Au nom de la Société des Missionnaires d’Afrique, le père Jesus Marie Velasco a pris possession de la trilogie « L’albinos avatar » écrit par André-Man Mbombo (Éditions Solstice Austral, 2017, 2018, 2019). Ces livres font maintenant partie de la collection officielle de la bibliothèque des Missionnaires d’Afrique à Rome, Italie.
Le tome 1 fait découvrir les errances
d’une albinos aux humeurs colorées qui échappe aux sacrifices rituels et dresse
un tableau de la condition humaine dans l’Afrique traditionnelle.
Le tome 2 est un plaidoyer contre les
croyances sur l’albinisme à travers les témoignages des albinos et fait
apparaître une lueur d’espoir.
Le tome 3 qui sort en janvier 2019
présente une albinos épanouie qui s’est prise en charge qui fait de la défense
des droits de la personne de ses semblables un sacerdoce.
Avec les mots et l’écriture, l’auteur veut
apporter sa modeste contribution à la stigmatisation des discriminations des
albinos.
À cette trilogie s’ajoute aussi la publication
de la première édition de la Journée Internationale de Sensibilisation à
l’albinisme à
Montréal tenue au Centre Afrika le 13 juin 2018 intitulée « La mélanine épinglée,
de l’albinisme à l’amélanisme », avec la participation d’André-Man Mbombo,
LL.M. et du Dr Mbikay Majambu, Phd.
Sur la photo :
Debout; Serge St-Arneault, M.Afr, Secrétaire général du Centre Canadien de Sensibilisation à l’Aménalisme,
C’est mon quatrième séjour à Rome. La
fois dernière, je n’ai pas eu la patience de faire la queue pour entrer dans la
basilique Saint-Pierre. Cette longue chaîne humaine était de nouveau interminable
il y a deux jours et j’ai laissé tomber.
─ « La messe débutera à 9h00
demain matin à la basilique », de dire Martin Grenier.
Voilà qui est intéressant. D’autant
plus qu’il n’y aura pas de file d’attente. Les priants ont en effet directement
accès aux lieux de culte le dimanche.
─ « Départ de notre maison à Via
Aurelia à 8h00 », d’ajouter Martin.
J’étais au rendez-vous en compagnie de Paul Makambi Kitha, un jeune confrère malawien nouvellement ordonné, et de Paul Johnston, un confrère canadien et recteur de notre maison de formation en Inde.
La fraîcheur du matin est bienvenue pour notre marche vers le Vatican. Nous y étions une demi-heure plus tard. D’un même pas, nous nous dirigeons vers l’immense porte d’entrée. Le gigantisme du bâtiment de plus de 15 000m2 et d’une capacité pouvant accueillir 60 000 personnes ne cesse encore de m’impressionner. Pourtant, les proportions sont d’un si bel équilibre que, tout compte fait, je ne me sens pas écrasé comme ce fut le cas la première fois par l’une ou l’autre de ces énormes sculptures accrochées aux parois. Ma perception de cet endroit a ainsi changé.
Je garde pourtant ce souvenir d’être
un moucheron prêt à être écrasé par un géant. L’énormité des colonnades et
surtout les formes géométriques du plafond doré m’impressionnaient tellement
que machinalement je me levais les mains au-dessus de la tête pour me protéger
d’un danger imaginaire. Rien de tel, cette fois-ci.
L’allée centrale était pour ainsi dire complètement dégagée. Les détails du monumental baldaquin de Saint-Pierre de Bernini, une œuvre baroque impressionnante, se précisaient à mesure que je m’y approchais. La foule n’était pas si nombreuse. Au signal donné par les membres de la sécurité, nous avons contourné le baldaquin pour nous rendre en face de « la chaire de Saint-Pierre » où la messe allait être célébrée en Italien. Cette chaire est l’expression symbolique de l’autorité exercé par l’évêque de Rome.
La première lecture tirée du livre de
Ben Sira le Sage invite à l’humilité pour trouver grâce devant le Seigneur.
