Dans le cadre du projet de recherche intitulé « Expériences des (macro et micro) agressions raciales des minorités visibles : comprendre pour mieux soutenir l’équité, la diversité et l’inclusion dans les Universités au Québec », nous sommes à la recherche des personnes étudiantes ou chargées de cours ou professeures afrodescendantes ou caribéennes qui étudient ou travaillent dans les Universités situées au Québec, ou qui ont étudié ou travaillé dans ces universités au cours de cinq dernières années, âgées de 18 ans et plus, pour participer à une entrevue individuelle (en visioconférence).
Ce projet de recherche est financé par le Conseil de recherche en sciences humaines du Canada, Subvention Savoir.
La durée prévue de l’entrevue est d’une heure (1h) – une heure trente (1 h 30). Il s’agit d’une participation confidentielle et que le nom de la personne participante ne figurera dans aucun écrit. L’entrevue sera enregistrée sur un support audio. Un montant de 30$ sera remis à chaque personne participante.
Pour plus de détails concernant ce projet, veuillez consulter le feuillet d’information en scannant le code QR.
L’équipe de recherche est composée de : Gisèle M Ntanda (UQO), @Naima Bouabdhillah (UQTR), Judith Lapierre (UL), Gina Lafortune (UQAM), Natalie Stake-Doucet-Doucet (UQAM), Léonel Philibert (UOF), Ruth Ndjaboue (UdS), Geneviève Rouleau (UQO), Drissa SIA (UQO), @Paulin Mularis (UOF) et Marcelline Bangali (UL).
Ce projet compte aussi sur la collaboration de : Elisa Ramirez Hernandez E (Comité EDI de l’UQO), @ Geneviève Côté et Katy Gélinas (elle /she /her) (Comité EDI de l’UQTR), Marie-José Naud (Comité EDI de l’UL) et l’Association étudiante en sciences infirmières du Québec (AESIQ).
Votre collaboration est précieuse pour nous permettre d’atteindre les objectifs de cette recherche. Nous vous en remercions chaleureusement.
Par Jazz Police, 21 mai 2025 avec autorisation de traduction et publication.
Cet article a d’abord paru dans la revue « Jazz Police ».
Chaque été, pendant le Festival International de Jazz de Montréal, la ville s’anime d’une foule d’événements musicaux qui se poursuivent bien après la fin du festival. L’un d’eux a eu lieu le dimanche 30 juin 2024.
Le professeur Norman Cornett, expert renommé en études religieuses et amateur d’art, est également passionné de musique. Il a récemment organisé une messe inspirée du jazz ainsi qu’une exposition artistique intitulée « Jjaazexpo » au Centre Afrika. Cette organisation caritative aide les nouveaux arrivants africains à s’intégrer dans la communauté montréalaise. Le bâtiment abrite également des missionnaires à la retraite. Pour en savoir plus, veuillez consulter le site web : www.centreafrika.com.
Le professeur Cornett a abordé la question de la diversité, notant que les membres du public venaient de divers horizons culturels et parlaient différentes langues. Il a exprimé sa gratitude envers le public pour l’accueil chaleureux réservé à l’exposition. Il a expliqué que celle-ci avait été conçue en collaboration avec des artistes originaires de tous les coins du globe. Le thème central de la messe de jazz et de l’exposition était l’exploration de la relation entre le jazz et la spiritualité.
Pendant la cérémonie, le père Serge St-Arneault, qui présidait, a expliqué que le style musical choisi, le jazz, mettait l’accent sur l’improvisation. Par conséquent, il n’était pas impossible qu’il y eût des improvisations durant cette messe. Il a aussi abordé l’importance de l’harmonie dans les arts et la musique, ainsi que la puissance de la prière.
En 2009, la diva du jazz, Susie Arioli, a été récompensée du prix Oscar Peterson lors Festival International de Jazz de Montréal. Ce prestigieux prix met en lumière les artistes qui ont marqué de leur empreinte l’essor du jazz canadien. Pour débuter sa performance, elle a entonné avec brio et sans accompagnement musical, la célèbre chanson « Stormy Weather ».
Ensuite, on a diffusé un diaporama, suivi d’un hymne magnifique célébrant la bonté de Jésus-Christ, sa miséricorde pour les humains. La cérémonie s’est continuée avec une performance inspirée d’un rituel congolais. Un chant captivant en swahili, « Sifa Kwa Mungu », qui se traduit par « Gloire à Dieu », a retenti, ainsi que des danses entraînantes. Finalement, le père St-Arneault a conclu la séance par une fervente prière.
