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Allocution de Kimpov Eap à l’occasion du vernissage au Centre Afrika le 11 mars 2025

Serge St-Arneault et Kimpov Eap

Mon nom est Kimpov Eap. Je suis à la fois artiste peintre et praticienne en ostéopathie. Je suis originaire du Cambodge, où j’ai grandi en tant que benjamine d’une fratrie de sept enfants. Ma mère exerçait le métier de commerçante. Malheureusement, je n’ai pas eu la chance de connaître mon père, qui nous a quittés lorsque j’étais encore un nourrisson.

J’ai eu une enfance heureuse. J’ai pu bénéficier d’une éducation solide, apprenant notamment le français durant mes années scolaires. Grâce à l’affection inconditionnelle de ma mère, je n’ai jamais manqué de rien.

J’ai épousé un enseignant à l’âge de 15 ans. Il était très attentionné et s’occupait bien de notre foyer et de moi. Nous étions heureux et avons eu ensemble quatre enfants, deux garçons et deux filles. Malheureusement, tout a été bouleversé lorsque les Khmers Rouges ont envahi notre village. Un jour, on a rassemblé tous les hommes, et je ne l’ai plus jamais revu.

Nous avons été chassés de notre village et obligés de travailler dans les rizières. La faim nous a rongés. En 1979, je me suis échappé vers la Thaïlande. J’ai résidé dans un camp de personnes déplacées. Puis, on m’a accueilli au Canada, à Maniwaki, à la frontière de l’Ontario au nord de Gatineau.

Après un certain temps, je me suis installé à Montréal et j’ai commencé à peindre. J’ai découvert un univers enchanteur, dans lequel je pouvais exprimer ma créativité pour échapper à la douleur que j’avais endurée. Nous sommes des innocents qui souffrent à cause des jeux de pouvoir de ceux qui cherchent à nous contrôler de toutes les façons possibles. Nous ne réclamons rien d’autre que la tranquillité et le privilège de subsister.

La peinture est un baume. Mes œuvres reflètent l’humanité, la guérison et l’espoir : transformer le mal en bien, célébrer ensemble la liberté, l’entraide et la solidarité. Je crée pour mon propre plaisir et pour le vôtre.

Je tiens à exprimer ma gratitude envers Peter Leuprecht1, qui a aimablement accepté d’être le président d’honneur lors de mon vernissage. Il a notamment occupé le poste de représentant spécial des Nations Unies pour les droits de l’homme au Cambodge. Je voudrais aussi remercier le professeur Norman Cornett2, qui a su apprécier la qualité de mon travail. Il m’a guidé et a été d’une aide inestimable.

Serge St-Arneault, Peter Leuprecht, Kimpov Eap, Monique Bonnefoy, Rita Toutant et professeur Norman Cornett

Merci à mon mari, Gaëtan Sheridan, qui m’a toujours encouragée à poursuivre mon travail. Enfin, je remercie le Centre Afrika pour son hospitalité, ainsi que vous tous pour votre présence.

Kimpov Eap’s speech at the opening of the Centre Afrika on March 11, 2025

My name is Kimpov Eap. I’m both a painter and an osteopath. I’m originally from Cambodia, where I grew up as the youngest of seven children. My mother was a shopkeeper. Sadly, I never had the chance to meet my father, who passed away when I was still an infant.

I had a happy childhood. I benefited from a solid education, learning French during my school years. Thanks to my mother’s unconditional affection, I never lacked anything.

I married a teacher when I was 15. He was very caring and took good care of our home and me. We were happy and had four children together, two boys and two girls. Unfortunately, everything was turned upside down when the Khmer Rouge invaded our village. One day, all the men were rounded up, and I never saw him again.

We were chased out of our village and forced to work in the rice fields. Hunger gnawed at us. In 1979, I escaped to Thailand. I lived in a camp for displaced people. Then I was welcomed to Canada, in Maniwaki, on the Ontario border north of Gatineau.

After a while, I moved to Montreal and started painting. I discovered an enchanting universe in which I could express my creativity to escape the pain I had endured. We are innocents who suffer because of the power games played by those who seek to control us in every possible way. We want nothing more than tranquility and the privilege of subsistence.

Painting is a balm. My works reflect humanity, healing and hope: transforming evil into good, celebrating freedom, mutual aid and solidarity together. I create for my own pleasure and yours.

