Archives pour la catégorie Lettres de Serge

République Démocratique du Congo : Quand le silence met des vies en danger

Les femmes sourdes de Goma nous rappellent une vérité universelle : l’égalité ne se mesure pas à l’aune des mots couchés sur le papier, mais à celle de l’accès réel aux droits et aux opportunités. Dans une guerre où tout semble urgent, elles montrent que l’inclusion ne peut attendre ; c’est une nécessité humanitaire. Elles se battent pour le droit de vivre pleinement, de prendre des décisions concernant leur corps et de participer à la société comme tout le monde.

1er décembre 2025

Par Monique Kabanza Sebiguri. Publié avec l’accord de l’auteur.

À Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), la guerre ne se contente pas de détruire les maisons et les routes. Elle brise les liens, réduit les voix au silence et limite les opportunités. Au milieu de cette tourmente, une lutte invisible se déroule, menée par celles dont on entend rarement parler : les femmes et les filles sourdes. Elles vivent dans un monde qui refuse de parler leur langue, dans une société qui confond le silence avec l’ignorance ou la soumission. Pourtant, leur silence n’est pas un choix. Il découle directement d’une exclusion systémique qui les prive de leur droit à l’information, à la santé et à l’autonomie corporelle.

Je me souviens d’une scène qui m’a profondément marquée. Dans un petit centre de santé situé à la périphérie de la ville, une jeune femme sourde essayait d’expliquer sa douleur à l’aide de gestes et d’expressions. Les professionnels de santé, débordés et surchargés, ne pouvaient pas lui répondre. Ils ne disposaient ni d’interprète, ni d’outils visuels, ni de formation pour les aider à communiquer avec elle. Pendant plusieurs semaines, elle a souffert en silence après qu’un préservatif s’est coincé dans son vagin.

Sans personne à qui se confier et incapable d’expliquer sa situation, elle a attendu, espérant que la douleur s’estompe. Lorsqu’elle est finalement arrivée à l’hôpital, il était trop tard. L’infection s’était propagée et elle a tragiquement perdu sa capacité à avoir des enfants. Malheureusement, cette tragédie n’est pas unique. Elle révèle à quel point le système a longtemps ignoré les besoins spécifiques des femmes sourdes. Il ne s’agit pas simplement d’une histoire sur la santé, mais d’une histoire sur la dignité humaine.

À Goma et dans les environs, les programmes de santé sexuelle et reproductive partent souvent de bonnes intentions, mais ne parviennent pas à inclure tout le monde. Les affiches, les campagnes radiophoniques et les réunions communautaires ciblent ceux qui peuvent entendre et lire, laissant les femmes sourdes sans information, exclues et non représentées. De nombreuses organisations humanitaires affirment que l’ajout de la langue des signes à leur travail coûte trop cher. Cependant, le véritable coût de l’exclusion se traduit par des souffrances évitables, des grossesses non désirées, des infections et des pertes humaines.

Pendant la guerre, cette marginalisation devient encore plus dangereuse. Les autorités ont envoyé des alertes concernant les blessures par balle par SMS et sur les réseaux sociaux, mais beaucoup de personnes n’avaient pas de téléphone portable et d’autres étaient coupées du monde en raison des coupures d’Internet. Les femmes sourdes ne pouvaient pas entendre les avertissements. Les messages sur la prévention du VIH, les violences sexuelles ou les avortements dangereux ne leur parvenaient jamais. Lorsqu’elles étaient victimes de viols ou d’abus, elles avaient du mal à les signaler, car personne ne pouvait interpréter leurs paroles. Dans les camps de déplacés, elles vivaient isolées, comptant sur des gestes approximatifs pour survivre. Lorsque les autorités ont demandé aux familles déplacées de rentrer chez elles, de nombreuses personnes sourdes n’ont pas compris le message et ont erré sans but. Leur silence, souvent confondu avec l’absence, cache une douleur collective et une résilience silencieuse.

Pour beaucoup d’entre elles, la santé sexuelle et reproductive reste hors de portée. Les consultations médicales reflètent rarement leur réalité. Les professionnels de santé, qui ne sont pas formés à la communication inclusive, partent souvent du principe que les femmes sourdes n’ont pas de vie sexuelle ou ne peuvent pas devenir mères. Ces préjugés dressent des barrières qui les empêchent d’exercer leur droit de choisir, de se protéger et de décider de leur propre corps. Certaines ont recours à des méthodes dangereuses ou à des avortements illégaux parce qu’elles ne disposent pas d’informations claires. Dans ce contexte, le manque de communication devient une autre forme de violence.

Pourtant, même dans ce contexte d’exclusion, des signes d’espoir apparaissent. À Goma, les femmes sourdes commencent à s’unir. Elles se réunissent dans de petits espaces discrets, souvent à l’Observatoire pour la défense des droits des personnes handicapées (ODDPH), pour partager leurs expériences et trouver des solutions. Ensemble, elles traduisent des brochures sur la santé en langue des signes, s’enseignent mutuellement comment parler de contraception, de consentement et de grossesse, et s’encouragent les unes les autres à revendiquer leurs droits. Leur force ne vient pas de leur voix, mais de leur détermination. Ces femmes prouvent que le leadership ne dépend pas de la parole, mais du courage.

L’une d’elles m’a dit par l’intermédiaire d’un interprète : « Nous ne voulons pas que les gens parlent à notre place, nous voulons qu’ils nous comprennent. » Ces mots simples résument bien le combat des femmes sourdes dans un monde qui refuse de les écouter. Elles ne cherchent pas la pitié, mais la reconnaissance. Elles ne demandent pas de faveurs, mais l’égalité. Elles n’attendent pas des promesses, mais des actes.

Les institutions locales et internationales ont la responsabilité vitale d’inclure les femmes sourdes, non pas comme un fardeau, mais comme une justice en action. Le changement commence par des mesures simples : embaucher des interprètes en langue des signes, produire du matériel de communication visuelle, former le personnel médical et communautaire à la communication inclusive et impliquer les femmes sourdes dans la conception des programmes. L’inclusion n’est pas une question de ressources, mais de priorités. Alors que la région se reconstruit, reconstruisons également la confiance et la dignité.

Les guerres peuvent prendre fin, mais leurs séquelles sociales perdurent. Parmi ces séquelles, l’exclusion des personnes handicapées, en particulier des femmes sourdes, reste largement invisible. La paix restera incomplète tant que nous n’entendrons pas leurs voix silencieuses. Écouter différemment est également un moyen de construire un avenir plus juste. Pour cela, nous devons repenser nos pratiques, nos budgets et nos mentalités.

Les femmes sourdes de Goma nous rappellent une vérité universelle : l’égalité ne se mesure pas à l’aune des mots couchés sur le papier, mais à celle de l’accès réel aux droits et aux opportunités. Dans une guerre où tout semble urgent, elles montrent que l’inclusion ne peut attendre ; c’est une nécessité humanitaire. Elles se battent pour le droit de vivre pleinement, de prendre des décisions concernant leur corps et de participer à la société comme tout le monde.

Leur combat est aussi le nôtre. Chacun d’entre nous, décideurs politiques, professionnels de santé, travailleurs humanitaires et citoyens, doit écouter, apprendre et agir. Soutenir les femmes sourdes ne consiste pas à leur donner la parole, mais à reconnaître leur humanité. Derrière chaque silence se cachent une histoire, une douleur et un rêve.