« L’idéal du sage, c’est une oreille qui écoute. (Si 3,29) » C’est
aussi ce thème que développe Jésus dans l’évangile en nous suggérant de prendre
la dernière place lorsqu’invité à une noce pour éviter d’être ‘remis à sa
place’, la dernière, en s’accaparant de la première (Lc 14, 7-14). Ça tombe
bien, je me suis assis au dernier banc sans même y penser. Mes confrères m’ont
rejoint au même endroit… et nous sommes resté là !
Toutes les nationalités du monde
étaient représentées. Foule plus nombreuse qu’au début, silencieuse comme moi
qui ne parle pas la langue des autochtones. Qu’à cela ne tienne, le Seigneur
est présent pour tous même si ce n’est pas le meilleur endroit pour prier. Attention
! Je parle pour moi.
Bref, la messe était terminée après
40 minutes. Une messe normale, quoi ! À la sortie, il n’a pas fallu beaucoup de
temps pour perdre la trace de mes confrères. Errant, je me suis mis à suivre un
mouvement de foule se dirigeant vers la droite.
─ « Qu’est-ce qui attire les gens
de ce côté-là ? » me suis-je demandé.
Une porte, une petite porte cette fois-ci enfin, mène à la sacristie où se trouve des médailles, bouquins et autres objets pieux à vendre ainsi qu’un musée, celui de Saint-Pierre. Il suffit de cinq EUROS pour y entrer. Cela donne droit à un écouteur conçu pour expliquer aux visiteurs les différents objets numérisés qui s’y trouvent : tombeau d’un pape dont j’ai oublié le nom qui couvre pratiquement tout l’espace du plancher, immenses chandeliers du XVIe siècle, des reliques incluant un fragment de la croix de Jésus, des vêtements liturgiques brodés d’or confectionnés il y a des centaines d’années et j’en passe. C’est ce qui a été rescapé après le sac de Rome en 1527 et surtout le pillage des troupes de Bonaparte lors de leur invasion de l’Italie entre 1796 et 1800. C’est documenté !
Il est temps de sortir. Ce que je fais à pas lent, car je suis fatigué. D’autant plus que je n’ai pratiquement pas dormi de la nuit. Je ne me suis pas encore ajusté au décalage horaire de six heures qui sépare Montréal de Rome. Ça aussi, c’est documenté !
Je suis sorti en prenant une dernière photo des Gardes suisse pontificaux en fonction avec leur bel habit coloré si caractéristique. J’avais hâte de retourner à la maison. J’espérais reprendre un gelato en route, mais le comptoir était fermé. Après tout, nous sommes dimanche.
Il me reste quinze minutes avant le
début de la session sur la vie en communauté interculturelle comme témoignage
apostolique aujourd’hui pour laquelle je suis venu à Rome. À la prochaine.
J’ai quitté Montréal le mardi soir 27 août
sur un vol d’Air Transat. L’avion a décollé avec environ 45 minutes de retard.
Comme d’habitude, impossible de dormir sur l’avion. Je suis arrivé directement
à l’aéroport Fiumicino de Rome le lendemain vers 11h00, heure locale. En tout,
huit heures de vol.
J’ai pris un taxi pour me rendre à notre
maison générale située sur la Via Aurelia où j’étais attendu. Quelques
souvenirs de mes précédents séjours me sont revenus en mémoire. La première
fois, c’était en 1981, tout juste avant de me rendre en Afrique pour la
première fois. Vous avez bien compté, cela fait 38 ans.
J’ai pris quelques clichés de la terrasse.
Le dôme de la Basilique Saint-Pierre est nettement visible au loin. Hier,
jeudi, j’ai fait le tour complet des fortifications du Vatican. Le soleil
d’après-midi était très chaud. Au retour, j’ai pris un « gelato », une
crème glacée artisanale selon la méthode traditionnelle italienne.
Ce matin, j’y suis retourné pour visiter le
fameux musée du Vatican. Il suffit de vingt minutes à pied pour s’y rendre.
Heureusement, il n’y avait pas de file d’attente malgré la foule de touristes
qui commençait déjà à entrer. Un billet d’entrée coûte 16 EUROS. Une large spirale
permet aux visiteurs de se rendre au sommet qui donne directement accès aux
jardins. Le musée est en fait composé de douze musées selon des domaines
spécifiques : période de l’antiquité, l’art grec ou les trésors égyptiens,
arts antiques, arts médiévaux, arts de la renaissance et art moderne. À cela
s’ajoute 7 km de salles et couloirs et 1 400 salles. Beaucoup trop en un
seul jour!
