Archives pour la catégorie Témoignages chrétiens

Mois missionnaire 2025 : « Missionnaires de l’espérance parmi les peuples »

Montréal, le 29 septembre 2025 

Alors que le Mois missionnaire s’apprête à débuter le 1er octobre, jour de la fête de sainte Thérèse de Lisieux, patronne des missions, tous les fidèles, ainsi que les hommes et femmes de bonne volonté, sont invités à célébrer et rendre grâce pour l’Église missionnaire dans le monde. Mission foi fait donc appel à la générosité des Canadiens afin d’apporter de l’espoir aux populations et aux missionnaires sur le terrain en soutenant les divers projets en cours à travers le monde, par l’aide matérielle et par la prière.

La Journée mondiale des missions (JMM), sommet du Mois missionnaire, sera célébrée le 19 octobre prochain. Le thème choisi par le pape François pour cette 99e édition est : « Missionnaires de l’espérance parmi les peuples », faisant écho au thème de l’Année jubilaire que vit l’Église : « Pèlerins d’espérance ». C’est une occasion privilégiée pour soutenir activement les efforts des missionnaires, hommes et femmes, dans les territoires de mission où ils œuvrent au sein des communautés les plus marginalisées et vulnérables.

« Le Mois missionnaire est une invitation à devenir des porteurs d’espérance dans un monde parfois marqué par l’indifférence et la division, souligne le père Yoland Ouellet, o.m.i., directeur national des Œuvres pontificales missionnaires au Canada francophone. Cette espérance se traduit par une foi vivante, mais aussi par des gestes concrets de solidarité. »

Comme le pape Léon XIV l’a souligné en mai dernier, « l’Œuvre de la propagation de la foi […] apporte son aide aux programmes pastoraux et catéchétiques, à la construction de nouvelles églises, aux soins de santé et aux besoins éducatifs dans les territoires de mission. » Les projets qui sont soutenus proviennent des quelque 1100 diocèses qui dépendent encore du Dicastère pour l’Évangélisation – cela représente un tiers des diocèses de l’Église catholique.

Grâce à la générosité des Canadiens, quelque 545 000$ ont été distribués par Mission foi (Œuvre pontificale de la propagation de la foi) en 2024 pour appuyer divers projets au Burundi, au Maroc et en République démocratique du Congo, ainsi que pour soutenir la fondation Domus Missionnalis, laquelle a pour mission d’accompagner séminaristes, prêtres, religieux et religieuses venant à Rome en provenance des diocèses de mission pour approfondir leurs études supérieures.

Mission foi met également à la disposition des paroisses, groupes et mouvements d’ici, diverses ressources accessibles sur son site Web missionfoi.ca pour animer et nourrir la vie des communautés catholiques francophones du pays tout au long du Mois missionnaire.

À propos de Mission foi

Mission foi (Œuvre pontificale de la propagation de la foi), fondée en 1822, est l’une des quatre œuvres pontificales missionnaires. Son objectif est d’aider l’Église dans sa mission universelle et de répondre à ses besoins d’évangélisation. Présente dans plus de 120 pays, c’est l’Œuvre la plus importante du Vatican soutenant l’action missionnaire des Églises les plus pauvres du monde. Pour en savoir plus, rendez-vous sur missionfoi.ca

Pour en savoir plus

Aline Bedros, Torchia Communications, 514-250-2332, aline@torchiacom.com

Missionnaires de l’espérance parmi les peuples

Qu’est-ce qui fait de nous des missionnaires de l’espérance ? Inspirés du thème du Mois missionnaire de cette année, nos deux invités répondent à cette question en apportant des pistes de réflexion éclairantes. Leurs propos interpellent et démontrent combien notre relation avec Dieu est fondée sur la confiance, dimension sans laquelle le Seigneur ne peut agir en nous et faire que la beauté, l’amour, et l’espérance empreignent notre vie et celle des autres. Avec Dieu, il est possible de bâtir et d’apporter l’espérance ensemble, en une seule famille missionnaire. Une production créée dans le cadre du Mois missionnaire d’octobre 2025, en collaboration avec la Fondation Lucien-Labelle.

LE QUÉBEC A-T-IL ENCORE BESOIN DE LEADERS SPIRITUELS ?

Alexandrina Diac

Alexandrina Diac, Directrice générale – Fondation du Grand Séminaire de Montréal.

Dans une société où les repères collectifs se recomposent et où la sécularisation s’est durablement installée, la question semble légitime, mais elle en soulève une autre, plus fondamentale : qui accompagne encore l’humain dans ses moments de fracture, d’angoisse, de recherche de sens ?

Chaque jour, loin du tumulte médiatique, des hommes et des femmes se tiennent aux côtés de ceux que nos systèmes échappent : malades, détenus, jeunes en difficultés, familles à bout de souffle, personnes seules, en errance, immigrantes, en fin de vie. Ils n’apportent pas de solutions miracle, mais une présence attentive, une parole apaisante, une écoute vraie. Ils tissent des liens là où il n’y a presque plus rien. Cela est un acte social. Cela aussi est du leadership.

La sociologue Hartmut Rosa, dans sa théorie de la résonance[1], affirme que ce qui sauve l’être humain du désespoir n’est ni la maîtrise technique, ni l’accumulation de biens, mais la capacité à entrer en relation vivante avec le monde, avec d’autres êtres, des expériences, des voix qui répondent. Les leaders spirituels, dans leur diversité, sont porteurs de cette capacité relationnelle : ils créent des espaces de résonance dans un monde souvent muet.

