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Messe à la Basilique Saint-Pierre de Rome – 1er septembre 2019.

Par Serge St-Arneault, M.Afr

C’est mon quatrième séjour à Rome. La fois dernière, je n’ai pas eu la patience de faire la queue pour entrer dans la basilique Saint-Pierre. Cette longue chaîne humaine était de nouveau interminable il y a deux jours et j’ai laissé tomber.

─ « La messe débutera à 9h00 demain matin à la basilique », de dire Martin Grenier.

Voilà qui est intéressant. D’autant plus qu’il n’y aura pas de file d’attente. Les priants ont en effet directement accès aux lieux de culte le dimanche.

─ « Départ de notre maison à Via Aurelia à 8h00 », d’ajouter Martin.

J’étais au rendez-vous en compagnie de Paul Makambi Kitha, un jeune confrère malawien nouvellement ordonné, et de Paul Johnston, un confrère canadien et recteur de notre maison de formation en Inde.

La fraîcheur du matin est bienvenue pour notre marche vers le Vatican. Nous y étions une demi-heure plus tard. D’un même pas, nous nous dirigeons vers l’immense porte d’entrée. Le gigantisme du bâtiment de plus de 15 000m2 et d’une capacité pouvant accueillir 60 000 personnes ne cesse encore de m’impressionner. Pourtant, les proportions sont d’un si bel équilibre que, tout compte fait, je ne me sens pas écrasé comme ce fut le cas la première fois par l’une ou l’autre de ces énormes sculptures accrochées aux parois. Ma perception de cet endroit a ainsi changé.

Je garde pourtant ce souvenir d’être un moucheron prêt à être écrasé par un géant. L’énormité des colonnades et surtout les formes géométriques du plafond doré m’impressionnaient tellement que machinalement je me levais les mains au-dessus de la tête pour me protéger d’un danger imaginaire. Rien de tel, cette fois-ci.

L’allée centrale était pour ainsi dire complètement dégagée. Les détails du monumental baldaquin de Saint-Pierre de Bernini, une œuvre baroque impressionnante, se précisaient à mesure que je m’y approchais. La foule n’était pas si nombreuse. Au signal donné par les membres de la sécurité, nous avons contourné le baldaquin pour nous rendre en face de « la chaire de Saint-Pierre » où la messe allait être célébrée en Italien. Cette chaire est l’expression symbolique de l’autorité exercé par l’évêque de Rome.

La première lecture tirée du livre de Ben Sira le Sage invite à l’humilité pour trouver grâce devant le Seigneur. « L’idéal du sage, c’est une oreille qui écoute. (Si 3,29) » C’est aussi ce thème que développe Jésus dans l’évangile en nous suggérant de prendre la dernière place lorsqu’invité à une noce pour éviter d’être ‘remis à sa place’, la dernière, en s’accaparant de la première (Lc 14, 7-14). Ça tombe bien, je me suis assis au dernier banc sans même y penser. Mes confrères m’ont rejoint au même endroit… et nous sommes resté là !

Toutes les nationalités du monde étaient représentées. Foule plus nombreuse qu’au début, silencieuse comme moi qui ne parle pas la langue des autochtones. Qu’à cela ne tienne, le Seigneur est présent pour tous même si ce n’est pas le meilleur endroit pour prier. Attention ! Je parle pour moi.

Bref, la messe était terminée après 40 minutes. Une messe normale, quoi ! À la sortie, il n’a pas fallu beaucoup de temps pour perdre la trace de mes confrères. Errant, je me suis mis à suivre un mouvement de foule se dirigeant vers la droite.

─ « Qu’est-ce qui attire les gens de ce côté-là ? » me suis-je demandé.

