Archives pour la catégorie Témoignages chrétiens

Cathédrale et évêché de Querétaro, Mexico

Querétaro, 7 avril 2025

Présidée par mon confrère Paul Johnston, nous avons assisté aujourd’hui à la messe de 13 h 30 en anglais à la cathédrale de Querétaro1, située dans le quartier historique de la ville, avec ses rues étroites. Son style architectural rappelle l’époque coloniale espagnole.

J’ai l’impression de remonter le temps et de toucher à l’une des plus grandes richesses du peuple mexicain : sa culture. Elle ne se limite pas à l’art, à la musique et au folklore, mais s’étend également à l’architecture. Les cathédrales en sont la démonstration la plus éloquente.

Sans le vouloir, je me rappelle une vive réaction de l’animateur de radio Joël Le Bigot2 lors d’une de ses émissions radiophoniques. Cela remonte à quelques années. De quoi s’agit-il ? Joël Le Bigot a été scandalisé par la richesse des lieux de culte lors de ses voyages au Mexique (ou ailleurs en Amérique latine !). Ses propos étaient très sévères et ont laissé une profonde empreinte dans ma mémoire. La preuve est que je vous en parle aujourd’hui.

Loin de moi l’idée de condamner Joël. Nos points de vue et nos sensibilités sont peut-être diamétralement opposés, mais chacun a sa propre vérité en fonction de sa perception. Mon expérience en Afrique me l’a confirmé de nombreuses fois.

Quel est mon propre regard sur ce lieu fascinant ? La cathédrale, vieille de quatre cents ans, a émerveillé des milliers de croyants. Mystérieusement, je me sens en communion avec ceux qui ont prié ici. La véritable richesse de ce lieu saint réside dans son aspect spirituel. La célébration eucharistique est solennelle. L’encens s’élève en abondantes volutes. Tout est fait avec beaucoup d’attention ; les Mexicains chantent et répondent aux prières. Leur sens du sacré est très fort et ils ont préservé leur riche héritage.

L’évêque Fidencio López Plaza

Plus tard en après-midi, nous sommes allés à l’évêché de Querétaro3, qui se trouve à quelques minutes de marche de la cathédrale, sur la rue Reforma. Notre rencontre avec l’évêque Fidencio López Plaza s’est avérée extrêmement cordiale. Il est heureux de nous compter parmi les membres de son diocèse. Ne parlant pas espagnol, j’admire l’aisance avec laquelle mon collègue Cyriaque Mounkoro maîtrise cette langue, lui qui est originaire du Mali. Dans notre diversité, nous sommes unis par des liens spirituels communs.

Serge St-Arneault, Paul Johnston, Mgr Fidensio López Plaza, Barthélémy Bazemo et Cyriaque Mounkoro.
  1. Le bâtiment a été érigé entre 1786 et 1804 par l’Ordre de Saint Philippe Neri, à la demande du Père Martín de San Cayetano. Elle a été bénie par le père Miguel Hidalgo, un leader de la Guerre d’Indépendance mexicaine, le 19 septembre 1805.
    L’ancien oratoire de San Felipe Neri, aujourd’hui désigné comme la cathédrale de Querétaro (à la demande de l’historien Francisco Benegas y Galván), a été construit par la Congrégation de l’Oratoire de San Felipe Neri.
    Abandonné par l’ordre du lieu, l’évêque et historien Francisco Banegas y Galván demanda au Saint-Siège de faire don du temple pour la création de la cathédrale et du séminaire, ce qui fut autorisé et, en 1921, le temple fut déclaré cathédrale par le pape Benoît XV, étant consacré en 1931.
    Miguel Hidalgo, ou El Cura Hidalgo, était un prêtre, un universitaire et militaire. Au Mexique, il est considéré comme le père de la patrie. Il s’est distingué en déclenchant la première étape de la guerre d’indépendance du Mexique avec un acte connu dans l’historiographie mexicaine sous le nom de Grito de Dolores. Il dirigea la première partie du mouvement d’indépendance militairement et politiquement, mais après une série de défaites, il fut capturé le 21 mars 1811, près de six mois après le début de la révolte, et emmené prisonnier dans la ville de Chihuahua. Il a été jugé et fusillé le 30 juillet de la même année à Chihuahua.
    Sources : Catedral de Querétaro, Miguel Hidalgo et Costilla et Indépendance du Mexique ↩︎
  2. Joël Le Bigot, né le 28 mars 1946 à Livarot, en Basse-Normandie, est un animateur de radio québécoise, qui a animé depuis plus de 50 ans des magazines radiophoniques matinaux à CBF, la radio française de Radio-Canada à Montréal. Il a quitté l’antenne de Radio-Canada le 18 juin 2022. ↩︎
  3. Av Reforma Ote 48, Centro, 76000 Santiago de Querétaro, Qro. http://www.diocesisqro.org/ ↩︎
https://www.facebook.com/factinate/reels/

