Lors de sa conférence du lundi 16 février, tenue au pavillon Laurentienne de l’Université Laval, les orateurs ont examiné l’évolution historique de la Révolution tranquille, tout en analysant les défis contemporains liés à la laïcité au Québec.
Jean-Samuel Lapointe
Jean-Samuel Lapointe situe la Révolution tranquille entre le décès du premier ministre Maurice Duplessi, en 1959, et la fin de l’État-providence, en 1983. Cet épisode est cependant intimement lié à toute l’histoire du Québec. De la Nouvelle-France, identifiée à « Une foi, une loi, un Roi », à la guerre de la Conquête, puis au traité de Québec (1774), à l’Acte d’Union (1840) et, finalement, à l’Acte de l’Amérique du Nord britannique (1867), l’Église catholique a joué un rôle important, allant même jusqu’à s’immiscer dans les affaires sociales et culturelles.
D’autres moments historiques ont pavé le chemin du peuple canadien-français : la survivance, la revanche des berceaux, la Jeunesse étudiante catholique (JEC), le Refus global, pour aboutir à la réforme de l’éducation avec l’apparition des polyvalentes, des Cégeps et du réseau de l’Université du Québec. Sans oublier la Loi 101 sur la Charte de la langue française et l’émancipation des femmes.
Jean-Philippe Perreault
Jean-Philippe Perreault pose une question cruciale : « Que manque-t-il dans les débats actuels sur la laïcité ? » La réponse est simple : on évite soigneusement de mentionner la « religion ». Le gouvernement légifère sans considérer les groupes religieux comme des interlocuteurs légitimes.
Cela me fait penser au commentaire du rabbi Reuben Poupko, qui soulignait qu’au Québec, cela (la séparation de l’Église et de l’État) en Amérique du Nord, à l’exception du Québec, signifie que nous protégeons la religion de l’intervention du gouvernement. » « Au Québec, cela signifie que nous protégeons le gouvernement de l’intervention de la religion1. »
Selon Perreault, la laïcité ne se définit pas comme un concept impartial. Elle est plutôt une entité concrète qui prend forme dans un contexte culturel donné. Elle constitue un élément central des sociétés et une réponse à l’absence de sens. Il est crucial que la laïcité accueille favorablement d’autres quêtes de sens, telles que celles proposées par les croyances religieuses. La laïcité doit assurer la diversité.
En réalité, au Québec, la religion est souvent considérée comme une affaire personnelle et intime, reléguée à la sphère privée. Cependant, la religion est avant tout un phénomène social qui façonne une vision particulière du monde. Même dans un contexte de sécularisation croissante, la religion ne peut pas être réduite à une relique insignifiante et marginale. Sinon, la laïcité perd son caractère de neutralité et devient elle-même une sorte de religion.
Il est donc essentiel de protéger la liberté de conscience des croyants et des non-croyants. Or, au Québec, on observe un paradoxe : la laïcité est utilisée comme un outil de propagande politique.
“One of the difficulties of this conversation is that when you use the expression ‘separation of church and state’ anywhere in North America, besides Quebec, it means we will protect religion from the intervention of government,” Poupko said. “In Quebec, it means we will protect the government from the intervention of religion.” Rabbi Reuben Poupko↩︎
Sous la présidence d’honneur du peintre Gabriel Landry originaire de Natashquan et résident de Longueuil
Longueuil, le 16 février 2026
Lancée à l’occasion du Mois de l’histoire des Noirs, c’est le samedi 7 février dernier qu’avait lieu, à Montréal, le vernissage de l’exposition collective Divers Cités.
Tout en favorisant le dialogue interculturel et la visibilité des artistes issus de la diversité, cette exposition collective vise également à souligner le lancement d’une dizaine d’autres expositions d’arts visuels, qui seront présentées d’ici le 30 juin prochain dans des galeries d’art et des musées de Montréal.
Ces expositions ont lieu dans le cadre du 30 ème Rallye-Expos Vues d’Afrique 2026, lequel se déroule cette année sous la présidence d’honneur du peintre Gabriel Landry, originaire de Natashquan et résident de Longueuil. Présentée par le collectif Nouvim-Arts Expos, l’exposition Divers Cités à laquelle Gabriel Landry participe également comme artiste exposant et qui regroupe une vingtaine d’autres artistes, se poursuit jusqu’au 14 mars prochain, au Centre NA-RIVÉ situé au 6971 de la rue Saint-Denis à Montréal (QC) H2S 2S5.
L’exposition Divers Cités est ouverte au public les vendredis et samedis de 11:00h à 17:00h.
Le vernissage de l’exposition Divers Cités auquel ont assisté quelque 125 personnes, s’est déroulé en présence de plusieurs des artistes exposant.e.s ainsi que du commissaire de l’exposition, Bousmaha Seddiki et du président-fondateur du festival de cinéma Vues d’Afrique, Gérard Le Chêne. S’adressant à titre de président d’honneur du Rallye-Expos aux personnes présentes au vernissage, Gabriel Landry a tenu à souligner que l’honneur qu’on lui attribue dans le cadre de cet événement, revenait avant tout à chacun.e des artistes exposant.e.s ainsi qu’aux visiteur.euse.s de l’exposition.
À cela il ajoutait : « dans l’esprit de toute cette belle diversité d’humains dont nous faisons tous.tes partie, je profite de l’occasion pour citer ce proverbe africain dont l’humanité, à mon sens, a tant besoin qu’on se rappelle : « seul.e on va plus vite, ensemble on va plus loin » ».