Une porte, une petite porte cette fois-ci enfin, mène à la sacristie où se trouve des médailles, bouquins et autres objets pieux à vendre ainsi qu’un musée, celui de Saint-Pierre. Il suffit de cinq EUROS pour y entrer. Cela donne droit à un écouteur conçu pour expliquer aux visiteurs les différents objets numérisés qui s’y trouvent : tombeau d’un pape dont j’ai oublié le nom qui couvre pratiquement tout l’espace du plancher, immenses chandeliers du XVIe siècle, des reliques incluant un fragment de la croix de Jésus, des vêtements liturgiques brodés d’or confectionnés il y a des centaines d’années et j’en passe. C’est ce qui a été rescapé après le sac de Rome en 1527 et surtout le pillage des troupes de Bonaparte lors de leur invasion de l’Italie entre 1796 et 1800. C’est documenté !

Il est temps de sortir. Ce que je fais à pas lent, car je suis fatigué. D’autant plus que je n’ai pratiquement pas dormi de la nuit. Je ne me suis pas encore ajusté au décalage horaire de six heures qui sépare Montréal de Rome. Ça aussi, c’est documenté !

Je suis sorti en prenant une dernière photo des Gardes suisse pontificaux en fonction avec leur bel habit coloré si caractéristique. J’avais hâte de retourner à la maison. J’espérais reprendre un gelato en route, mais le comptoir était fermé. Après tout, nous sommes dimanche.

Il me reste quinze minutes avant le début de la session sur la vie en communauté interculturelle comme témoignage apostolique aujourd’hui pour laquelle je suis venu à Rome. À la prochaine.

Mes premiers jours à Rome.

Par Serge St-Arneault

J’ai quitté Montréal le mardi soir 27 août sur un vol d’Air Transat. L’avion a décollé avec environ 45 minutes de retard. Comme d’habitude, impossible de dormir sur l’avion. Je suis arrivé directement à l’aéroport Fiumicino de Rome le lendemain vers 11h00, heure locale. En tout, huit heures de vol.

J’ai pris un taxi pour me rendre à notre maison générale située sur la Via Aurelia où j’étais attendu. Quelques souvenirs de mes précédents séjours me sont revenus en mémoire. La première fois, c’était en 1981, tout juste avant de me rendre en Afrique pour la première fois. Vous avez bien compté, cela fait 38 ans.

J’ai pris quelques clichés de la terrasse. Le dôme de la Basilique Saint-Pierre est nettement visible au loin. Hier, jeudi, j’ai fait le tour complet des fortifications du Vatican. Le soleil d’après-midi était très chaud. Au retour, j’ai pris un « gelato », une crème glacée artisanale selon la méthode traditionnelle italienne.

Ce matin, j’y suis retourné pour visiter le fameux musée du Vatican. Il suffit de vingt minutes à pied pour s’y rendre. Heureusement, il n’y avait pas de file d’attente malgré la foule de touristes qui commençait déjà à entrer. Un billet d’entrée coûte 16 EUROS. Une large spirale permet aux visiteurs de se rendre au sommet qui donne directement accès aux jardins. Le musée est en fait composé de douze musées selon des domaines spécifiques : période de l’antiquité, l’art grec ou les trésors égyptiens, arts antiques, arts médiévaux, arts de la renaissance et art moderne. À cela s’ajoute 7 km de salles et couloirs et 1 400 salles. Beaucoup trop en un seul jour!

À retenir une reproduction de la « Pieta » de Michelangelo (1475-1564), une immense toile datant de 1520 représentant la transfiguration, une autre illustrant le couronnement de la Vierge qui date du début du XIe siècle. Le reste, vous verrez sur les photos suivantes, donne un aperçu des couloirs savamment enrichi par des plafonds peints. Quelques fenêtres permettent d’avoir un autre coup d’œil sur les jardins.

Une autre toile qui couvre un mur entier représente la cérémonie de la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception. Cela remonte au 8 décembre 1854. Finalement, des escaliers nous mènent à la fameuse chapelle Sixtine où il est interdit de photographier. La foule, je vous l’assure, est si nombreuse qu’il est difficile de circuler. Les fresques ont été rénovées il y a quelques années. J’ai trouvé une illustration de la grande murale du jugement dernier ainsi que la renommée image où Dieu pointe le doigt vers Adam.