Aller-retour Querétaro – Guadalajara, Mexique

Lampadaire du quartier populaire Loma de Casa Blanca

Il est 20h00 au cœur du quartier populaire Loma de Casa Blanca de Querétaro1 où je me trouve en ce moment. Le bruit de la rue est incessant; passage des voitures, aboiement des chiens, haut-parleurs diffusant des chants mexicains. La nuit, ce sont plutôt les chants des coqs qui dominent.

C’est mon deuxième séjour dans cette ville d’environ 2 millions d’habitants. D’autres quartiers de la ville sont bien aménagés. Pour vous donner une idée, voici quelques photos des avenues de la ville permettant d’atteindre le haut d’une colline surplombant la ville.

Vidéo

Le 30 mars, nous participons à la messe du dimanche à l’église Sainte-Monique, l’une des trois églises de la paroisse de la Très-Sainte-Trinité2, puis nous quittons Querétaro à 12h30 pour nous rendre à Guadalajara distante de 420 km.

Devant l’église Sainte-Monique; le frère Rafael Santana de Azevedo et les pères Barthélémy Bazemo et Paul Johnston, tous Missionnaires d’Afrique.

Nous empruntons une autoroute payante peu achalandée et arrivons à destination à 16h20 pour une moyenne de 130 km à l’heure avec des pointes de vitesse de 160 km/hre. En route, nous avons croisé cinq barrages routiers et déboursé environ $100.

Guadalajara

C’est mon deuxième séjour. Nous avons cinq ou six jours de réunion et l’ambiance est déjà bonne. Le design de cette maison est particulier. Les grands espaces intérieurs sont magnifiquement illuminés grâce au recouvrement entier d’un toit de verre qui crée un vaste puis de lumière. Les décorations sont magnifiques.

Cette vaste maison est dédiée aux jeunes mexicains désireux de devenir missionnaires. Ceux-ci consacrent trois années pour les études en philosophie et suivent une formation adaptée pour l’engagement missionnaire en Afrique. Aussi, la maison accueille la Famille Lavigerienne, un regroupement de laïcs qui partage la spiritualité des Missionnaires d’Afrique. C’est donc une maison ouverte où il fait bon vivre.

Retour à Querétaro le 5 avril.

  1. Le mot Querétaro signifie « le lieu des rochers » en langue tarasque du peuple Purépecha ou bien « le plus grand jeu de balle » en otomi. La ville est fondée en 1531, pendant la conquête du Mexique, par le conquistador espagnol Hernán Pérez Bocanegra y Córdoba et l’Indien otomí Conín (es).
    Santiago de Querétaro est situé à 1,900 m d’altitude.  Située dans le centre-nord du Mexique, Santiago de Querétaro, également appelée Querétaro (prononcé en espagnol : keˈɾetaɾo), est une ville culturelle qui compte 878 931 habitants et une agglomération de plus de 1,5 million d’habitants. Elle fut longtemps considérée comme la troisième plus grande ville de la nouvelle Espagne et le théâtre de drames politiques majeurs de la préparation de la Révolution à la signature du traité de Guadalupe Hidalgo qui céda la moitié du territoire mexicain aux États-Unis. L’empereur Maximilien y fut fusillé.
    Querétaro est située au centre de la fertile plaine du Bajio et se consacre essentiellement à la viticulture, à l’agriculture en général et à l’élevage.
    Ville industrielle de premier plan, elle n’en garde pas moins un immense centre historique de toute beauté inscrit au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Belle et paisible ville, Querétaro est un joyau colonial mêlant le baroque au style mudéjar.
    Sources : Wikipedia – UNESCO –
    Site Web : https://www.queretaro.gob.mx/ ↩︎
  2. https://sergestarno.com/wp-content/uploads/2025/04/lettre_aux_amis_no_65.pdf ↩︎

Querétaro, Mexique, 29 mars 2025

Jeudi le 27 mars, je suis arrivé très tôt à l’aéroport YUL de Montréal. Déjà à 5h45, sur le quai de la station de métro Berri-UQAM, les trains étaient bondés. J’ai attendu l’autobus 747 à la station Lionel-Groulx. Là aussi, l’autobus était bondé. Je venais de prendre conscience que la ville bouge dans tous les sens bien avant la levée du jour.