Alors que le monde avance, oubliant souvent ceux qui sont invisibles, nous devons nous rappeler que le véritable progrès dépend de notre capacité à inclure ceux qui sont laissés pour compte. Dans les gestes, les regards et la persévérance des femmes sourdes, nous trouvons un message puissant : l’inclusion commence par l’écoute.

Les femmes et les filles sourdes de Goma ne demandent pas la charité, mais la justice. Leur combat transcende le handicap et la guerre. Il fait appel à notre humanité commune. Leur message transcende le bruit du conflit et le poids du silence : « Nous sommes là. Écoutez-nous. »

À propos de l’auteur

Monique Kabanza, secrétaire exécutive de l’Observatoire pour la défense des droits des personnes handicapées (ODDPH), défend les droits des personnes handicapées en République démocratique du Congo. Elle milite pour l’inclusion des femmes et des filles handicapées dans les programmes de santé sexuelle et reproductive, défend le droit de chaque femme à l’autonomie corporelle et œuvre pour la pleine participation des personnes handicapées et d’autres groupes marginalisés aux processus humanitaires, de développement et de paix.

GENDER LINKS
TEL: +27(0)11 487 2829 
30 Gill Avenue, Observatory
Johannesburg, 2198, South Africa.

DRC: When silence puts lives in danger

December 1, 2025

By Monique Kabanza Sebiguri

In Goma, in the east of the Democratic Republic of Congo (DRC), war does more than destroy houses and roads. It breaks bonds, silences voices, and limits opportunities. Amid this turmoil, an invisible struggle unfolds, led by those we rarely hear: deaf women and girls. They live in a world that refuses to speak their language, in a society that mistakes silence for ignorance or submission. Yet their silence is not a choice. It stems directly from systemic exclusion that strips them of their right to information, health, and bodily autonomy.

I remember a scene that left a deep impression on me. In a small health centre on the outskirts of town, a young deaf woman tried to explain her pain through gestures and expressions. The healthcare workers, busy and overwhelmed, could not respond. No interpreter, no visual tools, and no training existed to help them communicate with her. For several weeks, she suffered in silence after a condom became stuck in her vagina. With no one she could trust and no way to explain her situation, she waited, hoping the pain would fade. When she finally reached the hospital, it was too late. The infection had spread, and she tragically lost her ability to have children. Sadly, this tragedy is not unique. It reveals how the system has long ignored the specific needs of deaf women. This is not simply a story about health; it is a story about human dignity.

In Goma and the surrounding areas, sexual and reproductive health programs often start with good intentions but fail to include everyone. Posters, radio campaigns, and community sessions target those who can hear and read, leaving deaf women uninformed, excluded, and unrepresented. Many humanitarian organisations insist that adding sign language to their work costs too much. However, the true cost of exclusion shows in preventable suffering, unwanted pregnancies, infections, and lost lives.

During war, this marginalisation becomes even more dangerous. Authorities sent bullet-injury alerts by text and social media, but many people lacked mobile phones, and internet blackouts cut others off. Deaf women could not hear the warnings. Messages about HIV prevention, sexual violence, or unsafe abortions never reached them. When they experienced rape or abuse, they struggled to report it because no one could interpret their words. In displacement camps, they lived in isolation, relying on rough gestures to survive. When officials told displaced families to return home, many deaf people missed the message entirely and wandered aimlessly. Their silence, often mistaken for absence, hides collective pain and quiet resilience.

For many of them, sexual and reproductive health remains out of reach. Medical consultations rarely reflect their reality. Health workers, without proper training in inclusive communication, often assume that deaf women have no sexual lives or cannot become mothers. Such prejudice builds walls that block their right to choose, to protect themselves, and to decide about their own bodies. Some resort to unsafe methods or illegal abortions because they lack clear information. Poor communication, in this context, becomes another form of violence.

Yet even within this landscape of exclusion, signs of hope appear. In Goma, deaf women are beginning to unite. They meet in small, discreet spaces, often at the Observatoire pour la Défense des Droits des Personnes Handicapées (ODDPH), to share experiences and find solutions. Together, they translate health brochures into sign language, teach each other how to talk about contraception, consent, and pregnancy, and encourage one another to demand their rights. Their strength does not come from their voices but from their determination. These women prove that leadership depends not on speech but on courage.

One of them told me through an interpreter: “We don’t want people to speak for us; we want them to understand us.” These simple words capture the struggle of deaf women in a world that refuses to listen. They do not seek pity but recognition. They do not ask for favours but equality. They do not wait for promises but for action.

Local and international institutions hold a vital responsibility to include deaf women, not as a burden, but as justice in action. Change begins with simple steps: hiring sign language interpreters, producing visual communication materials, training medical and community staff in inclusive communication, and involving deaf women in programme design. Inclusion is not a question of resources; it is a question of priorities. As the region rebuilds, let us also rebuild trust and dignity.

Wars may end, but their social scars endure. Among those scars, the exclusion of persons with disabilities, especially deaf women, remains largely invisible. Peace will stay incomplete until we hear their silent voices. Listening differently is also a way to build a fairer future. Doing so requires us to rethink our practices, our budgets, and our mindsets.

The deaf women of Goma remind us of a universal truth: we measure equality not by words on paper, but by real access to rights and opportunities. In a war where everything feels urgent, they show that inclusion cannot wait; it is a humanitarian necessity. They fight for the right to live fully, to make decisions about their bodies, and to take part in society like everyone else.

Their struggle is also ours. Each of us: policymakers, health professionals, humanitarian workers, and citizens must listen, learn, and act. Supporting deaf women is not about giving them a voice but about recognising their humanity. Behind every silence lies a story, a pain, and a dream.

As the world moves forward, often forgetting those invisible, we must remember that true progress depends on our ability to include those left behind. In the gestures, gazes, and persistence of deaf women, we find a powerful message: inclusion begins with listening.

The deaf women and girls of Goma are not asking for charity but for justice. Their struggle transcends disability and war. It calls on our shared humanity. Their message cuts through the noise of conflict and the weight of silence: “We are here. Listen to us.”

#SilentNoMore #PushForward4Inclusion

About the author

Monique Kabanza, Executive Secretary of the Observatoire pour la Défense des Droits des Personnes Handicapées (ODDPH), advocates for the rights of persons with disabilities in the Democratic Republic of Congo. She campaigns for the inclusion of women and girls with disabilities in sexual and reproductive health programmes, defends every woman’s right to bodily autonomy, and works for the full participation of persons with disabilities and other marginalised groups in humanitarian, development, and peace processes.

Danse de la paix. Rétrospective et nouveautés !

Quelle belle année grâce à vous !

C’est le cœur rempli de joie et de gratitude que l’équipe de Mouvement de paix retrace les moments marquants de la Danse de la paix. Nous avons décuplé le nombre de personnes qui ont vécu l’expérience Danse de la paix avec nous et vécu deux premières.

Cinq fois plus de gens se sont prêtées à l’expérience au sommet du mont Royal

~ Nous avons eu la chance d’être invité à faire vivre l’expérience aux participants du congrès Résonnance qui se tenait au Palais des Congrès de Montréal.

~ La Danse de la paix a débuté son tour du monde en traversant l’Atlantique pour aller semer son message d’unité et d’espoir à l’Université de Nantes, auprès de jeunes leaders de paix. Une première internationale des plus mémorable !