À retenir une
reproduction de la « Pieta » de Michelangelo (1475-1564), une immense
toile datant de 1520 représentant la transfiguration, une autre illustrant le
couronnement de la Vierge qui date du début du XIe siècle. Le reste,
vous verrez sur les photos suivantes, donne un aperçu des couloirs savamment
enrichi par des plafonds peints. Quelques fenêtres permettent d’avoir un autre
coup d’œil sur les jardins.
Une autre toile
qui couvre un mur entier représente la cérémonie de la proclamation du dogme de
l’Immaculée Conception. Cela remonte au 8 décembre 1854. Finalement, des
escaliers nous mènent à la fameuse chapelle Sixtine où il est interdit de
photographier. La foule, je vous l’assure, est si nombreuse qu’il est difficile
de circuler. Les fresques ont été rénovées il y a quelques années. J’ai trouvé
une illustration de la grande murale du jugement dernier ainsi que la renommée
image où Dieu pointe le doigt vers Adam.
Est-ce une toile
ou une photo? Je n’en suis pas certain. C’est une représentation du Vatican
faite par Weeser-Krell (Trier-Berlin-Rom) de 1887/88. Vous remarquerez qu’à
cette époque, il n’y avait aucune construction à l’arrière de la Basilique. Les
dernières photos montrent l’un des douze musées ainsi que la spirale pour
redescendre, différente de la première, vers la sortie.
Ma visite au
musée du Vatican est faite. Plus de six millions de visiteurs visitent ces
lieux chaque année, provenant de partout à travers le monde.
Prochaine étape;
une session qui débute lundi prochain sur le thème des communautés
interculturelles. Nous sommes une quinzaine de participants venant de toute
l’Afrique, d’Amérique, d’Europe et même de l’Inde. À suivre!
L’Assemblée générale de cette année a eu lieu au Centre communautaire de Sainte-Geneviève dans la même localité. Trente personnes étaient présentes dont dix en provenance de Gatineau. Ces derniers venaient pour la première fois. Le président, André St-Arnaud, leur a souhaité la bienvenue. Leur présence a apporté un élan d’enthousiasme pour l’avenir de l’Association.
Il a été noté cette année qu’une seule publication de La
Missive a été publiée. La venue de nouveaux membres permettra d’augmenter le
nombre de publications avec l’apport de nouveaux articles et photos d’archives
de la grande famille issue de notre ancêtre commun; Paul Bertrand dit
St-Arnaud.
D’autres projets sont à prévoir : mise à jour du site
Internet, nouveau lieu d’entreposage de nos archives, consolidation de nos
finances avec l’apport d’abonnement de type familial de $100 en ajout aux
abonnements individuels de $25, création d’une zone de l’Association à
Gatineau, préparation d’un programme d’activités pour souligner notre 20e
anniversaire en 2021 et, finalement, la planification d’un voyage aux sources en
France en 2022.
Nos remerciements vont tout spécialement à Johanne St-Arnaud
qui s’est assurée de nouveau cette année de la logistique en prévision de notre
assemblée générale. Johanne s’est retirée du Conseil d’administration. Encore
une fois merci pour tout ton dévouement.
Rendez-vous l’année prochaine à Gatineau pour l’Assemblée
générale de l’ADBStar 2020.
Membres du Conseil d’administration 2019
Johanne St-Arnaud, Carolyn Bruskiewich, Alain St-Arnaud, Lionel St-Arnaud, Nathalie Racicot, André St-Arnaud et Serge St-Arneault
Le Centre Afrika est établi à Montréal depuis maintenant plus de trente ans. Fondé par les Missionnaires d’Afrique, notre Centre répond à de nombreux besoins émanant du monde africain largement présent à Montréal en tenant compte à la fois des demandes, de ses capacités financières et de son personnel. Le Centre Afrika, partie intégrale de la maison des Missionnaires d’Afrique située rue St-Hubert, a ouvert ses portes pour accueillir de nouveaux arrivants dans le but de faciliter leur intégration dans leur société d’accueil. Depuis le début, nous privilégions les valeurs de respect, d’ouverture et de solidarité.
