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Extrait d’une vidéo produite par le créateur numérique Jay Vail sur Facebook au sujet des armes à feu aux États-Unis

Début à 4 minutes 17 secondes

Une autre question concerne le problème des fusillades. Il s’agit évidemment d’un sujet très triste. Je ne m’étendrai donc pas trop dessus Tout le monde sait que les États-Unis sont confrontés à un problème par rapport aux autres pays du monde développé. En grandissant, on enseigne très clairement aux Américains que le deuxième amendement, le droit de porter des armes, est l’un de nos principaux droits constitutionnels. (Il est communément compris que) seules les personnes qui souhaitent un gouvernement tyrannique voudraient nous priver de ce droit.

On vous apprend donc dès le départ à vous méfier de quiconque voudrait, faute d’une meilleure expression, vous retirer vos armes. Mais la réalité, comme je l’ai appris au fil des ans, c’est que tous les pays du monde développé dotés d’une législation stricte sur les armes à feu constatent que le taux de décès et d’homicides par arme à feu y est très faible. Or, parmi ces pays du monde développé, les États-Unis affichent les pires statistiques.

Mais encore une fois, quand on vous inculque cela dès l’enfance, il est difficile de se défaire de cette croyance. C’est presque comme une secte. Et cela vaut aussi pour ce que j’appelle l’exceptionnalisme américain ou l’ultra-patriotisme. On peut même parler de nationalisme quand on en arrive là. Chaque matin à l’école, nous récitions le serment d’allégeance. Et même si je ne pense pas que ce soit une mauvaise chose d’être patriote, je trouve formidable d’aimer son pays et d’aimer le drapeau de son pays.

Quand on commence à croire que son pays est supérieur à tous les autres, on en vient à considérer les frontières invisibles du monde comme bien plus importantes qu’elles ne le sont en réalité, et on s’aventure alors en terrain dangereux. C’est quelque chose qui a radicalement changé depuis que j’ai quitté les États-Unis.

Je partage la conviction d’Einstein selon laquelle le nationalisme est une maladie infantile. Je ne vois plus le patriotisme de la même manière qu’à l’époque où je vivais aux États-Unis. Pour moi, le patriotisme, c’est se soucier de son pays et vouloir ce qu’il y a de mieux pour lui. Cela implique de le critiquer. Mais quand on est aveuglé par le nationalisme, au point de considérer la critique d’un pays comme une attaque, on n’est pas patriote. C’est du nationalisme.

Et encore une fois, je tiens à préciser que tout le monde aux États-Unis n’est pas comme ça. Il est facile de se focaliser sur l’administration actuelle et de se rappeler que 70 millions de personnes ont voté pour elle. On pourrait croire que tous les Américains se situent à l’extrême droite de l’échiquier politique et font partie de la secte de Trump. Ce n’est tout simplement pas vrai. (…)

Vidéo produite par le créateur numérique Jay Vail sur Facebook

From a video produced by digital creator Jay Vail on Facebook regarding firearms in the United States

It starts at 4 minutes and 17 seconds

Another issue is the problem with shootings. Obviously, this is a very sad topic, so I won’t go too deep into it, but everybody around the world knows that the US has a problem compared to other First World countries. Growing up as Americans are very much so taught that the Second Amendment, the right to bear arms, is one of our main constitutional rights. (It is understood that) only people who want a tyrannical government would want to take that right away from us.

So, you’re taught from the beginning to mistrust anybody who would want to, for lack of a better term, take your guns away. But the reality, as I have learned over the years, is that every First World nation that has strict gun laws finds that the rate of deaths and murders by guns is very low. Whereas with First World countries, the US has the worst of any of those nations.

But again, when you are taught this growing up, it is hard to get out of that belief. It is almost like a cult. And that goes for, what I call, American exceptionalism or ultra patriotism. And you even can call it nationalism at the point where it comes to that. Every single morning at school, we would say the Pledge of Allegiance. And although I do not think it is a bad thing to be patriotic, I think it is great to love your country and love the flag of your country.

When you start to believe that your country is superior to all others. You start to look at the invisible borders of the world as far more important than they actually are, then you get into some dangerous territory. This is something that has changed drastically since I left the US.