Allez voir la Danse de la paix sur grand écran !

Terre Promise est un documentaire rempli d’espoir et de beauté, qui donne la voix à des artistes et penseurs contemporains pour nous parler d’Amour.  

Nous sommes ravis que les réalisateurs aient choisi d’intégrer des images de la dernière édition de la Danse de la paix au sein du film.

C’était déjà si magnifique de vous voir danser le 20 septembre… sur grand écran, ça donne toute une autre perspective, grandiose et poétique.

Catherine animera l’échange avec le public lors de la projection du 13 décembre à Montréal… ce serait un plaisir de partager ce moment avec vous !

En salle présentement – Réservez vos billets sur www.vaverstoi.ca

On ne vous remerciera jamais assez !

MERCI à vous qui, par vos actions et vos paroles pacifiques, faites grandir Mouvement de paix et l’harmonie dans notre société !

MERCI aux bénévoles et fidèles partenaires sans qui la Danse de la paix ne pourrait être aussi magique :  Réseau pour la paix et l’harmonie sociale, Agora de la danse, Conseil des arts de Montréal, Ville de Montréal, Amis de la montagne, Proto Studio, Étienne Vézina, DJ Mtl, Domlebo, Petites mains et Zayat  Aroma.

Ces collaborations solides renforcent la portée de Mouvement de paix et confirment la place de Montréal comme ville d’art, de paix et de vivre-ensemble.

Revivez la Danse de la paix par ces témoignages vibrants

clip Lilia Ramos – clip Xavie Jean-BourgeaultBlogue de Serge St-Arneault

$outenez Mouvement de paix

Mouvement de paix est une OSBL qui existe grâce aux dons. Aidez-nous à poursuivre notre mission et offrir des activités pour la paix, accessibles à tous.

Merci beaucoup pour votre générosité !

AUTRE LIEN :

Danse de la paix au Belvédère Kondiaronk

Louise Ruelland, artiste-peintre

Il fait plutôt froid en ce samedi matin venteux. C’est une journée parfaite pour rester bien au chaud à la maison. Heureusement, un ami de Trois-Rivières m’a téléphoné et, grâce à lui, j’ai eu l’occasion de visiter une exposition d’artistes peintres dans les sous-sols de la cathédrale de Trois-Rivières.

La pièce est spacieuse et accueille une dizaine d’artistes qui exposent leurs créations, allant des petites miniatures aux imposantes toiles, en passant par des sculptures en bois. De mémoire, je n’ai pas souvenir d’avoir ressenti une émotion particulière devant des toiles. Je ne comprends pas pourquoi certains artistes-peintres tiennent tant à une disposition ou un éclairage spécifique lorsqu’ils exposent leurs œuvres. Je sais bien que beaucoup de gens sont émus par des œuvres d’art et je reconnais la beauté, le talent. Je suis également conscient de la rigueur requise pour exceller dans les arts, et je suis convaincu que l’inspiration est indispensable pour faire émerger une créativité.

Toutefois, lorsque j’ai atteint la dernière table, une émotion soudaine m’a submergé. J’ai été stupéfait de découvrir une toile qui semblait se projeter en trois dimensions. Il s’agissait d’une forêt multicolore qui semblait s’échapper du cadre posé sur son chevalet. Je n’avais jamais rien vu de tel auparavant. La magie qui s’opère n’est possible qu’en regardant de côté. De face, c’est juste une succession de taches de couleur. C’est tout simplement remarquable !

  • Pardonnez-moi, madame, mais comment avez-vous réalisé cette œuvre picturale ?
  • Je peins depuis plus de quarante ans, répondit-elle.
  • Cette toile a trois dimensions et pourtant, elle n’en a que deux. C’est la première fois que je fais une telle expérience.
  • Merci beaucoup, répéta-t-elle. Un jour, j’ai fait un rêve où je me voyais dans un atelier en train de peindre. J’en ai parlé à mon mari, et, depuis ce jour-là, nous avons aménagé un atelier dans notre maison. J’ai décidé de m’inscrire à l’université pour y suivre des cours. Les enseignants m’ont mis en garde contre les effets néfastes que cela pourrait avoir sur mon développement artistique, qui était déjà bien engagé. On m’a suggéré de persévérer dans cette voie.
  • Et d’où vient votre inspiration ?
  • Elle provient surtout de la nature. Lorsque l’inspiration disparaît, il ne faut plus rien ajouter à une toile.

Je vous invite à découvrir cette merveilleuse artiste-peintre sur le lien suivant :

Voici l’œuvre en question, qui est si remarquable qu’elle défie toute description en photographie.

Démarche Artistique, Louise Ruelland (extrait du site internet)

 Il y a de ça plus de 44 ans.

Je travaille l’huile sur toile à la spatule en explorant des sujets variés. Ma palette de couleurs est composée des jaunes, bleus, rouges, et blanc, pour réaliser les couleurs de profondeurs et qui s’applique en équilibre entre les tons chauds et froids.

Le maintien de la spatule est important pour donner des effets libres d’expression sans retoucher le premier geste sur la toile. Au début les premières pratiques sont importantes pour spécialement savoir refaire ces coups magiques du mouvement et la transparence. Depuis plusieurs années, je découvre l’intérêt dans mes compositions comme une scène toute ordinaire se transformer et laisser à l’autre quelques instants de réflexion pour en saisir l’essentiel.

Peindre est une activité intérieure que je qualifie presque de spirituelle. Et l’inspiration est aussi l’élément essentiel dans mes compositions, je laisse les coups de spatules créer l’illusion de la réalité entre l’abstrait et le réalisme. 

Ce qui définit bien mon approche artistique et qui fait vibrer mon sens de raffinement de la beauté afin de partager les commentaires que je reçois

« On entre dans vos tableaux comme si l’on en faisait partie”, « Vos tableaux nous mettent dans un état de bienveillance et de douceur ». 

Des idées subtiles qui se façonnent en une expression de fantaisie c’est pour créer des instants magiques qui vaguent entre la nature et l’imaginaire.

La continuité professionnelle de ma passion de l’art, à New York, en Italie et en France ainsi qu’ici au Canada, dans les revues artistiques et les critiques. Au revoir !

L’artiste-peintre Louise Ruelland et Serge St-Arneault

Conseil d’Administration de l’AMéCO

Notre Mission

     L’Association des médias catholiques et œcuméniques (AMéCO) entend favoriser la rencontre entre personnes dont le métier est de communiquer l’information provenant des Églises de toutes traditions et ceux et celles qui communiquent de l’information religieuse.

         Que ce soit par l’organisation de son congrès annuel, de la remise de prix d’excellence ou par tout autre événement, l’Association entend soutenir ses membres dans leur mission : communiquer la vie des Églises, tout en adoptant un esprit d’ouverture envers les grandes traditions religieuses du monde.

Histoire et objectifs de l’AMéCO

          C’est en 1968 que les directeurs de publications religieuses du Québec se réunissaient pour établir les fondations de l’Association canadienne des périodiques catholiques (ACPC), qui deviendra l’AMéCO en 2014.

