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Un mois et demi depuis le décès de papa

Cela fait déjà un mois et demi depuis le décès de papa. Ce sera son anniversaire la semaine prochaine. Il aurait eu 92 ans! Je tiens avant tout à vous remercier pour tout le soutien que vous avez manifesté particulièrement auprès de ma petite maman et aussi de toute ma famille. Un grand merci aussi pour vos prières, votre présence à la messe de funérailles et vos dons. Ici aussi, nous avons prié pour papa en communion avec vous tous.

J’ai mis des photos sur mon blogue que vous pouvez visionner. Il y a quelque chose de mystérieux dans tout ça. Maman se porte bien. Elle est entourée de plein d’amour. Nous nous parlons assez souvent sur Skype.

Malgré la distance, je me sens proche de vous. Ce n’est pas qu’on se parle souvent. Même que… cela fait longtemps que je n’ai pas revu la plupart d’entre vous. Mais les liens demeurent. Ce ne sont pas des liens virtuels comme sur Internet. C’est quelque chose d’un peu plus spirituel. Le temps s’écoule. Les distances nous séparent. Je suis ici. Vous êtes là. Et pourtant, nous sommes unis par un amour mystique, une présence plus vaste que nos pensées et même notre mémoire.

Ici, en Zambie, nous venons de vivre des élections générales qui ont reporté au pouvoir le Président Edgar Lungu. Un nouveau gouvernement sera bientôt formé. Mais il y a un sérieux problème. En effet, le pays est divisé pour ainsi dire en deux blocs selon des appartenances tribales. Il y a eu pendant la campagne électorale, et encore, de la violence politique. Ici, gagner ou perdre des élections est parfois une question de vie ou de mort… quelque chose de plus sérieux que les alliances idéologiques ou partisanes. Il y a donc beaucoup d’inquiétude.

Beaucoup d’effort a été déployé par les Églises pour la tenue d’élections pacifiques. J’ai moi-même participé à l’une de ces rencontres de prière. Nous prions encore pour que les institutions nationales telles que la Cour Constitutionnelle demeurent suffisamment fortes pour éviter les débordements possibles, ce qui serait catastrophique pour le pays. Je vous invite à vous joindre à nos prières.

Père Serge St-Arneault, M.Afr

Commémoration des premiers Missionnaires d’Afrique – Pères Blancs à Mambwe-Mwela, Zambie.

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Déjà trois semaines se sont écoulées depuis mon voyage à Mambwe-Mwela situé au nord-est de la Zambie à la frontière avec la Tanzanie. Un grand rassemblement organisé par l’Église Catholique soulignait l’arrivée des premiers missionnaires il y a 125 ans sur le sol de ce qui allait devenir la Zambie. Presque entièrement oublié pendant des décennies, Mambwe-Mwela a regroupé en une seule journée plus de gens que possiblement ce lieu a accueillis de visiteurs depuis 1891.

L’histoire est pourtant très simple. Les premiers Missionnaires d’Afrique – Pères Blancs, en route depuis Mponda au Malawi vers Karema sur la rive du lac Tanganyika, se sont arrêté à Mambwe-Mwela pour permettre au père Heurtebise, souffrant d’une attaque de malaria, de se reposer. Les deux autres membres de la communauté étaient le père Lechaptois et le frère Antoon Verkuylen. Ils se sont installés dans une vieille maison abandonnée par l’African Lakes Company. Environ deux cents Africains les accompagnaient dans leur voyage. Peu après, Mambwe-Mwela a été abandonné lorsque les missionnaires ont été admis dans le territoire du chef Mambwe chez les Bemba.

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L’Église Catholique veut commémorer cet épisode, car elle considère ce moment comme le point de départ de l’évangélisation en Zambie. Nous étions un bon nombre de confrères présents. Trois évêques étaient aussi présents ainsi qu’une foule très nombreuse. Même le président de la République Edgar Lungu, récemment réélu, y était.

Sans m’en rendre compte, j’ai moi aussi été photographié par un journaliste du Daily Mail. Seul l’Archevêque Chama du diocèse de Kasama me sépare de lui.

Père Serge St-Arneault, M.Afr

Mambwe-Mwila 06-08-2016 20  JPEG President Lungu, Arch Chama and Serge

Commémoration des premiers Missionnaires d’Afrique – Pères Blancs à Mambwe-Mwela, Zambie.

