Bulletin du comité de Justice et Paix de Tanzanie

Par Elvis Ng’andwe, M.Afr

Discours de haine sur les réseaux sociaux

Le Bureau des Nations Unies pour la prévention du génocide a appelé tous les États à légiférer pour empêcher tout ce qui pourrait conduire à un génocide. C’est ainsi que la Tanzanie a adopté des lois et a mis en place un comité national de prévention du génocide.

En raison de notre implication dans le dialogue interreligieux, nous, les Missionnaires d’Afrique en Tanzanie, agissant au nom du bureau de Justice & Paix, avons été invités à devenir l’un des membres permanents du Comité anti-génocide de Tanzanie.

En 2022, nous nous sommes concentrés sur la meilleure façon d’utiliser les médias sociaux. Ceux-ci peuvent alimenter des conflits politiques et ethniques. Par conséquent, nous avons décidé de mener sur pied des programmes de sensibilisation pour éduquer et sensibiliser les gens à l’utilisation des médias sociaux. Nous avons insisté sur l’importance d’une approche holistique pour lutter contre le discours de haine, notamment en nous attaquant à ses causes profondes et à son impact.

Bien qu’il n’existe pas de définition juridique internationale sur le discours de haine, le droit international définit l’incitation à la discrimination, à l’hostilité et à la violence.

Les discours de haine ne sont pas des événements sporadiques, mais plutôt des sentiments profondément enracinés et intégrés dans des récits répétés de « nous » contre « eux ». Nous sommes invités à utiliser nos activités pastorales, y compris les sermons, pour unir les gens.

Le remède de base contre le discours de haine est la tolérance. Il s’agit aussi de promouvoir la diversité des cultures, des groupes ethniques et des opinions politiques différentes. Finalement, nous avons tous intérêt à partager équitablement nos ressources nationales.

Note : Le rapport sur les droits de l’homme et les affaires judiciaires (2022) en Tanzanie indiquent que la plupart des enfants qui ont subi des abus sexuels ont pris contact avec leurs agresseurs via les réseaux sociaux.

Migration

Les flux migratoires ont été et continuent d’être des facteurs importants de changement social, économique et culturel. Tous les pays sont touchés d’une manière ou d’une autre par la migration. Celle-ci est une composante essentielle, inévitable et bénéfique de la vie économique et sociale de chaque État et de chaque région.

Le véritable problème est celui d’une « migration forcée ». Elle conduit à la traite des êtres humains et à de nombreuses autres atrocités contre l’humanité. C’est pourquoi le Réseau des migrations de l’Afrique australe (SAMIN) a été lancé. Celui-ci s’étend maintenant jusqu’à la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAP).

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