      Au cœur de la Révolution tranquille, la presse religieuse ressentait également le besoin d’évoluer. Ensemble, les responsables se sont donné pour objectif de moderniser leurs périodiques afin de mieux répondre aux attentes de leurs lecteurs. Notons que dès ses débuts, l’association a offert à ses membres des sessions de formation. Un peu plus tard, l’idée de regrouper les publications religieuses pour créer un grand magazine catholique fut envisagée, mais certains membres, craignant la disparition de leur identité, ont choisi de s’éloigner.

          Après quelques années de stagnation, l’AMéCO connu une renaissance en 1976 grâce à l’influence de Mgr Lucien Labelle. L’association a alors cherché à répondre aux besoins de ses membres en diversifiant les thèmes abordés lors des congrès et en proposant chaque année des sessions de formation. Ainsi, depuis 50 ans, l’AMéCO s’affirme comme une présence essentielle et pertinente au service des publications religieuses du Canada francophone.

Conseil d’AdministrationMembres 2025-2026

Valérie Roberge-Dion, présidente

Valérie Roberge-Dion est directrice des communications au diocèse de Québec depuis 2019, et donc responsable de la revue Pastorale-Québec et de la webtélé ECDQ.tv. Formée en journalisme et en théologie, sa carrière est orientée par le désir de contribuer à des transformations positives en société et en Église. Elle a été auparavant journaliste pigiste, consultante, auteure, responsable des communications pour le Centre Québec Ixthus et pour le Centre Agapê, membre du comité de rédaction de la revue Notre-Dame-du-Cap.

Francis Daoust, administrateur

Francis Daoust est directeur de la Société catholique de la Bible depuis 2015. Diplômé en théologie, avec une spécialisation en études bibliques, il a enseigné, comme chargé de cours, à l’Université Concordia, à l’Université St-Paul, à l’Université Laval et à l’Institut de pastorale des Dominicains. Il fut également représentant de l’Amérique du Nord au sein de la Fédération biblique catholique située à Rome. Chroniqueur radio, conférencier et auteur, il tient à cœur l’importance d’actualiser le message de la Bible dans le monde d’aujourd’hui.

Simon Bournival, trésorier

Formé en théologie et en accompagnement spirituel, Simon Bournival est coordonnateur de la pastorale diocésaine et responsable des communications pour le Diocèse de Trois-Rivières. Engagé en Église depuis plus de 20 ans, il a cumulé plusieurs responsabilités : animateur et coordonnateur de Cap-Jeunesse du Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap (2007-2014), directeur des Équipes PACEM (anciennement la Fédération nationale des services de préparation au mariage) (2013-2015) et agent diocésain de pastorale (2015-2021). Proposer et annoncer l’Évangile par les médias fait partie intégrante de son parcours professionnel. bournival@diocese-tr.qc.ca

Renaude Grégoire, administratrice

Renaude Grégoire a une formation en théologie. Elle a travaillé dans divers milieux, soit en pastorale, en solidarité internationale, dans le service d’études bibliques populaire et en justice sociale. Elle a été directrice de la programmation de Radio Ville-Marie de 2005 à 2009 et elle a animé des émissions de 2002 à 2010. Actuellement, elle anime l’émission Questions d’aujourd’hui pour l’Office de catéchèse du Québec et Foi et Turbulences pour le Centre culturel chrétien de Montréal. De 2002 à 2005, et de nouveau depuis 2022, elle est à la rédaction à la revue Missions-Étrangères.

Serge St-Arneault, administrateur

Co-responsable de la Lettre aux Amis, bulletin d’information sur les Missionnaires d’Afrique (Pères Blancs), il est également membre de l’équipe d’animation du Centre Afrika situé au centre-ville de Montréal. Il détient un baccalauréat en théologie de l’UQTR (1980) et un certificat d’étude en missiologie du Missionary Institute of London, England (1987). Il a vécu vingt-cinq ans en Afrique soit dix ans au Congo (RDC), dix ans au Malawi et cinq ans en Zambie. Membre du regroupement de PolySeSouvient, il rédige un blogue principalement dédié au contrôle des armes à feu au Canada. 

Marie-Claude Lalondeadministratrice

Marie-Claude Lalonde est directrice nationale de l’organisme Aide à l’Église en Détresse Canada depuis près de 25 ans. Elle est diplômée en droit et gestionnaire. Elle s’est spécialisée en collecte de fonds depuis son arrivée à Aide à l’Église en Détresse. Elle est aussi communicatrice, chroniqueuse radio, conférencière et autrice. Elle a été présidente de Radio VM, du Centre culturel chrétien de Montréal et administratrice au sein du conseil d’administration de Communications et Société/ Médiafilm. 

OFFRE D’EMPLOI 2025

Coordonnateur ou coordonnatrice

L’Association des médias catholiques et œcuméniques (AMéCO) est présentement à la recherche d’une personne pour combler un poste à temps partiel de coordonnateur ou coordonnatrice, ce qui représente environ 100 heures par année. 

Vous êtes très autonome et débrouillard(e) sur les outils web? Vous aimez le travail d’équipe et le service à la clientèle? Ce poste est pour vous si vous aimez faire une différence pour une organisation, au rythme d’environ deux heures par semaine, principalement en télétravail. Un congrès annuel fin octobre offre la joie d’une rencontre en présentiel avec les membres de l’association.

Qualifications

Études ou expérience en secrétariat et bureautique, en communication, en marketing, en administration, ou une expérience pertinente liée au domaine de la coordination au sein d’organismes ou d’entreprises.

Compétences recherchées

  • Maîtriser les outils informatiques et la suite Office. Aisance pour le travail sur le Web (environnement Google, courriels, mise à jour de sites web, réseaux sociaux). La connaissance de la plateforme Yapla serait un atout (une formation sera offerte).
  • Maîtriser la langue française (autant à l’oral qu’à l’écrit) ;
  • Être autonome, capable de faire une planification et une organisation du temps de travail en fonction des priorités établies ;
  • Savoir rédiger dans ces styles rédactionnels : journalistique, de relations publiques, promotionnel, formats réseaux sociaux ;
  • Familiarité avec le vocabulaire et les réalités ecclésiales ;
  • Être capable de travailler en équipe ;
  • Faire preuve d’honnêteté et d’intégrité ;
  • Manifester un grand respect envers les bénévoles impliqués et être reconnu(e) pour offrir un service à la clientèle attentionnée.

Responsabilités

Sous la responsabilité du président du Conseil d’administration et de l’exécutif du conseil, la personne retenue devra :

  • Traiter la correspondance courriel sur une base hebdomadaire ;
  • Offrir une assistance aux membres pour la gestion de leur dossier d’adhésion ou de soumission de prix sur la plate-forme Yapla ;
  • Rédiger des textes mettant en valeur le travail des membres de l’association. Pour cela, communiquer pro-activement avec les membres et rechercher des contenus intéressants. Obtenir des images pouvant illustrer les contenus ;
  • Mettre en ligne des textes sur le site web (plateforme Yapla) et décliner ces contenus sur les réseaux sociaux ; 
  • Préparer et envoyer des infolettres périodiques réunissant l’information que le CA souhaite transmettre (via plateforme Yapla) ;
  • Participer à certaines rencontres du CA, pour favoriser la collaboration, le partage d’idées, la priorisation ; 
  • Production et envoi des cartes de presses de l’AMéCO ;
  • Préparer les documents pour le congrès annuel (listes d’inscriptions, dossiers, cocardes…) ; 
  • Être présent au congrès annuel, au moins en partie ;
  • Assumer toute autre tâche connexe.

