Célébration eucharistique pour les Chrétiens persécutés dans le monde.

Les chrétiens de Montréal se sont rassemblés à la cathédrale Marie-Reine du Monde tout illuminée en rouge pour symboliser tous les croyants persécutés, toutes religions confondues. Néanmoins, une attention plus particulière a été donnée aux 327 millions de chrétiens qui subissent la persécution ou la discrimination. Selon Marie-Claude Lalonde, directrice nationale de l’organise « Aide à l’Église en Détresse », cela représente au moins le quart des chrétiens dans le monde.

Prier est un acte concret de solidarité pour soutenir spirituellement pour ceux et celles dont le courage et la foi sont accablés par des manifestations du mal comme la discrimination, les procès et arrestations injustes, l’emprisonnement, la torture et parfois même la mort.

La messe était présidée par Monseigneur Christian Lépine, Archevêque de Montréal accompagné de S.E. Mgr Thomas Dowd, évêque auxiliaire de Montréal et de V.G. Père (Abouna) Élie Yachouh. À souligner la présence de la chorale de la cathédrale catholique syriaque Saint-Éphrem de Laval.

Motion pour un contrôle efficace des armes à feu à Montréal – novembre 2019

Par Serge St-Arneault

En compagnie de quelques membres de PolySeSouvient, dont Heidi Rathjen et Nathalie Provost ainsi que des étudiants de la Polytechnique, j’ai assisté à la séance du conseil de ville de Montréal où une motion pour un contrôle efficace des armes à feu était présentée par le parti d’opposition, mais unanimement approuvé par tous les élus.

Le conseil municipal exige donc que le gouvernement fédéral interdise la possession des armes d’assaut et armes de poing au Canada.

Les élus ont également endossé la proposition de PolySeSouvient de geler les ventes des armes d’assaut et d’interdire l’importation et la fabrication de nouvelles armes de poing.

Cet événement intervient dans un contexte particulier où plusieurs événements, partout au pays, souligneront le 30e anniversaire de la tragédie du 6 décembre 1989 à la Polytechnique de Montréal. Osons espérer que d’autres villes canadiennes s’engageront aussi sur cette lancée initiée par la Ville de Montréal.

Motion 65.01 de l’Opposition officielle de la Ville de Montréal présentée lors de la séance du conseil municipal du 18 novembre 2019

Attendu que, selon Statistique Canada, le nombre d’homicides par armes à feu a augmenté pour la quatrième année consécutive (de 2013 à 2017), soit de 103 % en quatre ans, avec le taux actuel représentant le taux « le plus élevé observé au Canada depuis 1992 »;

Attendu que lenombre d’armes de poing au Canada a plus que doublé depuis 2012 (passant de 465 000 à 935 000) et que ces armes, selon Statistique Canada, sont à l’origine d’environ 24 % de tous les homicides au pays;

Attendu que le nombre d’armes à feu achetées légalement au Canada et revendues à des personnes qui les utilisent à des fins criminelles a « considérablement augmenté » selon plusieurs autorités à travers le pays, dont la police de Toronto;

Attendu que depuis 2008, selon la Sûreté du Québec, 66 000 armes ont été saisies au Québec;

Attendu que la Ville de Montréal enregistre annuellement le tiers des infractions relatives aux armes à feu dans la province;

Attendu qu’en moyenne 18 personnes par an meurent assassinées à l’aide d’une arme à feu à Montréal et que cela représente plus de 50 % des homicides annuels;

Attendu que le 6 décembre 1989, il y a trente ans, a eu lieu le féminicide à l’École Polytechnique, qui a enlevé la vie à 14 jeunes femmes par le moyen d’une arme acquise légalement;

Attendu que les armes utilisées dans les tueries de masse de Concordia (1992) et de la Mosquée de Québec (2017) étaient des armes de poing légales, et que celle utilisée à Toronto (2018) avait été volée d’un propriétaire légal;