Le professeur Cornett a lu avec beaucoup d’émotion le psaume 30. Par la suite, le père St-Arneault a présenté l’écrivain et poète H. Nigel Thomas, qui a exprimé sa gratitude envers le professeur Cornett pour avoir organisé cette rencontre. Il a débuté avec le poème « They Call It Human », puis il a enchaîné avec « Apartheid ».
Il a affirmé que l’apartheid semblait prendre fin vers le milieu des années 1990, mais il a remarqué que, malheureusement, nous en sommes à nouveau témoins dans certaines tragédies actuelles à travers le monde. Son poème, intitulé « I Am Not Your Negro », est une référence au long métrage éponyme réalisé par Raoul Peck, qui met en scène les écrits de James Baldwin. Ses performances poétiques étaient remarquables, suscitant profondeur et réflexion.
Le père Cornett a lu un extrait de la deuxième épître aux Corinthiens, au chapitre 8. Il a ensuite demandé au père St-Arneault de lire l’Évangile en anglais et en français, avec des « Alléluia » entonnés à intervalles réguliers. Le père St-Arneault a également abordé des préoccupations mondiales telles que le changement climatique, en soulignant que Jésus avait vécu à une époque difficile, marquée par la violence et les conflits.
Il a souligné que la mission de Jésus consiste à nous élever, et qu’il est crucial pour nous de saisir l’importance du pardon des fautes. Les chrétiens doivent demeurer fermes dans leur foi en dépit des perturbations et des angoisses qui assaillent le monde. Il a affirmé que notre mission consiste à nous apporter mutuellement du soutien, à tendre la main aux gens avec confiance, et à nous relever lorsque nous tombons. Malheureusement, notre foi se trouve trop souvent endormie, il est donc crucial que nous la ramenions à la vie. Il a demandé aux personnes présentes de partager leurs prières et la plupart d’entre elles étaient des prières pour la paix.
Le professeur Cornett a invité à nouveau Susie Arioli, déclarant : « C’est vraiment du jazz, à bien des égards. » Avant de reprendre le microphone pour une seconde chanson, Arioli a partagé son point de vue selon lequel, si les hommes abandonnent leur domination, nous pourrions tous communiquer harmonieusement. Elle a ensuite chanté une merveilleuse ballade intitulée « Now I Know », avec une touche de jazz captivante.
Le père St-Arneault a conduit les participants dans la prière eucharistique et il a conduit l’auditoire dans la récitation du « Notre Père » en déclarant : « Nous formons une seule entité, car nous partageons un lien spirituel profond. » Ensuite, M. St-Arneault a offert le pain consacré à l’assemblée.
M. Cornett a chaleureusement accueilli Susie Arioli pour une troisième prestation en soulignant que chanter a cappella, c’est tout mettre en jeu, sans aucun accompagnement musical. Arioli a interprété « Spring », imprégnant la chanson d’une énergie dynamique. Le révérend Joseph Tuitt, un photographe américain couvrant le Festival International de Jazz de Montréal (FIJM), a eu l’honneur d’offrir une bénédiction pour conclure l’événement.
Avant de commencer, il a exprimé sa gratitude envers ceux qui l’ont invité. Il a profité de cette occasion pour exhorter tous ceux présents à remplir leurs cœurs de foi en passant une belle journée. De plus, il les a exhortés à admirer les chefs-d’œuvre artistiques exposés, car, selon lui, l’art constitue une forme d’expression spirituelle matérialisée.
Le grand événement de l’année arrive à grands pas. Pour la deuxième année consécutive, un immense chapiteau couvrira l’entièreté du stationnement derrière notre maison pour accueillir les exposants.
Venez en grand nombre. Des plats africains seront servis pour la joie de tous.
Vous trouverez plus de renseignement sur le nouveau site internet du Centre Afrika sur www.centreafrika.com.
Créé en 1988 par les Missionnaires d’Afrique, encore appelés Pères Blancs, le Centre Afrika est le carrefour montréalais où se rencontrent divers peuples unis par les valeurs de la solidarité et de l’hospitalité.
« Le centre Afrika est un centre communautaire, qui est ouvert à toute personne de tout horizon avec une dimension africaine particulière, puisque le centre est dans la maison des Missionnaires d’Afrique », explique le père Serge St-Arneault, ancien directeur et membre de l’équipe d’animation de l’organisme. L’équipe du Centre Afrika est composée de trois religieux et de deux religieuses missionnaires d’Afrique.
