Archives pour la catégorie Lettres de Serge

Journée porte ouverte à la Maison d’Haïti

Par Serge St-Arneault

Depuis mon arrivée à Montréal en 2017 que je rêve de rendre visite à la Maison d’Haïti situé dans le quartier St-Michel au nord de Montréal. Une Journée Portes Ouvertes m’a offert une opportunité de découvrir ce centre communautaire qui fête son 50e anniversaire. Cette journée présentielle et virtuelle sur Meta-Facebook a eu lieu le 6 octobre 2023 et comprenait une présentation des activités de la Maison d’Haïti pour la saison 2023-2024, kiosques, discussions, goûter et performance artistique.

La présentation des activités allait bon train lorsque je suis arrivé dans la grande salle où j’ai retrouvé avec joie mon ami Denis Woula, Sénégalais, qui m’a introduit à la directrice générale du centre, Marjolie Villefranche, qui est une sommité sur les questions relatives à la communauté haïtienne de Montréal.

Denis Woula, Marjolie Vellefranche et Serge St-Arneault

Quel est le lien entre la Maison d’Haïti et le continent africain ?

C’est la question que j’ai posé au moment des échanges avec le public présent. Le lien existe ne serait-ce que l’appartenance à la descendance afro. Mais, plus encore, les liens historiques sont nombreux entre Haïti et quelques pays d’Afrique Subsahéliennes. Localement, à Montréal, le Centre Afrika et la Maison d’Haïti, grâce à leurs membres, se sont retrouvés ensemble dans différents événements. Il est à espérer qu’une plus étroite collaboration se tisse dans les prochains mois.

Présentation

La Maison d’Haïti est une organisation communautaire et culturelle fondée en 1972 qui a pour mission l’accueil, l’éducation, l’intégration et l’amélioration des conditions de vie des personnes d’origine haïtiennes, afro-descendantes et immigrantes.

Dédiées à la défense de leurs droits et à la promotion de leur participation au développement de la société d’accueil, les interventions de la Maison d’Haïti sont axées sur l’approche citoyenne qui leur permettra de prendre la parole et de participer activement à la vie de la société.

La Maison d’Haïti déploie ses actions à travers 6 coordinations : éducation, famille, femmes, intégration, jeunesse, centre des arts.

Elle développe pour ses participant.e.s des activités d’éducation, d’accueil, d’intégration, d’encadrement des jeunes et des familles, de renforcement de l’autonomisation des femmes, d’insertion économique, sociale et culturelle.

Vues d’ensemble des activités du centre

Réussite des élèves de l’Institut Abaka à l’examen d’état de la RDC de juin 2023

Par Roger Androzo, journaliste

Bref historique

L’école secondaire Abaka, option commerciale et administrative, fut construite entre les années 1991 et 1996 grâce aux efforts de la population de Géty et le soutien financier des amis et connaissances du père Serge St-Arneault.

Cette école se situe dans la localité de Nzigo dans la partie ouest de Gety-État, tout près de la paroisse Sainte Famille vers le chef-lieu Munobi du groupement Bamuko dans le territoire d’Irumu, province de l’Ituri au Nord-Est de la République Démocratique du Congo.

La population est majoritairement composée des Ìndrŭ que certaines
personnes appellent les « Ngiti ».

Aujourd’hui l’Institut Abaka compte trois sections ; commercial et administration, biologie et chimie, mine et géologie.

La fondation de la paroisse sainte famille de Gety-Mission

À la suite de la campagne de regroupement des villages dans la région de Kibali-Ituri entre 1915-1933, sous l’administration coloniale, les villages Karatsi, Tsede, Nyarara, Munobi, Longowi, Isura, tsadhu et Mbasa formaient déjà une importante population.

Un centre extra-coutumier se développa sous le nom de Gety-État alors qu’une église dédiée à la Sainte-Famille fut construite en 1942 à environ quatre kilomètres plus loin. Elle fut agrandie plus tard.

Résultats des examens d’état 2023

Les enseignants ont observé des améliorations en matière d’éducation à l’Institut Abaka. Selon l’actuel préfet de cette école, Mbunga Mbovona, les jeunes diplômés étaient en liesse après la publication des résultats du 22 septembre 2023.

« Je suis très heureux. J’ai obtenu 60%, de nous confier Neema Zawadi. Dans ma classe, 17 d’entre nous sur 18 participants ont réussi. »

Sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo, près d’un million d’élèves ont passé leurs examens au mois de juin dernier.