Conditions de travail

  • Principalement en télétravail.
  • La répartition du travail est d’environ 1 h de suivis courriels et soutien aux membres chaque semaine, 1 h de gestion des communications (web, réseaux sociaux, infolettre occasionnelle…), 2 heures de réunion ou formation par mois, une réunion d’une journée en présentiel dans l’année, un congrès de deux jours en présentiel. Un peu plus de travail à l’approche du congrès annuel fin octobre.
  • Être disponible le jour (le soir sur demande seulement) ;
  • Entrée en fonction : dès que possible
  • Salaire : à discuter selon la formation et l’expérience

Faire parvenir votre curriculum vitae et une lettre de motivation à :

Valérie Roberge-Dion, Présidente du CA de l’AMéCO

  ameco.medias@gmail.com

Ma brève visite à Toronto du 8 au 12 octobre 2025

Je n’avais pas remis les pieds à Toronto depuis quarante ans. J’ai un vague souvenir de la Tour du CN qui, à l’époque, était la plus haute structure autoportante au monde. Elle a résolu les problèmes de signal de télévision causée par les gratte-ciels. Je me demande à quoi peut servir la Tour du CN depuis que les signaux numériques terrestres, par câble ou par satellite, ont remplacé les signaux analogiques. Quoi qu’il en soit, la Tour du CN attire de nombreux touristes.

Paul Johnston
Notre maison

Mon confrère Paul Johnston m’a guidé dans cet enchevêtrement de gratte-ciels qu’est maintenant devenu Toronto. Régulièrement, nous voyons des affiches illustrant la construction prochaine de nouvelles tours d’habitation. La densification s’intensifie.

Nous prenons le métro à la station Keele sur la ligne verte située à dix minutes de marche de notre maison.

Nous prenons ensuite la ligne jaune à la station St-George pour descendre à la station Queen’s Park.

Queen’s Park

Nous longeons l’Avenue Université. Près des Jardins d’Osgoode Hall, j’aperçois un écriteau indiquant l’emplacement de ce qui deviendra une nouvelle ligne de métro.

Jardins d’Osgoode Hall

Il s’agit d’un investissement de 70 milliards pour un total de 15 nouvelles stations. Comparativement, le prolongement de la ligne bleu à Montréal avec cinq stations et un budget de cinq milliards semble être peu de chose.

Voici d’autres photos du centre-ville de Toronto en route vers la Tour du CN.

Et une vue de Toronto du sommet de la Tour du CN.

Revenons en arrière. Le lendemain de mon arrivée le 8 octobre, j’ai découvert un petit parc appelé le ‘Lithuania Park’.

Mais, il faut se rendre plus au sud pour découvrir le ‘High Park’. Je n’ai pas eu le temps d’explorer l’ensemble du vaste parc ; tout ce que j’ai vu, c’est sa section nord.

En quelques mots, ce parc est une donation familiale de John et Jemina Howard à la ville de Toronto en 1873, qui permet la préservation d’un rare écosystème dans un parc naturel unique.

L’engagement d’un missionnaire blogueur

Je suis comme vous, j’utilise Facebook, même si je n’aime pas cette plateforme numérique. En effet, il est extrêmement difficile de trouver à nouveau des informations ou des documents que j’ai déjà publiés sur ce réseau social. Pour pallier ce problème, j’ai créé des blogues sur lesquels je peux facilement enregistrer des événements, des liens ou des nouvelles.

L’un de ces blogues a été créé en 2012 alors que je publiais des informations concernant la Southern Africa Province (PAC) sur le site Web www.mafrsaprovince.com. À ce moment, j’étais secrétaire provincial à Lusaka.

Bien qu’il soit toujours accessible aujourd’hui, ce blogue n’a pas été mis à jour depuis 2022. Il continuait pourtant de recevoir quotidiennement environ 50 visites, principalement de la part des jeunes confrères en formation.

Michael Chilufya Sata

Saviez-vous que, lors de la fête nationale zambienne, célébrée le 24 octobre 2012, le président de ce pays, Michael Chilufya Sata, a mis en lumière les réalisations remarquables de 18 personnes qui ont grandement contribué à son développement. Parmi elles se trouvait notre confrère Léopold Lalonde1 qui s’était installé en Zambie le 1er octobre 1956.

Ce blogue fournissait également des liens vers d’autres missions, telles que Faith and Encounter Centre Zambia (FENZA) en Zambie, le Centre for Social Concern (CFSC) de Kanengo au Malawi, The Kungoni Centre of Culture and Art au Malawi, le Centre Nazaré au Mozambique, les Sœurs Missionnaires Notre-Dame d’Afrique (SMNDA) et les Missionnaires d’Afrique à Rome. Certains autres liens ont disparu. Que deviendra le blogue de la SAP, dont la photo du « nouveau » Conseil Général qui y figure date de 2016 ?

L’Espace Perso de Serge (www.sergestarno.com)

Maintenir un blogue nécessite une vigilance constante pour trouver des informations pertinentes. De plus, le blogueur doit continuer de se tenir au courant des dernières tendances en matière de technologie numérique, qui évoluent constamment. Une fois qu’il aura maîtrisé son logiciel, le choix des nouvelles deviendra l’élément principal de la ligne éditoriale.

Bien que mon texte aborde plusieurs thèmes, je suis convaincu qu’il témoigne fidèlement de mon engagement envers la mission. J’ai donc choisi comme sous-titre : « Missionnaire sans limites ».

En menant vos investigations, vous trouverez des articles de presse sur divers sujets, des liens vers des émissions de télévision ou de radio, des conférences, des vidéos et mes propres écrits, dont plusieurs ont été publiés dans la presse canadienne, francophone et anglophone.

J’aborde souvent le thème du contrôle des armes à feu au Canada. Pourquoi ? Ma famille a été profondément touchée par la mort violente de ma sœur Annie, âgée de 23 ans, le 6 décembre 1989. Alors qu’elle assistait à son dernier cours à l’École polytechnique de Montréal, un jeune homme a tué 14 femmes avec une arme semi-automatique.

Cette tragédie a poussé les familles des victimes à s’unir pour demander l’interdiction totale de ces armes de guerre sur le marché canadien de la vente d’armes à feu. À l’époque, une pétition signée par plus de 500 000 Canadiens a été soumise dans ce but.

Il a fallu 35 ans de combat acharné pour convaincre le gouvernement canadien d’instaurer un programme d’acquisition de toutes les armes à feu semi-automatiques de type militaire, après avoir interdit leur importation, leur fabrication et leur utilisation. Ces armes sont redoutables et destructrices2. Il est clairement démontré que le nombre de décès par arme à feu est directement proportionnel à la quantité d’armes en circulation. Plus il y a d’armes à feu disponibles, et en particulier d’armes semi-automatiques, plus le nombre de morts augmente. Une part importante des victimes sont des femmes et des enfants.

Quelques statistiques

J’ai assez peu publié sur mon blogue entre 2011 et 2017. Cependant, depuis cette période, leur nombre a considérablement augmenté pour atteindre plus de 520. En ce qui a trait au nombre de visites, je compte environ dix à quinze personnes par jour, et plus de 68 700 visites au total. Il est important de noter que chaque visiteur peut effectuer plusieurs visites en lisant différents articles.

