Archives du mot-clé Quartier St-Roch

Mon quartier Saint-Roch, deuxième chapitre, août 2026

Le premier chapitre remonte au début du mois de juin. Les chantiers de construction se poursuivent avec plus d’ardeur que jamais. Même notre rue est maintenant bloquée par des travaux de voiries.

Aujourd’hui, nous nous aventurons en direction du monastère des Augustines situé au 260, Boulevard Langelier à Québec. À vrai dire, j’ai eu besoin de m’y rendre deux fois avant de bien réaliser l’importance historique de ce lieu.

La première fois, j’ai présidé l’eucharistie dans la magnifique chapelle Notre-Dame des Anges. C’est à ce moment-là que j’ai pris connaissance du départ des religieuses qui se faisait progressivement et qui aboutira définitivement au mois de septembre. La présence de ces religieuses remonte à 333 ans.

https://www.facebook.com/reel/924328107415071

Les Augustines étaient là pendant la guerre de 1759. Elles ont soigné les soldats blessés des deux camps ennemis. Des fosses communes de ces années de guerre sont visibles dans le cimetière adjacent. Il y a beaucoup d’informations historiques que je vous laisse découvrir dans les liens ici-bas.

J’aimerais me concentrer sur un point, celui de la disparition progressive et inévitable des couvents et monastères. C’est particulièrement saisissant à Québec. En fait, c’est un reflet de la perte de visibilité des institutions de l’Église Catholique. Des centaines d’églises ont été vendues ou démolies depuis quelques décennies. Ici même, dans notre unité pastorale missionnaire Limoilou, Basse-Ville, Vanier, plusieurs églises ont été ou sont sur le point d’être vendues. Comment demander à quelques centaines de Chrétiens de maintenir des lieux de cultes conçus pour des milliers de fidèles ?

Mausolée de Champlain

Étonnamment, j’ignorais totalement l’emplacement du mausolée de Samuel de Champlain. Il est juste là, dans le même cimetière où sont enterrés ses soldats.

À LOUIS-JOSEPH MARQUIS DE MONTCALM 1712-1759

COMMANDANT DES FORCES FRANÇAISES EN AMÉRIQUE PENDANT LA GUERRE DE SEPT ANS, LE LIEUTENANT GÉNÉRAL LOUIS-JOSEPH MARQUIS DE MONTCALM SUCCOMBA LE 14 SEPTEMBRE 1759 AUX BLESSURES REÇUES LA VEILLE À LA BATAILLE DES PLAINES D’ABRAHAM.

SA DÉPOUILLE FUT INHUMÉE LE SOIR MÊME DANS LA CHAPELLE DU MONASTÈRE DES URSULINES DE QUÉBEC.

LE 11 OCTOBRE 2001, LES RESTES DE MONTCALM FURENT SOLENNELLEMENT TRANSFÉRÉS DANS CE MAUSOLÉE.

IL REPOSE DÉSORMAIS AUPRÈS DE SES SOLDATS TOMBÉS AVEC LUI DEVANT QUÉBEC POUR LA DÉFENSE DE LA NOUVELLE-FRANCE

Samuel Dubois

C’est une histoire plutôt complique que Samuel Dubois vous permettra de mieux comprendre. Je vous souhaite de belles découvertes avec les liens suivants.

Visites guidées Samuel Dubois

Le monastère de l’Hôpital général de Québec

Établi par les Augustines en 1693 sur un site d’abord occupé par les Récollets dès 1620, le monastère de l’Hôpital général de Québec est sans contredit l’un des joyaux du patrimoine québécois. Après 333 ans de présence, les Augustines quitteront en septembre le monastère de l’Hôpital général de Québec. Une page d’histoire se tourne. Lire l’article du Journal de Québec sur le départ historique des Augustines.

AUTRE LIEN :

Laissez-nous vous raconter 400 ans d’histoire par des personnes qui ont marqué ce lieu occupé depuis les origines de la ville de Québec.

Sujets abordés : L’installation des Récollets, la fondation de l’Hôpital général de Québec, la guerre de la Conquête, l’hébergement et les soins, au cœur de la vie de quartier. Le monastère des Augustines de l’Hôpital général de Québec est sans contredit l’un des joyaux du patrimoine québécois. Encore aujourd’hui résidence des sœurs et pour cette raison peu accessible, il reste méconnu du grand public. Ce site Internet vous invite à y faire une incursion sur les pas des experts qui, par leurs travaux, révèlent peu à peu les richesses insoupçonnées de ce lieu occupé depuis les débuts de l’aventure française en Amérique.

Monastère des Augustines de l’Hôpital général de Québec, 19e siècle

Évolution architecturale, 1620 à aujourd’hui.