Autres articles publiés par Roger Adirodu

Pandémie et complotisme

J’ai reçu un appel téléphonique de Gilles Petel il y a environ deux ans, à l’époque de la pandémie de la Covid-19. Gilles a commencé sa carrière en journalisme à la radio de CKVL-Verdun, où il a occupé le poste de Directeur information et Affaires publiques, pour ensuite travailler pendant 26 ans à la télévision de Radio-Canada.

Gilles Petel

Après sa retraite de Radio-Canada, il a, entre autres, animé une émission d’affaire publique « À vous de juger », pendant sept ans à la télévision communautaire canadienne de « Vidéotron » M. Petel a également réalisé et animé un documentaire d’une heure diffusé sur Vidéotron, intitulé « Drame humain à Gaza ».

Il est alors devenu, pendant plus de 10 ans, le seul journaliste canadien accrédité à l’ONU de Genève, en Suisse, où il y a plus de 350 journalistes représentant 194 pays et où se passe 65% des activités de l’ONU.

Essentiellement, ce livre condamne le complotisme mais en même temps permet aux lecteurs de mieux différencier complot et complotisme. Cette distinction est importante.

Un complot fait référence à un fait de manipulation avéré. On parle de complot pour évoquer une réalité historique où un petit groupe a manipulé l’opinion publique à l’aide d’un faux témoignage. C’est aussi un projet concerté en secret par un groupe restreint avec une intention malveillante.

Le complotisme, pour sa part, décrit une attitude qui implique la recherche systématique des complots, partout tout le temps. Ce terme, apparu il y a environ 200 ans, fait référence à l’attitude de méfiance systématique envers certaines informations provenant d’institutions officielles. Notamment, la presse traditionnelle, les gouvernements ou politiciens, les industries pharmaceutiques ; prétendant qu’elles mentent et que des individus ou des groupes tirent les ficelles de manière plus ou moins secrète dans l’ombre !

Des exemples concrets vous sont présentés afin de bien comprendre les conséquences de la pandémie COVID-19. Pour ce faire, nous avons consulté les plus grands spécialistes ; des microbiologistes, infectiologues et spécialistes de la santé publique.

« Pandémie et complotisme » s’adresse à tous les lecteurs curieux d’en savoir davantage sur la pandémie que nous vivons.

Dans ce livre, Gilles Petel cite des passages (voir les pages 24 et 25, les pages 170 et 171 et surtout le chapitre intitulé « La sorcellerie dans tout ça  », pages 267 à 271) d’un de mes articles publié dans le journal Le Nouvelliste en date du 22 septembre 2020 intitulé « Sorcellerie et théories complotistes » également publié sur mon blogue.

Gilles Petel, Pandémie et complotisme, Édition Crescendo! 2023, 455 pages.

Du même auteur : Ingérence politique dans les médias.

Prochaine publication aux Éditions Crescendo! prévue pour le 24 septembre 2023 : Pique-assiettes

Viho Bienvenue GBEASSOR, massothérapeute

D’origine togolaise, Viho Bienvenue exprime naturellement sa jovialité contagieuse. Son sens du partage lui a permis de découvrir une aptitude innée au massage jusqu’à lors inconnue. Cela l’orientera en 2012 vers une formation à titre bénévole où elle a offert plus de mille cinq cents heures de traitement en massage de détente au sein de l’organisme communautaire de la Maison Plein Cœur œuvrant auprès des personnes vivant avec le VIH.

En 2013, elle est devenue l’assistante attitrée de Jacques François Aylestock, massothérapeute et fondateur du Massage Toucher Vivant.1 Depuis cette date, Viho Bienvenue partage sa passion pour le massage selon les fondements philosophiques de son mentor centré sur un amour inconditionnel pour les gens et pour la vie.

Viho Bienvenue a finalement perfectionné son art pour devenir une massothérapeute à part entière grâce à un programme d’étude théorique et pratique de l’école de massothérapie energiSens2 qui lui a permis d’obtenir un diplôme de praticienne en massage suédois.

Citation de Viho Bienvenue 

« Avec mes mains bienveillantes et apaisantes, j’offre le bien-être, le contact avec le corps, à travers un toucher-vivant et humain qui accueille, respecte et accepte totalement avec Amour l’être dans son intégralité. C’est un voyage durant lequel le temps est suspendu où seul le bien-être de la personne massée compte. »

La dimension spirituelle de la démarche de Viho Bienvenue

Viho Bienvenue invoque La Flamme d’Amour lorsqu’elle procède à une séance de massage. Il s’agit d’une démarche spirituelle ou d’un état de présence qui incorpore une attention particulière à la présence de Dieu telle une prière qui s’élève comme une flamme chaleureuse et réconfortante. Viho Bienvenue ajoute une « touche » spirituelle au centre de sa massothérapie qui est elle-même axée sur une qualité du toucher et de l’accueil.