L’organisme se veut un espace ouvert, permettant aux associations africaines et aux individus de vivre des événements enrichissants où les priorités sont le dialogue, l’ouverture à l’autre et la solidarité. Les personnes qui s’adressent à ce milieu d’accueil bénéficient de l’écoute, et une fois leurs besoins évalués, elles sont orientées vers les organismes pouvant les satisfaire.
« On a le souci d’accueillir des gens à bras ouverts comme nous avons été accueillis en Afrique. C’est notre maison, c’est notre manière de témoigner de qui nous sommes, de ce que nous avons fait, de notre vitalité de vie communautaire en travaillant ensemble, comme on l’a fait en Afrique et dans d’autres pays », mentionne le père Serge St-Arneault. L’homme a passé 25 ans en Afrique avant de revenir au Québec en 2017, où il est devenu directeur du Centre Afrika. Le poste est occupé depuis 2023 par Freddy Kyombo Senga, de la République démocratique du Congo.
Le Centre Afrika a eu la joie d’accueillir l’honorable Michaëlle Jean, Gouverneure Générale du Canada de 2005 à 2010. Cette rencontre avait pour objectif de mieux connaître sa fondation, un organisme national de bienfaisance qui a pour mission de soutenir la mobilisation des jeunes Canadiennes et Canadiens touchés par l’exclusion dans le but de favoriser leur inclusion et la justice raciale par la créativité, l’éducation, l’art et l’innovation. Madame Jean a aussi présenté et invité tous les personnes présentes à participer au 4e Sommet Pancanadien des Communautés Noiresde laFondation michaëlle jeanpour l’inclusion et la justice socialequi se déroulera du 31 janvier au 2 février 2025 au Palais des Congrès de Montréal.
Au Centre Afrika
La rencontre a été coorganisée et coanimée par Kerline Joseph, PhD[i], ainsi que par Freddy Kyombo Senga, directeur du Centre Afrika Montréal. Celui-ci a exposé la mission du Centre Afrika, présent au centre-ville de Montréal depuis plus de trois décennies.
Il est à noter que le Centre Afrika collabore au projet Toro Empowerment porté par Kerline Joseph grâce à la réalisation d’une capsule vidéo mettant en vedette M. Stéphane Pallage, recteur de l’UQUÀM, la sénatrice Chantal PetitCler, Mme Marie-Ève Roberge, présidente de Conseil d’administration de Mentorat Québec et Mme Geneviève Young, femme d’affaire et autrice.
Commentaire de Kerline Joseph sur sa page Facebook
Sommet Pancanadien des Communautés Noires devenu un Mouvement!
En effet, le vendredi 13 décembre de l’année courante, dans la foulée de la Journée Internationale des Droits de l’Homme du 10 décembre, j’ai eu le plaisir de coorganiser et de coanimer avec Freddy Kyombo (Centre Afrika), une rencontre instructive et constructive au regard du « 4e Sommet Pancanadien des Communautés Noires’ de la Fondation Michaëlle Jean qui aura lieu au Palais des Congrès de Montréal du 31 janvier au 2 février 2025. Cet événement INCONTOURNABLE en 2025 continuera à contribuer aux changements constructifs, égalitaires et solidaires de nos sociétés. Comme l’a mentionné madame Jean, le Sommet Pancanadien des Communautés Noires est devenu un Mouvement!
À cet égard, la rencontre du 13 décembre a réuni, au Centre Afrika, plusieurs actrices et acteurs de changement. En plus de l’Honorable Michaëlle Jean, Ancienne gouverneure générale du Canada, Ancienne Secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie et Présidente de la Fondation Michaëlle Jean,
Étaient notamment présents-tes:
Monsieur Serge Arseneault, Responsable de Communication, Centre Afrika.
Monsieur Yaovi Bouka, Président directeur général, Force Leadership Africain.
Madame Caroline Codsi, Présidente de la Gouvernance au Féminin.
Monsieur Jean-Daniel Lafond, Cinéaste et Co-Président, Fondation Michaelle Jean.
Madame Biba Tinga, Présidente, Association d’Anémie Falciforme du Canada.
Des sincères remerciements à Akim Kermiche Media pour son haut niveau de Professionnalisme et à la chaleureuse équipe du Centre Afrika pour leur hospitalité Solidaire.