Est-ce une toile ou une photo? Je n’en suis pas certain. C’est une représentation du Vatican faite par Weeser-Krell (Trier-Berlin-Rom) de 1887/88. Vous remarquerez qu’à cette époque, il n’y avait aucune construction à l’arrière de la Basilique. Les dernières photos montrent l’un des douze musées ainsi que la spirale pour redescendre, différente de la première, vers la sortie.

Ma visite au musée du Vatican est faite. Plus de six millions de visiteurs visitent ces lieux chaque année, provenant de partout à travers le monde.

Prochaine étape; une session qui débute lundi prochain sur le thème des communautés interculturelles. Nous sommes une quinzaine de participants venant de toute l’Afrique, d’Amérique, d’Europe et même de l’Inde. À suivre!

Assemblée générale de l’ADBStar 2019

L’Assemblée générale de cette année a eu lieu au Centre communautaire de Sainte-Geneviève dans la même localité. Trente personnes étaient présentes dont dix en provenance de Gatineau. Ces derniers venaient pour la première fois. Le président, André St-Arnaud, leur a souhaité la bienvenue. Leur présence a apporté un élan d’enthousiasme pour l’avenir de l’Association.

Il a été noté cette année qu’une seule publication de La Missive a été publiée. La venue de nouveaux membres permettra d’augmenter le nombre de publications avec l’apport de nouveaux articles et photos d’archives de la grande famille issue de notre ancêtre commun; Paul Bertrand dit St-Arnaud.

D’autres projets sont à prévoir : mise à jour du site Internet, nouveau lieu d’entreposage de nos archives, consolidation de nos finances avec l’apport d’abonnement de type familial de $100 en ajout aux abonnements individuels de $25, création d’une zone de l’Association à Gatineau, préparation d’un programme d’activités pour souligner notre 20e anniversaire en 2021 et, finalement, la planification d’un voyage aux sources en France en 2022.

Nos remerciements vont tout spécialement à Johanne St-Arnaud qui s’est assurée de nouveau cette année de la logistique en prévision de notre assemblée générale. Johanne s’est retirée du Conseil d’administration. Encore une fois merci pour tout ton dévouement.

Rendez-vous l’année prochaine à Gatineau pour l’Assemblée générale de l’ADBStar 2020.

Membres du Conseil d’administration 2019

Johanne St-Arnaud, Carolyn Bruskiewich, Alain St-Arnaud, Lionel St-Arnaud, Nathalie Racicot, André St-Arnaud et Serge St-Arneault

Nouvelles perspectives d’avenir au Centre Afrika

Le Centre Afrika est établi à Montréal depuis maintenant plus de trente ans. Fondé par les Missionnaires d’Afrique, notre Centre répond à de nombreux besoins émanant du monde africain largement présent à Montréal en tenant compte à la fois des demandes, de ses capacités financières et de son personnel. Le Centre Afrika, partie intégrale de la maison des Missionnaires d’Afrique située rue St-Hubert, a ouvert ses portes pour accueillir de nouveaux arrivants dans le but de faciliter leur intégration dans leur société d’accueil. Depuis le début, nous privilégions les valeurs de respect, d’ouverture et de solidarité.

La renommée du Centre Afrika est bien connue. Depuis 2011, notre Centre a ajouté un volet important dans sa mission grâce au soutien financier du Service de la diversité de la Ville de Montréal qui lui a permis de développer de nouveaux projets d’animation par la création du Carrefour Socioculturel du Centre Afrika. La présence de deux intervenants sociaux a ainsi permis de mieux orienter de nombreux arrivants vers les ressources dont ils avaient besoin et de soutenir les organismes engagés dans l’intégration des immigrants. Le Carrefour a aussi joué un important rôle dans le domaine de l’interculturel. Au début 2019, la Ville de Montréal, par le canal du BINAM, a cependant cessé le financement du projet.