Les thèmes

L’Afrique occupe une place de choix sur mon blogue. Il comporte aussi des articles sur le dialogue interreligieux, des témoignages chrétiens et des liens vers le Centre Afrika de Montréal. Avec leur consentement, j’ai aussi intégré des écrits de confrères missionnaires dans ce blogue. J’ai également rédigé plusieurs articles de réflexion sur l’Église au Québec, en tenant compte de son contexte sociohistorique.

Ceci représente une manière différente de continuer ma mission, après 25 ans de vie missionnaire en Afrique.

Quels résultats ?

En définitive, l’audience des lecteurs est relativement restreinte, mais elle est néanmoins présente sur les moteurs de recherche du web. Les lecteurs viennent de divers horizons, notamment le Burkina Faso (501), le Brésil (509), la Belgique (570), l’Italie (671), la Zambie (1,022), l’Allemagne (1,333), la République Démocratique du Congo (1,810), la France (4,517), les États-Unis (6,390) et le Canada (42,607). De plus, je compte 101 abonnés qui reçoivent automatiquement mes publications.

Quel avenir ?

Qui peut vraiment prédire l’avenir ? En vérité, cela n’a pas réellement d’importance. Sauf si vous décidez de vous lancer dans le métier « d’influenceur » et que vous ne faites rien d’autre, un blogue personnel ne peut pas avoir une grande audience. Ce qui est crucial, c’est la capacité de créer des liens entre les gens en partageant un sujet d’intérêt commun.

Contrôle des armes à feu

Mon implication dans la question du contrôle des armes à feu au Canada revêt une dimension politique positive. Je continue d’investir de mon temps pour soutenir le regroupement de PolySeSouvient3 et pour dénoncer le lobby puissant des armes à feu Cela correspond, me semble-t-il, à notre charisme, et c’est une manière de perpétuer l’héritage politique du cardinal Lavigerie qui s’est fermement positionné contre la traite des esclaves.

Je vous encourage à explorer mon blogue en visitant la page « À propos » et à vous abonner. J’ai hâte de lire vos commentaires.

Par Serge St-Arneault, Petit Écho de la Société des Missionnaires d’Afrique, 2025 / 07, No 1163, Italie, pp 431 – 434


  1. Lien : The President’s Insignia of Mercy attributed to Léopold Lalonde: https://mafrsaprovince.com/index.php/2012/12/30/the-presidents-insignia-of-mercy-attributed-to-leopold-lalonde/. Léopold Lalonde est décédé le 10 mars 2017 à Sherbrooke, Canada, à l’âge de 89 ans. ↩︎
  2. À ce jour, le 11 octobre 2025, la bataille ne semble pas encore gagnée. Voir le lien suivant : Contrôle des armes sonnent l’alarme qu’à défaut de la part du gouvernement Carney d’interdire la vente d’armes d’assaut SKS, le programme fédéral de rachat se soldera par un gaspillage d’argent des contribuables. ↩︎
  3. PolySeSouvient est une organisation canadienne de défense du contrôle des armes à feu, fondée en réponse à la tuerie de Polytechnique en 1989 : https://polysesouvient.ca. ↩︎

Cinquième anniversaire du décès de Joyce Echaquan, 28 septembre 2025

Trois-Rivières, 28 septembre 2025

J’ai assisté à l’hommage offert à Joyce Echaquan dans le cadre du colloque et hommage à Joyce organisé au centre des congrès de l’hôtel delta de Trois-Rivières les 27 et 28 septembre 2025.

De fait, il s’agissait d’une cérémonie de recueillement, d’allocutions et de remerciements. J’ai été édifié par la simplicité et le témoignage de deux aînés, Mary Coon et Marcel Petiquay.

« Trop longtemps soumis, il est temps d’arrêter d’être des victimes. La décision est prise. Nous nous levons et réclamons nos droits. On ne peut pas effacer le passé et les violences, les agressions physiques et l’interdiction de parler notre langue maternelle, comme nous l’avons vécu dans les pensionnats. Aujourd’hui, nous nous relevons et retrouvons notre fierté avec l’aide du Créateur. Notre thérapie collective s’inscrit dans un cheminement spirituel. En marchant sur notre territoire, c’est-à-dire en reprenant possession de notre héritage ancestral, nous marchons ensemble vers notre guérison. »

Œuvre de Eruoma Awashish, artiste Atikamekw Nehirowiskwew d’Opitciwan. Titre : Justice pour Joyce 2020.

Plusieurs personnes ont pris la parole dont des membres de la famille, Jennifer Petiquay-Dufresne du Bureau du Principe de Joyce, Hon. Michèle Audette, sénatrice,Hon. Mandy Gull-Masty, ministre des Services aux Autochtones, Chef régional Francis Verreault-Paul (APNQL), Grand chef Constant Awashish (Conseil de la Nation Atikamekw), Chef Sipi Flamand (communauté Atikamekw de Manawan) et le regroupement des ambassadaires du Principe de Joyce. Des prestations musicales ont également été présentées dont celles de Maya Cousineau-Mollen, Beatrice Deer et de Mikon Niquay-Ottawa.

Le Principe de Joyce

J’ai cru comprendre que Joyce Echaquan aimait le violet, couleur maintenant associé à la couleur de sa spiritualité. Néanmoins, le Principe de Joyce a nettement dominé les discours.

Document complet PDF

Or, pour le moment encore, les gestes du gouvernement québécois sont d’ordre symbolique. La réconciliation tant souhaitée entre nos peuples doit s’accompagner de geste concret. Le Principe de Joyce a pour finalité de permettre aux Attikamek, ainsi qu’aux autres nations autochtones, de faire leurs propres choix. Pour y parvenir vraiment, une volonté politique doit admettre l’existence d’un racisme systémique et la combattre.

L’héritage de Joyce Echaquan est l’éveil d’une conscience collective globale sur le racisme. Ce travail de conscientisation continu. Notre motivation est d’y parvenir en mémoire de Joyce.

LIENS

Des cérémonies pour préserver la mémoire de Joyce Echaquan, cinq ans après sa mort

Des cérémonies ont eu lieu au Québec pour rendre hommage à Joyce Echaquan, une Atikamekw de 37 ans morte dans des circonstances troublantes il y a cinq ans dans un centre hospitalier de Joliette. L’affaire avait choqué le Québec en exposant les mauvais traitements dont peuvent être victimes les Autochtones dans les établissements de santé. Aujourd’hui, malgré des progrès, l’équité est encore loin d’être atteinte au Québec, qui ne reconnait toujours pas le racisme systémique malgré les appels d’organismes à le faire.

Cinq ans après la mort de Joyce Echaquan, « le temps des excuses est terminé »

Autre lien : Espace Perso de Serge

Non Au Racisme Systémique

Constant Awashish Ma première rencontre avec Constant Awashish remonte au mois d’octobre 2018 à La Tuque lors du Festival de chasse du Haut St-Maurice. Ce beau moment a eu lieu à l’hôtel de Ville grâce à l’invitation du maire Pierre-David Tremblay.

Sur la photo, on reconnaît Pierre-David Tremblay, maire de La Tuque, Michel Sylvain, maire de La Bostonnais, Adama Daou, Constant Awashish et Danny Chilton, du Conseil de la nation atikamekw, le père Serge St-Arneault, Cathy Mbuyi Tzaisweka, Jean-Marie Mousenga et Larry Bernier, maire de Lac-Édouard.