[i] Kerline Joseph, Ph.D., Professeure associée, Département de communication sociale et publique, Université du Québec à Montréal (UQAM) https://dcsp.uqam.ca/. Professeure associée, Institut des sciences, des Technologies et des Études Avancées d’Haïti (ISTEAH) https://isteah.edu.ht/, Vice-Présidente, Comité International d’Orientation, Chaire Unesco Femmes et Sciences pour le Développement en Haïti
Chercheure, Observatoire Francophone pour le Développement Inclusif par le Genre (OFDIG), https://ofdig.org/
Avec Marie, toutes les femmes en majesté, tous les hommes avec ferveur portent son étendard pour la protection de l’humanité.
Le 19 juin dernier, trois représentant du Centre Afrika, Freddy Kyombo, David Gnadouwa et Serge St-Arneault, ont répondu à l’invitation de Gabriela Guilbeau Maltez, vice-présidente de Femmes Internationales Murs Brisés Canada (un réseau d’entraide mondial regroupant 360 millions de personnes dans 108 pays), pour participer à la soirée L’heure de Marie.
Cette soirée s’est tenue au Centre de Méditation L’Émergence de Montréal situé au 7501, rue Saint-Denis à Montréal. Ce centre est une véritable oasis de paix à Montréal, un lieu de ressourcement et d’apprentissage qui offre gratuitement des cours de méditation, des conférences, ainsi que des ateliers pour guider le développement spirituel.
Dès notre arrivée, nous avons apprécié cet espace de tranquillité caractérisé par des couleurs apaisantes enveloppées d’une douce musique. Pas besoin de souliers pour marcher sur les tapis qui couvrent l’entièreté des salles. Souriante, Gabriela nous a servi de l’eau fraîche.
C’est là que Marie a rassemblé tous ses enfants qui ont partagé l’importance qu’elle occupe selon la tradition des différentes communautés de foi. Pour les uns, Marie est Maryam. Pour d’autres, elle est Tara, Shakti, Mary ou Pachamama.
L’heure de Marie rassemble ainsi toutes les croyances, religions et philosophies et propose une évocation universelle dirigée vers Marie, Mère de l’humanité.
Olivier Béraneck, Directeur Éducation FIMB Canada, a présidé à l’ouverture de la soirée qui a été animée par Éric Le Reste, coordonnateur des Centres Brahma Kumaris au Canada qui a magistralement traduit les propos de l’invité d’honneur de la soirée, sister Gayatri Naraine, représentante des Brahma Kumaris de New York aux États-Unis. Elle est venue de là spécialement pour cette soirée.
De ses propos, je retiens avant tout le grand respect qu’elle a envers Marie qu’elle prie chaque jour même si elle est issue de l’hindouisme.
La soirée a débuté avec une chorégraphie de Sébastien Martineau, formateur à l’Académie des Ambassadeurs de la Paix. La soirée s’est terminée avec le chant de l’Ave Maria, chanté par Carmina Franco, Mezzo-soprano, accompagné de Gabriel Dachi-Béraneck, pianiste.
Conclusion
Cette soirée m’a fait du bien. Je me réjouis de découvrir que Marie a une portée universelle. Elle est reconnue et appréciée de multiples façons dans différents courants religieux. Marie, Mère de l’humanité, est une humble personne qui a ouvert tout son être à l’accueil d’une invitation divine qui a donné naissance à un Fils unique pour toute l’humanité. Marie est l’exemple parfait d’une figure apaisante et unificatrice dans un monde profondément divisé. Tous, quelle que soit notre allégeance religieuse, et même sans aucune d’entre-elles, nous pouvons évoquer celle qui est un modèle d’incarnation de l’Amour inconditionnel.
Sister Gayatri Naraine, accompagnée d’une amie des Brahma Kumaris, a clôturé la soirée en offrant un petit gâteau enrobé de coconutz blanc à l’image de tous les habits blancs portés par elles.
— Nous avons préparé ces petits gâteaux hier soir par amour spécialement pour vous. À votre rythme, en silence et en nous regardant dans les yeux, vous êtes invités à partager cette communion de paix.
Le rassemblement mondial de toutes les croyances, religions, spiritualités et philosophies dirigées vers Marie chaque jour à midi.
« Murs Brisés » Nous créons des ponts !
Depuis 1990, FIMB est un réseau de réseaux, partenaires et indépendants, aconfessionnel et apolitique.
Notre vocation : la protection de la vie dans tous ses aspects.
Les valeurs élevées sont le cœur de nos actions : droiture, respect de soi et d’autrui, patience, persévérance, goût du travail bien fait, tolérance, concentration et calme.
Dans ce monde en perte de repères, grâce à leur sensibilité et leur volonté d’engagement, les femmes sont une puissance au service de l’humanité.