Le philosophe canadien Charles Taylor, dans son ouvrage majeur L’Âge séculier[2], explique que malgré la sécularisation, la quête de sens reste une dimension fondamentale de l’existence humaine. Cette quête, loin de s’effacer, se transforme et appelle à des formes nouvelles d’accompagnement, d’écoute et de présence. C’est précisément ce rôle que jouent les leaders spirituels, en offrant des espaces où les individus peuvent retrouver un horizon d’espérance et de solidarité.

Le Québec n’est pas étranger à cette réalité. Depuis les débuts de la Nouvelle-France, notre société s’est façonnée autour de leaders spirituels, femmes et hommes qui ont mis leur vie au service du bien commun. Pensons à Jeanne Mance, fondatrice de l’Hôtel-Dieu, à Monseigneur François de Laval, défenseur des peuples autochtones, à Marie de l’Incarnation et Marguerite Bourgeoys, éducatrices infatigables, à Marguerite d’Youville, pionnière des soins aux exclus, et à Émilie Gamelin, qui consacra sa vie à l’aide aux plus démunis. Plus près de nous, le frère André, humble portier devenu symbole de compassion, Monseigneur Ignace Bourget, bâtisseur d’institutions sociales.

Ils n’étaient pas parfaits et leurs actions n’étaient pas que religieuses : elles étaient profondément humaines et sociales. Ce qu’ils ont transmis, ce sont des gestes de soin, de courage, d’attention, des gestes qui ont donné forme à un Québec où l’accueil, l’inclusion et l’entraide sont encore perçus comme des repères fondamentaux.

Aujourd’hui, ce tissu se fragilise. La solitude grandit, la santé mentale vacille, le dialogue se fragmente. Et pourtant, près d’un adulte sur trois affirme être en quête de sens, selon un récent sondage publié par Le Verbe[3]. Le besoin d’accompagnement, de communauté, de repères n’a pas disparu : il s’est déplacé, rendu plus urgent par le vide laissé par les anciennes structures.

Les œuvres de bienfaisance et organismes communautaires, souvent portés par ces mêmes valeurs, contribuent puissamment à notre équilibre collectif. Au Québec, ce secteur a un impact concret sur la santé, l’éducation, l’environnement, la justice sociale et même les enjeux liés à l’utilisation éthique des technologies. Leur dynamisme repose sur des personnes formées à dépasser les intérêts individuels pour penser et servir le bien commun, avec discernement et lucidité face aux défis complexes de notre époque.

Voilà pourquoi les lieux de formation portés par des valeurs d’écoute, de justice, de compassion et de paix sont essentiels. Non pour préserver des systèmes dépassés, mais pour nourrir les consciences, accompagner les vocations humaines et offrir à la société des leaders capables de répondre avec profondeur à la détresse contemporaine.

Le Grand Séminaire de Montréal est l’un de ces lieux rares où se prépare, dans la discrétion mais avec une portée profonde, l’avenir spirituel et humain de notre société. Par sa mission de former des leaders enracinés dans la foi et ouverts aux réalités actuelles, il façonne des hommes et des femmes capables d’écouter, de discerner et d’agir avec justesse dans un monde en pleine transformation. Il ne s’agit pas de recréer un passé révolu, mais de faire vivre, avec lucidité et courage, les repères moraux et sociaux qui soutiennent notre vivre-ensemble.

Le Québec change, c’est un fait, mais si nous voulons qu’il demeure un lieu d’accueil, de paix, de justice et de solidarité, nous devons continuer de soutenir celles et ceux qui, dans le silence et la constance, aident les autres à tenir debout.

[1] Hartmut Rosa, Résonance : Une sociologie de la relation au monde, Édition La Découverte E, 2018

[2] Charles Taylor, L’Âge séculierÉdition Boréal, 2011

[3] La quête de sens au sein de la population québécoise, Le Verbe, Leger, 2024

LIEN :

Marche pour la Paix et la Réconciliation (Quatrième édition – 6 septembre 2025)

D’un cœur nouveau naît la paix. Un pas pour la paix, un avenir pour tous.

Un petit groupe de marcheurs s’est retrouvé au parc Walter-Stewart un peu avant 9 h 00 pour le début de la marche. Celle-ci a emprunté la rue d’Iberville jusqu’à la rue Notre-Dame pour bifurquer sur le boulevard René-Lévesque Est jusqu’à la cathédrale. Le Service de Police de la Ville de Montréal (SPVM) a accompagné les marcheurs avec grand professionnalisme, particulièrement aux intersections.

Certains se sont joints au groupe le long du parcours, mais un plus grand nombre a participé à la messe présidée par Mgr Christian Lépine. D’ailleurs, les chants liturgiques, magnifiquement animés, soutenaient sans cesse le thème de la paix.

MILLE COLOMBES

Que la paix soit sur le monde
Pour les cent mille ans qui viennent !
Donnez-nous mille colombes
À tous les soleils levants !
Donnez-nous mille colombes
Et des millions d’hirondelles !
Faites un jour que tous les hommes
Redeviennent des enfants !
De Mireille Mathieu

Conférence précédant la messe

Le père Médard Kwango, CMF, curé de Notre-Dame d’Anjou et vicaire épiscopal, a intitulé sa conférence ; d’un cœur nouveau naît la paix. Un pas pour la paix, un avenir pour tous. Entre autres, il a souligné que la Marche de la Paix et de la Réconciliation n’est qu’à sa quatrième année. C’est son souhait que des milliers de marcheurs se joignent à cet événement annuel dans les prochaines années. Il espère aussi que l’exemple de Montréal sera copié ailleurs dans le monde.