La renommée du Centre Afrika est bien connue. Depuis 2011, notre Centre a ajouté un volet important dans sa mission grâce au soutien financier du Service de la diversité de la Ville de Montréal qui lui a permis de développer de nouveaux projets d’animation par la création du Carrefour Socioculturel du Centre Afrika. La présence de deux intervenants sociaux a ainsi permis de mieux orienter de nombreux arrivants vers les ressources dont ils avaient besoin et de soutenir les organismes engagés dans l’intégration des immigrants. Le Carrefour a aussi joué un important rôle dans le domaine de l’interculturel. Au début 2019, la Ville de Montréal, par le canal du BINAM, a cependant cessé le financement du projet.
Dans la mouvance d’une nécessaire restructuration de
nos services, tenant compte de nos capacités financières et en personnel, nous
sommes donc dans l’obligation de mettre fin aux activités du Carrefour
Socioculturel du Centre Afrika. Cette situation oblige aussi les Missionnaires
d’Afrique à mettre un terme au poste de coordinateur que M. Jean-François Bégin a si admirablement rempli depuis près de 25
ans, et avec lequel il est associé depuis plus de 30 ans.
Cela dit, le Centre Afrika
est résolu à poursuivre sa route avec vous. Une nouvelle équipe composée de
Missionnaires d’Afrique, femmes et hommes, prendra progressivement la relève
avec enthousiasme. Sachez que nous estimons votre précieux soutien. Plus que
jamais, nous comptons sur votre appui pour nous aider à animer notre centre
communautaire dédié au monde africain de Montréal.
Des mises à jour d’information au sujet de la nouvelle structure seront annoncées au cours des prochains mois. Nous vous invitons également à suivre nos actualités sur notre site internet. Je vous remercie.
Le Centre Canadien de Sensibilisation à l’Amélanisme – OBNL a reçu ce mercredi 21 août 2019, à son siège sis au Centre Afrika de Montréal, la visite de Madame Perpétue Sudila Tambu, Présidente de la Fondation Léonard Mashako Mamba, venue de Kinshasa pour s’enquérir de la lutte que nous menons à partir du Canada pour la promotion des droits de la personne des personnes vivant sans mélanine. La Fondation Léonard Mashako Mamba s’occupe des enfants défavorisés notamment ceux atteints de VIH-Sida et de trisomie 21. Convaincue de la vulnérabilité des enfants vivant sans mélanine en RDC, la Présidente a émis le vœu d’établir un partenariat avec le Centre Canadien de Sensibilisation à l’Amélanisme à toutes fins utiles. Les échanges sur les expériences et les actions en faveur des personnes vulnérables dont les deux institutions s’occupent se sont passés cordialement. Le Président du Centre Canadien de Sensibilisation à l’Amélanisme, André-Man Mbombo, a expliqué à la Présidente en quoi consiste l’École de Montréal qui lutte pour une solution durable et permanente de la problématique des amélaniques, des personnes vivant sans mélanine appelées péjorativement albinos. Au nom du Centre, le Secrétaire général, Serge St-Arneault, a remis à Madame la Présidente, l’ouvrage « Je ne suis pas un exilé » de Guy V. Amou (Éditions Grenier, 2017) et la trilogie « L’Albinos avatar » d’André-Man Mbombo (Éditions Solstice Austral, 2017, 2018, 2019) ainsi que le texte de la Résolution de l’APF « sur l’importance de l’éducation sur les droits des personnes vivants sans mélanine » de 2018. Il s’agit d’une résolution importante pour le sort ses amélaniques que nous avons obtenu à l’issue la 1e Journée Internationale de Sensibilisation à l’Albinisme de Montréal (JISAM-2018). Nous souhaitons succès et longue vie à la Fondation Léonard Mashako Mamba.
Le Centre Afrika et
les organismes partenaires organisent la 15e édition des Journées
Africaines au Centre Afrika, les 27 et 28 septembre 2019. Les Journées
Africaines sont un concept unique à Montréal qui offre aux artistes, artisans
et créateurs issus de la diversité une tribune d’expression afin de montrer aux
montréalais leurs talents cachés.
