Tous les articles par Serge St-Arneault, M.Afr

Membre de la Société Missionnaire d'Afrique depuis 1986. A vécu en République Démocratique du Congo, au Malawi et en Zambie. Membre de l'équipe du Centre Afrika à Montréal depuis 2017.

Le Chœur de complies de Montréal chante complies à l’église Saint-Pierre-Apôtre

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 Vivez une expérience unique avec le Chœur de complies de Montréal le dimanche 23 novembre à 20h à l’église Saint-Pierre-Apôtre de Montréal (1201, rue de la Visitation). Vous y entendrez entre autres du plaint-chant, du chant grégorien, des motets du compositeur de la Renaissance Pedro Bermúdez, un psaume de Claude Goudimel ainsi que la première mondiale de « Les visions de la nuit » du compositeur Francisco Lequerica. Plongez-vous dans l’atmosphère de complies, le dernier office de la liturgie des Heures. Entrée libre, contributions volontaires. 

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Montréal, le 12 novembre 2025 — L’église Saint-Pierre-Apôtre de Montréal (1201, rue de la Visitation) résonnera des chants éthérés des complies le dimanche 23 novembre 2025, à partir de 20h, alors que le Chœur de Complies de Montréal présentera cet office du soir. Sous la direction artistique de Francine Nguyen-Savaria et Matthieu Latreille, cet événement promet d’être une expérience inoubliable pour les amateurs de musique et les personnes en quête de spiritualité.

Le Chœur de Complies de Montréal perpétue la tradition millénaire de la Liturgie des Heures au sein de la communauté du grand Montréal. Inspirés par leurs expériences lors de complies à Los Angeles et au Royaume-Uni, Francine et Matthieu s’engagent à partager ce trésor.

Les complies, dernier office de la journée dans la liturgie des heures, résonnent depuis des siècles auprès des Chrétiens. Issu du latin “completorium”, signifiant “achèvement”, cet office offre une conclusion empreinte de sérénité à la journée. Le répertoire, comprenant du plain-chant, du chant grégorien, deux motets de Pedro Bermúdez, un psaume de Claude Goudimel, le Nunc dimittis de Paul Smith ainsi que la création de « Les visions de la nuit » du compositeur Francisco Lequerica, transportera le public dans une atmosphère de paix intérieure. Toutes les performances sont « a cappella », favorisant ainsi une intimité entre le chœur, le public et le divin.

Tous sont chaleureusement invités à cette expérience, offerte sous forme d’entrée libre avec contribution volontaire, rendant ainsi l’événement accessible et inclusif pour tous.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Francine Nguyen-Savaria et Matthieu Latreille
Téléphone : (438) 921-0920
Courriel : OrganDuo.com@gmail.com

Politisation des institutions publiques américaines source de polarisation

Washington DC, 29 octobre 2025

C’est mon quatrième séjour à Washington DC1. Cette fois-ci, je me contente de me rendre à la Maison-Blanche, qui se trouve à une demi-heure de marche de notre maison. Je désire constater par moi-même les travaux qui ont cours à la Maison-Blanche. Qu’est-ce qui se passe réellement ?

Je reconnais l’église épiscopale St John au coin de la 16e rue NW et de H Street NW, également connue sous le nom d’« église des Présidents ». Elle se distingue par ailleurs par son engagement envers la justice sociale, le soutien aux minorités, et par ses actions en faveur de la réconciliation raciale. Le 1er juin 2020, l’église a fait les gros titres lors de la visite de Donald Trump, qui s’est rendu à cette église pendant les manifestations suivant la mort de George Floyd.

Le Lafayette Square est remarquablement paisible. Le ciel est nuageux. Comme l’année dernière, il est impossible de s’approcher de la grille principale sur l’avenue Pennsylvanie. La présence policière et des clôtures supplémentaires limitent l’accès.

Je comprends que les travaux imposés par le président Trump se déroulent sur la façade est, donc à gauche. Des panneaux blancs masquent la scène, ne laissant percer que le bruit des marteaux-piqueurs.

Même depuis la 15e rue, qui est surveillée par des policiers accompagnés d’un chien renifleur, il est impossible d’apercevoir quoi que ce soit. C’est juste à côté du bâtiment de la Trésorerie, là où a été signé le traité Webster-Asburton Treaty, le 9 août 1842, entre le Canada et les États-Unis.

Dans un article du Washington Post publié le 28 octobre 20252 et signé par Dan Diamond, celui-ci nous permet de comprendre comment le Président Trump a réussi à imposer sa décision de démolir la section est de la Maison-Blanche pour y construire une salle de bal pour recevoir jusqu’à mille invités.

