Les Sœurs Missionnaires de Notre-Dame d’Afrique (SMNDA) et les Missionnaires d’Afrique (M.Afr) soulignent cette année le bicentenaire de la naissance de leur fondateur, le cardinal Charles Lavigerie.
Pour les fils et filles spirituels du Cardinal, la célébration du bicentenaire de la naissance de leur père fondateur est l’occasion de le présenter au monde comme un modèle de disciple missionnaire de Jésus Christ pour le monde Africain.
Lavigerie a été archevêque d’Alger de 1867 à 1892 et nommé archevêque de Carthage ainsi que primat d’Afrique en 1884. De 1888 à 1890, il a été délégué du pape pour la campagne de l’Église Catholique contre l’esclavage des Africains.
Lavigerie mourut à Alger. Il fut alors enterré dans la basilique de Carthage le 8 décembre 1892. Ses restes furent transportés à Rome en 1964.
Dans cette édition de la Lettre aux Amis, vous découvrirez le témoignage de nos confrères de Toronto. Formant une communauté de quatre confrères d’origines très diverses. Ils sont inspirés par la vision et la spiritualité du cardinal Lavigerie. (In English, press HERE)
De même, le reportage de notre engagement en Éthiopie, soutenue généreusement par vos dons, illustre bien la vocation première de notre société missionnaire auprès des Africains.
Les prochaines éditions de la revue reviendront sur l’héritage exceptionnel de notre fondateur.
Comment va le Centre Afrika, « Lieu d’hospitalité solidaire », qui occupe plusieurs salles et bureaux dans la maison des Missionnaires d’Afrique, rue Saint-Hubert, à Montréal ? La réponse dans quelques photos qui suivent, prises hier soir à la demande du directeur. Pendant 4 heures, avec des confrères de la maison et des Sœurs Blanches venues de Cartierville, j’ai participé à l’anniversaire de la réouverture du Centre Afrika, il y a deux ans, après une fermeture de trois ans, pendant la pandémie du covid-10.
La plupart des participants à la fête représentaient des associations (indépendantes) du Centre Afrika, mais qui collaborent avec lui. Plusieurs migrants, arrivés récemment au Canada, au Québec, à Montréal, ont témoigné à titre individuel de l’accueil reçu au Centre Afrika (non pas pour une aide matérielle) qui leur a offert des contacts et leur ont permis de trouver du travail, de s’intégrer en personnes responsables et solidaires dans la société québécoise. Pour en connaître plus, visitez la page du Centre Afrika sur Facebook.
Je veux simplement ici féliciter mes cinq confrères et consœurs « Missionnaires d’Afrique » (Pères Blancs et Sœurs Blanches) qui assurent l’accueil, l’accompagnement, l’administration, Freddy Kyombo Senga, un Congolais RDC, qui travaille avec Serge St-Arneault, un Québécois, et David Gnadouwa, un Togolais. Avec le concours de nos deux Sœurs Missionnaires de Notre-Dame-d’Afrique, Monique Bonnefoy, Française, et Rita Toutant, Manitobaine.
Un lieu d’ouverture à l’avenir ! « Lieu d’hospitalité solidaire » où, souvent pour discuter de problèmes sérieux, problèmes mondiaux, problèmes personnels, se rencontrent dans l’harmonie et dans la joie, des personnes et des associations (et aussi des courants spirituels et des religions, et des mouvements culturels) originaires d’Afrique, d’Asie, d’Europe et des Amériques… et même de l’Océan Indien ! C’est le Québec et le Canada de demain qui se tricotent maille après maille, rencontre après rencontre.