L’Église se réinvestit dans le quartier Saint-Roch pour contribuer sa revitalisation

Québec, le 16 décembre 2025

Dès le début de l’année 2026, trois intervenants bien spéciaux emménageront dans le quartier Saint-Roch et contribueront à redonner vie à l’église du quartier et ses alentours. Deux prêtres et un frère des Missionnaires d’Afrique (connus autrefois comme les Pères Blancs) s’engageront à temps plein pour assurer une présence pastorale dans le quartier St-Roch. Cela permettra d’ouvrir les portes de l’église Saint-Roch davantage, d’accueillir le tout-venant, d’entretenir des liens avec les organismes communautaires. Après l’installation dans l’église du spectacle Aura de Moment Factory, voilà que la communauté chrétienne contribuera d’une façon renouvelée au dynamisme de ce milieu.

Il y a quelques mois, l’archevêque de Québec a reçu une visite surprenante : la communauté des Missionnaires d’Afrique lui annonçait la disponibilité de trois de ses membres pour rendre service. Leur volonté était de redonner à Québec, cette ville qui a longtemps été le port d’attache au pays de cette communauté, d’où ont émergé des centaines de vocations missionnaires. Le cardinal Gérald Cyprien Lacroix, touché et reconnaissant, a évidemment accepté cette offre. Deux Québécois et un Africain seront donc en service sous peu à Saint-Roch : Serge St-Arneault, natif de Trois-Rivières, Denis Walsh de Valleyfield et Jean-Paul Guibila du Burkina Faso.

Le cardinal Lacroix se réjouit de pouvoir accueillir une communauté qui a une grande expérience missionnaire et qui est reconnue pour son dévouement et son respect de toute personne. « L’église Saint-Roch est un lieu d’accueil, d’accompagnement et de célébration de la foi chrétienne. C’est avec gratitude et grande joie que nous accueillons ces collaborateurs. Je suis convaincu qu’ils s’enracineront dans la Basse-Ville et sauront être une présence au service de la vie et des besoins du milieu. Ils y vivront, ce qui leur permettra de créer des liens autant avec la population qu’avec les nombreux organismes communautaires. »

Le supérieur provincial des Amériques de la communauté, le père Barthélémy Bazémo, raconte le discernement qui a mené à cette offre. « Voilà bientôt 125 ans (1901-2026) que les Missionnaires d’Afrique, communément appelés Pères Blancs, ont été accueillis à Québec, sur la rue des Remparts. Au fil du temps, nous avons vu un signe de l’Esprit de Jésus dans l’accueil chaleureux et enthousiaste des Québécois, qui nous ont témoigné affection et soutien, et dont nous gardons un souvenir précieux. Un siècle plus tard, à la faveur du double jubilé (le jubilé 2025 de l’Église universelle et le bicentenaire de la naissance de notre fondateur, le cardinal Charles Lavigerie), du 350e anniversaire de la fondation de l’Église de Québec, et surtout encouragés par les orientations missionnaires de notre chapitre général de 2022, la province des Amériques de la Société des Missionnaires d’Afrique s’est engagée dans un processus de discernement qui a conduit à l’élaboration d’un projet missionnaire dans l’archidiocèse de Québec. L’équipe pourra répondre aux priorités pastorales de l’archidiocèse, avec une ouverture au dialogue interreligieux, sans oublier le service au nombre croissant d’Africains (étudiants et professionnels) qui s’établissent à Québec et dans la région. »

Il n’y avait pas eu de prêtre à temps plein à Saint-Roch depuis 1995! L’église Saint-Roch fait partie maintenant de la paroisse Sainte-Marie-de-l’Incarnation, qui elle-même appartient à l’unité pastorale Limoilou-Basse-Ville-Vanier. L’équipe d’animation de cette communauté élargie se réjouit de l’arrivée des renforts qui seront dédiés à Saint-Roch, où les besoins sont grands. Fondée en 1868, à Alger, par le cardinal Charles Lavigerie, les Missionnaires d’Afrique ou Pères Blancs sont un institut constitué d’hommes de toutes nationalités, prêts à s’engager dans un style de vie marqué par l’esprit de famille et par le travail en commun.

Source : Église catholique de Québec  

Informations : Valérie Roberge-Dion, Directrice des communications

Courriel : vrd@ecdq.org  

Autre lien

Marc-André Gagnon, Le Journal de Québec, lundi, 15 décembre 2025

Redevenu un secteur difficile, Saint-Roch a besoin d’un « effet tremplin » pour sa relance. Inspiré par Jean-Paul L’Allier, le ministre Jean-François Simard a l’ambition d’en faire « un quartier universitaire » et promet une annonce en ce sens en janvier.