I would like to express my gratitude to Peter Leuprecht, who kindly agreed to be the honorary chairman at my vernissage. He is a former United Nations Special Representative for Human Rights in Cambodia. I would also like to thank Professor Norman Cornett, who appreciated the quality of my work. He guided me and was invaluable.

Thanks to my husband, Gaëtan Sheridan, who has always encouraged me to pursue my work. Finally, I would like to thank the Centre Afrika for its hospitality, and all of you for your presence.

  1. Peter Leuprecht
    Docteur en droit de l’Université d’Innsbruck en Autriche, Peter Leuprecht a été, de 1961 à 1997, au Conseil de l’Europe, Directeur des droits de l’homme et Secrétaire général adjoint. C’est dans ce cadre qu’il a rencontré le père Joseph Wresinski et le Mouvement ATD Quart Monde. Conseiller au Ministère canadien de la Justice, de 1997 à 1999, il a aussi été repré- sentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour les droits de la personne au Cambodge de 2000 à 2005. Professeur au Département des sciences juridiques de l’UQAM et ancien doyen de la Faculté de droit de l’Université McGill, il s’est spécialisé dans les domaines du droit international et des droits de la personne. Il a été directeur de l’Institut d’études internationales de Montréal de 2005 à 2008. ↩︎
  2. L’enseignement de demain sera-t-il « dialogique » ? ↩︎

Doctorant en études religieuses, disposant d’une maîtrise en histoire et langue française, le professeur Norman Cornett a publié dans de nombreux magazines canadiens et américains et a été professeur invité dans de nombreuses universités nord-américaines et européennes.Les traductions du professeur Cornett ont été présentées dans des revues littéraires de référence telles que Canadian Literature, Windsor Review, Rampike, Literary Review of Canada, FreeFall et ARC. Il est le principal traducteur du roman Farida de Naim Kattan.En outre, il a été le protagoniste principal d’un long métrage documentaire en 2009, réalisé par   Alanis Obomsawin et intitulé Professor Norman Cornett (disponible sur le site de l’Office national du film).

The paintings of Kimpov Eap are a vivid blend of expression and introspection, drawing viewers into their layered emotions and striking colour palettes. 

The exhibit, Survive and Thrive, is displayed at Centre Afrika, a cultural exchange hub in the Ville-Marie area that has been serving newcomers and fostering connections for over 30 years. Originally established as a resource centre for immigrants navigating life in Canada, it has since evolved into a vibrant community space that regularly hosts cultural events, discussions and exhibitions like Eap’s.

Ex-missionaries and Centre Afrika volunteers Rita Toutant and Monique Bonnefoy highlighted the centre’s invaluable role in fostering cultural dialogue and community support.

Ottawa annonce l’interdiction de 179 autres types d’armes à feu et leurs variantes

(Ottawa) Le gouvernement libéral a interdit 179 autres sortes d’armes à feu, les ajoutant à la liste des armes prohibées qu’il considère comme trop dangereuses pour être utilisées par les chasseurs ou les tireurs sportifs.

LIENS :

LE BICENTENAIRE DE LA NAISSANCE DE NOTRE FONDATEUR, LE CARDINAL CHARLES LAVIGERIE

Les Sœurs Missionnaires de Notre-Dame d’Afrique (SMNDA) et les Missionnaires d’Afrique (M.Afr) soulignent cette année le bicentenaire de la naissance de leur fondateur, le cardinal Charles Lavigerie.

Pour les fils et filles spirituels du Cardinal, la célébration du bicentenaire de la naissance de leur père fondateur est l’occasion de le présenter au monde comme un modèle de disciple missionnaire de Jésus Christ pour le monde Africain.

Lavigerie a été archevêque d’Alger de 1867 à 1892 et nommé archevêque de Carthage ainsi que primat d’Afrique en 1884. De 1888 à 1890, il a été délégué du pape pour la campagne de l’Église Catholique contre l’esclavage des Africains.

Lavigerie mourut à Alger. Il fut alors enterré dans la basilique de Carthage le 8 décembre 1892. Ses restes furent transportés à Rome en 1964.