Cette formule
originale engendre un dynamisme qui produit un effet d’entraînement
encourageant d’autres artisans d’intégration à vouloir découvrir les organismes
et les regroupements sur lesquels ils peuvent compter dans leur processus
d’intégration à la société québécoise.
À travers des
kiosques, des activités interactives, des spectacles et des bouchées aux
saveurs africaines, nous convions la population montréalaise à se laisser
séduire par le dynamisme et la créativité de ces artisans d’intégration. Cette
année, l’édition marque un retour aux sources puisque l’événement sera organisé
au Centre Afrika, lieu de présentation des trois premières éditions.
Au
programme de la 15e édition des Journées Africaines
Le vendredi sera dédié
à une soirée de lancement des Journées Africaines. Le samedi, la fête au
village procurera aux participants une multitude d’activités interactives et de
capsules artistiques divertissantes.
La 15e édition
sera tournée vers l’avenir tout en soulignant le riche passé qui a tracé des
chemins d’intégration pour les nouveaux arrivants. C’est un rendez-vous avec le
monde africain au cœur de la diversité montréalaise!
Vendredi 27 septembre de 18h à 21h
Samedi 28 septembre de 10h à 18h
Serge St-Arneault, directeur
du Centre Afrika, 514 843-4019 poste 151
Commémoration
du 150e anniversaire de fondation de la famille des Missionnaires
d’Afriqueà l’église Saint-Laurent
de Trois-Rivières le 26 mai 2019.
150 ans d’histoire commune! C’est bien
ce que célèbrent ce soir les Missionnaires d’Afrique et les Sœurs Missionnaires
de Notre Dame d’Afrique, deux familles d’apôtres fondées en Algérie par le
Cardinal Lavigerie en 1868 et 1869 respectivement – sans oublier les laïques
missionnaires de Notre-Dame d’Afrique, présents avec nous ce soir.
Merci d’être avec nous pour partager
notre joie et notre reconnaissance à Dieu – en tout premier lieu – lui qui nous
a appelés à le faire connaître et aimer des peuples
africains !
Et bien sûr,
reconnaissance à l’Église canadienne qui, dès le début, a collaboré à notre
mission par la prière, les dons et de nombreux missionnaires – des Canadiens et
Canadiennes qui ont répondu à l’appel de quitter leur pays pour l’évangélisation
de l’Afrique !
150 ans d’histoire, ça se fête et ça se prépare ! Pour nous, cette année jubilaire est l’aboutissement d’un cheminement spirituel que nous avons voulu vivre ensemble – pères, frères et sœurs, sur trois années successives pour :
1. Faire mémoire du passé avec gratitude
2. Vivre le présent avec passion
3. Embrasser l’avenir avec Espérance !
Un des premiers fruits de
ces 150 ans a donc été d’approfondir ensemble notre charisme de fondation. Nous avons été des initiateurs de la Bonne
Nouvelle par un choix tout à fait gratuit de Dieu … et nous lui en rendons
grâce!
Mais notre mission n’est
pas terminée pour autant ! Le « TOUT À TOUS » que nous a légué notre
fondateur fait de nous des femmes et des hommes qui veulent vivre la proximité
avec leurs frères et sœurs en humanité. « Hélas, disait-il, il y a peu de
gens qui vivent cette vocation à l’humanité ».
Et notre vocation première
demeure précisément de vivre l’humanité, la fraternité, d’être présents là où
les personnes souffrent et ont besoin avant tout d’une présence humaine
compatissante, de quelqu’un qui soit avec eux, qui peuvent leur dire qu’elles
sont aimées, qu’elles sont précieuses, qu’elles ont du prix.
Ce message n’est pas
entendu partout. C’est pourtant le message de Jésus qui s’est donné lui-même,
jusqu’au bout.
Beaucoup de personnes et
d’organisations humanitaires donnent d’une manière ou d’une autre; c’est bien
et même nécessaire. Mais le monde a aussi besoin de personnes qui vivent avec
ces populations défavorisées, et par le fait même dévalorisées, afin qu’elles
sachent qu’elles ont une valeur, qu’elles sont aimées ! Là est la racine de
notre vocation, et elle a plus que jamais sa raison d’être !