Événement organisé par Artisan de Paix en collaboration avec la Cathédrale Marie-Reine-du-Monde

Un pas vers la paix, un avenir pour tous !

Comme la montre si joliment notre bande dessinée, la paix commence par l’écoute, le respect et la volonté de construire un monde meilleur ensemble. C’est exactement ce que nous célébrerons lors de la 4e édition de la Marche de la Paix et de la Réconciliation !

Objectif de la marche.

  • Sensibiliser contre les guerres, les violences, les injustices, et les crimes contre l’humanité, commis contre des populations civiles sans défense, notamment les femmes et les enfants à travers le monde.
  • Mobiliser les masses autour de la fraternité et de la solidarité pour un monde harmonieux et respectueux des différences.
  • Œuvrer pour la justice et la paix.

LA PRÉSENCE DU RELIGIEUX DANS L’ESPACE PUBLIC

Rapports entre religion, politique et pluralisme.

TEXTE DE FRÉDÉRIC BARRIAULT

Le temps me manque cruellement en ces temps incertains. Je note cependant le vide énorme causé par la fermeture du Centre Justice et Foi dont la voix était essentielle dans les débats sur la laïcité, l’identité et le pluralisme, avec son regard critique sur les instrumentalisations du catholicisme sous forme de catho-laïcité islamophobe. En pensant *chrétiennement* les rapports entre religion, politique et pluralisme.

Alexandre Dumas présente aujourd’hui une analyse exhaustive et caustique de cette imposture intellectuelle qu’est le rapport Pelchat-Rousseau. La chronique d’Yves Boisvert abonde dans le même sens, en montrant la faiblesse méthodologique et argumentative de ce rapport biaisé et partisan. J’ai été séduit par la chute du texte de Boisvert, c’est-à-dire l’obsession de Christiane Pelchat et de Guillaume Rousseau pour une prétendue « clarté » et une « intransigeance » tous azimuts envers la présence du religieux dans l’espace civique et public. À l’opposé d’une approche pondérée et équilibrée comme celle qui prévaut depuis des années, en cohérence avec le rapport de la Commission Bouchard-Taylor.

Cette obsession pour le prescrit et l’interdit m’a rappelé l’opposition tenace de la droite et de l’extrême droite catholique envers le pape François, auquel ils reprochaient de trahir l’enseignement de l’Église et d’engendrer une confusion dans l’esprit des fidèles par son approche pastorale fondée sur le discernement, la bienveillance et l’accompagnement des personnes en situation irrégulière au regard de la morale catholique. Une bienveillance et un accompagnement pastoral qui s’appliquait aussi aux migrants et réfugiés en situation irrégulière.

À cette approche bienveillante s’oppose le nationalisme chrétien et l’intégrisme de la droite et de l’extrême droite religieuses qui veulent éliminer toutes les supposées « ambiguïtés » en réaffirmant avec force et violence ce qu’ils jugent (à tort) être l’essence du christianisme, sous forme de prescriptions et d’interdictions qui punissent les personnes qui transgressent selon eux les normes sociales, qu’il s’agisse des personnes LGBTQ+, des femmes ayant recours à une IVG ou des personnes critiquant cette vision théocratique du christianisme qui est en définitive aux antipodes de l’Évangile du Christ. L’objectif ultime des nationalistes chrétiens est en effet de refonder un ordre social intégralement chrétien, du sommet de l’État jusqu’à la sphère de l’intime, dans les foyers et chambres à coucher des citoyen•nes.

Le projet de société des partisans de cette laïcité falsifiée est du même ordre. Il ne s’agit pas, il ne s’agit plus de séparer l’État des religions, mais plutôt de mettre en place un athéisme d’État qui ferait disparaître des religions jugées contraires aux « valeurs québécoises » pour la refouler dans la sphère privée et intime. Non seulement la refouler, mais aussi tâcher de la faire disparaître par une soi-disant éducation à la « laïcité » et une journée nationale de la « laïcité » qui ferait disparaître les dernières scories de cette foi religieuse apparemment dangereuse. Non sans ironie, cette laïcité falsifiée est en réalité une religion civile qui n’est pas sans rappeler celle des Jacobins sous la Révolution française, ou celle des Bolcheviks sous la Révolution russe.

Une vision totalement falsifiée de la laïcité républicaine et française qui sert apparemment de modèle à nos intégristes laïques québécois. Comme le rappelle sans relâche Jean Baubérot depuis quinze ans, la laïcité française de 1905 est une loi de liberté : elle a effectivement libéré l’État français de la tutelle encombrante de l’Église catholique. Or, elle a aussi et surtout protégé les religions contre l’emprise tout aussi encombrante du césaro-papisme aussi vieux que la France, c’est-à-dire cette ingérence de l’État dans la vie interne et dans les croyances des Églises et des groupes religieux.

La Loi de 1905 a réaffirmé avec force la liberté de conscience et de religion, en tempérant les excès de certains anticléricaux intransigeants qui auraient voulu interdire le port de la soutane, du voile et de l’habit religieux dans l’espace civique et public.  Au contraire même : il y a même eu des prêtres députés en soutane dans l’enceinte de l’Assemblée nationale. Les croyantes et croyants n’étant pas et n’ayant pas à être des citoyens de seconde zone.