Lors d’un discours prononcé à l’occasion d’un dîner de collecte de fonds pour la nouvelle salle de bal de la Maison-Blanche, le 15 octobre, le président Donald Trump a brandi une maquette d’une arche. (Demetrius Freeman/The Washington Post)

En effet, le projet vise également à ériger une arche qui ressemble beaucoup à l’arc de triomphe de Paris

Selon Dan Diamond, la Maison-Blanche a récemment congédié les six membres de la Commission des beaux-arts, une entité fédérale autonome chargée d’examiner certains projets de construction du président Donald Trump. Cela inclut son projet d’arc de triomphe et de salle de bal à la Maison-Blanche.

La commission, établie par le Congrès il y a plus d’un siècle et composée principalement d’architectes et d’urbanistes, a pour mission d’apporter son expertise et ses conseils au président, au Congrès et aux dirigeants locaux en matière de design pour les projets de construction dans la région de la capitale. Ses champs d’expertise incluent les bâtiments gouvernementaux, les monuments et les mémoriaux. Les dirigeants de la Maison-Blanche ont toujours demandé l’approbation de cette agence.

En réalité, c’est le président Joe Biden qui a désigné les six commissaires actuels pour un mandat de quatre ans, et certains d’entre eux auraient même vu leur mandat prolongé jusqu’en 2028. En juillet dernier, la Maison-Blanche a également mis fin aux fonctions des personnes nommées par Biden à la Commission nationale d’aménagement de la capitale, une autre agence d’urbanisme responsable d’examiner les projets de construction extérieurs à la Maison-Blanche.

La Commission des beaux-arts examine et vote traditionnellement sur les grands projets de la Maison-Blanche. Elle a examiné l’approbation d’un projet de pavillon de tennis supervisé par la première dame, Melania Trump, en 2019. Mais le président Trump pourrait contourner son examen de sa salle de bal en invoquant un précédent historique et son désir d’accélérer sa construction. En effet, en 1947, lors d’un affrontement avec le président Harry S. Truman, qui envisageait d’ajouter un balcon à la Maison-Blanche, le chef de l’Autorité de planification nationale de l’époque avait affirmé que le comité ne pouvait offrir que des conseils au président. Truman avait finalement réalisé son projet, montrant l’exemple que Trump semble prêt à suivre.

En conséquence, Trump a démoli l’aile est du bâtiment de la Maison-Blanche sans attendre l’approbation de leur commission.

De plus, en 2021, Biden a congédié les membres nommés par Trump à la Commission des beaux-arts et à la Commission nationale d’aménagement de la capitale. Les responsables de l’administration Biden justifiaient alors ces mesures en les décrivant comme un effort visant à diversifier les comités. Pour la première fois dans l’histoire des commissions, un président a forcé des membres en exercice à démissionner. Cette décision a suscité des critiques de la part d’experts en art et en architecture, qui ont accusé Biden de politiser leur travail.

Conclusion

Que ce soit chez les Démocrates ou les Républicains, on perçoit un fort sentiment de favoritisme, voire de népotisme ! Les États-Unis connaissent actuellement une accélération de la politisation de leurs institutions publiques. La Cour suprême, qui est le sommet du pouvoir judiciaire, illustre parfaitement ce phénomène. Effectivement, la désignation des magistrats revêt une grande importance sur le plan politique.

Question : la politisation des institutions publiques est-elle à l’origine de la division de la société américaine que nous observons présentement ? D’ailleurs, la polarisation a déjà touché d’autres institutions, y compris la famille et les institutions religieuses.

Je vous laisse avec cette pancarte, posée devant la clôture de la Maison-Blanche.

LIEN :

https://www.facebook.com/share/v/1MNLnaraVj

  1. Voir les liens suivants des séjours antérieurs : a) Arrêt à Washington DC – 22 août 2015 b) Washington D.C. d’hier à aujourd’hui – mon expérience c) Salvador Dali à Washington, 6 avril 2024  ↩︎
  2. White House fires arts commission expected to review Trump construction projects ↩︎

Ma brève visite à Toronto du 8 au 12 octobre 2025

Je n’avais pas remis les pieds à Toronto depuis quarante ans. J’ai un vague souvenir de la Tour du CN qui, à l’époque, était la plus haute structure autoportante au monde. Elle a résolu les problèmes de signal de télévision causée par les gratte-ciels. Je me demande à quoi peut servir la Tour du CN depuis que les signaux numériques terrestres, par câble ou par satellite, ont remplacé les signaux analogiques. Quoi qu’il en soit, la Tour du CN attire de nombreux touristes.