Qualifiant son art de « symbolisme-cloisonniste », Gabriel Landry, à travers les tableaux qu’il présente à l’exposition Divers Cités, a tenu entre autres à rappeler cette belle universalité qui lui est si chère et à laquelle il associe son art.
De Natashquan, ce pays de neige et son village d’origine, aux déserts de sables; en passant par le Vivre-Ensemble et la Paix dans le monde, on peut y voir une association entre ces différents thèmes et les tableaux qu’il présente à cette exposition.
Trois de ces œuvres, à titre d’exemples, ont pour titre :
LES GALETS DE MON ENFANCE (un tableau rappelant l’hiver et son enfance à Natashquan).
LA ROSE DU TEMPS (faisant ainsi référence au désert et sa rose des sables)
et PASSERELLE DE LA PAIX (tableau associé au 16 mai – Journée Internationale du Vivre-Ensemble en Paix (JIVEP- 2024)
Un documentaire sur le parcours artistique de Gabriel Landry
Pendant le vernissage de l’exposition Divers Cités, la bande-annonce d’un documentaire était présentée aux visiteurs. Réalisé et produit par Akim Kermiche (AK Médias), ce documentaire, qui a pour titre C’EST DANS LE NOIR QUE LA LUMIÈRE EST LA PLUS BELLE et porte sur le parcours artistique Gabriel Landry, sera présenté à compter de mars prochain dans des endroits tels que : des maisons de la culture, des bibliothèques et autres. Ce même documentaire sera entre autres projeté lors du Festival Portugal International de Montréal (FPIM) 2026 qui se tiendra les 10, 11 et 12 juillet prochains, au 60 de la rue Rachel Ouest, coin Saint-Urbain à Montréal. Pour visionner la bande-annonce, cliquer ici :
À la projection de la bande-annonce du documentaire, s’en est suivi une conférence sur l’art africain contemporain, présentée par DR Fatih BOUZIDA.
Pour plus d’information :
Bousmaha Seddiki, Commissaire aux expositions et Leila Lyadini, Chargée de Projets artistiques
Conférence ce lundi 16 février 2026 de 20h à 22h à la salle Jean-Paul-Tardif (LAU-1334) du pavillon La Laurentienne de l’Université Laval situé au 1030 Av. du Séminaire, Québec, QC G1V 0A6.
Le Dialogue islamo-chrétien de Québec est un groupe citoyen créé à la suite de l’attentat du 29 janvier 2017 à Québec. Dans un contexte marqué par la douleur, l’incompréhension et la peur, des citoyens musulmans et chrétiens ont choisi de se rencontrer, de dialoguer et de bâtir ensemble des ponts durables.
Depuis sa création, notre groupe œuvre à promouvoir le vivre-ensemble, la compréhension mutuelle et le respect entre personnes de différentes confessions. Ces échanges ont permis de tisser des liens solides entre musulmans et chrétiens de la ville de Québec, mais aussi au-delà. Ils ont surtout montré que, malgré nos différences, nous partageons des préoccupations communes, notamment face aux récentes lois sur la laïcité adoptées par le gouvernement du Québec, qui touchent à la fois les citoyens musulmans, chrétiens et d’autres croyants.
Dans un souci de mieux informer la population, en particulier les personnes nouvellement immigrantes, notre comité organise une soirée de conférences intitulée : la laïcité québécoise incluant :
La réaction québécoise face à la religion
Un regard historique et sociologique
Deux conférenciers universitaires y proposeront :
• un éclairage sur la Révolution tranquille et la transformation du rapport des Québécois à la religion ;
• une analyse sociologique des enjeux actuels de la laïcité au Québec.
Cette activité s’adresse tout particulièrement :
• aux personnes issues de l’immigration,
• aux étudiants et étudiantes internationaux,
• aux jeunes adultes,
• et à toute personne qui s’interroge sur la place de la religion dans la société québécoise.
Au plaisir de vous rencontrer, Bernard Westerveld & Imed Jarras, au nom du Dialogue islamo-chrétien de Québec
Nous sommes à Québec depuis une semaine environ, Denis, Jean-Paul et moi. Je vous en reparlerai. Pour le moment, je tiens avant tout à remercier toutes les personnes qui sont venus au Centre Afrika le 27 janvier dernier. Vos récits m’ont profondément ému. Cinquante d’entre vous ont répondu à mon invitation, et je vous remercie du fond du cœur d’avoir été présents. Des personnes ont fait le déplacement depuis Trois-Rivières, comme ma sœur Lucie et son mari Daniel, ainsi que mon cher ami Gervais et sa conjointe Nancy. D’autres ont fait un long trajet depuis Châteauguay, tels que Mouna, Assou et leur fils Adam. D’autres encore sont arrivés de la rive nord, comme Sylvie de Deux-Montagnes, ou de Laval, comme Krysteen et Jean-François. Bien sûr, il y avait une grande représentation de Montréal. Je tiens à remercier chaleureusement Julien Cormier et Franck Billaud pour leurs magnifiques clichés, ainsi que Jay, le fils de mon cher ami André-Man, pour la superbe vidéo.
Julien Cormier, M.Afr, a partagé cet article sur sa page Facebook. Je suis profondément reconnaissant envers Julien pour notre rencontre à l’UQTR en 1976, qui m’a fait connaître les Missionnaires d’Afrique.