En ces temps de détresse où tout vacille, la puissance invocatoire de Marie, Mère de l’humanité, est universellement reconnue. Elle ouvre la voie du rassemblement pour un monde meilleur.
Dans le respect des diversités, l’heure de Marie invite à un appel d’urgence pour la protection de l’humanité et de la planète. C’est un rassemblement mondial de toutes les croyances, religions, spiritualités et philosophies dirigées vers Marie chaque jour à midi.
Beaucoup de personnes sans croyance particulière sont touchées par la noble figure de la Mère de l’humanité. Elle est le creuset qui accueille toute intention de paix. Les femmes, grâce à leur sensibilité, se sentent tout simplement proches d’elle, car elle est l’essence même de l’identité féminine. Quant aux hommes, beaucoup la vénèrent. La plupart des religions, traditions et philosophies donnent une place à Marie. Elles la reconnaissent en général comme un modèle d’incarnation de l’Amour inconditionnel.
L’heure de Marie propose, tous les jours à midi ou à un autre instant de votre convenance, une invocation universelle avec la participation de tous, car ces temps troublés réclament un appel d’urgence dirigé vers Marie. Votre signature ou votre contribution à une action de votre choix aide au rassemblement de cette puissance de recueillement.
Oublions nos différences pour être, ensemble avec Marie, les artisans de la protection de l’humanité et de la planète. Du fond du cœur, merci pour votre participation.
Sur les photos ci-dessous, on trouvera les renseignements sur la JOURNÉE MONDIALE DE L’AFRIQUE. Je ne signale ici que :
1. Les noms des confrères et consœurs Missionnaires d’Afrique, « Pères Blancs et Sœurs Blanches », qui animent le Centre Afrika :
– Freddy Kyombo Senga, Congolais qui fut en mission au Mali et à Rome, directeur du centre.
– Serge St-Arneault, Canadien qui fut en mission au Congo RDC, au Malawi et en Zambie. Ancien directeur du Centre Afrika.
– Monique Bonnefoy , Française, qui fut en mission dans la formation humaine et l’éducation au Ghana, Kenya, Congo RDC…
– Rita Toutant, Canadienne du Manitoba qui fut en mission comme infirmière en Tanzanie.
– David Gnadouwa, Togolais qui fut en mission en Tunisie.
Je signale leur nom pour les féliciter. Quelle vie aujourd’hui ! En deux ans, ils ont relancé les services du Centre Afrika qui était tombé en léthargie pendant les 3 ans du COVID-19.
2. Pour marquer la journée, le « discours officiel » a été prononcé par le directeur Freddy Kyombo Senga. Un panorama de l’Afrique où Freddy insiste pour nous allions mieux connaître l’Afrique et les Africains en effectuant des recherches sur l’internet. Son conseil cet après-midi s’adressaient tant aux « Africains » qu’aux « Étrangers à l’Afrique » …
Freddy insistait pour dire aux « Africains » devenus Québécois et Canadiens qu’ils doivent dépasser les clivages habituels et s’ouvrir à la connaissance de tout le continent, aux 54 ou 55 pays… aux mille et une cultures.
Freddy insistait pour dire aux Québécois et Canadiens « de souche » qu’ils doivent dépasser leur vision étroite de l’Afrique comme s’il ne s’agissait que d’un seul pays. Un exemple : Savons-nous que le seul Nigéria aura en 2050 plus d’habitants que les États-Unis ?
Voyez les photos ci-dessous. Et comme on dit : « N’oubliez pas l’Afrique, continent de la richesse culturelle et spirituelle et continent des richesses naturelles pillées par les grandes puissances… L’Afrique, continent-mère de l’humanité, continent de l’unité dans la diversité. »
Sous la présidence de Réal Doucet, supérieur provincial des Missionnaires d’Afrique pour les Amériques, avec une trentaine de membres de sa famille, frères, sœurs, conjoints, neveux et nièces, et autant de confrères et consœurs Pères Blancs, Sœurs Blanches, hommages et célébration de la vie de notre confrère Roger Bélanger, décédé le 24 avril dernier.
« Souviens-toi, o homme, que tu es poussière et que tu retourneras en poussière ! » (liturgie du mercredi des cendres) – « Je sais moi que mon Rédempteur est vivant et que je reviendrai à la vie » (livre de Job).