Attendu que le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) collige des données sur le nombre de crimes et de meurtres commis à l’aide d’une arme à feu sur son territoire, ni le nombre d’armes à feu volées, mais que la diffusion n’est pas complète ou systématique;

Attendu que la Ville de Montréal a adopté en 2018 à l’unanimité une motion demandant au gouvernement fédéral de bannir les armes d’assaut et les armes de poing;

Attendu que le Parti libéral du Canada s’est engagé à interdire les armes d’assaut, mais a choisi de laisser aux municipalités le fardeau d’interdire les armes de poing;

Attendu que l’approche la plus efficace pour encadrer ou interdire les armes de poing est d’instaurer une mesure au niveau de l’ensemble du territoire canadien décrétée par le gouvernement fédéral, qui seul a compétence sur le criminel;

Attendu que la ville de Toronto a mis en place un programme de rachat des armes à feu en 2019 et que ce dernier a permis de récupérer 3100 armes pour un coût de 750 000$;

Attendu que moins d’armes à feu en circulation signifie moins de chances qu’elles soient utilisées à de mauvaises fins et que plusieurs études démontrent que le simple fait d’avoir ce genre de programme provoque des discussions utiles sur les risques associés aux armes à feu et sur les bonnes pratiques (comme le respect des normes sur l’entreposage sécuritaire), ce qui contribue à réduire les accidents, les vols et l’usage impulsif des armes en général;

Il est proposé par Lionel Perez, chef de l’Opposition officielle et conseiller de la Ville du district de Darlington;            

et appuyé par Karine Boivin Roy, conseillère de la Ville du district de Louis-Riel;

Que la Ville de Montréal réitère au nouveau gouvernement fédéral l’urgence d’interdire la possession privée des armes d’assaut et d’armes de poing au Canada et qu’elle  souligne l’importance de maintenir cette compétence au niveau fédéral; 

Que la Ville de Montréal réclame la cessation immédiate de l’importation et de la fabrication des armes de poing  et d’armes d’assaut au Canada;

Que la Ville de Montréal demande à ce que le SPVM diffuse des données précises sur le nombre de meurtres et de crimes dus aux armes à feu, et compile et diffuse des données sur leur statut (légal ou illégal),  tout en envisageant de compiler et diffuser des données sur le nombre de suicides dus aux armes à feu.

Que la Ville de Montréal demande au gouvernement fédéral de mettre en place et de financer un programme national de rachat volontaire d’armes à feu;

Que la Ville de Montréal partage cette résolution avec la Fédération canadienne des municipalités, l’Union des municipalités du Québec, et la Fédération québécoise des municipalités.

L’opposition propose un programme de rachat d’armes à Montréal

Elsa Iskander, Mercredi, 6 novembre 2019

Le parti d’opposition Ensemble Montréal propose de mettre en place un programme de rachat volontaire d’armes à feu par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Conférence de presse. PDF.

«De façon tout à fait anonyme, nous inviterions les citoyens à remettre les armes qu’ils ont en leur possession au SPVM en échange d’un montant d’argent», a proposé le chef du parti, Lionel Perez.

«La police ne pose aucune question, ne fait aucun contrôle d’identité, remet l’argent sur-le-champ et détruit lesdites armes», a-t-il décrit, mercredi, un mois avant le 30e anniversaire de la tuerie de Polytechnique, survenue le 6 décembre 1989.

Au printemps dernier, la police de Toronto a mis en place un tel programme qui a permis le rachat de 3100 armes à feu via un programme de rachat financé à hauteur de 750 000 $.

Selon l’administration Plante, il est toutefois préférable d’attendre l’instauration d’un programme de rachat à l’échelle nationale, puisque la responsabilité ne devrait pas incomber à la Ville de Montréal à elle seule. Le SPVM n’a pas voulu commenter la sortie d’Ensemble Montréal.

Les deux types d’armes

Les deux partis pressent le gouvernement fédéral d’interdire les armes d’assaut et les armes de poing.