3 février 2026. Par Julien Cormier, M.Afr
Cela fait déjà quelques jours que cela traîne, mais, ce soir, une bénévole du Centre Afrika me dit : « Nous n’avons pas encore vu les photos de la fête organisée pour remercier et dire au revoir à Serge ? »
Effectivement, Serge St-Arneault, en collaboration avec Denis Walsh et Jean-Paul Guibila, va s’éloigner de Montréal pour une nouvelle aventure dans le quartier Saint-Roch, à Québec La mission rayonnera dans d’autres quartiers voisins (Vanier et Limoilou) et quelques églises encore ouvertes.
J’aurais aimé fournir plus de détails sur cet engagement de notre société missionnaire, mais je n’ai pas tous les renseignements nécessaires et c’est pourquoi j’ai reporté la publication des photos.
Voici quelques informations sur les trois confrères de l’équipe des Pères Blancs qui s’installeront au 345 rue Monseigneur-Gauvreau, dans une maison construite pour les ouvriers d’une usine de la basse-ville vers 1910-1920 :
— Jean-Paul Guibila, né en 1971 au Burkina Faso, a œuvré en tant que missionnaire au Congo, au Mexique et à Rome.
— Denis Walsh (1958) est originaire de Valleyfield. Il est revenu au pays en juillet dernier après une vingtaine d’années passées en mission au Burkina Faso.
— Serge St-Arneault (1955) est originaire de La Tuque et de Trois-Rivières. Il a été missionnaire en République démocratique du Congo, au Malawi et en Zambie. Pendant les dernières années, il a occupé le poste de directeur du Centre Afrika et a tissé de nombreux liens à Montréal.
Tous et toutes du Centre Afrika se sont donné rendez-vous pour une « dernière cène », un repas d’adieu où chacun a pu témoigner de son affection pour Serge.
L’initiative de fonder une résidence pour les Missionnaires de l’Afrique à Québec vient combler un manque que nous avons ressenti depuis la vente de notre maison du 110, chemin Sainte-Foy, il y a près de décennie. Cette communauté s’établit dans un quartier diversifié et animé, où, tout comme dans le reste du Québec, la présence du monde africain est tangible et où notre société missionnaire compte de nombreux alliés et proches.
Les Pères Blancs ont établi leur première résidence au Canada à Québec en 1901. Depuis, plus de 1000 missionnaires d’Afrique, dont plusieurs provenaient du Québec, sont partis pour l’Afrique. Des « Pères Blancs » et des « Sœurs Blanches » (officiellement connues sous le nom de Sœurs Missionnaires de Notre-Dame d’Afrique, SMNDA)
Notre « supérieur provincial », Bathélémy Bazémo, a signé une entente avec le cardinal Gérald Cyprien Lacroix, ce qui assure une base solide à notre engagement dans la pastorale du diocèse de Québec.
À Québec, une nouvelle manière d’être ÉGLISE est en train de naître, s’inspirant de l’enseignement du Pape François. Cette ÉGLISE ne se limite pas à la diffusion de l’enseignement de Jésus et à l’administration des sacrements pour ceux qui les demandent. Elle vise à incarner le mode de vie du Seigneur Jésus et à accueillir tous ceux qui viennent à l’église pour dire « merci mon Dieu », pour célébrer la vie (action de grâces, eucharistie). Elle se distingue en offrant une écoute attentive et un accueil solidaire à tous les membres de la communauté, qu’ils soient chrétiens, musulmans ou non croyants. Cette approche s’inspire de l’expérience réussie de l’Église en Afrique depuis 150 ans et au Centre Afrika de Montréal depuis plus de trente ans.
Un bail immobilier a été conclu avec les Religieuses de Jésus-Marie, qui, pendant plusieurs décennies, ont assuré une mission éducative et sociale dans le voisinage de Saint-Roch.
À Montréal, au Centre Afrika, l’équipe a été relancée après l’interruption de la Covid-19. Elle est composée des Missionnaires d’Afrique Freddy Kyombo, directeur (Congolais RDC, ancien du Mali), assisté de Rita Toutant (du Manitoba, Sœur Blanche, missionnaire infirmière en Tanzanie), de David Gnadouwa (Togolais, ancien de Tunisie), de Francisco Javier Ambrosio Vargas, dit Pako (Mexicain, ancien du Congo). Vous les voyez tous dans les photographies ci-dessous.
Photos de Franck Billaud
Photos de Julien Cormier, M.Afr
Hommage à Serge St-Arneault, M.Afr, appelé à un nouveau projet pastoral à Québec
Le Centre Afrika de Montréal a rendu un hommage émouvant et authentique à son directeur Serge St-Arneault, M.Afr, appelé à un nouveau projet pastoral dans le quartier Saint-Roch, à Québec. De Trois-Rivières à Québec en passant par Malawi, République Démocratique du Congo et Montréal, le Révérend Père Serge St-Arneault est un prêtre de la congrégation des Missionnaires d’Afrique ou Pères Blancs.
Vidéo réalisée par Jay Mombo (mombofilm@gmail.com) et Bella Nasrallay (bellanasrallah7@gmail.com).
Un touchant et un bien bel hommage était adressé à Serge St-Arneault au Centre Afrika le 27 janvier dernier. En effet, Serge va s’éloigner de Montréal pour une nouvelle aventure dans le quartier Saint-Roch avec les Missionnaires « Pères Blancs » d’Afrique.
Toutes celles et ceux qui ont été touché par sa chaleur, sons sens de l’accueil et de l’humour, sa sagesse, son écoute… sont venus saluer Serge.
