Entrevue avec Justine Perron.
L’histoire remonte au mois de mai 2012. La campagne « Une cravate pour ma prostate » en était à sa deuxième année. Le but de cette campagne était d’amasser de l’argent pour le fonds Gilles-Rousseau du Centre hospitalier régional de Trois-Rivières (CHRTR) afin d’améliorer le service aux patients atteints du cancer de la prostate. L’idée est venue de Gérald Lafontaine qui avait lui-même bénéficié de ce service. Il voulait « redonner aux suivants », disait-il.
Matelas René, une entreprise familiale qui a vu le jour à Nicolet en 1947, s’était engagé à remettre 1 $ pour chaque cravate. La récolte a été bonne. Une par une, les cravates que les hommes ne portaient plus ont permis de récolter 8360 $ en quatre jours seulement. Par qui ? Par des femmes comme ma tante Justine. Plus précisément, seules 3425 cravates ont été remises pour la campagne de fonds. La différence vient de généreux donateurs sans cravates.
« Mon amie Justine est une femme de cœur. Elle s’implique auprès de ses amis et divers regroupements sociaux à La Tuque. Elle est tenace », précisait M. Lafontaine.
Tante Justine a été couronnée « Madame Cravate » pour avoir amassé à elle seule 835 cravates sur un total de 3425, soit 24%.
- Comment avez-vous fait ça, ma tante ?
- J’arrêtais tous les hommes que je croisais sur la rue en leur demandant s’ils avaient des cravates à me donner. Je plaçais des bouts de papier sur les tables au Club Latuquois lors des spectacles. Les gens venaient me les remettre à la maison. J’avais des boîtes pleines. Il faut avoir de la gueule pour ramasser 835 cravates. Matelas René a même cessé de soutenir la campagne de soutien en voyant l’ampleur que ça prenait.
Une couturière et amie de Justine a eu l’idée de confectionner une robe avec ces cravates. Tante Justine a même paradé lors d’une assemblée de l’Aféas au village de La Croche. En voici la preuve.