1.QUINTESSENCE. Nouvelle approche de massage qui met l’accent beaucoup plus sur l’attitude juste, l’intuition, la créativité et la qualité du toucher et de l’accueil, que sur la rationalité et la scientificité thérapeutique des techniques. Il vise, dans son volet pédagogique, à former des artistes-en-massage qui acceptent de s’approprier une série particulière de valeurs essentielles afin de pouvoir en retour, par le biais de leurs mains, transmettre celles-ci aux personnes qu’elles auront à masser. Le massage Quintessence est une discipline artistique et profondément humaine.

2. La massothérapie énergiSens se distingue par son approche en kinésithérapie (discipline qui emploie le mouvement dans le but de renforcer, maintenir ou rétablir les capacités fonctionnelles) et en orthothérapie (principalement concentré sur les systèmes musculaire et articulaire et vise le bon fonctionnement du système musculosquelettique ou correction de la posture). L’école de massothérapie énergiSens est dirigée par Carolane Dumoulin.

Vidéo 

Référence

Viho Bienvenue GBEASSOR : tel. 514 268-5909

JOURNÉE INTERNATIONAL DE SENSIBILISATION À L’AMÉLANISME DE MONTRÉAL (JISAM-2023)

Célébrée au Café-Rencontre du Centre Afrika de Montréal, la JISAM de cette année fut une occasion de restitution des activités et des actes du Centre Canadien de Sensibilisation à l’Amélanisme (CCSA-OBNL) sous le thème : De l’albinisme à l’amélanisme, une grande aventure humaine.

Toute une aventure humaine. Aventure, du latin, adventura, qui signifie, des choses qui doivent arriver. Le dictionnaire méthodique du français actuel Le Robert méthodique définit le mot aventure de cette manière : ce qui arrive d’imprévu, de surprenant; ensemble d’évènements qui concernent quelqu’un.

En effet, le jour où Père Serge St-Arneault et moi sommes rencontrés au Centre Afrika à l’occasion de la sortie de mon roman « L’Albinos avatar et la Première Dame » (Éd. Solstice Austral, 2015), si quelqu’un nous avait dit que nous allions (1) célébrer chaque année, le 13 Juin, la Journée Internationale de Sensibilisation de l’Albinisme à Montréal, (2) fonder une organisation à but non lucratif (OBNL) dénommée Centre Canadien Sensibilisation à l’Amélanisme; (3) rédiger la Déclaration universelle des Droits humains des personnes vivant avec albinisme (Déclaration de Montréal, 13 juin 2018) et (4) faire adopter la Résolution sur l’importance de l’éducation sur les droits des personnes vivant sans mélanine par   (APF/Francophonie/5-10 juillet 2018), c’est sûr et certain que personne ne l’aurait cru.

Nous ne sommes pas des scientifiques ni des savants pour n’expliquent ce que c’est la mélanine ou son importance dans le métabolisme d’un corps humain. Mais nous avons eu la chance de nous entourer dès le départ du Dr Majambu Mbikay, Pharm., Ph.D., un scientifique expert en manipulateur de gènes qui venait de publier ‘La couleur des gènes ou la perversion de la génétique » (Biomesc, 2017) et du consultant en éducation, Dr Ndia-Bintu Kayembe, Ph.D., auteur de plusieurs ouvrages et articles sur les méthodes d’enseignement.

Nous sommes seulement des personnes sensibles à la problématique et à la thématique de l’albinisme ou plutôt de l’amélanisme*, ainsi qu’au défi que relèvent au quotidien les amélaniques** pour vivre dans un environnement qui leur est hostile à tous égards.

Nous voulons attirer l’attention de tout le monde sur le caractère inclusif, la résolution de l’APF est un texte important en matière des droits humains adopté par les nations depuis la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948.

Outre sa déclaration : « les personnes vivant avec amélanisme sont des êtres humains et doivent bénéficier de toutes les dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’homme », et la demande de substitution du mot albinos par celui d’amélanique et d’albinisme par amélanisme, termes dénués de connotation péjorative et dégradante afin de désigner les personnes vivant sans mélanine, la Résolution de l’APF a le mérite de demander aux États et gouvernements de l’espace francophone d’introduire l’enseignement de l’amélanisme dans leurs systèmes éducatifs et d’inviter l’UNESCO à inciter ses États Membres à faire de même.

Comme nous l’avons dit précédemment, c’est une aventure humaine, un ensemble d’évènements qui ont concouru à la réalisation de tout ce que nous avons entrepris pour les droits des amélaniques.