En présence de ses cendres (dans un coffret) et avec le sentiment que l’esprit de Roger était avec nous pour dire « Merci mon Dieu de la belle vie que j’ai eu » … que « nos parents nous ont donnée » … que « NOUS avons vécu ensemble, tant sur la ferme d’Amqui, qu’en Afrique au Malawi et au centre Afrika à Montréal », nous avons pu sourire aux différentes anecdotes racontées… Un style de communication de « la Bonne Nouvelle » que Roger pratiquait avec talent. Assez loin des formulations dogmatiques et idéologiques. Dans l’ambiance de l’auteur spirituel Maurice Zundel : « Je ne crois pas en Dieu, je le vis. »
Les différents hommages à la vie de service de Roger et l’homélie de Denis-Paul Hamelin nous ont tous ramenés au chant de la promesse scoute résumant « la religion de Roger ».
Des funérailles dans la simplicité d’une salle du Centre Afrika, comme si nous étions autour d’un feu de camp animé par Roger, le coureur des bois, l’homme qui préférait la brousse, du Québec ou du Malawi, le technicien de la transformation de la sève de l’érable en sirop, en tire, en sucre selon les méthodes ancestrales.
Jean-François Bélanger et conversation avec une religieuse.
Les Québécois reconnaîtront sur quelques photos le neveuJean-François Bélanger[1], grand reporter international à la télévision de Radio-Canada qui a donné un témoignage bien senti … et plein d’émotion.
[1]Jean-François Bélanger est reporter national. Il fait ses débuts à la télévision de Radio-Canada à Moncton, en 1989, puis poursuit sa carrière à Paris comme correspondant pour Le Téléjournal et Le Point. En 1997, il revient à Montréal, successivement aux émissions Le Point et Zone libre. Il est correspondant en Afrique de 2001 à 2007. De 2007 à 2010, il est reporter national au Téléjournal. De 2010 à 2014, Jean-François Bélanger est correspondant à Moscou, puis à Paris, de 2014 à 2019. Il sera de retour en Amérique, cette fois, comme correspondant au bureau de Washington. Il est depuis 2021 établit à Montréal.
Les Latins disaient : « Roma locuta, causa finita », pour dire qu’une fois que Rome a tranché une affaire, il n’y a plus de discussion sur le sujet. La cour constitutionnelle de mon pays vous a institué président en cette journée du 20 janvier 2024, il n’y a plus de discussion sur cette matière pour ceux qui respectent la loi de notre pays. À travers la dernière déclaration de la Cenco[i], vous avez certainement entendu la promesse de l’Église qui s’engage à vous accompagner pour la réussite de votre deuxième mandat auquel vous avez droit.
Monsieur le président, comme citoyen de mon pays, n’étant pas en recherche d’emploi ni d’une quelconque reconnaissance, j’aimerais m’adresser à vous pour vous souhaiter sincèrement une bonne réussite durant votre nouveau mandat, car il en va du bien de tous mes amis et du peuple congolais tout entier. Si le président de la République ne réussit pas, la conséquence directe, c’est la souffrance de la population… nous en avons déjà l’expérience.
Étant observateur de nature, je voudrais vous partager, avec une posture constructive, quelques recommandations que j’exprimerais à tout citoyen qui aurait été élu au poste que vous occupez en cette période de l’histoire de notre pays.
J’aurais demandé à mon président, chef de l’État Congolais, une fois élu, de prendre une distance « d’objectivité » par rapport aux militants de son parti politique qui chercheraient à faire de lui une « propriété » privée de leur famille politique. Je comprends très bien le sentiment de reconnaissance envers ceux qui ont soutenu sa candidature, parce que de la même famille politique. Mais seulement, une fois élu, il est le président de toute la république et donc redevable à toute la nation. Il est responsable de son bilan devant le peuple tout entier. Il devrait donc se méfier de ceux qui s’agglutinent autour de lui et qui lui chuchotent : « c’est notre pouvoir ! » (Faisons-en ce que nous voulons) … Ceux-là ne seront jamais inquiétés par la loi ou jugés par l’histoire en cas d’échec lors de son mandat. En plus de ça, c’est ce genre de comportement qui enracine et exacerbe les clivages tribaux et les actes tribalistes dans notre pays.
J’aurais conseillé à mon président de ne pas permettre à son entourage de traiter avec mépris et arrogance ses adversaires politiques. Si ces derniers étaient capables de compétitionner contre lui, s’ils ont montré la capacité de faire adhérer une partie des citoyens à leur cause, ce sont logiquement des personnes à respecter et avec qui dialoguer.