Paul Johnston
Notre maison

Mon confrère Paul Johnston m’a guidé dans cet enchevêtrement de gratte-ciels qu’est maintenant devenu Toronto. Régulièrement, nous voyons des affiches illustrant la construction prochaine de nouvelles tours d’habitation. La densification s’intensifie.

Nous prenons le métro à la station Keele sur la ligne verte située à dix minutes de marche de notre maison.

Nous prenons ensuite la ligne jaune à la station St-George pour descendre à la station Queen’s Park.

Queen’s Park

Nous longeons l’Avenue Université. Près des Jardins d’Osgoode Hall, j’aperçois un écriteau indiquant l’emplacement de ce qui deviendra une nouvelle ligne de métro.

Jardins d’Osgoode Hall

Il s’agit d’un investissement de 70 milliards pour un total de 15 nouvelles stations. Comparativement, le prolongement de la ligne bleu à Montréal avec cinq stations et un budget de cinq milliards semble être peu de chose.

Voici d’autres photos du centre-ville de Toronto en route vers la Tour du CN.

Et une vue de Toronto du sommet de la Tour du CN.

Revenons en arrière. Le lendemain de mon arrivée le 8 octobre, j’ai découvert un petit parc appelé le ‘Lithuania Park’.

Mais, il faut se rendre plus au sud pour découvrir le ‘High Park’. Je n’ai pas eu le temps d’explorer l’ensemble du vaste parc ; tout ce que j’ai vu, c’est sa section nord.

En quelques mots, ce parc est une donation familiale de John et Jemina Howard à la ville de Toronto en 1873, qui permet la préservation d’un rare écosystème dans un parc naturel unique.

L’engagement d’un missionnaire blogueur

Je suis comme vous, j’utilise Facebook, même si je n’aime pas cette plateforme numérique. En effet, il est extrêmement difficile de trouver à nouveau des informations ou des documents que j’ai déjà publiés sur ce réseau social. Pour pallier ce problème, j’ai créé des blogues sur lesquels je peux facilement enregistrer des événements, des liens ou des nouvelles.

L’un de ces blogues a été créé en 2012 alors que je publiais des informations concernant la Southern Africa Province (PAC) sur le site Web www.mafrsaprovince.com. À ce moment, j’étais secrétaire provincial à Lusaka.

Bien qu’il soit toujours accessible aujourd’hui, ce blogue n’a pas été mis à jour depuis 2022. Il continuait pourtant de recevoir quotidiennement environ 50 visites, principalement de la part des jeunes confrères en formation.

Michael Chilufya Sata

Saviez-vous que, lors de la fête nationale zambienne, célébrée le 24 octobre 2012, le président de ce pays, Michael Chilufya Sata, a mis en lumière les réalisations remarquables de 18 personnes qui ont grandement contribué à son développement. Parmi elles se trouvait notre confrère Léopold Lalonde1 qui s’était installé en Zambie le 1er octobre 1956.

Ce blogue fournissait également des liens vers d’autres missions, telles que Faith and Encounter Centre Zambia (FENZA) en Zambie, le Centre for Social Concern (CFSC) de Kanengo au Malawi, The Kungoni Centre of Culture and Art au Malawi, le Centre Nazaré au Mozambique, les Sœurs Missionnaires Notre-Dame d’Afrique (SMNDA) et les Missionnaires d’Afrique à Rome. Certains autres liens ont disparu. Que deviendra le blogue de la SAP, dont la photo du « nouveau » Conseil Général qui y figure date de 2016 ?

L’Espace Perso de Serge (www.sergestarno.com)

Maintenir un blogue nécessite une vigilance constante pour trouver des informations pertinentes. De plus, le blogueur doit continuer de se tenir au courant des dernières tendances en matière de technologie numérique, qui évoluent constamment. Une fois qu’il aura maîtrisé son logiciel, le choix des nouvelles deviendra l’élément principal de la ligne éditoriale.

Bien que mon texte aborde plusieurs thèmes, je suis convaincu qu’il témoigne fidèlement de mon engagement envers la mission. J’ai donc choisi comme sous-titre : « Missionnaire sans limites ».

En menant vos investigations, vous trouverez des articles de presse sur divers sujets, des liens vers des émissions de télévision ou de radio, des conférences, des vidéos et mes propres écrits, dont plusieurs ont été publiés dans la presse canadienne, francophone et anglophone.