I stand with the belief of Einstein that nationalism is an infantile disease. I no longer look at patriotism the same way I did when I was in the US. Patriotism, to me, is caring about your country and wanting what is best for it. That includes critiquing it. But, when you are blinded by nationalism, to where you look at critiquing a country as an attack, you are not being patriotic. That is nationalism.

And again, just to make sure I put this in here, not everyone in the US is this way. It is easy to see the current administration and knowing that 70 million people voted for it. To think that everyone in the US is super far right on the political spectrum, and all belong to the cult of Trump. This is simply not true. (…)

AUTRES LIENS :

Les origines racistes du deuxième amendement

L’épineuse question du contrôle des armes à feu aux États-Unis d’Amérique.

Immigrer au Canada en 2026. Est-ce que ça vaut encore la peine ?

OSE Immigration Canada

La vidéo explore les changements majeurs en immigration au Canada pour 2026, avec des exigences financières accrues, des réformes sur les permis de travail et des politiques favorisant une immigration durable.

Les règles d’immigration changent et de nombreuses personnes se demandent si ça vaut encore la peine de tenter leur chance en 2026. Voici ce que tu dois absolument savoir ! En 2024-2025, le Canada a annoncé une série de changements majeurs en immigration : réduction du nombre de résidents temporaires, nouvelles règles pour les étudiants étrangers, exigences en français pour le Québec, restrictions pour le parrainage, modifications du Code des réfugiés.  Résultat : beaucoup de gens se demandent si ça vaut encore la peine d’immigrer au Canada en 2026. Dans cette vidéo, je te donne une analyse honnête, claire et complète :

  • Ce qui change en 2025 (Canada + Québec)
  • Les mesures qui entreront en vigueur en 2026
  • Les programmes les plus impactés
  • Qui a encore des chances réelles d’immigrer
  • Et surtout : comment adapter ta stratégie maintenant

Mon objectif : t’aider à prendre des décisions éclairées et réalistes, sans rumeurs ni panique.

Rachelle Amici-Langi, CRIC-CISR

LE SOMMAIRE :

00:00 : Préparation à la vidéo

00:22 – Intro

01:16 – Réduction de la cible des résidents temporaires

02:57 – Étudiants étrangers

04:31 – Permis de travail post-diplôme

06:37 – Permis de travail / EIMT

08:29 – Nouvelle obligation pour les employeurs au Québec

09:25 – Permis de travail ouvert pour conjoint

10:54 – Mise à jour des programmes d’immigration économiques au Québec

14:42 – Parrainage au Québec

15:57 – Asile

19:49 – Programmes d’immigration économique (Voie d’accès à la RP)

20:34 – Citoyenneté

21:23 – Le Canada, toujours une bonne idée ?

RESSOURCES OFFERTES

Lien pour télécharger les e-book gratuits : https://www.ose-immigration.com/resso… : Comment immigrer au Canada en 2026 + Guide complet du demandeur d’asile + Comprendre les permis de travail au Canada D’autres sont à venir.

🇨🇦 LIENS OFFICIELS UTILES 🇨🇦 :

Je vous offre une consultation gratuite de 30 minutes. Cette offre restera valable jusqu’au 25 décembre 2025. Profitez-en ! : https://oseprendrerendezvous.as.me/of…

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Immigration : Africains, Africaines, réveillons-nous !

Focus sur le processus de réconciliation – Autochtones

Vidéo de 10 minutes de Mathieu Lavigne, directeur de Mission chez nous, publiée par ECDQ.tv le 14 juillet 2022.

La visite du pape au Canada se fait en mettant de l’avant l’importance de la vérité de ce qui s’est passé notamment dans les pensionnats, avec l’espérance que cela apporte un vent de réconciliation et de guérison. De nombreux pas sont possibles, mais se connaître davantage entre allochtones et autochtones peut favoriser une plus grande amitié entre nous. Mieux tenir compte de l’expérience historique des autochtones est aussi une autre piste. Comment arriver à faire cela ?

Mathieu Lavigne aborde ces sujets avec nuance et délicatesse tout en proposant des pistes concrètes pour en apprendre toujours davantage sur les Premières Nations! Il est le directeur de Mission chez nous; un organisme de solidarité chrétienne avec les Premières Nations fondé par l’Assemblée des évêques catholiques du Québec.