Dans cette édition de la Lettre aux Amis, vous découvrirez le témoignage de nos confrères de Toronto. Formant une communauté de quatre confrères d’origines très diverses. Ils sont inspirés par la vision et la spiritualité du cardinal Lavigerie. (In English, press HERE)

De même, le reportage de notre engagement en Éthiopie, soutenue généreusement par vos dons, illustre bien la vocation première de notre société missionnaire auprès des Africains.

Les prochaines éditions de la revue reviendront sur l’héritage exceptionnel de notre fondateur.

Père Serge St-Arneault, M.Afr

Une invitation à soutenir le projet 78

Ouvrir le lien ICI pour faire un don.

Anniversaire du Centre Afrika, janvier 2025 

Par Julien Cormier, M.Afr, 12 janvier 2025.  

Comment va le Centre Afrika, « Lieu d’hospitalité solidaire », qui occupe plusieurs salles et bureaux dans la maison des Missionnaires d’Afrique, rue Saint-Hubert, à Montréal ? La réponse dans quelques photos qui suivent, prises hier soir à la demande du directeur. Pendant 4 heures, avec des confrères de la maison et des Sœurs Blanches venues de Cartierville, j’ai participé à l’anniversaire de la réouverture du Centre Afrika, il y a deux ans, après une fermeture de trois ans, pendant la pandémie du covid-10.  

La plupart des participants à la fête représentaient des associations (indépendantes) du Centre Afrika, mais qui collaborent avec lui. Plusieurs migrants, arrivés récemment au Canada, au Québec, à Montréal, ont témoigné à titre individuel de l’accueil reçu au Centre Afrika (non pas pour une aide matérielle) qui leur a offert des contacts et leur ont permis de trouver du travail, de s’intégrer en personnes responsables et solidaires dans la société québécoise. Pour en connaître plus, visitez la page du Centre Afrika sur Facebook.  

Je veux simplement ici féliciter mes cinq confrères et consœurs « Missionnaires d’Afrique » (Pères Blancs et Sœurs Blanches) qui assurent l’accueil, l’accompagnement, l’administration, Freddy Kyombo Senga, un Congolais RDC, qui travaille avec Serge St-Arneault, un Québécois, et David Gnadouwa, un Togolais. Avec le concours de nos deux Sœurs Missionnaires de Notre-Dame-d’Afrique, Monique Bonnefoy, Française, et Rita Toutant, Manitobaine.  

Un lieu d’ouverture à l’avenir ! « Lieu d’hospitalité solidaire » où, souvent pour discuter de problèmes sérieux, problèmes mondiaux, problèmes personnels, se rencontrent dans l’harmonie et dans la joie, des personnes et des associations (et aussi des courants spirituels et des religions, et des mouvements culturels) originaires d’Afrique, d’Asie, d’Europe et des Amériques… et même de l’Océan Indien ! C’est le Québec et le Canada de demain qui se tricotent maille après maille, rencontre après rencontre. 

COP29, TURNED BAKU CITY INTO A BEEHIVE OF ACTIVITIES IN NOVEMBER 2024

Robert Kalindiza

Par Robert Kalindiza, from Malawi, attending the COP29 in Baku City

People from all walks of life gathered in Baku City, Azerbaijan, with a central focus on climate finance. The conference brought together nearly 200 countries and reached a breakthrough agreement that will triple finance to developing countries from the previous goal of USD 100 Billion annually to USD 300 Billion by 2035.

During one of the side meetings an organization called Women Engage for a Common Future (WECF), an official partner of the United Nations Environment Program (UNEP), commended Malawi for being exemplary in putting women in critical and decision-making positions, especially those impacting climate change. WECF invited Malawi to a prize presentation ceremony aimed at supporting gender and climate justice initiatives.

In her remarks, Deputy Secretary to the President and Cabinet, Janet Banda, SC, thanked the organization for underscoring what Malawi is doing. “In a bid to empower women in climate action, His Excellency Dr. Lazarus McCarthy Chakwera, President of the Republic of Malawi, launched the Women in Climate Action Network in 2021 to ensure that women take charge of issues that affect them most. This is a sign of seriousness,” she added.

In her remarks, executive director for WESF, Sascha Gabizon, said sustainable development and climate action cannot succeed without integrating gender equity. She added that the way female delegates represented Malawi at COP29 reflects how women are valued as critical agents of resilience and innovation. 

“The organization trained the first five female swim teachers and lifeguards in Mozambique, as well as certified the first female scuba divers in the region. The project has a great impact on sustainable entrepreneurship via innovative women-led mussels’ aquaculture cooperative which ensures economic autonomy and creates jobs,” she said.