J’aborde souvent le thème du contrôle des armes à feu au Canada. Pourquoi ? Ma famille a été profondément touchée par la mort violente de ma sœur Annie, âgée de 23 ans, le 6 décembre 1989. Alors qu’elle assistait à son dernier cours à l’École polytechnique de Montréal, un jeune homme a tué 14 femmes avec une arme semi-automatique.

Cette tragédie a poussé les familles des victimes à s’unir pour demander l’interdiction totale de ces armes de guerre sur le marché canadien de la vente d’armes à feu. À l’époque, une pétition signée par plus de 500 000 Canadiens a été soumise dans ce but.

Il a fallu 35 ans de combat acharné pour convaincre le gouvernement canadien d’instaurer un programme d’acquisition de toutes les armes à feu semi-automatiques de type militaire, après avoir interdit leur importation, leur fabrication et leur utilisation. Ces armes sont redoutables et destructrices2. Il est clairement démontré que le nombre de décès par arme à feu est directement proportionnel à la quantité d’armes en circulation. Plus il y a d’armes à feu disponibles, et en particulier d’armes semi-automatiques, plus le nombre de morts augmente. Une part importante des victimes sont des femmes et des enfants.

Quelques statistiques

J’ai assez peu publié sur mon blogue entre 2011 et 2017. Cependant, depuis cette période, leur nombre a considérablement augmenté pour atteindre plus de 520. En ce qui a trait au nombre de visites, je compte environ dix à quinze personnes par jour, et plus de 68 700 visites au total. Il est important de noter que chaque visiteur peut effectuer plusieurs visites en lisant différents articles.

Les thèmes

L’Afrique occupe une place de choix sur mon blogue. Il comporte aussi des articles sur le dialogue interreligieux, des témoignages chrétiens et des liens vers le Centre Afrika de Montréal. Avec leur consentement, j’ai aussi intégré des écrits de confrères missionnaires dans ce blogue. J’ai également rédigé plusieurs articles de réflexion sur l’Église au Québec, en tenant compte de son contexte sociohistorique.

Ceci représente une manière différente de continuer ma mission, après 25 ans de vie missionnaire en Afrique.

Quels résultats ?

En définitive, l’audience des lecteurs est relativement restreinte, mais elle est néanmoins présente sur les moteurs de recherche du web. Les lecteurs viennent de divers horizons, notamment le Burkina Faso (501), le Brésil (509), la Belgique (570), l’Italie (671), la Zambie (1,022), l’Allemagne (1,333), la République Démocratique du Congo (1,810), la France (4,517), les États-Unis (6,390) et le Canada (42,607). De plus, je compte 101 abonnés qui reçoivent automatiquement mes publications.

Quel avenir ?

Qui peut vraiment prédire l’avenir ? En vérité, cela n’a pas réellement d’importance. Sauf si vous décidez de vous lancer dans le métier « d’influenceur » et que vous ne faites rien d’autre, un blogue personnel ne peut pas avoir une grande audience. Ce qui est crucial, c’est la capacité de créer des liens entre les gens en partageant un sujet d’intérêt commun.

Contrôle des armes à feu

Mon implication dans la question du contrôle des armes à feu au Canada revêt une dimension politique positive. Je continue d’investir de mon temps pour soutenir le regroupement de PolySeSouvient3 et pour dénoncer le lobby puissant des armes à feu Cela correspond, me semble-t-il, à notre charisme, et c’est une manière de perpétuer l’héritage politique du cardinal Lavigerie qui s’est fermement positionné contre la traite des esclaves.

Je vous encourage à explorer mon blogue en visitant la page « À propos » et à vous abonner. J’ai hâte de lire vos commentaires.

Par Serge St-Arneault, Petit Écho de la Société des Missionnaires d’Afrique, 2025 / 07, No 1163, Italie, pp 431 – 434


  1. Lien : The President’s Insignia of Mercy attributed to Léopold Lalonde: https://mafrsaprovince.com/index.php/2012/12/30/the-presidents-insignia-of-mercy-attributed-to-leopold-lalonde/. Léopold Lalonde est décédé le 10 mars 2017 à Sherbrooke, Canada, à l’âge de 89 ans. ↩︎
  2. À ce jour, le 11 octobre 2025, la bataille ne semble pas encore gagnée. Voir le lien suivant : Contrôle des armes sonnent l’alarme qu’à défaut de la part du gouvernement Carney d’interdire la vente d’armes d’assaut SKS, le programme fédéral de rachat se soldera par un gaspillage d’argent des contribuables. ↩︎
  3. PolySeSouvient est une organisation canadienne de défense du contrôle des armes à feu, fondée en réponse à la tuerie de Polytechnique en 1989 : https://polysesouvient.ca. ↩︎