Parmi ses qualités et spécificités, il y a aussi cette capacité à surmonter tous les défis possibles avec une déconcertante sérénité et confiance. Oui Serge dispose d’une sorte de flegme teinté d’humour qui lui est propre. Chaque témoignage soulignait les présents de sa présence et de tout ce qu’il a apporté à tous ceux qui l’ont côtoyé. Ce qui m’a toujours épaté chez Serge est cette douceur enrobée de détermination ou l’inverse ? Quoi qu’il en soit Serge a su donner avec sa dévouée équipe une belle impulsion de renouveau au Centre Afrika après 2020.
Après dix ans d’absence, les Missionnaires d’Afrique (Pères Blancs) ouvrent une nouvelle résidence à Québec, au cœur d’un quartier reflétant la diversité africaine actuelle. Cette implantation marque le retour aux sources d’une congrégation établie au Canada depuis 1901, et qui a déjà envoyé plus de 1 000 missionnaires sur le continent africain.
Il ne fait aucun doute que Serge va continuer à œuvrer et faire rayonner sa joie autant que les actions des missionnaires. Merci pour tout Serge et à bientôt !
Cérémonie solennelle à l’invitation du maire de Québec, Bruno Marchand
J’ai été invité par le maire de Québec, Bruno Marchand, pour assister à une cérémonie solennelle en mémoire des six victimes de la tuerie du 29 janvier 2017 à la Grande Mosquée de Québec. Organisé pour la première fois sous l’égide de la Ville de Québec, l’événement a eu lieu dans l’ancien hôtel de Ville de Sainte-Foy. Environ 150 personnes étaient présentes en présence des familles des victimes et de nombreux dignitaires.
Dans le hall d’entrée, j’ai eu un entretien avec le ministre de la Sécurité publique, Gary Anandasangaree, au sujet du programme d’achat des armes d’assaut. Le processus est en marche, m’a-t-il dit. Il est confiant que la majorité des propriétaires d’armes à feu prohibées, en tant que bons citoyens soucieux de se conformer aux lois, profiteront du programme.
Tout juste avant le début de la cérémonie officielle, je me suis approché de Bruno Marchand.
— Bonjour, Monsieur le Maire. Nous nous sommes rencontrés l’année dernière à la Grande Mosquée.
— En effet. Aujourd’hui ! J’ai trois bonnes nouvelles à vous annoncer. La première est que je suis un nouveau citoyen de la Ville de Québec depuis hier matin.
— C’est très bien.
— La deuxième est que je suis un résident du quartier St-Roch.
Ses yeux se sont ouverts dans l’attente de la troisième nouvelle.
— Je suis l’un des trois nouveaux pasteurs de l’église St-Roch. Nous habitons tout près de l’église.
— Wow ! Nous aurons l’occasion de nous revoir. Bienvenue à Québec.
De son allocution, je retiens surtout l’insistance qu’il a accordée sur notre devoir de construire le vivre ensemble dans le respect mutuel. C’est d’ailleurs ce que le journaliste Taïeb Moalla du Journal de Québec a relevé : « Selon lui (Bruno Marchand), cette tragédie a aussi dévasté cette idée qu’à Québec, on peut vivre ensemble. Cette idée précieuse, fondamentale, qu’on peut, ici, vivre en sécurité, dans le respect de nos différences et dans l’amour de nos voisins. Cette idée que nous avons dû rebâtir ».
J’ai aussi apprécié les paroles du maire Marchand qui a affirmé que nos différences sont une richesse collective.
À la Grande Mosquée
Samedi, 31 janvier, j’ai assisté à un panel de discussion à la Grande Mosquée. Ce panel, animé par Mohamed Labidi, avait pour thème la lutte contre l’islamophobie, 9 ans après la tragédie de 2017.
Parmi les panélistes figuraient Amel Henchiri, Présidente de la Mosquée de Beauport, Aymen Derbali, l’un des blessés lors de la tuerie à la Mosquée ainsi que Nadia Kendil, psychologue. Cette dernière a brièvement présenté les mécanismes psychologiques qui se manifestent lors de traumatismes. Elle a beaucoup insisté sur la compréhension de ces mécanismes et l’importance des séances de thérapie.
Inévitablement, la question du voile a refait surface. Dans la communauté musulmane, le renforcement de la laïcité dans la sphère publique va à l’encontre du vivre ensemble. J’ai d’ailleurs abordé cette question en octobre 2018. Nous devons, me semble-t-il, retracer l’origine du problème. Je me cite : « le lieu du problème n’est pas tant chez ces femmes « voilées » qu’au niveau de notre perception liée à notre culture historique imprégnée de catholicisme. En parvenant à nous pacifier avec celle-ci, nous pourrions alors nous dégager émotionnellement de la question des signes religieux ostentatoires appartenant à d’autres religions. » (Voir l’article : Vers une respectueuse neutralité religieuse.)
Je fais la même analyse dans l’article suivant : Enseignants : quelle est la source du problème dans le port de signes religieux ?Autre citation : « L’ardeur que certaines personnes déploient à engloutir ce qui est lié à notre culture historique imprégnée de catholicisme les empêche ainsi de rester sereins en voyant certaines femmes musulmanes voilées (car elles ne le sont pas toutes !). En d’autres mots, la source du problème n’est pas tant chez ces femmes « voilées » qu’au niveau de notre perception liée à notre culture historique imprégnée de catholicisme. »
Fondamentalement, c’est une question de perception. Et personne ne peut prétendre avoir l’ultime regard véridique. Nous avons besoin de partager respectueusement nos regards « voilés » pour mieux vivre ensemble !
