Une autre question concerne le problème des fusillades. Il s’agit évidemment d’un sujet très triste. Je ne m’étendrai donc pas trop dessus Tout le monde sait que les États-Unis sont confrontés à un problème par rapport aux autres pays du monde développé. En grandissant, on enseigne très clairement aux Américains que le deuxième amendement, le droit de porter des armes, est l’un de nos principaux droits constitutionnels. (Il est communément compris que) seules les personnes qui souhaitent un gouvernement tyrannique voudraient nous priver de ce droit.
On vous apprend donc dès le départ à vous méfier de quiconque voudrait, faute d’une meilleure expression, vous retirer vos armes. Mais la réalité, comme je l’ai appris au fil des ans, c’est que tous les pays du monde développé dotés d’une législation stricte sur les armes à feu constatent que le taux de décès et d’homicides par arme à feu y est très faible. Or, parmi ces pays du monde développé, les États-Unis affichent les pires statistiques.
Mais encore une fois, quand on vous inculque cela dès l’enfance, il est difficile de se défaire de cette croyance. C’est presque comme une secte. Et cela vaut aussi pour ce que j’appelle l’exceptionnalisme américain ou l’ultra-patriotisme. On peut même parler de nationalisme quand on en arrive là. Chaque matin à l’école, nous récitions le serment d’allégeance. Et même si je ne pense pas que ce soit une mauvaise chose d’être patriote, je trouve formidable d’aimer son pays et d’aimer le drapeau de son pays.
Quand on commence à croire que son pays est supérieur à tous les autres, on en vient à considérer les frontières invisibles du monde comme bien plus importantes qu’elles ne le sont en réalité, et on s’aventure alors en terrain dangereux. C’est quelque chose qui a radicalement changé depuis que j’ai quitté les États-Unis.
Je partage la conviction d’Einstein selon laquelle le nationalisme est une maladie infantile. Je ne vois plus le patriotisme de la même manière qu’à l’époque où je vivais aux États-Unis. Pour moi, le patriotisme, c’est se soucier de son pays et vouloir ce qu’il y a de mieux pour lui. Cela implique de le critiquer. Mais quand on est aveuglé par le nationalisme, au point de considérer la critique d’un pays comme une attaque, on n’est pas patriote. C’est du nationalisme.
Et encore une fois, je tiens à préciser que tout le monde aux États-Unis n’est pas comme ça. Il est facile de se focaliser sur l’administration actuelle et de se rappeler que 70 millions de personnes ont voté pour elle. On pourrait croire que tous les Américains se situent à l’extrême droite de l’échiquier politique et font partie de la secte de Trump. Ce n’est tout simplement pas vrai. (…)
From a video produced by digital creator Jay Vail on Facebook regarding firearms in the United States
It starts at 4 minutes and 17 seconds
Another issue is the problem with shootings. Obviously, this is a very sad topic, so I won’t go too deep into it, but everybody around the world knows that the US has a problem compared to other First World countries. Growing up as Americans are very much so taught that the Second Amendment, the right to bear arms, is one of our main constitutional rights. (It is understood that) only people who want a tyrannical government would want to take that right away from us.
So, you’re taught from the beginning to mistrust anybody who would want to, for lack of a better term, take your guns away. But the reality, as I have learned over the years, is that every First World nation that has strict gun laws finds that the rate of deaths and murders by guns is very low. Whereas with First World countries, the US has the worst of any of those nations.
But again, when you are taught this growing up, it is hard to get out of that belief. It is almost like a cult. And that goes for, what I call, American exceptionalism or ultra patriotism. And you even can call it nationalism at the point where it comes to that. Every single morning at school, we would say the Pledge of Allegiance. And although I do not think it is a bad thing to be patriotic, I think it is great to love your country and love the flag of your country.
When you start to believe that your country is superior to all others. You start to look at the invisible borders of the world as far more important than they actually are, then you get into some dangerous territory. This is something that has changed drastically since I left the US.
I stand with the belief of Einstein that nationalism is an infantile disease. I no longer look at patriotism the same way I did when I was in the US. Patriotism, to me, is caring about your country and wanting what is best for it. That includes critiquing it. But, when you are blinded by nationalism, to where you look at critiquing a country as an attack, you are not being patriotic. That is nationalism.
And again, just to make sure I put this in here, not everyone in the US is this way. It is easy to see the current administration and knowing that 70 million people voted for it. To think that everyone in the US is super far right on the political spectrum, and all belong to the cult of Trump. This is simply not true. (…)
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