Le Centre Afrika a eu la joie d’accueillir l’honorable Michaëlle Jean, Gouverneure Générale du Canada de 2005 à 2010. Cette rencontre avait pour objectif de mieux connaître sa fondation, un organisme national de bienfaisance qui a pour mission de soutenir la mobilisation des jeunes Canadiennes et Canadiens touchés par l’exclusion dans le but de favoriser leur inclusion et la justice raciale par la créativité, l’éducation, l’art et l’innovation. Madame Jean a aussi présenté et invité tous les personnes présentes à participer au 4e Sommet Pancanadien des Communautés Noiresde laFondation michaëlle jeanpour l’inclusion et la justice socialequi se déroulera du 31 janvier au 2 février 2025 au Palais des Congrès de Montréal.
Au Centre Afrika
La rencontre a été coorganisée et coanimée par Kerline Joseph, PhD[i], ainsi que par Freddy Kyombo Senga, directeur du Centre Afrika Montréal. Celui-ci a exposé la mission du Centre Afrika, présent au centre-ville de Montréal depuis plus de trois décennies.
Il est à noter que le Centre Afrika collabore au projet Toro Empowerment porté par Kerline Joseph grâce à la réalisation d’une capsule vidéo mettant en vedette M. Stéphane Pallage, recteur de l’UQUÀM, la sénatrice Chantal PetitCler, Mme Marie-Ève Roberge, présidente de Conseil d’administration de Mentorat Québec et Mme Geneviève Young, femme d’affaire et autrice.
Commentaire de Kerline Joseph sur sa page Facebook
Sommet Pancanadien des Communautés Noires devenu un Mouvement!
En effet, le vendredi 13 décembre de l’année courante, dans la foulée de la Journée Internationale des Droits de l’Homme du 10 décembre, j’ai eu le plaisir de coorganiser et de coanimer avec Freddy Kyombo (Centre Afrika), une rencontre instructive et constructive au regard du « 4e Sommet Pancanadien des Communautés Noires’ de la Fondation Michaëlle Jean qui aura lieu au Palais des Congrès de Montréal du 31 janvier au 2 février 2025. Cet événement INCONTOURNABLE en 2025 continuera à contribuer aux changements constructifs, égalitaires et solidaires de nos sociétés. Comme l’a mentionné madame Jean, le Sommet Pancanadien des Communautés Noires est devenu un Mouvement!
À cet égard, la rencontre du 13 décembre a réuni, au Centre Afrika, plusieurs actrices et acteurs de changement. En plus de l’Honorable Michaëlle Jean, Ancienne gouverneure générale du Canada, Ancienne Secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie et Présidente de la Fondation Michaëlle Jean,
Étaient notamment présents-tes:
Monsieur Serge Arseneault, Responsable de Communication, Centre Afrika.
Monsieur Yaovi Bouka, Président directeur général, Force Leadership Africain.
Madame Caroline Codsi, Présidente de la Gouvernance au Féminin.
Monsieur Jean-Daniel Lafond, Cinéaste et Co-Président, Fondation Michaelle Jean.
Madame Biba Tinga, Présidente, Association d’Anémie Falciforme du Canada.
Des sincères remerciements à Akim Kermiche Media pour son haut niveau de Professionnalisme et à la chaleureuse équipe du Centre Afrika pour leur hospitalité Solidaire.
[i] Kerline Joseph, Ph.D., Professeure associée, Département de communication sociale et publique, Université du Québec à Montréal (UQAM) https://dcsp.uqam.ca/. Professeure associée, Institut des sciences, des Technologies et des Études Avancées d’Haïti (ISTEAH) https://isteah.edu.ht/, Vice-Présidente, Comité International d’Orientation, Chaire Unesco Femmes et Sciences pour le Développement en Haïti
Chercheure, Observatoire Francophone pour le Développement Inclusif par le Genre (OFDIG), https://ofdig.org/
Par Robert Kalindiza, from Malawi, attending the COP29 in Baku City
People from all walks of life gathered in Baku City, Azerbaijan, with a central focus on climate finance. The conference brought together nearly 200 countries and reached a breakthrough agreement that will triple finance to developing countries from the previous goal of USD 100 Billion annually to USD 300 Billion by 2035.