La laïcité bien entendue est un modèle de cohabitation pacifique et pragmatique, fondé sur ces fameux accommodements raisonnables que Pelchat et Roussesu aimeraient interdire, au nom de l’intégrisme et l’instansigeantisme séculariste et athée, qualifié abusivement de « laïc ».

AUTRE LIEN

La laïcité commence par le paraître

EXTRAIT PARTICULIÈREMENT INTÉRESSANT DE CE REPORTAGE :

“One of the difficulties of this conversation is that when you use the expression ‘separation of church and state’ anywhere in North America, besides Quebec, it means we will protect religion from the intervention of government,” Poupko said. “In Quebec, it means we will protect government from the intervention of religion.” Rabbi Reuben Poupko

« L’une des difficultés de ce débat réside dans le fait que lorsque l’on utilise l’expression « séparation de l’Église et de l’État » en Amérique du Nord, à l’exception du Québec, cela signifie que nous protégerons la religion de l’intervention du gouvernement », explique M. Poupko. « Au Québec, cela signifie que nous protégerons le gouvernement de l’intervention de la religion. » Rabbi Reuben Poupko

C’est l’État qui est laïque et non la société

La laïcité de l’État garantit que les institutions demeurent neutres devant la diversité des croyances, au service et au bénéfice de tous les membres de la société. Mais elle n’exige pas l’effacement public de la foi dans la société, bien au contraire. Confondre neutralité de l’État et neutralisation de la société conduirait à une grave régression.
✠ Christian Lépine, Archevêque de Montréal

L’État est laïque, pas la société

« Dans une société démocratique comme la nôtre, la diversité des convictions ne se craint pas », lance-t-il au gouvernement que dirige le premier ministre François Legault. « Elle s’accueille et contribue à faire la richesse du Québec, forte de la culture du dialogue et de la rencontre. »
Mgr Christian Lépine.

Le Chœur de complies de Montréal chante complies à l’église Saint-Barnabas

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 Ne manquez pas une expérience musicale unique avec le Chœur de complies de Montréal le dimanche 17 août à 20h à l’église Saint-Barnabas de Saint-Lambert (95, av. Lorne). Venez découvrir un répertoire envoûtant incluant du plain-chant, du chant grégorien, ainsi que des motets des compositeurs médiévaux et de la Renaissance. Plongez-vous dans l’atmosphère envoûtante des complies, le dernier office de la liturgie des Heures. Entrée libre, contributions volontaires. 

Montréal, le 6 août 2025 — L’église Saint-Barnabas de Saint-Lambert résonnera des chants éthérés des complies le dimanche 17 août 2025, à partir de 20h, alors que le Chœur de Complies de Montréal présentera cet office du soir. Sous la direction artistique de Francine Nguyen-Savaria et Matthieu Latreille, cet événement promet d’être une expérience inoubliable pour les amateurs de musique et les personnes en quête de spiritualité.

Le Chœur de Complies de Montréal perpétue la tradition millénaire de la Liturgie des Heures au sein de la communauté du grand Montréal. Inspirés par leurs expériences lors de complies à Los Angeles et au Royaume-Uni, Francine et Matthieu s’engagent à partager ce trésor.

Les complies, dernier office de la journée dans la liturgie des heures, résonnent depuis des siècles auprès des Chrétiens. Issu du latin “completorium”, signifiant “achèvement”, cet office offre une conclusion empreinte de sérénité à la journée. Le répertoire, comprenant du plain-chant, du chant grégorien, ainsi que des motets des compositeurs médiévaux et de la Renaissance Michael Prætorius, Claude Le Jeune, John Sheppard et Grammatio Metallo, transportera le public dans une atmosphère de paix intérieure. Toutes les performances sont “a cappella”, favorisant ainsi une intimité entre le chœur, le public et le divin.

Tous sont chaleureusement invités à cette expérience, offerte sous forme d’entrée libre avec contribution volontaire, rendant ainsi l’événement accessible et inclusif pour tous.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Francine Nguyen-Savaria et Matthieu Latreille
Téléphone : (438) 921-0920
Courriel : OrganDuo.com@gmail.com

Montréal 2024 – Au-delà du Festival

Par Jazz Police, 21 mai 2025 avec autorisation de traduction et publication.

Cet article a d’abord paru dans la revue « Jazz Police ».

Chaque été, pendant le Festival International de Jazz de Montréal, la ville s’anime d’une foule d’événements musicaux qui se poursuivent bien après la fin du festival. L’un d’eux a eu lieu le dimanche 30 juin 2024.

Le professeur Norman Cornett, expert renommé en études religieuses et amateur d’art, est également passionné de musique. Il a récemment organisé une messe inspirée du jazz ainsi qu’une exposition artistique intitulée « Jjaazexpo » au Centre Afrika. Cette organisation caritative aide les nouveaux arrivants africains à s’intégrer dans la communauté montréalaise. Le bâtiment abrite également des missionnaires à la retraite. Pour en savoir plus, veuillez consulter le site web : www.centreafrika.com.

Professeur Norman Cornett © Kevin R. Mason

Le professeur Cornett a abordé la question de la diversité, notant que les membres du public venaient de divers horizons culturels et parlaient différentes langues. Il a exprimé sa gratitude envers le public pour l’accueil chaleureux réservé à l’exposition. Il a expliqué que celle-ci avait été conçue en collaboration avec des artistes originaires de tous les coins du globe. Le thème central de la messe de jazz et de l’exposition était l’exploration de la relation entre le jazz et la spiritualité.