En campagne électorale, le premier ministre Justin Trudeau avait promis de bannir les armes d’assaut, mais a mentionné qu’il laisserait les municipalités la tâche de restreindre l’utilisation des armes à poing. C’est un non-sens aux yeux des élus municipaux montréalais.

«Il nous faut une interdiction de la possession privée des armes de poing et des armes d’assaut à l’échelle canadienne. Une mosaïque de règlements municipaux serait tout à fait inefficace», a résumé Alex Norris, président de la Commission de la sécurité publique et élu de Projet Montréal.

Polytechnique

C’est aussi l’avis de Heidi Rathjen, témoin de la tuerie et coordonnatrice de PolySeSouvient, qui accompagnait Lionel Perez lors de sa sortie mercredi.

Demander aux municipalités d’interdire les armes de poing serait «inefficace, mais aussi irréaliste compte tenu des luttes politiques longues et acrimonieuses contre le lobby des armes auxquelles ferait face tout maire», estime-t-elle.

Serge St-Arneault, le frère d’Annie St-Arneault, l’une des victimes de la tuerie de Polytechnique, abonde dans le même sens. «Les armes à feu, c’est fait pour tuer. Qu’on laisse des armes militaires aux mains des militaires ou des gens responsables de la protection civile», a-t-il plaidé, ajoutant que la même logique vaut pour les armes de poing.

Pour celui qui vient de La Tuque, une «région de chasseurs», il est normal que les carabines ne soient pas concernées par ces discussions. «Les chasseurs sont des gens responsables. On ne va pas à la chasse au caribou ou à l’orignal avec des armes militaires.»

Il faut mieux surveiller la frontière, selon Maria Mourani

Pour réduire le nombre d’armes en circulation dans les milieux criminels, il faut s’attaquer plus vigoureusement à l’entrée illégale de ces produits de contrebande via la frontière américaine, fait valoir la criminologue Maria Mourani.

Celle-ci croit qu’il faut lutter contre l’entrée des armes des États-Unis en y consacrant du financement et en haussant la surveillance. «Malheureusement, pour l’instant, c’est des vraies passoires nos frontières, a-t-elle déploré. Juste au Québec, on a plus d’une centaine de routes non surveillées.»

Dans les milieux criminels, la majorité des armes sont acquises illégalement, a expliqué Mme Mourani, ajoutant que «80 % des armes illégales viennent des États-Unis et vont dans le marché noir».

Plus d’armes

Cela dit, «il y a une proportion croissante de crimes violents qui sont commis à l’aide d’armes légalement acquises, a indiqué Alex Norris, président de la Commission de la sécurité publique. Nous avons besoin de mesures plus costaudes à l’échelle nationale.»

Le nombre d’armes de poing en circulation est passé de 465 000 en 2012 à 935 000 actuellement, selon Statistique Canada, et elles ont été utilisées dans près d’un quart des homicides au pays.

Ces données peuvent signifier que plus d’armes sont détectées, a nuancé Mme Mourani. «Le nombre d’armes en circulation dans le marché noir au Canada est beaucoup plus élevé.»

Le bannissement par Ottawa des armes de poing et d’assaut, excepté pour les policiers et les militaires, s’impose, selon Mme Mourani. Un programme de rachat d’armes par les policiers doit s’accompagner de mesures rendant la possession de ces armes illégales, selon elle.

«Au Québec, on a toujours été les champions dans le contrôle des armes; Polytechnique, ç’a choqué», a-t-elle noté.

Vidéo de la visite du Dr Jean-Jacques Muyembe au Centre Afrika

Simplement cliquer sur l’image suivante pour télécharger la vidéo.

Le fédéral et le contrôle des armes à feu

OPINIONS / L’auteur, Serge St-Arneault, est originaire de La Tuque. Il est le frère d’Annie, une des victimes de la tuerie de Polytechnique.

Une culture des armes à feu existe bel et bien au Canada, qui se classe au cinquième rang mondial pour le nombre d’armes à feu en circulation. L’organisme «Small arms Survey» estime que ce nombre à 13 millions d’armes à feu soit 35 armes par 100 habitants.