#Autochtones #VisitePapale #MarcherEnsemble

Thèmes abordés : création de liens, connaître l’autre, le processus du vivre ensemble et les réformes nécessaires pour une possible réconciliation.

Citation : « Il faut se doter d’une histoire à part égale. »
(Gilles Bibeau)

Note : ECDQ.tv est la webtélé de l’Église catholique de Québec. Elle cherche à nourrir la foi vivante en Jésus-Christ de toute personne interpellée.

DJELY TAPA – Le sais-tu ? Un hommage aux femmes

Par Serge St-Arneault

En ce jour dédié aux mères, je vous partage le puissant message de mon amie Djely Tapa tiré de sa plus récente interprétation intitulée Le Sais-tu ? Non seulement s’agit-il d’un puissant texte, mais Djely Tapa met toute sa puissance vocale pour rehausser l’urgence d’être à leur écoute. Elles souffrent, sont insultées, discriminées, assassinées, non reconnues malgré leurs qualifications académiques. Pourtant, ce sont nos mères, nos conjointes, nos sœurs.

Cette chanson s’adresse aux misogynes qui oublient qu’ils sont nés d’une femme qui l’a aimé, qui en a pris soin et qui a été patiente envers lui. « Ne t’attaque pas à cette femme qui est ta source de vie. Le sais-tu ? »  

Est en tourné en France et en Espagne avant de revenir à Montréal pour la présentation de son spectacle le 12 mai 2022 à la Maison de la culture Claude-Léveillé.

Auteur : Djely Tapa

Compositeur : Jean Massicotte

Label : Disques Nuits d’Afrique / distribution Believe

Vidéoclip réalisé par : Victorine Sentilhes / Yoktown’s

PAROLES COMPLÈTES

  • Heee mousso hou sai ni ne He mo mè wa (Es-tu au courant de tous les poids qui pèsent sur les femmes)
  • Hé mo mè wa (L’as-tu entendu)
  • Hé ye wa (As-tu vu)
  • Hé ma kai wa (L’as-tu fait)
  • Dounouya mousso sai ni ne hé mo mè wa (Les femmes du monde entier souffrent, le sais-tu)
  • He he heeee hé mo mè wa (Es-tu au courant de tous les poids qui pèsent sur les femmes)
  • Toroya djougou mi Bou kan hé (La souffrance qu’elles subissent, as-tu entendu ça)
  • Hé mo mè wa Nenini djougou mi Bou kan (Les insultes qu’elles subissent, le sais-tu)
  • Hé te ho don wa He he heeee hé mo mè wa (L’as-tu entendu)
  • djo Maya djougou mi Bou kan (La discrimination qu’elles subissent, le sais-tu)
  • Hé mo mè wa Ali fagali djougou mi Bou kan (Et même les assassinats, le sais-tu)
  • Hé te don wa Heeeee hé mo mè wa (L’as-tu entendu)
  • Ko tche ma kele ho ye mousso ma fila ye (Ils disent qu’un garçon vaut deux filles)
  • Hé te fosiye mousso ko (Que tu n’es rien qu’une femme)
  • Mousso kouma yoro te Yan (Qu’ici les femmes n’ont pas droit à la parole)
  • He te fosiye mousso ko (Que tu n’es rien qu’une femme)
  • Déni y’a ka kalake san tchema ho baragnini yoro ko te fosiye (La jeune fille a fait des longues études, mais quand elle cherche un travail, elle n’est rien qu’une femme)
  • A y’a A ka barake san tcha ma ni yelè ni touma sera hé te fosiye mousso ko (Elle a travaillé des années et quand c’est le moment de la promotion, elle n’est rien qu’une femme)
  • Fasso djon touma sera koutigna touma sera He te fosiye mousso (C’est le moment des votes et de choisir un président, elle n’est rien qu’une femme)
  • Fosi te fai gne wa fai yairai tefai mousso te fai gne dia dougna yairai te faigné (Quand la valeur de la femme est niée, alors rien n’a de valeur; c’est la vie même qui s’effondre)
  • Hé te fosiye mousso ko (3 fois) (Tu n’es rien qu’une femme)
  • Hi bah ye mousso ye (Ta mère est femme)
  • Hi fourou mousso mousso ye (Ta conjointe est femme)
  • Hi ma mousso mousso dooooo (Ta sœur est femme)
  • Mousso yihi wolo (Femme t’a donné la vie)
  • Mousso yi kanouuuu (Femme t’a aimé)
  • Mousso yi hi negue (Femme a pris soin de toi)
  • Mousso hi la han dö (Femme a été patiente avec toi)
  • Ka na bila mousso (Ne t’attaque pas à cette femme)
  • Ka n’a bila mousso (Ne t’attaque pas à une femme)
  • Ha fö hi Sabou (2 fois) (Elle est ta source)
  • Dougna Sabou ye mousso ye (La source de la vie est Femme)
  • Hé te fosiye mousso ko (4 fois) (Tu n’es rien qu’une femme)
  • Hé mo mè wa hé mo ye wa hé mo kai (L’as-tu entendu, l’as-tu vu, l’as-tu fait)
  • Dounouya mousso sèniner hé mo mè wa (Les femmes du monde entier souffrent, le sais-tu).