Dans la mouvance d’une nécessaire restructuration de nos services, tenant compte de nos capacités financières et en personnel, nous sommes donc dans l’obligation de mettre fin aux activités du Carrefour Socioculturel du Centre Afrika. Cette situation oblige aussi les Missionnaires d’Afrique à mettre un terme au poste de coordinateur que M. Jean-François Bégin a si admirablement rempli depuis près de 25 ans, et avec lequel il est associé depuis plus de 30 ans.

Cela dit, le Centre Afrika est résolu à poursuivre sa route avec vous. Une nouvelle équipe composée de Missionnaires d’Afrique, femmes et hommes, prendra progressivement la relève avec enthousiasme. Sachez que nous estimons votre précieux soutien. Plus que jamais, nous comptons sur votre appui pour nous aider à animer notre centre communautaire dédié au monde africain de Montréal.

Des mises à jour d’information au sujet de la nouvelle structure seront annoncées au cours des prochains mois. Nous vous invitons également à suivre nos actualités sur notre site internet.
Je vous remercie.

Serge St-Arneault, M.Afr, Directeur du Centre Afrika – direction@centreafrika.com

L’agréable visite surprise de Madame Perpétue Sudila Tambu

Par André-Man Mbombo

Le Centre Canadien de Sensibilisation à l’Amélanisme – OBNL a reçu ce mercredi 21 août 2019, à son siège sis au Centre Afrika de Montréal, la visite de Madame Perpétue Sudila Tambu, Présidente de la Fondation Léonard Mashako Mamba, venue de Kinshasa pour s’enquérir de la lutte que nous menons à partir du Canada pour la promotion des droits de la personne des personnes vivant sans mélanine.
La Fondation Léonard Mashako Mamba s’occupe des enfants défavorisés notamment ceux atteints de VIH-Sida et de trisomie 21.
Convaincue de la vulnérabilité des enfants vivant sans mélanine en RDC, la Présidente a émis le vœu d’établir un partenariat avec le Centre Canadien de Sensibilisation à l’Amélanisme à toutes fins utiles. 
Les échanges sur les expériences et les actions en faveur des personnes vulnérables dont les deux institutions s’occupent se sont passés cordialement.
Le Président du Centre Canadien de Sensibilisation à l’Amélanisme, André-Man Mbombo, a expliqué à la Présidente en quoi consiste l’École de Montréal qui lutte pour une solution durable et permanente de la problématique des amélaniques, des personnes vivant sans mélanine appelées péjorativement albinos.
Au nom du Centre, le Secrétaire général, Serge St-Arneault, a remis à Madame la Présidente, l’ouvrage « Je ne suis pas un exilé » de Guy V. Amou (Éditions Grenier, 2017) et la trilogie « L’Albinos avatar » d’André-Man Mbombo (Éditions Solstice Austral, 2017, 2018, 2019) ainsi que le texte de la Résolution de l’APF « sur l’importance de l’éducation sur les droits des personnes vivants sans mélanine » de 2018.
Il s’agit d’une résolution importante pour le sort ses amélaniques que nous avons obtenu à l’issue la 1e Journée Internationale de Sensibilisation à l’Albinisme de Montréal (JISAM-2018).
Nous souhaitons succès et longue vie à la Fondation Léonard Mashako Mamba.

Les Journées Africaines : 15e édition au Centre Afrika les 27 et 28 septembre 2019

Le Centre Afrika et les organismes partenaires organisent la 15e édition des Journées Africaines au Centre Afrika, les 27 et 28 septembre 2019. Les Journées Africaines sont un concept unique à Montréal qui offre aux artistes, artisans et créateurs issus de la diversité une tribune d’expression afin de montrer aux montréalais leurs talents cachés.

Cette formule originale engendre un dynamisme qui produit un effet d’entraînement encourageant d’autres artisans d’intégration à vouloir découvrir les organismes et les regroupements sur lesquels ils peuvent compter dans leur processus d’intégration à la société québécoise.