During one of the side meetings an organization called Women Engage for a Common Future (WECF), an official partner of the United Nations Environment Program (UNEP), commended Malawi for being exemplary in putting women in critical and decision-making positions, especially those impacting climate change. WECF invited Malawi to a prize presentation ceremony aimed at supporting gender and climate justice initiatives.
In her remarks, Deputy Secretary to the President and Cabinet, Janet Banda, SC, thanked the organization for underscoring what Malawi is doing. “In a bid to empower women in climate action, His Excellency Dr. Lazarus McCarthy Chakwera, President of the Republic of Malawi, launched the Women in Climate Action Network in 2021 to ensure that women take charge of issues that affect them most. This is a sign of seriousness,” she added.
In her remarks, executive director for WESF, Sascha Gabizon, said sustainable development and climate action cannot succeed without integrating gender equity. She added that the way female delegates represented Malawi at COP29 reflects how women are valued as critical agents of resilience and innovation.
“The organization trained the first five female swim teachers and lifeguards in Mozambique, as well as certified the first female scuba divers in the region. The project has a great impact on sustainable entrepreneurship via innovative women-led mussels’ aquaculture cooperative which ensures economic autonomy and creates jobs,” she said.
Vice President of the Republic of Malawi, Dr. Michael Biziwick Usi, was at COP29, where among others, he called on Malawi delegates at the summit to represent the interests of Malawians during the summit.
Conference of the Parties, popularly known as COP, is an annual meeting of the United Nations member states aimed at addressing Climate Change. COP is based on the international treaty called the UN Framework Convention on Climate Change (UNFCCC). The 2024 COP29 is the 29th meeting of the Conference of Parties hence COP29. This year’s meeting in Baku, Azerbaijan, brought together countries to negotiate and advance solutions for climate change mitigation, adaptation and financing.
On the eve of the 35th anniversary of the Polytechnique massacre in Montreal — an anti-feminist attack from a gunman that killed 14 women because they were women — survivor Nathalie Provost says she’s especially feeling the emotions this year.
To remember the 14 women who were killed 35 years ago today in an anti-feminist mass shooting at École Polytechnique in Montreal, a ceremony in a park dedicated to the victims — not far from where the tragedy took place — was hosted by the Quebec Women’s Federation also known as the FFQ. (…)
At the ceremony, the names of each victim were read including Annie St-Arneault. Her brother Serge spoke at the event. “She was a fantastic woman. She was extremely intelligent. She was tremendously intelligent and so close to each one of us, so committed. It is a tremendous loss,” said St-Arneault. (…)
White roses were also placed on the memorial plaques of each of the 14 women killed 35 years ago. To mourn their loss, December 6th is also the National Day of Remembrance and Action on Violence against Women informally known as White Ribbon Day.
“All those women were also part of a social network committed to the lives of the community. And what we lost is more than just a few women, it’s all what they could have done for the society as a whole,” said St-Arneault.
By Erin Seize & Corinne Boyer, Posted December 6, 2024 10:23 pm.
Fifteen beams of light lit up the Montreal sky from Mount Royal Friday night in memory of the 14 women murdered at Polytechnique on Dec. 6th 1989 and for all the women killed in femicides.
Canadian Prime Minister Justin Trudeau, along with Quebec Premier François Legault and Montreal Mayor Valérie Plante attended the emotional ceremony, where they each took their turn to lay white roses in honour of the women who lost their lives in the act of violence committed by gunman Marc Lépine all those years ago.
According to the Canadian Femicide Observatory for Justice and Accountability (CFOJA), 170 women have already been victims of femicide in Canada this year, with four having died this month alone.
Though, for some in attendance, this year’s efforts to bring femicides to light has in fact been apparent.
“This year what I see is that we try to emphasize the fact that so many more women are being killed every year,” said Serge St-Arneault, brother of Annie St-Arneault, one of the 14 women who were killed at Polytechnique.