AUTRE LIEN

Entre tradition mandingue, blues du désert et expérimentations électroniques, Djely Tapa veut porter un message féministe et panafricain – Le Monde

La Télévision de la Diversité de Montréal TV7D diffusé sur Internet.

Dans le cadre de la 2e Journée internationale de sensibilisation à l’albinisme de Montréal qui s’est tenue au Centre Afrika le 13 juin dernier, le poste de télévision TV7D, diffusée uniquement sur Internet, a accueilli dans ses studios André-Man Mbombo et Serge St-Arneault, représentants du Centre Canadien de Sensibilisation à l’Amélanisme – CCSAM OBNL.

Ils ont exposé pendant trente minutes l’ensemble de leur travail de sensibilisation en faveur des personnes sans mélanine, la composante essentielle de la pigmentation de la peau. À l’échelle planétaire, il est estimé qu’une personne sur dix milles est atteinte de la condition communément appelée albinisme. Elle est de quatre milles en Afrique et de mille au Niger.

De toute évidence, il est plus facile de détecter les albinos parmi les populations noires à cause du contraste. Malheureusement, beaucoup de ces personnes souffrent la discrimination, pire encore, sont assassinées en lien avec des croyances selon lesquelles il est possible d’obtenir une richesse en démembrant leur corps.

C’est pourquoi le Centre Canadien de Sensibilisation à l’Amélanisme propose un changement de vocabulaire pour tenter de changer les perceptions. Au lieu d’albinos, nous parlons d’amélanisme, le préfixe « a » signifiant « l’absence de » comme c’est le cas pour les analphabètes, c’est-à-dire ceux qui ne sont pas alphabétisés. En effet, nous souci est de réaffirmer sans détour que les amélamiques (albinos) sont des êtres humains à part entière et digne de respect.

Un grand merci au journaliste Désiré Kafunda ainsi qu’à Cerdeline N. Sandra, présidente directrice générale, TV7D Télé de la Diversité.

immiGRANDS, court-métrage sur YouTube

Le 29 mars dernier avait lieu la ‘Première’ du film immiGRANDS, court-métrage produit par OURHQ Studios de Serine Bentaya. D’une durée de 21 minutes, ce court-métrage est maintenant en ligne sur YouTube.

Serine Bentaya

Générique 

Scénario et réalisation : Serine Bentaya

Production : Serine Bentaya

Coproducteurs : Christian Goue et Samuel Houde Belle-Isle

Photographie : Samuel Houde Belle-Isle

Casting des rôles : Serine Bentaya

Montage : Samuel Houde Belle-Isle

Conception sonore : Samuel Houde Belle-Isle

Direction artistique : Serine Bentaya

Assistants à la caméra : Christian Goue, Raphaël Houde Belle-Isle, Siham Mrimi et Marie-Reine Dufault Tadros

Photographie additionnelle : Raphaël Houde Belle-Isle et Julian Thomas

Prise de son : Raphaël Houde Belle-Isle et Siham Mrimi

Musique : Tristan Barton, Max Herve, Itai Argaman, Kyle Preston, Alon Peretz, Michael Vignola