Premier rang : les panélistes. Seconde rangée : différents membres de la Grande Mosquée de Québec, incluant Boufeldja Benabdalla (deuxième à partir de la gauche), porte parole de la Grande Monquée. À droite : Serge St-Arneault, M.Afr
Selon le cardinal Jean-Paul Vesco, archevêque d’Alger, lors du premier Consistoire extraordinaire du pape Léon XIV, ce dernier affirmait : « Le monde a besoin d’une Église qui soit tranquillement missionnaire, fraternelle et humaine ». Cela ne fait peut-être pas beaucoup de bruit, dit-il, mais cela fait beaucoup de bien et permet d’avancer.
Être tranquillement missionnaire
Jean-Paul Guibila, Denis Walsh et Serge St-Arneault, tous Missionnaires d’Afrique, seront responsables d’une nouvelle insertion missionnaire dans le quartier Saint-Roch à Québec, et commenceront leur travail « tranquillement » au cours des prochains mois. Il est fort probable que cela débuteau début du mois de février 2026.
Ils ont la chance d’occuper une vaste résidence, propriété de la Congrégation des Religieuses de Jésus-Marie, sise sur la rue Monseigneur-Gauvreau. Elle est située entre l’église Saint-Roch, et la gare du Palais.
Notre maison située sur la rue Nonseigneur-Gauvreau, Québec.
L’archidiocèse de Québec leur accordera une formation pastorale. La présence de Jean-Paul, Denis et Serge s’insérera dans un vaste effort de revitalisation du quartier, qui est malheureusement renommé pour sa grande pauvreté et ses nombreux défis sociaux, dont le taux élevé d’itinérance. Par conséquent, leur acclimatation se fera « tranquillement ».
Être missionnaire
Monseigneur Jean Tailleur
Grâce à une initiative du conseil provincial des Amériques, Les Missionnaires d’Afrique ont formé cette équipe de trois confrères pour répondre à un besoin pastoral défini par le diocèse de Québec. Cela arrive à point nommé. En vérité, l’un des évêques auxiliaires, Monseigneur Jean Tailleur, se réjouit d’assister à un élargissement des services pastoraux plutôt qu’à leur réduction. Effectivement, dans plusieurs diocèses du Québec, de nombreuses églises sont mises en vente ou détruites.
Le diocèse a choisi le quartier de Saint-Roch pour plusieurs raisons. Tout d’abord, l’église du même nom possède une architecture patrimoniale remarquable. Construite entre 1914 et 1923, elle est la quatrième église érigée au même endroit depuis 1811. On la considère comme l’une des plus grandes églises de la ville.
Saint-Roch Catholic Church in Quebec City, Quebec. (Image courtesy of Google Maps)
L’intérieur de l’immense église.
Être humain
Nous apprécions particulièrement une citation du cardinal Lavigerie, qui a affirmé que « rien de ce qui est humain ne m’est étranger ». Au cours de la campagne antiesclavagiste du 23 décembre 1888, il a exprimé son profond respect pour chaque être humain en déclarant que l’injustice envers autrui révoltait son cœur, que l’oppression l’indignait et que la cruauté envers ses semblables ne faisait naître en lui que de l’horreur.
La nouvelle équipe de Missionnaires d’Afrique s’inspirera de son fondateur pour s’engager dans un quartier où se côtoient une mauvaise réputation et le renouveau. Pour la première fois depuis le début de leur présence à Québec il y a 125 ans, les ‘Pères Blancs’ redonneront un peu de vigueur à un diocèse en proie à de constantes transformations, souvent douloureuses. Nous le devons au nom des centaines de missionnaires qui sont originaires de ce diocèse.
Denis Walsh, M.Afr, Soeur Lourdes et Mgr Gérald Cyprien Lacroix, Archevêque de Québec et Mgr Juan Carlos Londoño, évêque auxiliaire.
Au Temps des Fêtes et à l’approche du Nouvel An on porte tous.tes en soi nos propres souvenirs…
Crédit photo : Akim Kermiche (AK Médias)
Pour l’occasion, l’idée m’est venue de vous partagerun souvenir d’enfance qui m’est très cheret que je vous livre à travers ce tableau qui a pour titre LES GALETS DE MON ENFANCE à Natashquan.Sur ces mots, je vous souhaite ainsi qu’à vos proches unHeureux Temps des Fêteset uneBonne Année 2026.
INVITATIONà visionner la bande-annonce du documentaireC’EST DANS LE NOIRQUE LA LUMIÈRE EST LA PLUS BELLE. Le documentaire en question qui porte surmon parcours artistique et mon art,est réalisé par le cinéaste Akim Kermiche(AK Médias).
Cliquer ici :
Gabriel Landry, Artiste peintre
Courriel : glandry@gabriellandry.com Cell. : (514) 894-0440 Pour visiter ma galerie virtuelle et mon site Web, cliquez ici :
Dès le début de l’année 2026, trois intervenants bien spéciaux emménageront dans le quartier Saint-Roch et contribueront à redonner vie à l’église du quartier et ses alentours. Deux prêtres et un frère des Missionnaires d’Afrique (connus autrefois comme les Pères Blancs) s’engageront à temps plein pour assurer une présence pastorale dans le quartier St-Roch. Cela permettra d’ouvrir les portes de l’église Saint-Roch davantage, d’accueillir le tout-venant, d’entretenir des liens avec les organismes communautaires. Après l’installation dans l’église du spectacle Aura de Moment Factory, voilà que la communauté chrétienne contribuera d’une façon renouvelée au dynamisme de ce milieu.