“This year has been more solemn compared with what I saw last year,” he said while describing the new addition of the choir following a moment of silence which left many in tears, including Montreal Mayor Valérie Plante.
“I’m here in solidarity with my friends from Polytechnique and in memory of these 14 young women who lost their lives because of someone who doesn’t like women and who did what he did, ” said Boufeldja Benabdallah, co-founder of the Quebec City Islamic Cultural centre.
(Ottawa) Plus de 300 modèles ou variantes d’armes à feu sont désormais interdits au Canada et d’autres seront ajoutés à la liste au cours des prochains mois. Le ministre de la Sécurité publique, Dominic LeBlanc, et son collègue Jean-Yves Duclos en ont fait l’annonce jeudi à la veille du 35e anniversaire de la tuerie de l’École Polytechnique.
N’arrêtons jamais d’en parler, des femmes du 6-Décembre. Et n’arrêtons jamais de parler de toutes celles qui, simplement parce qu’elles sont des femmes, subissent la violence, ont dû y survivre ou en sont mortes. Parlons-en dans le but d’éduquer et dans l’espoir d’éliminer ce fléau.
En 1991, le gouvernement canadien a décrété le 6 décembre Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmeset le ruban blanc est devenu le symbole international de lutte contre les violences commises à l’égard des femmes.
En guise de solidarité et en leur mémoire, je porte aujourd’hui le ruban blanc.
Par Bernard Lepage, L’Écho La Tuque | Haut St-Maurice, 4 décembre 2024
SOUVENIR. Il y a 35 ans, le 6 décembre 1989, un tireur fou ouvrait le feu sur 28 personnes à l’École polytechnique de -Montréal, tuant 14 femmes et blessant 13 autres personnes (9 femmes et 4 hommes) avant de se suicider.
Parmi les victimes, Annie St-Arneault, une jeune femme de 23 ans de La Tuque qui s’apprêtait à compléter sa formation en génie mécanique. À la mi-décembre de cette année 1989, la future ingénieure devait se rendre à Jonquière pour y rencontrer des dirigeants de l’Alcan en vue d’une éventuelle embauche à la fin de ses études.
C’est en septembre 2015 que Ville de La Tuque honorera à son tour la mémoire d’Annie St-Arneault en donnant son nom à la bibliothèque municipale. Devant une centaine de personnes réunie pour l’occasion, son grand frère Serge St-Arneault, missionnaire en Afrique, avait rappelé que sa sœur était « était belle, vaillante, déterminée, avec une soif d’apprendre en semant autour d’elle la joie et l’amour. Étudiante en sciences, elle mettait beaucoup d’efforts pour comprendre les formules mathématiques au lieu de simplement les apprendre par coeur. »
C’est sous l’administration du maire Normand Beaudoin que Ville de La Tuque a pris cette décision suite à une suggestion du conseiller Luc Martel, aujourd’hui maire. « La bibliothèque est un lieu du savoir et de la connaissance, ça entre beaucoup dans ce qu’Annie St-Arneault souhaitait devenir », expliquait à l’époque Luc Martel.
Dans les jours suivant la tragédie, plusieurs proches de la Latuquoise avaient témoigné des qualités de la jeune femme qui aurait aujourd’hui 58 ans. « En plus d’être une fonceuse, elle était une grande travailleuse », soulignait sa tante Justine Morand dans un reportage publié dans Le Nouvelliste. « Elle avait des notes très fortes et son comportement était excellent », se rappelait Raoul Maillet, ex-directeur de l’école Champagnat où elle avait fait son secondaire. « Belle, grande, mince et enjouée, elle était la seule fille du club scientifique. Cette étudiante était une boute-en-train et possédait un don pour l’animation, rajoutait Jacques Émond, ancien professeur de la défunte.
Née le 1er mars 1966, Annie a grandi dans une famille de quatre enfants. Elle avait fréquent le Cégep de Trois-Rivières avant d’entreprendre un cours en génie mécanique à l’école Polytechnique de l’Université de Montréal.