Père Serge St-Arneault © Kevin R. Mason

Pendant la cérémonie, le père Serge St-Arneault, qui présidait, a expliqué que le style musical choisi, le jazz, mettait l’accent sur l’improvisation. Par conséquent, il n’était pas impossible qu’il y eût des improvisations durant cette messe. Il a aussi abordé l’importance de l’harmonie dans les arts et la musique, ainsi que la puissance de la prière.

Susie Arioli © Kevin R. Mason

En 2009, la diva du jazz, Susie Arioli, a été récompensée du prix Oscar Peterson lors Festival International de Jazz de Montréal. Ce prestigieux prix met en lumière les artistes qui ont marqué de leur empreinte l’essor du jazz canadien. Pour débuter sa performance, elle a entonné avec brio et sans accompagnement musical, la célèbre chanson « Stormy Weather ».

Ensuite, on a diffusé un diaporama, suivi d’un hymne magnifique célébrant la bonté de Jésus-Christ, sa miséricorde pour les humains. La cérémonie s’est continuée avec une performance inspirée d’un rituel congolais. Un chant captivant en swahili, « Sifa Kwa Mungu », qui se traduit par « Gloire à Dieu », a retenti, ainsi que des danses entraînantes. Finalement, le père St-Arneault a conclu la séance par une fervente prière.

Le professeur Cornett a lu avec beaucoup d’émotion le psaume 30. Par la suite, le père St-Arneault a présenté l’écrivain et poète H. Nigel Thomas, qui a exprimé sa gratitude envers le professeur Cornett pour avoir organisé cette rencontre. Il a débuté avec le poème « They Call It Human », puis il a enchaîné avec « Apartheid ».

 Dr. H. Nigel Thomas. © Kevin R. Mason

Il a affirmé que l’apartheid semblait prendre fin vers le milieu des années 1990, mais il a remarqué que, malheureusement, nous en sommes à nouveau témoins dans certaines tragédies actuelles à travers le monde. Son poème, intitulé « I Am Not Your Negro », est une référence au long métrage éponyme réalisé par Raoul Peck, qui met en scène les écrits de James Baldwin. Ses performances poétiques étaient remarquables, suscitant profondeur et réflexion.

Le père Cornett a lu un extrait de la deuxième épître aux Corinthiens, au chapitre 8. Il a ensuite demandé au père St-Arneault de lire l’Évangile en anglais et en français, avec des « Alléluia » entonnés à intervalles réguliers. Le père St-Arneault a également abordé des préoccupations mondiales telles que le changement climatique, en soulignant que Jésus avait vécu à une époque difficile, marquée par la violence et les conflits.

Il a souligné que la mission de Jésus consiste à nous élever, et qu’il est crucial pour nous de saisir l’importance du pardon des fautes. Les chrétiens doivent demeurer fermes dans leur foi en dépit des perturbations et des angoisses qui assaillent le monde. Il a affirmé que notre mission consiste à nous apporter mutuellement du soutien, à tendre la main aux gens avec confiance, et à nous relever lorsque nous tombons. Malheureusement, notre foi se trouve trop souvent endormie, il est donc crucial que nous la ramenions à la vie. Il a demandé aux personnes présentes de partager leurs prières et la plupart d’entre elles étaient des prières pour la paix.

Le professeur Cornett a invité à nouveau Susie Arioli, déclarant : « C’est vraiment du jazz, à bien des égards. » Avant de reprendre le microphone pour une seconde chanson, Arioli a partagé son point de vue selon lequel, si les hommes abandonnent leur domination, nous pourrions tous communiquer harmonieusement. Elle a ensuite chanté une merveilleuse ballade intitulée « Now I Know », avec une touche de jazz captivante.

Père Serge St-Arneault prepares communion © Kevin R. Mason

Le père St-Arneault a conduit les participants dans la prière eucharistique et il a conduit l’auditoire dans la récitation du « Notre Père » en déclarant : « Nous formons une seule entité, car nous partageons un lien spirituel profond. » Ensuite, M. St-Arneault a offert le pain consacré à l’assemblée.

 Père St-Arneault & Rev. Joseph Tuitt © Kevin R. Mason

M. Cornett a chaleureusement accueilli Susie Arioli pour une troisième prestation en soulignant que chanter a cappella, c’est tout mettre en jeu, sans aucun accompagnement musical. Arioli a interprété « Spring », imprégnant la chanson d’une énergie dynamique. Le révérend Joseph Tuitt, un photographe américain couvrant le Festival International de Jazz de Montréal (FIJM), a eu l’honneur d’offrir une bénédiction pour conclure l’événement.

Avant de commencer, il a exprimé sa gratitude envers ceux qui l’ont invité. Il a profité de cette occasion pour exhorter tous ceux présents à remplir leurs cœurs de foi en passant une belle journée. De plus, il les a exhortés à admirer les chefs-d’œuvre artistiques exposés, car, selon lui, l’art constitue une forme d’expression spirituelle matérialisée.

François, le pape qui nous a montré le visage de la Mission

Par Yoland Ouellet, o.m.i.Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires du Canada francophone

J’ai eu la grâce de lui serrer sa main à huit reprises. Chaque fois, j’ai senti chez lui cette bonté, cette écoute vraie, cette compassion incarnée. François ne faisait pas que parler de Dieu : il le rendait visible à travers ses gestes, par son regard, par son accueil, et par sa vie !