Tout ce que nous avons fait se trouve dans La Mélanine épinglée. Vol.2 : L’École de Montréal et le défi de vivre amélanique, un collectif sous la direction d’André-Man Mbombo (Éd. Solstice Austral, 2019).

Pour que la Résolution de l’APF ne reste pas lettre morte, nous avons consacré la JISAM-2019 à l’éducation afin de rédiger une feuille de route conséquente à l’attention des décideurs, des éducateurs et des intervenants pour la réussite de l’enseignement de l’amélanisme. Il ne s’agira pas d’un cours spécifique d’amélanisme, loin de là, mais plutôt d’une méthode adéquate de disséminer l’amélanisme dans tous les cours au programme. L’enseignement de l’amélanisme ainsi conçu a cette vertu de contribuer à la lutte contre l’ignorance et les superstitions, d’accroitre l’estime de soi et de faciliter l’intégration sociale des amélaniques. Il n’y a pas de doute qu’un élève qui a appris que l’amélanisme n’est pas mystique ni sorcier puisse partager ses cacahuètes avec son camarade amélanique. C’est évident qu’un citoyen éduqué est un citoyen socialement responsable et que les enfants d’aujourd’hui sont les adultes de demain.

À Montréal, nous sommes convaincus que l’ignorance est la mère de tous les maux et c’est elle qui fait le lit des superstitions. Les croyances et les superstitions ont la peau dure. Que faut-il faire pour en finir avec les discriminations, les agressions, les mutilations et les meurtres des personnes vivant avec amélanisme ?

L’éducation à l’amélanisme ? Oui, mais… quelle pédagogie? s’est demandé, avec raison et à juste titre, Dr Ndia-Bintu Kayembe (in La Mélanine épinglée, Vol. 2 précité).

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* Néologisme : Condition métabolique héréditaire due à un défaut du métabolisme d’un pigment, la mélanine, et caractérisée par l’absence, totale ou partielle, de ce pigment. Amélanisme vient du mot amélanine, nom féminin, signifiant : défaut de mélanine).

**Personnes vivant sans mélanine, communément appelées albinos.

TV5 MONDE Info du 25 février 2020 : Et si vous me disiez toute la vérité : Entretien avec André-Man Mbombo mené par Denise EPOTÉ

Éditorial de la Lettre aux Amis du mois de juin 2023

C’est en lui que vous tenez bon (1Cor, 15 1)

J’ai souvent été questionné au sujet de notre choix de vie missionnaire : « pourquoi allez-vous si loin alors que nous manquons de prêtres ici ? » Cette question est plutôt récente, car, au tournant des années 1960, les prêtres étaient nombreux et le nombre de missionnaires canadiens-français avoisinait les 60,000 personnes, femmes et hommes religieux et laïcs.

De nos jours, le nombre de prêtres a beaucoup diminué ainsi que les vocations missionnaires. Pourtant, cet appel missionnaire persiste. Originaire de Beauce, notre confrère Martin Grenier retourne en Afrique, plus précisément au Malawi. En contrepartie, notre confrère Franck Kalala, originaire de la République Démocratique du Congo, est récemment arrivé au Mexique où il s’est mis à l’étude de l’espagnol.

Il en a toujours été ainsi chez les Pères Blancs depuis plus de 150 ans, parfois au prix de leur vie. Zambien d’origine, notre confrère Moses Simukonde, âgé de 35 ans, a perdu la vie tragiquement au moment où il se dirigeait à l’aéroport de Ouagadougou au Burkina Faso. Il a été accidentellement atteint d’une balle perdue, tirée par un militaire. Nous en sommes tous très attristés.

Qu’est-ce qui nous pousse donc à côtoyer le danger en pays étranger, pourquoi nous donner tant de mal à apprendre de nouvelles langues et devoir constamment nous adapter à de nouveaux environnements sociaux ? L’appel missionnaire est plus fort que tout. Il n’est certainement pas rationnel. À vrai dire, il est un élan d’amour pour témoigner de Jésus, de son Évangile, en qui nous tenons bon, comme le souligne l’apôtre Paul.

Malgré toutes les difficultés humaines, la joie est au rendez-vous ainsi que la jeunesse. Nous vous invitons à le découvrir en lisant la revue que vous tenez entre vos mains. Partageons notre espérance et solidarité avec les Sœurs de Saint-Rosaire, maintenant retraitées, qui méritent, elles aussi, de profiter d’un temps de retraite après une longue vie de dévouement.