Expériences des agressions raciales des minorités visibles

Publication de Gisèle Mandiangu Ntanda

Dans le cadre du projet de recherche intitulé « Expériences des (macro et micro) agressions raciales des minorités visibles : comprendre pour mieux soutenir l’équité, la diversité et l’inclusion dans les Universités au Québec », nous sommes à la recherche des personnes étudiantes ou chargées de cours ou professeures afrodescendantes ou caribéennes qui étudient ou travaillent dans les Universités situées au Québec, ou qui ont étudié ou travaillé dans ces universités au cours de cinq dernières années, âgées de 18 ans et plus, pour participer à une entrevue individuelle (en visioconférence).

Ce projet de recherche est financé par le Conseil de recherche en sciences humaines du Canada, Subvention Savoir.

La durée prévue de l’entrevue est d’une heure (1h) – une heure trente (1 h 30). Il s’agit d’une participation confidentielle et que le nom de la personne participante ne figurera dans aucun écrit. L’entrevue sera enregistrée sur un support audio. Un montant de 30$ sera remis à chaque personne participante.

Pour plus de détails concernant ce projet, veuillez consulter le feuillet d’information en scannant le code QR.

L’équipe de recherche est composée de : Gisèle M Ntanda (UQO), @Naima Bouabdhillah (UQTR), Judith Lapierre (UL), Gina Lafortune (UQAM), Natalie Stake-Doucet-Doucet (UQAM), Léonel Philibert (UOF), Ruth Ndjaboue (UdS), Geneviève Rouleau (UQO), Drissa SIA (UQO), @Paulin Mularis (UOF) et Marcelline Bangali (UL).

Ce projet compte aussi sur la collaboration de : Elisa Ramirez Hernandez E (Comité EDI de l’UQO), @ Geneviève Côté et Katy Gélinas (elle /she /her) (Comité EDI de l’UQTR), Marie-José Naud (Comité EDI de l’UL) et l’Association étudiante en sciences infirmières du Québec (AESIQ).

Votre collaboration est précieuse pour nous permettre d’atteindre les objectifs de cette recherche. Nous vous en remercions chaleureusement.

QUARANTIÈME ANNIVERSAIRE DES FRANCISCAINS DE L’EMMANUEL À MONTRÉAL

Le 4 octobre dernier, j’ai accepté l’invitation de la Congrégation des Frères Franciscains de l’Emmanuel pour célébrer leur 40e anniversaire ainsi que leurs 25 ans d’implantation au Cameroun.

Le rassemblement s’est tenu à l’église Saint-Charles, située au 2111, rue Centre, à environ huit minutes à pied de la station de métro Charlevoix. En raison de mesures de sécurité, l’entrée principale est inaccessible et seules les portes latérales permettent d’accéder à l’intérieur de l’édifice. Selon les informations disponibles, les coûts de rénovation des tours seraient évalués à trois millions de dollars.

En bref, l’intérieur de l’église est majestueux, mais comment une petite communauté chrétienne peut-elle gérer la rénovation d’un bâtiment conçu pour accueillir des milliers de personnes ?

Malgré cela, les jeunes sont présents et contribuent activement aux célébrations. Certains d’entre eux résident même dans le presbytère, où vivent les quatre frères de la Fraternité des Franciscains de l’Emmanuel. J’en suis émerveillé.

Après la cérémonie religieuse, nous nous rendons dans les sous-sols de l’église pour écouter des récits personnels et visionner une vidéo présentant la communauté de frères établie au Cameroun. Cette communauté compte plus de vingt membres actifs engagés dans trois projets pastoraux.

Comme on dit, « Qui se ressemble s’assemble ». C’est donc avec plaisir que je retrouve Serge, mari de Marie-Thérèse Djeugo, deux personnes que j’ai eu l’occasion de rencontrer au Centre Afrika au tournant du millénaire.

