Les chrétiens de Montréal se sont rassemblés à la cathédrale Marie-Reine du Monde tout illuminée en rouge pour symboliser tous les croyants persécutés, toutes religions confondues. Néanmoins, une attention plus particulière a été donnée aux 327 millions de chrétiens qui subissent la persécution ou la discrimination. Selon Marie-Claude Lalonde, directrice nationale de l’organise « Aide à l’Église en Détresse », cela représente au moins le quart des chrétiens dans le monde.
Prier est
un acte concret de solidarité pour soutenir spirituellement pour ceux et celles
dont le courage et la foi sont accablés par des manifestations du mal comme la
discrimination, les procès et arrestations injustes, l’emprisonnement, la
torture et parfois même la mort.
La messe
était présidée par Monseigneur Christian Lépine, Archevêque de Montréal
accompagné de S.E. Mgr Thomas Dowd, évêque auxiliaire de Montréal et de V.G.
Père (Abouna) Élie Yachouh. À souligner la présence de la chorale de la
cathédrale catholique syriaque Saint-Éphrem de Laval.
En compagnie de quelques membres de
PolySeSouvient, dont Heidi Rathjen et
Nathalie Provost ainsi que des étudiants de la Polytechnique, j’ai
assisté à la séance du conseil de ville de Montréal où une motion pour un
contrôle efficace des armes à feu était présentée par le parti d’opposition,
mais unanimement approuvé par tous les élus.
Le conseil municipal exige donc que
le gouvernement fédéral interdise la possession des armes d’assaut et armes de
poing au Canada.
Les élus ont également endossé la
proposition de PolySeSouvient de geler les ventes des armes d’assaut et d’interdire
l’importation et la fabrication de nouvelles armes de poing.
Cet événement intervient dans un
contexte particulier où plusieurs événements, partout au pays, souligneront le
30e anniversaire de la tragédie du 6 décembre 1989 à la
Polytechnique de Montréal.
Osons espérer que d’autres
villes canadiennes s’engageront aussi sur cette lancée initiée par la Ville de Montréal.
Motion 65.01 de l’Opposition officielle de
la Ville de Montréal présentée
lors de la séance du conseil municipal du 18 novembre
2019
Attendu que, selon Statistique Canada, le nombre
d’homicides par armes à feu a augmenté pour la quatrième année consécutive (de
2013 à 2017), soit de 103 % en quatre ans, avec le taux actuel représentant
le taux « le plus élevé observé au Canada depuis 1992 »;
Attendu que lenombre d’armes de poing
au Canada a plus que doublé depuis 2012 (passant de 465 000 à
935 000) et que ces armes, selon Statistique Canada, sont à l’origine
d’environ 24 % de tous les homicides au pays;
Attendu que le nombre d’armes à feu achetées
légalement au Canada et revendues à des personnes qui les utilisent à des fins
criminelles a « considérablement augmenté » selon plusieurs autorités
à travers le pays, dont la police de Toronto;
Attendu que depuis 2008, selon la Sûreté du Québec, 66 000 armes ont été saisies au Québec;
Attenduque la Ville de
Montréal enregistre annuellement le tiers des infractions relatives aux armes à
feu dans la province;
Attendu qu’en moyenne 18 personnes par an meurent
assassinées à l’aide d’une arme à feu à Montréal et que cela représente plus de
50 % des homicides annuels;
Attendu que le 6 décembre 1989, il y a trente
ans, a eu lieu le féminicide à l’École Polytechnique, qui a enlevé la vie à 14
jeunes femmes par le moyen d’une arme acquise légalement;
Attendu que les armes utilisées dans les tueries de
masse de Concordia (1992) et de la Mosquée de Québec (2017) étaient des armes
de poing légales, et que celle utilisée à Toronto (2018) avait été volée d’un
propriétaire légal;
Attendu que le Service de police de la Ville
de Montréal (SPVM) collige des données sur le nombre de crimes et de meurtres
commis à l’aide d’une arme à feu sur son territoire, ni le nombre d’armes à feu
volées, mais que la diffusion n’est pas complète ou systématique;
Attendu que la Ville de Montréal a adopté en
2018 à l’unanimité une motion demandant au gouvernement fédéral de bannir les
armes d’assaut et les armes de poing;
Attendu que le Parti libéral du Canada s’est engagé
à interdire les armes d’assaut, mais a choisi de laisser aux municipalités le
fardeau d’interdire les armes de poing;
Attendu que l’approche la plus efficace pour