À travers des kiosques, des activités interactives, des spectacles et des bouchées aux saveurs africaines, nous convions la population montréalaise à se laisser séduire par le dynamisme et la créativité de ces artisans d’intégration. Cette année, l’édition marque un retour aux sources puisque l’événement sera organisé au Centre Afrika, lieu de présentation des trois premières éditions.

Au programme de la 15e édition des Journées Africaines

Le vendredi sera dédié à une soirée de lancement des Journées Africaines. Le samedi, la fête au village procurera aux participants une multitude d’activités interactives et de capsules artistiques divertissantes.

La 15e édition sera tournée vers l’avenir tout en soulignant le riche passé qui a tracé des chemins d’intégration pour les nouveaux arrivants. C’est un rendez-vous avec le monde africain au cœur de la diversité montréalaise!

Vendredi 27 septembre de 18h à 21h

Samedi 28 septembre de 10h à 18h

Serge St-Arneault, directeur du Centre Afrika, 514 843-4019 poste 151

Un éventail de photos qui remontent à plusieurs années. Émouvant!

De 1986 à Londres, Angleterre, lors de notre ordination diaconale, jusqu’au Malawi, puis la Zambie, la communauté francophone de Lusaka, l’ouverture officielle de la bibliothèque Annie St-Arneault à La Tuque, la deuxième Journée Internationale de sensibilisation à l’Albinisme tenue au Centre Afrika, l’accueil de PolySeSouvient à l’Hôtel de Ville de Montréal et finalement la conférence de presse de PolySeSouvient pour soutenir les médecins canadiens en faveur d’un meilleur contrôle des armes à feu. Vraiment, tout un bout de chemin ensemble.

Allocution prononcée par Élisabeth Villemure

Commémoration du 150e anniversaire de fondation de la famille des Missionnaires d’Afrique à l’église Saint-Laurent de Trois-Rivières le 26 mai 2019.

150 ans d’histoire commune! C’est bien ce que célèbrent ce soir les Missionnaires d’Afrique et les Sœurs Missionnaires de Notre Dame d’Afrique, deux familles d’apôtres fondées en Algérie par le Cardinal Lavigerie en 1868 et 1869 respectivement – sans oublier les laïques missionnaires de Notre-Dame d’Afrique, présents avec nous ce soir.

Merci d’être avec nous pour partager notre joie et notre reconnaissance à Dieu – en tout premier lieu – lui qui nous a appelés à le faire connaître et aimer des peuples africains ! 

Et bien sûr, reconnaissance à l’Église canadienne qui, dès le début, a collaboré à notre mission par la prière, les dons et de nombreux missionnaires – des Canadiens et Canadiennes qui ont répondu à l’appel de quitter leur pays pour l’évangélisation de l’Afrique !

150 ans d’histoire, ça se fête et ça se prépare !  Pour nous, cette année jubilaire est l’aboutissement d’un cheminement spirituel que nous avons voulu vivre ensemble – pères, frères et sœurs, sur trois années successives pour :

1. Faire mémoire du passé avec gratitude

2. Vivre le présent avec passion    

3. Embrasser l’avenir avec Espérance !   

Un des premiers fruits de ces 150 ans a donc été d’approfondir ensemble notre charisme de fondation.  Nous avons été des initiateurs de la Bonne Nouvelle par un choix tout à fait gratuit de Dieu … et nous lui en rendons grâce! 

Mais notre mission n’est pas terminée pour autant ! Le « TOUT À TOUS » que nous a légué notre fondateur fait de nous des femmes et des hommes qui veulent vivre la proximité avec leurs frères et sœurs en humanité. « Hélas, disait-il, il y a peu de gens qui vivent cette vocation à l’humanité ».  