Logo d’AéroMexico

Bref, le comptoir de la compagnie AéroMexico n’était même pas visible lorsque je suis arrivé à l’aéroport. Attendre n’était pas un problème. Au contraire, j’étais heureux. Finalement, les procédures d’enregistrement ont commencé et le passage aux douanes n’a pas été trop stressant.

Ma valise de cabine, mon sac à dos et mon billet d’avion en main ainsi que mon passeport, l’embarquement se passe sans problème. Le Boeing 737 prend plus d’une demi-heure avant d’atteindre la piste de décollage. J’ai réalisé plus tard qu’il y avait beaucoup de sièges libres.

L’avion atterrit comme prévu à Mexico City. Je recule ma montre de deux heures. Je me demande comment je vais m’y prendre pour prendre ma correspondance pour Querétaro puisque je ne parle pas espagnol. Finalement, tout s’est bien passé. Les informations sont affichées. Il s’agit de bien regarder. Je passe la douane sans problème. L’officier m’indique la direction à suivre ; là-bas à gauche. Et ensuite ? Là, à gauche, il y a une file en formation et à droite une large porte de sortie. Réfléchissons ! Je ne veux pas sortir puisque je cherche ma correspondance.

Quelle joie de me faire dire par un autre préposé : Perfecto !

Le deuxième avion, un Embraer 190, prend autant de temps à se positionner pour le décollage qu’il ne lui a fallu pour atteindre l’aéroport de Querétaro où m’attendait mon confrère Franck Kalala. Finalement, j’arrive à la tombée de la nuit à la maison situé dans un quartier densément peuplé. C’est mon deuxième séjour ici.

Située dans le quartier Casablanca, cette maison est une prouesse architecturale composée de trois anciennes demeures. C’est un peu comme un labyrinthe avec des escaliers en verre, un garage qui se transforme en lieu de rassemblement lorsque nécessaire. Plusieurs chambres aux étages s’ouvrent sous le ciel ou les étoiles. Le plus fascinant est qu’aucun mur n’est à l’équerre. Pourtant, c’est de toute beauté et bien décoré.

Hier soir, vendredi, une soixantaine de personnes de tout âge s’étaient donné rendez-vous dans le fameux garage. Évidemment, la voiture était à l’extérieur sur le terre-plein devant la maison. C’est le rassemblement des Amis-amies des Missionnaires d’Afrique. La messe était présidée par Franck. Originaire de la République Démocratique du Congo, il est maintenant à l’aise en espagnol. Quel beau moment de prière participative ! Les gens avaient apporté des victuailles épissées à étaler sur des tacos. Deux dames m’ont parlé en français. L’une d’elles avait vécu deux ans en Guinée-Conakry et deux ans à Montréal.

Le fait d’être situé en plein quartier populaire est un atout de taille. L’esprit communautaire est fort. Avec un peu d’imagination, je me serais cru en Afrique.

Demain, nous partons vers Guadalajara après la messe de 10h00 à la paroisse. À suivre !

Intéressante vidéo de AeroMexico sur Facebook toujours d’actualité. Un coup de marketing de 2018 qui n’a pas pris une ride. Comment lutter contre les préjugés avec brio.

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Pèlerins d’espérance

Centre Afrika : l’organisme qui « accueille à bras ouverts »

 Par Frédéric Hountondji,  26 février 2025, dans Culture

Créé en 1988 par les Missionnaires d’Afrique, encore appelés Pères Blancs, le Centre Afrika est le carrefour montréalais où se rencontrent divers peuples unis par les valeurs de la solidarité et de l’hospitalité.

« Le centre Afrika est un centre communautaire, qui est ouvert à toute personne de tout horizon avec une dimension africaine particulière, puisque le centre est dans la maison des Missionnaires d’Afrique », explique le père Serge St-Arneault, ancien directeur et membre de l’équipe d’animation de l’organisme. L’équipe du Centre Afrika est composée de trois religieux et de deux religieuses missionnaires d’Afrique.