Commémoration à La Tuque
En plus de faire la distribution de rubans blancs par le Toit de l’amitié, une commémoration du 6 décembre se tiendra ce vendredi à 16h Devant la bibliothèque Annie -St-Arnault.
Le 20 août 2024, une foule compacte occupait l’entièreté de la librairie Le Port de Tête1. La majorité des gens se tenaient debout. C’était du jamais vu en période estivale. En effet, les présentations de livre attirent généralement peu de monde en été.
Que se passe-t-il à la librairie ?
Le nouveau livre de Rachad Antonius intitulé La conquête de la Palestine2 s’avère être d’une grande actualité. Comment comprendre l’origine de la tragédie qui s’éternise à Gaza depuis le 7 octobre 2023 ? Gilles Bibeau, l’animateur de la soirée, a admirablement orienté le sujet en compagnie de l’auteur ainsi que de Fabienne Presentley de l’organisation Voix juives indépendantes Canada.
Ce livre3 permet de jeter un regard différent de celui véhiculé par les grands médias et les élites politiques occidentales. Selon l’auteur, seul un renversement de cette dynamique de conquête permettra d’en arriver à une solution durable et d’éviter des catastrophes encore plus coûteuses, tant pour les Palestiniens que pour les Israéliens.
Porte d’entrée de la librairie sur l’avenue du Mont-Royal.Fabienne Presentey, Gilles Bibeau, animateur, et Rachad AntoniusÉgoportrait de Rachad Antonius et de Serge St-Arneault, M.Afr
Points marquants du livre sur la conquête de la Palestine
Il n’est pas facile de résumer en quelques lignes une conférence sur un livre qui suscite tant d’émotions à un moment précis où une guerre fait rage à Gaza tuant des dizaines de milliers de civils dont une majorité de femmes et d’enfants innocents. Des bombardements incessants pleuvent sur de simples gens pris dans un piège sans issues. Nous n’en pouvons plus nous-mêmes de subir les bombardements d’images de destruction.
« Cette guerre se comprend mieux quand on la replace dans l’histoire des cent dernières années. On voit alors que son objectif réel n’est pas de détruire le Hamas, mais de tenter de réduire au minimum le nombre de Palestiniens à Gaza pour pouvoir s’approprier le maximum possible de ce territoire »4 (page 98).
Voilà l’objectif du livre ; remettre ce conflit dans son contexte historique. « Au moment de la création de l’État d’Israël, il n’était pas évident, pour bon nombre d’observateurs occidentaux, que la logique de l’appropriation de la terre mènerait nécessairement au nettoyage ethnique, qui lui-même mènerait à des massacres à tendance génocidaires. La crise de Gaza a révélé ces enchevêtrements » (page 135).
Dans le contexte historique de la dépossession violente des Palestiniens et de leur expulsion, il est également important de noter que « les trente ans de négociation de paix depuis Oslo n’ont abouti qu’à encore plus de contrôle israélien sur les territoires occupés et à une dépossession encore plus marquée pour les Palestiniens, le tout accompagné de violences quotidiennes pratiquées tant par l’armée israélienne que par les colons juifs en Cisjordanie » (page 133).
Mes souvenirs de la Palestine de 2001
Selon le rabbin Noach que j’avais rencontré à Jérusalem en 20015, la coexistence fraternelle et l’acceptation des différences entre Juifs sont un microcosme de l’histoire de l’humanité. Selon lui, « le rassemblement des exilés, c’est-à-dire des enfants d’Israël dispersés depuis 2000 ans à travers le monde, est ce qui permet la RECRÉATION de la NATION d’Israël sur la TERRE et devient le véhicule de l’ultime rédemption de l’humanité où cesseront toutes les guerres et marquera la venue du Messie. Ainsi se réaliseront les prophéties du rassemblement de tous les peuples. Aucun autre peuple qu’Israël ne peut être la lumière des nations. L’État d’Israël est l’avant-stade de l’ultime aboutissement de la rédemption de l’humanité. Il s’agit de la volonté divine. Israël ne mérite pas cet honneur. C’est Dieu qui l’a choisi. La nécessité théologique de la rédemption de l’humanité passe nécessairement par le retour des enfants d’Israël sur SA TERRE PROMISE ».