Je ne parle pas du « dialogue malhonnête pour se répartir le gâteau » … je parle d’un dialogue civilisé où les braves compétiteurs se reconnaissent mutuellement, se demandent pardon pour les « débordements verbaux ou l’excès de zèle de leurs militants » pour se concentrer sur le bien à faire au peuple de toutes tendances confondues. Il est le président et il a le pouvoir d’approcher humblement tout citoyen susceptible de lui prodiguer un conseil sur la manière de mieux servir la population pour laquelle il a postulé pour la présidence.
J’ai sciemment utilisé le mot « humblement » pour signifier que l’orgueil et surtout l’arrogance démontrent plus la « petitesse » d’une personne que sa « grandeur ». Un président a le devoir de sauvegarder la grandeur de son peuple en affichant des valeurs qui promeuvent et fédèrent son peuple. Ainsi, il peut approcher les citoyens qu’on qualifie ou qui se qualifient d’opposants, pour parler avec eux du bien du pays. Puisqu’ils avaient de bonnes idées en postulant comme lui, ils pourraient aussi partager avec lui les méthodes qu’ils ont conçues pour soulager rapidement la souffrance de leur peuple. S’ils sont abordés avec tout le respect, ils ne vont pas refuser d’aider les peuples qu’ils voulaient servir ; à moins d’être foncièrement vicieux. Tout ceci devrait pouvoir se faire sans nécessairement rabaisser ses adversaires politiques en leur proposant « des postes » ou « de l’argent ».
Monsieur le président, un grand homme d’État ratisse large pour trouver les « perles » rares qui peuvent apporter leurs reflets « diversifiés » pour le bien et la beauté d’une nation. Ne laissez surtout pas votre entourage et vos conseillers donner de vous l’image d’un chef qui, curieusement, ne choisit souvent ses collaborateurs que parmi des personnes ressortissantes de son « espace géographique d’origine ».
L’expérience nous a montré que fréquemment les personnes choisies de cette manière, prennent leurs aises et, par leurs actions, ternissent l’image du chef de qui ils se réclament. Quoi de plus naturel que les gens arrivent à conclure que le chef est certainement au courant de ce genre de comportement et qu’il est probablement complice de cette méconduite. Il est parfaitement possible de se mettre à l’abri en mettant sur pied une manière équitable de recruter des collaborateurs qui rassurent la nation entière.
On n’est pas obligé de copier les bêtises des autres. Ainsi, justifier ce comportement avec les arguments tels « c’est la seule personne qui est compétente en ce domaine, c’est un expert mondialement connu » sonne comme un vulgaire mensonge, surtout quand ladite personne n’arrive pas à produire les résultats escomptés. Si les offres d’emploi ou les appels d’offres étaient transparents et réellement publics, je suis sûr que les services seraient nettement meilleurs. Les citoyens auraient déjà leurs permis de conduire ou leurs cartes d’identité et beaucoup d’autres services qui nous classent parmi les pays les plus risibles de la planète Terre. Les compétences, il y en a beaucoup si on les cherche de la bonne manière.
Mon président, le peuple tout entier regarde vers vous pour sentir que votre gouvernance améliore effectivement leur vécu quotidien. Ils n’ont plus besoin de plus de promesses ; tout a été déjà dit. Je demanderai à mon président, s’il veut réussir son deuxième et dernier mandat, d’être extrêmement regardant sur la productivité de chaque ministère et sur l’équité de tous ceux qui façonnent notre nation à la base. Parlant de ces derniers, et ne prenant que l’exemple des enseignants, des agriculteurs, des policiers et des militaires… je n’hésiterais pas à vous dire, qu’en termes de salaire, ils devraient être mieux traités que les parlementaires.
Les enseignants façonnent notre nation en « édifiant » jour après jour tous les citoyens qui seront appelés à bâtir une nation forte au cœur de l’Afrique. En les « paupérisant » tel qu’ils le sont aujourd’hui, nous coupons nous-mêmes les « racines » qui devaient faire de notre pays ce « grand arbre » sous lequel toutes les nations d’Afrique et d’ailleurs pourraient venir s’abriter et vivre. Les enseignants pauvres ne peuvent produire que des cadres médiocres, sans ambition et sans esprit de grandeur.
Quant aux agriculteurs dont la vocation est de nourrir toute la nation, s’ils n’ont pas l’appui des crédits bancaires, ils ne compteraient que sur de maigres récoltes qui feraient du Congolais un peuple mal nourri et dont les ambitions ne resteraient qu’au niveau du « ventre », des besoins de base. Ce n’est pas une recette qui contribue à la construction et au développement d’une nation forte.