encadrer ou interdire les armes de poing est d’instaurer une mesure au niveau
de l’ensemble du territoire canadien décrétée par le gouvernement fédéral, qui
seul a compétence sur le criminel;
Attendu que la ville de Toronto a mis en place
un programme de rachat des armes à feu en 2019 et que ce dernier a permis de
récupérer 3100 armes pour un coût de 750 000$;
Attendu que moins d’armes à feu en circulation
signifie moins de chances qu’elles soient utilisées à de mauvaises fins et que
plusieurs études démontrent que le simple fait d’avoir ce genre de programme
provoque des discussions utiles sur les risques associés aux armes à feu et sur
les bonnes pratiques (comme le respect des normes sur l’entreposage
sécuritaire), ce qui contribue à réduire les accidents, les vols et l’usage
impulsif des armes en général;
Il est proposé par Lionel Perez, chef de l’Opposition
officielle et conseiller de la Ville du district de Darlington;
et appuyé par Karine Boivin Roy, conseillère de la
Ville du district de Louis-Riel;
Que la Ville de Montréal réitère au nouveau
gouvernement fédéral l’urgence d’interdire la possession privée des armes
d’assaut et d’armes de poing au Canada et qu’elle souligne l’importance
de maintenir cette compétence au niveau fédéral;
Que la Ville de Montréal réclame la cessation immédiate de l’importation et de la fabrication des armes de poing et d’armes d’assaut au Canada;
Que la Ville de Montréal demande à ce que le SPVM diffuse des données précises sur le nombre de meurtres et de crimes dus aux armes à feu, et compile et diffuse des données sur leur statut (légal ou illégal), tout en envisageant de compiler et diffuser des données sur le nombre de suicides dus aux armes à feu.
Que la Ville de Montréal demande au
gouvernement fédéral de mettre en place et de financer un programme national de
rachat volontaire d’armes à feu;
Que la Ville de Montréal partage cette résolution avec la Fédération canadienne des municipalités, l’Union des municipalités du Québec, et la Fédération québécoise des municipalités.
Le parti
d’opposition Ensemble Montréal propose de mettre en place un programme de
rachat volontaire d’armes à feu par le Service de police de la Ville de
Montréal (SPVM).
Conférence de presse. PDF.
«De
façon tout à fait anonyme, nous inviterions les citoyens à remettre les armes
qu’ils ont en leur possession au SPVM en échange d’un montant d’argent», a
proposé le chef du parti, Lionel Perez.
«La
police ne pose aucune question, ne fait aucun contrôle d’identité, remet
l’argent sur-le-champ et détruit lesdites armes», a-t-il décrit, mercredi, un
mois avant le 30e anniversaire de la tuerie de Polytechnique, survenue le 6
décembre 1989.
Au printemps dernier, la police de Toronto a mis en place un tel
programme qui a permis le rachat de 3100 armes à feu via un programme de rachat
financé à hauteur de 750 000 $.
Selon l’administration
Plante, il est toutefois préférable d’attendre l’instauration d’un programme de
rachat à l’échelle nationale, puisque la responsabilité ne devrait pas incomber
à la Ville de Montréal à elle seule. Le SPVM n’a pas voulu commenter la sortie
d’Ensemble Montréal.
Les deux types d’armes
Les deux partis pressent le
gouvernement fédéral d’interdire les armes d’assaut et les armes de poing.
En campagne électorale, le premier ministre Justin Trudeau avait promis
de bannir les armes d’assaut, mais a mentionné qu’il laisserait les
municipalités la tâche de restreindre l’utilisation des armes à poing. C’est un
non-sens aux yeux des élus municipaux montréalais.
«Il nous faut une
interdiction de la possession privée des armes de poing et des armes d’assaut à
l’échelle canadienne. Une mosaïque de règlements municipaux serait tout à fait
inefficace», a résumé Alex Norris, président de la Commission de la sécurité
publique et élu de Projet Montréal.
Polytechnique
C’est aussi l’avis de Heidi
Rathjen, témoin de la tuerie et coordonnatrice de PolySeSouvient, qui
accompagnait Lionel Perez lors de sa sortie mercredi.
Demander aux municipalités
d’interdire les armes de poing serait «inefficace, mais aussi irréaliste compte
tenu des luttes politiques longues et acrimonieuses contre le lobby des armes
auxquelles ferait face tout maire», estime-t-elle.