Coordonnées : Les Franciscains de l’Emmanuel, 2111 rue du Centre, Montréal, Qc, H3K 1J5. Métro : Charlevoix, Téléphone : 514-762-4049 – franciscains.emmanuel@gmail.com

LIENS

Une nouvelle mission pour les Franciscains de l’Emmanuel, Delphine Bergeron, Métro, 29 août 2018

Les Franciscains de l’Emmanuel

Les Franciscains de l’Emmanuel Au Québec et au Cameroun (VIDÉOS)

RÉSIDENCE SAINTE TRINITÉ

Éditorial de la revue La Lettre aux Amis du mois de septembre 2025

Le salut commence ici-bas. (Mathieu 25,35)

Le fondateur des Missionnaires d’Afrique et des Sœurs Missionnaires de Notre Dame d’Afrique : le cardinal Charles Martial Lavigerie, ne cessait de rappeler aux membres qui l’on rejoint, de demeurer des personnes de foi, proches de Dieu qui les a appelés. C’est à partir de cette identité, qu’ils pourront valablement se lancer dans les différentes tâches telles que l’enseignement de la foi, les œuvres de charité, l’éducation scolaire, les soins médicaux, les travaux de développement, l’engagement pour la dignité humaine, etc.

Le témoignage du père Pierre Benson, un Missionnaire d’Afrique, illustre bien les propos de notre fondateur. En effet, la Société des Missionnaires d’Afrique a toujours œuvré pour la dignité du peuple de Dieu, en s’engageant dans la lutte contre l’esclavage en Afrique à l’époque où ce n’était pas si évident. Les Missionnaires d’Afrique ont une option claire pour : la justice et paix, et l’intégrité de la création.

Le salut (dont parle l’Évangile de Mathieu au chapitre 25, 31-46), commence dès ici-bas, dans l’engagement en faveur des peuples opprimés, des victimes des injustices sociaux et de tous les marginalisés de nos sociétés modernes. Ceux et celles qui s’engagent à soulager les souffrances des autres, à redonner l’espoir et le sourire aux personnes sur leur chemin, à montrer leur empathie à ceux qui n’en peuvent plus, reflètent mieux « l’humanité » tel que le créateur l’a imaginé.

Père Freddy Kyombo Senga, Missionnaire d’Afrique. 

Ils sont proclamés « bénis » pour le bien qu’ils ont fait même sans le savoir.

Chacune et chacun est capable de faire preuve d’humanité autour de nous. Soyons « bénis » pour la bonté en nous.

Mois missionnaire 2025 : « Missionnaires de l’espérance parmi les peuples »

Montréal, le 29 septembre 2025 

Alors que le Mois missionnaire s’apprête à débuter le 1er octobre, jour de la fête de sainte Thérèse de Lisieux, patronne des missions, tous les fidèles, ainsi que les hommes et femmes de bonne volonté, sont invités à célébrer et rendre grâce pour l’Église missionnaire dans le monde. Mission foi fait donc appel à la générosité des Canadiens afin d’apporter de l’espoir aux populations et aux missionnaires sur le terrain en soutenant les divers projets en cours à travers le monde, par l’aide matérielle et par la prière.

La Journée mondiale des missions (JMM), sommet du Mois missionnaire, sera célébrée le 19 octobre prochain. Le thème choisi par le pape François pour cette 99e édition est : « Missionnaires de l’espérance parmi les peuples », faisant écho au thème de l’Année jubilaire que vit l’Église : « Pèlerins d’espérance ». C’est une occasion privilégiée pour soutenir activement les efforts des missionnaires, hommes et femmes, dans les territoires de mission où ils œuvrent au sein des communautés les plus marginalisées et vulnérables.

« Le Mois missionnaire est une invitation à devenir des porteurs d’espérance dans un monde parfois marqué par l’indifférence et la division, souligne le père Yoland Ouellet, o.m.i., directeur national des Œuvres pontificales missionnaires au Canada francophone. Cette espérance se traduit par une foi vivante, mais aussi par des gestes concrets de solidarité. »

Comme le pape Léon XIV l’a souligné en mai dernier, « l’Œuvre de la propagation de la foi […] apporte son aide aux programmes pastoraux et catéchétiques, à la construction de nouvelles églises, aux soins de santé et aux besoins éducatifs dans les territoires de mission. » Les projets qui sont soutenus proviennent des quelque 1100 diocèses qui dépendent encore du Dicastère pour l’Évangélisation – cela représente un tiers des diocèses de l’Église catholique.

Grâce à la générosité des Canadiens, quelque 545 000$ ont été distribués par Mission foi (Œuvre pontificale de la propagation de la foi) en 2024 pour appuyer divers projets au Burundi, au Maroc et en République démocratique du Congo, ainsi que pour soutenir la fondation Domus Missionnalis, laquelle a pour mission d’accompagner séminaristes, prêtres, religieux et religieuses venant à Rome en provenance des diocèses de mission pour approfondir leurs études supérieures.