Distribution 

Dima : Serine Bentaya

Farid : Amine Hadadi

Ashanti : Samuel Jean-Jacques

Valentin : Baptiste Chabert

Directeur de la galerie d’art : Guy Mushagalusa

Gérant de la galerie d’art : Serge St-Arneault

Caissière : Aya Attahi

Cliente du dépanneur : Siham Mrimi

Clients du taxi : Angelus Antonel et Anthony Michon

Itinérant : Félix Tardif

Patron de l’entreprise : Serge Pelletier

Alexis : Nicolas Bourdon-Fontaine

Membre du gang de rue : Mohammed Sall

Agent enquêteur : Alexandre Rousseau

Policier : Reda Tazi

Présentatrice à la galerie d’art : Annie Gauthier

Nouvelle patronne : Alexia-Jade Brunel

Prisonnier : Christian Goue

Employés de la nouvelle entreprise : David Berlinguet, Amel Mansseri, Binjamin Esor, Afoali Ngwakum Akisa et Siham Mriri.

Partenaire de production : ClneMobile Montreal, Locations Cold Blue, Lynn Media Global, Mel Hoppenheim School of Cinema

Remerciements : Espace Mushagalusa, Siaka S. Traoré, Dépanneur Louis Colin, Crew Collectif & Café, WeWork, Musée POP

Autre lien

ImmiGRANDS

Médecins canadiens pour un meilleur contrôle des armes à feu.

Allocution présenté par Serge St-Arneault, M.Afr, Directeur du Centre Afrika, Montréal, lors de la conférence de presse organisée par les médecins et autres professionnels de la santé à l’Hôpital Général de Montréal aujourd’hui à 12h00. Les médecins réclament une interdiction complète des armes de poing et armes d’assaut ainsi que l’adoption du projet de loi C-71 qui renforce l’encadrement des armes à feu.

J’ai vécu en zone de guerre en République Démocratique du Congo (à l’époque le Zaïre) dans les années 1990. Le chaos s’était progressivement propagé dans tout le pays avec son lot de pillages et de conflits tribaux.

Dans la brousse où j’étais, on avait déjà eu la visite de militaires pour intervenir dans un conflit entre chefs coutumiers. Ce jour-là, revenant à la maison, j’ai été directement menacé par un militaire. Il m’a simplement dit :

  • « Siku y vita ingine, miye nitawa weye ».

Traduction littérale :

  • « Lors du prochain conflit, c’est moi qui vais te tuer. »

J’ai immédiatement senti comme un boulet me tomber dans l’estomac. Je m’en rappelle très bien. De fait, les rivalités tribales se sont accélérées. Les paracommandos sont revenus, soi-disant pour rétablir la paix, en brulant les villages. La plupart des expatriés avaient déjà quitté le pays. Quant à moi, je suis resté avec mes confrères pratiquement jusqu’au moment de la chute du régime dictatorial du Président Mobutu.

En 2010, Marc Rochette, un journaliste du journal Le Nouvelliste de Trois-Rivières, m’a demandé dans une interview s’il y avait des risques de vivre dans la brousse africaine. Ce à quoi j’ai répondu :

  • « Qu’est-ce qui est le plus dangereux? Être missionnaire en Afrique ou étudiante à l’École Polytechnique de Montréal ».

Ma sœur Annie a été l’une des premières victimes du drame de la Poly du 6 décembre 1989. Le rapport d’investigation du coroner indique que le décès est attribué à des lésions multiples graves au niveau du crâne, du cerveau, section de l’aorte et des hiles pulmonaires et éclatement du foie, le tout secondaire au passage dans la tête et dans le thorax de trois projectiles d’arme à feu.

Vous êtes médecins et professionnels de la santé. Vous comprenez mieux que moi de quoi il s’agit. Nous sommes réunis ici pour une cause commune. Nous voulons, de fait nous exigeons des lois plus sévères sur les armes à feu au Canada. Une journée nationale d’action a lieu aujourd’hui dans 13 villes du pays. Tous s’entendent pour dire que les armes à feu représentent une menace croissante pour la santé publique. Selon Statistique Canada, le nombre de crimes violents commis avec une arme à feu a augmenté de 43% depuis 2013, soit depuis l’abolition du registre national des armes à feu par le gouvernement de Steven Harper en 2012, suivi par l’affaiblissement d’une série d’autres mesures en 2015.