Serge St-Arneault, le frère d’Annie St-Arneault, l’une des victimes de la tuerie de Polytechnique, abonde dans le même sens. «Les armes à feu, c’est fait pour tuer. Qu’on laisse des armes militaires aux mains des militaires ou des gens responsables de la protection civile», a-t-il plaidé, ajoutant que la même logique vaut pour les armes de poing.
Pour
celui qui vient de La Tuque, une «région de chasseurs», il est normal que les
carabines ne soient pas concernées par ces discussions. «Les chasseurs sont des
gens responsables. On ne va pas à la chasse au caribou ou à l’orignal avec des
armes militaires.»
Il faut mieux surveiller la frontière, selon Maria
Mourani
Pour
réduire le nombre d’armes en circulation dans les milieux criminels, il faut
s’attaquer plus vigoureusement à l’entrée illégale de ces produits de
contrebande via la frontière américaine, fait valoir la criminologue Maria
Mourani.
Celle-ci
croit qu’il faut lutter contre l’entrée des armes des États-Unis en y
consacrant du financement et en haussant la surveillance. «Malheureusement,
pour l’instant, c’est des vraies passoires nos frontières, a-t-elle déploré.
Juste au Québec, on a plus d’une centaine de routes non surveillées.»
Dans les
milieux criminels, la majorité des armes sont acquises illégalement, a expliqué
Mme Mourani, ajoutant que «80 % des armes illégales viennent des États-Unis et
vont dans le marché noir».
Plus d’armes
Cela dit, «il y a une
proportion croissante de crimes violents qui sont commis à l’aide d’armes
légalement acquises, a indiqué Alex Norris, président de la Commission de la
sécurité publique. Nous avons besoin de mesures plus costaudes à l’échelle
nationale.»
Le nombre d’armes de poing
en circulation est passé de 465 000 en 2012 à 935 000 actuellement, selon
Statistique Canada, et elles ont été utilisées dans près d’un quart des
homicides au pays.
Ces données peuvent
signifier que plus d’armes sont détectées, a nuancé Mme Mourani. «Le nombre
d’armes en circulation dans le marché noir au Canada est beaucoup plus élevé.»
Le bannissement par Ottawa
des armes de poing et d’assaut, excepté pour les policiers et les militaires,
s’impose, selon Mme Mourani. Un programme de rachat d’armes par les policiers
doit s’accompagner de mesures rendant la possession de ces armes illégales,
selon elle.
«Au Québec, on a toujours
été les champions dans le contrôle des armes; Polytechnique, ç’a choqué»,
a-t-elle noté.
OPINIONS /
L’auteur, Serge St-Arneault, est originaire de La Tuque. Il est le frère
d’Annie, une des victimes de la tuerie de Polytechnique.
Une culture des
armes à feu existe bel et bien au Canada, qui se classe au cinquième rang
mondial pour le nombre d’armes à feu en circulation. L’organisme «Small arms
Survey» estime que ce nombre à 13 millions d’armes à feu soit 35 armes par 100
habitants.
Une précision
s’impose. Il y a trois catégories d’armes à feu: les carabines et fusils de
chasse classés sous l’appellation «sans restriction», les armes de poing ou
pistolets et les armes d’assaut «à autorisation restreinte» et les armes
automatiques et certaines armes d’assaut «prohibées».
Les statistiques
montrent que 60 % des homicides sont commis par les armes de poing et que leur
nombre a augmenté de 100 % entre 2013 et 2017, en plus de celles qui sont
illégales. Le trafic de ces armes provient de deux principales sources: des
États-Unis et celles volées de propriétaires légaux canadiens.
Le contrôle des
armes à feu est de fait un enjeu incontournable dans la campagne électorale qui
a cours en ce moment. En parler ne relève pas de la propagande politique. En
effet, il s’agit avant tout d’un enjeu de santé et de sécurité publique. Les
médecins dénoncent de plus en plus les conséquences dévastatrices des blessures
causées par les projectiles d’armes à feu, toutes catégories confondues.
Les armes
semi-automatiques de style militaires sont particulièrement dangereuses. En
fait, leurs mécanismes peuvent parfois être modifiés de manière à les
transformer en fusil automatique ou capable de tirer 20, 30 et même 50 balles
en rafale.
À bien y penser,
les chasseurs et fermiers ont intérêt eux aussi à demander la mise au rancart
des armes d’assaut si destructrices. Leurs armes d’utilité sportive, bien
entreposées et manipulées de manière responsable, ne représentent pas un risque
déraisonnable pour la sécurité publique et peuvent donc rester entre les mains
de citoyens responsables. La plupart des propriétaires d’armes sont des
chasseurs et, selon les sondages, n’endossent pas l’accès légal aux armes
d’assaut de type militaire.