Justification de l’idéologie sioniste d’un point de vue biblique
Tout devient clair ! La justification du CONTRÔLE DES TERRITOIRES PALESTINIENS est basée sur la conviction qu’Israël doit rester fidèle au plan de Dieu et ainsi devenir le chemin incontournable du salut de l’humanité.
Je me rappelle être intervenu à la fin de l’exposé du rabbin Henri Noach avec cette double observation. Primo, les oppositions entre Juifs sont souvent virulentes, particulièrement au niveau des partis politiques, mais aussi entre les trois principaux courants religieux qu’il avait lui-même décrits. Secundo, quelle est la place juridique des 21% d’Arabes détenteurs de la citoyenneté israélienne vivant en Israël ? (Note : les Arabes israéliens comprennent des chrétiens et des musulmans, identifiés comme Palestiniens. Sont exclus les réfugiés juifs dits orientaux immigrés de pays arabe.)
Le rabbin a alors admis qu’il y avait, à cette époque, 17 différents partis politiques à la Knesset. Par contre, il a choisi la voie de l’évitement en ce qui concerne le deuxième point.
Toujours selon lui, la justification du CONTRÔLE DES TERRITOIRES PALESTINIENS est basée sur la conviction qu’Israël doit rester fidèle au plan de Dieu et ainsi devenir le chemin incontournable du salut de l’humanité. Il ajoute que la coexistence fraternelle des peuples et du respect de leurs diversités culturelles ne concerne que les Juifs regroupés autour de la « loi du retour ». Son interprétation des textes bibliques est de type fondamentaliste. Ainsi donc, la TERRE est un droit exclusif d’Israël. En d’autres mots, LA RECONQUÊTE DU TERRITOIRE est une volonté divine et un préalable obligatoire pour la venue du Messie (Juif). Ce n’est qu’une question de temps. Finalement, la présence des Palestiniens est un obstacle à la réalisation du plan de rédemption de Dieu pour l’humanité.
Des voix s’élèvent de plus en plus pour dénoncer l’idéologie sioniste dont le projet ultime est l’établissement d’un État exclusivement juif sur un territoire déjà habité par les Palestiniens, ce qui a et continu d’entrainer leur dépossession et leur expulsion (page 107). Cela n’est pas à confondre avec l’antisémitisme qui se définit comme une attitude d’hostilité contre les Juifs en tant que Juifs, c’est-à-dire parce que Juifs et essentiellement pour cela (page 106).
Voix juives indépendantes Canada ; des Juifs antisionistes
Selon Fabienne Presentey, juive, qui signe la préface du livre de Rachad Antonuis, « la tragédie qui se déploie en direct sous nos yeux, tous les jours depuis le 7 octobre 2023, révèle l’ampleur des conséquences de la négation de l’existence des Palestiniens·nes et de la violence, de l’occupation, de la colonisation et de l’apartheid visant à anéantir leurs villages, leur culture et leurs moyens de subsistance – en bref, la Palestine tout entière » (page 14).
Or, des « voix juives (qui) s’élèvent pour dénoncer cette guerre génocidaire contre les Palestiniens·nes comprennent que le sionisme a instrumentalisé le judaïsme et hypothéqué l’avenir des deux peuples » (page 15).
Voix juives indépendantes Canada (VJI) est une organisation issue de la base ancrée dans la tradition juive qui s’oppose à toute forme de racisme et qui promeut la justice et la paix pour tous en Israël-Palestine. VJI dispose de comités locaux actifs partout au Canada, dans les villes et sur les campus universitaires.