Une précision s’impose. Il y a trois catégories d’armes à feu: les carabines et fusils de chasse classés sous l’appellation «sans restriction», les armes de poing ou pistolets et les armes d’assaut «à autorisation restreinte» et les armes automatiques et certaines armes d’assaut «prohibées».

Les statistiques montrent que 60 % des homicides sont commis par les armes de poing et que leur nombre a augmenté de 100 % entre 2013 et 2017, en plus de celles qui sont illégales. Le trafic de ces armes provient de deux principales sources: des États-Unis et celles volées de propriétaires légaux canadiens.

Le contrôle des armes à feu est de fait un enjeu incontournable dans la campagne électorale qui a cours en ce moment. En parler ne relève pas de la propagande politique. En effet, il s’agit avant tout d’un enjeu de santé et de sécurité publique. Les médecins dénoncent de plus en plus les conséquences dévastatrices des blessures causées par les projectiles d’armes à feu, toutes catégories confondues.

Les armes semi-automatiques de style militaires sont particulièrement dangereuses. En fait, leurs mécanismes peuvent parfois être modifiés de manière à les transformer en fusil automatique ou capable de tirer 20, 30 et même 50 balles en rafale.

À bien y penser, les chasseurs et fermiers ont intérêt eux aussi à demander la mise au rancart des armes d’assaut si destructrices. Leurs armes d’utilité sportive, bien entreposées et manipulées de manière responsable, ne représentent pas un risque déraisonnable pour la sécurité publique et peuvent donc rester entre les mains de citoyens responsables. La plupart des propriétaires d’armes sont des chasseurs et, selon les sondages, n’endossent pas l’accès légal aux armes d’assaut de type militaire.

Quelle était donc la position des partis politiques sur ce sujet?

Basé sur leur bilan et leurs promesses électorales, le Parti conservateur entendait continuer à démanteler la loi sur le contrôle des armes conformément aux vœux du lobby des armes à feu.

Le Parti populaire aurait augmenté l’accès aux armes d’assaut et leurs accessoires et légiférerait pour protéger les intérêts des propriétaires d’armes.

Le Nouveau Parti démocratique et le Bloc québécois sont généralement en faveur d’un contrôle plus strict des armes à feu et appuieraient l’instauration d’une interdiction des armes d’assaut ainsi que des chargeurs modifiables.

Or, la proposition du Parti libéral d’interdire les armes d’assaut sans clauses «grand-père» et attachée à un budget substantiel pour racheter les modèles existants représente l’engagement le plus complet et le plus solide quant à cette mesure, attendue depuis 30 ans par les familles des victimes de la tuerie à Polytechnique.

Il faut maintenant espérer que le Parti libéral, qui forme maintenant un gouvernement minoritaire, passe de la parole aux actes concernant la question critique de l’accessibilité des armes d’assaut de type militaire encore légalement vendues au Canada. Souhaitons, si le gouvernement présente des mesures de contrôle plus strict, qu’il puisse compter sur l’appui des partis qui se disaient favorables à de telles mesures.

ÉBOLA – Conférence du Professeur Dr Jean-François Muyembe à Montréal

Par André-Man Mbombo

Le Centre Canadien de Sensibilisation à l’Amélanisme (CCSAM-OBNL) et le Centre Afrika de Montréal ont eu l’honneur de recevoir ce vendredi 25 octobre 2019 de 12h00 à 14h00 l’épidémiologiste de réputation mondiale, le Dr J.-J. MUYEMBE, venu parler de la problématique de la maladie d’Ébola à la diaspora congolaise et africaine, en présence des scientifiques du CanPaada dont les Professeurs Dr Michel CHRÉTIEN et Dr Majambu Mbikay de l’IRCM, et des médecins congolais membres de la délégation dont le Dr Sele YEMBA SELEMANI, Conseiller du Chef de l’État.