Pour moi François a, en quelque sorte, dépouillé toute l’Église et l’a ramenée à l’essentiel, à sa raison d’être, en toute urgence : la Mission. Il voulait qu’elle arrête de se centrer sur elle-même pour qu’elle sorte et aille à la rencontre de tous.

Je ne peux oublier ces choix surprenants dès les premiers instants de son élection : son nom de François, un appel clair à la simplicité et à la fraternité universelle. Son habillement sobre, son refus d’habiter les appartements pontificaux, sa proximité avec le peuple, surtout avec les plus pauvres, les itinérants, les migrants, les oubliés… « Que je voudrais une Église pauvre pour les pauvres », souhaitait-il de tout cœur. Il a été, pour notre temps, un « cœur sur deux jambes », allant de rencontre en rencontre, d’audience en audience, de pays en pays, pour écouter l’Humanité qui cri sa souffrance et sa désespérance.

Comme François d’Assise il y a plus de 800 ans, il n’a pas seulement réformé des structures ; il a réveillé des consciences. Il a interpelé toute l’Humanité en lançant un cri prophétique pour une « écologie intégrale », qui unifie la sauvegarde de notre maison commune, la Terre, à l’engagement envers les plus pauvres et le partage équitable des ressources. Sera-t-il écouté, ou juste admiré pour son courage de « parler des vraies choses » et de mener par l’exemple ? L’avenir nous le dira. Une chose est certaine : ce cri, il l’a adressé à tous, croyants et non-croyants, et il l’a incarné avec une cohérence impressionnante.

François nous a également bousculés en faisant une réforme majeure de la Curie romaine qu’il a transformé en une structure à caractère missionnaire. Promulguée en 2022 sous le titre évocateur Praedicate evangelium (Prêcher l’Évangile), elle illustre bien que l’Évangélisation y devient la priorité, avec un dicastère dédié placé au premier rang. Un geste symbolique fort qui a fait trembler les murs de Rome, mais aussi un tournant concret et nécessaire. C’est, à mes yeux, son plus beau cadeau fait aux chrétiens de notre époque.

Sa passion missionnaire s’est également manifestée dans son engagement pour la paix et la fraternité. Son pèlerinage œcuménique au Soudan du Sud, son document sur la fraternité humaine signé avec le grand imam d’Al-Azhar qui trace la voie du dialogue interreligieux tout en condamnant la violence, sa dénonciation constante des guerres… Tout cela témoigne d’un pape artisan de paix, prophète du dialogue et de la rencontre. « Tous frères », répétait-il, en écho à l’Évangile. Faisons taire les armes, dialoguons pour une paix réelle et durable.

De cet homme de Dieu que j’ai rencontré tant de fois, j’ai senti de la bienveillance, de l’écoute attentive à l’autre. Dans ce sens, il proposait à toute la famille humaine tout ce qu’il mettait en pratique.

François a également tracé un chemin d’espérance pour l’Église et pour tous les peuples, celui de la synodalité : marcher ensemble, écouter et dialoguer ensemble, discerner ensemble ce que l’Esprit dit aux Églises locales et aux communautés. Ce chemin aux traits jésuites, il l’a appris et perfectionné dans la grande école missionnaire de l’Amérique latine.

Le pape argentin a démontré que la Mission n’est pas une arme pour conquérir qui que ce soit, mais un appel à aimer, à servir, à révéler la tendresse du Père. François a vécu en mission, en sortie, avec le désir ardent de faire connaître celui qu’il connaissait intimement, le Christ-Jésus.

Merci, François, d’avoir vécu ta foi avec simplicité et passion, la rendant vivante et accessible à tous. Tu nous as dit : « Je connais Jésus, et je voudrais vous le faire connaître ». Tu y es magnifiquement parvenu.

Nous accueillons ton invitation à sortir et faire de même !

Gratitude pour le témoignage du pape François au monde

Rédigée par Dr. Adriana Bara, directrice nationale de CNEWA Canada1

À une époque où le monde semble souvent fracturé et incertain, certaines voix s’élèvent au-dessus du bruit — des voix qui nous rappellent ce qui est essentiel : la miséricorde, la justice, la paix et l’amour pour les plus petits d’entre nous. Le pape François a été l’une de ces voix.

Depuis le premier moment où il est apparu au balcon de la basilique Saint-Pierre et a salué le monde d’un simple et sincère « Buona sera », le pape François nous a rappelé, tant par ses paroles que par ses gestes, que l’Évangile nous appelle à aller vers les périphéries, à voir le Christ dans les pauvres, les déplacés, les souffrants, les oubliés et à marcher avec eux.

À CNEWA, nous avons la chance d’accompagner les Églises locales du Moyen-Orient, d’Afrique, d’Europe de l’Est et d’Inde dans l’accomplissement de cette même mission de présence et de service. À bien des égards, le pape François a été notre compagnon de route et notre source d’inspiration. Son attention constante envers ceux qui vivent aux périphéries — qu’elles soient géographiques, économiques ou existentielles — reflète le cœur de notre travail et la principale raison pour laquelle les Canadiens continuent de soutenir notre mission.

