spiritualité interculturelle dans l’accueil de l’autre.

Intéressants liens : VIIe Congrès des responsables des religions mondiales et traditionnelles. LE PAPE FRANÇOIS AU KAZAKHSTAN

Neuvième point : VERS UNE VISION UNIVERSELLE

Nous nous sommes limités à la problématique vécue ici, au Québec. Cependant, au niveau planétaire, nous faisons face à des défis de très grande envergure. Notre planète peut-elle devenir un LIEU D’HOSPITALITÉ SOLIDAIRE MONDIAL ?

Quels sont les problèmes en perspective qui nous affectent tous : changement climatique, immigration climatique, confrontation entre pays pour le contrôle de l’eau potable, impact de nouvelles pandémies, diminution des droits de la personne sous des régimes dictatoriaux, polarisation des idéologies politiques et religieuses par l’extrémisme et le fondamentalisme.

Au niveau planétaire, serons-nous un jour capables d’accepter une dépendance réciproque comme fondement identitaire regroupant tous les peuples, toutes les nations et toutes les religions ?

DIVERSITÉ CULTURELLE ET INTÉGRATION DES IMMIGRANTS – SUITE. RACISME SYSTÉMIQUE

INVITATION
CONFERERENCE VIRTUELLE

THÈME:  DIVERSITÉ CULTURELLE
ET INTÉGRATION DES IMMIGRANTS – SUITE

SOUS-THÈME : RACISME SYSTÉMIQUE

CONFERENCIER : LE PÈRE SERGE ST-ARNEAULT, MAfr
DIRECTEUR DU CENTRE AFRIKA, MONTRÉAL

Le 7 octobre de 13h-14h

Bien cordialement,

Gabriel K. NGARLEM, coordonnateur

(438) 936 3697

LE CHŒUR DE COMPLIES DE MONTRÉAL CHANTERA À L’ÉGLISE SAINT-PIERRE-APÔTRE

Le Chœur de complies de Montréal (s.e.n.c.) chantera complies le dimanche 16 octobre à 21h à l’église Saint-Pierre-Apôtre (1201, rue de la Visitation, Montréal). 

Matthieu Latreille et Francine Nguyen-Savaria

Le Chœur de complies de Montréal est un ensemble vocal semi-professionnel sous la direction de Matthieu Latreille et Francine Nguyen-Savaria. Le couple a eu l’occasion d’assister à complies durant leurs années à Los Angeles ainsi qu’au Royaume-Uni. Ils souhaitent partager ce trésor de la tradition catholique avec la population de la région métropolitaine.

On appelle « complies » le dernier office de la liturgie des Heures qui est chanté par les Chrétiens depuis des siècles. Il « complète » la journée comme son nom l’indique. L’office doit une grande partie de sa forme actuelle à saint Benoît. Les complies sont chantées quotidiennement dans les monastères et aussi dans de nombreuses églises et cathédrales.

Le répertoire comprendra du chant grégorien, du plain-chant en français et de la musique de la Renaissance. Le tout sera chanté a cappella, c’est-à-dire sans accompagnement instrumental.

« C’est une magnifique rencontre avec le sacré », dit Francine Nguyen-Savaria qui chantera comme mezzo-soprano dans l’ensemble. « On peut participer simplement en écoutant et en se laissant prendre par la sérénité de l’office. Mon expérience personnelle de complies entièrement chantées est celle d’un office qui apaise et libère. »

Les offrandes recueillies à la sortie serviront à soutenir la paroisse Saint-Pierre-Apôtre et aideront le Chœur à couvrir ses dépenses.

Source : Matthieu Latreille, (438) 921-0920 – RMLatreille@gmail.com

The Montreal Compline Choir (G.P.) will sing the office of compline (in French) on Sunday, October 16th at 9 p.m. at the Church of St. Peter the Apostle (Église Saint-Pierre-Apôtre, 1201 rue de la Visitation, Montreal.)

The Montreal Compline Choir is a semi-professional vocal ensemble under the direction of Matthieu Latreille and Francine Nguyen-Savaria. The couple had the opportunity to attend Compline during their years in Los Angeles as well as in the United Kingdom. They wish to share this treasure of the Catholic tradition with the people of the metropolitan area.

The last office of the Liturgy of the Hours, which has been sung by Christians for centuries, is called “compline.” It “completes” the day as its name suggests. The Office owes much of its current form to Saint Benedict. Compline is sung daily in monasteries and also in many churches and cathedrals around the world.

The repertoire will include Gregorian chant, plainsong in French and music from the Renaissance era. Everything will be sung a cappella, i.e. without instrumental accompaniment.

« It is a beautiful encounter with the sacred,” says Francine Nguyen-Savaria, who will sing in the ensemble as a mezzo soprano. “One can participate simply by listening and letting the serenity of this service touch us. My personal experience of Compline is that of a service that both comforts and frees us.”

The offerings collected will be used to support the parish of Saint-Pierre-Apôtre and will help the Choir in covering its expenses.

Missionnaire sans frontières

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