L’organisme se veut un espace ouvert, permettant aux associations africaines et aux individus de vivre des événements enrichissants où les priorités sont le dialogue, l’ouverture à l’autre et la solidarité. Les personnes qui s’adressent à ce milieu d’accueil bénéficient de l’écoute, et une fois leurs besoins évalués, elles sont orientées vers les organismes pouvant les satisfaire.

« On a le souci d’accueillir des gens à bras ouverts comme nous avons été accueillis en Afrique. C’est notre maison, c’est notre manière de témoigner de qui nous sommes, de ce que nous avons fait, de notre vitalité de vie communautaire en travaillant ensemble, comme on l’a fait en Afrique et dans d’autres pays », mentionne le père Serge St-Arneault. L’homme a passé 25 ans en Afrique avant de revenir au Québec en 2017, où il est devenu directeur du Centre Afrika. Le poste est occupé depuis 2023 par Freddy Kyombo Senga, de la République démocratique du Congo.

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Le Chœur de Complies de Montréal présente un Concert de Noël

Le Chœur de complies de Montréal, réputé pour ses interprétations envoûtantes de complies, vous convie à un événement unique : un concert de Noël entièrement 𝑎 𝑐𝑎𝑝𝑝𝑒𝑙𝑙𝑎. Ce rendez-vous musical exceptionnel aura lieu le 8 décembre prochain à 20h à l’église Saint-Pierre-Apôtre de Montréal (1201, rue de la Visitation).

Matthieu Latreille et Francine Nguyen-Savaria

Habituellement dédié aux chants de complies, l’ensemble vocal semi-professionnel sous la direction de Matthieu Latreille et Francine Nguyen-Savaria sortira de son cadre habituel pour vous offrir un programme riche et varié, allant des chants grégoriens aux noëls traditionnels, en passant par des œuvres de grands maîtres de la Renaissance comme Tomás Luis de Victoria et Francisco Guerrero.

Le public pourra notamment apprécier : des œuvres sacrées telles que 𝐻𝑜𝑑𝑖𝑒 𝐶ℎ𝑟𝑖𝑠𝑡𝑢𝑠 𝑛𝑎𝑡𝑢𝑠 𝑒𝑠𝑡, 𝑂 𝑚𝑎𝑔𝑛𝑢𝑚 𝑚𝑦𝑠𝑡𝑒𝑟𝑖𝑢𝑚 et 𝐴𝑙𝑚𝑎 𝑅𝑒𝑑𝑒𝑚𝑝𝑡𝑜𝑟𝑖𝑠 𝑚𝑎𝑡𝑒𝑟; des chants de Noël traditionnels; des pièces moins connues qui vous feront découvrir de nouveaux horizons musicaux.

L’entrée à ce concert est libre, et une contribution volontaire sera appréciée. C’est donc l’occasion parfaite de venir en famille ou entre amis pour profiter de ce moment de recueillement et de beauté musicale.

Ne manquez pas ce rendez-vous musical incontournable!

Pour plus d’informations, veuillez contacter :
Francine Nguyen-Savaria et Matthieu Latreille
Téléphone : (438) 921-0920
Courriel : OrganDuo.com@gmail.com

Noël a cappella : échos sacrés

Liber antiphonarius – Hodie Christus natus est

Pie Cantiones (1582) – Personent hodie

Noël allemand médiéval. Harmonisation : Michael Praetorius (1571 – 1621) – Puer nobis nascitur

Noël allemand médiéval. Harmonisation : Johann Sebastian Bach (1685- 1750) – In dulci jubilo

Pie Cantiones (1582) – Gaudete

Graduale romanum – Dominus dixit ad me

Tomas Luis de Victoria (c. 1548 – 1611) – Ave Maria – O Magnum mysterium

Francisco Guerrero (1528 – 1599) – Alma Redemptoris mater

Thomas Ravenscroft (c. 1582 – 1635) – Remember, O Thou Man

Philip Stopford (né en 1977) – Lully, Lulla, Lullay

Noëls traditionnels – Sainte nuit ! – Tout le ciel reluit – Les anges dans nos campagnes

LIENS

LE CHŒUR DE COMPLIES DE MONTRÉAL CHANTERA À L’ÉGLISE SAINT-PIERRE-APÔTRE

Le Chœur de complies de Montréal chantera à l’église Saint-Barnabas de Saint-Lambert

Édition 2024 du Festival interreligieux PAIX MAINTENANT – Concert de musiques sacrées

Serge St-Arneault, M.Afr, Montréal, 10 novembre 2024

Au nom du Forum interreligieux pour la Paix, sous la direction du Centre canadien d’Œcuménisme de Montréal, et dans le cadre du Festival interreligieux PAIX MAINTENANT, Madame Denitsa Tsvetkova a souhaité la bienvenue à tous des gens rassemblés au sous-sol de l’Église orthodoxe bulgare St-Yvan Rilsky à Montréal qui accueille le Festival.

