La Médaille de l’Assemblée nationale aux victimes de Polytechnique

Je descends de l’autobus à la Gare du Palais de Québec tout juste après 11h00. Je mangue un croute, reçoit un appel téléphonique d’une journaliste et prends un taxi vers l’Assemblée nationale. Le tout  nouveau site d’accueil pour visiteurs a fière allure. Comme cela est devenu la règle un peu partout, la présence policière est visible partout.

Le service du protocole est déjà prêt à accueillir les membres des 14 victimes de la Poly. Une rotonde aux allures vaticanes ceinture une agora où sont projetées des images. La photo d’Annie apparaît au moment même où je regarde. Défile alors les photos des 13 autres ‘filles’, ainsi fréquemment appelées.

L’ascenseur nous mène alors aux bâtiments de l’Assemblée nationale. Je suis en avance et demande de pouvoir voir le fameux crucifix qui a été enlevé du mur du Salon Bleu. De fait, il y en a deux; celui de 1936 et celui de 1982 qui l’a remplacé. À vrai dire, personne ou presque n’en faisait cas jusqu’au jour où le crucifix a été récemment retiré, le deuxième quoi! L’ironie, c’est qu’ils sont maintenant réunit et plus visible que jamais auparavant. À ne pas manquer si vous visitez les lieux.

Une salle est spécialement aménagée pour les familles. Moment de retrouvailles. Manon Massé est la première parmi les chefs de partis politiques à venir nous saluer.

— « Tu n’as peut-être pas souvenir, mais c’est la deuxième fois que tu m’embrasses en public Manon.  Je t’ai apporté un petit cadeau; une copie du recueil de poésie d’Annie. »

Manon est émue.

Jacques Duchesneau est là aussi. Il me donne en primeur une copie du livre « Ce jour-là. Parce qu’elles étaient des femmes. » Le livre sera officiellement présenté vendredi matin le 6 décembre à la Poly. J’y serai!

La cérémonie de la remise des médailles a lieu au Salon rouge. À tour de rôle, le président de l’Assemblée nationale François Paradis, le premier ministre du Québec François Legault, le chef libéral Pierre Arcand, la cheffe de Québec Solidaire Manon Massé ainsi que le chef péquiste Pascal Bérubé ont livré leur message.

Au son d’un quatuor à corde (de fait, elles étaient trois), chaque famille a ensuite reçu une médaille de l’Assemblée nationale à titre posthume.  Finalement, une rose blanche a été déposée sur une table par tous les dignitaires présents et les membres de famille. En m’approchant de la table, j’ai levé la tête et revu la photo d’Annie projetée sur l’écran. J’ai alors embrassé la rose!

Il est 19h00. Je suis de retour à Montréal. J’ai hâte de montrer la médaille à maman, Sylvain et Lucie.

4 réflexions sur « La Médaille de l’Assemblée nationale aux victimes de Polytechnique »

  1. Bonjour Serge,
    Ici Lucie Dufresne, peut-être que tu te souviens de moi.. peut-être pas.. Ce n’est pas grave..
    Je suis cette amie d’Annie qui avait choisi d’aller étudier à Québec… ta mere m’en avait fait la remarque… enfin ….j’ai choisi de te contacter en ce jour … Depuis 30 ans les émotions du 6 décembre bien que différentes d’une année à l’autre sont toujours bien vives. J’ai une pensée pour ma meilleure amie.. Je suis heureuse de voir la reconnaissance de l’Assemblée Nationale que vous avez reçu… de la nouvelle inscription sur la place du 6 décembre… il était bien temps!
    Un peu sur moi, j’ai toujours travaillé dans la technologie. Aujourd’hui, j’évolue dans le domaine de la sécurité publique (peut être est-ce un hazard ou encore la destinée)… enfin mon travaille consiste à s’assurer que les premiers répondants soient dotés d’outils qui rendent leur travail le plus efficace possible… leur permettant ainsi de sauver plus de vies. C’est ma petite contribution à la cause..
    Je suis mere de trois beaux enfants, et aujourd’hui ma belle fille de 22 ans, qui fréquente l’université, m’a offert de belles pensées….. ce qui me ramène à votre mere, je comprends tellement bien maintenant….. Fais lui suivre mes plus sincères salutations.. si elle elle se souvient de moi bien sure. Vous êtes toujours dans mes pensées .
    Je parle beaucoup, ça me fait du bien de t’écrire..
    merci de me lire juste qu’au bout
    Salutations
    Lucie Dufresne, ing.
    de Trois-Rivières maintenant à Gatineau

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