Plus que tout autre personnage dans un passé récent, il a donné une voix aux réfugiés et aux migrants, embrassé les blessés de guerre, et appelé la communauté internationale à ne pas détourner le regard. Sa solidarité avec les chrétiens d’Orient, en particulier en temps de persécution, a été puissant témoignage d’unité et d’amour. Il a visité des camps, embrassé les mains de ceux et celles qui souffraient et prié en silence face à la dévastation. Ces gestes ne sont pas simplement symboliques ; ce sont des signes sacramentels d’une Église qui voit, écoute et accompagne.

Mais le pape François nous a aussi rappelé que la paix ne se résume pas à l’absence de guerre, mais qu’elle est le fruit de la rencontre, du dialogue et du respect mutuel. Des plaines d’Irak aux églises de Jérusalem, des mosquées aux synagogues, des camps de réfugiés aux quartiers déchirés par la guerre, il a été un pèlerin de la paix, un bâtisseur de ponts entre les religions et les cultures.

À CNEWA, nous suivons son exemple au cœur des communautés que nous servons, en parlant le langage de la compassion, en pleurant avec ceux qui souffrent, en aidant ceux qui sont dans le besoin et en partageant l’espérance.

Alors que nous contemplons l’héritage durable du pape François, nous sommes remplis de gratitude. Gratitude pour son courage. Gratitude pour sa compassion. Gratitude pour un pontificat qui a éveillé la conscience du monde et qui nous a tous appelés à une solidarité plus profonde avec nos frères et sœurs, en particulier avec les plus vulnérables.

Puissions-nous continuer à marcher sur le chemin qu’il a ouvert avec simplicité, avec tendresse, et avec une foi inébranlable dans la puissance de l’amour : un amour qui guérit, qui construit et qui rachète.

Dre Adriana Bara est la directrice nationale de CNEWA Canada, une agence pontificale engagée dans la guérison et l’espérance à travers le monde.

  1. CNEWA est une association catholique d’aide sociale au Proche-Orient a été fondée par le pape Pie XI en 1926 comme un instrument d’amour et un signe d’espoir pour les personnes dans le besoin vivant dispersées dans les terres historiques mais instables des anciennes églises orientales : le Moyen- Orient, l’Afrique du Nord et le l’Est, l’Inde et l’Europe de l’Est.

    ↩︎

Cathédrale et évêché de Querétaro, Mexico

Querétaro, 7 avril 2025

Présidée par mon confrère Paul Johnston, nous avons assisté aujourd’hui à la messe de 13 h 30 en anglais à la cathédrale de Querétaro1, située dans le quartier historique de la ville, avec ses rues étroites. Son style architectural rappelle l’époque coloniale espagnole.

J’ai l’impression de remonter le temps et de toucher à l’une des plus grandes richesses du peuple mexicain : sa culture. Elle ne se limite pas à l’art, à la musique et au folklore, mais s’étend également à l’architecture. Les cathédrales en sont la démonstration la plus éloquente.

Sans le vouloir, je me rappelle une vive réaction de l’animateur de radio Joël Le Bigot2 lors d’une de ses émissions radiophoniques. Cela remonte à quelques années. De quoi s’agit-il ? Joël Le Bigot a été scandalisé par la richesse des lieux de culte lors de ses voyages au Mexique (ou ailleurs en Amérique latine !). Ses propos étaient très sévères et ont laissé une profonde empreinte dans ma mémoire. La preuve est que je vous en parle aujourd’hui.

Loin de moi l’idée de condamner Joël. Nos points de vue et nos sensibilités sont peut-être diamétralement opposés, mais chacun a sa propre vérité en fonction de sa perception. Mon expérience en Afrique me l’a confirmé de nombreuses fois.

Quel est mon propre regard sur ce lieu fascinant ? La cathédrale, vieille de quatre cents ans, a émerveillé des milliers de croyants. Mystérieusement, je me sens en communion avec ceux qui ont prié ici. La véritable richesse de ce lieu saint réside dans son aspect spirituel. La célébration eucharistique est solennelle. L’encens s’élève en abondantes volutes. Tout est fait avec beaucoup d’attention ; les Mexicains chantent et répondent aux prières. Leur sens du sacré est très fort et ils ont préservé leur riche héritage.

L’évêque Fidencio López Plaza

Plus tard en après-midi, nous sommes allés à l’évêché de Querétaro3, qui se trouve à quelques minutes de marche de la cathédrale, sur la rue Reforma. Notre rencontre avec l’évêque Fidencio López Plaza s’est avérée extrêmement cordiale. Il est heureux de nous compter parmi les membres de son diocèse. Ne parlant pas espagnol, j’admire l’aisance avec laquelle mon collègue Cyriaque Mounkoro maîtrise cette langue, lui qui est originaire du Mali. Dans notre diversité, nous sommes unis par des liens spirituels communs.