Sur ce territoire non-cédé des peuples autochtones, Madame Tsvetkova a souligné que les représentants de diverses communautés de foi ont à cœur de créer ensemble un espace de dialogue.

Le dialogue interreligieux ou interspirituel n’est pas seulement l’œuvre des chefs religieux, mais de toute personne désireuse de construire un monde respectueux en accord avec nos richesses spirituelles universelles.

Programme du Concert Musique Sacrée du Festival Interreligieux 2024

  1. Lauryna Tshernish-Grégoire estune jeune chanteuse Innue qui habite Montréal et chante un chant Ojibway en compagnie de Géneviève Labbé, (Baha’i), qui agit comme maître de cérémonie pour le concert de musique sacrée du Festival Interreligieux 2024.
  2. Traveling Spirit is the drum group of Native Friendship Center of Montreal. They refer to their drum as Grandfather; they treat him with respect and behave respectfully around him. They come from different places, have different backgrounds but when they drum, they are one. There songs are prayers are medicine to be shared.
  3. Chorale des étudiants de l’Académie pour la Paix Universelle. Chanson coréenne et une danse.
  4. Artist and Director, Priyamvada Sankar, (hindou), and the School of Bharata Natyam: Misha Patel, Nisha Patel, Bhadra Arun and Avani Khare.
  5. Suzy Tremblay (musique chrétienne/tibétaine) interprète le Salve Regina avec des mélismes orientales en hommage à Marie et Dei avec un bol Tibétain. Une inspiration et un pont entre la culture chrétienne et tibétaine.
  6. L’Ensemble vocal Épiphanie est une chorale montréalaise fondée en 2004. Elle est dirigée par Francis Buhendwa, un passionné du chant et du divertissement. Elle regroupe en son sein des personnes de diverses nationalités qui apportent des savoir-faire et des sons de divers horizons. C’est une chorale multiculturelle à vocation liturgique et au répertoire varié allant du classique au gospel, en passant par le négrospiritual et les chants africains.
  7. Mehdi  Matat (soufi) et Burdah Ensemble. Composé de quatre chanteurs, le Burdah Ensemble est un groupe de chant soufi montréalais qui interprète la poésie musulmane louant le prophète Muhammad. Le chanteur principal (sidi anouar barrada) est accompagné d’une chorale et d’une percussion traditionnelle (daf). Le centre de cette musique est basé sur les maqams, chacun étant une structure mélodique avec un caractère spirituel particulier.
  8. Mireille Philosca,accompagnée par Moshe Guerrier est une chanteuse chrétienne. Moshe est Pasteur associé  de l’Église Adventiste du septième jour, diplômé du séminaire de théologie de l’Université d’Andrews à Berrien Springs (Michigan). Son ministère « dépasse les frontières » si on peut employer cette expression étant organiste de l’Église Union United, étant Intervenant en soins spirituels (aumônier) pour le CIUSSS de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal et nouvellement agent de liaison pour le secteur des soins spirituels du CIUSSS. Leur répertoire : Ave Maria, the Prayer et No More Pain.
  9. Espace Art Nature au Vieux Couvent est un organisme de bienfaisance situé à Neuville près de Québec. Sa mission est l’art de la rencontre culturelle, interculturelle et artistique par l’éducation populaire. Les membres de l’équipe d’Espace Art Nature sont Jean-Noël André, Pierre Bérerd, Isabelle Forest et Bénédicte Guillon Verne. Ils font également partie du collectif d’artistes Le Chemin qui Marche. Ils ont organisé et participé à plusieurs rencontres et événements interculturels et interreligieux depuis de nombreuses années dans la région de Québec, à Montréal et ailleurs dans la province, notamment avec la Commission Vérité et Réconciliation, Initiatives et Changement Canada, Religions pour la Paix, le Mouvement des Focolari, le Centre Canadien d’Œcuménisme.