Deuxième fois, ce fut à Montréal le 26 novembre 2018 lors d’un événement organisé par la Ligue des droits et libertés au sujet du système d’intervention d’autorité atikamekw (SIAA) et son application.

C’est la troisième fois aujourd’hui que je croise le grand chef du Conseil de la Nation Atikamekw. Nous en avons profité pour nous rappeler nos souvenirs.

Constant Awashish et Serge St-Arneault

Le legs de Joyce

Texte et photos : Marie-Laure Josselin, Publié le 27 septembre 2025 – Radio-Canada, Récits numériques

Personne n’aurait l’idée d’enlever la peinture de Pierrette faite sur les vitres du Centre d’amitié autochtone de Lanaudière (CAAL) après l’événement, le drame, l’électrochoc. Trois femmes en habit traditionnel de dos dessinées avec la mention Justice pour Joyce qui rappellent ce qu’il s’est passé il y a cinq ans. Un prénom qui a marqué bien plus que ce coin de pays et la communauté atikamekw.

C’est un rappel pour dire qu’on n’a pas oublié, rappeler à la communauté qu’on est à la recherche de justice. On a fait de grands pas en avant avec la grande inspiration, le sacrifice de Joyce Echaquan. Personne ne devrait en faire un, résume la directrice du Centre d’Amitié Autochtone de Lanaudière (CAAL), Jennifer Brazeau, contenant difficilement ses larmes.

Quel chemin parcouru depuis la mort de Joyce Echaquan?

30 septembre 2025. L’INFO

C’est un drame qui a secoué le Québec et provoqué une prise de conscience collective quant au racisme envers les populations autochtones. On soulignait dimanche le cinquième anniversaire de la mort de Joyce Echaquan, une mère de famille de la nation atikamekw, dans des circonstances atroces au Centre de santé de Joliette, dans Lanaudière. Elle n’avait que 37 ans. Cette tragédie a mené à l’adoption de mesures pour assurer aux membres des Premières Nations un accès sans discrimination aux services sociaux et de santé. Yasmine Khayat dresse un portrait des réalisations accomplies et du chemin qui reste à parcourir.

Danse de la paix au Belvédère Kondiaronk

Le Belvédère Kondiaronk est un hommage à l’un des principaux artisans de la Grande Paix de Montréal de 1701. « Aujourd’hui (…) le soleil a dissipé tous ses nuages pour faire paraître ce bel Arbre de paix qui était déjà planté sur la montagne la plus élevée de la terre. » (Paroles attribuées à Kondiaronk (vers 1649 – 1701).

Trois cent vingt-quatre ans plus tard, le 21 septembre 2025, le soleil a de nouveau dissipé tous ses nuages sur la montagne. Le point de vue n’est cependant plus le même. Où est donc passé cet Arbre de paix dont parlait Kondiakonk ? Est-ce que, symboliquement, ce sont tous ces gratte-ciel qui pullulent au pied de la montagne ?

Quelques centaines de personnes de tout âge sont rassemblées ce jour-là pour la Danse de la paix, une initiative du Mouvement de paix fondé par Catherine Boulos[i].

En quelques mots

La Danse de la paix est propulsée par une intention aussi humble que grandiose :

  • Unir le Monde par une danse interculturelle pour la paix.
  • Il s’agit d’une courtepointe de mouvements, symboles de paix, enracinés dans des cultures et sagesses des quatre coins du monde.
  • ​Elle offre une voie pour manifester, tous ensemble, notre engagement envers une plus grande paix intérieure, avec les autres et avec la Nature.
  • Elle voyagera autour du monde pour semer un message de paix et d’unité.

Ce jour-là

Le Mont-Royal ne paraît pas très imposant sur la carte de Montréal, mais ses sentiers sont nombreux. Il m’a fallu plus d’une demi-heure pour me rendre de l’arrêt d’autobus de l’avenue des Pins au sommet. Oui, c’est vrai, j’ai pris un détour par le Chemin Olmsted, qui, soit dit en passant, part dans toutes les directions. Cela m’a permis de voir le Lac aux Castors.

L’événement du jour

L’endroit est non seulement symbolique, car il est associé à la paix depuis trois cents ans, mais il est magnifique. Des vacanciers de diverses nationalités sont déjà présents, et une ambiance sereine règne. L’organisation est en place, avec des stands d’accueil. Après une brève présentation et une explication du sens des différents mouvements de danse, Catherine Boulos guide la foule d’une voix calme et avec un large sourire.

Les premiers gestes de présentation de la paix en direction des divers points cardinaux m’ont profondément touché. Nous avons uni nos efforts pour apporter la paix dans le monde, en partant de nos propres cœurs, de nos corps, de nos regards et de nos paroles. Offrir la paix commence par soi-même, dans un état d’apaisement. C’est un acte d’amour.

J’ai ensuite pris conscience que je suis souvent déconnecté de mon corps. Mon travail et mes responsabilités me contraignent à rester constamment dans un état d’éveil intellectuel. Mais, là-haut, sur cette montagne, j’ai fait une pause salutaire. Danser au milieu d’une foule invite à la confiance mutuelle. Finalement, après avoir dansé, je suis resté dans un état de bien-être profond. Attendre sans raison particulière n’est pas une source de frustration, mais un instant de « présence » agréable.

LIENS


[i] Fondatrice de Mouvement de Paix, Catherine Boulos, est animée par la profonde conviction qu’ensemble on peut changer le monde… un pas à la fois. ​Catherine danse avec la Vie et cultive la Paix en elle et autour d’elle au quotidien.  Au fil de sa route, elle sème sourires, bienveillance et pas de danse. Enfant du métissage, elle porte le rêve de cocréer une danse mondiale pour la Paix. Depuis 2016, Mouvement de paix a collaboré et produit de multiples activités citoyennes visant à renforcer le soutien social, faire vivre des moments de joie collective et agir pour cultiver la paix en soi et autour de soi.  

Marche pour la Paix et la Réconciliation (Quatrième édition – 6 septembre 2025)

D’un cœur nouveau naît la paix. Un pas pour la paix, un avenir pour tous.

Un petit groupe de marcheurs s’est retrouvé au parc Walter-Stewart un peu avant 9 h 00 pour le début de la marche. Celle-ci a emprunté la rue d’Iberville jusqu’à la rue Notre-Dame pour bifurquer sur le boulevard René-Lévesque Est jusqu’à la cathédrale. Le Service de Police de la Ville de Montréal (SPVM) a accompagné les marcheurs avec grand professionnalisme, particulièrement aux intersections.

Certains se sont joints au groupe le long du parcours, mais un plus grand nombre a participé à la messe présidée par Mgr Christian Lépine. D’ailleurs, les chants liturgiques, magnifiquement animés, soutenaient sans cesse le thème de la paix.

MILLE COLOMBES

Que la paix soit sur le monde
Pour les cent mille ans qui viennent !
Donnez-nous mille colombes
À tous les soleils levants !
Donnez-nous mille colombes
Et des millions d’hirondelles !
Faites un jour que tous les hommes
Redeviennent des enfants !
De Mireille Mathieu

Conférence précédant la messe

Le père Médard Kwango, CMF, curé de Notre-Dame d’Anjou et vicaire épiscopal, a intitulé sa conférence ; d’un cœur nouveau naît la paix. Un pas pour la paix, un avenir pour tous. Entre autres, il a souligné que la Marche de la Paix et de la Réconciliation n’est qu’à sa quatrième année. C’est son souhait que des milliers de marcheurs se joignent à cet événement annuel dans les prochaines années. Il espère aussi que l’exemple de Montréal sera copié ailleurs dans le monde.