Il y a quelques mois, l’archevêque de Québec a reçu une visite surprenante : la communauté des Missionnaires d’Afrique lui annonçait la disponibilité de trois de ses membres pour rendre service. Leur volonté était de redonner à Québec, cette ville qui a longtemps été le port d’attache au pays de cette communauté, d’où ont émergé des centaines de vocations missionnaires. Le cardinal Gérald Cyprien Lacroix, touché et reconnaissant, a évidemment accepté cette offre. Deux Québécois et un Africain seront donc en service sous peu à Saint-Roch : Serge St-Arneault, natif de Trois-Rivières, Denis Walsh de Valleyfield et Jean-Paul Guibila du Burkina Faso.
Le cardinal Lacroix se réjouit de pouvoir accueillir une communauté qui a une grande expérience missionnaire et qui est reconnue pour son dévouement et son respect de toute personne. « L’église Saint-Roch est un lieu d’accueil, d’accompagnement et de célébration de la foi chrétienne. C’est avec gratitude et grande joie que nous accueillons ces collaborateurs. Je suis convaincu qu’ils s’enracineront dans la Basse-Ville et sauront être une présence au service de la vie et des besoins du milieu. Ils y vivront, ce qui leur permettra de créer des liens autant avec la population qu’avec les nombreux organismes communautaires. »
Le supérieur provincial des Amériques de la communauté, le père Barthélémy Bazémo, raconte le discernement qui a mené à cette offre. « Voilà bientôt 125 ans (1901-2026) que les Missionnaires d’Afrique, communément appelés Pères Blancs, ont été accueillis à Québec, sur la rue des Remparts. Au fil du temps, nous avons vu un signe de l’Esprit de Jésus dans l’accueil chaleureux et enthousiaste des Québécois, qui nous ont témoigné affection et soutien, et dont nous gardons un souvenir précieux. Un siècle plus tard, à la faveur du double jubilé (le jubilé 2025 de l’Église universelle et le bicentenaire de la naissance de notre fondateur, le cardinal Charles Lavigerie), du 350e anniversaire de la fondation de l’Église de Québec, et surtout encouragés par les orientations missionnaires de notre chapitre général de 2022, la province des Amériques de la Société des Missionnaires d’Afrique s’est engagée dans un processus de discernement qui a conduit à l’élaboration d’un projet missionnaire dans l’archidiocèse de Québec. L’équipe pourra répondre aux priorités pastorales de l’archidiocèse, avec une ouverture au dialogue interreligieux, sans oublier le service au nombre croissant d’Africains (étudiants et professionnels) qui s’établissent à Québec et dans la région. »
Il n’y avait pas eu de prêtre à temps plein à Saint-Roch depuis 1995! L’église Saint-Roch fait partie maintenant de la paroisse Sainte-Marie-de-l’Incarnation, qui elle-même appartient à l’unité pastorale Limoilou-Basse-Ville-Vanier. L’équipe d’animation de cette communauté élargie se réjouit de l’arrivée des renforts qui seront dédiés à Saint-Roch, où les besoins sont grands. Fondée en 1868, à Alger, par le cardinal Charles Lavigerie, les Missionnaires d’Afrique ou Pères Blancs sont un institut constitué d’hommes de toutes nationalités, prêts à s’engager dans un style de vie marqué par l’esprit de famille et par le travail en commun.
Redevenu un secteur difficile, Saint-Roch a besoin d’un « effet tremplin » pour sa relance. Inspiré par Jean-Paul L’Allier, le ministre Jean-François Simard a l’ambition d’en faire « un quartier universitaire » et promet une annonce en ce sens en janvier.
En mémoire des victimes du féminicide survenu en 1989 à l’École polytechnique de Montréal, la mairesse de Montréal, madame Soraya Martinez Ferrada, et la présidente du Comité Mémoire, madame Catherine Bergeron, ont invité la population à assister à l’illumination des 14 faisceaux lumineux au Chalet du Mont-Royal (Belvédère Kondiaronk) le samedi 6 décembre à 17 heures. Pour une deuxième année consécutive, un quinzième faisceau a été illuminé en mémoire de toutes les femmes victimes de féminicide depuis tant d’années.
Je me souviens d’elles…
(en ordre de gauche à droite)
Sonia Pelletier, Anne-Marie Edward, Anne-Marie Lemay, Annie St-Arneault, Barbara Daigneault, Geneviève Bergeron, Barbara Klucznik-Widajewicz, Maud Haviernick, Annie Turcotte, Hélène Colgan, Nathalie Croteau, Maryse Leclair, Maryse Laganière et de Michèle Richard.
Pour que plus jamais une telle violence ne se reproduise.
Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai participé à cette sobre cérémonie. Depuis quelques années déjà, la cérémonie a lieu à l’intérieur du chalet pour éviter une température glaciale comme cela s’est souvent produit. Bref, cette fois-ci, j’ai eu le privilège, avec Heidi de PolySeSouvient, de m’entretenir avec le premier ministre Carney au sujet de nos préoccupations. Nous avons réitéré notre demande d’actions concrètes et significatives pour mettre en œuvre les lois déjà votées concernant l’usage des armes à feu au Canada et, plus spécifiquement, l’interdiction des modèles d’armes semi-automatiques responsable de tueries de masse. Nous avons eu le sentiment d’avoir été compris.
Après notre entretien privé, j’ai mentionné que j’étais prêtre et Missionnaire d’Afrique. C’est alors que Mark Carney m’a dit que son épouse, Diana Fox, avait vécu de nombreuses années en Tanzanie. Je l’ai donc remercié en kiswahili et il m’a répondu dans la même langue… avec un large sourire.