Bonne lecture,

Père Serge St-Arneault, M.Afr

FEM – nouvelle série de fiction d’Unis TV

Une nouvelle série de fiction est présentement en tournage dans le Grand Montréal pour Unis TV intitulé FEM. Il s’agit d’une nouvelle série de fiction d’Unis TV. Ce drame musical raconte l’histoire de Zav, (Lenni-Kim Lalande) un jeune qui s’interroge sur son identité de genre. Cette série de 10 épisodes de 24 minutes, est une idée originale de Maxime Beauchamp, un jeune artiste franco-ontarien LGBTQ. Produite par Ugo média et réalisée par Marianne Farley, FEM sera diffusée sur Unis TV à l’hiver 2024.

Un musicien en quête de son identité

Dans FEM, prononcé « faime », Zav, un jeune musicien hyperpop de 16 ans, rêve de percer dans l’industrie de la musique. Parallèlement à ce désir, Zav remet en question son identité de genre. Ces questionnements lui font craindre des répercussions sur ses relations avec sa famille et sa communauté franco-ontarienne. C’est pourquoi il utilise les réseaux sociaux pour vivre anonymement sa féminité et partager son art. Toutefois, cette réalité ne pourra demeurer cachée éternellement.

Le terme FEM est l’abréviation du mot « féminin ». Il fait généralement référence à une personne de la communauté LGBTQ qui démontre des comportements stéréotypiquement associés aux femmes. 

Diffusion

Cette série de fiction sera diffusée à l’hiver 2024 sur la chaîne Unis TV incluse dans le forfait télé de base partout au Canada. La série sera également disponible sur TV5Unis. La chaîne Unis TV crée un pont entre les différentes communautés francophones du Canada et met en valeur la richesse et la diversité de la francophonie canadienne.

Scénaristes : Anne-Hélène Prévost, Maxime Beauchamp, William S. Messier, Camille Trudel, Joëlle Bond

Réalisatrice : Marianne Farley

Producteur : Patrick Bilodeau

Les 23 et 24 mai au Centre Afrika

Dix jours après le début du tournage, le Centre Afrika a offert ses locaux aux comédiens, maquilleuses, costumières et autres personnels associés à de cette production. Grâce à sa location, les acteurs et actrices pouvaient ainsi se rendre facilement à pied sur leurs lieux de tournage situés dans le Vieux-Montréal et au parc Lafontaine.

Le tournage de FEM prendra fin vers la mi-juillet. Nous espérons que ce drame fictif portera une semence de bonne nouvelle dans notre monde de plus en plus polarisé.

Patrick Bilodeau et Serge St-Arneault au Centre Afrika, 23 mai 2023

DISCOURS DU DIRECTEUR LORS DE LA JOURNÉE MONDIALE DE L’AFRIQUE AU CENTRE AFRIKA – 27 MAI 2023

La maison des Missionnaires d’Afrique est heureuse de vous accueillir. En effet, le Centre Afrika a pris naissance dans cette maison en 1988. Au cours de ces 35 dernières années, le Centre Afrika a toujours bénéficié du soutien des Missionnaires d’Afrique. Dix confrères m’ont devancé comme directeur.

Nous avons eu l’immense privilège d’avoir un coordinateur chevronné que plusieurs d’entre vous ont bien connu. Jean-François Bégin a eu le souci de mettre en valeur les talents de nombreux artistes. L’une d’entre elles se nomme Djely Tapa. Un autre que vous connaissez est le balafongiste Adama Daou. Un autre du nom d’artiste RNeuf performe aujourd’hui à Toronto comme guitariste.

Pendant de nombreuses années, le Centre Afrika a développé des liens avec des institutions d’enseignement, des écoles primaires jusqu’aux universités. Nous avons accueilli des classes entières dans nos locaux et partagé notre amour pour l’Afrique. Saandiya Alloui et Jean-Marie Mousenga ont joué un rôle très important dans le service de l’accueil aux nouveaux arrivants. À tous ceux-là, je leur dis du fond du cœur : merci.

La Covid-19 a tout bouleversé

Les activités au Centre Afrika ont pratiquement cessé pendant trois années. Pourtant, les Missionnaires d’Afrique (M.Afr) et les Sœurs Missionnaires Notre-Dame d’Afrique (SMNDA) n’ont jamais cessé de préparer la réouverture du centre qui a finalement eu lieu le 7 janvier dernier.

L’équipe est maintenant composée des Sœurs Monique Bonnefoy et Rita Toutant, de David Gnadouwa, Togolais, de Freddy Kyombo, Congolais de la RDC et Serge St-Arneault, Canadien. Je souligne que sans l’aide des attachés politiques de notre député fédéral Steven Guilbeault, nos deux confrères africains n’auraient pas obtenu leur visa de travail. Nous leur sommes très reconnaissants.

