Marie-Denise Douyon logo« Nous migrons tous intérieurement… Le parcours d’une vie est un voyage incessant jalonné de défis de reconstruction et de réinvention de soi. »

De Marie-Denise Douyon

À travers l’exposition L’Art de se recréer, Marie-Denise Douyon nous invite à une réflexion sur les enjeux liés à l’exercice de la reconstruction identitaire auxquels elle a fait face en s’établissant en 1991 à Montréal.

L’exposition

Marie-Denise Douyon 00L’élément déclencheur à l’origine de cette vision de l’art pour Marie-Denise Douyon a été un incident douloureux à la fin de sa vingtaine. À travers une arrestation arbitraire en Haïti, des conditions d’incarcération inhumaines et de violence, elle découvre que la création est son exutoire. Cette riche exposition retracera le parcours migratoire de l’artiste de Port-au-Prince à Casablanca, en passant par le Bénin, New York et Montréal et se terminera sur son dernier séjour japonais. Impressionnée par les valeurs citoyennes du Québec, elle désire redonner à cette société qui lui a tant appris. Dans la suite logique de son parcours, ce projet lui parait comme une évidence. Vouloir se réinventer est un passage que bien des gens vivent. Avec cette exposition, « je souhaite inspirer les gens à se connecter avec leur soi profond et emprunter le chemin qui mène vers la reconstruction. », explique-t-elle.

 

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Les invités, Komty Ondoua, chanteuse, chorégraphes Shérane et Aurélie Figaro, Mme Lyne Dubé co-fondatrice de la Galerie Gora et Mme Marie Denise Douyon. Crédits photo : Radu Juster. Ne manquer pas la chance de visiter la Gallery Gora située au 279, Sherbrooke Ouest # 205. Montréal • Métro Place-des-arts (sortie Bleury). Information : 514 879-9694

Présent à ce vernissage, les toiles de Marie-Denise ainsi que la chorégraphie de Shérane et Aurélie Figaro suivi des chants camerounais de Komty Ondoua, tout cela m’a inspiré un poème que je vous partage. J’ose espérer que mes mots s’ajustent bien au parcours dramatique de l’artiste peintre qui culmine vers une chaude clarté de l’espoir aux gestes ascendants, sobres et majestueux.

Par Serge St-Arneault, M.Afr, Montréal, 1er novembre 2018

Poème inspiré lors du vernissage des toiles de Marie-Denise Douyon

Un vernissage est en soi une exposition,

un dévoilement du soi,

d’une intimité.

Il est une confidence partagée … une révélation du cœur,

un jaillissement de sentiments enfouis, mais toujours sentis.

Les oeuvres exposent l’univers intérieur,

un voyage dans le temps et la mémoire.

Les toiles scandent les époques, les lieux.

Le Maroc, le sable, les chameaux.

La sérénité et l’émerveillement des années de jeunesse.

Le retour en Haïti, lieu du drame,

lieu du combat entre les ombres et les lumineuses couleurs.

Oeuvres littéralement enchaînées,

encerclement de chaînes, tourbillonnantes, étourdissantes.

elles-mêmes prisonnières du cadre figeant sa rotation.

Drames récurrents et répétitifs aux tristes visages abaissés… de toile en toile.

Drames en trois dimensions, juxtaposées, trouées douloureusement avec précision.

Drames étagés où le feu jaillit à la limite de l’anéantissement.

Subtilement, un mouvement ascendant amorce une perpétuelle recréation.

Traumatisme tinté d’espoir à la lueur d’une déchirante mort source de résurrection.

Le blanc éclate. Il se déploie.

Et puis, enfin, la lumière salvatrice émane de l’Orient.

Il était temps. Cette destination est celle de la paix retrouvée, une paix du coeur profond.

Il est le fruit d’une succession, d’une couche de ruptures savamment agencées où les brides de l’ancien monde se noient dans la chaude clarté de l’espoir aux gestes ascendants sobres et majestueux.

Le temps est venu de s’envoler.

Document PDF du poème.

Communiqué de presse

Communiqué de presse.