Événement organisé par Artisan de Paix en collaboration avec la Cathédrale Marie-Reine-du-Monde

Un pas vers la paix, un avenir pour tous !

Comme la montre si joliment notre bande dessinée, la paix commence par l’écoute, le respect et la volonté de construire un monde meilleur ensemble. C’est exactement ce que nous célébrerons lors de la 4e édition de la Marche de la Paix et de la Réconciliation !

Objectif de la marche.

  • Sensibiliser contre les guerres, les violences, les injustices, et les crimes contre l’humanité, commis contre des populations civiles sans défense, notamment les femmes et les enfants à travers le monde.
  • Mobiliser les masses autour de la fraternité et de la solidarité pour un monde harmonieux et respectueux des différences.
  • Œuvrer pour la justice et la paix.

Montréal 2024 – Au-delà du Festival

Par Jazz Police, 21 mai 2025 avec autorisation de traduction et publication.

Cet article a d’abord paru dans la revue « Jazz Police ».

Chaque été, pendant le Festival International de Jazz de Montréal, la ville s’anime d’une foule d’événements musicaux qui se poursuivent bien après la fin du festival. L’un d’eux a eu lieu le dimanche 30 juin 2024.

Le professeur Norman Cornett, expert renommé en études religieuses et amateur d’art, est également passionné de musique. Il a récemment organisé une messe inspirée du jazz ainsi qu’une exposition artistique intitulée « Jjaazexpo » au Centre Afrika. Cette organisation caritative aide les nouveaux arrivants africains à s’intégrer dans la communauté montréalaise. Le bâtiment abrite également des missionnaires à la retraite. Pour en savoir plus, veuillez consulter le site web : www.centreafrika.com.

Professeur Norman Cornett © Kevin R. Mason

Le professeur Cornett a abordé la question de la diversité, notant que les membres du public venaient de divers horizons culturels et parlaient différentes langues. Il a exprimé sa gratitude envers le public pour l’accueil chaleureux réservé à l’exposition. Il a expliqué que celle-ci avait été conçue en collaboration avec des artistes originaires de tous les coins du globe. Le thème central de la messe de jazz et de l’exposition était l’exploration de la relation entre le jazz et la spiritualité.

Père Serge St-Arneault © Kevin R. Mason

Pendant la cérémonie, le père Serge St-Arneault, qui présidait, a expliqué que le style musical choisi, le jazz, mettait l’accent sur l’improvisation. Par conséquent, il n’était pas impossible qu’il y eût des improvisations durant cette messe. Il a aussi abordé l’importance de l’harmonie dans les arts et la musique, ainsi que la puissance de la prière.

Susie Arioli © Kevin R. Mason

En 2009, la diva du jazz, Susie Arioli, a été récompensée du prix Oscar Peterson lors Festival International de Jazz de Montréal. Ce prestigieux prix met en lumière les artistes qui ont marqué de leur empreinte l’essor du jazz canadien. Pour débuter sa performance, elle a entonné avec brio et sans accompagnement musical, la célèbre chanson « Stormy Weather ».

Ensuite, on a diffusé un diaporama, suivi d’un hymne magnifique célébrant la bonté de Jésus-Christ, sa miséricorde pour les humains. La cérémonie s’est continuée avec une performance inspirée d’un rituel congolais. Un chant captivant en swahili, « Sifa Kwa Mungu », qui se traduit par « Gloire à Dieu », a retenti, ainsi que des danses entraînantes. Finalement, le père St-Arneault a conclu la séance par une fervente prière.

Le professeur Cornett a lu avec beaucoup d’émotion le psaume 30. Par la suite, le père St-Arneault a présenté l’écrivain et poète H. Nigel Thomas, qui a exprimé sa gratitude envers le professeur Cornett pour avoir organisé cette rencontre. Il a débuté avec le poème « They Call It Human », puis il a enchaîné avec « Apartheid ».

 Dr. H. Nigel Thomas. © Kevin R. Mason

Il a affirmé que l’apartheid semblait prendre fin vers le milieu des années 1990, mais il a remarqué que, malheureusement, nous en sommes à nouveau témoins dans certaines tragédies actuelles à travers le monde. Son poème, intitulé « I Am Not Your Negro », est une référence au long métrage éponyme réalisé par Raoul Peck, qui met en scène les écrits de James Baldwin. Ses performances poétiques étaient remarquables, suscitant profondeur et réflexion.

Le père Cornett a lu un extrait de la deuxième épître aux Corinthiens, au chapitre 8. Il a ensuite demandé au père St-Arneault de lire l’Évangile en anglais et en français, avec des « Alléluia » entonnés à intervalles réguliers. Le père St-Arneault a également abordé des préoccupations mondiales telles que le changement climatique, en soulignant que Jésus avait vécu à une époque difficile, marquée par la violence et les conflits.

Il a souligné que la mission de Jésus consiste à nous élever, et qu’il est crucial pour nous de saisir l’importance du pardon des fautes. Les chrétiens doivent demeurer fermes dans leur foi en dépit des perturbations et des angoisses qui assaillent le monde. Il a affirmé que notre mission consiste à nous apporter mutuellement du soutien, à tendre la main aux gens avec confiance, et à nous relever lorsque nous tombons. Malheureusement, notre foi se trouve trop souvent endormie, il est donc crucial que nous la ramenions à la vie. Il a demandé aux personnes présentes de partager leurs prières et la plupart d’entre elles étaient des prières pour la paix.

Le professeur Cornett a invité à nouveau Susie Arioli, déclarant : « C’est vraiment du jazz, à bien des égards. » Avant de reprendre le microphone pour une seconde chanson, Arioli a partagé son point de vue selon lequel, si les hommes abandonnent leur domination, nous pourrions tous communiquer harmonieusement. Elle a ensuite chanté une merveilleuse ballade intitulée « Now I Know », avec une touche de jazz captivante.

Père Serge St-Arneault prepares communion © Kevin R. Mason

Le père St-Arneault a conduit les participants dans la prière eucharistique et il a conduit l’auditoire dans la récitation du « Notre Père » en déclarant : « Nous formons une seule entité, car nous partageons un lien spirituel profond. » Ensuite, M. St-Arneault a offert le pain consacré à l’assemblée.

 Père St-Arneault & Rev. Joseph Tuitt © Kevin R. Mason

M. Cornett a chaleureusement accueilli Susie Arioli pour une troisième prestation en soulignant que chanter a cappella, c’est tout mettre en jeu, sans aucun accompagnement musical. Arioli a interprété « Spring », imprégnant la chanson d’une énergie dynamique. Le révérend Joseph Tuitt, un photographe américain couvrant le Festival International de Jazz de Montréal (FIJM), a eu l’honneur d’offrir une bénédiction pour conclure l’événement.

Avant de commencer, il a exprimé sa gratitude envers ceux qui l’ont invité. Il a profité de cette occasion pour exhorter tous ceux présents à remplir leurs cœurs de foi en passant une belle journée. De plus, il les a exhortés à admirer les chefs-d’œuvre artistiques exposés, car, selon lui, l’art constitue une forme d’expression spirituelle matérialisée.