La salle de conférence était pleine des docteurs en médecine et en sciences de l’éducation, condisciples du Dr MUYEMBE à l’Université Lovanium : Rémi BIAKABUTUKA, Ndia-Bintu KAYEMBE, TSHIBEMBA, Paul KANAMBI, Charles KASANGANA, Gustave KIYANDA. Dr Akier ASSANDJA, Dr NKANU et l’épidémiologiste TSHIENDE ainsi que tous les participants ont eu des réponses à toutes leurs questions même celles concernant la situation sécuritaire dans la partie du pays touchée par l’épidémie.

Toutes les questions ont été abordées sans tabou et en toute transparence. Le Dr YEMBA SELEMANI, représentant du Chef de l’État a eu des mots justes sur les questions sanitaires, sécuritaires et politiques du pays de Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO.

Le Dr Michel CHRÉTIEN a précisé la contribution que la RDC est en droit d’attendre du Canada et a souligné les ententes conclues entre l’Institut Nationale de Recherche Biomédicale (INRB) de Kinshasa et l’Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM).

Serge ST-ARNEAULT, M.Afr, directeur du Centre Afrika de Montréal et André-Man MBOMBO, président du Centre Canadien de Sensibilisation à l’Amélanisme (CCSAM) remercient le Prof Dr Jean-Jacques MUYEMBE et sa délégation, le Prof Dr Michel CHRÉTIEN et le Prof Dr Majambu Mbikay pour leur générosité de cœur et d’esprit pour ce moment d’échange et de partage.

Ebola en RDC : Jean-Jacques Muyembe
plus mobilisé que jamais

Pionnier dans les années 70 de la lutte contre Ebola, le Dr Jean-Jacques Muyembe se bat pour éviter la propagation du virus dans la ville de Goma à l’est du pays. Nommé par le président Félix Tshisekedi, l’épidémiologiste souhaite mettre en place des campagnes de vaccination d’ampleur, et sensibiliser les populations aux mesures d’hygiènes indispensables pour prévenir la transmission de la maladie.

Différents reportages de la conférence de presse de Polysesouvient dans le cadre de la campagne électorale fédérale 2019

Position des Parties politiques fédéraux sur le contrôle des armes à feu

Par Serge St-Arneault

Une culture des armes à feu existe bel et bien au Canada qui se classe au cinquième rang mondial pour le nombre d’armes à feu en circulation. L’organisme ‘Small arms Survey’ estime que ce nombre à 13 millions d’armes à feu soit 35 armes par 100 habitants.

Communiqué de presse; document en PDF.

Une précision s’impose. Il y a trois catégories d’armes à feu : les carabines et fusils de chasse classés sous l’appellation ‘sans restriction’, les armes de poing ou pistolets et les armes d’assaut ‘à autorisation restreinte’ et les armes automatiques et certaines armes d’assaut ‘prohibées’.

Les statistiques montrent que 60% des homicides sont commis par les armes de poing et que leur nombre a augmenté de 100% entre 2013 et 2017, en plus de celles qui sont illégales. Le trafic de ces armes provient de deux principales sources : des États-Unis et celles volées de propriétaires légaux canadiens.

Le contrôle des armes à feu est de fait un enjeu incontournable dans la campagne électorale qui a cours en ce moment. En parler ne relève pas de la propagande politique. En effet, il s’agit avant tout d’un enjeu de santé et de sécurité publique. Les médecins dénoncent de plus en plus les conséquences dévastatrices des blessures causées par les projectiles d’armes à feu, toutes catégories confondues.

Les armes semi-automatiques de style militaires sont particulièrement dangereuses. En fait, leurs mécanismes peuvent parfois être modifiés de manière à les transformer en fusil automatique ou capable de tirer 20, 30 et même 50 balles en rafale.