Le Festival Interreligieux 2024 accueillait aussi l’artiste peintre Gabriel Landry qui présentait une série de toiles sur le thème de l’eau.

Membres du Forum : ·  Serge St-Arneault du Centre Afrika ·  Isabelle Laurin de la Fédération pour la paix universelle ·  Gabriela Guilbault de Femmes Internationales ·   Dre Carmen Chouinard du Centre islamique libanais  ·  Emmanuel Kolyvas de l’Église orthodoxe la Protection de la Mère de Dieu ·  Lindsay Luc de L’Église des Saints des dernières jours ·  Marisel Zavagno de l’Église catholique  ·   Guy Trad du mouvement des Focolari.

Remerciements : · à Louise Royer de l’Archidiocèse Catholique de Montréal pour son aide · à Guy Trad et Pascal Bedros pour la technique ainsi qu’aux traducteurs Maya El-Takchi et Nicolas Nasr tous membres du Mouvements des Focolari ·  à Marysel Zavagno pour l’art conceptuel créé au fil des années dont voici un aperçu :

Nos partenaires : · Le Gouvernement du Canada · L’Archevêché de l’Église Catholique de Montréal · Maison d’amitié des Peuples autochtones · L’Université de Montréal · Le Mouvement des Focolari · Centre Afrika · Espace Art Nature · CIJA, · Le Groupe de dialogue judéo-chrétien · CeDum de l’Université de Montéal · La communauté Baha’ï · Kala Barati · Le Centre culturel islamique du Québec, · La Fédération pour la paix universelle, ·  l’Église de Jésus Christ des dernières jours · Femmes internationales · L’Église Orthodoxe Bulgare.

Déclaration de 2019 

Le Festival d’aujourd’hui souligne le 5e anniversaire depuis la déclaration interreligieuse Sauvons ensemble notre planète, initiative du Forum interreligieux pour la paix, signer dans le cadre du Festival de 2019.

https://www.facebook.com/profile.php?id=100064568504597

Forum interreligieux pour la Paix, soirée du 10 octobre – reportage.

Dialogue interspirituel

Dialogue Interspirituel (suite)

Les itinérants nous parlent

Une importante délégation canadienne participe au 6e Congrès missionnaire de l’Amérique à Porto Rico

Montréal, le 20 novembre 2024 – Une délégation composée de 38 catholiques de quelque 10 diocèses du Canada – la plus grande délégation canadienne jusqu’à date –, prend part au 6e Congrès missionnaire de l’Amérique (CAM 6) qui se déroule dans la ville de Ponce (Porto Rico) du 19 au 24 novembre. Sous le thème « Évangélisateurs avec esprit jusqu’aux extrémités de la Terre », cet événement unique dans l’Église compte plus de 2000 participants – évêques, prêtres, religieux, et laïcs de 22 pays, tous engagés dans la Mission et issus de toute l’Amérique. L’objectif : discuter des défis actuels de la Mission, échanger et partager des expériences, et renforcer les liens de solidarité entre les Églises du continent.

Pendant une semaine, les participants assisteront à des conférences, des ateliers interactifs et des rencontres culturelles mettant en lumière la mission de l’Église dans un monde en constante évolution. Plusieurs évêques canadiens ont tenu à participer au CAM 6 et accompagnent la délégation à Porto Rico, dont Mgr Martin Laliberté, s.m.é., Mgr Pierre-Olivier Tremblay, o.m.i. et Mgr Gilles Lemay.

« Participer au CAM 6 offre une occasion précieuse de partager notre expérience pastorale tout en s’inspirant des initiatives missionnaires de nos frères et sœurs de l’Amérique, explique le père Yoland Ouellet, directeur national des Œuvres pontificales missionnaires au Canada francophone. Ce rassemblement nous invite à renouveler notre engagement envers l’Église universelle et à cultiver une foi vivante, enracinée dans nos communautés canadiennes. »

Pour la plupart des délégués, cette expérience s’avère déterminante pour leur mission : « Ce congrès constitue une occasion unique d’échanger avec des personnes engagées qui proviennent de contextes variés et très différents des nôtres; c’est une chance de s’enrichir, de se renouveler en tant que personnes, et de croître mutuellement, déclare le père Rodrigo Zuluaga, coordinateur national de Mission foi, qui a vécu le Congrès de 2018 en Bolivie. Le CAM permet de poser un regard nouveau, offrant l’opportunité d’apporter des idées novatrices à notre mission ici dans nos paroisses et diocèses ».