Mark Carney, Gabriel Comby, étudiant de Polytechnique et Serge St-Arneault
Sous la présidence d’honneur de Sister Gayatri Naraine, représentante des Brahma Kumaris aux Nations Unies, deux invités de marque ont pris la parole. Il s’agissait de la princesse Maria-Anna Galitzine, petite-fille du Bienheureux Charles d’Autriche, dernier empereur d’Autriche-Hongrie, et d’Olivier Béraneck, enseignant, délégué FIMB Monde et directeur du pôle Éducation FIMB Canada.
Sister Gayatri Naraine, Olivier Béraneck et la princesse Maria-Anna Galitzine.
BIOGRAPHIE de la princesse Maria-Anna Galitzine, archiduchesse d’Autriche
Princesse Maria-Anna Galitzine
La princesse Maria-Anna Galitzine est la fille de l’archiduc Rodolphe d’Autriche, fils cadet de l’empereur Charles d’Autriche et roi de Hongrie, et de l’impératrice Zita, née princesse Bourbon-Parme. Sa mère était la comtesse Xenia Tshernyschev Besobrasov, descendante de la noblesse russe. Elle est née en 1954 à Bruxelles. Elle a passé ses sept premières années en Afrique.
Élevée en exil après la chute de l’Empire austro-hongrois, Maria-Anna a passé ses années de formation en Europe, où elle a reçu une éducation traditionnelle en Belgique. À l’Université catholique de Louvain, elle a obtenu une maîtrise en économie et finance avec une mineure en politique. Elle a été profondément influencée par la foi catholique profonde de sa famille et son engagement dans le service public.
En 1981, elle a épousé le prince Piotr Galitzine, membre de la plus ancienne et la plus célèbre famille noble de Russie. Ensemble, ils ont six enfants et ont vécu dans divers endroits à travers le monde, notamment dans le New Jersey, en Californie, au Luxembourg, en Russie, dans l’Illinois et maintenant au Texas. Elle parle allemand, français, russe et anglais.
En 1992, elle a fait partie du comité d’organisation du « Congrès de la famille » au Luxembourg, une semaine de conférences et de séminaires interreligieux sur tous les aspects de la famille (éducation, mariage, divorce, drogue, adoption, enfants handicapés, avortement, vieillesse…).
De 1993 à 2008, elle a vécu à Moscou, où elle a été :
Membre du comité « Village Church », organisant des concerts afin de collecter des fonds pour la reconstruction d’églises dans des villages russes, créant ainsi un nouveau centre de vie pour les villageois.
Membre du Club international des femmes, dirigeant pendant plusieurs années le groupe d’architecture. Membre du conseil d’administration de l’école allemande de Moscou, responsable du personnel.
Présidente du comité d’organisation de l’événement caritatif annuel « The Winter Ball », qui parraine une clinique pour enfants spastiques à Saint-Pétersbourg, puis un hôpital pour enfants atteints de cancer à Moscou.
Aujourd’hui, en Amérique, la princesse Maria-Anna est la marraine de la Ligue de prière de l’empereur Charles, un mouvement dédié à la cause de canonisation de son grand-père, le bienheureux Charles d’Autriche, béatifié par le pape Jean-Paul II en 2004. Elle est profondément engagée à préserver son héritage en tant qu’artisan de la paix, père de famille et homme aux vertus héroïques pendant l’une des périodes les plus turbulentes de l’histoire européenne. Elle promeut son exemple spirituel et son message de réconciliation dans le monde d’aujourd’hui.
Princesse Maria-Anna Galitzine et Serge St-Arneault
BIOGRAPHIE d’Olivier Béraneck, Délégué FIMB Monde
Olivier Béraneck
Diplômé en Sciences Politiques de l’Université de Montréal, Olivier Béraneck est aujourd’hui enseignant au primaire. Consultant à la non-violence depuis plus de 30 ans, il met en place divers projets dans le cadre de l’Académie des Ambassadeurs de la Paix. Il initie notamment des projets au Brésil, au Mexique et dans le milieu scolaire à Montréal.
Aujourd’hui, il continue de former activement enseignants, éducateurs et enfants de tous horizons pour faire face aux défis auxquels nous sommes tous confrontés. Plus de 18 300 élèves de tous âges et 960 enseignants ont bénéficié de sa pratique.
En 2000, il a créé la représentation canadienne de Femmes Internationales Murs Brisés Monde, un réseau d’entraide présent dans 108 pays.
En 2024, il est nommé Délégué FIMB Monde pour son engagement au service de l’éducation à la paix : une belle reconnaissance pour son travail de longue haleine et sa fidélité.
Quel message retenir ?
Le témoignage de la princesse Maria-Anna Galitzine est fascinant. L’histoire a profondément basculé au début du XXe siècle avec le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Un ordre établi depuis des siècles s’est écroulé en l’espace de quelques années.
Après la chute de l’Empire austro-hongrois, la famille royale de l’empereur Charles d’Autriche et roi de Hongrie, et de l’impératrice, s’est retrouvé dans l’indigence. Or, Charles d’Autriche, né le 17 août 1887 et empereur d’Autriche de 1916 à 1918, est également connu sous le nom de bienheureux Charles. Il est reconnu pour ses efforts pour mettre fin à la Première Guerre mondiale et pour son engagement en faveur de la justice et de la paix. Il a été béatifié par l’Église catholique en reconnaissance de sa vie chrétienne et de son œuvre sociale.
