Archives du mot-clé Association des descendants de Paul-Bertrand dit St-Arnaud

L’ADBStar survit !

Les descendants de Paul Bertrand, plus connu sous le nom de St-Arnaud, se sont réunis pour leur 25e assemblée générale annuelle le 29 août dernier sur le site historique du village de Sainte-Geneviève-de-Batiscan.

En soi, c’est un exploit, même si le nombre de participants était d’une quinzaine de personnes seulement. Fondée en 2001, notre association a produit une mine d’informations et suscité de grands rassemblements, notamment au village de Batiscan, où se trouvent les ruines de la première église, là où Gabrielle Baribeau et Paul Bertrand se sont mariés le 2 juin 1697. Nos publications intitulées La Missive contiennent des détails historiques uniques ainsi que de nombreux arbres généalogiques. Le site Web de l’ADBStar illustre une partie de ces trouvailles. Malheureusement, les ressources manquent pour le rendre de nouveau fonctionnel.

Qu’en est-il des autres associations de famille ?

Dans un texte signé en date du 15 novembre 2025 par Michel Bérubé, président sortant, celui-ci explique que la Fédération des associations de familles du Québec (FAFQ) est maintenant dissoute et ce qui restait de ses avoirs ont été distribués. Il est intéressant de voir la progression du nombre d’associations au cours des années.

Tableau du nombre de familles souches membres de la FAFQ depuis 1983.

AnnéeNombre de familles souches
Total en 198312 associations
Total en 198427 associations
Total en 198539 associations
Total en 198657 associations
Entre 1986 et 2007Un nombre de 271 associations sont devenues membres de l’association, mais 87 ont cessé leurs activités pendant la même période
Total en 2007184 associations
Total en 202572 associations

« Ce n’est pas rien. Mais, ce n’est pas non plus le facteur qui a le plus influencé le choix de dissoudre la fédération à l’occasion de son assemblée générale annuelle en mai 2025. En réalité, les besoins de base qui ont généré la création d’un secrétariat commun en 1983 ont progressivement perdu de leur importance, à cause notamment des moyens techniques dont disposent maintenant les associations grâce aux technologies de l’information. En matière de généalogie, la recherche a également beaucoup évolué avec l’apparition d’entreprises spécialisées, ce qui peut même affecter les sociétés de généalogie présentes en région. On est loin des premiers temps alors que les bénévoles devaient travailler sur des dactylos et reproduire des bulletins sur des photocopieuses. Les chercheurs couchaient les résultats de leurs recherches par des écrits à la main alors que l’on travaille le plus souvent maintenant sur un micro-ordinateur. » Michel Bérubé

Des éléments supplémentaires ont entravé le bon fonctionnement de la FAFQ, tels que la pénurie de bénévoles pour le conseil d’administration, la suspension de la subvention gouvernementale, les relocalisations de l’espace de travail à deux reprises, le licenciement du personnel, la fermeture permanente des bureaux et l’influence de la pandémie de Covid-19.

Qu’en est-il de nous ?

L’ADBStar est une petite association familiale qui a toujours réussi à susciter beaucoup d’intérêt pour la recherche généalogique. Plusieurs voyages chez nos cousins de France ont permis de créer des liens inimaginables. Puis la Covid-19 est arrivée et a interrompu cet élan. Malgré une tentative de relance avec les descendants de notre ancêtre commun qui résident dans la région de Gatineau, nous sommes finalement revenus à notre point de départ.

Signes des temps

Les associations de familles visaient à rassembler les gens et à créer des liens entre les descendants d’un même ancêtre. Aujourd’hui, les réseaux sociaux sur internet offrent une multitude d’options de connexion, permettant aux gens de se rassembler virtuellement sans avoir à se réunir physiquement en même temps. Comme le souligne Michel Bérubé ; grâce aux technologies de l’information (…) En matière de généalogie, la recherche a également beaucoup évolué avec l’apparition d’entreprises spécialisées.

L’identité et le patrimoine humain des Québécois connaissent une transformation accélérée. Des aspects qui nous définissaient autrefois en tant que société disparaissent peu à peu. La fermeture des églises et des couvents constitue un bel exemple de la façon dont ces institutions disparaissent.

La composition culturelle de la société québécoise est elle aussi transformée et embellie par l’apport de nouvelles populations. Dans un proche avenir, la généalogie évoluera pour inclure la richesse de la diversité culturelle. Finalement, nous découvrirons que nos ancêtres communs remontent à une époque bien antérieure à l’arrivée des premiers explorateurs français sur ce coin du continent qu’on appelle « Américain ».