Au moment de publier cet article, la guerre à Gaza entre dans son douzième mois. Rien n’indique une fin prochaine du conflit qui s’étend maintenant en Cisjordanie. Il en a fallu de peu pour que l’Iran entre de plein pied dans cette guerre. Est-il possible d’arrêter le cycle de cette violence ?
En 2001, de la fenêtre de ma chambre, posant précisément mon regard sur les toits du quartier arabe de la vieille ville de Jérusalem, j’écrivais ceci dans mon journal de voyage :
Toi! Jérusalem! Qui es-tu à mes yeux ?
Peux-tu être une icône malgré tes déchirures, ton histoire tragique, tes traumatismes violents et répétitifs que tu tètes comme le lait maternel d’un nourrisson ?
Robin Roberson
« Il nous faut cesser de condamner celles et ceux qui nous entourent, supprimer nos projections par rapport à celles et ceux que nous mésestimons, et accepter que le problème réside en fait en nous ». Robin Roberson
Librairie générale agréée, livres neufs et d’occasion, située au 262 Mont-Royal Est, Montréal QC H2T 1P5. Voir : Itinéraire↩︎
Par Rachad Antonius, La conquête de la Palestine, de Balfour à Gaza, une guerre de cent ans, Les Éditions Écosociété, juillet 2024, 164 pages. Préface de Fabienne Presentey. Rachad Antonius est professeur titulaire retraité du département de sociologie de l’Université du Québec à Montréal. Il est l’auteur de plusieurs livres, dont Islam et islamisme en Occident (avec Ali Belaidi, PUM, 2023). ↩︎
Ce livre n’est pas une histoire du conflit entre Israël et la Palestine. Il n’aborde qu’un seul aspect de ce conflit, qui est le plus central : l’histoire de la mainmise graduelle du mouvement sioniste sur la terre de Palestine depuis plus de cent ans. Tenir compte de cette vérité élémentaire permet de remettre les pendules à l’heure sur certains débats qui occupent l’espace public, surtout depuis la guerre de Gaza déclenchée en octobre 2023. Car le conflit israélo-palestinien n’a pas commencé avec l’attaque du Hamas du 7 octobre. Pour comprendre ce qui s’est passé ce jour-là, et ce qui a suivi, il faut prendre en considération tout ce qui a précédé cette date fatidique. Rachad Antonius présente la conquête de la Palestine à partir de trois moments structurants : la Déclaration Balfour et le Mandat britannique (période 1917 – 1922), la création de l’État d’Israël (1947−1949) et les accords d’Oslo (1993−1995). Il aborde ensuite des questions délicates qui ont été exacerbées depuis la guerre de Gaza. L’opposition au projet sioniste est-elle une forme d’antisémitisme ? Quelle est la place de la violence de part et d’autre dans le conflit ? Pourquoi les divers plans de paix ont-ils échoué ? Le droit international peut-il indiquer une voie à suivre pour une solution pacifique et équitable ? Quelle est la responsabilité des pays occidentaux à l’égard de la situation au Proche-Orient ? La conquête de la Palestine nous permet de jeter un regard différent de celui véhiculé par les grands médias et les élites politiques occidentales. Seul un renversement de cette dynamique de conquête permettra d’en arriver à une solution durable et d’éviter des catastrophes encore plus coûteuses, tant pour les Palestiniens que pour les Israéliens. ↩︎
Rachad Antonius, La conquête de la Palestine, Les Éditions Écosociété, juillet 2024, page 98. ↩︎
Plusieurs groupes de la société civile, dont des organisations défendant les droits des femmes, demandent au gouvernement libéral de compléter rapidement la législation sur les armes à feu adoptée l’année dernière en adoptant des règlements et des directives cruciaux.
La Presse, Jim Bronskill, La Presse Canadienne, 3 septembre 2024