Quelle était donc la position des partis politiques
sur ce sujet?
Basé sur leur bilan
et leurs promesses électorales, le Parti conservateur entendait continuer à
démanteler la loi sur le contrôle des armes conformément aux vœux du lobby des
armes à feu.
Le Parti populaire
aurait augmenté l’accès aux armes d’assaut et leurs accessoires et légiférerait
pour protéger les intérêts des propriétaires d’armes.
Le Nouveau Parti
démocratique et le Bloc québécois sont généralement en faveur d’un contrôle
plus strict des armes à feu et appuieraient l’instauration d’une interdiction
des armes d’assaut ainsi que des chargeurs modifiables.
Or, la proposition
du Parti libéral d’interdire les armes d’assaut sans clauses «grand-père» et
attachée à un budget substantiel pour racheter les modèles existants représente
l’engagement le plus complet et le plus solide quant à cette mesure, attendue
depuis 30 ans par les familles des victimes de la tuerie à Polytechnique.
Il faut maintenant
espérer que le Parti libéral, qui forme maintenant un gouvernement minoritaire,
passe de la parole aux actes concernant la question critique de l’accessibilité
des armes d’assaut de type militaire encore légalement vendues au Canada. Souhaitons,
si le gouvernement présente des mesures de contrôle plus strict, qu’il puisse
compter sur l’appui des partis qui se disaient favorables à de telles mesures.
Le Centre Canadien de Sensibilisation à l’Amélanisme (CCSAM-OBNL) et le Centre Afrika de Montréal ont eu l’honneur de recevoir ce vendredi 25 octobre 2019 de 12h00 à 14h00 l’épidémiologiste de réputation mondiale, le Dr J.-J. MUYEMBE, venu parler de la problématique de la maladie d’Ébola à la diaspora congolaise et africaine, en présence des scientifiques du CanPaada dont les Professeurs Dr Michel CHRÉTIEN et Dr Majambu Mbikay de l’IRCM, et des médecins congolais membres de la délégation dont le Dr Sele YEMBA SELEMANI, Conseiller du Chef de l’État.
La salle de conférence était pleine des docteurs en médecine et en sciences de l’éducation, condisciples du Dr MUYEMBE à l’Université Lovanium : Rémi BIAKABUTUKA, Ndia-Bintu KAYEMBE, TSHIBEMBA, Paul KANAMBI, Charles KASANGANA, Gustave KIYANDA. Dr Akier ASSANDJA, Dr NKANU et l’épidémiologiste TSHIENDE ainsi que tous les participants ont eu des réponses à toutes leurs questions même celles concernant la situation sécuritaire dans la partie du pays touchée par l’épidémie.
Toutes les questions ont été abordées sans tabou et en toute
transparence. Le Dr YEMBA SELEMANI, représentant du Chef de l’État a eu des
mots justes sur les questions sanitaires, sécuritaires et politiques du pays de
Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO.
Le Dr Michel CHRÉTIEN a précisé la contribution que la RDC est en droit
d’attendre du Canada et a souligné les ententes conclues entre l’Institut
Nationale de Recherche Biomédicale (INRB) de Kinshasa et l’Institut de
recherches cliniques de Montréal (IRCM).
Serge ST-ARNEAULT, M.Afr, directeur du Centre Afrika de Montréal et
André-Man MBOMBO, président du Centre Canadien de Sensibilisation à
l’Amélanisme (CCSAM) remercient le Prof Dr Jean-Jacques MUYEMBE et sa
délégation, le Prof Dr Michel CHRÉTIEN et le Prof Dr Majambu Mbikay pour leur
générosité de cœur et d’esprit pour ce moment d’échange et de partage.
Ebola en RDC : Jean-Jacques Muyembe plus mobilisé que jamais
Pionnier dans les années 70 de la lutte contre Ebola, le Dr Jean-Jacques
Muyembe se bat pour éviter la propagation du virus dans la ville de Goma à
l’est du pays. Nommé par le président Félix Tshisekedi, l’épidémiologiste
souhaite mettre en place des campagnes de vaccination d’ampleur, et
sensibiliser les populations aux mesures d’hygiènes indispensables pour
prévenir la transmission de la maladie.