À peine une semaine après la tragédie de Christchurch en Nouvelle-Zélande, la première ministre Jacinda Ardern a annoncé l’interdiction imminente de « toutes les armes semi-automatiques de style militaire », de « tous les fusils d’assaut », de « tous les chargeurs à grande capacité » et de « tous les accessoires ayant la capacité de convertir une arme à feu en arme semi-automatique de type militaire ». Elle a également émis une ordonnance de reclassification pour les armes semi-automatiques afin de dorénavant empêcher leur vente à la plupart des détenteurs de permis actuels.

Voilà une preuve de leadership politique.

Soulignons aussi l’action du Gouvernement du Québec qui a instauré son propre registre des armes en réaction à l’abolition du registre fédéral. Le Québec est maintenant l’une des trois seules juridictions en Amérique du Nord (avec Hawaï et le District de Columbia) qui enregistrent les armes sur son territoire – bien que c’est la norme en Europe et la plupart des pays industrialisés.

Mais qu’en est-il du gouvernement Trudeau?

Les Canadiens attendent depuis de nombreuses années une action réelle et concrète dans ce domaine.

Tout ce que ce gouvernement offre aux Canadiens pour corriger la quasi-destruction de l’ensemble des gains législatifs par le gouvernement antérieur, c’est le projet de loi C-17. D’ailleurs, celui-ci ne rétablit que quelques faibles mesures comparativement à ce qu’elles étaient avant leur élimination. Ceci dit, ce projet de loi C-71 est un pas dans la bonne direction et nous l’appuyons. Malheureusement, son adoption avance à pas de tortue au Sénat.

De plus, ce projet de loi ne modifie en rien l’accès légal aux armes de poing et aux armes d’assaut. Nous le savons, celles-ci sont conçues pour tuer efficacement et rapidement.

Combien de fois encore faudra-t-il rappeler que le même type d’armes légalement accessible, c’est-à-dire des armes semi-automatiques de type militaire,  a été utilisé lors de la tragédie à la Mosquée de Québec et tout récemment à Christchurch où 50 Néo-Zélandais innocents ont été assassinés?

Je réitère les paroles que j’ai prononcées à Ottawa au début du mois de décembre 2018 que j’adressais au premier ministre Justin Trudeau;

  •  « Ne faites pas de compromis. Montrer aux Canadiens comment on se tient debout quand on n’a pas peur du lobby des armes ».

Membres de PolySeSouvient présent lors de la marche pour soutenir les médecins dans leur manifestation contre les armes à feu.

Photo : André-Mam Mbombo

Lien YouTube : https://youtu.be/nZKSaZWRw1k

Reportage télévision de Radio-Canada – Violences politiques au Congo.

Par Julien Cormier, M.Afr

Nous avons des confrères M.Afr à Kinshasa, au Katanga, au Kivu. Et à Montréal, au début de reportage on entrevoit notre confrère Serge St-Arneault, parmi les prêtres à la Mission Notre-Dame d’Afrique (25 mars 2018). Où est la place de l’Église congolaise quand le puissant massacre les petits? Quand les forces de l’état tirent sur la foule après la messe du dimanche? Quand les enfants meurent en travaillant à mains nues dans les mines de cobalt et de coltan (nécessaires pour nos appareils électroniques, iPhone, iPad, iPod, pour nos futures voitures électriques)? Et que font les gouvernements du Canada et du Québec pour soutenir le retour à la bonne gouvernance, le départ des dictateurs, l’exploitation légale des richesses naturelles en toute équité au profit du peuple congolais (infrastructures, santé, éducation) et non pas de la famille présidentielle ou de celles des ministres vendus aux intérêts des pays étrangers?

Crise Congo N-D Afrique MTL

Voir le lien suivant sur le compte Twitter de Céline Galipeau en date du 1er mai 2018 : Les violences politiques reprennent de plus belle en République démocratique du Congo. Les détails avec @SRCLanglois au #tj22h

Conférence des Archevêques Marcel Utembi et Fridolin Ambongo et de l’abbé Tshole.

Par Serge St-Arneault, M.Afr

Le dimanche 18 mars, la paroisse Notre-Dame d’Afrique accueillait les Archevêques Marcel Utembi[1] et Fridolin Ambongo[2] ainsi que l’abbé Tshole[3] dans le cadre de leur campagne de sensibilisation sur la situation critique que traverse actuellement la République Démocratique du Congo (RDC).