En préparation à cet événement, Montréal a accueilli, en octobre 2023, le tout premier Symposium international de missiologie au Canada. Cet événement a réuni 70 participants de 14 pays, offrant un espace de réflexion sur l’action de l’Esprit-Saint dans la mission de l’Église aujourd’hui.

Le Congrès missionnaire de l’Amérique, organisé tous les cinq ans par les Œuvres pontificales missionnaires, constitue le seul rassemblement continental entièrement dédié à la Mission.

À propos des Œuvres pontificales missionnaires (OPM Canada)

Réseau international au sein du Dicastère pour l’évangélisation, les Œuvres pontificales missionnaires encouragent les catholiques du monde entier à porter le témoignage de l’Évangile partout dans le monde, en accordant une attention particulière aux diocèses nouveaux ou émergeants qui, n’ayant pas encore d’autonomie, ont grand besoin de ressources humaines et spirituelles. Présentes dans plus de 120 pays, elles sont constituées de quatre œuvres – l’Œuvre pontificale de la propagation de la foi (Mission foi), l’Œuvre pontificale de l’enfance missionnaire (Mond’Ami), l’Œuvre pontificale Saint-Pierre-Apôtre (Prêtres de demain) et l’Union pontificale missionnaire (Animissio), chacune possédant sa vocation et son caractère propres. Pour plus d’informations, veuillez consultez le site opmcanada.ca.

Des dizaines de catholiques à travers le Canada sont présentement à Porto Rico pour le 6e Congrès missionnaire de l’Amérique (CAM6), jusqu’au 24 novembre 2024. (Photo : OPM Canada)

MERCI À CLAUDE BOUCHER CHISALE

Denis-Paul Hamelin, M.Afr

Éditorial de Denis-Paul Hamelin, M.Afr

Notre ami Claude Boucher Chisale est décédé. Artiste, ethnologue, sa vie missionnaire au Malawi aura contribué à réveiller dans le pays la mémoire des richesses de la vie traditionnelle. On oublie parfois les débuts un peu difficiles de sa mission. Dès son arrivée, il voulut comprendre la culture locale et s’y insérer. Ses journées en succursale se terminaient le plus souvent par une rencontre autour du feu. Bien sûr, c’était là l’occasion toute rêvée d’apprendre la langue, mais en même temps, légendes et contes venaient faire de lui un homme du pays. Et toute son action pastorale en sera marquée ! Cela lui méritera aussi de passer par le rituel traditionnel d’entrée dans la communauté où on lui donnera le nom malawite de Chisale.

Très tôt après son arrivée dans son pays d’adoption, Claude produisait une représentation du mystère de Noël fortement marquée des coutumes du pays : costumes, chants, danses, tambours. Tout le monde n’était pas enthousiaste pour ce type d’initiative ! Il faut nous rappeler que nous sommes à la fin des années 60 et que l’influence du Concile n’avait pas encore franchi tous les océans. Sans prendre l’allure du combattant, Claude resta fidèle à lui-même. Il était profondément convaincu que la proclamation de l’Évangile devait prendre la couleur locale.

Extrêmement doué comme artiste-peintre, il voulait mettre son talent au service de la Bonne Nouvelle. C’est ce qu’il fit sa vie durant. Et son engagement se perpétuera par l’école de sculpture et de peinture qu’il mit sur pied, de même que par les musées regroupant des œuvres des diverses ethnies du pays. Comme tous ses confrères, Claude prit le chemin de l’Afrique avec le désir profond de partager avec les Malawites la joie de l’Évangile! D’une certaine façon, il anticipait l’invitationdu pape François de devenir témoin de la joie que nous trouvons dans la rencontre avec Jésus (La joie de l’Évangile, # 1). 

La vie de Claude me fait penser qu’il y a autant de couleurs de la mission qu’il y a de missionnaires, chacun et chacune mettant les talents reçus au service de l’Évangile. Claude, nous te disons un grand merci !

L’héritage chrétien au Québec : un trésor à préserver pour les générations futures

Alexandrina Diac

Alexandrina Diac, MBA, Directrice générale, Fondation du Grand Séminaire de Montréal

Cet été, j’ai eu l’occasion de parcourir notre magnifique province, découvrant ainsi l’ampleur et la richesse de son patrimoine historique et culturel. Ce qui m’a particulièrement touchée, au-delà des paysages époustouflants, c’est la beauté des édifices religieux qu’on retrouve autant dans les petits villages que dans les grandes métropoles.