Et notre vocation première demeure précisément de vivre l’humanité, la fraternité, d’être présents là où les personnes souffrent et ont besoin avant tout d’une présence humaine compatissante, de quelqu’un qui soit avec eux, qui peuvent leur dire qu’elles sont aimées, qu’elles sont précieuses, qu’elles ont du prix.

Ce message n’est pas entendu partout. C’est pourtant le message de Jésus qui s’est donné lui-même, jusqu’au bout. 

Beaucoup de personnes et d’organisations humanitaires donnent d’une manière ou d’une autre; c’est bien et même nécessaire. Mais le monde a aussi besoin de personnes qui vivent avec ces populations défavorisées, et par le fait même dévalorisées, afin qu’elles sachent qu’elles ont une valeur, qu’elles sont aimées ! Là est la racine de notre vocation, et elle a plus que jamais sa raison d’être ! 

Les gens ont besoin avant tout d’une présence humaine, évangélique, à la manière du Christ Jésus. De par notre vocation, l’Amour de Jésus-Christ doit être vécu et visible tout au long des différentes étapes de notre vie !

Nous sommes donc toujours en mission, comme le pape François l’a écrit dans sa première lettre d’exhortation apostolique de novembre 2013 : « Je suis une mission sur cette terre, et pour cela, je suis dans ce monde … afin d’éclairer, de bénir, de vivifier, de soulager, de guérir, de libérer. »

Au matin de sa résurrection, Jésus n’avait rien de plus pressant que d’envoyer les saintes femmes et ses apôtres en Galilée, ce carrefour des nations et des cultures : « C’est là que vous me verrez », leur dit-il. Allez ! Je vous envoie ! » Ce sont pour ainsi dire ses dernières paroles. Elles résonnent toujours en nous !

Oui, vraiment : comme disait encore le Pape François : « La Parole de Dieu est vivante ! Elle reste jeune, nous préserve du vieillissement intérieur et fait de nous des SEMEUSES et des semeurs D’ESPÉRANCE pour notre monde ! »

Quelle belle mission!

MERCI à vous toutes, à vous tous, de la POURSUIVRE AVEC NOUS !

Liste des Sœurs Missionnaires Notre-Dame d’Afrique originaire du diocèse de Trois-Rivières.

Célébration du 150e anniversaire de fondation des Missionnaires d’Afrique à Ottawa.

Les Missionnaires d’Afrique, frères, sœurs et pères, étaient les hôtes de la cathédrale catholique d’Ottawa les 11 et 12 mai dernier pour célébrer leur 150e anniversaire de fondation. En effet, le Cardinal Lavigerie a fondé la Société des Missionnaires d’Afrique en 1868 et la Congrégation des Sœurs Missionnaires Notre-Dame d’Afrique en 1869.

« Ils sont partis,  sans connaître ce qui les attendait, ils ont signé un chèque en blanc et ils l’ont fait avec leur cœur et  pour la vie. Forts de la parole du Christ : « Je suis avec vous tous les jours… » Ils ont fait confiance! Et ils n’ont pas été déçus. » Ces paroles prononcées par Sœur Jacqueline Picard ont retenti dans l’enceinte de la cathédrale dès le début de la célébration eucharistique. « Nous disons aussi MERCI  à l’Afrique qui nous a beaucoup apporté, qui nous a enrichis de ses valeurs humaines incroyables. L’Afrique nous a aimés et transformés, a-t-elle ajouté. »

La raison principale du témoignage des missionnaires était de remercier l’Église d’Ottawa, les chrétiens et les autorités ecclésiastiques, « pour leur support matériel et spirituel  pendant toutes ces années. Nous les missionnaires nous avons la joie de réaliser notre rêve en partant, mais pour les parents, c’est un sacrifice qu’ils referont à chaque fois que nous repartirons après un congé », d’ajouter sœur Jacqueline. 