LIENS

Fédération des Associations de Familles du Québec (FAFQ)

Dissolution de la Fédération de 2026

Société d’histoire et généalogie Maria Chapdelaine

Fédération Histoire Québec

Bureau d’intégration des nouveaux arrivants de Montréal et dévoilement du projet « La Place des Montréalaises »

Le Bureau d’intégration des nouveaux arrivants de Montréal (BINAM), qui s’est donné comme mission de créer les conditions permettant d’accélérer le processus d’intégration des nouveaux arrivants afin de maximiser leur participation à la vie collective montréalaise, avait invité le Centre Afrika a participer à deux jours de formation les 5 et 6 septembre 2018 pour « développer des projets intégrés à impact social fort » en prévision du dépôt de nouveaux appels à projets qui seront cruciaux pour la continuité de nos services pour les deux prochaines années.

Cette rencontre avait lieu dans les locaux de l’ancienne usine de métallurgie[1] La Fonderie Darling située dans quartier de la Cité du Multimédia de Montréal. Quelques coins de rue suffisent pour offrir des points de vue vraiment disparates : les hauts édifices de Montréal (2), le parc Éphémère (3) et un vieil édifice en démolition (4). On y trouve même un traiteur ambulant de cuisine indienne.

Le métro Square-Victoria-OACI au pied de la Tour de la Bourse est à quelques minutes de marche de la Fonderie Darling. Or, le soir du 5 septembre, je reçois une invitation de la mairesse de Montréal, Valérie Plante, pour assister au dévoilement du lauréat du concours international d’architecture de paysage pluridisciplinaire Place des Montréalaises[2]. L’événement avait lieu le 6 septembre vers 13h30 sur la terrasse de l’Hôtel de Ville.

BINAM-FORMATION-19

Je n’étais même pas au courant de ce projet! Il s’agit d’un projet d’envergure qui surplombera la bretelle de l’autoroute Ville-Marie et la rue Saint-Antoine pour éliminer la brisure avec le Vieux-Montréal. Les noms de 21 Montréalaises qui ont marqué l’histoire de la ville, comme Jeanne-Mance et Marie-Josèphe Angélique de même que les 14 victimes du drame de la Polytechnique, seront bien visibles. Le concours lancé en 2017 privilégiait cette commémoration.

Je me sentais perdu au milieu de tous ces journalistes et caméras de télévision. Discrètement, je me suis adressé à une adjointe de ma mairesse si je pouvais lui parler une petite minute.

— « Bonsoir, je suis le frère d’Annie St-Arneault, l’une des victimes de la Poly. Nous nous sommes brièvement croisés lors de la présentation de la motion votée unanimement par le conseil de ville pour bannir la vente d’armes de poing et d’assaut. »

— « Oui, je me souviens. »

— « Saviez-vous que vous êtes une arrière-petite-cousine d’Annie qui figure parmi celles que vous voulez honorer la mémoire à la Place des Montréalaises? »

— « Non! D’ailleurs, beaucoup de gens me demandent qui sont mes ancêtres et je ne le sais pas. »

— « Et bien, vous êtes de la lignée de Paul Bertrand dit St-Arnaud qui est venu en Nouvelle-France autour de 1690. Celui-ci a épousé Gabrielle Barideau. Ils ont conçu Marguerite Bertrand dit St-Arnaud en 1712. Là est votre lignée, onzième génération à partir de notre ancêtre commun. »

J’ai promis de lui remettre bientôt son arbre généalogique complet compilé grâce au travail bénévole des membres de l’Association des descendants de Paul-Bertrand dit St-Arnaud.

De la terrasse de l’Hôtel de Ville, je suis retourné à La Fonderie Darling. Une heure plus tard, Valérie Plante était là aussi pour remercier les 120 personnes réunis et conclure la formation offerte par le BINAM.

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[1] La fonderie Darling construite en 1880 par les Frères Darling (Darling Brothers) dans le but de répondre à la demande de métal pour la machinerie, la construction navale et l’industrie ferroviaire. Le complexe agrandi en 1888 et 1818 contenait 4 édifices et était le deuxième en importance à Montréal. Il a atteint sa pleine capacité en 1970 et employait 800 personnes. Achetée par la Pumps & Softener Company en 1971, la fonderie fermera définitivement ses portes en 1991.

[2] La place des Montréalaises sera aménagée dans le quadrilatère formé par l’avenue de l’Hôtel-de-Ville, la rue Saint-Antoine Est, la rue Sanguinet et l’avenue Viger Est.

Document PDF : article publié sur ICI Radio-Canada.

La place des Montréalaise PDF