Freddy Kyombo, Serge St-Arneault, Steven Guilbeault, Monique Bonnefoy, Rita Toutant et David Gnadouwa

Nouvelle vision, notre mission

La nouvelle équipe du Centre Afrika s’est mise au travail l’automne dernier pour élaborer une nouvelle vision et définir notre mission. Construisant sur la base de notre expérience de plus de trente ans, nous comprenons qu’il nous est impossible de reproduire ce qui s’est fait dans le passé. Notre réalité n’est plus celle d’avant la pandémie.

Nous sommes heureux de découvrir de nouveaux visages depuis la réouverture du centre. L’existence de nouvelles associations composées de jeunes africains nous réjouit grandement. Notre centre développe aussi de nouveaux partenariats comme celui avec Montréal la Plus Heureuse.

Pendant 14 ans, les Journées Africaines, la plupart d’entre-elles ayant été tenues au Musée du Fier-Monde, ont été des moments décisifs de notre expérience de solidarité grâce aux artisans et artistes. La Journée Mondiale de l’Afrique, que nous célébrons aujourd’hui, nous permet de renouer avec ce désir de vivre ensemble l’interculturalité dans un esprit d’hospitalité solidaire.

De la même manière que la Journée Mondiale de l’Afrique vise à souligner la nécessité de renforcer l’unité et la solidarité des États africains, nous aussi nous désirons favoriser la rencontre des « Afriques » dans leurs diversités, leurs richesses culturelles et spirituelles. Nous voulons promouvoir l’intégration des Africains dans la société québécoise et contribuer au vivre-ensemble harmonieux où les différences deviennent un enrichissement.

En plus d’offrir un service d’orientation pour les nouveaux arrivants, le Centre Afrika souhaite soutenir les initiatives de ses membres et promouvoir des événements facilitant la création de réseaux fraternels et inclusifs. C’est dans cet esprit que le centre promeut le dialogue interculturel et interreligieux. Pour parvenir à ses objectifs, le centre met à votre disposition trois salles spécialement aménagées aux couleurs africaines. Bientôt, grâce à l’aide de professionnels, amis du centre, nous aurons un portail informatique qui nous permettra d’élargir notre réseau au-delà de nos frontières. Notre devise est toujours la même : vivre ensemble l’interculturalité dans un esprit d’hospitalité solidaire. Voulez-vous vous joindre à cette vision ?

Pour y parvenir, nous avons besoin de vous. Nous espérons que les initiatives viendront de vous. Nous souhaitons que le Centre Afrika devienne votre deuxième maison. Pour que cet esprit d’hospitalité solidaire devienne une réalité, nous comptons sur votre générosité. Pour le moment, presque tout repose sur la générosité des frères, des pères et des sœurs qui vivent dans cette maison, incluant le bénévolat des membres de l’équipe du Centre Afrika. La Société des Missionnaires d’Afrique offre aussi les locaux et toutes les autres facilités dont nous avons besoin pour fonctionner. Or, nous avons aussi besoin de votre soutien financier pour constituer un budget de fonctionnement. À cet effet, une boîte pour recueillir vos dons est disponible.

Le thème de la Journée Mondiale de l’Afrique de cette année est de « bâtir une résilience en matière de sécurité nutritionnelle sur le continent africain ». Pour nous aider à réfléchir sur ce thème, nous accueillons à 14h00 deux panélistes. Il s’agit d’Adrienne Deltorto qui a travaillé principalement en Afrique de l’Ouest pendant vingt ans et de Carole Brunet qui nous présentera le fruit de ses recherches dans le domaine des énergies renouvelables en Afrique.

Nous avons aussi la chance d’accueillir le groupe de dance magrébine Tafsut qui performera à 16h30. Nous terminerons la soirée sous les rythmes musicaux africains.

Entre-temps, nous vous invitons à découvrir nos exposants :

DANS LE DOMAINE VESTIMENTAIRE ET LES BIJOUX : ANNE MILAMEN – MANSSILI FACHION – ANNICETTE NOUMBI – AFRIQUE AU FÉMININ – MARIE RENÉE FAYE et EVELYNE