Une culture
des armes à feu existe bel et bien au Canada qui se classe au cinquième rang
mondial pour le nombre d’armes à feu en circulation. L’organisme ‘Small arms Survey’ estime
que ce nombre à 13 millions d’armes à feu soit 35 armes par 100 habitants.
Une précision
s’impose. Il y a trois catégories d’armes à feu : les carabines et fusils
de chasse classés sous l’appellation ‘sans restriction’, les armes de poing ou
pistolets et les armes d’assaut ‘à autorisation restreinte’ et les armes
automatiques et certaines armes d’assaut ‘prohibées’.
Les
statistiques montrent que 60% des homicides sont commis par les armes de poing et
que leur nombre a augmenté de 100% entre 2013 et 2017, en plus de celles qui
sont illégales. Le trafic de ces armes provient de deux principales
sources : des États-Unis et celles volées de propriétaires légaux
canadiens.
Le contrôle
des armes à feu est de fait un enjeu incontournable dans la campagne électorale
qui a cours en ce moment. En parler ne relève pas de la propagande politique.
En effet, il s’agit avant tout d’un enjeu de santé et de sécurité publique. Les
médecins dénoncent de plus en plus les conséquences dévastatrices des
blessures causées par les projectiles d’armes à feu, toutes catégories
confondues.
Les armes semi-automatiques de style militaires sont particulièrement dangereuses. En fait, leurs mécanismes peuvent parfois être modifiés de manière à les transformer en fusil automatique ou capable de tirer 20, 30 et même 50 balles en rafale.
À bien y
penser, les
chasseurs et fermiers ont intérêt eux aussi à demander la mise au rancart
des armes d’assaut si destructrices. Leurs armes d’utilité sportive, bien
entreposées et manipulées de manière responsable, ne représentent pas un risque
déraisonnable pour la sécurité publique et peuvent donc rester entre les mains
de citoyens responsables. La plupart des propriétaires d’armes sont des
chasseurs et, selon les sondages, n’endossent pas l’accès légal aux armes
d’assaut de type militaire.
Quelle est
donc la position des parties politiques à ce sujet dans le débat électoral qui
a cours présentement?
Basé sur leur
bilan et leurs promesses électorales, le Parti conservateur continuerait de
démanteler la loi sur le contrôle des armes conformément aux vœux du lobby des
armes à feu.
Le Parti
populaire augmenterait l’accès aux armes d’assaut et leurs accessoires et
légiférerait pour protéger les intérêts des propriétaires d’armes.
Le Nouveau
Parti démocratique et le Bloc québécois sont généralement en faveur d’un contrôle
plus strict des armes à feu et appuieraient l’instauration d’une interdiction
des armes d’assaut ainsi que des chargeurs modifiables.
Or, la
proposition du Parti libéral d’interdire les armes d’assaut sans clauses
« grand-père » et attaché à un budget substantiel pour racheter les
modèles existants représente l’engagement le plus complet et le plus solide
quant à cette mesure, attendue depuis 30 ans par les familles des victimes de
la tuerie à Polytechnique.
À chacun
maintenant de faire son choix électoral en tenant compte de la position des Partis
politiques concernant la question critique de l’accessibilité des armes
d’assaut de type militaire encore légalement vendues au
Canada.
Si le Parti conservateur
gagne lors du scrutin de lundi prochain, le lobby des armes aura gagné, estime
Heidi Rathjen, coordonnatrice de PolySeSouvient et diplômée de l’École
polytechnique de Montréal en 1980.
Presque 30 ans après la
tuerie de Polytechnique, en 1989, des familles des victimes et des survivants
de tueries ont rencontré la presse, mardi dans l’institution universitaire,
pour expliquer la lecture qu’ils font des engagements des partis politiques
quant au contrôle des armes à feu.
« Ce que nous disons
aux Canadiens, c’est qu’un vote pour les conservateurs, c’est un vote pour le
lobby des armes. Si les conservateurs rentrent, le lobby des armes va avoir
gagné au niveau du contrôle des armes », a lancé Mme Rathjen.
À ses côtés se trouvaient
d’autres victimes, parmi lesquelles Nathalie Provost, qui
avait été blessée lors de la tuerie de Polytechnique, Suzanne Laplante-Edward,
qui a aujourd’hui 80 ans et qui se bat encore, au nom de sa fille Anne-Marie,
morte lors de la même tuerie, et Boufeldja Benabdallah,
président de la Grande Mosquée de Québec. Une troisième génération se trouvait
à leurs côtés, des jeunes en faveur d’un meilleur contrôle des armes à feu.