La communauté chrétienne rassemblée en grand nombre a prié pour les chrétiens qui ont été tués à bout portant par les forces policières qui ont mâté violemment les marches pacifiques de protestation organisées par le Comité laïc de coordination (CLC) [4].

La conférence s’est tenue dans le sous-sol de l’église bondé pour l’occasion. Mgr Ambongo a récapitulé les principaux événements depuis l’accord de la St-Sylvestre[5] qui avait suscité beaucoup d’espoir et de confiance dans l’avenir. Malheureusement, l’application des arrangements particuliers pour la mise en œuvre des accords a été perturbée à la suite du décès d’Étienne Tshisekedi le 1er février 2017 en Belgique, mais surtout la mauvaise foi des politiciens peu soucieux des soucis du peuple.

Des pressions ont été déployées pour exiger un calendrier menant à des élections. C’est dans ce cadre que trois manifestations pacifiques [6] ont été organisées ou le peuple s’est tenu debout malgré la répression. Des églises ont été profanées, des prêtres ont été brutalisés pour avoir exigé l’application des accords de la St-Sylvestre. Dans ce contexte, le peuple a évolué. Il a acquis plus de maturité politique et il est devenu plus courageux en surmontant les peurs.

Conséquemment, la classe politique, dont la majorité présidentielle, a acquiescé à la tenue d’élection. Par contre, il est à craindre une manipulation avec l’introduction de « machine à voter »[7]. Osons espérer que les intérêts supérieurs de la nation prévaudront sur ceux des acteurs politiques.

[1] Président de la Conférence Épiscopale Congolaise

[2] Capucin – Vice Président de la Conférence Épiscopale Congolaise – l’actuel Coadjuteur de l’Archidiocèse de Kinshasa

[3] Secrétaire de la Conférence Épiscopale Congolaise

[4] Les manifestations pacifiques organisées par le Comité laïc de coordination (CLC), un collectif de laïcs de l’Église catholique de la RD-Congo, les 31 décembre 2017 et 21 janvier 2018, ont donné lieu à de nombreuses violations des droits de l’homme, selon un rapport publié samedi 10 mars.

[5] L’opposition et le pouvoir ont signé le 31 décembre au soir un compromis pour la gestion du pays. Trouvé sous l’égide de l’Église catholique, cet accord apporte un répit à la crise congolaise.

[6] En RDC, le Comité laïc de coordination, un collectif des laïcs catholiques  a appelé à des marches à Kinshasa et dans tout le pays ce dimanche 21 janvier pour exiger l’application de l’accord politique de la Saint-Sylvestre. Cette manifestation intervient  après celle du 31 décembre 2017 qui avait fait au moins cinq morts à Kinshasa, selon le bilan de l’ONU. Pour la marche de ce dimanche, la police avait déjà déployé un important dispositif la veille.

[7] Les autorités congolaises ont présenté leur « machine à voter », mercredi. Une nouveauté qui, avant même sa présentation, a provoqué de nombreuses polémiques. Les États-Unis ont notamment laissé entendre que le système pourrait fausser les résultats des élections prévues le 23 décembre 2018.

Au moins 60 000 machines doivent être déployées dans les bureaux de vote aux quatre coins du pays d’ici décembre 2018. La RDC affirme qu’elle finance seule ce processus électoral titanesque, sans l’aide de ses partenaires étrangers.

Voir aussi le lien suivant: La Conférence Épiscopale Nationale de la R. D. Congo à Montréal

Video: Victims of Gun Violence Call for Gun Control Legislation

CPAC

Victims and victims’ families of the École Polytechnique, Dawson College and Quebec City mosque shootings hold a news conference in Ottawa on November 30, 2017, calling on the Liberal government to introduce promised gun control legislation. Representatives of the Islamic Cultural Centre of Quebec and the Polytechnique Student Association also speak. (no interpretation).

Message de Serge St-Arneault à partir de la 5e minutes, 38e secondes lors de la conférence de presse de PolySeSouvient à Ottawa, 30 novembre 2017. Au total, la vidéo dure environ 40 minutes.

Serge Ottawa 01