DANS LE DOMAINE COSMÉTIQUE – HUILES ESSENTIELLES : JEANNE FOREST

DANS LE DOMAINE LITTÉRAIRE : ANDRÉ-MAN MBOMBO – JEANNE FOREST – SYLVIE BERGERON et LUCIE COULIBALI

DANS LE DOMAINE DES SERVICES FINANCIERS : PATRICK MULELA

DANS LE DOMAINE DU BIEN-ÊTRE CORPOREL : BIENVENUE VIHO GBEASSOR, THÉRAPEUTE SPÉCIALISÉE EN MASSAGE

DANS LE DOMAINE D’ACTION SOCIALE : MARIO BARD et DANIEL DARGIS

DANS LE DOMAINE DES ŒUVRES D’ART ET ARTISANAT : MOHAMED MOUSSA et MÈRE DU MONDE EN SANTÉ

DANS LE DOMAINE CULINAIRE : PASCALINE – LYNDA – NUTRICHOIX et FANNA CLISKY

L’imputabilité des grandes entreprises canadiennes à l’international

Dans le cadre des questions de justice sociale et environnementale, je me suis rendu le 20 mai dernier à l’université Concordia, pavillon Hall, pour assister à un débat présenté par un panel autour du comportement et de l’imputabilité de nos entreprises à l’international, notamment la responsabilité des minières en République démocratique du Congo et les risques sur les chaînes d’approvisionnement des compagnies canadiennes.

Ce panel était composé d’Alice Chipot, directrice générale du Regroupement pour la responsabilité sociale des entreprises (RRSE), de Denis Côté (Analyste des politiques à l’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI) et de Jacques Nzumbu (Jésuite de la République démocratique du Congo et spécialiste de l’exploitation minière et des technologies vertes). Ceux-ci ont participé à la série de conférences de La Grande Transition(1) qui avait pour thème : Lutter en temps de crise globale.

Voici la synthèse de l’équipe du RRSE dans le journal Pivot ainsi qu’une présentation visuelle de Jacques Nzumbu, jésuite congolais et spécialiste des minières, sur les pratiques des minières canadiennes. 

L’article du journal Pivot

L’imputabilité des grandes entreprises canadiennes à l’international : un statu quo à déconstruire

La coalition du Réseau canadien sur la reddition de compte des entreprises (RCRCE) s’est rendue le 25 avril dernier à Ottawa afin d’obtenir la mise en place d’une loi visant à prévenir les abus commis par les entreprises canadiennes à l’égard des personnes à l’échelle mondiale.

Une pétition de 43 000 signatures, adressée aux député·es du Parlement canadien, a été déposée en signe du soutien massif de la population envers un meilleur encadrement des grandes entreprises. Inspirée par les législations française, allemande et norvégienne, entre autres, la pétition demande l’adoption d’un cadre obligatoire sur la « diligence raisonnable » en matière de droits humains et d’environnement.

La diligence raisonnable en matière de droits humains est l’obligation pour les entreprises de gérer et prévenir de manière proactive les incidences négatives et réelles de leurs activités sur les droits de la personne. En cas de défaillance, un cadre « complet » de diligence raisonnable donne la possibilité de sanctionner l’entreprise pour son manquement et de la forcer à réparer les préjudices causés aux victimes et à l’environnement.

À l’heure actuelle, il faut rappeler qu’il est très complexe – voire impossible – pour les communautés souffrant des conséquences environnementales (contamination, pollution, accès à l’eau, etc.) ou sociales (exploitation, travail forcé, expropriation, etc.) des activités d’entreprises canadiennes d’obtenir l’arrêt de ces activités et encore plus de recevoir des réparations pour les dommages causés.

Le système favorise l’absence d’imputabilité des grandes entreprises.

C’est en réaction à ce statu quo, où tout le système favorise l’absence d’imputabilité des grandes entreprises, que de nombreuses organisations de la société civile et acteurs du milieu politique ont mis de l’avant une approche globale de diligence raisonnable. Celle-ci permettrait de prémunir, identifier et stopper les abus quand ils existent, mais aussi de sanctionner et réparer les dommages causés par les pratiques d’affaires problématiques sur le plan social et environnemental.

C’est uniquement par ce mécanisme exhaustif, qui accorderait une place aux tribunaux, que les comportements corporatifs canadiens s’amélioreront.

Mettre en place des mécanismes correctifs efficaces

Le 3 mai 2023, la loi fédérale S-211 sur le travail forcé et le travail des enfants dans les chaînes d’approvisionnement a été adoptée. Cette loi envoie un signal positif, qui vise à reconnaître l’importance d’éradiquer le travail forcé des enfants. Malheureusement, les mécanismes concrets pour assurer l’imputabilité de nos entreprises y brillent une fois de plus par leur absence.

En effet, le texte ne propose qu’une logique de transparence et de reddition de compte et non de sanction réelle des mauvaises pratiques.