Voici ce qu’écrivait le Cardinal Lavigerie aux premières religieuses : « malgré le zèle des missionnaires (hommes), leurs efforts ne produiront jamais des fruits suffisants s’ils ne sont aidés par des femmes-apôtres auprès des femmes. Les femmes doivent être les plus puissantes missionnaires du peuple africain. »

Les pères Serge St-Arneault et Gilles Barrette ont animé les liturgies tout en appréciant la décoration appropriée dont une bannière illustrant les différents pays où les missionnaires œuvrent en Afrique. La mission se poursuit grâce à la venue de jeunes filles et garçons, principalement africains, qui poursuivent leur formation en vue de suivre les traces de leurs prédécesseurs, toutes et tous engagés pour témoigner de leur foi au nom de Jésus-Christ.

Un grand merci à l’Archevêque du diocèse d’Ottawa Mgr Terrence Prendergast, s.j. pour son hospitalité.

Notons la présence remarqué du père Walter Vogels, M.Afr de passage à Ottawa. Le père Vogels a enseigné au-delà d’une quarantaine d’années dans les universités d’Ottawa. Il réside maintenant en Belgique.

Cérémonie annuelle de remise de bourses 2019 de Polytechnique Montréal.

Du métro ‘Université de Montréal’, trois niveaux d’escaliers roulants mènent à la tour emblématique de l’Université. Le temps était gris, maussade et frileux avec des résidus de neige. Une marche contournant les principaux bâtiments me conduit alors au pied d’un long escalier qui aboutit à l’entrée de Polytechnique aux allures imposantes, massives.

En ce 28 mars 2019, j’avais presque oublié cet épisode où je m’y suis trouvé vers le mois de février 1990 en compagnie de mes parents. Je ne sais plus comment nous étions venus. Une maquette de l’Université est visible à l’entrée, au premier étage. Derrière se trouvent la cafétéria et les escaliers roulants. Six étages plus haut, je suis l’un, sinon le premier, invité à me présenter.

Un grand écran annonce le but de la soirée : cérémonie annuelle de remise de bourses de Polytechnique Montréal. Un orchestre jazz de deux musiciens occupe l’espace sonore. Les invités arrivent progressivement et la cérémonie débute avec quelques minutes de retard. Je suis content d’être avec Sylvie Haviernick, sœur de Maud, l’une des 14 victimes de Poly. Nous représentons le Fonds des Victimes du 6 décembre 1989.

Nos cinq lauréates sont assissent à nos côtés. Elles ont à peu près l’âge d’Annie… il y a trente ans. Malheureusement, nous n’avons pas la chance de mieux nous connaître avec la succession de plus de deux heures de remise de bourses. Au moins, il restera une photo!

Nos cinq bourses ont été attribuées à cinq jeunes étudiantes de 1er Cycle. Les lauréates de cette année sont Anne-Julie Avoine-Blondin (Génie industriel), Rosalie Lévesque (Génie électrique), Caroline Safi (Génie chimique), Wendy Sieu (Génie industriel) et Mihaela Talpos (Génie électrique). Chacune a reçu un montant de $2 000.

Au total, ce sont plus de 480 bourses d’une valeur de plus d’un million trois cent mille dollars qui ont été distribués à des centaines de lauréats et lauréates gracieusement offertes par des fondations et entreprises.

Il est bien de mentionner que la mission de la Fondation et Alumni de Polytechnique Montréal est d’œuvrer au rayonnement et au développement de Polytechnique Montréal, comme université d’excellence internationale en génie. Elle comporte deux axes :

  • Relations avec les diplômés de Polytechnique Montréal : Rassembler et mobiliser les diplômés et futurs diplômés pour renforcer le sentiment d’appartenance, multiplier les relations, élargir le rayonnement et soutenir le développement de Polytechnique Montréal.
  • Développement philanthropique : Initier et entretenir des relations durables avec les donateurs et mécènes pour atteindre les objectifs philanthropiques d’appui au positionnement et à l’essor de Polytechnique Montréal.

Soutenir Polytechnique Montréal, c’est contribuer à bâtir aujourd’hui  le génie de demain! C’est contribuer à changer le monde!