Charles d’Autriche est décédé à l’âge de 35 ans en exil sur l’île portugaise de Madère à la suite d’une pneumonie sévère mal traité. Il est mort dans la pauvreté absolue.
Or, aux dires de la princesse Maria-Anna Galitzine, son grand-père, très attaché à la foi catholique, s’est sacrifié pour la paix dans un environnement très hostile à son égard. Comment est-ce possible ?
Parallèlement, je retiens d’Olivier un élément dont je n’avais pas eu connaissance jusqu’à ce jour. Éducateur de formation, Olivier m’a mentionné que les jeunes d’aujourd’hui sont sujets à l’angoisse. Sur le plan mondial, nous assistons à de profonds bouleversements ; crise climatique, polarisation des discours politiques, remise en question des ententes commerciales et des frontières des états, recomposition des familles et coupures générationnelles, etc.
En fait, c’est ‘dans les airs’, comme des ondes. Je pense que les jeunes sont plus alertes que les aînés à percevoir ces ‘ondes’. J’en avais fait l’expérience à Jérusalem. J’avais le sentiment que les pierres émanaient des ‘vibrations’ de haine le long des rues étroites. Les enfants me lançaient de petites pierres pensant que j’étais juif. Je me suis promis de ne plus y retourner.
Bref, l’éducation à la paix est plus importante que jamais. Merci à Olivier qui déploie un admirable devoir d’enseignement depuis 25 ans par l’Académie des Ambassadeurs de la Paix.
Merci également à la compagnie artistique The Blue Swan Guild (Canada) pour leur performance de danse si apaisant pour l’âme.
L’événement s’est inscrit sous le signe du Serment de l’Humanité, une véritable charte de paix proposée par le réseau FIMB. Il a été présidé par Sister Gayatri Naraine, représentante des Brahma Kumaris aux Nations Unies (New York) et soutenu par Rajagopal P.V. et Jill Carr-Harris figures internationales de paix.
En ouverture
Après une prestation d’Hisham Béraneck-Khaldi au saxophone, Sister Gayatri a souligné la nécessité de raviver l’amour de la connaissance et de la vérité afin que les jeunes puissent « poursuivre leur parcours d’accomplissement en confiance ».
Des intervenants qui partagent leur vision d’une éducation à la paix
Les interventions de la princesse Maria-Anna Galitzine, petite-fille de l’empereur Charles d’Autriche, et d’Olivier Béraneck, directeur du pôle Éducation FIMB Canada, ont mis en lumière la valeur de gestes simples : renouer un lien authentique avec les autres, cultiver l’intériorité et préserver des moments d’élévation au quotidien.
La princesse Maria-Anna Galitzine s’est inspirée de ses grands-parents pour parler du sens du devoir, du rôle de la foi, de la fidélité aux valeurs chrétiennes et d’une culture de la paix basée sur l’amour du prochain.
Olivier Béraneck a partagé sa vision de l’éducation en tant que père, enseignant et citoyen. Selon lui : « La paix n’est pas l’absence de conflit. L’espoir et la paix existent parce que chaque geste et chaque pensée d’amour peuvent changer les choses. »
La paix grâce à l’art et la jeunesse
La compagnie d’artistes The Blue Swan Guild (Canada), L’âme de la danse, a offert une magnifique performance révélant que le calme intérieur est porteur d’une démarche véritable de paix.
Les jeunes du Centre communautaire Bon Courage, dirigés par Orlando Ceide, ont offert un slam de la paix, un témoignage de force et de courage. En voici un extrait :
« La guerre ne doit jamais avoir le dernier mot, jamais, le dernier mot est à nous, à nous qui marchons, qui portons la vie, qui refusons de plier. Je marche avec le courage pour compagne, je marche avec la paix pour horizon... »
Des invités d’honneur qui renforcent les liens de solidarité
L’événement a été enrichi par la présence de personnalités, toutes signataires du Serment de l’Humanité :
Rita Amabili, présidente et fondatrice Les Éditions Guido Amabili, auteure, théologienne et conférencière
Boufeldja Benabdallah, cofondateur de la Mosquée de Québec et président du Centre Culturel islamique de Québec
Cheikh Farah Jouini, de l’Ordre Soufi Naqshbandi
Eric Le Reste, coordonnateur des Brahma Kumaris Canada
André Michel, peintre-sculpteur ethnographe
Kadiétou Savadogo, directrice générale du Centre communautaire Bon Courage
Denitza Tsvetkova, co-directrice du Centre canadien d’œcuménisme
Mikaël Zayat, fondateur de Zayat Aroma et pionnier de l’aromathérapie intégrale en Amérique du Nord
Clôture : un moment de partage
L’événement s’est conclu par un moment convivial autour de bouchées offertes par les Brahma Kumaris Montréal, permettant de prolonger les échanges dans une atmosphère chaleureuse.
Femmes Internationales Murs Brisés (FIMB) est un réseau mondial d’entraide créé en 1990 par Evelyne Mesquida à Perpignan en France. Il est présent dans 108 pays. Ce réseau repose sur des valeurs élevées et plusieurs thématiques : Éducation, Humanitaire, Environnement, Art, Culture, et Sport, dans le but de rassembler dans l’entraide tous les acteurs de la société engagés pour un monde meilleur.
À PROPOS DES BRAHMA KUMARIS
Les Brahma Kumaris sont une organisation spirituelle mondiale qui enseigne le Raja Yoga, une méthode de méditation et de connaissance de soi. À l’échelle internationale, l’organisation a été fondée en Inde en 1937 et s’est développée en un réseau de plus de 9 000 centres dans une centaine de pays.