De plus, elle dissocie les droits des travailleur·euses sur les chaînes d’approvisionnement des autres droits connexes des communautés concernées. Or, comme l’a démontré le triste anniversaire de l’effondrement du Rana Plaza (voir à ce sujet cette bande dessinée explicative), on tarde encore à apporter les mesures correctives nécessaires et de nombreuses dimensions, comme le droit des femmes ou les droits syndicaux ne sont pas suffisamment protégés.

À l’heure actuelle, il est très complexe – voire impossible – pour les communautés souffrant des conséquences environnementales ou sociales des activités d’entreprises canadiennes d’obtenir des réparations.

Enfin, il est important de souligner un dernier mécanisme canadien défaillant du point de vue des défenseurs des droits humains : le Bureau de l’ombudsman canadien de la responsabilité des entreprises (OCRE). Créé en 2019, ce bureau s’avère être un organe consultatif impuissant, qui ne réalise aucune enquête et n’a sanctionné aucune entreprise malgré les nombreux dossiers déposés décrivant des situations alarmantes en lien avec des entreprises canadiennes.

Mieux protéger les communautés dans un contexte de transition écologique

Au-delà de la nécessité d’imposer des sanctions, déployer une approche globale implique aussi de proposer une loi adaptée aux nouveaux défis qui se présentent à nous. Les besoins de transition énergétique et de décarbonation de l’économie nous incitent à envisager le développement de technologies vertes très gourmandes en « minéraux stratégiques », souvent exploités sur des territoires à l’étranger, principalement en Afrique ou en Amérique du Sud.

La République démocratique du Congo, par exemple, est hôte du plus important gisement de cobalt, un minerai crucial pour les technologies de la transition énergétique mondiale. Or sur place, les minières canadiennes continuent de bafouer les droits des communautés, de contaminer les sols et de fermer les yeux sur le travail des enfants.

Une réputation canadienne entachée, mais la possibilité d’œuvrer pour un meilleur avenir

Bien que 50 % des sociétés d’exploration et d’exploitation minière du monde soient incorporées au Canada, celui-ci ne leur impose que très peu d’obligations. Au contraire, elle leur assure des avantages fiscaux.

Quant à la perspective de poursuivre en justice les entreprises canadiennes actives à l’étranger, elle est presque inenvisageable, alors même que sont régulièrement documentés les cas de destruction environnementale, de pillage, de contrebande, de crimes fiscaux et d’expropriation.         

Les défis climatiques vont nous forcer à repenser nos pratiques d’affaires et notre gouvernance économique.

Sur la base de ces éléments, il nous semble essentiel de moderniser au plus vite la législation canadienne pour rendre imputables les entreprises canadiennes sur l’ensemble de leur chaîne de valeur et d’approvisionnement internationale.

De même, il est contreproductif de dissocier les impacts sociaux des impacts environnementaux, ceux-ci étant totalement imbriqués. Les défis climatiques vont nous forcer inévitablement à repenser la configuration de nos pratiques d’affaires et de notre gouvernance économique.

Ces efforts de transformation structurelle ne peuvent se faire sans la protection et la participation actives des populations des Suds.

Alice Chipot est directrice générale du Regroupement pour la responsabilité sociale des entreprises (RRSE). Abir Samih est chargée de projet au RRSE.

Présentation de Jacques Nzumbu

(1) Afin de passer de la résistance à une transformation sociétale, il faut un véritable projet de transition hors du capitalisme, en s’appuyant sur les savoirs critiques produits tant à l’université que dans les mouvements sociaux. On invite donc les citoyens-nes de divers horizons à réfléchir à cette question avec nos invité.es internationaux, ainsi qu’une centaine de panels et d’activités de conférencier.ères du monde entier.

L’étang Burbank

Une amie m’a suggéré de visiter l’étang Burbank situé à Danville. Quatre kilomètres de sentiers sont aménagés et des passerelles permettent l’observation d’oiseaux. L’étang Burbank est à environ 60 kilomètres de Sherbrooke. Leur site internet donne plus de détails.

Mark Sennett, 1916

Une note historique mentionne que le 2 juin 1904, le Montreal Daily Herald titrait : « Danville, une des plus belles villes de la province de Québec ». Danville est située à la limite des Cantons-de-l’Est et des Bois-Francs. Elle doit son essor à l’arrivée du chemin de fer au milieu du 19e siècle. De magnifiques maisons victoriennes et son carré à l’américaine témoignent encore de cette époque. Danville a vu naître des personnalités connues, dont Daniel Johnson, Premier ministre du Québec de 1966 à 1968 et Mark Sennett, une véritable icône du cinéma muet hollywoodien.  

Quelques photos