Vice President of the Republic of Malawi, Dr. Michael Biziwick Usi, was at COP29, where among others, he called on Malawi delegates at the summit to represent the interests of Malawians during the summit.

Conference of the Parties, popularly known as COP, is an annual meeting of the United Nations member states aimed at addressing Climate Change. COP is based on the international treaty called the UN Framework Convention on Climate Change (UNFCCC). The 2024 COP29 is the 29th meeting of the Conference of Parties hence COP29. This year’s meeting in Baku, Azerbaijan, brought together countries to negotiate and advance solutions for climate change mitigation, adaptation and financing.

Remembrance 1989 Polytechnique massacre – December 6, 2024 – CityNews Montreal reports

‘Like yesterday’: Survivors remember 1989 Polytechnique massacre that spurred them into advocacy for gun control

On the eve of the 35th anniversary of the Polytechnique massacre in Montreal — an anti-feminist attack from a gunman that killed 14 women because they were women — survivor Nathalie Provost says she’s especially feeling the emotions this year.

Montrealers remember 14 women killed by gunman 35 years ago at Polytechnique

By Gareth Madoc-Jones, Posted December 6, 2024

To remember the 14 women who were killed 35 years ago today in an anti-feminist mass shooting at École Polytechnique in Montreal, a ceremony in a park dedicated to the victims — not far from where the tragedy took place — was hosted by the Quebec Women’s Federation also known as the FFQ. (…)

At the ceremony, the names of each victim were read including Annie St-Arneault. Her brother Serge spoke at the event. “She was a fantastic woman. She was extremely intelligent. She was tremendously intelligent and so close to each one of us, so committed. It is a tremendous loss,” said St-Arneault. (…)

White roses were also placed on the memorial plaques of each of the 14 women killed 35 years ago. To mourn their loss, December 6th is also the National Day of Remembrance and Action on Violence against Women informally known as White Ribbon Day.

“All those women were also part of a social network committed to the lives of the community. And what we lost is more than just a few women, it’s all what they could have done for the society as a whole,” said St-Arneault.

15 light beams illuminate the sky during annual ceremony for women killed at Polytechnique

By Erin Seize & Corinne Boyer, Posted December 6, 2024 10:23 pm.

Fifteen beams of light lit up the Montreal sky from Mount Royal Friday night in memory of the 14 women murdered at Polytechnique on Dec. 6th 1989 and for all the women killed in femicides.

Canadian Prime Minister Justin Trudeau, along with Quebec Premier François Legault and Montreal Mayor Valérie Plante attended the emotional ceremony, where they each took their turn to lay white roses in honour of the women who lost their lives in the act of violence committed by gunman Marc Lépine all those years ago.

According to the Canadian Femicide Observatory for Justice and Accountability (CFOJA), 170 women have already been victims of femicide in Canada this year, with four having died this month alone.

Though, for some in attendance, this year’s efforts to bring femicides to light has in fact been apparent.

“This year what I see is that we try to emphasize the fact that so many more women are being killed every year,” said Serge St-Arneault, brother of Annie St-Arneault, one of the 14 women who were killed at Polytechnique.

“This year has been more solemn compared with what I saw last year,” he said while describing the new addition of the choir following a moment of silence which left many in tears, including Montreal Mayor Valérie Plante.

“I’m here in solidarity with my friends from Polytechnique and in memory of these 14 young women who lost their lives because of someone who doesn’t like women and who did what he did, ” said Boufeldja Benabdallah, co-founder of the Quebec City Islamic Cultural centre.

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Other link :

Ottawa interdit 324 nouvelles armes à feu et songe à les offrir à l’Ukraine

Radio-Canada, 5 décembre 2024

Mylène Crête, La Presse, 5 décembre 2024

(Ottawa) Plus de 300 modèles ou variantes d’armes à feu sont désormais interdits au Canada et d’autres seront ajoutés à la liste au cours des prochains mois. Le ministre de la Sécurité publique, Dominic LeBlanc, et son collègue Jean-Yves Duclos en ont fait l’annonce jeudi à la veille du 35anniversaire de la tuerie de l’École Polytechnique.