Quant aux policiers et militaires, paupérisés à outrance tels qu’ils sont, les armes qu’ils portent deviennent une tentation irrésistible pour la délinquance et la prédation ; ils deviennent un danger pour la population et pour la nation, car leur violence et leur délinquance révoltent la population contre les gouvernants.
Cher président, il y a moyen, sans grands discours et sans trop de promesses, de réparer cette partie de la gestion de la cité. Donnez-leur des salaires décents, même l’équivalent de 500 $ que nos parlementaires « claquent » en une soirée, juste pour s’amuser… cela nourrirait et donnerait un peu de dignité à ceux qui ont la charge d’éduquer, de nourrir et de protéger votre peuple.
J’aurais pu dire tout ceci avec une grande colère, mais j’ai choisi la patience, comme celle de notre Dieu qui nous donne toujours une seconde chance malgré nos errements.
Si vous m’écoutez, c’est très bien ! Si vous vous offusquez, je vous comprendrai très bien. Je suis un citoyen Congolais et je ne fais que mon devoir de m’adresser à celui qui a la responsabilité du peuple auquel j’appartiens. Une parole de Dieu peut nous aider tous : « Sagesse 6, 1-9 ».
Que Dieu le miséricordieux vous bénisse et vous guide dans l’accomplissement de sa volonté pour le peuple congolais
Une voix qui crie dans le désert !
[i] La Conférence épiscopale nationale du Congo (abrégé Cenco) est une conférence épiscopale de l’Église catholique qui rassemble les ordinaires de la hiérarchie catholique en République démocratique du Congo.
Le Centre Afrika a célébré le premier anniversaire de sa réouverture ce 6 janvier 2024, après trois années de quasi-inactivité à cause de la Covid-19.
Les ami.e.s et partenaires du Centre Afrika ont vécu un moment de bonheur agrémenté par de talentueux artistes africains dont Aboubacar Mazawadjé du Niger, Moulaye Dicko du Burkina Faso et le groupe Tafsut de Montréal qui a présenté des danses Kabyles.
C’est avec un immense plaisir que nous vous accueillons pour célébrer ensemble le premier anniversaire de la réouverture du Centre Afrika.
En effet, le Centre Afrika a rouvert ses portes le 7 janvier 2023 après avoir observé les consignes de santé pendant la période du Covid-19. C’était une belle fête de retrouvailles. C’est ainsi que nous avons eu l’idée de célébrer une autre fois ce plaisir d’être ensemble, de célébrer notre amitié et nos partenariats dans un contexte interculturel.
Nous voulons exprimer notre reconnaissance à toutes les généreuses personnes qui nous ont fait cadeau d’œuvres d’art de grande qualité qui embellissent nos différentes salles. Nous disons merci à toute personne qui nous soutient, un tant soit peu, avec des bonnes idées et diverses contributions, pour que nous réalisions notre mission avec joie et sérénité. C’est cela qui nous permet d’être là pour vous et de donner le meilleur de nous-mêmes. Nos bénévoles et nos différents partenaires ont toute notre reconnaissance.
Depuis sa réouverture, le Centre Afrika a abrité plusieurs activités qui ont fait vibrer ses murs et donné de la chaleur à nos locaux ; à travers diverses activités organisées par nos ami.e.s, nos partenaires et nous-mêmes, nous avons vécu notre vocation, celle d’être le lieu d’une hospitalité solidaire où nous nous accueillons les uns les autres dans une perspective interculturelle. Notre diversité devenant ainsi une richesse précieuse.
Les activités qui nous ont rassemblé cette année sont, par exemple : des Café-Rencontres, des réunions d’associations et de groupes nationaux, des fêtes familiales, des célébrations eucharistiques, des groupes de danses culturelles et répétitions de chorales ainsi que des rencontres communautaires des Missionnaires d’Afrique, nos hôtes.
Nous voulons rester fidèles à notre vision qui est celle de « favoriser la rencontre des Afriques dans leurs diversités et dans leurs richesses culturelles et spirituelles, de promouvoir l’intégration des Africains dans leur milieu d’accueil pour contribuer au vivre-ensemble harmonieux, par lequel la diversité et les différences deviennent une vraie richesse commune. »
Pour réaliser ce rêve, nous aurons besoin de la participation de tous et toutes pour nous faire goûter à leur diversité et nous guider dans la connaissance de leur patrimoine culturel qui va nous enrichir davantage.
Je vous souhaite à tous de vivre ce moment que nous passons ensemble avec joie et de nous accueillir les uns les autres, dans ce centre qui est notre maison à tous !
Joyeux anniversaire à tous les amis du Centre Afrika !