À bien y penser, les chasseurs et fermiers ont intérêt eux aussi à demander la mise au rancart des armes d’assaut si destructrices. Leurs armes d’utilité sportive, bien entreposées et manipulées de manière responsable, ne représentent pas un risque déraisonnable pour la sécurité publique et peuvent donc rester entre les mains de citoyens responsables. La plupart des propriétaires d’armes sont des chasseurs et, selon les sondages, n’endossent pas l’accès légal aux armes d’assaut de type militaire.

Quelle est donc la position des parties politiques à ce sujet dans le débat électoral qui a cours présentement?

Basé sur leur bilan et leurs promesses électorales, le Parti conservateur continuerait de démanteler la loi sur le contrôle des armes conformément aux vœux du lobby des armes à feu.

Le Parti populaire augmenterait l’accès aux armes d’assaut et leurs accessoires et légiférerait pour protéger les intérêts des propriétaires d’armes.

Le Nouveau Parti démocratique et le Bloc québécois sont généralement en faveur d’un contrôle plus strict des armes à feu et appuieraient l’instauration d’une interdiction des armes d’assaut ainsi que des chargeurs modifiables.

Or, la proposition du Parti libéral d’interdire les armes d’assaut sans clauses « grand-père » et attaché à un budget substantiel pour racheter les modèles existants représente l’engagement le plus complet et le plus solide quant à cette mesure, attendue depuis 30 ans par les familles des victimes de la tuerie à Polytechnique.

À chacun maintenant de faire son choix électoral en tenant compte de la position des Partis politiques concernant la question critique de l’accessibilité des armes d’assaut de type militaire encore légalement vendues au Canada.

Voter PCC c’est voter pour le lobby des armes, selon PolySeSouvient

La Presse.ca, Mis à jour le 15 octobre 2019 à 14h15

Des familles des victimes de tueries au Québec estiment que voter pour le Parti conservateur, le 21 octobre, équivaudra à voter pour le lobby des armes.

LIA LÉVESQUE, LA PRESSE CANADIENNE

Si le Parti conservateur gagne lors du scrutin de lundi prochain, le lobby des armes aura gagné, estime Heidi Rathjen, coordonnatrice de PolySeSouvient et diplômée de l’École polytechnique de Montréal en 1980.

Presque 30 ans après la tuerie de Polytechnique, en 1989, des familles des victimes et des survivants de tueries ont rencontré la presse, mardi dans l’institution universitaire, pour expliquer la lecture qu’ils font des engagements des partis politiques quant au contrôle des armes à feu.

« Ce que nous disons aux Canadiens, c’est qu’un vote pour les conservateurs, c’est un vote pour le lobby des armes. Si les conservateurs rentrent, le lobby des armes va avoir gagné au niveau du contrôle des armes », a lancé Mme Rathjen.

À ses côtés se trouvaient d’autres victimes, parmi lesquelles Nathalie Provost, qui avait été blessée lors de la tuerie de Polytechnique, Suzanne Laplante-Edward, qui a aujourd’hui 80 ans et qui se bat encore, au nom de sa fille Anne-Marie, morte lors de la même tuerie, et Boufeldja Benabdallah, président de la Grande Mosquée de Québec. Une troisième génération se trouvait à leurs côtés, des jeunes en faveur d’un meilleur contrôle des armes à feu.

« Un gouvernement conservateur va sonner le glas du contrôle des armes ; ça va être fini », s’est exclamée Mme Laplante-Edward, la gorge nouée en rappelant la mémoire de sa fille.

« Nous connaissons les conséquences d’un faible contrôle. Et tout ce que nous souhaitons, c’est empêcher que d’autres vivent la même terreur que Polytechnique a connue, que Dawson (le Collège) a connue, que la Grande Mosquée de Québec a connue », a lancé à son tour M. Benabdallah.

Après 30 années de combat, Mme Rathjen estime que « c’est vraiment un moment critique pour le contrôle des armes à feu. Trente ans plus tard, avec les cycles électoraux, on recule, on n’avance pas — même avec le peu de progrès qu’on a fait la dernière fois ».