Mission foi met également à la disposition des paroisses, groupes et mouvements d’ici, diverses ressources accessibles sur son site Web missionfoi.ca pour animer et nourrir la vie des communautés catholiques francophones du pays tout au long du Mois missionnaire.

À propos de Mission foi

Mission foi (Œuvre pontificale de la propagation de la foi), fondée en 1822, est l’une des quatre œuvres pontificales missionnaires. Son objectif est d’aider l’Église dans sa mission universelle et de répondre à ses besoins d’évangélisation. Présente dans plus de 120 pays, c’est l’Œuvre la plus importante du Vatican soutenant l’action missionnaire des Églises les plus pauvres du monde. Pour en savoir plus, rendez-vous sur missionfoi.ca

Pour en savoir plus

Aline Bedros, Torchia Communications, 514-250-2332, aline@torchiacom.com

Missionnaires de l’espérance parmi les peuples

Qu’est-ce qui fait de nous des missionnaires de l’espérance ? Inspirés du thème du Mois missionnaire de cette année, nos deux invités répondent à cette question en apportant des pistes de réflexion éclairantes. Leurs propos interpellent et démontrent combien notre relation avec Dieu est fondée sur la confiance, dimension sans laquelle le Seigneur ne peut agir en nous et faire que la beauté, l’amour, et l’espérance empreignent notre vie et celle des autres. Avec Dieu, il est possible de bâtir et d’apporter l’espérance ensemble, en une seule famille missionnaire. Une production créée dans le cadre du Mois missionnaire d’octobre 2025, en collaboration avec la Fondation Lucien-Labelle.

Cinquième anniversaire du décès de Joyce Echaquan, 28 septembre 2025

Trois-Rivières, 28 septembre 2025

J’ai assisté à l’hommage offert à Joyce Echaquan dans le cadre du colloque et hommage à Joyce organisé au centre des congrès de l’hôtel delta de Trois-Rivières les 27 et 28 septembre 2025.

De fait, il s’agissait d’une cérémonie de recueillement, d’allocutions et de remerciements. J’ai été édifié par la simplicité et le témoignage de deux aînés, Mary Coon et Marcel Petiquay.

« Trop longtemps soumis, il est temps d’arrêter d’être des victimes. La décision est prise. Nous nous levons et réclamons nos droits. On ne peut pas effacer le passé et les violences, les agressions physiques et l’interdiction de parler notre langue maternelle, comme nous l’avons vécu dans les pensionnats. Aujourd’hui, nous nous relevons et retrouvons notre fierté avec l’aide du Créateur. Notre thérapie collective s’inscrit dans un cheminement spirituel. En marchant sur notre territoire, c’est-à-dire en reprenant possession de notre héritage ancestral, nous marchons ensemble vers notre guérison. »

Œuvre de Eruoma Awashish, artiste Atikamekw Nehirowiskwew d’Opitciwan. Titre : Justice pour Joyce 2020.

Plusieurs personnes ont pris la parole dont des membres de la famille, Jennifer Petiquay-Dufresne du Bureau du Principe de Joyce, Hon. Michèle Audette, sénatrice,Hon. Mandy Gull-Masty, ministre des Services aux Autochtones, Chef régional Francis Verreault-Paul (APNQL), Grand chef Constant Awashish (Conseil de la Nation Atikamekw), Chef Sipi Flamand (communauté Atikamekw de Manawan) et le regroupement des ambassadaires du Principe de Joyce. Des prestations musicales ont également été présentées dont celles de Maya Cousineau-Mollen, Beatrice Deer et de Mikon Niquay-Ottawa.

Le Principe de Joyce

J’ai cru comprendre que Joyce Echaquan aimait le violet, couleur maintenant associé à la couleur de sa spiritualité. Néanmoins, le Principe de Joyce a nettement dominé les discours.

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Or, pour le moment encore, les gestes du gouvernement québécois sont d’ordre symbolique. La réconciliation tant souhaitée entre nos peuples doit s’accompagner de geste concret. Le Principe de Joyce a pour finalité de permettre aux Attikamek, ainsi qu’aux autres nations autochtones, de faire leurs propres choix. Pour y parvenir vraiment, une volonté politique doit admettre l’existence d’un racisme systémique et la combattre.

L’héritage de Joyce Echaquan est l’éveil d’une conscience collective globale sur le racisme. Ce travail de conscientisation continu. Notre motivation est d’y parvenir en mémoire de Joyce.