« Un gouvernement conservateur
va sonner le glas du contrôle des armes ; ça va être fini », s’est
exclamée Mme Laplante-Edward, la gorge nouée en rappelant la
mémoire de sa fille.
« Nous connaissons les
conséquences d’un faible contrôle. Et tout ce que nous souhaitons, c’est empêcher
que d’autres vivent la même terreur que Polytechnique a connue, que Dawson (le Collège) a connue, que
la Grande Mosquée de Québec a connue », a lancé à son tour
M. Benabdallah.
Après 30 années de combat, Mme Rathjen estime que « c’est vraiment un moment
critique pour le contrôle des armes à feu. Trente ans plus tard, avec les
cycles électoraux, on recule, on n’avance pas — même avec le peu de progrès
qu’on a fait la dernière fois ».
Par son expression
« dernière fois », elle fait référence au mandat du gouvernement
Trudeau, pendant lequel il a fait adopter la loi C-71, qui a notamment permis
de renforcer la vérification des antécédents et d’exiger des vendeurs qu’ils
vérifient la validité du permis d’armes à feu avant de vendre une arme sans
restriction.
Elle juge donc le dernier
mandat de M. Trudeau « positif mais décevant » en la matière. Il
a franchi quelques pas, mais pas suffisamment, a-t-elle résumé.
Aux yeux du groupe, c’est le
Parti libéral du Canada qui a maintenant les engagements les plus précis en la
matière, comme une interdiction totale des armes d’assaut, sans clause
grand-père, avec un engagement de racheter les modèles existants qui ont été
acquis légalement.
Bien qu’il n’ait pas mis ces
engagements précis en vigueur durant ses quatre années de pouvoir, Mme Rathjen estime que son engagement d’aujourd’hui
est sincère.
Mme Rathjen
relève que le Bloc québécois, le Nouveau Parti démocratique et le Parti vert
appuient aussi un meilleur contrôle des armes en général et interdiraient les
armes d’assaut.
« Les autres partis, le
Parti libéral, le Nouveau Parti démocratique, le Bloc québécois et le Parti
vert sont tous en appui au contrôle des armes, mais la plateforme libérale est
la plus forte », a résumé Mme Rathjen.
Quant au Parti populaire de
Maxime Bernier, elle estime qu’il augmenterait l’accès aux armes d’assaut et
légiférerait pour protéger les intérêts des propriétaires d’armes.
Le Forum interreligieux pour la Paix a
commencé jeudi soir 10 octobre au Centre des Dominicains avec une conférence
animée par 5 intervenants.es appartenant à des religions ou mouvements
spirituels différents : Nicole
Bomsawin, autochtone Abénakis, Sébastien
Amedeo, Bahaï, Aishwarya Nair,
Hindouisme, Fabien Torres, Justice
réparatrice et Franco Famularo, Unificationisme.
La présentation de chacun.e et les
échanges qui ont suivi ont clairement montré comment les grands défis actuels
liés à l’écologie et à la paix mondiale nécessitent une nouvelle
conscience commune qui transcende les réalités matérielles et tienne
compte de la dimension spirituelle.
Les religions peuvent grandement aider à
saisir l’interconnexion qui est au cœur de toute la création
et à entrer dans les changements de valeurs et de comportements
indispensables à la survie de la planète et à la paix mondiale.
À cette occasion, une œuvre artistique
produite par Marisel Segui Zavagno a
été dévoilée. Elle se définit comme suit :
Pour les peuples indigènes des Andes, Pachamana représente la terre-mère et une déesse. Ce beau nom englobe tout autant l’aspect religieux qu’une composante écologique. Cette œuvre d’art conceptuel a été exécutée dans le cadre du Festival d’art « Paix maintenant. Sauvons ensemble notre planète ».
Des symboles religieux sont représentés
dans cette œuvre, mettant en évidence leurs liens avec la nature. Le tronc d’arbre
au centre représente la terre-mère. Un réseau de fils l’entourent symbolisant
les interconnections et le dialogue entre les religions. Les fils de coton
reposent sur des feuilles, avec l’intention de rappeler aux communautés
religieuses notre responsabilité pour la protection de notre planète, et notre
rôle partagé pour la promotion d’une croissance écologique.
La lumière, porteuse d’une signification
importante dans toutes les religions, brille au travers de la structure
translucide du tronc, et vise à apporter une dimension d’espoir à cette image.
Enfin la colombe, symbole universel de paix, réunit toutes les communautés dans
notre quête pour la sauvegarde de notre planète.