Jour de prière national pour des élections paisibles en Zambie, 24 juillet 2016

Day of Prayer Showgrounds July 24, 2016 00

Le « National House of Prayer » a invité l’élite politique, militaire et religieuse pour une journée de prière le 24 juillet dernier en plein centre de la capitale Lusaka, à un lieu public appelé ‘showground’. Ce rassemblement avait pour but de prier pour des élections pacifiques qui culmineront le 11 août avec les élections générales pour le choix d’un nouveau Président et d’un nouveau gouvernement.

Des milliers de gens se sont donné rendez-vous pour participer à cette prière animée par des leaders religieux; évêques, pasteurs et prêtres de différentes Églises. Je me suis retrouvé un peu par hasard au cœur de cet événement. J’ai en effet accompagné le père Charles Chilinda, curé de la paroisse de St-Ignace, après la messe de 11h30. Il devait inaugurer la cérémonie en implorant le pardon de Dieu pour les actes de violence politique qui ont entaché la présente campagne électorale. La chorale de St-Ignace était également présente et elle a soutenu les prières d’intercession en compagnie de la chorale des Forces policières de la Zambie.

Assis à côté du père Chilinda, celui-ci reçut un message sur son cellulaire lui disant que le père Lupupa était dans l’impossibilité de joindre les lieux. Il devait faire une prière.

─ « Peux-tu prendre sa place? » me demande-t-il.

Pendant que les chants se succèdent, je me mets à griffonner sur l’endos du papier sur lequel le père Chilinda avait écrit sa propre prière en empruntant un stylo d’un pasteur protestant voisin et une bible d’une pasteure. Le temps de coucher quelques idées sur mon papier, je suis appelé au podium pour m’adresser à cette foule devant une meute de caméra et de journalistes. La célébration était télédiffusée en direct sur le réseau national de la télévision d’État.

─ « Nous invitons maintenant le père Mbéwé à venir prier pour les forces de l’ordre et militaire. »

Comme il y avait changement de nom au programme, il m’a semblé plus simple de donner le surnom de ‘Mbéwé’ que j’ai reçu lorsque j’étais au Malawi. M’inspirant d’un passage des psaumes, j’ai fortement invité les hommes et les femmes engagés dans les forces de sécurité de la Zambie de répondre à leur vocation reçue de Dieu de protéger des plus vulnérables, en premier lieu les veuves et les orphelins. En effet, ce sont les plus pauvres qui subissent le plus cruellement les conséquences de la violence politique.

Étant pratiquement l’un des seuls ‘Blancs’ présents dans cette large assemblée, j’ai été inspiré par le populaire slogan ‘Une Zambie, Une Nation!’

─ « Comme vous le voyez, j’ai la peau blanche et je voudrais vous remercier, vous peuples de la Zambie, pour m’accueillir dans votre pays. Je suis un étranger, mais je me sens en sécurité et heureux d’être avec vous. Je suis fier de vous. Il y a des ‘Noirs’ et des ‘Blancs’, mais la seule vraie couleur est la couleur de l’AMOUR. »

─ «  ‘Une Zambie, Une Nation, Une couleur!’, la couleur de l’AMOUR. »

Vous pouvez visionner la vidéo (de piètre qualité) qui a été publiée sur le réseau social de Facebook. Ci-joint un extrait sur YouTube : https://youtu.be/aRR-liDZikQ

Rivières de Diamants

Vous pouvez visionner les 15 premières pages du livre Lorsque le sable devient cristal en cliquant sur le lien suivant : RIVIÈRE DE DIAMANTS

Journal d'une décennie au Malawi
Page couverture

Comme la rosée du matin étale ses perles sur une toile d’araignée en évoquant une rivière de diamants sous les rayons du soleil, ainsi les lettres du Malawi se transforment en une rivière de diamants sur la vaste toile d’Internet.

Ce journal de voyage d’une décennie au Malawi évoque les expériences, les découvertes, les difficultés et les joies vécues dans ce petit pays d’Afrique australe.

Le père Mbéwé, ainsi connu au Malawi, vous invite à entreprendre non seulement un voyage, mais aussi le sentier intérieur où Jésus sans cesse guide nos pas. Mettons-nous en route vers l’inconnu avec confiance. Inutile de savoir d’avance où la route mènera. Allons!