LIENS

Des cérémonies pour préserver la mémoire de Joyce Echaquan, cinq ans après sa mort

Des cérémonies ont eu lieu au Québec pour rendre hommage à Joyce Echaquan, une Atikamekw de 37 ans morte dans des circonstances troublantes il y a cinq ans dans un centre hospitalier de Joliette. L’affaire avait choqué le Québec en exposant les mauvais traitements dont peuvent être victimes les Autochtones dans les établissements de santé. Aujourd’hui, malgré des progrès, l’équité est encore loin d’être atteinte au Québec, qui ne reconnait toujours pas le racisme systémique malgré les appels d’organismes à le faire.

Cinq ans après la mort de Joyce Echaquan, « le temps des excuses est terminé »

Autre lien : Espace Perso de Serge

Non Au Racisme Systémique

Constant Awashish Ma première rencontre avec Constant Awashish remonte au mois d’octobre 2018 à La Tuque lors du Festival de chasse du Haut St-Maurice. Ce beau moment a eu lieu à l’hôtel de Ville grâce à l’invitation du maire Pierre-David Tremblay.

Sur la photo, on reconnaît Pierre-David Tremblay, maire de La Tuque, Michel Sylvain, maire de La Bostonnais, Adama Daou, Constant Awashish et Danny Chilton, du Conseil de la nation atikamekw, le père Serge St-Arneault, Cathy Mbuyi Tzaisweka, Jean-Marie Mousenga et Larry Bernier, maire de Lac-Édouard.

Deuxième fois, ce fut à Montréal le 26 novembre 2018 lors d’un événement organisé par la Ligue des droits et libertés au sujet du système d’intervention d’autorité atikamekw (SIAA) et son application.

C’est la troisième fois aujourd’hui que je croise le grand chef du Conseil de la Nation Atikamekw. Nous en avons profité pour nous rappeler nos souvenirs.

Constant Awashish et Serge St-Arneault

Le legs de Joyce

Texte et photos : Marie-Laure Josselin, Publié le 27 septembre 2025 – Radio-Canada, Récits numériques

Personne n’aurait l’idée d’enlever la peinture de Pierrette faite sur les vitres du Centre d’amitié autochtone de Lanaudière (CAAL) après l’événement, le drame, l’électrochoc. Trois femmes en habit traditionnel de dos dessinées avec la mention Justice pour Joyce qui rappellent ce qu’il s’est passé il y a cinq ans. Un prénom qui a marqué bien plus que ce coin de pays et la communauté atikamekw.

C’est un rappel pour dire qu’on n’a pas oublié, rappeler à la communauté qu’on est à la recherche de justice. On a fait de grands pas en avant avec la grande inspiration, le sacrifice de Joyce Echaquan. Personne ne devrait en faire un, résume la directrice du Centre d’Amitié Autochtone de Lanaudière (CAAL), Jennifer Brazeau, contenant difficilement ses larmes.

Quel chemin parcouru depuis la mort de Joyce Echaquan?

30 septembre 2025. L’INFO

C’est un drame qui a secoué le Québec et provoqué une prise de conscience collective quant au racisme envers les populations autochtones. On soulignait dimanche le cinquième anniversaire de la mort de Joyce Echaquan, une mère de famille de la nation atikamekw, dans des circonstances atroces au Centre de santé de Joliette, dans Lanaudière. Elle n’avait que 37 ans. Cette tragédie a mené à l’adoption de mesures pour assurer aux membres des Premières Nations un accès sans discrimination aux services sociaux et de santé. Yasmine Khayat dresse un portrait des réalisations accomplies et du chemin qui reste à parcourir.

Nouvelle aérogare à l’aéroport de Trois-Rivières (code IATA : YRQ)

Trois-Rivières, 27 septembre 2025

À mon arrivée à la toute nouvelle gare aéroportuaire de Trois-Rivières, je fus stupéfait de découvrir un véritable embouteillage de voitures. Alors que je circulais tranquillement sur le boulevard Saint-Jean, j’ai été stupéfait de découvrir des rangées interminables de véhicules garés dans des zones spécialement aménagées. Selon les dernières informations radiophoniques, il y aurait eu plus de 8000 visiteurs. Une myriade de personnes de tous âges, y compris des parents avec poussettes, s’affairaient dans la joie et l’allégresse, profitant pleinement de ce soleil estival.

Vous pourrez écouter un reportage radiophonique à l’adresse indiquée qui relate cette journée mémorable pour la région de Trois-Rivières.

LIENS :

Plus de 8000 visiteurs aux portes ouvertes de l’aéroport de Trois-Rivières

Plus de 8000 visiteurs aux portes ouvertes de l’aéroport de Trois-Rivières