Ne jamais les oublier

Chantale Potvin, Sœur de Guylaine Potvin, assassinée en 2000, La Presse, 5 décembre 2024

N’arrêtons jamais d’en parler, des femmes du 6-Décembre. Et n’arrêtons jamais de parler de toutes celles qui, simplement parce qu’elles sont des femmes, subissent la violence, ont dû y survivre ou en sont mortes. Parlons-en dans le but d’éduquer et dans l’espoir d’éliminer ce fléau.

En 1991, le gouvernement canadien a décrété le 6 décembre Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes et le ruban blanc est devenu le symbole international de lutte contre les violences commises à l’égard des femmes.

En guise de solidarité et en leur mémoire, je porte aujourd’hui le ruban blanc.

Une commémoration qui résonne jusqu’à La Tuque

Par Bernard Lepage, L’Écho La Tuque | Haut St-Maurice, 4 décembre 2024

SOUVENIR. Il y a 35 ans, le 6 décembre 1989, un tireur fou ouvrait le feu sur 28 personnes à l’École polytechnique de -Montréal, tuant 14 femmes et blessant 13 autres personnes (9 femmes et 4 hommes) avant de se suicider.

Parmi les victimes, ­Annie ­St-Arneault, une jeune femme de 23 ans de ­La ­Tuque qui s’apprêtait à compléter sa formation en génie mécanique. À la ­mi-décembre de cette année 1989, la future ingénieure devait se rendre à ­Jonquière pour y rencontrer des dirigeants de l’Alcan en vue d’une éventuelle embauche à la fin de ses études.

C’est en septembre 2015 que ­Ville de ­La ­Tuque honorera à son tour la mémoire d’Annie ­St-Arneault en donnant son nom à la bibliothèque municipale. Devant une centaine de personnes réunie pour l’occasion, son grand frère ­Serge ­St-Arneault, missionnaire en ­Afrique, avait rappelé que sa sœur était «  était belle, vaillante, déterminée, avec une soif d’apprendre en semant autour d’elle la joie et l’amour. Étudiante en sciences, elle mettait beaucoup d’efforts pour comprendre les formules mathématiques au lieu de simplement les apprendre par coeur.  »

C’est sous l’administration du maire ­Normand ­Beaudoin que ­Ville de ­La ­Tuque a pris cette décision suite à une suggestion du conseiller ­Luc ­Martel, aujourd’hui maire. «  ­La bibliothèque est un lieu du savoir et de la connaissance, ça entre beaucoup dans ce qu’Annie ­St-Arneault souhaitait devenir  », expliquait à l’époque ­Luc ­Martel.

Dans les jours suivant la tragédie, plusieurs proches de la ­Latuquoise avaient témoigné des qualités de la jeune femme qui aurait aujourd’hui 58 ans. «  ­En plus d’être une fonceuse, elle était une grande travailleuse  », soulignait sa tante ­Justine ­Morand dans un reportage publié dans ­Le ­Nouvelliste. «  ­Elle avait des notes très fortes et son comportement était excellent  », se rappelait ­Raoul ­Maillet, ­ex-directeur de l’école ­Champagnat où elle avait fait son secondaire. «  ­Belle, grande, mince et enjouée, elle était la seule fille du club scientifique. Cette étudiante était une ­boute-en-train et possédait un don pour l’animation, rajoutait ­Jacques Émond, ancien professeur de la défunte.

Née le 1er mars 1966, ­Annie a grandi dans une famille de quatre enfants. Elle avait fréquent le ­Cégep de ­Trois-Rivières avant d’entreprendre un cours en génie mécanique à l’école ­Polytechnique de l’Université de ­Montréal.

Commémoration à La Tuque

En plus de faire la distribution de rubans blancs par le Toit de l’amitié, une commémoration du 6 décembre se tiendra ce vendredi à 16h Devant la bibliothèque Annie -St-Arnault.

Des groupes exhortent Ottawa à agir vite sur la réglementation

Plusieurs groupes de la société civile, dont des organisations défendant les droits des femmes, demandent au gouvernement libéral de compléter rapidement la législation sur les armes à feu adoptée l’année dernière en adoptant des règlements et des directives cruciaux.

La Presse, Jim Bronskill, La Presse Canadienne, 3 septembre 2024

By Jim Bronskill The Canadian Press, Toronto Star, September 3, 2024

Le Devoir avec La Presse canadienne, 3 septembre 2024.