Les gens ont besoin avant
tout d’une présence humaine, évangélique, à la manière du Christ Jésus. De par
notre vocation, l’Amour de Jésus-Christ doit
être vécu et visible tout au long des différentes étapes de notre vie !
Nous sommes donc toujours
en mission, comme le pape
François l’a écrit dans sa
première lettre d’exhortation apostolique de novembre 2013 : « Je
suis une mission sur cette terre, et pour cela, je suis dans ce monde … afin
d’éclairer, de bénir, de vivifier, de soulager, de guérir, de libérer. »
Au matin de sa résurrection,
Jésus n’avait rien de plus pressant que d’envoyer les saintes femmes et ses
apôtres en Galilée, ce carrefour des nations et des cultures : « C’est
là que vous me verrez », leur dit-il. Allez ! Je vous envoie ! » Ce
sont pour ainsi dire ses dernières paroles. Elles résonnent toujours en nous !
Oui, vraiment :
comme disait encore le Pape François : « La Parole de Dieu est
vivante ! Elle reste jeune, nous préserve du vieillissement intérieur et fait de
nous des SEMEUSES et des
semeurs D’ESPÉRANCE pour notre monde ! »
Quelle belle mission!
MERCI à vous toutes, à vous tous, de
la POURSUIVRE AVEC NOUS !
Les Missionnaires d’Afrique, frères, sœurs et pères, étaient les hôtes de la cathédrale catholique d’Ottawa les 11 et 12 mai dernier pour célébrer leur 150e anniversaire de fondation. En effet, le Cardinal Lavigerie a fondé la Société des Missionnaires d’Afrique en 1868 et la Congrégation des Sœurs Missionnaires Notre-Dame d’Afrique en 1869.
« Ils sont partis,
sans connaître ce qui les attendait, ils
ont signé un chèque en blanc et ils l’ont fait avec leur cœur et pour la vie. Forts de la parole du
Christ : « Je suis avec vous tous les jours… » Ils ont fait
confiance! Et ils n’ont pas été déçus. » Ces paroles prononcées par Sœur Jacqueline
Picard ont retenti dans l’enceinte de la cathédrale dès le début de la
célébration eucharistique. « Nous disons aussi MERCI à l’Afrique qui nous a beaucoup apporté, qui
nous a enrichis de ses valeurs humaines incroyables. L’Afrique nous a aimés et
transformés, a-t-elle ajouté. »
La raison
principale du témoignage des missionnaires était de remercier l’Église d’Ottawa,
les chrétiens et les autorités ecclésiastiques, « pour leur support
matériel et spirituel pendant toutes ces
années. Nous les missionnaires nous avons la joie de réaliser notre rêve en
partant, mais pour les parents, c’est un sacrifice qu’ils referont à chaque
fois que nous repartirons après un congé », d’ajouter sœur Jacqueline.
Voici ce qu’écrivait
le Cardinal Lavigerie aux premières religieuses : « malgré le zèle
des missionnaires (hommes), leurs efforts ne produiront jamais des fruits
suffisants s’ils ne sont aidés par des femmes-apôtres auprès des femmes. Les
femmes doivent être les plus puissantes missionnaires du peuple africain. »
Les pères
Serge St-Arneault et Gilles Barrette ont animé les liturgies tout en appréciant
la décoration appropriée dont une bannière illustrant les différents pays où
les missionnaires œuvrent en Afrique. La mission se poursuit grâce à la venue
de jeunes filles et garçons, principalement africains, qui poursuivent leur
formation en vue de suivre les traces de leurs prédécesseurs, toutes et tous
engagés pour témoigner de leur foi au nom de Jésus-Christ.
Un grand
merci à l’Archevêque du diocèse d’Ottawa Mgr Terrence Prendergast, s.j. pour
son hospitalité.
Notons la présence remarqué du père Walter Vogels, M.Afr de passage à Ottawa. Le père Vogels a enseigné au-delà d’une quarantaine d’années dans les universités d’Ottawa. Il réside maintenant en Belgique.