Serge St-Arneault, Paul Johnston, Mgr Fidensio López Plaza, Barthélémy Bazemo et Cyriaque Mounkoro.
  1. Le bâtiment a été érigé entre 1786 et 1804 par l’Ordre de Saint Philippe Neri, à la demande du Père Martín de San Cayetano. Elle a été bénie par le père Miguel Hidalgo, un leader de la Guerre d’Indépendance mexicaine, le 19 septembre 1805.
    L’ancien oratoire de San Felipe Neri, aujourd’hui désigné comme la cathédrale de Querétaro (à la demande de l’historien Francisco Benegas y Galván), a été construit par la Congrégation de l’Oratoire de San Felipe Neri.
    Abandonné par l’ordre du lieu, l’évêque et historien Francisco Banegas y Galván demanda au Saint-Siège de faire don du temple pour la création de la cathédrale et du séminaire, ce qui fut autorisé et, en 1921, le temple fut déclaré cathédrale par le pape Benoît XV, étant consacré en 1931.
    Miguel Hidalgo, ou El Cura Hidalgo, était un prêtre, un universitaire et militaire. Au Mexique, il est considéré comme le père de la patrie. Il s’est distingué en déclenchant la première étape de la guerre d’indépendance du Mexique avec un acte connu dans l’historiographie mexicaine sous le nom de Grito de Dolores. Il dirigea la première partie du mouvement d’indépendance militairement et politiquement, mais après une série de défaites, il fut capturé le 21 mars 1811, près de six mois après le début de la révolte, et emmené prisonnier dans la ville de Chihuahua. Il a été jugé et fusillé le 30 juillet de la même année à Chihuahua.
    Sources : Catedral de Querétaro, Miguel Hidalgo et Costilla et Indépendance du Mexique ↩︎
  2. Joël Le Bigot, né le 28 mars 1946 à Livarot, en Basse-Normandie, est un animateur de radio québécoise, qui a animé depuis plus de 50 ans des magazines radiophoniques matinaux à CBF, la radio française de Radio-Canada à Montréal. Il a quitté l’antenne de Radio-Canada le 18 juin 2022. ↩︎
  3. Av Reforma Ote 48, Centro, 76000 Santiago de Querétaro, Qro. http://www.diocesisqro.org/ ↩︎
https://www.facebook.com/factinate/reels/

Aller-retour Querétaro – Guadalajara, Mexique

Lampadaire du quartier populaire Loma de Casa Blanca

Il est 20h00 au cœur du quartier populaire Loma de Casa Blanca de Querétaro1 où je me trouve en ce moment. Le bruit de la rue est incessant; passage des voitures, aboiement des chiens, haut-parleurs diffusant des chants mexicains. La nuit, ce sont plutôt les chants des coqs qui dominent.

C’est mon deuxième séjour dans cette ville d’environ 2 millions d’habitants. D’autres quartiers de la ville sont bien aménagés. Pour vous donner une idée, voici quelques photos des avenues de la ville permettant d’atteindre le haut d’une colline surplombant la ville.

Vidéo

Le 30 mars, nous participons à la messe du dimanche à l’église Sainte-Monique, l’une des trois églises de la paroisse de la Très-Sainte-Trinité2, puis nous quittons Querétaro à 12h30 pour nous rendre à Guadalajara distante de 420 km.

Devant l’église Sainte-Monique; le frère Rafael Santana de Azevedo et les pères Barthélémy Bazemo et Paul Johnston, tous Missionnaires d’Afrique.

Nous empruntons une autoroute payante peu achalandée et arrivons à destination à 16h20 pour une moyenne de 130 km à l’heure avec des pointes de vitesse de 160 km/hre. En route, nous avons croisé cinq barrages routiers et déboursé environ $100.

Guadalajara

C’est mon deuxième séjour. Nous avons cinq ou six jours de réunion et l’ambiance est déjà bonne. Le design de cette maison est particulier. Les grands espaces intérieurs sont magnifiquement illuminés grâce au recouvrement entier d’un toit de verre qui crée un vaste puis de lumière. Les décorations sont magnifiques.

Cette vaste maison est dédiée aux jeunes mexicains désireux de devenir missionnaires. Ceux-ci consacrent trois années pour les études en philosophie et suivent une formation adaptée pour l’engagement missionnaire en Afrique. Aussi, la maison accueille la Famille Lavigerienne, un regroupement de laïcs qui partage la spiritualité des Missionnaires d’Afrique. C’est donc une maison ouverte où il fait bon vivre.

Retour à Querétaro le 5 avril.

  1. Le mot Querétaro signifie « le lieu des rochers » en langue tarasque du peuple Purépecha ou bien « le plus grand jeu de balle » en otomi. La ville est fondée en 1531, pendant la conquête du Mexique, par le conquistador espagnol Hernán Pérez Bocanegra y Córdoba et l’Indien otomí Conín (es).
    Santiago de Querétaro est situé à 1,900 m d’altitude.  Située dans le centre-nord du Mexique, Santiago de Querétaro, également appelée Querétaro (prononcé en espagnol : keˈɾetaɾo), est une ville culturelle qui compte 878 931 habitants et une agglomération de plus de 1,5 million d’habitants. Elle fut longtemps considérée comme la troisième plus grande ville de la nouvelle Espagne et le théâtre de drames politiques majeurs de la préparation de la Révolution à la signature du traité de Guadalupe Hidalgo qui céda la moitié du territoire mexicain aux États-Unis. L’empereur Maximilien y fut fusillé.
    Querétaro est située au centre de la fertile plaine du Bajio et se consacre essentiellement à la viticulture, à l’agriculture en général et à l’élevage.
    Ville industrielle de premier plan, elle n’en garde pas moins un immense centre historique de toute beauté inscrit au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Belle et paisible ville, Querétaro est un joyau colonial mêlant le baroque au style mudéjar.
    Sources : Wikipedia – UNESCO –
    Site Web : https://www.queretaro.gob.mx/ ↩︎
  2. https://sergestarno.com/wp-content/uploads/2025/04/lettre_aux_amis_no_65.pdf ↩︎