Par son expression « dernière fois », elle fait référence au mandat du gouvernement Trudeau, pendant lequel il a fait adopter la loi C-71, qui a notamment permis de renforcer la vérification des antécédents et d’exiger des vendeurs qu’ils vérifient la validité du permis d’armes à feu avant de vendre une arme sans restriction.

Elle juge donc le dernier mandat de M. Trudeau « positif mais décevant » en la matière. Il a franchi quelques pas, mais pas suffisamment, a-t-elle résumé.

Aux yeux du groupe, c’est le Parti libéral du Canada qui a maintenant les engagements les plus précis en la matière, comme une interdiction totale des armes d’assaut, sans clause grand-père, avec un engagement de racheter les modèles existants qui ont été acquis légalement.

Bien qu’il n’ait pas mis ces engagements précis en vigueur durant ses quatre années de pouvoir, Mme Rathjen estime que son engagement d’aujourd’hui est sincère.

Mme Rathjen relève que le Bloc québécois, le Nouveau Parti démocratique et le Parti vert appuient aussi un meilleur contrôle des armes en général et interdiraient les armes d’assaut.

« Les autres partis, le Parti libéral, le Nouveau Parti démocratique, le Bloc québécois et le Parti vert sont tous en appui au contrôle des armes, mais la plateforme libérale est la plus forte », a résumé Mme Rathjen.

Quant au Parti populaire de Maxime Bernier, elle estime qu’il augmenterait l’accès aux armes d’assaut et légiférerait pour protéger les intérêts des propriétaires d’armes.

Forum interreligieux pour la Paix, soirée du 10 octobre – reportage.

Le Forum interreligieux pour la Paix a commencé jeudi soir 10 octobre au Centre des Dominicains avec une conférence animée par 5 intervenants.es appartenant à des religions ou mouvements spirituels différents : Nicole Bomsawin, autochtone Abénakis, Sébastien Amedeo, Bahaï, Aishwarya Nair, Hindouisme, Fabien Torres, Justice réparatrice et Franco Famularo, Unificationisme.

La présentation de chacun.e et les échanges qui ont suivi ont clairement montré comment les grands défis actuels liés à l’écologie et à la paix mondiale nécessitent une nouvelle conscience  commune qui transcende les réalités matérielles et tienne compte de la dimension spirituelle.

Les religions peuvent grandement aider à saisir l’interconnexion qui est au cœur de toute la création et  à entrer dans les changements de valeurs et de comportements indispensables à la survie de la planète et à la paix mondiale.

À cette occasion, une œuvre artistique produite par Marisel Segui Zavagno a été dévoilée. Elle se définit comme suit :

Pour les peuples indigènes des Andes, Pachamana représente la terre-mère et une déesse. Ce beau nom englobe tout autant l’aspect religieux qu’une composante écologique. Cette œuvre d’art conceptuel a été exécutée dans le cadre du Festival d’art « Paix maintenant. Sauvons ensemble notre planète ».

Des symboles religieux sont représentés dans cette œuvre, mettant en évidence leurs liens avec la nature. Le tronc d’arbre au centre représente la terre-mère. Un réseau de fils l’entourent symbolisant les interconnections et le dialogue entre les religions. Les fils de coton reposent sur des feuilles, avec l’intention de rappeler aux communautés religieuses notre responsabilité pour la protection de notre planète, et notre rôle partagé pour la promotion d’une croissance écologique.

La lumière, porteuse d’une signification importante dans toutes les religions, brille au travers de la structure translucide du tronc, et vise à apporter une dimension d’espoir à cette image. Enfin la colombe, symbole universel de paix, réunit toutes les communautés dans notre quête pour la sauvegarde de notre planète.

Matériaux : fil de coton, broderie réutilisée, tissus rustique. Technique : broderie, crochet.

Prochain rendez-vous le jeudi 17 octobre 2019 à 18h00 chez les Dominicains au 2715 Chemin de la Côte-Sainte-Catherine pour entendre le point de vue des religions abrahamiques sur leur pratiques écologiques.

Missionnaire sans frontières