Je me souviens particulièrement d’une visite à la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré, où, en contemplant les vitraux scintillants, je ne pouvais m’empêcher de penser aux générations de visiteurs qui ont trouvé réconfort et inspiration dans ce lieu. Des trésors inestimables comme la Basilique-Cathédrale Notre-Dame de Québec, l’Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal, la Cathédrale Saint-Michel de Sherbrooke, le musée des Ursulines et tant d’autres, incarnent un héritage précieux. Chacun de ces lieux offre un patrimoine spirituel et culturel qui continue de nous fasciner même aujourd’hui.

À l’heure où le Québec se redéfinit dans un monde en constante évolution, il est essentiel de se pencher sur les racines profondes qui ont façonné notre identité collective. Face à une perte progressive de repères culturels, il devient crucial de réfléchir à l’importance de préserver notre héritage chrétien. Dans ce contexte, cette préservation me paraît non seulement comme un devoir, mais comme une nécessité pour garantir un avenir harmonieux et éclairé pour notre société.

Force est d’admettre que la société québécoise moderne est profondément enracinée dans la tradition catholique qui a nourri un écosystème riche et diversifié au fil des siècles. Ces racines ont produit des fruits significatifs dans des domaines essentiels tels que l’éducation, la santé, la culture, la politique, l’économie et la bienfaisance. Depuis ses débuts, l’Église catholique a fourni des leaders inspirants qui ont marqué tous les aspects de notre société, contribuant ainsi à son développement et à son identité.

Des figures visionnaires telles que François de Laval, Marguerite Bourgeoys et Marie de l’Incarnation ont joué un rôle central dans la fondation de nombreuses écoles, collèges et universités, influençant durablement notre système éducatif et les valeurs morales des Québécois.es. Ces établissements ont formé et inspiré des personnalités publiques marquantes comme Jean Chrétien, George-Étienne Cartier, Henri Bourassa, René Lévesque, Pierre Elliott Trudeau et Jean Charest, pour n’en citer que quelques-unes.

En outre, les ordres religieux ont apporté une contribution significative non seulement au système de santé du Québec, mais aussi aux services sociaux. Ils ont établi, géré et financé de nombreux hôpitaux, cliniques et institutions de soins, tout en soutenant divers services sociaux tels que les œuvres de charité, les programmes de soutien familial et les initiatives communautaires visant à aider les plus vulnérables.

Nos magnifiques églises et cathédrales, en plus de représenter un patrimoine culturel inestimable, constituent aujourd’hui des pôles d’attraction pour les pèlerins et les touristes, jouant ainsi un rôle crucial dans l’économie locale.

Bien que le nombre de pratiquants ait diminué, environ 6,2 millions de Québécois.es, soit 70 % de la population, se déclarent catholiques. Aujourd’hui encore, l’Église catholique du Québec, à travers ses 18 diocèses et plus de 900 paroisses, continue de jouer un rôle essentiel dans divers secteurs, notamment l’éducation, la santé et ses diverses œuvres caritatives. Ces institutions comblent les lacunes des services publics, créent des emplois et contribuent de manière significative au bien-être de notre société.

En ce qui me concerne, j’estime que l’éducation demeure un élément central de cet héritage à préserver.  Depuis 1840, le Grand Séminaire de l’Archidiocèse de Montréal (GSAM) est le pilier de la formation des leaders catholiques, que ce soit les nombreux prêtres qui y ont fait leurs études ou plus récemment les différent.e.s intervenant.e.s communautaires intéressé.e.s par les cours universitaires qui y sont offerts. En restant attentive aux évolutions de notre société, cette institution continue de se moderniser et de former des personnes inspirantes qui incarnent des valeurs fondamentales comme l’amour, la paix, l’équité et l’accueil. En préparant ces futurs leaders à s’engager activement pour le bien commun, le GSAM joue un rôle crucial dans la construction d’une société québécoise juste, harmonieuse et responsable.

Il est de notre responsabilité de préserver et de promouvoir les institutions qui œuvrent pour sauvegarder cet héritage précieux tout en étant attentifs aux défis contemporains, afin que les valeurs et les contributions des leaders catholiques continuent d’enrichir notre société pour l’épanouissement des générations à venir.